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lundi 4 mai 2020

Martine Wonner (LREM) n'a plus confiance dans le gouvernement

"La gestion de la crise sanitaire est catastrophique", estime la seule députée LREM 

Elle est la seule députée de la majorité présidentielle à avoir voté contre le plan de déconfinement 

Au sein de LREM, le combat solitaire de la députée Martine Wonner
Martine Wonner est médecin, députée LREM et bon juge. Or, elle n’a "plus confiance” dans le gouvernement pour gérer la crise sanitaire. Dans un entretien avec France 3 Grand-Est dimanche 3 mai, Martine Wonner met les pieds dans la fourmilière des "savants".

Le premier ministre ne l'a pas convaincue avec son plan de déconfinement présenté à l’Assemblée nationale, le 28 avril.
Et elle dit pourquoi.  "Si j’ai voté contre le plan de déconfinement, c’est d’abord parce que le gouvernement ne propose aucune stratégie thérapeutique. La gestion de la crise sanitaire est catastrophique. ‘Protéger, tester, confiner’, c’est très bien, il faut continuer comme ça. Sauf que dire aux gens, ‘si vous avez des symptômes, vous restez chez vous et vous prenez du doliprane’, au XXIe siècle, c’est totalement indigne”, explique cette psychiatre, élue en 2017 comme la plupart de ses collègues.

"On a perdu du temps et des vies," accuse-t-elle ensuite. Elle est en effet de ceux qui défendent l'hydroxychloroquine, notamment au début des symptômes de la maladie. Avec l’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy ou l’urgentiste Patrick Pelloux, elle a d'ailleurs signé une pétition pour réclamer au gouvernement de laisser les médecins prescrire la molécule préconisée par le Pr Raoult, en association avec un antibiotique. "On a perdu du temps et des vies; on aurait pu épargner énormément de décès. Parce que les médecins connaissent leurs patients et qu’ils connaissent les effets secondaires de cette molécule, utilisée depuis longtemps. C’est la première fois en France qu’on limite la libre prescription des médecins, ça ne s’est jamais vu", dénonce-t-elle encore sur France 3.

Suite à son vote, elle a été convoquée par le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale qui la recevra mercredi 6 mai avec les 8 "whips" coordinateurs ou "gardes chiourme", députés LREM responsables de chacune des commissions qu'ils mènent à la trique et dont elle livre à France 3 une définition de "cornac" : " 'Whip', ça veut dire 'fouet' en anglais, c’est eux qui nous appellent avant un vote, pour nous dire la conduite à adopter sur tel ou tel texte. Ils sont là pour discipliner les députés de la majorité", gronde-t-elle. Ce sont aussi des chauffeurs de salle: ils leur disent quand applaudir et se lever dans les travées... 
A l'origine, parmi les huit "salopards", on trouvait Aurélien Taché à la commission des Affaires sociales, Amélie de Montchalin à la commission des Finances, Jean-Baptiste Djebbari, à la commission du Développement durable, Gabriel Attal à la commission des Affaires culturelles, main dans la main avec Riester, et Valérie Oppelt, à la commission des Affaires économiques, mais elle a préféré rendre son fouet. Reste Naïma Moutchou, whip de la commission des Lois, Bénédicte Peyrol, à la commission des Finances, et, depuis 2019, Anne Genetet, à la Commission des affaires étrangères. Une majorité de femmes...
M. Wonner assume pleinement son vote et ne se dit “pas du tout inquiète” par cette convocation.
Aucune description de photo disponible.

La crise sanitaire aura ébranlé Macron, vivement critiqué pour sa gestion des événements par de nombreux responsables politiques. Cette députée LREM du Bas-Rhin n'est pas la seule que Jupiter a désenchantée.

Elle a pu observer que les velléiteïres du "Collectif social-démocrate", groupe d'une vingtaine de députés de l'aile gauche de LREM, auquel elle appartient, ont eu les genoux qui ont tremblé, parmi lesquels constitué en juin 2019, ont eu les genoux qui ont tremblé : Delphine Baggary (Alpes-de-Haute-Provence) et Albane Gaillot (Val-de-Marne) ou Hubert Julien-Laferrière (Rhône.

Six députés LREM se sont abstenus, dont Perrine Goulet, députée de la Nièvre, et l'ex-socialiste Patrick Vignal (Herault).

Le fragile binôme Macron-Philippe ne tient pas la mer

Les élus LREM de la "société civile" sont stupéfaits, a fortiori lorsqu'ils ne sont pas juppéistes.
Médecin de profession, la députée s'est également indignée des solutions proposées aux citoyens. "C’est la raison pour laquelle, quand il y a des traitements possibles, j’ai voté contre ce plan de déconfinement. Parce qu’on ne peut pas en toute sécurité dire aux gens de reprendre leurs activités, les enfants l’école et dès qu’on vous aura dépisté positif, vous serez confinés avec une boîte de dolipranes."

Pédant, zigzagant et creux, Macron prête le flanc à la critique, restant dans le verbe et le paraître. Depuis quelques semaines, les rumeurs de tensions avec son premier ministre, Edouard Philippe, s'intensifient, alors que plusieurs proches du gouvernement disent le premier ministre menacé, comme si son largage allait sauver le pilote effaré.

lundi 17 février 2020

"Ça frise la provocation", réagit un porte-parole des urgentistes à la nomination d'O.Véran au ministère de la Santé

Christophe Prudhomme, porte-parole de l’AMUF, s'inquiète de la nomination de Véran

Le remplacement de Buzyn par O'Véran n'est pas une affaire selon l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF)

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La nomination d'Olivier Véran inquiète le médecin urgentiste et porte-parole de l'AMUF, qui pointe l'urgence de la crise que traverse l'hôpital public
Véran pourrait repousser le dialogue, prévient-il, lors d'une conférence de presse le 12 septembre 2019 à Paris. 

"Pour nous, mettre comme ministre celui qui avait été à la manœuvre pour faire voter la loi de finance, qui motive aujourd’hui le mouvement à l’hôpital, ça frise la provocation", dénonce dimanche 16 février Christophe Prudhomme, médecin urgentiste (AMUF), alors que le député LREM Olivier Véran a été nommé ministre des Solidarités et de la Santé, à la suite de l'envoi d'Agnès Buzyn au front de la municipale à Paris, à la suite de la démission forcée de son prédécesseur, Benjamin Griveaux, pour diffusion de sex-tapes explicites de harcèlement sexuel, alors que sa campagne LREM ne décollait pas : avant le scandale, le choix du président était situé 3e, voire même 4e. Véran succède à une ministre cataloguée bécasse et inefficiente. 
Avec la pandémie qui était arrivée, le départ de Buzyn était apparu comme un limogeage : elle savait, de son propre aveu, que l'épidémie venue de Chine serait un "tsunami" et que la France n'était pas prête, mais elle n'avait pas pris les dispositions qui aurait permis d'amortir le coup et d'épargner des vies.
Le président n'a pas jugé raisonnable et responsable d'annuler le premier tour des municipale, bien  que, selon ses dires, elle l'ait mis en garde d'un risque sanitaire majeur. 

"La Santé nécessite de faire de la politique et on nous vend des médecins comme ministre de la Santé, ce qui ne nous paraît pas être la meilleure solution", déplore Christophe Prudhomme. "On aimerait bien que les politiques, plutôt que de se répandre dans les médias sur des affaires qui préoccupent moyennement les Français, se préoccupent de la crise qui existe aujourd’hui à l’hôpital public et qui est dénoncée depuis plusieurs mois", explique-t-il.


"Mr Véran a été à la manœuvre pour voter la loi de finance de la Sécurité sociale que l’ensemble de l’hôpital rejette"

Des antécédents qui plaident contre le "générique" de Buzyn. "On a peu d’espoir que la politique change" l’ensemble de l’hôpital, conclut Christophe Prudhomme.

Dans l'attente"qu'un dialogue s'instaure" entre le nouveau ministre et les organisations syndicales, l'urgentiste craint de nouveaux délais : "Quand un nouveau ministre arrive, il y a toujours un temps où il va mettre en place ses équipes, étudier les dossiers, alors que la situation est là, il y a urgence à des décisions."

Le médiatique docteur urgentiste Patrick Pelloux (AMUF) a su faire évoluer sa position face au danger d'épidémie :

"Ce qui nous rend très suspicieux, c’est que le gouvernement est piloté par le couple de Mr Macron et de Mr Philippe, qui sont à la baguette", observe Christophe Prudhomme. Pour le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, "les ministres ont des marges de manœuvre assez réduites."

Dans le combat mené contre la pandémie du coronavirus, "nous n'avons aucune marge de manœuvre," alerte l’Association des médecins urgentistes de France qui pointe le manque de lits d'hôptaux, mais aussi de respirateurs, jusqu'à la pénurie en masques chirurgicaux et au rationnement des tests de dépistage du Covid19.

VOIR et ENTENDRE ce médecin neurologue de la Pitié-Salpétrière alertant le "chef de guerre" au cours de son petit tour des popotes, le 27 février:


jeudi 3 novembre 2016

Paris : un "journaliste" agressé au cours d'une manifestation pro-migrants à Stalingrad

"Reporter de guerre" frappé et détroussé dans l'Est parisien ?

Des centaines de "personnes" -on peut dire activistes- ont participé à une manif de solidarité avec les "réfugiés", en fait, des clandestins



La manifestation de soutien aux migrants se tenait dans le fameux quartier Stalingrad et Jaurès, dans le Nord-Est de Paris, où de nombreux migrants sont arrivés depuis le démantèlement de la Jungle de Calais, marquée par l'agression d'un aspirant "journaliste" sans carte professionnelle.

A la tête des migrants, plusieurs centaines d'activistes ont participé à un rassemblement de soutien aux revendications des illégaux qui squattent cette partie du XIXe arrondissement de Paris où de mini-campements de fortune sont aménagés à même le sol depuis plusieurs mois.

Lors de la dispersion du rassemblement "dans le calme", selon la préfecture de police, le pseudo-journaliste  français Remy Buisine, qui s'était mobilisé avec les militants, a été molesté et s'est fait voler son matériel. Sur son compte Twitter, il a en effet publié un message dans lequel il se dit victime d’une "agression par trois migrants à l'instant [dans la soirée du 2 novembre] à Stalingrad". Celui qui est présenté comme un reporter indépendant ajoute avoir reçu de "nombreux coups sur le visage" et s’être fait voler son téléphone.

Dans le courant de la soirée, Rémy Buisine avait publié plusieurs photos et vidéos de la manifestation.
On y voyait les protestataires, parmi lesquels des migrants eux-mêmes (sic), en appeler à la solidarité, mais aussi réclamer "des papiers" ou encore "une maison", comme leurs agitateurs avaient écrit sur des banderoles.

Certains illégaux avaient préféré ne pas aggraver leur cas et rester à l'écart et observer la manifestation à distance.

L'encadrement politique des migrants ne fait pas de doute.
Voici un document distribué aux participants et qui n'a pas été rédigé sur le trottoir et dans l'urgence:
Le rassemblement était "encadré" par un important dispositif policier.
"Sauvage", donc non autorisée, souligne ce journaliste du Monde où contrevenir à la légalité n'est pas un problème.

La tolérance de la préfecture de police pour les activistes d'extrême gauche est troublante


Les forces de l'ordre ont néanmoins fait barrage, bloquant notamment l'accès à l'avenue de Flandre.


Depuis des mois, des associations ont organisé des campements de clandestins, à proximité des stations de métro Jaurès et Stalingrad, à Paris. 


A plusieurs reprises, ils en ont été chassés lors d'opérations de police, mais nombre d'entre eux sont revenus s'y installer peu de temps après.

La récente évacuation du campement de réfugiés de Calais a encore accentué le problème

Des centaines de personnes en situation irrégulière sont dirigées vers la capitale. Des réseaux ou des individuels les acheminent jusqu'à ce quartier pour y rejoindre les migrants déjà sur place et y aggraver la situation: une volonté politique de déstabilisation.



Après deux évacuations en juillet et septembre, les autorités  se disent déterminées à faire démanteler le campement du Nord-Est de Paris dans les jours à venir.
"Ces personnes vont bénéficier d’une mise à l’abri dans les jours qui viennent, organisée par les services de l'Etat", a indiqué la préfecture d'Ile-de-France le 2 novembre, c'est-à-dire les contribuables français, à la faveur d'arbitrages budgétaires qui leur sont défavorables.
Pour empêcher la reconstitution à répétition des campements, la maire de Paris a décidé d'ouvrir prochainement un "centre d'accueil humanitaire" doté de 400 lits ! Il s'agit de prendre en charge les migrants avant de les répartir dans des Centres d'accueil et d'orientation (CAO), similaires à ceux qui ont accueilli les migrants de Calais.

Qui est ce Rémy Buisine, que les migrants n'apprécient pas au point de le frapper?

Jeune homme de 25 ans, au physique passe-partout, il s'est fait connaître en filmant les "Nuit debout" en direct avec son smartphone: cet "animateur de communauté en ligne" ('community manager') est "périscopeur" et qui dit 'périscopeur' ne dit pas journaliste, même si la presse a de plus en plus recours à leurs services, pour limiter les frais et la casse. Faisant en outre appel aux enregistrements-videos de particuliers, les organes de presse telle BFMTV facturent leurs articles aux lecteurs...
francetv info a voulu en savoir plus sur ce résident du quartier du Bataclan, à moins de dix minutes à pied de la Place de la République. "Je pars toujours avec mon iPhone 6, mon kit oreillettes que je branche et débranche selon les prises de son, et une grosse batterie rechargeable. Filmer consomme beaucoup...", avec l'objectif de raconter le mouvement de "la façon la plus neutre possible", assure-t-il. 

Sur Instagram, il immortalise une "rencontre de Mr PATRICK PELLOUX à République. Ex-chroniqueur à Charlie Hebdo, j'admire cet homme pour son courage et son message de paix" (tournure maladroite en français, mais il est davantage dans l'image), n'hésitant pas à s'afficher avec lui sur un selfie... La gloire ? Jusqu'à ce qu'il prenne des coups et atteigne le martyre.
Autre chose ?

jeudi 1 octobre 2015

Charlie Hebdo quitte Libération pour des locaux hautement sécurisés

Charlie Hebdo a quitté mardi son hébergement au siège du quotidien Libération

Les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo ont payé un lourd tribut pour leurs provocations

Depuis l'attentat commis par des djihadistes français qui a décimé sa rédaction en janvier, il s'est écoulé neuf mois pendant lesquels le quotidien "libéral-libertaire" Libération, propriété des hommes d'affaires socialistes Bruno Ledoux et Patrick Drahi, hébergé la rédaction. 
Les "survivants" de l'hebdomadaire satirique libertaire avaient été accueillis dans le IIIe arrondissement  en signe de solidarité deux jours après l'attaque du 7 janvier qui a coûté la vie à 12 personnes, dont cinq des dessinateurs de Charlie (Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski). 

Ses nouveaux locaux sont situés dans le XIIIe arrondissement parisien

Le déménagement s'est déroulé à la rentrée dans des bureaux ultra-sécurisés. Ces bureaux comprendront une pièce blindée (panic room) et un système de cybsécurité, indique Riss. 
Charlie Hebdo appartient à trois actionnaires : Charb, qui est mort dans l'attentat du 7 janvier (40 %), Riss (40 %) et Éric Portheault (20 %). Mais, malgré l'aubaine du mouvement de solidarité déclenché par l'émotion suscitée par la tuerie et des finances surabondantes, la direction du journal ne retrouve pas son équilibre et l'implosion menace.

En mars dernier, les 15 employés salariés de Charlie Hebdo avaient demandé le statut d'actionnaires à parts égales. Avant l'attentat, l'hebdomadaire se trouvait dans une situation financière précaire, presque au bord de la faillite. Depuis, les ventes atteignent des records (120.000 exemplaires par numéro), et les dons de particuliers affluent, se comptant en millions d'euros. Le journal compte aussi 220.000 abonnés. Ces chiffres paraissent pourtant gonflés et diffèrent de ceux indiqués ci-dessous...

La répartition de l'actionnariat sera révisée en septembre.
D'autres employés recevront de "vraies actions", selon Riss, mais il ne précise pas lesquels, ni comment la répartition s'appliquera. Le journaliste Laurent Léger a indiqué que les discussions entre la direction et les employés se déroulent de manière " plutôt saine" et qu'elles "progressent pas mal".

Après le dessinateur Luz, c'est à son tour l'urgentiste Patrick Pelloux qui a décidé de quitter l'hebdomadaire samedi. Leurs départs risquent de compliquer un peu plus la reconstruction de l'hebdomadaire. Malgré un avenir financier dégagé grâce aux nouveaux abonnements, dons et aides publiques (100.000 exemplaires vendus, 210.000 abonnés), mais un reflux annoncé, la rédaction a été la proie ces derniers mois de tensions internes. 
En attendant de dégager une ligne éditoriale consensuelle, la direction de Charlie Hebdo avait annoncé en juillet de nombreux changements, dont un toilettage de la maquette et son site Internet, revampé.

samedi 16 mai 2015

"La direction de Charlie est une oligarchie," selon l'une de ses journalistes menacée par les islamistes

Zineb El Rhazoui : "Je ne crains pas de qualifier aujourd'hui la direction de Charlie d’oligarchie"

Une mesure punitive de Charlie Hebdo contre une signataire de la tribune avec Patrick Pelloux dans Le Monde ?
Quatre mois après la tuerie de 12 journalistes du journal satirique par des djihadistes français, la direction ferait le ménage parmi ses collaborateurs. Bien que menacée de mort par des terroristes islamistes, la journaliste franco-marocaine Zineb El Rhazoui vient d’être convoquée pour un entretien préalable au licenciement. Elle a réagi en direct sur France info sur une mesure qu'elle ne comprend pas.
Zineb El Rhazoui se dit devenue persona non grata à Charlie Hebdo. 
Visée par une lettre lui annonçant l'intention du journal de la licencier pour faute grave, la journaliste franco-marocaine l'a affirmé en direct sur notre antenne ce midi : "On m’a signifié que je n’avais clairement plus le droit de mettre les pieds au journal en attendant cet entretien préalable", prévu le 26 mai.


La direction se détache d’une certaine ligne éditoriale

Zineb El Rhazoui affirme ne pas avoir été informée clairement des motifs qui la visent. Il n’y a eu "aucune discussion préalable. C’est tombé comme ça, pour moi ça a été un choc absolu", explique-t-elle. "Je me demande quel est le message de cette mesure, quel est le message qui sera transmis aux ennemis de Charlie Hebdo, quel est le message transmis aux islamistes qui me menacent. Est-ce que c’est une façon pour la direction de se détacher d’une certaine ligne éditoriale ?" s’interroge cette militante contre l'islamisme et l'intégrisme, qui est menacée de mort pour ses écrits dans Charlie Hebdo et contrainte de déménager régulièrement.

L'urgence n'est pas aujourd’hui de faire des économies sur le salaire d’une journaliste qui est SDF depuis le 8 janvier 

Fin mars, Zineb El Rhazoui a co-signé une tribune dans Le Monde pour "une refondation" de Charlie Hebdo et une nouvelle gouvernance "plus collégiale".  La nouvelle direction a riposté par sa mise à pied. "Je pense que ce dont je fais l’objet aujourd’hui est clairement une mesure punitive", estime Zineb El Rhazoui.

"Ne me dites pas qu’avec tout le soutien dont a bénéficié cette direction, l’urgence pour eux aujourd’hui est de faire des économies sur le salaire d’une journaliste qui est SDF depuis le 8 janvier, dont le mari a perdu le travail au Maroc à cause de mon engagement au sein du journal, qui fait l’objet de menaces de mort particulièrement ciblées et graves et qui vit en permanence sous un lourd dispositif de protection policière", poursuit-elle.

Il y a une direction à Charlie Hebdo "que je ne crains pas de qualifier aujourd’hui d’oligarchie de quatre ou cinq personnes qui prend des décisions sans concertation avec les autres", lance-t-elle.

lundi 22 décembre 2014

Debré (UMP) soutient le mouvement de grève des urgentistes et des généralistes

Le professeur Bernard Debré soutient ses confères

Député UMP,
Bernard Debré a dit lundi soutenir la grève des médecins urgentistes, "submergés" et "pas assez payés"

 
Le diagnostic du gouvernement est sûr:les terroristes faucheurs de passants
sont tous des déséquilibrés !  
"Vous avez les médecins urgentistes dans les hôpitaux puisqu'il n'y a quasiment plus d'urgences ailleurs. Les médecins libéraux ont plutôt abandonné les urgences et les Français vont dans les hôpitaux même quand ce n'est pas une véritable urgence". Résultat, "les médecins urgentistes sont submergés, 60 à 70 heures, avec les difficultés relationnelles que vous savez (...), et en plus, ils ne sont pas assez payés", a déclaré B. Debré lundi sur France Info.

Les urgentistes donnent lundi le coup d'envoi d'une semaine de grèves des professionnels de santé, avant d'être rejoints par les généralistes, puis les spécialistes.

B. Debré dénonce aussi une atteinte à la médecine libérale

Le député soutient l'opposition des généralistes au tiers-payant généralisé, avec lequel "il n'y aura plus de médecine libérale". Les médecins libéraux dénoncent en effet le projet de loi Santé porté par Marisol Touraine, parlant d'une "étatisation insupportable" de la médecine.
Une agression concertée contre le secteur libéral. Six ans après la publication du rapport Attali, le gouvernement Valls II s'est déjà attaqué aux professions réglementées pour libérer la croissance, selon ses dires. Au risque de faire face à de nouvelles frondes, mais l'exécutif a lâché des concessions aux notaires.

S'agissant de la généralisation du tiers payant, "évidemment, les Français sont d'accord", ironise B. Debré. Mais "le médecin ne sera plus libéral, il dépendra uniquement de la Sécurité sociale qui le paiera quand elle aura le temps. Il n'y aura plus de médecine libérale", a affirmé le député de Paris, par ailleurs chirugien et professeur de médecine.

Interrogé sur RTL, le député UMP Eric Woerth a lui aussi dénoncé la généralisation du tiers payant. "La gratuité des soins, c'est évidemment une dévalorisation de leurs propres actes. Aujourd'hui, il y a la CMU, il y a une gratuité des soins, personne n'avance les 23 euros d'honoraires quand on a la CMU. Je pense que le gouvernement ou l'assurance-maladie cherche à se faire de la trésorerie sur le dos des médecins".

"Il ne faut pas non plus considérer que tout est gratuit, la santé ne peut pas être totalement gratuite, il y a un reste à charge qui doit être pris, en tout cas un effort qui doit être fait", a insisté le député de l'Oise.

En cherchant à se faire valoir, la ministre a irrité les urgentistes


Un accord est en vue avec les urgentistes, a clamé Marisol Touraine, avant même que les médecins aient pu prendre connaissance de ses propositions. Propices, selon elle, à la levée de leur grève débutée le jour même, en prélude à une grève des médecins libéraux, elle s'est empressée de déclarer devant les caméras: "Je viens de signer l'instruction concernant l'organisation de leur temps de travail qui va leur permettre de lever leur préavis", s'est hasardée la ministre à l'issue du Conseil des ministres.


Le président de l'Amuf, Patrick
Pelloux a jugé que les propositions de la ministre allaient "dans le bon sens", tout en démentant la levée du préavis.

mercredi 31 mars 2010

L'hôpital va mieux quand il accepte de se soigner

Les syndicats pourraient bien y trouver une nanoparticule incendiaire

L'amalgame de la gauche sur les hôpitaux

Les uns soignent les causes du mal, les autres infectent le champ opératoire.
Depuis des années, les syndicats dérèglent la clim le climat social en milieu hospitalier avec le souci de la défense des intérêts catégoriels contre l'intérêt général. A chaque dysfonctionnement ponctuel successif, ils ont convaincu l'opinion que tout va mal partout. Bien que démagogique, la manoeuvre est aisée, puisque chacun, un jour ou l'autre, peut avoir à connaître une cause de mécontentement. La généralisation des problèmes de services d'urgence à tous les services, jusqu'aux mieux lotis d'entre eux, a convaincu que l'hôpital est malade. Le PS n'a eu qu'à se louer de la désinformation menée avec aisance par le Dr. P. Pelloux (lien PaSiDupes et le lien PaSiDupes sur la récupération de la mort du petit Ilyès), lequel a toujours été davantage relayé par les media (lien PaSiDupes) que le créateur même du SAMU, le Dr. Xavier Emmanuelli.
Le président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf, lien PaSiDupes), Patrick Pelloux, a dramatisé sa mutation en 2008 au SAMU de Paris. Bien qu'il ne soit pas propriétaire de son poste, le syndicaliste décrivit son dramatique transfert médicalisé de St Antoine à Paris comme le couronnement du "harcèlement" que subissaient ses activités syndicales aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine. Quant le Dr Pelloux a mal à la gorge, la France entière tousse.


L'anesthésie est pratique courante et d'autant plus que l'opinion a toujours peur de souffrir au porte-feuille.
La fragilité de la population est facilement exploitable. Elle se persuade facilement que tout va mal et puisque dans l'opposition, la chair est faible, elle s'est laissée tenter à endormir l'opinion.
Relire ainsi PaSiDupes sur le canular du manque de lits de réanimation
Les syndicats d'infirmiers, de médecins et d'agents administratifs se sont ligués pour créer la confusion qui leur permettrait de tirer leur seringue du jeu, en même temps qu'ils rendraient service à l'opposition. Lire PaSiDupes

L'Ile-de-France socialiste, l'arbre pourri qui cache la forêt française

L'intox
En vérité, lentement bien que bruyamment, les hôpitaux réduisent leurs déficits.
Et la presse n'en fait pas ses titres...

  • Le Figaro: "Hôpitaux: situation financière meilleure", en France,
  • mais Le Monde: " Un rapport souligne les dysfonctionnements des hôpitaux de Paris. "En plein débat sur la réorganisation des Hôpitaux de Paris, un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France vient critiquer la gestion de …"
  • et trois titres copiés-collés enfoncent le clou: ils ne peuvent insidieusement noyer le bon dans le mauvais... et puis Paris n'est-elle pas le nombril de la terre ?
    " Le rapport explosif sur les Hôpitaux de Paris" Le Parisien
    " Un rapport explosif sur les comptes des Hôpitaux de Paris" Rue89
    " Rapport explosif sur les hôpitaux de Paris " France 2

    Or, ce qui est vrai de l'Ile-de-France ne l'est pas des autres régions.

    Les comptes explosifs des hôpitaux en... Ile-de-France

    L'AP-HP sous assistance respiratoire

    Contre-exemple du reste de la France, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a vu son déficit presque quintupler en 2009, à 96 millions. Ce qui prouve, selon la ministre, « la nécessité de procéder à des réorganisations ».
    Les hôpitaux pourront-ils revenir à l'équilibre en 2012, comme l'a demandé Nicolas Sarkozy ? La gabegie est-elle involontaire et liée à l'état d'esprit, aux sur-effectifs et à l'incompétence, ou intentionnelle et liée à une volonté de casse du système à imputer aux pouvoirs publics ? S'agit-il de tenir jusqu'à la présidentielle ? L'opposition joue-t-elle avec notre santé pour rendre l'exemple de l'AP-HP symptômatique de la santé publique nationale ?

    Le retour à l'équilibre, les tendances actuelles « permettent de l'espérer », a assuré la ministre face au scepticisme pathologique des députés de l'opposition pourtant au bistouri en Ile-de-France. « Les risques de retour en arrière sont extrêmement limités », a estimé la responsable, 238 établissements ayant mis en oeuvre des plans de retour à l'équilibre pour contenir leurs coûts. La Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend (?) les intérêts de l'hôpital public, attise les anxiétés en assurant qu'on ne pourra pas parvenir à cet objectif sans supprimer massivement des postes.
    Objectif: mettre l'abcès en culture pour qu'il soit à point en 2012.

    Le partage des responsabilités
  • L'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) est un établissement public de santé relevant de la ville de Paris (PS), qui exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et la région Île-de-France (PS).
    => Commentaire de Rue89
    « Un rapport explosif de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, relance la question de la réforme de l'AP-HP.
    Jours de RTT, congés maladie records, autonomie totale des praticiens hospitaliers, chefs de service en tête, boudant massivement ces tableaux de service qui permettent de savoir qui travaille… Personne ne semble vraiment piloter ce vaste navire. » Lien Rue89
  • Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) depuis 2004 est le socialiste Claude Evin, ancien ministre de Mitterrand, est connu pour ses lois de prévention contre la consommation de l'alcool et du tabac, mais aussi pour l'affaire du sang contaminé (1989-90). Roselyne Bachelot l'a fait nommer en Conseil des ministres du 30 septembre 2009 responsable préfigurateur de l'Agence régionale de santé pour l'Île-de-France. Il aura donc un rôle à jouer dans le rétablissement du malade hospitalier.

    La Cour des Comptes
    Cette chambre, qui contrôle les dépenses publiques, affirme que les établissements de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris, sont terriblement mal gérés : sur-effectifs, absentéisme, et gâchis. Son rapport s'inscrit dans le dossier déjà très explosif de la réforme de l'hôpital. Attendons-nous pourtant à des mouvements syndicaux avec le soutien de la presse militante et de l'opinion moutonnière.

    Les amalgames et raccourcis de la presse engagée abusent l'opinion

    =>
    L'AP-HP est administrée par un conseil d'administration
    de 52 membres présidé par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.
    Elle contrôle le directeur général assisté d'un secrétaire général. Ces deux personnalités sont nommées par décret en conseil des ministres et occupent des emplois dits « à la discrétion du Gouvernement ». L'AP-HP est soumise au contrôle général économique et financier de l'État qui ne décide pas de la politique hospitalière régionale.

    => Un bouillon de culture
    Le rapport souligne notamment les disparités entre Paris et les régions, : des médecins de province critiquent les "privilèges des parisiens". Lien audio RTL

    Commentaire de la direction de l'APHP : "Ce rapport démontre que nous avons encore des grandes marges d'amélioration en matière d'organisation". Plus la marge est grande, plus ça dure !
    Ce système de surveillance réciproque induit les lourdeurs administratives et les troubles intestinaux qui agitent le milieu.

    Les comptes des hôpitaux partout ailleurs

    Les chiffres de 2009 ne sont pas encore connus, mais la ministre de la Santé a annoncé hier que l'amélioration, malgré la crise, a été l'an dernier « du même ordre » que celle de 2008. Cette année-là, le déficit des 1.600 établissements de santé publics avait déjà reculé de près de 90 millions d'euros, portant le besoin de financement à 592 millions. En 2009, le déficit aurait donc encore été réduit de plusieurs dizaines de millions supplémentaires. Le nombre d'établissements dans le rouge serait en diminution.

    Plusieurs gros hôpitaux ont nettement amélioré leurs comptes
    , (ailleurs qu'en Ile-de-France), a souligné la ministre, Roselyne Bachelot, devant les députés. Une bonne nouvelle car ce sont eux qui expliquent l'essentiel du problème. Onze établissements représentent à eux seuls « 40 % » du déficit. Les Hospices civils de Lyon sont passés d'un « trou » de 94 millions à 79 millions entre 2008 et 2009, les Hôpitaux de Marseille de 58 à 36 millions. Les CHU de Nice, de Nantes ou de Lille ont également réduit leurs déficits.

    Pour les noyaux résistants, l'opposition va ressortir quelques doses du vaccin contre la grippe A-H1N1, sans mentionner la bévue de l'OMS.

    L'équilibre financier des hôpitaux souffre avant tout de mauvaise gestion

    En faisant la loi dans le système hospitalier, secteur après secteur, les syndicats l'ont déséquilibré de « conquête » en acquis social corporatiste. En dressant les Français les uns contre les autres, la gauche politique et syndicale dresse aussi des rideaux de fumée sur
    son immobilisme et son incompétence.
    Les régionales sont passées; Huchon-ronron est ré-installé pour quatre années dans son casier réfrigéré; le rapport pouvait donc maintenant sortir.

  • lundi 4 janvier 2010

    Vaccin contre la grippe A-H1N1: propagande et contre propagande

    Dissuasion et mauvaise foi des détracteurs de la vaccination

    Le PS développe une polémique de plus, cette fois contre le principe de précaution appliqué par le gouvernement, responsable de la santé publique, face au risque de pandémie liée au virus H1N1.
    La canicule de 2003 a servi de leçon au gouvernement, mais l'opposition n'apprend rien de l'expérience.

    La réalité de la dissuasion


  • Juillet 2009, le professeur Debré sur Europe1
    ENTENDRE ce professeur en urologie affirmer que la mobilisation contre la pandémie "ne sert qu'à nous faire peur".




    Bernard Debré : "La grippe A n'est pas dangereuse"
    envoyé par Europe1fr.

  • Le 19/11/2009, Patrick Pelloux, medecin urgentiste syndicaliste, répond à Philippe Taddei ("Ce soir ou jamais") sur France3. Propagande du Dr Pelloux ? Si, par réflexe conditionné, il ne peut s'empêcher de dénoncer l'insuffisance des moyens en effectifs, il apprécie que le gouvernement invite « les gens » à une meilleur hygiène !...
    VOIR et ENTENDRE

    Grippe A c'est trop Patrick Pelloux...
    envoyé par nesta91.

  • VOIR et ENTENDRE le professeur Debré, plus nuancé, sur la polémique soulevée par la vaccination contre la grippe A, évoque la résistance de la population à se faire vaccinneret minore le risque (21 octobre 2009)


    Bernard Debré - Grippe A
    envoyé par Groupe_UMP_AN

  • 18 octobre 2009 - "Grippe H1N1 : halte à la désinformation", titre le Syndicat infirmier (SNPI)
    « La grippe H1N1 est cinq fois plus contagieuse que le grippe saisonnière, mais moins grave et moins mortelle. Le virus n’a pas muté depuis son apparition en avril, après avoir traversé tous les pays et tous les climats, et n’y a donc aucune raison pour qu’il mute cet automne. Sur 4.107 réponses au 16.09.09, seulement 26% des infirmières acceptent la vaccination H1N1 ! »

  • 3 novembre 2009 – Selon le SNPI, « le virus H1N1 est beaucoup plus contagieux que la grippe classique, avec un "taux d’attaque" qui va de 8% aux USA à 17% en Nouvelle Calédonie (du fait du territoire restreint d’une ile),
    mais il est peu virulent : une létalité de l’ordre de la grippe saisonnière : Depuis le début de l’épidémie en France 32 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 [en cours de pandémie...] contre 2.000 à 6.000 morts par an pour la grippe saisonnière en France (selon la virulence du virus) [en fin de saison grippale !]. Ces malades avaient des problèmes de santé antérieurement. [Précisément ! Dès le 20 septembre, le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) ne les a pas considérés comme des dommages collatéraux et a déterminé une liste des catégories à vacciner en priorité]
    La très grande majorité des formes sont bénignes, et il y a des formes asymptomatiques.
    Le virus est assez stable : il n’a pas muté depuis l’épidémie méxicaine d’avril.

    Le syndicat infirmier créa une psychose
    "Les vaccins A (H1N1) 2009 sont trop nouveaux pour que l’on puisse connaître exactement leurs effets secondaires. Ce que l’on sait déjà, c’est que les vaccins semblables développés contre la grippe aviaire (avec les mêmes adjuvants) provoquent plus souvent des réactions inflammatoires aiguës que les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière... Il faut donc s’attendre à une réaction locale à l’endroit de l’injection : douleur (8 personnes sur 10), rougeur et gonflement (1-2 personnes sur 10), par-fois accompagnées d’une sensation de chaleur ou de dé-mangeaisons pendant 2-3 jours.
    Chez certaines personnes, une forte réaction inflammatoire au vaccin provoque de la fièvre (6 personnes sur 100), des frissons, des douleurs dans les muscles ou les articulations, des maux de tête ou de la fatigue. Ces symptômes durent 1-2 jours et disparaissent spontanément. Les réactions allergiques graves à un composant des vaccins sont très rares et surviennent alors dans les minutes ou les heures qui suivent la vaccination. » (3 novembre 2009)

    => Or, les autorités sanitaires norvégiennes ont annoncé, vendredi 20 novembre [2009], avoir découvert une mutation potentiellement importante du virus H1N1 de la grippe A, susceptible d'être responsable de symptômes très graves chez les patients touchés.
    "La mutation pourrait affecter la capacité du virus de pénétrer plus profondément dans le système respiratoire, provoquant de ce fait des maladies plus graves", estime l'Institut de santé publique norvégien dans un communiqué repris sur le sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS souligne toutefois que les scientifiques norvégiens ont analysé les échantillons de plus de soixante-dix patients atteints du H1N1 et qu'"aucun autre signe de mutation n'a été détecté". »
    Fallait-il que le gouvernement français prenne de haut les autorités sanitaires norvégiennes ?

  • 28 novembre 2009 - "le Quotidien du Médecin", selon le SNPI (syndicat infirmier CFE-CGC):
    « Une petite majorité (52 %) seulement se dit prête à se faire vacciner :
    62 % des généralistes,
    37 % des spécialistes).
    […] En France, l'organisation de la campagne vaccinale sera contestée par les médecins libéraux, mécontents d’être réquisitionnés par les préfets pour les centres collectifs et de ne pas pouvoir vacciner au cabinet ou lors des visites. »
    Ré-écouter à ce propos l'avis du professeur Debré sur les chiffres de Santé Magazine et le 'catastrophisme' relatif à une grippe ordinaire, sans jeter le discrédit sur le gouvernement qui a réagi vivement face à un risque inconnu.

  • La santé spectacle sur On n'est pas couché, à la mi-septembre
    Sur le service public, on dénonce, on ironise et on ridiculise.
    - Le lobby des laborateurs aurait voulu s'en mettre plein les poches en orchestrant la panique? Les problèmes social et économique sont seulement évoqués: négligeables ?
    - Luc Chatel a-t-il affolé la population en décidant, comme aux Etats-Unis, de fermer les écoles contaminées. Le professeur a-t-il viré sur l'appréciation de la « grippette » Luc Chatel
    - Le risque de mutation ? Réponse: « Le virus n'a pas l'air de muter ». C'est sur ce type d'incertitude qu'on gouverne ?
    VOIR et ENTENDRE


    Debré vs Zemour Naulleau La Grippe A [ITV] Onpc 120909

    envoyé par peanutsie.


    L'accusation faite au gouvernement d'avoir répandu la peur devrait être objectivement partagée .
  • Le 20-08-09, le journal Le Monde titre en effet: « Grippe A : l'innocuité du vaccin en question ». Il cite un article daté du 15 août 2009, dans lequel « le quotidien britannique The Daily Mail a longuement évoqué une précédente campagne de vaccination contre une épidémie de grippe porcine survenue aux Etats-Unis en 1976 [sic]. Un pic de syndromes de Guillain-Barréune affection nerveuse qui se traduit par des paralysies plus ou moins étendues et réversibles –avait alors été enregistré au sein de la population vaccinée. Dans certains cas, ce syndrome peut entraîner la mort. » Pas de quoi s'alarmer, pour le gouvernement !

    => Pourtant, le corps médical, médecins et infirmiers, négligent l'avertissement lancé par les autorités sanitaires norvégiennes sur le risque réél de mutation du virus et s'entêtent dans leur campagne de minoration du danger. La population se détache de cette préoccupation vitale pour une partie d'entre elle.
    « Outre en Norvège, des cas de mutation du virus ont également été détectés depuis avril au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis, selon le communiqué de l'OMS. » (lien Le Monde ).

    Le détournement des faits par le socialiste Le Guen

    « Pour les autorités sanitaires, on ne sait pas clairement si le virus qui a muté a été transmis aux êtres humains. "Sur la base de nos connaissances actuelles, il ne semble pas que le virus qui a muté circule actuellement dans la population, mais plutôt que des changements spontanés se sont produits chez les trois patients", a précisé le directeur de l'institut norvégien, Geir Stene Larsen, dans un communiqué. Vingt-trois personnes sont mortes du virus H1N1 en Norvège, un chiffre relativement élevé compte tenu de la faible population du royaume. »

    Mais le PS ne veut pas savoir où la peur prend sa source: Rue de Solférino ont se tient la tête dans le sable des travaux de rénovation et la bétonnière semble avoir sérieusement baraté les facultés du Dr Le Guen.
    Le vertueux socialiste fait l'impasse sur les incertitudes des organismes sanitaires internationaux face au risque de pandémie. La campagne éclairée de dissuassion menée par l'opposition politique, syndicale et citoyenne s'est engagée dans le dénigrement. Nous en avons eu un petit aperçu avec ce qui précède, mais, en toute objectivité, Le Guen réagit, non sans indécence, a posterieri.
    On notera également le flou artistique des arguments la totale absence de fondement scientifique de l'appréciation subjective et rétrospective des sentiments énoncés par le Dr Le Guen. De la politique politicienne sans conviction.
  • Cause toujours: Le Guen sait mieux
    Le quotidien du médecin écrit le 29 décembre 2009- « Année 2009: le monde contre la grippe" « L'épidémie de grippe A(H1N1) restera dans les annales de la médecine comme la première qui a été combattue mondialement quasiment dès sa naissance. Coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé [OMS], la réponse des gouvernements, axée sur la vaccination universelle, a vraisemblablement contribué à ralentir la progression du virus. » Lien Le Monde

    Le 28 juillet 2009, le socialiste Le Guen démande que la grippe soit prise au sérieux
    Il déclara au magazine Le Point:« Future pandémie ou simple "grippette", Jean-Marie Le Guen appelle à la mesure en évoquant la grippe A. "C'est un problème tout à fait sérieux. Nous savons qu'il y a des risques et qu'il peut y avoir des morts", a reconnu le député PS de Paris, par ailleurs président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Nous devons être capables de nous adapter à plusieurs scénarios", a-t-il prévenu sur RTL, mardi matin. "Pour la plupart des citoyens, la grippe A sera banale", a-t-il tenu à rappeler, précisant par ailleurs que le Pr Debré [UMP] a tort de sous-estimer ce qu'elle sera pour les personnes les plus fragiles, que sont, "les enfants, les femmes enceintes, les personnes qui ont une maladie cardiaque, rénale, pulmonaire...". Lien Le Point
  • Le Guen exorta à nouveau le gouvernement à prendre des mesures
    Au nom du PS dans Le Point du 26 août, le député Jean-Marie Le Guen, président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a demanda que le gouvernement prenne "des mesures concrètes pour protéger les femmes enceintes" du virus de la grippe H1N1. »

    Le Guen est capable de tout dire et son contraire
  • 3 janvier 2010: « Le député Jean-Marie Le Guen, spécialiste au PS des questions de santé, a réclamé dimanche une mission parlementaire pour faire le bilan de ce qu'il a qualifié d'"échec" du gouvernement dans la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, après l'annonce de la revente d'une partie des vaccins. "A l'évidence [ce qui évite de le démontrer] les sommes considérables investies (plus d'un milliard et demi d'euros) et la campagne de communication autour de la vaccination ont été un échec", écrit l'élu de Paris dans un communiqué »
    « A l'évidence les sommes considérables investies (plus d'un milliard et demi d'euros) et la campagne de communication autour de la vaccination ont été un échec", écrit l'élu de Paris dans un communiqué.
    "Suite à une politique d'achat exagérée le gouvernement vient de prendre une mesure tardive pour vendre son surplus de vaccin, qui risque de tourner à la braderie", poursuit-il.
    "La politique vaccinale est malheureusement un fiasco" aboutissant "à ce que nous ayons le plus faible taux de personnes vaccinées des pays développés", écrit encore le député, qui réclame "une mission parlementaire pour faire le bilan de ces échecs et tirer des leçons pour le futur".
    Il était encore accueilli par France Info ce matin pour répéter les mêmes indécentes accusations.
    "Le gouvernement n’a pas été trop prudent" , estime Jean-Marie Le Guen, « spécialiste des questions de santé au PS », oublieux de ses propres appels en faveur des femmes enceintes et à risques. Mais "il a commandé deux à trois fois plus de vaccins que n’importe quel autre pays, il a eu une communication hyper dramatisante alors que dans les autre pays on essayait d’avoir une communication de pédagogie", poursuit-il. Résultat, "il y beaucoup moins de Français qui sont vaccinés, en proportion, que dans d’autres pays européen ou au Etats-Unis". Il ne cite pas ses sources.
    "La politique qui a été menée n’était pas une politique de précaution mais une politique de mauvaise gestion d’une campagne vaccinale qui était nécessaire mais certainement pas à ce niveau et certainement pas de cette façon", assène le député socialiste, péremptoire, mais sans rien prouver.

    Malgré l'affaire du sang contaminé sur les bras (lien Wikipedia) , Le Guen se déjuge et le PS s'obstine dans le déni des risques sanitaires et la politique politicienne.

    Mis en outre en cause dans l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif, il bénéficie d'un non lieu. Le dossier a malencontreusement disparu de Wikipedia: pressions socialistes? Censure ?
    Par chance pour la liberté d'expression et d'information, il reste toujours ce site