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mercredi 17 juin 2020

Presse institutionnelle anti-républicaine: traitement populiste de l'anti-racisme et des interpellations policières

Son traitement de l'information révèle une presse alignée sur un pouvoir démissionnaire

La presse achète la paix commerciale de... ses annonceurs


La dictature du sensationnel conduit à l''inversion des valeurs des journalistes et de leurs chroniqueurs,
paresseux soucieux de plaire aux puissants, imbus de leur position de courtisans, attachés à leurs privilèges et méprisant des "gens" qui pourraient pourtant leur expliquer tout ce qui leur échappe en collant servilement aux éléments de langage officiels qui enténèbrent leurs cerveaux  et réduisent leur champ de compréhension.

Les media ont accompagné les derniers fourvoiements du pouvoir.  
A droite comme à gauche, et au centre en recherche permanent de convictions, tout le monde les déteste pour leur contribution au chaos général dans lequel les Français cherchent une lumière. Ils la trouvent dans les réseaux sociaux, ce qui crée un embarras supplémentaire. 

Nos analystes auto-proclamés ne distinguent plus la cause des conséquences 

Soumis à l'instant et à la concurrence entre les groupes d'intérêts qui les assujettissent, ils ne pensent plus: oublions qu'ils puissent réfléchir, puisqu'ils parlent eux-mêmes de récit de l'actualité, par le petit bout de la lorgnette, tout en assurant qu'ils prennent du recul, de la distance et de la hauteur ! Ce qui les gouverne est la nécessité de complaire à leurs maîtres et de flatter le plus grand nombre possible de gogos.

Si l'AFP ne met pas en exergue pour eux les documents qui leur permettraient de mettre les faits en abyme, les copieurs-colleurs paresseux passent à côté de l'essentiel et nous servent tous la même soupe, en même temps et dans les mêmes termes. Ils parlent eux-mêmes de "récit" de l'actualité. De fait, l'info est parcellaire, décontextualisée et dépouillée de toute transversalité et référence à l'Histoire, même récente: le petit bout de la lorgnette va très bien au quidam, pensent-ils. Peu importe le contenu de consensualité insipide, dès l'instant qu'on a le contenant vendeur, le paraître. La crédibilité est proportionnelle à l'apparence, puisque l'habit fait le moine  : porter ou ne pas porter la cravate, se peindre les ongles en rouge, se faire brusher leurs cheveux (dé)colorés et se prendre des poses, la bouche en tuyau d'évacuation et l'air important, et asséner l'un derrière l'autre qu'ils prennent du recul, de la distance et de la hauteur ! 
Passons sur les prétentions des illettrés de niveau bac+5, nombreux parmi eux, qui ânonnent leurs fiches comme un député LREM ou ignorent toute liaison (les "affairetrangères") ou en prononcent mal-à-propos ("cent-z-élus") et à qui, outre l'orthographique réflexe, manquent les bases stylistiques qui permettrait la compréhension orale et même visuelle. 
Difficile en revanche d'ignorer les "fact checkers" puisque tous les organes de presse s'enorgueillissent d'en être dotés pour apporter la contradiction sur des nuances, en pinaillant notamment sur des chiffres à qui on fait de toute façon dire ce qu'on veut.

Ils n'attaquent pas isolés: ils agissent en meute.
La solidarité professionnelle ignore la déontologie et ils se serrent les coudes: ne jamais avouer une source non vérifiée ni un plagiat, ni une erreur. Les réseaux sociaux sont à cet égard à la fois des contributeurs faciles d'informations et de vidéos, mais des rivaux difficiles et décriés. La règle est de ne jamais avouer, mais de se plaindre au premier mot de travers d'un élu sur un arrogant de la presse et les blancs-becs sont légion.  

Ils se défendent de subir le joug du buzz et de l'audimat ?

La presse fait polémique de tout ou propos ou problème de terrain. 
Chaque entretien se termine sur une question vacharde susceptible de mettre à mal l'acteur politique invité et de le faire chuter: ce journaliste-là touche-t-il une prime pour chaque piège tendu, embûche dressé ou guet-apens, façon racaille contre pompiers ?

"
Que sait-on des insultes antisémites entendues lors du rassemblement pour Adama Traoré ?,
interroge CheckNews (Libération) 
On voit d'emblée venir le déni: le doute sur leur réalité est contenu dans la question. Et ça commence bille en tête: "Selon des témoins interrogés [le secret des sources dispense de l'identification desdits "témoins"?], ces cris ne reflètent pas l'ambiance générale de la manifestation." Assertion !

VOIR et ENTENDRE la version nettoyée de la vidéo des insultes anti-sémites proférées par les activistes anti-racistes mobilisés par le ComitéPourAdama animé par l'ultra-gauche en sous-main de la famille Traoré: 

Ce qui lui va mal, à cette caste de journalistes prétentieux, c'est d'avoir à partager avec les réseaux sociaux ce buzz dont ils avaient jusqu'ici l'exclusivité de la fabrication. Les internautes sont partout et ils sont désormais les pourvoyeurs de matériel aux professionnels de l'investigation au téléphone. Malaise parmi d'autres, ces arrogants media vertueux veulent pourtant se faire rétribuer par les internautes sur le dos de leurs contributeurs internautes...

En février 2019, Libération distinguait déjà les "vrais" des faux anti-racistes.

La découverte de l'"anti-racisme racisé" ne date donc pas d'aujourd'hui.
Les "bons" répondaient à l'appel du "NPA et d'associations antiracistes,  rassemblement alternatif3 à celui des "méchants" de la Place de la République.















«Les vrais antiracistes, ils sont là ce soir.» Echarpe tricolore autour du cou, Madjid Messaoudene, conseiller municipal (Front de gauche) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), annonce la couleur. «Il y a une flambée des actes antisémites : il fallait donc marquer le coup en les dénonçant fermement ce soir, insiste-t-il. J’ai d’ailleurs tout de suite condamné la façon dont Alain Finkielkraut a été alpagué samedi par des gilets jaunes. Mais il ne faut pas oublier les autres discriminations.» En ce sens, le Séquano-Dionysien rejoint les centaines de personnes attroupées place Jean-Ferrat, dans le XXe arrondissement de Paris, «contre l’antisémitisme et son instrumentalisation». A l’appel de l’Union juive française pour la paix (UJFP), de formations d’extrême gauche (dont le NPA), mais aussi d’associations antiracistes (Comité Adama, collectif Rosa Parks, etc.) et du controversé Parti des indigènes de la République (PIR), un deuxième rassemblement, alternatif au grand raout de la place de la République, a en effet été organisé mardi soir dans la capitale pour condamner l’antisémitisme, «parmi tous les racismes», mais surtout pour dénoncer la récupération politique de la part des grandes formations de droite comme de gauche de la haine antijuifs. 
«Il faut faire entendre une voix ferme et unitaire contre l’antisémitisme, prévient à ce propos l’universitaire Julien Salingue, figure du NPA, devançant les éventuelles accusations. En revanche, comment faire confiance aux pompiers pyromanes qui ont mené des politiques racistes ces dernières années ?»
N'est pas anti-raciste qui veut ! C'est la chasse gardée des pratiquants du double-jeu politicien. 
Libération instrumentalisait déjà les "Gilets jaunes" (ci-dessus).

Bizarrement, Le Monde a enfoui le sujet, à la différence du HuffingtonPost appartenant à son groupe de presse: l'antisémitisme ne mérite-t-il pas mieux qu'une répartition des rôles ?

Sur Twitter, un journaliste du Figaro présent à la manifestation a publié une autre vidéo dans laquelle pourrait se trouver une autre insulte antisémite.
Il ne serait pourtant pas compliqué de nettoyer cette vidéo, si on veut vraiment établir avec certitude ce qui a été crié.Bref, notre presse fait l'impasse sur ce qui dérange: elle polémique à sens unique.
Prenons l'exploitation médiatique des anti-racistes racisés

Les organes de presse se débloquent sur le sujet du  "vrai" anti-racisme",
comme dirait l'autre.



Mais ils polémiquent en inversant les propositions: les causes et les conséquences ne disent pas la même chose et privilégier les dernières, c'est prendre le parti du criminel contre la victime innocente.
Ce qui devrait faire polémique, ce n'est pas l'interpellation musclée d'une femme racisée violente qui invective et jette des morceaux de pavé sur les fonctionnaires de police en charge de la sécurité publique, mais que la France en soit arrivée à ce degré de haine anti-flic.

Le traitement de l'information révèle une presse alignée sur un pouvoir démissionnaire





mardi 16 juin 2020

Des anti-racistes "pacifiques" caillassent un bus de soignants

La manifestation des soignants contre le 'Ségur de la santé' perturbée par des anti-flics racisés

Un bus s'est fait caillasser aux Invalides, à Paris où se déroulait la manifestation des soignantsce mardi 16 juin.

Après trois mois de crise sanitaire et de dévouement, médecins, aides-soignants et infirmiers manifestaient par milliers mardi un peu partout en France, à l'appel de la CGT, FO, Unsa, SUD, Collectif Inter-Hôpitaux..., pour rappeler le gouvernement à ses promesses sur l'hôpital public, en plein "Ségur de la santé", la pantalonnade voulue par Macron. Les premières manifestations autorisées dans le pays depuis l'entrée en vigueur du confinement il y a trois mois.

L'orthographe du tweet est celle du journaliste en formation...

Problème: Yacid Bouziar est journaliste en formation et il n'a pas pris les informations à la source. Or, le "bus de tourisme" est un car et il transportait des... soignants. Un détail ! Un autre ? Les jeunes, des anti-racistes qu'il ne faut pas mentionner, tournaient autour du véhicule comme des frelons, s'exposant à un drame qui aurait mobilisé les quartiers sensibles...

Plusieurs centaines d'énergumènes habillés de noir et encagoulés, jeunes et vire-voltant, des "anti-flics, ont fait virer au cauchemar la manifestation de défense de l'hôpital public avec des incendies de mobilier urbain et des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, aux cris de "tout le monde déteste la police".

"De nombreuses tensions", selon BFMTV, mais "de violents heurts", selon Le Parisien ont gâté la manifestation des soignants à Paris .
Des feux de poubelles allumés, des voitures retournées. 
L'une d'entre elles,  arborait un macaron "handicapé"... En milieu d'après-midi, alors que le cortège des soignants rejoignaient l'esplanade des Invalides, des dégradations ont été constatées. Elles seraient l'oeuvre de "casseurs" infiltrés selon la préfecture, qui avait procédé à 16h00 à plus d'une dizaine d'interpellations.


Les forces de l'ordre ont répliqué avec de nombreux tirs de lacrymogène, avant que des CRS ne lancent plusieurs charges. Cette situation a créé la consternation parmi les soignants et leaders syndicaux, pris à partie par anti-républicains qui n'ont visiblement jamais applaudi les "héros" à 20h00 pendant le confinement. Les antifas" étaient dans la rue, mais la presse ne mentionne aucun anti-raciste opportuniste...

"Des groupes violents tentent de faire dégénérer la manifestation pacifique des soignants", a tweeté la préfecture de police, qui en a appelé "au calme et à la responsabilité des individus virulents".

"Un véhicule a été retourné et dégradé", a par ailleurs tweeté la préfecture de police. Une vidéo existe, mais la presse macronienne ne la diffuse pas...
<br>Outre les véhicules endommagés, la pelouse du Champ-de-Mars, à laquelle la maire Hidalgo tenait comme à la prunelle de ses yeux au moment du Mariage pour Tous, a été labourée et des pots de fleurs ont été déterrés, tandis que fusaient les insultes. Peu de magasins ont été saccagés, dans un quartier qui n'est pas très commerçant.
<br>Plus de 220 rassemblements étaient prévus dans le cadre de cette journée d'action nationale
<br>Organisée à l'appel d'une dizaine de syndicats et collectifs de soignants, ces premières manifestations autorisées ont été infiltrées dans plusieurs villes. Il apparaît que les casseurs sont les mêmes qui font dégénérer les autres rassemblements, que ce soient les Gilets jaunes ou les anti-racistes racisés, tous soutenus par l'ultra-gauche, dont Mélenchon (LFI) qu'on retrouve partout où il y a du grabuge.  

A Nantes, où environ 5.500 personnes ont participé à la marche pacifique des soignants, des heurts ont éclaté devant la préfecture. "La manifestation depuis le CHU jusqu'à la préfecture s'est déroulée plutôt bien dans l'ensemble, a déclaré Johann Mougenot, directeur de cabinet de la préfecture de Loire-Atlantique. Mais une vingtaine d'individus cagoulés ont lancé des mortiers dans l'enceinte de la préfecture. Des membres du cortège leur ont demandé d'arrêter de lancer des projectiles. Les forces de l'ordre ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène et de lance à eau".

A Toulousedes individus masqués et quelques 'Gilets jaunes', selon Le Figaro, des heurts ont éclaté entre les les fauteurs de trouble et les forces de maintien de l'ordre, alors que les blouses blanches rejoignaient leurs cars. "Reculez, la manifestation n'était pas déclarée!", ont crié les forces de l'ordre. Les manifestants ont répliqué par une pluie de pavés qui ont suscité des jets de gaz lacrymogène et plusieurs charges. Policiers et gendarmes ont ensuite tenté de disperser les casseurs dans les rues adjacentes, menaçant de verbalisations en cas de refus. "Il faut fermer!", a conseillé un policier à un commerçant. "Vous, vous tuez, nous on sauve des vies, Monsieur!", lui a alors répliqué, sous les applaudissements, une femme vêtue d'une blouse blanche, pour discréditer les soignants.

L'orthographe du tweet est celle du journaliste en formation...
Les soignants sont sortis en nombre<br>Au moins 4.000 manifestants à Bordeaux et 3.500 à Marseille (selon la police), entre 2.600 et 5.000 (selon les syndicats) à Montpellier, 1.500 à 3.000 à Caen, 1.300 à 3.000 à Rennes, 800 à 1.500 à Orléans, mais aussi plusieurs milliers à Paris et Lyon.
<br>L'ultragauche s'en sont pris, une fois encore, aux forces de l'ordre.
Manifestation des soignants : des casseurs infiltrent le cortège à Paris et à Nantes
"On nous a volé cette manifestation par la force, c'est dégueulasse!", déplore Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf). Des pots de fleurs ont été déterrés, des véhicules caillassés et retournés, tandis que fusaient les insultes. Peu de magasins ont été atteints, dans un quartier qui n'est pas très commerçant. 


"Des groupes violents tentent de faire dégénérer la manifestation pacifique des soignants», a tweeté la préfecture de police de Paris. Elle a estimé à 18.000 le nombre de participants. Parmi eux, 250 à 300 ultra « gilets jaunes » et quelques dizaines de membres de l'« ultragauche ». Les forces de l'ordre ont répliqué avec de nombreux tirs de lacrymogène, avant que des CRS ne lancent plusieurs charges, dans un climat tendu et chaotique. Cette situation a créé la consternation parmi les soignants et leaders syndicaux. Une dizaine de policiers ont été blessés. A 18 heures, on comptait 24 arrestations.

En fin d'après-midi, le croisement des rues de l'Université et Faber ressemblait à un champ de ruines. Enormes pierres au sol, pavés arrachés, trottinettes renversées. Pendant cette dévastation, les soignants se tenaient à distance sur la pelouse des Invalides. Une infirmière en larmes, soutenue par des collègues, s'en prenait aux émeutiers : "Vous avez mis notre manif en l'air, vous êtes des c...!".
La préfecture de police de Paris indique avoir procédé à 16 interpellations dans la capitale depuis le début du défilé.


Plus de 220 rassemblements étaient prévus dans le cadre de cette journée d'action nationale

Organisée à l'appel d'une dizaine de syndicats et collectifs de soignants, ces premières manifestations autorisées ont été infiltrées dans plusieurs villes. Il apparaît que les casseurs sont les mêmes qui font dégénérer les autres rassemblements, que ce soient les Gilets jaunes ou les anti-racistes racisés, tous soutenus par l'ultra-gauche, dont Mélenchon (LFI) qu'on retrouve partout où il y a du grabuge  

A Nantes, où environ 5.500 personnes ont participé à la marche pacifique des soignants, des heurts ont éclaté devant la préfecture. "La manifestation depuis le CHU jusqu'à la préfecture s'est déroulée plutôt bien dans l'ensemble, a déclaré à l'AFP Johann Mougenot, directeur de cabinet de la préfecture de Loire-Atlantique. Mais une vingtaine d'individus cagoulés ont lancé des mortiers dans l'enceinte de la préfecture. Des membres du cortège leur ont demandé d'arrêter de lancer des projectiles. Les forces de l'ordre ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène et de lance à eau".

A Toulousedes individus masqués et quelques 'Gilets jaunes', selon Le Figaro, des heurts ont éclaté entre les les fauteurs de trouble et les forces de maintien de l'ordre, alors que les blouses blanches rejoignaient leurs cars. "Reculez, la manifestation n'était pas déclarée!", ont crié les forces de l'ordre. Les manifestants ont répliqué par une pluie de pavés qui ont suscité des jets de gaz lacrymogène et plusieurs charges. Policiers et gendarmes ont ensuite tenté de disperser les casseurs dans les rues adjacentes, menaçant de verbalisations en cas de refus. "Il faut fermer!", a conseillé un policier à un commerçant. "Vous, vous tuez, nous on sauve des vies, Monsieur!", lui a alors répliqué, sous les applaudissements, une femme vêtue d'une blouse blanche, pour discréditer les soignants.
<br>La préfecture de police de Paris indique avoir procédé à... 16 interpellations dans la capitale depuis le début du défilé. Une dizaine de policiers ont été blessés. A 18 heures, on comptait 24 arrestations.

samedi 23 mai 2020

La prefète Souliman n'obtient pas de prime pour les soignants de l'Ardèche

Soignants ardéchois privés de prime Covid : "les erreurs seront corrigées", assure le ministre de la Santé

La préfète excelle à sanctionner, mais échoue à soutenir et récompenser

https://cdn-s-www.ledauphine.com/images/EAC3631A-2F93-418A-94D9-35130200F17E/NW_detail_M/francoise-souliman-prefet-de-l-ardeche-et-le-commandant-de-police-pascale-thiebault-se-sont-rendues-sur-le-controle-routier-de-labegude-photo-le-dl-i-g-1590089273.jpg
Elle pourrait porter sa casquette, mais c'est l'autre, ici
Promise à toutes et tous par Macron fin mars, la "prime Covid de 1.500 euros maximum ne sera pas versée à l'ensemble du personnel soignant, mais... "sans distinction" dans... 40 départements. Soit moins de la moité d'entre eux: quatre sur dix ! Et les 61 autres ? 
Seuls 79 autres hôpitaux jugés en "première ligne" durant l'épidémie de coronavirus, la somme ne pourra être attribuée qu'à 40% des effectifs, selon des quotas.

La tension hospitalière est élevée dans un département peu peuplé:
sa densité de population est de 56 habitants par km carré en 2009

(environ moitié moins que la moyenne de la France)

L’Ardèche compte au nombre des déserts médicaux et a donc été particulièrement meurtrie par le coronavirusLe département ne figure pas parmi les territoires où les soignants toucheront la prime maximale de 1500 euros et pourtant, le député Hervé Saulignac avait tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière. "Incompréhensible," déplore le député socialiste, sauf si l'autoritaire préfète a failli à sa mission.

Carte de synthèse présentée par le ministre de la Santé lors de son point presse le 30 avril.
Au 30 avril, l'Ardèche apparaissait toujours en orange
L'élu du Nord du département a directement interpellé le ministre de la Santé à ce sujet, ce mardi 19 mai lors des questions d’actualité au gouvernement. "Un mécanisme national, distribué en urgence, peut connaître des ajustements territoriaux. (…) Je ne sais pas si tout le département basculera dans la zone de prime maximale. Je regarde de près la situation ardéchoise. Ne vous inquiétez pas. Les erreurs seront corrigées et des ajustements opérés", a promis O. Véran...

Les Ardéchois atteints par le coronavirus doivent être transférés hors du département...
La circulation du virus continue d'inquiéter,
et la préfète s'en prend à la population isolée qu'elle contraint et punit
Dans ce territoire rural oublié du pouvoir central, où la représentante de l'Etat ne trouve rien de mieux à faire que d'interdire et sanctionner, les patients atteints par le coronavirus ne peuvent être accueillis sur place: outre un centre intercommunal, le département ne dispose que de deux centres hospitaliers, sur quelque 150 km du Nord au Sud et aucun n'est en capacité d'accueillir des malades en réanimation, faute de matériels adaptés et d'effectifs compétents. Ils doivent être dirigés soit sur Alès (Gard) ou Montpellier (Hérault), soit sur Lyon (Rhône).  
Véran a-t-il donné de vraies raisons d’espérer à son collègue socialiste Hervé Saulignac, et aux soignants ardéchois démunis.

La mortalité est en hausse de 29% en Ardèche et de 19,5% dans la Drôme par rapport à 2019.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2020/05/20/dussopt-4831650.jpg?itok=484DJZyo
Fait accablant : le député-maire d'Annonay est Olivier Dussopt, ancien membre du Parti socialiste, ci-contre, au pouvoir de 2012 à 2017, et secrétaire d'Etat depuis novembre 2017 dans le gouvernement Philippe (Juppéiste) - en charge de la Fonction publique, notamment hospitalière -, nommé par Macron, qu'il a rallié en créant, à l'aile gauche du parti présidentiel, le parti 'Territoires de progrès': il fallait oser !
Il a aussi osé mettre de côté deux oeuvres d'art reçues en cadeau de la SAUR...
(lien PaSiDupes)
 

vendredi 15 mai 2020

Macron infantilise les soignants avec des médailles

Des moyens plutôt que des médailles : les "héros" se sentent humiliés par les annonces du gouvernement

"On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail", insistent ces personnels de santé, après des annonces jugées déplacées.

Médaille en chocolat lait de Chocolatier de Paris | Photo 8
 


Une "médaille de l’engagement" aux soignants, un hommage le 14-Juillet et même une Légion d’honneur, cadeaux pas chers de l'Etat reconnaissant.
Alors que des particuliers ou des entreprises offrent des chèques-vacances ou des jours de RTT Le gouvernement égraine depuis plusieurs semaines les annonces et les propositions pour récompenser les soignants qui luttent contre le Covid-19. Mais, pour de nombreux personnels de santé, les annonces gouvernementales sont simplement désobligeantes.

Elles sont même une "provocation", gronde le docteur Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat (Paris) et membre du Collectif Inter-Hôpitaux. "Nous, on ne demande pas de médaille. On a fait notre travail. On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail," insiste-t-il.

Cette mentalité des politiques explique comment en est-on arrivé à un tel niveau d’indigence à l'hôpital public 

Sur l’hommage national aux soignants le 14-Juillet, ce médecin est très réservé. 
Annoncé par la porte-parole Sibeth Ndiaye, c'est déjà peu valorisant en soi: "Le 14-Juillet, c’est un défilé militaire, qu’est-ce qu’on va y faire ? s’interroge-t-il. On va défiler avec les sacs-poubelles qu’on a été obligés de mettre dans les services parce qu’on n’avait pas de protection, et qu’on n’a pas été capable de nous en donner ?"

La prime pour les soignants le laisse également de marbre, comme un pansement sur une jambe de bois.
"On demande clairement une revalorisation des salaires, on ne veut pas de prime", assène-t-il, notant au passage que "les infirmières [françaises] gagnent 500 euros en moins par mois par rapport à la moyenne dans l’OCDE." 
"On veut une modification du mode de financement de l’hôpital qui a conduit au fait qu’il y a 60 % des hôpitaux qui sont en déficit."

"L’hôpital public n’est pas du tout considéré"
Pour Sophie Crozier, cofondatrice du Collectif Inter-Hôpitaux et neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), c’est la "consternation" et le " désespoir" qui priment : "C’est consternant d’imaginer qu’on puisse considérer qu’une revalorisation des carrières, salariale, passe par des primes et des médailles, assène-t-elle sur LCI. C’est très inquiétant."

"Ce qui est dit, c’est que l’hôpital public n’est pas du tout considéré par nos responsables politiques, continue-t-elle, voire même méprisé par des ministres issus de ses rangs. Et sans moyens suffisants, il faut être très clair, l’hôpital public ne tiendra pas."

vendredi 20 mars 2020

Un collectif de soignants saisit la Cour de justice de la République contre Buzyn et Philippe


Ces soignants estiment qu'ils ont fait preuve de "négligence coupable" face au coronavirus 

La CJR va devoir statuer "regarder" si le premier ministre et l'ex-ministre de la Santé ont traité le Covid-19 avec légèreté

Résultat de recherche d'images pour "buzyn Philippe"

Les accusations d'Agnès Buzyn visant le président et son collaborateur constituent un scandale d'Etat. Dans un article du journal Le Monde paru mardi, l'ex-ministre de la Santé de Macron a déclaré avoir alerté le chef de l'Etat et le Premier ministre dès janvier sur la dangerosité du Covid-19, provoquant une déflagration. Et la candidate de substitution à Benjamin Griveaux - battue au premier tour des municipales à Paris - d'ajouter : il aurait fallu "tout arrêter" autour des municipales à cause du coronavirus. La stupéfaction a saisi son propre camp et l'opposition

Une plainte pénale vise deux des trois "bras cassés"

Cour-de-Justice-de-la-Republique.jpgJuridiction française d'exception, la CJR est compétente pour juger les crimes ou délits commis par des membres d'un gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

Le collectif évoque la déclaration du directeur général de la Santé. 
Dans son point presse du 18 mars, le bras droit de Buzyn, Jérôme Salomon, a en effet "appelé les particuliers qui avaient des masques à les remettre aux professionnels de santé", relèvent les soignants, qui y voient  un "aveu d'impuissance (...) à mettre en relation avec les révélations d'Agnès Buzyn selon lesquelles le gouvernement était informé depuis le mois de janvier du 'tsunami' qui allait s'abattre sur la France".
"Il est donc clair que c’est par négligence coupable que le Premier ministre, mais aussi l’ancienne ministre de la Santé, n’ont pas anticipé une crise dont ils savaient manifestement la gravité, et qu’ils ne pouvaient, en tout état de cause ignorer", poursuit le communiqué.

vendredi 6 décembre 2019

Manifestation à l’hôpital : 80% du personnel des urgences de la Timone en arrêt maladie

Les infirmiers bloquent les urgences de l’hôpital de la Timone à Marseille 

Depuis le jeudi 5 décembre au soir, ils protestent contre le sort réservé à leur cadre supérieur. 


Ce sont les internes, les externes et les étudiants en soins infirmiers qui assurent le service, suite à un entretien "musclé" qui a mal tourné avec la direction, le 4 décembre dernier. Elle aurait quitté son poste et les paramed ont stoppé toute activité en soutien à cette cadre sup de santé.

"Ils lui ont fait comprendre qu'elle faisait un travail totalement inefficace et qu'elle n'avait pas du tout sa place ici", résume un infirmier qui participe au blocage, interrogé par France 3. "Nous travaillons avec elle depuis 10 ans. Elle a permis de créer et de réunifier le service d'urgences sur Marseille, notamment à la Timone." 

Et ça se dit médecin sur Twitter : la situation est décrite comme un “cataclysme” par l’interne et l’ambiance "pesante". Seuls les patients graves sont encore pris en charge. Les patients sont délocalisés sur les autres hôpitaux de la ville.

L'un des plus grand service d'urgence de France fermé à 80%... L'atmosphère est pesante, ça fait presque film d'horreur




Vidéo intégrée

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Leurs revendications ne s’arrêtent pas là. 

Rejointe par des soignants de l'extérieur, l’équipe des 25 soignants demande également l’augmentation des effectifs, la réouverture de lits pour un accueil correct des patients et la revalorisation salariale pour tous les paramédicaux.

Une rencontre a été organisée avec le directeur général de la Timone jeudi soir et une seconde, vendredi matin. Ils ont obtenu la reconnaissance de l’extrême violence avec laquelle leur cadre supérieure a été traitée, mais les avancées dans les revendications ne sont toujours pas jugées "satisfaisantes" par les soignants.

Même si le blocage des urgences est levé, le service tourne au ralenti, avec de fortes perturbations liées aux nombreux arrêts maladie qui se multiplient depuis ce jeudi.