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samedi 19 octobre 2019

Patrick Balkany, condamné pour blanchiment, mais relaxé pour corruption

Patrick Balkany, relaxé d'un côté, mais condamné de l'autre

Sera-t-il bientôt relaxé en appel de l'accusation de blanchiment  ?

Les juges rouges n'aiment pas les riches : en France, faire fortune est suspect, voire honteux. 
Déjà condamné pour fraude fiscale - et conduit directement à la case prison -, le maire septuagénaire de Levallois-Perret Patrick Balkany a été relaxé du délit de corruption.
Mais il s'est vu aussitôt infliger cinq ans de prison pour blanchiment, assortis d'un nouveau mandat de dépôtvendredi à Paris. Et le juge l'a sali en le qualifiant quasiment de truand, dénonçant un "indéniable enracinement dans la délinquance", sans toutefois oser parler de "pacte de corruption".

Le tombeur des communistes (1946-1983) de Levallois-PerretHauts-de-Seine, âgé de 71 ans, n'était pas présent au tribunal correctionnel de Paris : son état de santé et son sens de l'honneur lui interdisant de nouvelles humiliations, il avait refusé d'être extrait de sa cellule de la prison de la Santé, où il est incarcéré depuis sa condamnation, le 13 septembre, à quatre ans de prison.

Absente au premier volet du procès pour raison de santé - après une tentative de suicide début mai -, son épouse et première adjointe Isabelle, 71 ans également, était bien présente sur le banc des prévenus vendredi : après sa condamnation en septembre à 3 ans de prison, elle s'est vue infliger une peine de quatre ans de prison, mais sans incarcération immédiate, eu égard à sa santé fragile.

Tous deux ont en outre été condamnés une nouvelle fois à dix ans d'inéligibilité. Et le tribunal a ordonné la saisie de biens et avoirs du couple, notamment leur moulin à Giverny (Eure). 

Isabelle Balkanya fait appel de cette nouvelle condamnation.
"Comme nous l'avons toujours dit, il n'y a pas un centime d'argent public, c'est uniquement notre patrimoine familial, il n'y a pas de corruption", a-t-elle maintenu à la sortie de l'audience.  



Les Balkany tiennent la mairie depuis quelque 32 ans
Isabelle Balkany, qui est constamment réélue avec son mari à la tête de la commune de l'ouest parisien depuis 36 ans presque sans discontinuer, avait immédiatement contesté sa première condamnation et repris dans la foulée les rênes de la mairie de Levallois pour assurer l'intérim.

Les avocats de Patrick Balkany n'ont pas encore indiqué s'ils comptaient faire appel de cette seconde condamnation, une démarche suspensive qui permettrait au maire, en dépit d'une nouvelle condamnation à dix ans d'inéligibilité, de briguer un nouveau mandat aux municipales du printemps. Sa demande de mise en liberté dans le premier dossier sera examinée mardi. Les juges ne devraient pas courir le risque, selon eux, d'une double réélection des époux Balkany


Ce second jugement sanctionne sévèrement des légèretés des deux élus locaux
Le tribunal condamne le couple pour avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux vastes villas, Pamplemousse aux Antilles et Dar Guycy à Marrakech.

S'ils ont concédé quelques "fautes" - Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse -, ils ont persisté à nier détenir le riad marocain. Et ce, en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés, des meubles payés par Isabelle Balkany. A la différence des "homards" et vins millésimés de François de Rugy à l'Assemblée nationale, lui aussi pour exercer pleinement ses fonctions auprès d'hommes d'affaires. Et de son épouse en secondes noces.


Le tribunal considère que les Balkany auraient dû déclarer les deux villas et souligne la complexité du montage entourant l'acquisition du riad marocain, acheté en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société-écran panaméenne aux titres au porteur.
Il a suivi la piste de l'argent et établi que 5 millions de dollars, versés par un magnat belge du cuivre installé au Congo-Kinshasa sur le compte suisse d'une société offshore panaméenne avait en partie servi à payer le riad, au nom des Balkany.

En revanche, le jugement a écarté tout "pacte de corruption". Le tribunal n'a pas validé l'accusation affirmant que Patrick Balkany s'était fait offrir cette villa par le milliardaire saoudien Mohamed Al Jaber, en échange de délais de paiements dans un projet immobilier de développement de Levallois. Le tribunal estime qu'"il n'a pu exister" de pacte entre les deux hommes au regard de la chronologie des faits et des procédures liées à ce contrat.

Le tribunal n'a pas davantage recueilli les preuves établissant que l'héritier de son père déporté avait effectivement payé le riad de Marrakech. Il l'a donc totalement relaxé.
Les juges ont sanctionné tous les auteurs de "blanchiment aggravé".L'avocat Arnaud Claude, présenté comme le pilote de la transaction marocaine, a écopé de trois ans de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende et Jean-Pierre Aubry, alors fidèle bras droit de Patrick Balkany, de trois ans avec sursis et 100.000 euros d'amende. Les intermédiaires sont habituellement accablés, mais seulement si les accusés sont de gauche...
Résultat de recherche d'images pour "epoux Balkany"

Six mois de prison avec sursis ont été infligés à Alexandre Balkany,  le fils, pour avoir "couvert" ses parents en souscrivant des baux de location fictifs. 

Enfin, l'Etat a obtenu de tous les condamnés un total d'un million d'euros de dommages et intérêts. Si les radars ne rapportent plus, les juges sont, pour Bercy, de bons pourvoyeurs.

La messe n'est pas encore dite dans ce procès marqué par la gouaille d'un infatigable ferrailleur qui a défendu son bilan, une "vie à servir les autres" à Levallois-Perret et regretté sa "manie de vouloir toujours faire plaisir".

mercredi 25 septembre 2019

#balancetonporc: condamnation de l'instigatrice à la délation sexiste

Sandra Muller avait diffamé l’homme qu’elle accusait de harcèlement sexuel

Condamnation du féminisme sexiste de la journaliste encensée par le magazine 'Time'


Sandra Muller, en octobre 2017 à New York


L'homme diffamé a dû attendre près de deux ans pour être lavé de l'opprobre, après la déferlante médiatique attachée au hashtag insultant #balancetonporc sur les réseaux sociaux. 
Résultat de recherche d'images pour "tweet sandra muller"
Sandra Muller, l’instigatrice de ce hashtag abusivement médiatisé, sans esprit critique, ni enquête, par la presse vertueuse, a été condamnée  pour diffamation par le tribunal de Paris, mercredi 25 septembre. Elle devra verser 15.000 euros de dommages et intérêts à Eric Brion qu’elle a sali en l'accusant de harcèlement sexuel.

Retweetés plus de 2.500 fois, les propos dénoncés remontent à une soirée cannoise de 2012
, lors du Marché international des programmes de télévision où ils se trouvaient tous deux pour le travail. Eric Brion, qui a convenu avoir eu des mots déplacés et s’était excusé par texto le lendemain, s’était défendu d’"être un harceleur sexuel".
Quand la presse dite de "qualité" chasse la "fake news",
tout en courant derrière la rumeur
Résultat de recherche d'images pour "is truth dead"Journaliste à la "Lettre de l’audiovisuel", professionnelle présumée de l'information, Sandra Muller est l’une des activistes pompeusement qualifiées de "briseuses de silence" ("one of the silence breakers", ci-dessous) que le magazine Time  avait un peu hâtivement désignée comme l’une des "personnalités de l’année" 2017.
Le propriétaire de Time magazine est Marc Benioff, PdG de la société de cloud computing Salesforce.com, dont les Français Pernod Ricard, Renault, Engie ou Suez sont clients)

L'accusatrice a également été condamnée à verser au plaignant 5.000 euros au titre des frais de justice, à retirer le tweet litigieux et à publier des communiqués judiciaires sur son compte Twitter et dans deux organes de presse, dans une limite de 4.000 euros, selon le jugement consulté par Le Monde. Francis Szpiner, son avocat,  a confirmé qu’il entend faire appel, dénonçant une décision de justice "hors du temps" et "une régression".

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Le 13 octobre 2017, Sandra Muller écrit sur la plate-forme Twitter le message suivant : 
« #balancetonporc !! toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlent [sic] sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends. »
Résultat de recherche d'images pour "tweet sandra muller"

Quatre heures plus tard, un second Tweet : « “Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit” Eric Brion ex-patron de Equidia #balancetonporc ». 
C'est beau l'amour - 48

La parole de milliers de femmes - possiblement des militantes - dénonçant harcèlement ou agressions sexuelles - réels ou fantasmés - s’était "libérée" sous ce mot-dièse #balancetonporc, rapidement devenu viral, et sous son équivalent en anglais #metoo ("moi aussi") relancé par l’actrice Alyssa Milano, révélée au grand public par la série télévisée ...Madame est servie (1984-1992), notoriété entretenue par des séries aux titres évocateurs : Melrose Place (1997-1998), Charmed (1998-2006) - au cours du tournage de laquelle ont lui connaît deux mariages et une liaison avec trois de ses partenaires - et Mistresses (2013-2016).
Wikipedia rapporte que, le 4 septembre 2013, Alyssa Milano publie sur Internet une pseudo "sex-tape" contenant un message décrivant le président syrien comme un dictateur cruel qui massacre des enfants au moyen d'armes chimiques. La vidéo – qui fut largement diffusée par les media occidentaux – fut publiée la veille de la réunion du G20 à Saint-Pétersbourg, et alors que le président Obama peinait à convaincre l'opinion publique internationale d'appuyer sa volonté de faire la guerre à la Syrie.
Des attendus évoquant l'affaire des policiers "barbares", selon Mélenchon

Le préambule de la décision du tribunal prend soin d'indiquer que la question des "violences sous toutes leurs formes infligées aux femmes par des hommes constitue à l’évidence un sujet d’intérêt général". Pour autant, les juges ont estimé qu’en accusant Eric Brion de l’avoir harcelée sexuellement, Sandra Muller a tenu des propos diffamatoires, le délit de harcèlement étant constitué par "une répétition ou une pression grave"

De surcroît,
elle ne peut bénéficier de l’excuse de "bonne foi", n’ayant apporté ni "base factuelle suffisante", "ni preuve de la vérité de ses accusations".

Sandra Muller "a manqué de prudence dans son tweet, notamment en employant des termes virulents tels que “porc pour qualifier le demandeur, l’assimilant dans ce contexte à Harvey Weinstein, et "balance", (…) l’exposant ainsi à la réprobation sociale ; elle a dépassé les limites admissibles de la liberté d’expression, ses propos dégénérant en attaque personnelle", a estimé le tribunal.

La décision des juges souligne en outre "le retentissement exceptionnel mondial qu’ont eu ces deux tweets" et leurs conséquences pour Eric Brion : "isolement social", dégâts dans son couple et lourde dépression. 

Me Francis Szpiner fait peu de cas de l'honneur d'un homme.
"Ce n’est pas un signal positif que la justice envoie, estime-t-il. On leur dit, Mesdames, retournez sept fois votre langue dans votre bouche avant de tweeter, sinon vous serez asphyxiées financièrement", a commenté l’avocat de Sandra Muller, suggérant une légèreté des accusations dans un contexte sensible de chasse sexiste par des féministes.

De son côté,
le plaignant "accueille la décision avec une certaine forme de soulagement", a réagi son avocat, Nicolas Bénoit.
Eric Brion@Eric3rion
Je suis extrêmement soulagé de la décision sévère que vient de rendre la 17ème Chambre du TGI de Paris après 2 années d’une rare violence. C’est notamment la victoire de la vraie #justice sur le tribunal du buzz et des réseaux sociaux #justice #Balancetonporc
Libération de la parole ou délation, une confusion d'activistes.
Lors de l’audience devant la 17e chambre civile du tribunal de Paris, le 29 mai dernier, S. Muller avait défendu la libération de la parole initiée par #balancetonporc, tandis qu’Eric Brion et ses avocats avaient dénoncé un appel à la "délation".
Les avocats de Sandra Muller avaient plaidé que condamner leur cliente reviendrait à "bâillonner" la parole.
Les avocats de la victime avaient en revanche contesté le "mensonge" sur lequel serait fondé #balancetonporc, puisqu’Eric Brion "n’est pas un harceleur". "Oui, #balancetonporc est un phénomène superbe, mais, à côté de ça, il y a eu de la calomnie, de la rumeur", ont-ils souligné. 

Créée en 1977, la "Lettre De l'Audiovisuel" clame qu'elle "fait partie des leaders en matière d'information dans le secteur en pleine mutation des médias et des nouvelles technologies". Fort bien, mais ce leader exemplaire conserve-t-il Sandra Muller dans ses rangs?

jeudi 14 février 2019

Le Parlement européen condamne les excès sécuritaires de Macron

Le Parlement européen condamne le "recours disproportionné à la force" contre les manifestants

En plein mouvement des Gilets jaunes, certains députés européens souhaitaient une condamnation de l’usage des lanceurs de balles de défense, ce que la majorité a finalement refusé

L'usage de lanceurs de balles de défense contre le peuple
plonge la France en état de guerre
 
En pleine crise sociale en France et en dépit des critiques insistantes contre les ordres aux forces de l’ordre de faire usage des lanceurs de balles de défense (LBD), jeudi 14 février, le Parlement européen a clairement condamné "le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques"

La résolution "sur le droit à manifester pacifiquement et l’usage proportionné de la force", qui n’a pas de caractère contraignant, a été votée par 438 députés européens, 78 autres se prononçant contre et 87 s’étant abstenus. 
Le texte, qui invite les Etats membres à "veiller à ce que le recours à la force par les services répressifs soit toujours légal, proportionné et nécessaire et qu’il ait lieu en ultime recours et à ce qu’il préserve la vie et l’intégrité physique des personnes", rappelle que "le recours aveugle à la force contre la foule est contraire au principe de proportionnalité".

Si elle ne cible pas un Etat membre en particulier, le débat animé auquel ont pris part plusieurs eurodéputés français est à l'évidence intervenu dans les circonstances sécuritaires exceptionnelles que subit la France depuis trois mois - sans rapport aucun avec les actions terroristes qu'elle a connues et menées depuis l'intérieur ou l'étranger, comme d'autre, telle l'Espagne, et la résolution est assortie d'un préambule voulu par le Parlement de Strasbourg.

La première version du texte, défendue par une coalition regroupant l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne), condamnait explicitement "le recours à certains types d’armes à létalité réduite par les forces de police contre des manifestants pacifiques, comme les projectiles à impact cinétique" – dont les LBD font partie – ainsi que "le recours aux gaz lacrymogènes", massivement utilisés par les forces de l’ordre françaises et qui font eux aussi débat
Elle demandait de rassembler "des preuves concernant le recours abusif, (...) les blessures et les décès ainsi que leurs causes" dus aux armes utilisées par les forces de l’ordre et enjoignait les Etats à "recourir à des pratiques alternatives qui ont déjà fait leurs preuves". Une désescalade à laquelle se refuse Macron.

La deuxième versionpar la droite européenne, a tendu à adoucir le texte. 
Mais celle-ci (réunie au sein du Parti populaire européen, PPE), majoritaire dans l’hémicycle, a obtenu que la résolution finale ne cible ni la France, ni l’Espagne, ni aucune autre capitale. Et le texte final ne mentionne plus les "armes à létalité réduite" ni leur éventuel "recours abusif".
Cette version de la résolution assure également son soutien à la police, "qui a compté elle aussi de nombreuses victimes dans ses rangs, travaille dans des conditions difficiles, compte tenu notamment de l’hostilité dont font preuve certains manifestants, mais également de la charge de travail excessive". Sachant toutefois que les forces de l'ordre ne sont pas extrêmement sollicitées entre deux samedis.

Après les modifications par le PPE, les Verts ont finalement voté contre la résolution, tandis que la GUE (groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, GUE/NGL, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, éco-socialiste ou communiste) s’est abstenue, tout comme les quelques élus du mouvement Génération.s de Benoît Hamon.

Le débat des eurodéputés a mis en évidence une "surenchère de violence"

Le débat, demandé par une coalition regroupant l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), les Verts et la GUE (Gauche unitaire européenne), avait été lundi soir dominé en partie par la situation en France avec les manifestations des Gilets jaunes, même s’il fait référence à d’autres pays (Roumanie, Espagne, Hongrie, Grèce).

L’eurodéputé écologiste français Yannick Jadot a notamment dénoncé l’usage des LBD, qui a causé de nombreuses blessures graves (énucléation et fracture d'os faciaux, etc) et qui fait même débat au sein des forces de l’ordre
"Il n’y a qu’en France, en Pologne et en Grèce qu’il y a un usage sans limite de ces instruments qui (…), selon les équipes médicales, causent des blessures de guerre."

Les eurodéputés français de Génération.s (groupe S&D : Isabelle Thomas, ex-UNEF-ID, Guillaume Balas, proche des "frondeurs" Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel, et Edouard Martin, syndicaliste CFDT médiatisé lors de la fermeture de l’usine ArcelorMittal, à Florange) mettent le président Macron en accusation: "le président de la République française doit entendre l’alerte du Parlement européen et revoir sa politique de maintien de l’ordre, qui conduit à une surenchère de violence"

"Je m’inquiète pour mon pays, je m’inquiète pour les libertés en France et je m’inquiète du basculement autoritaire du président Macron", a lancé Younous Omarjee, de La France insoumise (GUE) et ancien assistant parlementaire de Paul Vergès - fondateur du Parti communiste réunionnais - au Parlement européen.

L’ancien bras droit de Marine Le Pen, le président des Patriotes, Florian Philippot, s’est présenté dans l’hémicycle en gilet jaune, la main sur un œil pour symboliser les blessés au cours des manifestations, et a dénoncé "un pouvoir aux abois [qui] donne des ordres délirants, irresponsables, insensés contre sa propre population".

Pour le groupe PPE (Parti populaire européen, qui rassemble les partis de droite) Renaud Muselier, Les Républicains, a quant à lui comparé le président Emmanuel Macron à "Jupiter revenu sur terre", lui reprochant des concessions aux Gilets jaunes", "au détriment des règles budgétaires européennes". 

jeudi 17 janvier 2019

Renault: Macron lâche Carlos Ghosn

Fi de la présomption d'innocence, Le Maire lui cherche un successeur

Macron a officiellement lâché le PDG de Renault, Carlos Ghosn, mercredi

Bruno le Maire et Gérald Darmanin avaient récemment rencontré Carlos Ghosn, le 8 novembre lors d'une visite d'Emmanuel Macron à l'usine Renault de Maubeuge.
Macron, Ghosn, Le Maire et Darmanin se congratulant
Deux mois après son arrestation, il a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours pour prendre la tête du constructeur automobile.
Détenu au Japon depuis le 19 novembre, Carlos Ghosn va ainsi perdre la direction de Renault, Nissan et Mitsubishi : l'Etat français l'a révoqué du poste de président du conseil d'administration dès la fin novembre.
"J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, que s'il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes", a lâché le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur LCI.

Le Maire a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours 

Deux mois après son arrestation, l'Etat français, actionnaire principal, recherche la bonne personne pour prendre la tête du constructeur automobile. 
"Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a ajouté le ministre de l'Economie. "J'ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d'administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours", a-t-il aussi indiqué. Alors qu'on lui demandait si cela signifiait que Carlos Ghosn allait être remplacé, il a répondu: "Tout à fait".

Le ministre n'a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l'alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi: "Ce sera au conseil d'administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions". 

Le nom du successeur est avancé

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Dominique Sénard"
Interrogé sur l'éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule comme possible président non exécutif de Renault, B. Le Maire en a loué les qualités, sans se prononcer pour autant. 
"C'est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l'entreprise et qui l'a démontré à plusieurs reprises", a-t-il déclaré, soulignant qu'il était aussi "un spécialiste du secteur automobile".

"L'Etat se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence," a-t-il toutefois pris soin de souligner.

Scénario le plus souvent évoqué, la direction de Renault pourrait être scindée en deux, avec un président du conseil d'administration, d'un côté, et un directeur général exécutif, de l'autre, le nom de Thierry Bolloré, 64 ans, revenant le plus souvent pour ce dernier poste. 
Nommé il y a un an directeur général délégué du Groupe Renault auprès de Carlos Ghosn, dans le cadre de la gouvernance provisoire mise en place le 20 novembre 2018 après l'arrestation du PDG au Japon, il est un ancien de Michelin et de Faurecia (, équipementier très présent en Asie : Chine et Japon) et vague cousin de Vincent Bolloré.

L'Etat français a dépêché plusieurs émissaires à Tokyo 

Au moment où les tensions affleurent entre Français et Japonais, Le Maire a fermement rejeté une redistribution des participations au sein de l'Alliance, qui est devenue sous la direction de C. Ghosn le premier constructeur mondial, Nissan étant dans le groupe le dominant. "Nous souhaitons la pérennité de l'alliance. La question des participations au sein de l'alliance n'est pas sur la table", a-t-il affirmé. 

L'Etat français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital (contre 15,00% à Nissan), mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu'il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans.
Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l'alliance née en 1999. 

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Macron a accueilli le futur empereur du Japon,
 à Versailles en septembre 2018
Dans ce contexte chahuté, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan, notamment Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, qui devait les rencontrer, une source proche du constructeur japonais.
Participent notamment à ce voyage Martin Vial, directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE), et Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, précise Le Figaro.
Il y a seulement quatre mois, ci-dessus, le président Macron offrait un dîner officiel au futur empereur du Japon, Nahurito, 58 ans, auquel ont participé Brigitte Macron et une centaine d’invités - dont le chanteur Charles Aznavour (décédé quelques jours plus tard, en octobre 2018, à 94 ans) ou l’artisan de l’alliance Renault-Nissan Louis Schweitzer, 76 ans, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius (1984-1986), PDG de Renault (1992-20105) et actuel président d' 'Initiative France', réseau qui regroupe 230 associations destinés à accompagner et à financer les entrepreneurs français. Outre l'alliance avec Nissan en 1999, sa présidence est marquée par la privatisation de Renault en 1996 et la fermeture de l'usine belge de Vilvorde.

Mis en examen, notamment pour abus de confiance, Carlos Ghosn a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendrait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG.
Parmi les dernières accusations de Nissan, le PDG de l'Alliance aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d'euros en 2018 de la part d'une filiale néerlandaise détenue à égalité par Nissan et Mitsubishi (NMBV), sans approbation des patrons de Nissan (H. Saikawa) et Mitsubishi (Osamu Masuko), a révélé une source proche du dossier.

mercredi 9 août 2017

Nice: sa condamnation confirmée, le passeur de clandestins ...condamne la justice

"On croyait que la justice était souveraine; on s'est trompé," estime Cédric Herrou 

Le passeur de migrants illégaux et agriculteur intermittent, Cédric Herrou, à nouveau condamné en appel

Herrou fait de la formation à la révolte anti-républicaine 
En effet, il a fait entrer clandestinement des migrants sur le territoire national, mais il a jugé paradoxal l'obligation d'assistance aux personnes en danger et la réponse de la justice. Ce berger n'a ainsi aucune notion de légalité dans une société civilisée.

Cédric Herrou, 37 ans, a bénéficié d'un sursis assortissant sa condamnation mardi en appel à 4 mois de prison. La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence renforce la décision du tribunal de première instance qui l'avait condamné à 3.000 euros d'amende avec sursis pour avoir fait passer la frontière franco-italienne à environ 200 migrants et en avoir accueilli chez lui en 2016. 

Dès
 mardi midi, Europe 1 a fourni à l'agriculteur la possibilité de faire entendrer sa colère.

Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou spectacles"
Le berger décrète ce qui, dans la loi égale pour tous, lui convient.  "Nos actions sont, pour nous, légales, décide-t-il. Il s'agit d'alerter les pouvoirs publics sur le fait qu'il y a des mineurs isolés [les enfants restent une valeur sûre de chantage dans l'opinion et les situations médiatisées], des personnes en demande d'asile qui ne sont pas considérées", dans la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne. Une demande ne doit-elle pas être acceptée par les accueillants, plutôt que satisfaite sans autorisation légale et par un état de fait imposé ? 

Le citoyen au-dessus des lois s'en prend à la Justice.
"On a voulu, en ayant confiance en la justice, l'alerter, en pensant qu'elle était souveraine et indépendante. Je crois qu'on s'est un peu trompé", glisse-t-il dans un rire jaune. Alerter sur une situation humanitaire grave. La politique subversive du fait accompli - déjà en vigueur avec les naissances sur le territoire d'enfants d'illégaux -  n'a force de loi que dans les pays faibles et la notion de vigilance citoyenne trouve ici une illustration de son caractère anti-républicain.

Le passeur militant instrumentalise l'humanisme à des fins politiques
Image associée
Photo d'un homme de spectacle pour les media
Outre son appropriation machiavélique des illégaux les plus jeunes, il joue de la corde sensible humanitaire pour contester leur traitement "en tant qu'humains". Médiatisé par la presse en mal estival de copie et de repères républicains, le berger passe pour symbole de l'aide et de la défense des migrants, bien que clandestins. 

Cédric Herrou n'assume pas sa condamnation. 
A ses yeux d'internationaliste, sa condamnation serait un paradoxe. "D'un côté, il y a la loi qui nous oblige à assister des personnes en danger. On le fait, on alerte via la presse l'Etat et la justice sur ce problème dans notre vallée, et la réponse, c'est une menace de prison", s'insurge-t-il et faisant oublier par ses cris que son raisonnement est fondamentalement faux. Le danger auquel s'exposent les migrants clandestins est-il plus grand en Europe que dans leurs pays d'origine ? Afghanistan ou Syrie ?  
Le berger confie son troupeau à des sympathisants et culpabilise la France
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou spectacles""Il faut rappeler ce qu'est la France, le pays des droits de l'homme. La France s'est battue pour la protection de l'enfance, il ne faut pas perdre tout ça. (…) On n'est pas là à vouloir faire rentrer toute l'Afrique. On veut que les gens qui se trouvent sur le territoire français [introduits sans autorisation] soient considérés en tant qu'humains, et non pas en tant que colis, que bestiaux [sic] comme actuellement. ", surjoue-t-il, aux limites de l'indécence populiste
L'amour de Herrou pour son pays est touchant : "On veut que la France reste digne, noble, belle." 😶

Le militant en appelle désormais à Emmanuel Macron. 
Une volonté de médiatisation maximale ? "J'alerte monsieur le Président, que je respecte beaucoup. 😈Je l'appelle à agir, à réagir, à prendre position", lance-t-il sur Europe 1. 

Médecins du Monde n'est jamais très loin derrière Cédric Herrou. 
L'extrême gauche condamne la justice et les juges de son pays : seraient-ils partisans ? Pour le défendre contre la justice,  outre la Cimade ou Médecins du monde, une centaine de militants, entre autres de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de La France Insoumise, Emmaüs, sont venus intimider les juges de la Cour d'appel, munis de pancartes "La solidarité n'est pas un délit" et derrière une banderole "Je connais ton nom, étranger; tu t'appelles mon frère".

Parmi eux, Me Magalie Abenza, avocate au nom basque, spécialisée en droit des affaires et en propriété intellectuelle (vous voyez le lien?) et membre du Syndicat des Avocats de France, proche de la LDH et de nombreux collectifs pour la défense des droits des étrangers, établit un parallèle révélateur de son engagement, s'étonnant qu'"au moment où on célèbre les 'Justes' qui agissaient en 1940, aujourd'hui, les mêmes personnes qui viennent en aide aux migrants passent devant un tribunal". Cherchez les nazis...
Pour Me Monika Mahy-Ma-Somga, une famille implantée à Robion (Vaucluse), spécialiste du droit des assurances et de l' immobilier (le militantisme déborde encore sur la profession : quant à la déontologie...), ces militants "ne font que venir en aide à d'autres personnes" et ne peuvent être condamnés. La dame en bavette est en charge de la défense et non du verdict : le monde est vraiment mal fait !

L'ancien organisateur de concerts reconverti en paysan des Alpes-de-Haute-Provence n'agit pas seul et ses soutiens sortent de la garrigue. "C’est l’Etat qui devrait être condamné et Cédric Herrou remercié », a déclaré le porte-parole du Parti communiste français, Olivier Dartigolles. Geneviève Jacques, présidente de la Cimade dont la presse vante la modération,  s’est dite, elle, "scandalisée" par cette décision des juges.
Herrou  a d'ores et déjà annoncé son intention de se pourvoir en cassation.
Alors que ce squatteur croit pouvoir faire sa loi, la Cour d’Appel l’a également condamné pour l’occupation illicite d’un bâtiment vacant de la SNCF. L'illégal du 06 a  pourtant annoncé qu’il va se pourvoir en cassation. "Il n’y a aucune flagrance de passage à la frontière, rien", se félicite-t-il. "Je revendique seulement le fait d’accueillir des gens qui ont passé la frontière par leurs propres moyens", a-t-il affirmé après l’audience. Et quand il les prend à bord de son véhicule personnel fait-il seulement de l'accueil humanitaire ?
En février dernier, à Aix-en-Provence devant une foule de soutiens venus faire pression sur le verdict, alors que la situation ne cesse d'empirer à la frontière, l'activiste se plaignait. "Je me sens considéré comme un contrebandier" par la justice "alors qu'on parle de gens". Mais, de son propre aveu, l'agriculteur bio de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) a "transporté des gens", des migrants, majoritairement des Soudanais et Érythréens, dont des mineurs, depuis l'Italie et aidé jusqu'à 200 clandestins, " admettait-il.

mercredi 1 février 2017

Elysée : Hollande reçoit des handballeurs condamnés pour match truqué

Recevra-t-il aussi les journalistes du Canard enchaîné, truqueurs de la Présidentielle 2017 ?

Karabatic et quinze autres prévenus étaient en attente de leur jugement en appel
Nikola Karabatic, son fils Alek et François Hollande, président de la République lors de la réception de l'équipe des France de Handball, championne du monde, au palais de l'Elysée à Paris, le 30 janvier 2017, au lendemain de sa victoire en finale de la coupe du monde contre l'équipe de la Norvège.

Le joueur de Montpellier avait été condamné à 10.000 euros d’amende en première instance en 2012, mais avait échappé à la prison. Comme le savait le président Hollande, le procès en appel de Nikola Karabatic et de quinze autres prévenus a débuté le lundi 21 novembre 2016 au matin à Montpellier pour des paris liés à un match présumé truqué en 2012, qui avait valu à l’icône française du handball une amende de 10.000 euros pour escroquerie en 2015.
En première instance, en juillet 2015, le tribunal correctionnel de Montpellier avait reconnu coupables seize prévenus, poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie, et leur avait infligé des amendes allant de 1 500 à 30 000 euros. Aucune peine de prison n’avait été prononcée, contrairement aux réquisitions.

Des paris de 100.000 euros
Le cœur de l’affaire porte sur des paris passés à hauteur de plus de 100.000 euros et à la cote de 2,9 contre 1 sur le résultat à la mi-temps d’un match disputé et perdu en mai 2012 par le club mené par Nikola Karabatic, Montpellier, face au club de Cesson. Montpellier était alors déjà sacré champion de France, tandis que Cesson, commune de moins de 10.000 habitants de Seine-et-Marne, tentait d’éviter la relégation en division inférieure.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Karabatic"Les prévenus sont accusés d’avoir "trompé la société Française des jeux" (FDJ) pour "la déterminer à remettre une somme totale de l’ordre de 300.000 euros aux gagnants". Or, Nikola Karabatic (recto à droite, ci-contre) est notamment accusé d’avoir fait miser par sa compagne la somme de 1.500 euros sur la défaite de Montpellier à la mi-temps.
La Française des jeux - une entreprise publique détenue à 72 % par... l'État français, la Ligue nationale de handball, Montpellier Handball, Montpellier agglomération Handball et la Fédération française de handball étaient parties civiles. Les prévenus encouraient cinq ans de prison et 375.000 euros d’amende, ainsi que l’interdiction pendant cinq ans d’exercer l’activité professionnelle ayant permis l’infraction.

"On a voulu faire tomber Nikola", clame des complotistes
Son frère Luka avait été condamné à 15.000 euros d’amende ; leurs compagnes Géraldine Pillet et Jennifer Priez, dont la désinvolture, voire l’arrogance, avait fortement agacé le tribunal, à 10.000 euros d’amende. En appel, les deux couples étaient cette fois défendus par Me Philippe Nemausat et Me Jean-Marc Darrigade.
Boucs émissaires présentés comme les pivots de cette affaire de trucage, le joueur serbe Mladen Bojinovic et le buraliste Nicolas Gilet avaient été condamnés aux amendes les plus élevées en première instance, soit 30.000 euros.

Antisemitisme de Didier Dinart et 
Nikola Karabatic à Londres en 2012
Nikola Karabatic et deux autres joueurs, le Slovène Dragan Gajic et le Tunisien Issam Tej, ont toujours nié avoir parié. Leurs co-prévenus ont reconnu en revanche l’avoir fait sur des "critères sportifs" pour "faire un peu de fric", sans volonté, ont-ils assuré, de truquer la rencontre. Primates inconscients du dommage occasionné à Cesson, ses joueurs et la commune entière.

"On a voulu faire tomber Nikola Karabatic", avait assuré la défense en première instance. Et son frère et sa compagne n’avaient eu de cesse de disculper le double champion olympique et triple champion du monde et d’Europe.

Antisémitisme de Dieudonné
 et Noah
Agé de 32 ans, le joueur, de père croate et de mère serbe, arrivé en France à l’âge de 4 ans, et passé par le centre de formation de Montpellier, a été désigné à deux reprises, en 2007 et 2014, meilleur joueur de la planète. Ce qui autorise quelques libertés avec l'éthique ! Notamment des jeux antisémites (ci-dessus à gauche), également pratiqués par Dieudonné et Noah (ci-dessus à droite).

Le président Hollande fait néanmoins venir les condamnés à l'Elysée

Sans attendre la décision de la cour d’Appel de Montpellier attendue pour le mercredi 1er février, le président déserteur a organisé la réception des champions du monde à l’Elysée, dès le dimanche 29 janvier.
Nikola Karabatic et l’équipe de France de handball, le 30 janvier, à l’Elysée, au lendemain de leur sixième sacre mondial.
Bon enfant, le tribunal a également attendu la fin de la tournée des plateaux télévisés pour rendre son jugement. Ce qui n'empêche pas les media partisans de prétendre , à la suite de Philippe Nemausat, l’avocat du joueur qu'ON a voulu "atteindre la montagne Karabatic" afin "d’assurer la couverture médiatique" de l’affaire.
Dans sa plaidoirie, Thierry Herzog, avocat de la Française des jeux, partie civile, avait pourtant dénoncé "des méthodes de voyous".

Voir d'ailleurs ci-dessous le comportement des invités de Hollande, joueurs et entraîneur, dans les studios de L'Equipe TV, en 2012, quand s'exprime l'"euphorie" destructrice des démonteurs et noter que la table commence à se soulever à droite, du côté d'Onesta, l'entraîneur, qui dirige la manoeuvre:
L'entraîneur conduit les opérations (flèche rouge)
et le capitaine Karabatic participe activement (flèche bleue)
Résultat de recherche d'images pour "video karabatic demonte studio L'Equipe TV"
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Savoir dans quel état les Experts ont laissé les salons de l'Elysée...

Ce qui importe pour l'heure, c'est surtout de savoir si Hollande a inscrit à son agenda la réception des journalistes démonteurs de la Présidentielle 2017.