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dimanche 13 janvier 2019

Interpellé par un homme dans la rue, Jean-Michel Aphatie réagit par l'esquive

Pour sa défense, le journaliste réquisitionne son outil de travail 

"J'ai gardé mon calme parce que j'ai compris qu'il y avait un enjeu"


Une vidéo met en cause le parti-pris d'Aphatie. Interpellé lundi par un homme se présentant comme un "journaliste gilet jaune", Jean-Michel Aphatie a mis à contribution Europe 1 vendredi matin.
Dans cette vidéo mise en ligne sur Youtube lundi 7 janvier et intitulée "Aphatie journaliste millionnaire anti 'gilet jaune' ", le véhément éditorialiste d'Europe 1 est interpellé dans la rue par un confrère se présentant justement comme un 'gilet jaune'. Dans cet échange qui dure six minutes, le sexagénaire est invité à  répondre à des "questions" portant sur le choix des thèmes de ses chroniques, sur son traitement journalistique du mouvement des "gilets jaunes" par Europe 1, mais aussi sur un supposé appartement dans le 16e arrondissement de Paris qu'il posséderait et sur de prétendus "millions" qu'il aurait sur son compte en banque.

VOIR et ENTENDRE le désinvolte Aphatie gardant le calme du journaliste nassé mais maître-ès-tolérance: 


Sur la radio de son employeur, Aphatie se plaint que les conditions d'une discussion sereine n'ont pas été réunies.
"J'avais envie d'expliquer à cette personne qui m'interrogeait la manière dont on travaille. Et j'avais envie de le dissuader de l'idée - même si je savais que c'était inutile - que les journalistes en France ne sont pas au service du pouvoir et des puissants, mais qu'on essaie de raconter les choses telles qu'elles sont, telles qu'on les voit. Je n'ai donc pas ressenti personnellement cela comme une agression, plutôt comme un questionnement," déclare d'abord l'ingénu. 
"Mais j'ai bien compris, et je sais aujourd'hui, que ce questionnement est chargé de haine, que c'est un questionnement intolérant, que c'est ce questionnement-là qui amène des gens, ailleurs, à agresser des journalistes pendant des manifestations des 'gilets jaunes', ajoute-t-il, espérant la mettre à l'envers aux auditeurs. Je sais que l'homme qui me posait ces questions, qui ne m'agressait pas moi, est un homme menaçant par l'idéologie qu'il véhicule et qu'il faut casser évidemment."
"Si je suis parvenu à garder mon calme, c'est précisément pour ça. Parce que je sais qu'il y a un enjeu dans toutes ces situations. L'enjeu, c'est de parvenir à expliquer ce que sont les journalistes en France, c'est-à-dire des professionnels honnêtes au service de l'actualité, et pas d'intérêts privés", raconte Aphatie, inconscient de ses propres dérives ou de mauvaise foi. Assuré du soutien solidaire de la profession, il poursuit : "Il faut expliquer ce qu'est le journalisme. Moi, j'aime faire ça parce que j'aime ce métier. Je considère dans cette période, encore davantage que dans d'autres, que c'est important de le faire." La tendance actuelle en macronie est à la pédagogie : l'élite auto-proclamée des "sachants", décrypteuse et manipulatrice,  fait la leçon aux "gueux" "illettrés", fainéants et "factieux", depuis les salles de rédaction, à l'instar de l'Elysée. Et les uns comme l'autre récoltent ce qu'ils ont semé, l'exécration générale et les coups.

"J'ai donc gardé mon calme,
ressasse Aphatie, parce que sans doute, sans trop y réfléchir d'ailleurs, j'ai compris qu'il y avait un enjeu dans cette rencontre. L'enjeu, c'est de dissiper toutes les idées haineuses que des responsables politiques ou d'autres journalistes ont instillées depuis des années. '9 milliardaires possèdent les médias ! On vous ment ! On ne vous informe pas ! On vous désinforme !' Ça donne ça ! Ça donne des postures extrêmement agressives dont souffrent des journalistes quand ils couvrent des manifestations de 'gilets jaunes' [Mais pas seulement. Et depuis "30 ans", comme ils disent par ailleurs]. Certains ont dû être extraits de manifestations par des gardes du corps parce que c'était leur vie qui était en jeu [parano ?], ou du moins leur intégrité physique [le sexagénaire -qui se rêvait intouchable- a repris ses esprits]. En France, du fait de Français [Aphatie feint d'ignorer que nombre de ces Français-là sont aussi bien des 'black bloc' venus de l'étranger]. C'est énorme tout de même !" 

.@jmaphatie est resté calme face au "journaliste #GiletsJaunes" qui l'a pris à partie dans la rue.
👉 "Il n'était pas physiquement menaçant. Il était verbalement très agressif mais j'ai compris que mon corps n'était pas en danger." @MA2TBE2L #Europe1 pic.twitter.com/pqGhlxMgGg
— Europe 1 📻 (@Europe1) 11 janvier 2019

Par gros temps
(et en prenant de l'âge, 60 ans), le Basque intolérant se fait modeste.
"A ma petite place, parce que moi je n'ai pas été menacé, j'essayais de porter tout ça [toute la misère du monde des nantis de la presse, avec battement fiscal de 7.650 euros : combien de fois le SMIC ?]. Les journalistes font un travail sincère, d'informer les gens.

[Tentatives de banalisation] entendu(es) sur Europe 1 :
Image illustrative de l’article Jean-Michel Aphatie
Les agressions de journalistes sont le symptôme d'une méfiance importante de beaucoup de citoyens vis-à-vis de tous les modes de représentation, que ce soit des responsables politiques, des intellectuels, des journalistes… Que la méfiance soit là, c'est un fait. Mais il faut que chacun ait la responsabilité de traiter ces sentiments de méfiance sans agressivité. On ne peut pas entrer, et on y est presque, dans une logique de guerre civile.

Il n'y a pas des Français supérieurs parce que souffrant dans leur vie quotidienne, et des Français inférieurs, à la citoyenneté réduite, parce qu'ils sont au service d'intérêts privés, d'intérêts minoritaires 
[Ni de Français supérieurs parce qu'ils n'ont pas le souci des fins de mois]. Ça ne peut pas exister. Nous sommes entrés dans cette logique et il faut la casser [Aphatie, agitateur et casseur !]. Il faut évoquer tous les problèmes qui se posent, mais savoir le faire en étant respectueux les uns des autres. Et on commence à s'éloigner de cette règle simple et indispensable à la vie sociale.

Je n'avais pas imaginé en mettant cette vidéo hier [7 janvier] en ligne qu'elle aurait cet impact.
Mais si elle permet de réfléchir un petit peu à la manière dont nous devons vivre les uns et les autres - s'interpeller, nous rendre compte de notre travail - et à permettre ce dialogue, ce sera utile.
Le bon homme n'est en rien conscient, ni de ses propres comportements, ni de ceux de la presse.

samedi 16 mai 2015

"La direction de Charlie est une oligarchie," selon l'une de ses journalistes menacée par les islamistes

Zineb El Rhazoui : "Je ne crains pas de qualifier aujourd'hui la direction de Charlie d’oligarchie"

Une mesure punitive de Charlie Hebdo contre une signataire de la tribune avec Patrick Pelloux dans Le Monde ?
Quatre mois après la tuerie de 12 journalistes du journal satirique par des djihadistes français, la direction ferait le ménage parmi ses collaborateurs. Bien que menacée de mort par des terroristes islamistes, la journaliste franco-marocaine Zineb El Rhazoui vient d’être convoquée pour un entretien préalable au licenciement. Elle a réagi en direct sur France info sur une mesure qu'elle ne comprend pas.
Zineb El Rhazoui se dit devenue persona non grata à Charlie Hebdo. 
Visée par une lettre lui annonçant l'intention du journal de la licencier pour faute grave, la journaliste franco-marocaine l'a affirmé en direct sur notre antenne ce midi : "On m’a signifié que je n’avais clairement plus le droit de mettre les pieds au journal en attendant cet entretien préalable", prévu le 26 mai.


La direction se détache d’une certaine ligne éditoriale

Zineb El Rhazoui affirme ne pas avoir été informée clairement des motifs qui la visent. Il n’y a eu "aucune discussion préalable. C’est tombé comme ça, pour moi ça a été un choc absolu", explique-t-elle. "Je me demande quel est le message de cette mesure, quel est le message qui sera transmis aux ennemis de Charlie Hebdo, quel est le message transmis aux islamistes qui me menacent. Est-ce que c’est une façon pour la direction de se détacher d’une certaine ligne éditoriale ?" s’interroge cette militante contre l'islamisme et l'intégrisme, qui est menacée de mort pour ses écrits dans Charlie Hebdo et contrainte de déménager régulièrement.

L'urgence n'est pas aujourd’hui de faire des économies sur le salaire d’une journaliste qui est SDF depuis le 8 janvier 

Fin mars, Zineb El Rhazoui a co-signé une tribune dans Le Monde pour "une refondation" de Charlie Hebdo et une nouvelle gouvernance "plus collégiale".  La nouvelle direction a riposté par sa mise à pied. "Je pense que ce dont je fais l’objet aujourd’hui est clairement une mesure punitive", estime Zineb El Rhazoui.

"Ne me dites pas qu’avec tout le soutien dont a bénéficié cette direction, l’urgence pour eux aujourd’hui est de faire des économies sur le salaire d’une journaliste qui est SDF depuis le 8 janvier, dont le mari a perdu le travail au Maroc à cause de mon engagement au sein du journal, qui fait l’objet de menaces de mort particulièrement ciblées et graves et qui vit en permanence sous un lourd dispositif de protection policière", poursuit-elle.

Il y a une direction à Charlie Hebdo "que je ne crains pas de qualifier aujourd’hui d’oligarchie de quatre ou cinq personnes qui prend des décisions sans concertation avec les autres", lance-t-elle.

Ignare et intolérant, Manuel Valls n'hésite pas à se colleter avec des intellectuels

Le ton monte entre le colérique de Matignon (bac + ?) et l'historien Emmanuel Todd 

Invité à la télévision et à la radio vendredi matin, l'intellectuel n'a pas hésité à accuser le Premier ministre de pétainisme. 
"Le jour anniversaire de la capitulation des forces nazi[e]s", observe Julien Lenglet sur France Info, qui s'abstient de citer l'essai polémique du penseur radical, "Qui est Charlie ", lequel a le mérite d'avancer des arguments, si contestables soient-ils.

Il y avait déjà eu un échange musclé avec Michel Onfray, rappelle le journaliste [qui n'a pas gardé en mémoire les attaques dont Eric Zemmour a été l'objet et que la presse politique a tenté de lyncher (cf. notamment i-télé, groupe Canal+]. Pas franchement de droite [même carrément marqué à l'extrême gauche, si on adopte des jugements sur les arguments de l'adversaire en fonction de son  étiquette], le philosophe  avait traité de "crétin" le Premier ministre après que ce dernier l'avait accusé de perdre les repères. Cette fois c'est encore avec un intellectuel de gauche que Manuel Valls croise le fer. 

Dans la ligne de mire du Premier Ministre le dernier livre d'Emmanuel Todd dans lequel l'historien [sociologue et démographe] estime que les manifestations du 11 janvier après les attentats [par des djihadistes français: il semble que le mot d'ordre soit d'occulter ce détail] à Paris étaient le fait d'une oligarchie de masse.
C'est la France blanche des catégories supérieures qui est descendue dans la rue ce jour-là [décrypte E. Todd]. Des manifestations islamophobes et égoïstes sous l'influence de courants de pensées autrefois catholiques et devenus laïcs [prétend l'ex-communiste honteux]. "Un catholicisme zombie" écrit-il. 

Des propos ["insupportables"??] qui ont poussé Manuel Valls à répondre à Emmanuel Todd dans une tribune publiée dans... Le Monde daté de jeudi. Tribune dans laquelle le premier ministre s'en prend [à ce qu'il appelle] les impostures de l'auteur, dénonce son pessimisme et celui de certains intellectuels [déclaration floue mais discriminatoire].  Des propos conclus ["conclut", en français] le Premier ministre qui participent d'un cynisme ambiant, d'un renoncement en règle et d'un abandon en rase campagne de la part d'intellectuels qui ne croient plus en la France.

Le Premier ministre en tout cas a réagi publiquement vendredi matin

[L'irascible locataire de Matignon mobilise la presse à son côté]
En marge des commémorations du 8 mai et de la descente des Champs-Elysées qui a suivi, Manuel Valls a brièvement répondu aux journalistes et justifié la parution d'une tribune dans Le Monde. [Julien Langlet, courroie de transmission sur France Info, s'exécute] 
Il a aussi répondu à Emmanuel Todd qui l'accuse de ne pas avoir lu son livre :
"Mais j'ai lu le livre, c'est pour ça que je me suis exprimé hier, [a-t-il assuré], c'était une manière de lui répondre. [...] Je suis lucide sur les difficultés du pays" [à la différence de Fleur Pellerin, sa ministre de la Culture socialo-bobo qui court les soirées mondaines mais ne trouve pas le temps de lire le prix Nobel français de littéraire]
Une affirmation qui n'apporte rien, puisqu'elle ne démontre rien, sinon qu'elle apporte une preuve de plus que Valls, en permanence dressé sur ses ergots, réplique à la moindre critique qui lui est adressée. 

Le 11 janvier est un sujet sensible pour l'executif

Valls veut la bagarre ?
A-t-il d'autre choix face à son fiasco ?
Toute remise en cause [de la signification profonde et réelle] du 11 janvier fait bondir l'exécutif. Le Premier ministre, comme le président de la République, pour qui ce moment est un tournant [que l'Elysée instrumentalise à des fins personnelles]. C'est un tournant pour François Hollande qui lors de ces événements a acquis sa légitimité de chef de l'Etat [remarque insensée de journaliste à la botte, puisque l'élu avait acquis cette légitimité de droit du seul fait de l'élection présidentielle]. Sans cesse remise en cause par l'opposition depuis sa prise de fonction [alors que ce sont ses décisions - sans concertation, destructrices et accablantes - qui sont contestées, non pas son occupation à titre gracieux du Palais de l'Elysée]. Ce fut aussi l'occasion pour l'exécutif d'essayer de donner une nouvelle impulsion, un nouvel élan, un nouveau souffle au quinquennat (rythme ternaire, scolaire et flagorneur], en tentant de faire durer le désormais fameux [??] "esprit du 11 janvier". [Lequel ne dure pas même au sein de Charlie hebdo dont la direction renonce (lien PaSiDuPES: Luz se retire de Mahometet censure (lien PaSiDuPES: exemple de sa collaboratrice, Zineb el-Rhazoui) ] 

L'imposture de la communion nationale du 11 janvier, dit Emmanuel Todd, c'est la France des classes moyennes supérieures qui était dans la rue, pas celle du monde populaire des jeunes de banlieues et des ouvriers de province [analyse marxiste]. L'unanimisme politique et médiatique lui a fait l'effet d'un flash totalitaire, écrit-il encore. Selon Emmanuel Todd, si vous faites partie des quatre millions de Français qui sont descendus dans la rue pour participer à un deuil national et dénoncer la liberté assasinée ["assassinée", en français] ou même pire encore applaudir des policiers, sachez qu'en réalité vous êtes donc descendus dans la rue pour de mauvaises raisons, pétris de mauvaises intentions et qu'il est honteux pour un intellectuel de voir un Premier ministre lui porter la contradiction [estime le journaliste "indépendant" du service public qui ne fait pas la différence entre débat argumenté et jugement moral, voire condamnation sans attendus], un intellectuel de gauche qui a reçu aujourd'hui le soutien politique du vice-président du Front national [en riposte à la tribune de Valls-la-Terreur qualifiée de "ridicule, inconvenante et déplacée" par ce vice-président qui irrite et Valls et Langlet]. [A cours d'arguments, la gauche socialiste agite ainsi le chiffon rouge multi-fonction du FN aussi bien contre l'UMP et contre les nouveaux "frondeurs" de la gauche. Ici, les nombreux militants politiques et syndicaux qui ont déserté l'extrême gauche pour le FN sont vilipendés avec l'ex-communiste nostalgique Emmanuel Todd].

Florian Philippot [un ex-chevènementiste] a pris la défense d'Emmanuel Todd en parlant des attaques frontales de Manuel Valls à l'égard d'intellectuels [Pour ne pas rester dans le flou du petit censeur Langlet, Philippot estime que les "propos du Premier ministre contre Emmanuel Todd s'inscrivent dans une offensive générale contre la liberté d'expression"]. Valls les a jugés inquitéants [probablement "inquiétants"], loin des valeurs de la République et de la liberté d'expression [rythme ternaire]. La liberté d'expression pour tous en fait sauf pour l'homme de Matignon. [comme chacun peut en faire le constat, la liberté d'expression de Valls et Hollande est gravement menacée..] 

[France Info s'invite dans la polémique au côté du pouvoir socialiste
Cette chaîne d'info en continu du service public n'a sans doute pas les moyens budgétaires et en personnels de compter les points marqués par les adversaires, car il ne cite pas le camp opposé, comme l'enseignent probablement les écoles de journalisme dont la ministre de l'Education et de l'Enseignement supérieur va devoir réformer la déontologie, dans le sens de plus d'objectivité apparente et moins d'impartialité réelle, comme au collège où elle préconise plus de contes et légendes grecques et romaines, mais moins de langue grecque ou latine et donc moins de structuration mentale et de maîtrise du français.

Selon Philippot, "en s'immisçant ainsi dans des débats entre intellectuels, Manuel Valls jette une chape de plomb sur le débat public et lance des fatwas aussi dangereuses qu'injustifiées". "Ces propos du Premier ministre contre Emmanuel Todd s'inscrivent dans une offensive générale contre la liberté d'expression, que la dernière Loi Renseignement, votée mardi 5 mai, a contribué à affaiblir encore un peu plus", souligne-t-il.

vendredi 5 avril 2013

Mélenchon courtise la gauche du PS ébranlé par l'affaire Cahuzac

Mélenchon tend la main aux militants socialistes "meurtris"

Jean-Luc Mélenchon a invité les "milliers de militants socialistes meurtris" par l'affaire Cahuzac à venir le rejoindre pour former une majorité alternative à l'Assemblée nationale.
Les aveux de Jérôme Cahuzac, ont provoqué une onde de choc du gouvernement jusqu'au-delà du parti du président. L'ancien ministre PS du Budget a en effet reconnu mardi détenir un compte bancaire à l'étranger depuis 20 ans après avoir démenti cette information pendant quatre mois face à la représentation nationale et au président Hollande.
Invité sur France Info vendredi, le co-président du Parti de gauche (PG), PC et Parti de gauche, a appelé à manifester le jour anniversaire du second tour de l'élection présidentielle, le 5 mai prochain, pour promouvoir la VIe République souhaitée par Arnaud Montebourg, ministre de Hollande...
Montebourg est ministre du Redressement productif de Hollande
Mélenchon souhaite ainsi donner "le coup de balai qu'il faut pour purifier cette atmosphère politique absolument insupportable"."J'ai été membre du Parti socialiste pendant trente ans, je l'ai quitté pour dénoncer une dérive idéologique et parce que je pensais qu'il fallait faire autrement", a-t-il souligné. "J'ignorais que ceux que j'avais en face de moi étaient des menteurs, des trafiquants d'influence avec des gens d'extrême-droite. Tout cela est absolument inacceptable."
"Est-ce que vous n'êtes pas frappés de voir que la chaîne des mensonges qui entoure Cahuzac commence dans le Parti socialiste et finit au Front national? C'est absolument invraisemblable", a-t-il dit.
"Des milliers de militants (socialistes) sont meurtris, j'espère qu'ils vont se rapprocher de moi, qu'ils vont comprendre qu'ils sont déshonorés par ces fréquentations", a poursuivi l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2012 qui s'est défendu d'entretenir "une ambiance" du "tous pourris".
"Je pense que le plus tragique pour moi serait de tenir des discours sur la nécessité de faire une VIe république et de fermer les yeux au nom de je ne sais quelle confraternité."
Un système socialiste en faillite
Interrogé sur la décision de François Hollande de ne pas procéder à un remaniement gouvernemental malgré les demandes pressantes de l'opposition, le co-président du Parti de gauche a estimé que le chef de l'Etat a une lecture "totalement erronée" de la situation.
"Ce n'est pas une personne qui a failli, c'est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque", a dit Jean-Luc Mélenchon: à côté de lui et quoi qu'en disent les media impliqués avec le pouvoir, les responsables de l'UMP passent pour des enfants de choeur dans leur condamnation de l'exécutif. "Ce système qui a combiné les effets d'une monarchie quinquennale avec une irresponsabilité se diffusant à tous les étages par la concentration du pouvoir et le néo-libéralisme avec les flots d'argent qui circulent, tant est si bien qu'une espèce d'oligarchie s'est constituée."
Mélenchon  a exprimé le souhait de constituer une majorité alternative avant la prochaine élection présidentielle
Après avoir rappelé son "opposition totale" à la politique menée par le gouvernement, il a déclaré: "Je dis que je peux faire une majorité alternative avec les écologistes et les socialistes de gauche à l'Assemblée nationale et proposer une autre formule gouvernementale", a-t-il dit.
Il est clair que les amis altermondialistes de l'ex-magistrate Eva Joly et de Cécile Duflot, ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement de François Hollande sont plus proches de Mélenchon que de Ayrault et Harlem Désir.
Laurent Berger (CFDT) s'alarme

Proche du pouvoir, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a jugé vendredi l’affaire Jérôme Cahuzac "dramatique pour la démocratie".
"Ce qui se passe est dramatique pour la démocratie. Il y a une faute individuelle lourde et scandaleuse. Mais il ne faut pas laisser dériver cette crise du politique car elle profite aux extrémistes", a-t-il déclaré depuis Nouméa.
"Je crains une crise de confiance et j’en appelle aux politiques pour qu’ils s’engagent concrètement sur des solutions pour répondre aux vraies préoccupations des salariés: l’emploi, la cohésion sociale...", a-t-il conclu en revenant à son domaine de compétence.

dimanche 11 novembre 2012

Conclusions du rapport Jospin sur la rénovation et la déontologie de la vie publique

Jospin a présenté le rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique 

Hollande a déjà voulu imposer une charte de la déontologie à ses ministres 

Contre toute tentation oligarchique, la déontologie devait être à l'honneur sous le président Hollande et par cette charte du 17 mai 2012 les membres du gouvernement s'engageaient à être "irréprochables", à se consacrer à plein temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles et, de ce fait, à  "renoncer aux mandats exécutifs locaux" et se couper du quotidien des Français.
 
 
Elle visait également à prévenir les conflits d’intérêt et à améliorer l’information des citoyens sur l’action gouvernementale. Or, elle s'est  trouvée aussitôt "salie" par des ministres de premier plan qui ne se sont pas embarrassés de morale, ni même d'exemplarité dans l'affaire de la BPI.

Simple mélange des genres ou véritable conflit d'intérêts ? 
Mise en cause à peine voilée
de Moscovici

La banque d'affaires Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse (également propriétaire des Inrocks et co-actionnaire du journal "indépendant" Le Monde), a été choisie par Bercy pour conseiller le gouvernement sur le projet de création de la future Banque publique d'investissement (BPI). Problème : Lazard aurait décroché le contrat au moment même où Pigasse nommait à la tête des Inrocks Audrey Pulvar, concubine d'Arnaud Montebourg en charge du redressement productif... à Bercy. 

Montebourg a non seulement démenti être à l'origine du choix de la banque (twwet ci-dessus), mais condamné ce choix. En l'espèce, ni Moscovici et ni Montebourg n'a voulu endosser la responsabilité de ce "parrainage" : ainsi la transparence voulue par la "gauche molle" n'a-t-elle donc guère joué dans la désignation collégiale, solidaire et vertueuse de Matthieu Pigasse, ce camarade de combat...


Et Hollande recommence à bluffer les Français


L'ancien premier ministre socialiste prône le non-cumul des mandats et une part de proportionnelle aux législatives et la réforme du statut pénal du président.

Vendredi 9 novembre 2012,
 Lionel Jospin a remis à François Hollande le rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique qu'il préside depuis juillet. L'ancien premier ministre socialiste y formule de nombreuses préconisations qui, si elles sont mises en œuvre, auront d'importantes conséquences.


• Cumul des mandats: le tour de vis.

La commission Jospin préconise d'interdire le cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive locale (maire, maire adjoint, président ou vice-président de conseil général, président ou vice-président de conseil régional). François Hollande avait lui-même promis cette réforme lors de sa campagne présidentielle. Une fois élu, il a annoncé une loi "au printemps 2013", c'est-à-dire avant les élections municipales et sénatoriales de 2014. Si cet engagement est tenu - ce qui exigerait de modifier la loi, mais pas la Constitution -, les très nombreux maires, présidents de conseil général et présidents de conseil régional qui siègent à l'Assemblée et au Sénat seront contraints à un choix de conscience: démissionner de leurs fonctions exécutives locales pour rester parlementaires, ou l'inverse.

• Un mandat local possible, mais bénévole.

Jospin suggère qu'un député ou un sénateur puisse conserver un mandat local non exécutif (conseiller municipal, conseiller général, conseiller régional), mais à la condition que ce mandat local soit bénévole. 
Grincements de dents assurés chez certains parlementaires de droite comme de gauche, qui jugent souvent démagogique qu'on prétende diminuer leurs indemnités. Pourtant, l'exemple de l'Allemagne d'Angela Merkel retrouve grâce à gauche en fonction des besoins et il est donc opportunément rappelé que le ministre-président d'un Land ne peut siéger au Bundestag qu'à la condition d'abandonner son indemnité parlementaire.

• Une part de proportionnelle aux législatives.

L'ancien premier ministre battu à la présidentielle 2002 recommande que 10 % des 577 députés soient élus à la proportionnelle. Pendant sa campagne présidentielle, Hollande avait déjà pris l'engagement d'instituer "une part de proportionnelle" aux législatives. Il s'était même, ensuite, déclaré favorable à ce qu' "environ 15 %" des 577 députés soient élus ainsi. Son expérience de l'alliance tumultueuse avec les activistes écolos d'Europe Ecologie-les Verts pourrait rafraîchir ses velléités... Le PS a sacrifié des candidats socialistes tranquilles pour offrir 63 circonscriptions socialistes à EELV qui, au final, a obtenu 18 élus ingrats et contestataires...

• La possibilité de poursuivre le président en fonction.

N'est pas délinquant urbain
qui veut, M. Hollande
Jospin recommande de rendre moins protecteur l'actuel statut pénal du président de la République. Il est partisan d'autoriser des poursuites contre le chef de l'État pendant son quinquennat pour des délits détachables de sa fonction et qui auraient été commis tant avant qu'après son élection. 
Pour éviter toutefois que le président ne soit l'objet d'un harcèlement judiciaire, une instance réunissant des hauts magistrats et des élus sera chargée de filtrer les plaintes et de ne transmettre au ministère public que celles qui lui paraîtraient fondées, sur le modèle de l'actuelle Cour de justice de la République. 
Une telle réforme exigerait une révision constitutionnelle, avant de pouvoir l'égorger ou le lapider...

• Parrainage des candidats à la présidentielle

Le rapport préconise également un
parrainage des candidats à la présidentielle par 150.000 citoyens et la fermeture de tous les bureaux de vote à 20h00 en métropole, lors d'une élection présidentielle.

• Les ex-présidents français ne seraient plus membres de droit du Conseil constitutionnel.