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mercredi 17 juin 2020

Presse institutionnelle anti-républicaine: traitement populiste de l'anti-racisme et des interpellations policières

Son traitement de l'information révèle une presse alignée sur un pouvoir démissionnaire

La presse achète la paix commerciale de... ses annonceurs


La dictature du sensationnel conduit à l''inversion des valeurs des journalistes et de leurs chroniqueurs,
paresseux soucieux de plaire aux puissants, imbus de leur position de courtisans, attachés à leurs privilèges et méprisant des "gens" qui pourraient pourtant leur expliquer tout ce qui leur échappe en collant servilement aux éléments de langage officiels qui enténèbrent leurs cerveaux  et réduisent leur champ de compréhension.

Les media ont accompagné les derniers fourvoiements du pouvoir.  
A droite comme à gauche, et au centre en recherche permanent de convictions, tout le monde les déteste pour leur contribution au chaos général dans lequel les Français cherchent une lumière. Ils la trouvent dans les réseaux sociaux, ce qui crée un embarras supplémentaire. 

Nos analystes auto-proclamés ne distinguent plus la cause des conséquences 

Soumis à l'instant et à la concurrence entre les groupes d'intérêts qui les assujettissent, ils ne pensent plus: oublions qu'ils puissent réfléchir, puisqu'ils parlent eux-mêmes de récit de l'actualité, par le petit bout de la lorgnette, tout en assurant qu'ils prennent du recul, de la distance et de la hauteur ! Ce qui les gouverne est la nécessité de complaire à leurs maîtres et de flatter le plus grand nombre possible de gogos.

Si l'AFP ne met pas en exergue pour eux les documents qui leur permettraient de mettre les faits en abyme, les copieurs-colleurs paresseux passent à côté de l'essentiel et nous servent tous la même soupe, en même temps et dans les mêmes termes. Ils parlent eux-mêmes de "récit" de l'actualité. De fait, l'info est parcellaire, décontextualisée et dépouillée de toute transversalité et référence à l'Histoire, même récente: le petit bout de la lorgnette va très bien au quidam, pensent-ils. Peu importe le contenu de consensualité insipide, dès l'instant qu'on a le contenant vendeur, le paraître. La crédibilité est proportionnelle à l'apparence, puisque l'habit fait le moine  : porter ou ne pas porter la cravate, se peindre les ongles en rouge, se faire brusher leurs cheveux (dé)colorés et se prendre des poses, la bouche en tuyau d'évacuation et l'air important, et asséner l'un derrière l'autre qu'ils prennent du recul, de la distance et de la hauteur ! 
Passons sur les prétentions des illettrés de niveau bac+5, nombreux parmi eux, qui ânonnent leurs fiches comme un député LREM ou ignorent toute liaison (les "affairetrangères") ou en prononcent mal-à-propos ("cent-z-élus") et à qui, outre l'orthographique réflexe, manquent les bases stylistiques qui permettrait la compréhension orale et même visuelle. 
Difficile en revanche d'ignorer les "fact checkers" puisque tous les organes de presse s'enorgueillissent d'en être dotés pour apporter la contradiction sur des nuances, en pinaillant notamment sur des chiffres à qui on fait de toute façon dire ce qu'on veut.

Ils n'attaquent pas isolés: ils agissent en meute.
La solidarité professionnelle ignore la déontologie et ils se serrent les coudes: ne jamais avouer une source non vérifiée ni un plagiat, ni une erreur. Les réseaux sociaux sont à cet égard à la fois des contributeurs faciles d'informations et de vidéos, mais des rivaux difficiles et décriés. La règle est de ne jamais avouer, mais de se plaindre au premier mot de travers d'un élu sur un arrogant de la presse et les blancs-becs sont légion.  

Ils se défendent de subir le joug du buzz et de l'audimat ?

La presse fait polémique de tout ou propos ou problème de terrain. 
Chaque entretien se termine sur une question vacharde susceptible de mettre à mal l'acteur politique invité et de le faire chuter: ce journaliste-là touche-t-il une prime pour chaque piège tendu, embûche dressé ou guet-apens, façon racaille contre pompiers ?

"
Que sait-on des insultes antisémites entendues lors du rassemblement pour Adama Traoré ?,
interroge CheckNews (Libération) 
On voit d'emblée venir le déni: le doute sur leur réalité est contenu dans la question. Et ça commence bille en tête: "Selon des témoins interrogés [le secret des sources dispense de l'identification desdits "témoins"?], ces cris ne reflètent pas l'ambiance générale de la manifestation." Assertion !

VOIR et ENTENDRE la version nettoyée de la vidéo des insultes anti-sémites proférées par les activistes anti-racistes mobilisés par le ComitéPourAdama animé par l'ultra-gauche en sous-main de la famille Traoré: 

Ce qui lui va mal, à cette caste de journalistes prétentieux, c'est d'avoir à partager avec les réseaux sociaux ce buzz dont ils avaient jusqu'ici l'exclusivité de la fabrication. Les internautes sont partout et ils sont désormais les pourvoyeurs de matériel aux professionnels de l'investigation au téléphone. Malaise parmi d'autres, ces arrogants media vertueux veulent pourtant se faire rétribuer par les internautes sur le dos de leurs contributeurs internautes...

En février 2019, Libération distinguait déjà les "vrais" des faux anti-racistes.

La découverte de l'"anti-racisme racisé" ne date donc pas d'aujourd'hui.
Les "bons" répondaient à l'appel du "NPA et d'associations antiracistes,  rassemblement alternatif3 à celui des "méchants" de la Place de la République.















«Les vrais antiracistes, ils sont là ce soir.» Echarpe tricolore autour du cou, Madjid Messaoudene, conseiller municipal (Front de gauche) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), annonce la couleur. «Il y a une flambée des actes antisémites : il fallait donc marquer le coup en les dénonçant fermement ce soir, insiste-t-il. J’ai d’ailleurs tout de suite condamné la façon dont Alain Finkielkraut a été alpagué samedi par des gilets jaunes. Mais il ne faut pas oublier les autres discriminations.» En ce sens, le Séquano-Dionysien rejoint les centaines de personnes attroupées place Jean-Ferrat, dans le XXe arrondissement de Paris, «contre l’antisémitisme et son instrumentalisation». A l’appel de l’Union juive française pour la paix (UJFP), de formations d’extrême gauche (dont le NPA), mais aussi d’associations antiracistes (Comité Adama, collectif Rosa Parks, etc.) et du controversé Parti des indigènes de la République (PIR), un deuxième rassemblement, alternatif au grand raout de la place de la République, a en effet été organisé mardi soir dans la capitale pour condamner l’antisémitisme, «parmi tous les racismes», mais surtout pour dénoncer la récupération politique de la part des grandes formations de droite comme de gauche de la haine antijuifs. 
«Il faut faire entendre une voix ferme et unitaire contre l’antisémitisme, prévient à ce propos l’universitaire Julien Salingue, figure du NPA, devançant les éventuelles accusations. En revanche, comment faire confiance aux pompiers pyromanes qui ont mené des politiques racistes ces dernières années ?»
N'est pas anti-raciste qui veut ! C'est la chasse gardée des pratiquants du double-jeu politicien. 
Libération instrumentalisait déjà les "Gilets jaunes" (ci-dessus).

Bizarrement, Le Monde a enfoui le sujet, à la différence du HuffingtonPost appartenant à son groupe de presse: l'antisémitisme ne mérite-t-il pas mieux qu'une répartition des rôles ?

Sur Twitter, un journaliste du Figaro présent à la manifestation a publié une autre vidéo dans laquelle pourrait se trouver une autre insulte antisémite.
Il ne serait pourtant pas compliqué de nettoyer cette vidéo, si on veut vraiment établir avec certitude ce qui a été crié.Bref, notre presse fait l'impasse sur ce qui dérange: elle polémique à sens unique.
Prenons l'exploitation médiatique des anti-racistes racisés

Les organes de presse se débloquent sur le sujet du  "vrai" anti-racisme",
comme dirait l'autre.



Mais ils polémiquent en inversant les propositions: les causes et les conséquences ne disent pas la même chose et privilégier les dernières, c'est prendre le parti du criminel contre la victime innocente.
Ce qui devrait faire polémique, ce n'est pas l'interpellation musclée d'une femme racisée violente qui invective et jette des morceaux de pavé sur les fonctionnaires de police en charge de la sécurité publique, mais que la France en soit arrivée à ce degré de haine anti-flic.

Le traitement de l'information révèle une presse alignée sur un pouvoir démissionnaire





dimanche 14 juin 2020

Des "anti-racistes" en flagrant délit d'antisémitisme dans la manifestation pour Adama Traoré

Des manifestants anti-racistes traitent de "sales juifs" des contre-manifestants: la préfecture saisit la justice

Jean-Luc Mélenchon accuse la préfecture de Police de colporter des "ragots antisémites"...
 
 
La séquence dure 1 minute et 6 secondes, mais n'a pas été spontanément relayé par la presse anti-sioniste.

VOIR et NE PAS ENTENDRE les insultes antisémites: Le Parisien les recouvre d'une musique guillerette, mais interrompt sa musique pour Assa Traoré...


La scène a été relayée sur le compte Twitter de l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Une information que la presse institutionnelle aurait volontiers dissimulée: Le Parisien (groupe LVMH) a tenté le coup, en accusant son confrère d'extrémisme...
On y voit la foule s’indigner de "la provocation" faite par le "groupuscule" Génération identitaire", écrit le HuffPost, venu "perturber" la manifestation "en hommage" à Adama Traoré," ce samedi 13 juin place de la République à Paris.
  
Au milieu du brouhaha et des cris de protestation, l’insulte “sale juif” est entendue à, au moins, six reprises. Qui l’ "assène" [?]? 
Impossible de le savoir. La vidéo ne permet pas de voir si ces insultes antisémites sont proférées par une ou plusieurs personnes et celle du Parisien ne simplifie pas la tâche de la justice.... 
En outre, impossible également de percevoir dans cette séquence la réaction des manifestants, "assène" le HuffPost. L’article publié sur le site de l’hebdomadaire [ne pas le nommer deux fois?] ne donne pas plus d’informations et attribue ces cris à “des manifestants” mêlés au reste de la foule. 

Le HuffPost passe à l'offensive, en soutien des indigénistes anti-sémites.
"Sans attendre davantage d’explications, la droite et l’extrême droite ont désigné l’ensemble des participants comme complices de ces insultes," mais le site du groupe Le Monde - dont Anne Sinclair fut un temps directrice éditoriale de cette version française de la maison-mère américaine (groupe Oath) -  n'observe pas que les anti-racistes ne tentent nullement de faire taire les brebis galeuses dans leurs rangs : sont-ils aussi indulgents, au Monde, s'agissant des policiers égarés?

“L’antiracisme qui hurle ‘sales juifs’ fait la preuve de son ignoble racisme! Et bravo aux jeunes de Génération identitaire qui ont le courage de dénoncer le racisme anti-blancs”, a tweeté l’eurodéputé RN, Gilbert Collard, indignant le journaliste Romain Herreros, beaucoup moins sévère avec les antisémites
"‘Sales juifs’, c’est ce qu’on peut entendre dans les fausses manifestations anti-racistes vrais rassemblements haineux d’extrême gauche", a "renchéri" [Herreros] le député LR Eric Ciotti.

A en croire le HuffPost, aucun acteur politique de gauche n'a condamné cette manifestation antisémite. 

De son côté, la préfecture de police de Paris a immédiatement réagi. 
"Le préfet de Police signale ces propos antisémites [le mot est faible] à la justice”, a tweeté la préfecture.  
 Préfecture de Police ✔@prefpolice "Sales juifs" scandé par les manifestants. Le préfet de Police signale ces propos antisémites à la justice. 5 803 17:27 - 13 juin 2020

VOIR et ENTENDRE la scène sans manipulation du document, avec le son litigieux, pour accéder à l'information que le HuffPost tente d'occulter:

Ce qui a fait perdre ses nerfs à Jean-Luc Mélenchon. 
"Un communiqué de la préfecture de police incite à la haine," assure-t-il... 
Et il accuse le ministère de l'Intérieur de "colporter des ragots antisémites". Méthodes indignes pour diviser, semer la haine et défigurer la marche pacifique des antiracistes”, a "réagi" [accusé ?] le leader de la France insoumise (LFI). 

Sur les réseaux sociaux, plusieurs participants à la marche s’offusquent de l’amalgame fait par leurs détracteurs, notent le journaliste Herreros.
Depuis son ordinateur, il souligne, comme les images du HuffPost en attestent, que ce sont surtout des chants antifascistes qui étaient scandés quand Génération identitaire déployait sa banderole. Dommage que la bande-son n'atteste pas le bien-fondé de cette accusation.      

"Reste maintenant à la justice de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé sur le parvis de la place de la République," note finement Herreros. 

Du côté des identitaires, 12 "activistes" (pour le coup !) ont été interpellés et placés en garde à vue après leur action menée sur le toit d’un immeuble, a indiqué une source policière à BFMTV. 

dimanche 24 mai 2020

La chanteuse Camélia Jordana dénonce des violences policières

Ces accusations sont-elles les équivalents racistes anti-Blancs de l'antisémitisme des anti-sionistes ?

Le ministre de l'Intérieur réagit ce dimanche au discours tenu par la chanteuse samedi soir

Racisme anti-blanc : la réponse cinglante d'un policier au ...

Elle s'est fait connaître comme chanteuse et a utilisé sa notoriété sur France 2, samedi soir, dans 'On n'est pas couché'. Ruquier et la chaîne de service public auraient pu anticiper l'esclandre mais, en l'invitant à échanger avec l'auteur Philippe Besson - un intime de Macron (participant à un meeting de soutien au candidat En marche ! à Bercy et présent, comme un autre homosexuel, Stéphane Bern, aux agapes organisées à La Rotonde, le soir de son succès au premier tour) -  sur le sujet des violences policières qui ont marqué la France ces dernières années, c'était assurer le buzz. 
Comme escompté, la vingtenaire s'en est prise à la police, une habitude dans la communauté à laquelle elle s'identifie. L'occasion donc de manifester son appartenance à l'une et son rejet de l'autre, celle qui l'a pourtant sortie de l'anonymat en en faisant une vedette de la chanson. C'est sur M6 en effet qu'elle s'est fait un nom en 2009, grâce à l'émission Nouvelle Star, où elle finit 3e. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces media, chaînes publique (France télévisions) et privée (groupe RTL) indistinctement, ne l'ont pas discriminée au faciès, bien au contraire.
C'est ensuite Yvan Attal, issu de la communauté des Juifs séfarades d'Algérie, qui a fait de Camélia Jordana une actrice dans "Le brio" (2017), film produit par Pathé et France 2  qui lui valut en 2018 le César du meilleur espoir féminin. Le jury des Cesar n'avait donc pas failli dans ses partis-pris...  
Le plus raciste n'est pas celui que l'on veut bien faire croire ...

"Quand (elle a) les cheveux frisés, (elle ne se sent) pas en sécurité face à un flic en France".


Cette accusation de l'artiste, dont le grand-père était un référent local du FLN, s'ajoute aux propos isolés par Christophe Castaner. 

Le ministre de l'Intérieur appelle ce dimanche à "une condamnation sans réserve" des propos de Camélia Jordana Riad-Aliouane 
La France a sa première association contre le « racisme anti-blanc »
Les "toubabs", "faces de craie" et "culs blancs", se rebiffent ?
En voulant dénoncer les violences policières, samedi soir dans On n'est pas couché, cette petite-fille d’immigrés algériens a "alimenté la haine et la violence", condamne le ministre de l'Intérieur, un ancien élu socialiste:
"Non madame, 'les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue' ne se font pas 'massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau'", écrit-il, citant la protégée du monde du spectacle. "C propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve." Condamnation judiciaire ?

Ces artistes aux poitrines et torses exhibés, rappeurs haineux ou acteurs qui se prennent pour des penseurs - tels NTM (Nique ta mère...), Rohff (Comorien condamné quatre fois pour port d'armes et violences), Rost (Franco-togolais nommé au Conseil économique, social et environnemental par François Hollande (lequel rend visite au calomniateur Théo sur son lit d'hôpital et ignore les policiers hospitalisés), mais qui lance à son interlocuteur sur CNews; "ce sont des gens comme toi qu’il faut assassiner")  Omar Sy (Franco-sénégalo-mauritanien qui traite Eric Zemmour de "criminel" et qualifie Anne-Elisabeth Lemoine de "teubée" en direct), aussi impunément que des conducteurs de scooters volés qui fauchent des passants dans leurs rodéos urbains délictueux, sont-ils plus respectables que Camélia Jordana ?

dimanche 26 janvier 2020

Macron choque les magistrats avec sa sortie sur l’affaire Halimi

Macron conteste la décision du tribunal déclarant un assassin antisémite musulman "pénalement irresponsable"

Le président de la République a évoqué  un "besoin de procès" 

Sarah Halimi avait été battue, puis défenestrée au cri d’ 'Allahou Akbar'
Résultat de recherche d'images pour "macron rentree des magistrats"

Dans l’avion présidentiel le ramenant à Paris, jeudi 23 janvier au soir, après deux jours passés en Israël pour le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz, le président de la République est revenu sur la décision de la cour d’Appel de Paris du 19 décembre 2019, à propos du meurtre de la retraitée sexagénaire de confession juive, battue, puis défenestrée au cri d’ 'Allahou Akbar' par son voisin alors âgé de 27 ans, Kobili Traoré, à son domicile parisien, en avril 2017. 
Une nouvelle fois, des commentaires de Macron provoquent une vive émotion dans le monde de la justice, cette fois à propos du dossier de l’affaire Sarah Halimi, assassinée au nom de l'islam. 

Le discernement du meurtrier  antisémite était aboli au moment des faits. 
Ainsi en ont décidé les trois magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’Appel. En conséquence, le mis en examen pour l’homicide volontaire à caractère antisémite a été déclaré pénalement irresponsable. Les parties civiles se sont pourvues en cassation. "Même si, à la fin, le juge devait décider que la responsabilité pénale n'est pas là, le besoin de procès, lui, est là", avait baragouiné le chef de l'Etat, à la manière de Hollande.

Macron a chargé le journal Le Monde de Xavier Niel et Matthieu Pigasse de diffuser sa pensée : "Le procès, en ce qu’il met les parties autour d’une table et qu’il est un exercice reconnaissant la douleur, permet de dire l’acte. Dans sa part sacramentelle, il est indispensable pour faire son deuil, pour parachever l’exercice de vérité. (…) Il faut un procès sur des sujets aussi forts, quand bien même à la fin, pour des raisons d’expertise, on déciderait qu’il n’y aurait pas de responsabilité pénale, parce qu’on aura établi les autres responsabilités, qu’on aura permis de faire émerger la vérité et de faire le travail de deuil."

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a Cour de cassation recadre Macron, lui rappelant "l’indépendance de la justice" 

"
L’indépendance de la justice est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie," ont asséné la première présidente de la Cour de cassation, Chantal Arens, et le procureur général de cette cour, François Molins (ci-dessus), dans un communiqué de la Cour de Cassation diffusée ce lundi 27 janvier. "Les magistrats de la Cour de cassation doivent pouvoir examiner en toute sérénité et en toute indépendance les pourvois dont ils sont saisis", écrivent l'ancienne première présidente de la cour d'Appel de Paris, nommée par Hollande le 30 juillet 2014, et l'ancien procureur de la République de Paris, nommé à la Cour de Cassation par Macron, et connu pour sa gestion des attaques et attentats terroristes islamistes majeurs survenus en France et omniprésent dans les media.

Ce communiqué laconique de la cour de Cassation vient en réaction aux propos de Macron, le 23 janvier, lors de son discours devant la communauté française d'Israël à Jérusalem. "Je ne peux vous parler avec le coeur, car je suis le garant de l'indépendance de la justice, des principes cardinaux de notre Code pénal" avait commencé l'orateur des petits comités confinés, évoquant aussi "un pourvoi en Cassation [qui] a été formé et constitue une voie possible par le droit". Sous le coup de l'émotion collective, le président de la République a tenu à expliquer cette sortie ainsi : "J'ai reçu tant de lettres, entendu tant d'émoi, vu tant de rage, de colère à l'idée que la justice ne soit jamais faite".

Un message adressé aux autorités politiques, supposé passer au-dessus de la tête des juges.
Le 19 décembre, la cour d'Appel de Paris a déclaré l'assassin antisémite Kobili Traoré pénalement irresponsable du seul fait que ce consommateur de cannabis était alors en proie à une "bouffée délirante", selon le rapport psychiatrique, la psychiatrie étant considérée comme une science exacte... Une incitation à se défoncer avant de tuer ses père et mère !
Il ne pourra donc pas être jugé par un jury populaire d'Assises, ce qui a provoqué l'indignation des parties civiles et de représentants de la communauté juive.

Les magistrats de la plus haute juridiction française doivent sans cesse adresser des messages publics aux autorités politiques. Lors de l'audience solennelle de rentrée de janvier 2016, le premier président de la Cour de Cassation, Bertrand Louvel, et le procureur général, Jean-Claude Marin, avaient adressé la demande d'un "débat de société sur la justice", face aux mesures sécuritaires post-attentats. "Gouvernement, Parlement, Conseil constitutionnel ont convergé pour ne pas désigner le juge judiciaire dans ces lois récentes (…) Pourquoi l'autorité judiciaire est-elle ainsi évitée ?" avait interpellé Bertrand Louvel dans son discours.

Emmanuel Macron et Serge Klarsfeld au Mémorial de la Déportation des Juifs de France à Roglit, Israël, le 23 janvier 2020
Gardons à l'esprit que le port d'une kippa par un non juif, même dans une synagogue, n'est absolument pas obligatoire. 
Macron a fait un choix personnel et, parallèlement, celui de refuser de bénir le cercueil de Johnny Hallyday dans l'église de la Madeleine et a rompu avec la tradition consistant pour un nouvel élu à l'Elysée de réserver sa première visite à l'archevêque de Rome. Bien qu'il ait été scolarisé dans des écoles chrétiennes par des Jésuites, il n'a d'ailleurs pas non plus souhaité de Joyeuses Pâques aux Chrétiens de France.

dimanche 15 décembre 2019

Antisémitisme : le CRIF s'insurge contre les propos de Mélenchon

Solidarité pro-palestinienne internationale oblige-t-elle à des "propos inadmissibles" ?

Mélenchon s'en est pris au CRIF en soutien à Jeremy Corbyn, patron radical du Parti travailliste, déjugé par la législative qui balaie la gauche

Mélenchon a plus d'un "détail de l'Histoire" à son passif.
Le 'lider maximo' français s'ingénie à surpasser Jean-Marie Le Pen dans l'abjection. Le patron de LFI (Les Insoumis) s'en est encore pris aux Juifs, vendredi, en attaquant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans un post de blog pour commenter la défaite historique du travailliste radical Jeremy Corbyn aux élections britanniques.

"Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF : c'est non", écrit Mélenchon. Un ukaze, ou oukase (pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue comme Mélenchon, le mot signifie "ordre" ou "décret") est selon le dictionnaire Larousse "une décision autoritaire arbitraire et sans appel".
Interrogé sur ce vomi, l'entourage de Mélenchon livre une explication de texte pour "les gens". Il affirme que leur tête de gondole voulait dire qu'il ne se laissera "pas influencer par des lobbys, quels qu'ils soient, financiers ou communautaristes", contrairement, "par exemple, au PS qui s'était désolidarisé de la manifestation contre l'islamophobie du 10 novembre". Au passage, c'est aussi la fête au PS...

Selon le communautariste pro-palestinien Mélenchon, le chef du Labour (parti travailliste), Corbyn, "a dû subir sans secours la grossière accusation d'antisémitisme à travers le grand rabbin d'Angleterre et les divers réseaux d'influence du Likoud", le parti de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: "Au lieu de riposter, il [Corbyn] a passé son temps à s'excuser et à donner des gages. Dans les deux cas, il a affiché une faiblesse qui a inquiété les secteurs populaires". Mélenchon déplore que son homologue ait fait amende honorable, quand, lui, aurait contre-attaqué, mêlant les "secteurs populaires" à son anti-sionisme assumé, dissimulant son propre antisémitisme.

Depuis qu'il a mené son parti à la déroute jeudi, consacrant l'éclatante victoire des conservateurs du Premier ministre britannique Boris Johnson, en dépit des organes de presse, J. Corbyn, se voit reprocher depuis plusieurs années (2015) d'avoir laissé prospérer l'antisémitisme au Labour. Au point que, le mois dernier, Ephraim Mirvis, le grand rabbin britannique avait dû dénoncer le "nouveau poison - approuvé par la direction", qui "s'est enraciné au coeur du parti travailliste".

La défaite est "le prix à payer pour les 'synthèses' sous toutes les latitudes

C'est ce que maintient Mélenchon hostile aux courants et aux compromis auxquels ils conduisent
Ceux qui voudraient nous y ramener en France perdent leur temps, lance-t-il, sur la défensive. En tous cas je n'y céderai jamais pour ma part. Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF : c'est non," liste-t-il en vrac.

Le revers du Labour "doit servir de leçon", insiste encore Mélenchon, selon qui "Corbyn a passé son temps à se faire insulter et tirer dans le dos par une poignée de députés blairistes. Au lieu de riposter, il a composé."
Selon lui, Corbyn aurait plutôt dû "refondre totalement" son parti, "au lieu de composer avec lui". "Construire son raisonnement politique en fonction des points d'équilibre interne, c'est se tromper à coup sûr".

"Quel naufrage intellectuel et moral !", s'exclame sur Twitter la députée Aurore Bergé, porte-parole de LREM. "Comme Corbyn, vous aurez le déshonneur et la défaite. Vous méritez les deux", maudit-elle.  

Le 
Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a dénoncé les "propos inadmissibles" du patron de LFI

Les critiques de Mélenchon "relèvent d'un amalgame aussi choquant que surprenant: quel lien existe-t-il entre le Crif et les élections britanniques ?", note le président du CRIF, Francis Kalifat, dans un communiqué publié samedi soir sur Twitter, où il estime que Mélenchon "tombe dans une dérive complotiste qui en dit long sur l'évolution de sa pensée".
"Les propos inadmissibles d'un Mélenchon à la dérive, avide de visibilité médiatique, sont inspirés d'une rhétorique vichyste du complot juif", ajoute-t-il.
Mélenchon avait évoqué le CRIF dans un post de blog commentant la défaite historique du travailliste Jeremy Corbyn, accusé pendant la campagne de manque de fermeté face à l'antisémitisme au sein de sa formation du Labour.

"La haine et le complotisme se nourrissent de sous-entendus douteux et de préjugés nauséabonds," a commenté le ministère de l'Intérieur, prêtant ce jugement au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. "La République est toujours plus forte quand elle est rassemblée", aurait ajouté le noceur de Beauvau, dénonçant samedi sur Twitter des propos "choquants et inappropriés à notre débat républicain".  

"Castaner l'éborgneur bave de vieilles ficelles de politiciens en déroute, a aussitôt répliqué Mélenchon, samedi  sur Twitter : l'insinuation pour mendier des soutiens communautaires. Qui sème la haine sinon la violence qu'il organise ?".