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lundi 22 décembre 2014

Debré (UMP) soutient le mouvement de grève des urgentistes et des généralistes

Le professeur Bernard Debré soutient ses confères

Député UMP,
Bernard Debré a dit lundi soutenir la grève des médecins urgentistes, "submergés" et "pas assez payés"

 
Le diagnostic du gouvernement est sûr:les terroristes faucheurs de passants
sont tous des déséquilibrés !  
"Vous avez les médecins urgentistes dans les hôpitaux puisqu'il n'y a quasiment plus d'urgences ailleurs. Les médecins libéraux ont plutôt abandonné les urgences et les Français vont dans les hôpitaux même quand ce n'est pas une véritable urgence". Résultat, "les médecins urgentistes sont submergés, 60 à 70 heures, avec les difficultés relationnelles que vous savez (...), et en plus, ils ne sont pas assez payés", a déclaré B. Debré lundi sur France Info.

Les urgentistes donnent lundi le coup d'envoi d'une semaine de grèves des professionnels de santé, avant d'être rejoints par les généralistes, puis les spécialistes.

B. Debré dénonce aussi une atteinte à la médecine libérale

Le député soutient l'opposition des généralistes au tiers-payant généralisé, avec lequel "il n'y aura plus de médecine libérale". Les médecins libéraux dénoncent en effet le projet de loi Santé porté par Marisol Touraine, parlant d'une "étatisation insupportable" de la médecine.
Une agression concertée contre le secteur libéral. Six ans après la publication du rapport Attali, le gouvernement Valls II s'est déjà attaqué aux professions réglementées pour libérer la croissance, selon ses dires. Au risque de faire face à de nouvelles frondes, mais l'exécutif a lâché des concessions aux notaires.

S'agissant de la généralisation du tiers payant, "évidemment, les Français sont d'accord", ironise B. Debré. Mais "le médecin ne sera plus libéral, il dépendra uniquement de la Sécurité sociale qui le paiera quand elle aura le temps. Il n'y aura plus de médecine libérale", a affirmé le député de Paris, par ailleurs chirugien et professeur de médecine.

Interrogé sur RTL, le député UMP Eric Woerth a lui aussi dénoncé la généralisation du tiers payant. "La gratuité des soins, c'est évidemment une dévalorisation de leurs propres actes. Aujourd'hui, il y a la CMU, il y a une gratuité des soins, personne n'avance les 23 euros d'honoraires quand on a la CMU. Je pense que le gouvernement ou l'assurance-maladie cherche à se faire de la trésorerie sur le dos des médecins".

"Il ne faut pas non plus considérer que tout est gratuit, la santé ne peut pas être totalement gratuite, il y a un reste à charge qui doit être pris, en tout cas un effort qui doit être fait", a insisté le député de l'Oise.

En cherchant à se faire valoir, la ministre a irrité les urgentistes


Un accord est en vue avec les urgentistes, a clamé Marisol Touraine, avant même que les médecins aient pu prendre connaissance de ses propositions. Propices, selon elle, à la levée de leur grève débutée le jour même, en prélude à une grève des médecins libéraux, elle s'est empressée de déclarer devant les caméras: "Je viens de signer l'instruction concernant l'organisation de leur temps de travail qui va leur permettre de lever leur préavis", s'est hasardée la ministre à l'issue du Conseil des ministres.


Le président de l'Amuf, Patrick
Pelloux a jugé que les propositions de la ministre allaient "dans le bon sens", tout en démentant la levée du préavis.

samedi 29 novembre 2014

Affaire Bettencourt: l'ex-comptable de la milliardaire avoue avoir trompé la justice

Accusatrice de Sarkozy, l'ex-comptable de la milliardaire a été mise en examen

Claire Thibout, ancienne comptable de Liliane Bettencourt, est soupçonnée de faux témoignage par le juge Roger Le Loire

La vérité éclate le 27 novembre 2014 après quatre années de salissures préjudiciables à une élection présidentielle de 2012 vraiment républicaine, car c'est un rebondissement inattendu depuis que Mediapart, le journal trotskiste en ligne, a déclenché l'affaire politico-financière le 16 juin 2010.

La mise en examen de
 l'accusatrice de Nicolas Sarkozy, 
 Claire Thibout, ex-comptable de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt pour faux témoignage, risque de faire imploser le dossier d'abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt, dont le procès se déroulera à Bordeaux à partir du 26 janvier 2015, souligne le site Atlantico, qui a révélé l'information.

Le "scandale d'Etat" se dégonfle

Auteurs: F. Arfi (Mediapart)
et F. Lhomme (Le Monde)

L'ancien président Nicolas Sarkozy a déjà bénéficié d'un non-lieu, tout comme l'avocat Me Fabrice Goguel, mais onze personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel. Parmi les prévenus qui doivent répondre d'abus de faiblesse au détriment présumé de la milliardaire figurent l'ancien ministre du Budget Eric Woerth, l'industriel Stéphane Courbit, le photographe François-Marie Banier ainsi que l'ancien gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal,  Jean-Pierre Jouyet, cousin par alliance du n°2 de l'Elysée, Patrice de Maistre, mis en cause par le juge Jean-Michel Gentil pour ces retraits d'espèces de 2007.

Enregistrements clandestins

Affaire Bettencourt: l'ex-comptable de la milliardaire mise en examen
Quelle crédibilité accorder à Claire Thibout qui affirmait avoir retiré dans une banque 150.000 euros qu'elle devait remettre à Patrice de Maistre, pour qu'il les remette à Eric Woerth pour en faire profiter le candidat à la présidentielle de mai Nicolas Sarkozy. 
La comptable avait également accusé François-Marie Banier, l'écrivain-photographe qui aurait bénéficié des faveurs de la riche héritière, d'avoir soustrait une importante somme d'argent à Liliane Bettencourt à Venise.

Les défenseurs de Liliane Bettencourt avaient mis en cause l'impartialité de la comptable dans le conflit entre l'héritière et sa fille Françoise Meyers. L'enquête a établi que bien que n'étant pas son employeur, la fille de l'héritière de L'Oréal avait versé plus de 400.000 euros pour dédommager la comptable de sa mère de son licenciement.
Outre ces témoignages suspects, le dossier repose sur des enregistrements clandestins effectués par la majordome de la milliardaire qui révélaient notamment qu'elle possédait une île et des comptes à l'étranger.

L'anti-Sarkozisme primaire des media a sa part de responsabilité du fisaco judiciaire


Le juge Gentil a penché du côté où ses préférences politiques le portaient, mais la presse a aussi conforté son parti-pris. Elle a fait des Unes malveillantes pendant quatre années; déploiera-t-elle la même détermination -jusqu'en 2017- quand le faux témoignage de la comptable sera formellement établi ? La peine encourue par la parjure (faux serment civil) sous serment devant des juges peut en coûter cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende (article 434-13 du code pénal), 
tandis qu'après avoir gonflé le ballon de baudruche de la diffamation, la presse n'est pas poursuivie.

Ni les JT de 20h, ni les journaux radio-télévisés de ce matin n'ont fait écho à cette information, malgré le mal, emprisonnement ou démissions, auquel ils ont participé. La déontologie journalistique est ce soir un peu plus cabossée. Laurent Mouchard-Joffrin sera-t-il capable de faire amende honorable ?

samedi 18 octobre 2014

Discrimination aux allocations familiales: réactions politiques

La calculette de Bercy comme méthode contraceptive

La majorité présidentielle joue avec l'avenir du pays


Alors que les familles des classes moyennes ont déjà été impactées par la baisse à deux reprises du plafond du quotient familial, elles sont touchées maintenant par une forte réduction des aides à la garde des enfants. Pourtant, les familles bi-actives avec 2 ou 3 enfants sont au cœur du bon niveau de la fécondité en France. Pour les parents de ces familles, et surtout pour les mères, l’éducation des enfants représente une charge importante au niveau financier, mais surtout en termes de liberté et d’emploi du temps. Il est choquant que les mesures récentes les présentent comme des "riches" et des privilégiés du système. Il serait tragique que certains renoncent à leur troisième enfant.

Les allocations seront divisées par deux pour les familles avec deux enfants dont les parents gagnent à eux deux plus de 6000 euros pas mois, et par quatre pour ceux qui gagnent plus de 8000 euros. Dans les familles surfiscalisées, les mères sanctionnées auront-elles intérêt à conserver leurs emplois, à payer l'impôt sur le revenu et à cotiser à la sécurité sociale? 

Et les mères des classes populaires sont frappées par le passage de 36 à 18 mois du congé parental. Or, nombre d'entre elles a du mal à concilier les soins à de 2 ou 3 jeunes enfants avec leurs contraintes professionnelles, d'autant qu’elles habitent souvent loin de leur lieu de travail, qu’elles occupent des emplois mal rémunérés et avec des horaires souvent flexibles désormais, selon les besoins de leur entreprise. Leur offrir la possibilité d’un congé parental de 3 ans leur ouvrait une alternative utile. Il est préjudiciable que ce gouvernement les prive de cette possibilité alors que la situation de l'emploi est mauvaise pour les travailleuses non-qualifiées. Cette mesure aurait dû être précédée d’une expansion importante des modes de garde collectifs (les crèches en particulier) qui risquent au contraire d’être victimes des politiques d’austérité imposées aux collectivités locales. Là aussi, des familles risquent de renoncer à leur troisième enfant.
De quel montant de rentrées fiscales, le pouvoir socialiste va-t-il se priver pour combler ses déficits ? 

Mais le PS tape sur les uns et gâte les autres 

- Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, qui, Ô surprise, salue le projet ayant pour but de réduire les déficits de la branche famille de la Sécurité sociale: "C'est un scandale que de faire payer la politique familiale aux enfants qui naissent," concède d'abord le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Mais le faux-cul enchaîne aussi sec pour suivre la ligne officielle : "ce sont des mesures qui, sans casser les principes sur lesquels est basée la politique familiale, mettent un peu de conditionnalité dans la nature des prestations." Mais l'hypocrisie de l'individu n'en reste pas là. "Ce qui veut dire que, comme les principes ne sont pas cassés, le jour où la croissance revient le système se rééquilibre et ces mesures peuvent être revues," ose-t-il prétendre sur BFM Business. Ainsi ce président du conseil d'administration de l’École de la deuxième chance en Essonne feint-il d'ignorer que, les déficits publics faisant florès depuis des dizaines d'années, pour la révision qu'il fait miroiter, il faudrait attendre autant...

- Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie: "Ce que fait le parlement aujourd'hui, en appui sur le gouvernement, c'est d'essayer de trouver des solutions justes qui ne mettent pas en cause le principe de l'universalité, même si, à un moment, il y a modulation. (...) Est-ce qu'il est totalement illégitime dans un contexte de difficultés budgétaires, de tenir compte du revenu des familles ? Ce qui est important, c'est de garder le socle. Le socle, c'est ce qui est donné [redistribué ?] à la naissance (...), de maintenir un congé parental de longue durée, c'est de sécuriser les structures d'accueil, par exemple la garde de la petite enfance, les écoles maternelles gratuites, ce qui est unique au monde". (sur i-télé) Une réformiste qui ne constate aucun changement (garder, maintenir, sécuriser) et qualifie cette discrimination de "juste"...

- Au nom des écolos radicaux d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse,reprend le joli terme de "modulation" pour enrober la discrimination "juste" de la précédente : "Je pense qu'objectivement, c'est très difficile d'être opposé à la modulation des allocations familiales pour les revenus les plus élevés. De ce point de vue, je soutiens ce qui a été annoncé hier (jeudi). Le vrai problème est ce qu'on fait de cet argent, et c'est là que nous avons un débat avec le gouvernement. Les 800 millions d'euros récupérés par cette modulation doivent permettre d'abonder le plan d'économies, j'aurais préféré qu'on dise qu'ils vont nous permettre d'arriver aux 100.000 places de crèches qu'on veut créer en France". Sur France Info, l'altermondialiste est donc d'accord pour sanctionner les familles qui ont de bons revenus, mais  la secrétaire national d'EELV tacle aussi bien le gouvernement pour son incapacité à atteindre l'objectif de 100.000 nouvelles places promis en juin 2013 lors de la réforme de la politique familiale du gouvernement Ayrault. A cause des difficultés financières des municipalités, notamment occasionnées par la mise en place des rythmes scolaires, seules 60 % des places promises seront ouvertes: les 60.000 qui pourraient encore être finalement ouvertes le seront-elles? 

Le gouvernement réunit les contraires


- Marine Le Pen, présidente du Front National: "Je considère que c'est une mauvaise idée. On ne fait pas des économies là ou on devrait. On va gagner 700 millions en jetant par dessus l'épaule l'universalité des allocations familiales (...) Je préférerais qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers plutôt que de les baisser aux Français, même s'ils sont en situation d'avoir des revenus plus confortables que d'autres. (...) Il n'y a aucune raison de subventionner des naissances qui ne profiteront pas obligatoirement au pays puisqu'ils (les enfants d'étrangers) peuvent repartir chez eux. (sur LCI et Radio Classique)

- Pour les communistes, Pierre Laurent, secrétaire national du PC : "Cette mesure présentée comme une mesure soi-disant de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux. Ca n'est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions qu'on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité; pas du tout à aider des familles qui elles seraient en difficulté. On met le doigt dans un engrenage dangereux parce qu'on met aujourd'hui la barre, pour faire accepter la mesure, à 6.000 euros, mais demain on la baissera à 4.000, puis à 3.000 et donc à terme cette mesure peut mettre en cause le versement des allocations familiales pour la majorité des familles françaises" (sur RFI)

La droite républicaine s'émeut


- Eric Woerth, député de l'Oise, ex-ministre du Budget : "C'est de l'improvisation. On ne construit pas une politique durable en changeant d'avis toutes les semaines. Evidemment qu'il faut aider un peu plus les familles qui ont plus de difficultés, les familles monoparentales etc, mais, sur le fond, c'est une erreur. Il y a un principe, qui est l'universalité, c'est dans notre pacte républicain (...). Ce gouvernement stigmatise les familles quasiment depuis son arrivée (...) ". (sur RTL)

- Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate: "En plaçant les allocations familiales sous condition de ressources, le gouvernement trahit le pacte national sur la politique familiale. Il trahit les familles de notre pays. Il vend notre politique familiale pour quelques économies de poche et la bénédiction de Bruxelles". (communiqué)

La majorité présidentielle porte atteinte à la natalité.
Pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le gouvernement et la majorité ont opté pour une modulation des allocations familiales en fonction des revenus. La cible du dispositif: les familles déjà touchées par une fiscalité renforcée. La France disposait jusqu'ici d'un taux élevé de fécondité proche de 2 enfants par femme, alors que le taux de fécondité global de l’UE n’est que de 1,6 enfant par femme, mais 2.82 en Algérie et de 6,85 au Mali (en 2012). L'atout démographique de la France, qui n'est pas des moindres, se voit ainsi profondément menacé. 

vendredi 28 février 2014

Le Point accuse Copé et un député UMP en rajoute...

Le député filloniste mouille l'ensemble de son parti: "Tout le monde savait" !
Le député de Haute-Savoie, Lionel Tardy a "caillassé" le président de l'UMP par tweet
alors que l'édition du 27 février du magazine Le Point accuse Jean-François Copé de surfacturations et de copinage pendant la campagne présidentielle.

Sur Twitter, le député filloniste a écrit que concernant cette affaire, "tout le monde savait pour Jean-François Copé". "C'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au Sarkothon", explique-t-il.

Le député Tardy, soutien de François Fillon pendant la course à la présidence de l'UMP, fait référence au Sarkothon, organisé par Jean-François Copé en 2013 pour combler le déficit de 11 millions d'euros, suite à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

"Des coûts stratosphériques"

Il a ensuite commenté ses propos diffamatoires dans une déclaration: "Il y a eu des coûts stratosphériques de meetings de campagne présidentielle. S'ils avaient pris un peu plus de précautions, on n'aurait jamais dépassé les plafonds des comptes de campagne", a estimé le député qui dit regretter "qu'il ait fallu demander une participation financière aux militants". Il réclame aujourd'hui "la transparence avec de vraies réponses sur tous les frais de l'UMP", d'autant que, selon le rancunier, "le schéma de la présidentielle est toujours en cours à l'UMP entre Copé, Lavrilleux et Bygmalion".
Sur BFMTV, Tardy a également tenté de justifier sa préférence de François Fillon lors de la course à la présidence de l'UMP, pour des questions supposées de transparence. "C'est aussi un mode de fonctionnement, une transparence qui me plaisait davantage que chez Jean-François Copé. Ce qui se passe aujourd'hui confirme l'opinion que j'avais à l'époque", conclut-il, alors que l'UMP a précisément évolué ces dernières années vers plus de transparence et de démocratie interne.

Selon Le Point, le président de l'UMP aurait eu recours à une agence de communication, tenue par deux de ses proches, qui aurait surfacturé ses prestations pendant la campagne présidentielle de 2012. La société Bygmalion "aurait empoché au moins 8 millions d'euros" durant cette campagne de 2012, selon le magazine. 

Niant catégoriquement ces allégations, le député-maire de Meaux a porté plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire.
Sur RMC, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, a confirmé jeudi que des avocats travaillent à la rédaction de la plainte contre le député Lionel Tardy, évoquant même la possibilité de son exclusion de l'UMP.
Prudence et soutien à l'UMP
Plusieurs personnalités de l'UMP ont pris parti pour Jean-François Copé, à commencer par son ancien rival François Fillon. "Je n'ai pas lu ce papier mais j'ai eu Jean-François Copé au téléphone ce matin, il m'a dit qu'il démentait tout. Je n'ai pas de raison de ne pas le croire", a confirmé l'ex-Premier ministre au salon de l'Agriculture. "Pour moi ce n'est pas un sujet", a-t-il ajouté.

D'autres encore ont apporté leur soutien à Jean-François Copé. 
Invité de la matinale d'Europe 1, l'ex-ministre Eric Woerth a déclaré qu'il fallait être "prudent" car "la France est souvent pleine de rumeurs et d'amalgames". "Jean-François Copé a vigoureusement démenti, alors je le crois, par principe", a-t-il ajouté.

De son côté, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a estimé sur RTL que c'est "désormais une affaire judiciaire" et qu'il fait confiance à Jean-François Copé "pour faire prévaloir sa bonne foi". 
"Tout le monde savait", mais en voilà trois qui n'étaient pas mieux placé que Tardy pour savoir?"
Ça crée une ambiance qui est défavorable à l'ensemble de la classe politique et vous savez l'image qu'elle a aujourd'hui", a-t-il par ailleurs regretté. A moins d'un mois des municipales, le pouvoir aux abois n'est pas mécontent de ce coup bas de la presse sympathisante. 


En 2012, François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point, a fait connaître son intention de voter pour François Hollande.

Comme l’a révélé Le Parisien ce 13 janvier, le producteur Charles Gillibert ,
l’actrice Julie Gayet et l’industriel François Pinault ont créé ensemble au mois de juillet 2013 "Cinémaphore", une société de production, créée le 10 juillet 2013 à Paris, par Julie Gayet et François Pinault.



vendredi 5 avril 2013

L'affaire Cahuzac, nouvelle poule aux oeufs d'or pour Mediapart

"Pierre Moscovici a tenté de blanchir Cahuzac", affirme Fabrice Arfi
Le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, en avril 2012 à Paris.
 Fabrice Arfi, le journaliste
de Mediapart en avril 2012 
Après quatre mois de dénégations, Jérôme Cahuzac a admis détenir un compte à l’étranger, déclenchant une crise politique. Fabrice Arfi, le journaliste qui a mené l’enquête pour Mediapart, a répondu aux questions de Libération.
Mez. (lecteur) Pensez-vous que Hollande était au courant et a essayé d'étouffer l'affaire ?

Fabrice Arfi. Bonjour à tous... Pour répondre à la question beaucoup posée sur la connaissance par la présidence de la République des faits aujourd’hui reprochés à Jérôme Cahuzac, nous pouvons dire que, à ce jour, factuellement, rien ne nous permet d’affirmer que monsieur Hollande était informé, et depuis quand, du compte suisse de son ancien ministre du Budget.
Cela étant, la question se pose évidemment, parmi de nombreuses autres. Le fait est que François Hollande, comme tous les gens qui lisent Mediapart, était au moins informé depuis début décembre et la publication de nos premières révélations d’un faisceau d’indices graves et concordants, visant l’ancien ministre.
En revanche, il est apparu qu’un membre important du gouvernement, le ministre des Finances Pierre Moscovici, de concert avec Jérôme Cahuzac, a mis en branle fin janvier les moyens de l’Etat pour tenter de blanchir de manière factice l’ancien ministre, en diligentant ce que l’on appelle une demande d’entraide fiscale administrative avec la Suisse. Monsieur Moscovici a publiquement assumé sur France Inter la paternité de cette opération, et a dit que la soi-disant réponse des Suisses n’ébranlait pas ses certitudes sur l’innocence de monsieur Cahuzac.
Des journaux sont même allés jusqu’à titrer : «La Suisse a blanchi Cahuzac», alors qu’aucun journaliste n’a eu entre les mains le fameux document des Suisses, et que l’on sait aujourd’hui que les questions posées par l’administration fiscale française (dont monsieur Cahuzac avait la tutelle), n’étaient pas formulées correctement. Je rappelle que cette tentative de blanchiment orchestrée depuis Bercy a eu lieu alors qu’une enquête judiciaire était en cours depuis plus de deux semaines. Cela apparaît très clairement aujourd’hui comme une étonnante tentative de hold-up sur une enquête en cours. Et l’on voit bien à quel point les aveux foudroyants de monsieur Cahuzac viennent à eux seuls briser cette manœuvre.
Yansolo. Quelle différence faites-vous entre une tentative de blanchiment et une demande d’information ?

F.A. A partir du moment où l’administration fiscale française a posé de manière à tout le moins maladroite les questions concernant Jérôme Cahuzac, cela apparaît comme un acte de pure mauvaise foi administrative. D’autant que je rappelle qu’une enquête judiciaire était déjà en cours. Dès lors, pourquoi ne pas avoir laissé le procureur et les policiers faire leur travail, sans tenter d’amener de manière biaisée les réponses qu’ils cherchaient ?
Toquinha. Est-il vrai qu’une première enquête sur Cahuzac a été «plantée» par Eric Woerth ?

F.A.
 En effet, en juin 2008, un agent du fisc du Sud-Ouest, Rémy Garnier, avait alerté sa hiérarchie et le ministre du Budget de l’époque, Eric Woerth, sur des soupçons concernant l’existence d’un compte suisse détenu par monsieur Cahuzac. Il réclamait dans ce courrier que Mediapart a rendu publique [public] l’ouverture d’une enquête poussée sur ces soupçons, pour les vérifier ou les infirmer. Eric Woerth n’a donné aucune suite à cette requête. Je peux rappeler que le même Woerth, deux fois mis en examen [et présumé innocent] dans l’affaire Bettencourt, a été le premier témoin de moralité à voler au secours de Jérôme Cahuzac dès le premier jour de nos révélations.
Gymnopedie. Faut-il croire à cette histoire rocambolesque de «rappel téléphonique par erreur» ? Mediapart ne prend-t-il pas le risque d’être manipulé par des agences spécialisées ou des cabinets noirs à des fins politiques ?

F.A. Ce n’est pas parce que c’est rocambolesque que c’est faux. L’enquête préliminaire du Parquet de Paris a permis d’établir à la fois l’intégrité (c’est-à-dire qu’il n’a pas été bidouillé) de l’enregistrement et, grâce au meilleur laboratoire français de police scientifique, la certitude au[x] deux tiers qu’il s’agit bien de la voix de Jérôme Cahuzac.
Parallèlement, les enquêteurs ont recueilli les témoignages d’un ancien gendarme, d’un huissier, d’un détective, et d’un banquier suisse qui, chacun à des degrés divers, ont [a] confirmé l’authenticité de la voix de monsieur Cahuzac ou celle de son correspondant, à savoir, le gestionnaire de fortune Hervé Dreyfus, personnage central de l’affaire.
Kimpap. Je suis attéré [atterré] par l’aplomb des dénégations de M. Cahuzac. Sans être de son bord politique, il m’avait même presque convaincu. Excusez-moi d’avoir douté de vous. Comment expliquez-vous ses dénégations et son attitude alors qu’il avait peu de chance de s’en tirer ?

F.A. Jean-François Kahn, le fondateur de Marianne, a une expression très juste : «D’abord on lèche, puis on lâche, ensuite on lynche.» Je ne ferai pas parti de ceux qui, bien que saisis de vertige face au mensonge de monsieur Cahuzac, pensent qu’il faut aujourd’hui accabler l’homme.
Ses aveux ne peuvent prétendre mettre un terme à l’enquête judiciaire en cours, bien au contraire. De très nombeuses questions demeurent : comment le mensonge a-t-il pu tenir si longtemps ? D’où venait précisément l’argent occulte qui a abondé les comptes secrets ? Que savaient la présidence et Matignon de cette affaire ? Est-ce que Hervé Dreyfus (gestionnaire de fortune et homme de confiance de Cahuzac, ndlr) représente les intérêts d’autres personnages publics de premier plan? Je crois que nous ne sommes qu’au début d’une grande enquête judiciaire. Du moins, je le souhaite.
Lien PaSiDupes -"Mediapart: le gestionnaire de fortune de Cahuzac en sait long" : Mediapart abat une nouvelle carte
Santana. Pourquoi cet enregistrement a mis autant de temps a apparaître ? Mettrez-vous autant de verve à mettre à jour les affaires droitières actuelles ?

F.A. Cet enregistrement a surgi du fin fond des siècles, pour la simple et bonne raison, qu’à partir du mois de juillet dernier, j’ai décidé d’enquêter sur monsieur Cahuzac, intrigué par sa proximité et leur renvoi d’ascenseur mutuel avec Eric Woerth. J’ai d’abord entendu parler de cet enregistrement, puis rencontré des gens qui l’avaient écouté, puis obtenu, puis authentifié. Grâce à mes nombreuses sources dans cette affaire, qu’elles soient bancaires, liées aux services de renseignements, fiscales, politiques ou personnelles, j’ai pu approfondir mon enquête au-delà de cet élément matériel.
Concernant la droite, Mediapart peut difficilement être soupçonné de partialité, pour avoir révélé sous l’ancienne présidence, les affaires Tapie, Bettencourt, Karachi, Takieddine, ou Kadhafi.
Pew. On en oublierait presque que notre ministre du Budget avait un compte en Suisse. Pourquoi parle-t-on plus du mensonge que de l’acte en lui-même ? Le second me semblant plus grave que le premier.

F.A. Je partage entièrement votre sentiment. Il ne faudrait pas que le traitement médiatique de l’affaire Cahuzac sombre uniquement dans une sorte de psychanalyse publique face aux mensonges d’un homme, et oublie le cœur du dossier, à savoir qu’un ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale ait été lui-même un fraudeur. Il est peut-être temps que la classe politique française prenne conscience des ravages profonds et quotidiens de l’évasion et la fraude fiscale dans une démocratie, a fortiori en temps de crise.
Nicolaszin. Visiblement Jérôme Cahuzac aurait «caché» son compte dans un «compte maître». Est-ce que la justice, ou vous, allez regarder s’il n’y a pas d’autres comptes «à problème» dans ce compte maître? N'est-ce pas l’arbre qui cache la forêt ?

F.A. En effet, il est question dans le dossier de l’existence de ce que l’on appelle un compte maître, au sein d’UBS. C’est-à-dire qu’une société où un gestionnaire de fortune peut détenir en nom propre un compte structuré en sous-comptes représentant de nombreux bénéficiaires économiques cachés. Cette technique permet de masquer au sein même des établissements bancaires l’identité réelle des propriétaires des fonds cachés.
La question est donc, si l’on décide de dérouler la pelote de laine, de savoir si les intermédiaires de monsieur Cahuzac représentaient d’autres personnalités et, si oui, combien. Et pour quel montant.
Bernard974. Antoine Peillon, auteur du livre «Ces 600 milliards qui manquent à la France - Enquête au coeur de l’évasion fiscale» a déclaré sur France Inter : «Les 600 000 euros sont une blague. D’après différentes sources, la somme s’élèverait à 16 millions d’euros». Qu’en pensez-vous ?

F.A. Pour ceux que la question démocratique de la fraude fiscale intéresse, le livre d’Antoine Peillon [frère du ministre de l'Education] est à lire de toute urgence. Grand reporter à La Croix, il est celui qui connaît le mieux les arcanes poisseuses de l’évasion fiscale, et de la faiblesse de l’action politique pour la combattre. S’il évoque de telles sommes publiquement de plusieurs sources, je pense qu’il faut prendre au sérieux ses informations.
Cela vient donc nous interroger sur la réalité des aveux de monsieur Cahuzac, qui évoque un solde actuel sur ses comptes cachés de 600 000 euros. Ce que nous ne savons pas, en revanche, c’est combien d’argent a circulé, et combien a été retiré (peut-être en espèces), ou investi ces dernières années.
[Et peut-être aussi sa provenance ?...]
Juste. Mediapart a t-il subi des pressions ? Si oui, lesquelles ?

F.A. Contrairement à ce que nous avons pu connaître sous la présidence Sarkozy, Mediapart n’a pas été dans l’affaire Cahuzac la cible de dérapages verbaux orchestrés depuis le sommet de l’Etat [allégations trotskistes]. Je rappelle que pendant l’affaire Bettencourt, le secrétaire général de l’UMP avait dénoncé les «méthodes fascistes» de Mediapart [liberté d'opinion !], ou que Nadine Morano, dont nous connaissons tous la subtilité langagière [polémique?], nous avait traités d'«hitléro-troskistes [trotskistes ?]» - pour ne citer qu’eux.
Je ne parle pas non plus des surveillances dont nous avons pu être la cible sous l’ancienne présidence, comme nous l’avions raconté dans Mediapart et comme cela avait été rapporté dans le Canard enchaîné et dans le livre l’Espion du président [raconter n'est pas prouver... "Ce n’est pas parce que c’est rocambolesque que c’est vrai"]. Il faut également faire crédit à la majorité actuelle d’avoir laissé la justice travailler en toute indépendance. On ne peut pas en dire autant de la présidence Sarkozy qui avait tout tenté pour étouffer l’affaire Bettencourt, grâce au relais judiciaire du procureur de Nanterre, Philippe Courroye.
VOIR et ENTENDRE comment F. Hollande et Edwy Plenel bras dessus-bras dessous s'entendent pour chercher des noises à la droite:

Bob. Apathie [Aphatie] met en doute votre méthode de travail. Si j’ai bien compris, il vous reproche de ne pas avoir «publié les preuves de vos affirmations» si vous les aviez en possession. Qu’en est-il exactement ?
F.A. Je ne souhaite rentrer dans aucune querelle personnelle. [sic] Cela étant, je crois que l’obsession dont monsieur Aphatie a fait preuve pour discréditer notre enquête doit être analysée, comme un révélateur d’un déficit culturel démocratique dans notre pays sur l’utilité d’un journalisme [révolutionnaire] qui révèle, qui dérange, qui bouscule, qui crée de l’intranquillité [ce qui s'appelle de l'agit-prop, car Mediapart cherche à déstabiliser, mais n'a pas toujours raison].
Dans l’affaire Cahuzac, je reste sans voix quand je constate que monsieur Aphatie ou d’autres n’arrivent pas à consacrer l’enregistrement comme une preuve [un enregistrement n'est jamais une preuve à lui seul, aux termes de la loi], ce que l’enquête préliminaire a pourtant fait [parmi d'autres indices]. Mais au-delà de la question de l’enregistrement, faisons un tout petit peu d’histoire du journalisme. [Arfi pontifie volontiers !] Dans l’affaire Ben Barka [disparu en 1965, alors qu'Arfi avait 16 ans], si je devais reprendre les injonctions comminatoire de certains, où sont les preuves de l’Express? Dans l’affaire du Watergate [Arfi avait 9 ans], où sont les preuves du Washington Post? Dans l’affaire des micros du Canard enchaîné, où sont les preuves? Dans l’affaire du Rainbow Warrior, où sont les preuves du Monde? [C'est ainsi l'ensemble de la presse qu'il incrimine] Il faudrait qu’une partie de nos détracteurs comprennent qu’un journaliste a des sources, qu’il doit à tout prix protéger, et que, parfois, il a aussi des preuves. Dans l’affaire Cahuzac, nous avions les deux.
Churchill. Quelle sera la prochaine affaire sur laquelle vous allez enquêter ? Allez-vous poursuivre celle-ci en provoquant la démission d’un autre ministre ?

F.A.
 Mediapart n’a pas vocation à couper des têtes. Nous mettons sur la table des informations d’intérêt public. La démocratie fonctionne quand il existe les relais institutionnels (le Parlement, la justice...) à ces informations. Nous sommes sur de très beaux dossiers, mais vous comprendrez que nous gardions la primeur pour les lecteurs de Mediapart.

Anti-libéral, mais 'business is business' !

Mediapart a fait 6 millions d'euros de chiffre d'affaires et 700 000 euros de bénéfices net en 2012: savoir où cet argent est placé...


mardi 2 avril 2013

De la mise en examen d'un ministre aux affaires à une crise de régime ?

Quand la droite respecte la gauche qui la salit

La droite républicaine ne verse pas dans les excès de la gauche d'hier
Déjà en novembre 1990
Ni haine, ni vengeance dans l'opposition actuelle. 
A l'honneur  de l'UMP, sa dignité, lors de l'annonce de la décision du Président François de demander la démission de son ministre du Budget poursuivi pour blanchiment de fraude fiscale.






VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé:

La droite dénonçait les procédés du site trotskiste

Pour
Xavier Bertrand, Mediapart a utilisé des "méthodes fascistes à partir d’écoutes qui sont totalement illégales". Christian Estrosi s’en pris, lui, à "ce fameux site, qui rappelle dans son comportement une certaine presse des années 30 ". Invitée du 19/20 de France 3, Nadine Morano le qualifie de "site de ragots, de déclarations anonymes". Benjamin Lancar lui, pointa directement Edwy Plenel et  tweeta : "Du temps de Staline, il y avait les montages photo; en 2010, en France, il y a Mediapart, mené par... un trotskiste. CQFD".

La presse serait moins répugnante si elle communiquait avec la justice.


Au lieu de respecter les personnes et la présomption d'innocence,
des journalistes comme ceux de Mediapart animés par l'esprit révolutionnaire préfèrent agiter la population contre le régime parlementaire et la démocratie.

D'ou, avec l'affaire Cahuzac,  la résurgence du risque de crise de régime, en période de déstabilisation économique et d'effritement de l'exécutif.


Eric Woerth avait alors refusé de tirer sur l'ambulance Cahuzac. 
"J’ai plutôt calmé mes collègues, car cela me rappelait trop de mauvais souvenirs", expliqua dans L’Express  l’ancien ministre du Budget, plongé en 2010 pendant de longues semaines dans la tourmente de l’affaire Bettencourt.
"Je ne voulais pas qu’on lui fasse subir ce que les socialistes m’avaient fait subir", poursuit le député de l’Oise. "Ces messieurs Ayrault, Eckert ou Glavany ont été odieux à mon égard. Je ne m’abaisserai jamais à cela."


ENTENDRE Eric Woerth reprocher à Jean-Marc Ayrault d'avoir bafoué la présomption d'innocence. Un comportement qu'il qualifie "d'ignoble" au  Grand Jury de RTL du 31 mars 2013
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ECOUTER, VOIR
Jérôme Chapuis | 31/03/2013 - 19h30

écouterEric Woerth, invité du Grand Jury le 31 mars 2013


Au-delà de la faute humaine, le mensonge politique


Comment se peut-il que Mediapart a  pu savoir, mais que ni Hollanden ni Ayrault pourraient affirmer qu'ils n'avaient eu vent de rien ?
Si la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, renseignements généraux) a failli, des têtes devraient tomber.

Réglement de comptes entre ministres


Dès aujourd'hui, 
Aurélie Filippetti donne la nausée.
Invitée de BFM TV, la ministre de la Culture a estimé qu'il était "inacceptable que ministre du Budget puisse avoir un compte à l'étranger" qu'il "mente à la représentation nationale". 
Résultat, Aurélie Filippetti souhaite qu'il mette fin à sa carrière politique :  "Ce qui s'est passé là est tellement grave qu'il devrait définitivement quitter la vie politique". Le coup de sabot de l'ânesse.
Thierry Mandon, député de l'Essonne, s'est palcé sur la même ligne. Président du conseil d'administration de l’École de la deuxième chance en Essonne, il n'en laisse aucune à son camarade.

A droite, l'exemplarité n'a nul besoin de "charte de déontologie".
Cahuzac l'avait signée...