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jeudi 14 février 2019

Le Parlement européen condamne les excès sécuritaires de Macron

Le Parlement européen condamne le "recours disproportionné à la force" contre les manifestants

En plein mouvement des Gilets jaunes, certains députés européens souhaitaient une condamnation de l’usage des lanceurs de balles de défense, ce que la majorité a finalement refusé

L'usage de lanceurs de balles de défense contre le peuple
plonge la France en état de guerre
 
En pleine crise sociale en France et en dépit des critiques insistantes contre les ordres aux forces de l’ordre de faire usage des lanceurs de balles de défense (LBD), jeudi 14 février, le Parlement européen a clairement condamné "le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques"

La résolution "sur le droit à manifester pacifiquement et l’usage proportionné de la force", qui n’a pas de caractère contraignant, a été votée par 438 députés européens, 78 autres se prononçant contre et 87 s’étant abstenus. 
Le texte, qui invite les Etats membres à "veiller à ce que le recours à la force par les services répressifs soit toujours légal, proportionné et nécessaire et qu’il ait lieu en ultime recours et à ce qu’il préserve la vie et l’intégrité physique des personnes", rappelle que "le recours aveugle à la force contre la foule est contraire au principe de proportionnalité".

Si elle ne cible pas un Etat membre en particulier, le débat animé auquel ont pris part plusieurs eurodéputés français est à l'évidence intervenu dans les circonstances sécuritaires exceptionnelles que subit la France depuis trois mois - sans rapport aucun avec les actions terroristes qu'elle a connues et menées depuis l'intérieur ou l'étranger, comme d'autre, telle l'Espagne, et la résolution est assortie d'un préambule voulu par le Parlement de Strasbourg.

La première version du texte, défendue par une coalition regroupant l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne), condamnait explicitement "le recours à certains types d’armes à létalité réduite par les forces de police contre des manifestants pacifiques, comme les projectiles à impact cinétique" – dont les LBD font partie – ainsi que "le recours aux gaz lacrymogènes", massivement utilisés par les forces de l’ordre françaises et qui font eux aussi débat
Elle demandait de rassembler "des preuves concernant le recours abusif, (...) les blessures et les décès ainsi que leurs causes" dus aux armes utilisées par les forces de l’ordre et enjoignait les Etats à "recourir à des pratiques alternatives qui ont déjà fait leurs preuves". Une désescalade à laquelle se refuse Macron.

La deuxième versionpar la droite européenne, a tendu à adoucir le texte. 
Mais celle-ci (réunie au sein du Parti populaire européen, PPE), majoritaire dans l’hémicycle, a obtenu que la résolution finale ne cible ni la France, ni l’Espagne, ni aucune autre capitale. Et le texte final ne mentionne plus les "armes à létalité réduite" ni leur éventuel "recours abusif".
Cette version de la résolution assure également son soutien à la police, "qui a compté elle aussi de nombreuses victimes dans ses rangs, travaille dans des conditions difficiles, compte tenu notamment de l’hostilité dont font preuve certains manifestants, mais également de la charge de travail excessive". Sachant toutefois que les forces de l'ordre ne sont pas extrêmement sollicitées entre deux samedis.

Après les modifications par le PPE, les Verts ont finalement voté contre la résolution, tandis que la GUE (groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, GUE/NGL, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, éco-socialiste ou communiste) s’est abstenue, tout comme les quelques élus du mouvement Génération.s de Benoît Hamon.

Le débat des eurodéputés a mis en évidence une "surenchère de violence"

Le débat, demandé par une coalition regroupant l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne), avait été lundi soir dominé en partie par la situation en France avec les manifestations des Gilets jaunes, même s’il fait référence à d’autres pays (Roumanie, Espagne, Hongrie, Grèce).

L’eurodéputé écologiste français Yannick Jadot a notamment dénoncé l’usage des LBD, qui a causé de nombreuses blessures graves (énucléation et fracture d'os faciaux, etc) et qui fait même débat au sein des forces de l’ordre
"Il n’y a qu’en France, en Pologne et en Grèce qu’il y a un usage sans limite de ces instruments qui (…), selon les équipes médicales, causent des blessures de guerre."

Les eurodéputés français de Génération.s (groupe S&D : Isabelle Thomas, ex-UNEF-ID, Guillaume Balas, proche des "frondeurs" Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel, et Edouard Martin, syndicaliste CFDT médiatisé lors de la fermeture de l’usine ArcelorMittal, à Florange) mettent le président Macron en accusation: "le président de la République française doit entendre l’alerte du Parlement européen et revoir sa politique de maintien de l’ordre, qui conduit à une surenchère de violence"

"Je m’inquiète pour mon pays, je m’inquiète pour les libertés en France et je m’inquiète du basculement autoritaire du président Macron", a lancé Younous Omarjee, de La France insoumise (GUE) et ancien assistant parlementaire de Paul Vergès - fondateur du Parti communiste réunionnais - au Parlement européen.

L’ancien bras droit de Marine Le Pen, le président des Patriotes, Florian Philippot, s’est présenté dans l’hémicycle en gilet jaune, la main sur un œil pour symboliser les blessés au cours des manifestations, et a dénoncé "un pouvoir aux abois [qui] donne des ordres délirants, irresponsables, insensés contre sa propre population".

Pour le groupe PPE (Parti populaire européen, qui rassemble les partis de droite) Renaud Muselier, Les Républicains, a quant à lui comparé le président Emmanuel Macron à "Jupiter revenu sur terre", lui reprochant des concessions aux Gilets jaunes", "au détriment des règles budgétaires européennes". 

mercredi 7 novembre 2018

Macron justifie un hommage au général Pétain, "un grand soldat"

Une cérémonie est prévue aux Invalides, en mémoire de Pétain, parmi 8 maréchaux de la Grande Guerre 

Macron "assume" sa lecture de l'Histoire avec le recul du temps


Et il s'en prend de nouveau plein la tête, de la part de la droite comme de la gauche, ce mercredi 7 novembre, pour avoir déclaré qu'il est "légitime" de rendre hommage à Philippe Pétain samedi, à l’occasion des commémorations de la guerre de 1914-1918.

"Le maréchal Pétain a été aussi pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a ensuite "conduit des choix funestes durant la deuxième", a nuancé le chef de l’Etat ce mercredi matin.

Une cérémonie est d'ailleurs prévue aux Invalides, samedi, à la veille du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre, en mémoire des huit maréchaux de la Grande Guerre. Y compris Pétain, donc, mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), suite à sa volonté de collaborer avec l’Allemagne nazie pour éviter le pire à la tête du régime de Vichy.
Une semaine après l'offensive allemande, le président du Conseil (membre de l'"Alliance démocratique", parti de droite modérée),  Paul Reynaud avait appelé Pétain, ambassadeur à ...Madrid, alors âgé de 84 ansau gouvernement, le 17 mai 1940, comme vice-président du Conseil. Pour Reynaud, il s'agit de remonter le moral des Français, de resserrer les rangs et de renforcer sa propre image au parlement. Cette nomination fut bien accueillie dans le pays, au Parlement et dans la presse...
Une gerbe sera déposée devant les tombeaux des maréchaux Foch et Lyautey. Seront associés à l'hommage les trois autres maréchaux de la Grande Guerre inhumés aux Invalides: Maunoury, Fayolle et Franchet d'Espèrey. Invité par l'état-major, Emmanuel Macron a exclu d'y participer aux Invalides, mais sera représenté par son chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel.  "C’est une cérémonie en hommage aux chefs militaires, du caporal au général", a déclaré mardi le porte-parole des armées Patrik Steiger soucieux de couper court aux polémiques sur le format de l’hommage, qui ne sera pas ouvert à la presse.

VOIR et ENTENDRE
la réaction du socialiste Bernard Kouchner, tout en nuances :

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire
, comme chaque année.", a précisé Emmanuel Macron, qui n’assistera pas lui-même à la cérémonie.

"Il a été un grand soldat, c'est une réalité. La vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu'on voudrait croire." 
"J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face." "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a insisté le chef de l'Etat, qui était interrogé lors de son arrivée à la préfecture des Ardennes pour un conseil des ministres délocalisé. Et coûteux en euros et en CO2...
"Je me suis toujours opposé au défaitisme français ou à la complaisance envers toute idéologie. Mais je reconnais la part que nos maréchaux et notre armée ont jouée. Nous lui devons la victoire, la victoire d'une nation combattante."

"Un traître et un antisémite" ou un "général victorieux" ?

De La France insoumise aux Républicains, ils sont pourtant nombreux à ne pas partager la position du chef de l’Etat.
"Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles", écrit le trotskiste Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le député LFI Alexis Corbière renchérit en condamnant des propos "affligeants".
"Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traître antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte", commente le battu de la présidentielle et désormais leader de Génération.s, Benoît Hamon.
Chef de file du PCF pour les élections européennes, le communiste Ian Brossat,  38 ans, rappelle que Pétain a été frappé d’une peine d’indignité nationale en 1945, à la Libération: "Il est impensable que celui qui est garant des institutions ne respecte pas cette sentence et entreprenne de le réhabiliter", dénonce-t-il sur Twitter. Condamné à mort - à une voix de majorité - à l'issue de son procès (23 juillet-15 août 1945), le maréchal Pétain eut sa peine commuée en détention perpétuelle, le 23 août 1945, par de Gaulle.

"Pour Emmanuel Macron, Pétain était aussi un grand soldat... En deux guerres mondiales, combien de Françaises et de Français a-t-il envoyés à la mort ?" se demande le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, 45 ans.

Pour le député socialiste franco-grec Luc Carvounas, né en 1971, "la volonté d’Emmanuel Macron de célébrer Pétain aux Invalides est une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

Griveaux pointe une "mauvaise polémique"

A droite de l’échiquier politique, l' avocat de 30 ans étiqueté 'sioniste', secrétaire départemental adjoint LR de Seine-Maritime, Jonas Haddad, parle de "cauchemar" : "Rendre hommage pour son rôle ? L’homme de la capitulation et des lois racistes ?"

"Non", écrit le député UDI franco-israélien Meyer Habib, "jamais un grand soldat n'aurait livré résistants et Juifs, dont d'anciens combattants, à la barbarie nazie. [...] Son nom reste synonyme de trahison."

Le président du parti Les Patriotes, Florian Philippot, est tout aussi sévère : "Réhabiliter Pétain est une impossibilité morale et historique", écrit-il. "Une faute majeure de Macron."

Pour tenter d'éteindre ce début d'incendie, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux fustige une "mauvaise polémique" avant de citer une phrase du général de Gaulle selon lequel la "gloire" de Philippe Pétain "à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé, binaire, lors d'un point presse. Il a qualifié la controverse de "vaine" et "mauvaise" face aux critiques virulentes venant essentiellement de la gauche, mais aussi des instances représentatives juives.

En dehors de LREM, les soutiens au président de la République se montrent rares, mis à part l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé qui souligne : "Sans le vainqueur de Verdun, où serait la France aujourd'hui ?", ajoutant que Charles de Gaulle et François Mitterrand ont régulièrement fleuri la tombe du maréchal. 

Le président socialiste a même servi Pétain dan le gouvernement de Vichy
En janvier 1942, François Mitterrand travailla en tant que contractuel du gouvernement de Vichy (Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale), puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut chargé des relations avec la presse.
Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain, avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. 
Membres du Commissariat général au reclassement des prisonniers de guerre, François Mitterrand (à droite) et Marcel Barrois (au centre) sont reçus en audience par le maréchal Pétain le 15 octobre 1942
En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, mais conserve cependant un poste à la tête des centres d'entraides. Il se met également en relation avec les Chantiers de jeunesse, une organisation de service national créée par Vichy après l’armistice, et avec les Compagnons de France.
Au printemps 43, il commence à prendre Morland comme pseudonyme de résistant, nom emprunté à la station de métro Sully-Morland, technique utilisée par les cagoulards, clandestins de la droite radicale active dans les années 1930 en France, part de "lèpre nationaliste", selon Macron.

Griveaux n'apaise pas le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui se dit "choqué" par les propos d'Emmanuel Macron :
"La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 1945", commente son président, Francis Kalifat, dans un communiqué.

Macron ne "pardonne rien"
Au cours de son "itinérance mémorielle" de cinq jours, Macron s'est de nouveau justifié en fin d'après-midi dans l'Aisne, expliquant qu'il ne pardonne rien des actes de Philippe Pétain, tout en accusant les journalistes de "créer des polémiques".


mardi 10 juillet 2018

Réforme des retraites : Macron hué lors de son discours au Congrès

Le roitelet, conspué à Versailles par les représentants de la Nation 

Lèse-majesté : le chef de l’Etat s’est fait conspuer lors de son évocation de la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019.

9 juillet 2018
Les élus du peuple étaient convoqués au Congrès ce lundi 9 juillet pour entendre le discours jupitérien d’Emmanuel Macron. 

Une opération de communication politique à grand renfort d’applaudissements frénétiques depuis les travées de la majorité, que la France profonde n'a pas hésité à railler sur les réseaux sociaux. 
Florian Philippot s'est ému de vivre des "applaudissements permanents sur de l'insignifiant", tandis que Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national, a comparé les parlementaires LREM à un "troupeau" bêlant.

Les rangs opposés à la politique d’Emmanuel Macron ont fait part de leur désapprobation sur certains thèmes évoqués par le chef de l’Etat, tel que la réforme des retraites, rapporte BFMTV.

"Spectacle pseudo-démocratique" sur fond de "dérive autocratique"

Les parlementaires d’opposition, eux, se sont fait entendre pour la première fois au moment où le président de la République a évoqué la réforme des retraites, qui sera engagée en 2019 et qui vise à "remplacer la quarantaine de régimes existants". "Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui", a-t-il tenté de se justifier, faisant redoubler les sifflets d’intensité. 
Il est ensuite revenu sur la question de la fin des pensions de réversion, la qualifiant de "rumeur malsaine, visant à faire peur".

Une partie des députés de l’opposition a tenu à boycotter le discours du président.
Ainsi, le député RN Gilbert Collard, a assuré sur Twitter ne pas vouloir "jouer le rôle du courtisan parlementaire" dans ce "spectacle pseudo-démocratique". Valérie Boyer, quant à elle, présente lors du discours, a fustigé sur le réseau social un président de la République qui "souhaite porter les habits du Premier ministre", évoquant une "dérive autocratique et narcissique".

mardi 18 juillet 2017

Les fautes de français de Macron ne passent pas inapperçues sur Twitter

Emmanuel Macron n'a ps les moyens intellectuels de défendre la langue française 

Florian Philippot se paie Emmanuel Macron sur ses négligences en français

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a retweeté un tweet du candidat Macron, publié le jeudi 27 avrilpour en tacler la forme. Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, les acteurs politiques sont en effet hyper-vigilants ou possèdent une orthographe naturelle dont le banquier riche de multiples qualités. Mais c'est une carence qui est cette fois mise au jour sur Twitter. Ajoutée aux autres, politiques, dénoncées aujourd'hui, maintenant qu'il occupe le palais de l'Elysée.

Ainsi Florian Philippot n'a-t-il pas manqué de pointer la superficialité de celui qui a épousé sa professeure de français. S'il a bien retenu ses cours de théâtre, il a dû en revanche avoir des absences pendant ceux de lettres. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron a la pêche"
Emmanuel Macron s'en prenait à Marine Le Pen : "Madame le pen se promène à la pêche. Bonne promenade. La sortie de l Europe qu elle propose c est la fin de la pêche française. Pensez y. EM", dézinguait ainsi le ministre de l'Economie, déjà candidat d'En Marche, que la photo montre ci-contre dans la barque du patron pêcheur d'anguilles Roland Guerrero, à Lunel dans l'Hérault, le 27 juin 2017, au cours d'une partie de pêche sous l'oeil admiratif du photographe de France Télévisions accrédité au Château, à l'occasion du congrès de l'association des maires petites villes (que préside le larvaire ardéchois O. Dussopt) à la Grande-Motte (Hérault) 

et en campagne dans le Gard, les 25 et 26 mai, puisqu'il profita de ce déplacement gouvernemental pour soutenir la torera à cheval et éleveuse de toros, Marie Sara. Les efforts déployés par le Premier ministre pour soutenir Marie Sara... en vain ! "J’ai donné mon hippocampe porte-bonheur au nouveau Président", déclara Guerrero...

La ponctuation indigente du tweet donne probablement un genre au troll "illettré" (revanche des salariées de GAD), mais pas seulement, comme n'a pas manqué de faire remarquer Florian Philippot, en retweetant la preuve. "Il perd totalement ses nerfs. Ainsi que sa ponctuation et ses majuscules. Pensez-y." 

Les internautes macroniens ont aussitôt lâché leurs commentaires.
Image associée
Certains y ont trouvé un côté très décalé à l'argument du député européen. "Et plutôt que de vous attaquer sur la ponctuation, essayez de trouver des arguments sur son programme, c'est préférable", a ainsi défié un maître du sujet.
"Wow!!! Vos arguments sont puissants!!!", ironise puissamment un autre : cette puissance est en effet fonction du nombre d'emoticons et de points d'exclamation. Un comble, en la circonstance!!!!
"Votre présidentielle ou vous trollez à coup de Bescherelle là non c'est trop pour moi." A l'évidence... (seulement trois, c'est la règle) 
"Faut lui pardonner, c est un ado, il est trop habitué aux SMS ", raille un autre.

Mais Macron peut faire encore plus fort

Le candidat 
Macron lâcha une perle dans son mail d’annonce. Datée du 16 novembre 2016, sa lettre d’information du mouvement politique 'En Marche !' justifie sa réputation de lettré. Premier trébuchement : si Jupiter contrôle tout, son Français lui échappe...

Correction à l'attention des twittos : "Vous pouvez compter sur moi".
Jupiter est-il moins mauvais avec les chiffres ?

Cerise sur le gâteau de Brigitte, sa prof de lettres
On sait partout dans le monde - sauf peut-être à Las Vegas - que la culture française n'est ni un concept, ni un corps mort et on y aime la France pour sa culture. Seul l'ancien secrétaire général adjoint de Hollande en meeting à Lyon pouvait l'ignorer. Le dimanche 5 février 2017, se croyant sans doute dans un salon bobo parisien, ce bel esprit lança : "Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse".

Autre chose ?
Selon ce recalé récidiviste au concours d'entrée à l'École normale supérieure (ENS) (mais pourtant détenteur d'une une maîtrise de philosophie sur ...Machiavel), une culture en France serait la conséquence d'un reniement profond qui contient implicitement le renoncement à une langue française au profit d'une langue en France qui serait par nature diverse: cessant d'être comprise de toutes et tous, elle serait un dialecte.

vendredi 23 juin 2017

"Fait du prince" : Ferrand contesté comme président de groupe imposé par l'Elysée

Ferrand président de groupe : un député REM souhaite avoir "le choix"
 
Joachim Son-Forget souhaité qu'il y ait d'autres candidatures que celle de Richard Ferrand à la présidence du groupe REM à l'Assemblée

Ce député La République en marche souligne qu' "avoir le choix ce sont les bases de la démocratie". "L'exercice démocratique voudrait qu'on appelle toujours de nos voeux la présence de plusieurs personnes", insiste l'insolent, interrogé sur RMC à propos de l'auto-proclamation de l'ex-ministre de la Cohésion des territoires comme président de groupe de novices. 

Joachim Son-Forget réclame d'autres candidatures que celle du favori de Macron 1er. 
"Ce que j'appelle de mes voeux, en effet, c'est qu'on ait le choix", a-t-il répondu à la question de savoir s'il espérait d'autres candidats. 

Le frondeur ne votera pas pour Richard Ferrand

"Reste à voir qui on nous présente, parce que on entend une candidature, qui nous dit qu'il n'y en a pas d'autres…", a ensuite nuancé le député des Français de l'étranger, surpris de sa propre témérité. 
"Je pense qu'il n'y aura pas d'autre candidat pour la présidence du groupe samedi matin", a déclaré de son côté sur franceinfo François de Rugy, ex-écologiste réélu député sous la bannière de La République en marche et candidat au perchoir. 

Richard Ferrand, qui se dit "nommé" à la présidence du groupe de députés La République en marche, fait l'objet d'une enquête préliminaire
La publication fin mai d'un article du Canard enchaîné a révélé que les Mutuelles de Bretagne avaient décidé en 2011, lorsqu'il en était directeur général, de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. 

"Je crois qu'on ne doit pas avoir un retour de la morale, parce que ça c'est le début de la charia", a déclaré Son-Forget. "Je ne sais pas le détail complet de cette histoire; elle ne m'intéresse pas tout à fait, mais il y a en tout cas des éléments où on se dit 'bon, certaines choses peuvent être légales, mais néanmoins, moi est-ce que j'aurais fait ça?' ”, a-t-il ajouté.
 
La candidature de R. Ferrand est critiquée par ses collègues en politique. Les responsables qui ont un peu de sens moral accusent le président jupitérien de l'avoir "exfiltré" du gouvernement pour l' "installer" à la présidence du groupe REM à l'Assemblée, un "acte d'autorité" qui ne respecte ni la constitution, ni le règlement de l'Assemblée.


Une exfiltration sous forme de promotion ?


S'il démissionne du gouvernement, ce n'est pas par repentance,
mais pour présider le groupe parlementaire LREM à l'Assemblée. Le sort de Richard Ferrand fait bondir des politiques, ironisant sur la moralisation de la vie publique promise par Emmanuel Macron. 
Le 19 juin, le président Emmanuel Macron a demandé au ministre de la Cohésion des territoires de renoncer à ses fonctions à la faveur du remaniement qui, au départ, se voulait simplement technique. 
Mais cette formalité d'usage après des élections législatives a viré au remaniement politique, une contrainte consécutive à la révélation du système de fraude mis en place par le MoDem de Bayrou, garde des Sceaux et ministre de la Justice, au détriment du Parlement européen qui, pendant des années, a versé des salaires d'assistants parlementaires à une dizaine de collaborateurs nationaux du parti centriste. Une première démission, celle de Sylvie Goulard, ministre des Armées, a eu un effet domino sur ses collègues du MoDem, Murielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, et de François Bayrou, ministre de la Justice. 
Et on s'attend encore à d'autres dommages collatéraux frappant bientôt Nathalie Griesbeck, député européenne, et Muriel Pénicaud, ministre du Travail, pour une affaire en cours impliquant le président Macron pour un événement à Las Vegas financé par Havas et Business France.  

Une  exfiltration de Richard Ferrand qui n'a trompé personne.
Richard Ferrand qui s'était prévalu d'une "nomination" directe livre aujourd'hui une version nouvelle de sa promotion par l'Elysée. Il raconte désormais qu'après avoir été réélu député en Bretagne le 18 juin dernier, il s'est vu proposer de briguer la présidence du groupe La République en marche (REM). Cette sanction-promotion, soigneusement orchestrée après la réélection de Richard Ferrand à l'Assemblée nationale, a d'ores et déjà fait réagir bon nombre de personnalités politiques.

La plupart s'indignent et dénoncent le double discours de REM, à l'instar du Front National.
Florian Philippot, secrétaire national du parti, estime que Richard Ferrand a en réalité été "promu", ce qui ne correspond pas, d'après lui, aux objectifs de moralisation de la vie publique affichés par REM.
Joffrey Bollée, conseiller régional d'Ile-de-France du FN, s'interroge même sur d'éventuels "dossiers" dont disposerait Richard Ferrand au sujet d'Emmanuel Macron pour se voir ainsi épargner une démission forcée.
Les Républicains ne peut que partager cet avis
Emmanuel Macron "tourne le dos à son objectif d’exemplarité dès le lendemain des élections," estime LR dans un communiqué. "Dans ces conditions, nous pouvons nous interroger sur la sincérité de l’exécutif à restaurer la confiance dans notre vie démocratique, qui fera pourtant l’objet du premier projet de loi qui sera soumis à la nouvelle Assemblée", poursuit Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains (LR) et auteur du texte.

Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais, déplore que Richard Ferrand, qui n'est pas jugé "digne" de conserver ses fonctions ministérielles, se voit néanmoins "recyclé à la présidence du groupe LREM". Le ré-élu de la droite républicaine y voit le signe d'un "mépris pour l'Assemblée nationale".
Certains, comme Pierre-Henri Dumont, député-maire LR de Marck-en-Bareuil (Pas-de-Calais), soulignent les conditions avantageuses dans lesquelles le départ du ministre de la Cohésion des territoires a été organisé. Ce dernier bénéficierait en effet ainsi d'une immunité parlementaire le mettant potentiellement à l'abri des poursuites judiciaires liées à l'affaire qui porte désormais son nom.
Pour l'ancien député LR de la 11e circonscription des Français de l'étranger Thierry Mariani, une docilité des députés LREM qui accepteraient de confirmer par leur vote le reclassement de Richard Ferrand constituerait une "perte de toute crédibilité morale", conduisant à une Assemblée de "godillots".
Premier test de crédibilité des parlementaires LREM

Manuel Bombard, ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon et candidat aux législatives de la France insoumise (FI), souligne également la responsabilité qui incombe désormais aux députés de la majorité présidentielle. Selon lui, il s'agit là d'une occasion pour eux de "montrer leur liberté" en proposant une autre candidature que celle décidée par Emmanuel Macron.
Courberont-ils l'échine sans broncher, dès les premiers jours de la législature ?
L'attitude des nouveaux élus REM siégeant à l'Assemblée nationale à propos de cette décision de l'Elysée confirmera-t-elle leur indépendance, comme ils l'ont assuré au cours de la campagne des législatives, ou respecteront-ils la discipline de parti ? Car c'est à eux seuls qu'appartient la décision de désigner leur président de groupe par un vote libre. 

Jean-Christophe Cambadélis voit dans cet épisode un "test pour la majorité" et l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste (PS) s'interroge sur la capacité des députés REM à faire preuve d'indépendance en s'opposant éventuellement à l'élection de Richard Ferrand à leur tête.
De son côté, Richard Ferrand ne semble pas changer sa ligne de défense.
Le favori du président continue de clamer son indépendance et il se prévaut du fait qu'il n'a pas, pour l'instant, été mis en examen. "Si le Procureur souhaite m'entendre, il m'entendra; pas question d'immunité parlementaire", a-t-il assuré au micro de RTL, le 20 juin au matin, semblant ainsi faire pleinement confiance à l'indépendance du Parquet désormais dépendant de Nicole Belloubet.

Les députés ont jusqu'au 26 juin pour élire leurs présidents de groupe. Pour l'heure, les petits nouveaux semble très soumis dans les rangs LREM et du MoDem, puisque aucun des 350 députés de la majorité présidentielle n'avait encore émis de réserve quant à une éventuelle présidence de leur futur groupe par le ministre démissionnaire. Né à Séoul il y a 34 ans, et radiologue à Lausanne, Joachim Son-Forget est la seule forte tête déclarée: restera-t-il un cas isolé ?