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samedi 23 mai 2020

La prefète Souliman n'obtient pas de prime pour les soignants de l'Ardèche

Soignants ardéchois privés de prime Covid : "les erreurs seront corrigées", assure le ministre de la Santé

La préfète excelle à sanctionner, mais échoue à soutenir et récompenser

https://cdn-s-www.ledauphine.com/images/EAC3631A-2F93-418A-94D9-35130200F17E/NW_detail_M/francoise-souliman-prefet-de-l-ardeche-et-le-commandant-de-police-pascale-thiebault-se-sont-rendues-sur-le-controle-routier-de-labegude-photo-le-dl-i-g-1590089273.jpg
Elle pourrait porter sa casquette, mais c'est l'autre, ici
Promise à toutes et tous par Macron fin mars, la "prime Covid de 1.500 euros maximum ne sera pas versée à l'ensemble du personnel soignant, mais... "sans distinction" dans... 40 départements. Soit moins de la moité d'entre eux: quatre sur dix ! Et les 61 autres ? 
Seuls 79 autres hôpitaux jugés en "première ligne" durant l'épidémie de coronavirus, la somme ne pourra être attribuée qu'à 40% des effectifs, selon des quotas.

La tension hospitalière est élevée dans un département peu peuplé:
sa densité de population est de 56 habitants par km carré en 2009

(environ moitié moins que la moyenne de la France)

L’Ardèche compte au nombre des déserts médicaux et a donc été particulièrement meurtrie par le coronavirusLe département ne figure pas parmi les territoires où les soignants toucheront la prime maximale de 1500 euros et pourtant, le député Hervé Saulignac avait tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière. "Incompréhensible," déplore le député socialiste, sauf si l'autoritaire préfète a failli à sa mission.

Carte de synthèse présentée par le ministre de la Santé lors de son point presse le 30 avril.
Au 30 avril, l'Ardèche apparaissait toujours en orange
L'élu du Nord du département a directement interpellé le ministre de la Santé à ce sujet, ce mardi 19 mai lors des questions d’actualité au gouvernement. "Un mécanisme national, distribué en urgence, peut connaître des ajustements territoriaux. (…) Je ne sais pas si tout le département basculera dans la zone de prime maximale. Je regarde de près la situation ardéchoise. Ne vous inquiétez pas. Les erreurs seront corrigées et des ajustements opérés", a promis O. Véran...

Les Ardéchois atteints par le coronavirus doivent être transférés hors du département...
La circulation du virus continue d'inquiéter,
et la préfète s'en prend à la population isolée qu'elle contraint et punit
Dans ce territoire rural oublié du pouvoir central, où la représentante de l'Etat ne trouve rien de mieux à faire que d'interdire et sanctionner, les patients atteints par le coronavirus ne peuvent être accueillis sur place: outre un centre intercommunal, le département ne dispose que de deux centres hospitaliers, sur quelque 150 km du Nord au Sud et aucun n'est en capacité d'accueillir des malades en réanimation, faute de matériels adaptés et d'effectifs compétents. Ils doivent être dirigés soit sur Alès (Gard) ou Montpellier (Hérault), soit sur Lyon (Rhône).  
Véran a-t-il donné de vraies raisons d’espérer à son collègue socialiste Hervé Saulignac, et aux soignants ardéchois démunis.

La mortalité est en hausse de 29% en Ardèche et de 19,5% dans la Drôme par rapport à 2019.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2020/05/20/dussopt-4831650.jpg?itok=484DJZyo
Fait accablant : le député-maire d'Annonay est Olivier Dussopt, ancien membre du Parti socialiste, ci-contre, au pouvoir de 2012 à 2017, et secrétaire d'Etat depuis novembre 2017 dans le gouvernement Philippe (Juppéiste) - en charge de la Fonction publique, notamment hospitalière -, nommé par Macron, qu'il a rallié en créant, à l'aile gauche du parti présidentiel, le parti 'Territoires de progrès': il fallait oser !
Il a aussi osé mettre de côté deux oeuvres d'art reçues en cadeau de la SAUR...
(lien PaSiDupes)
 

vendredi 15 mai 2020

Macron infantilise les soignants avec des médailles

Des moyens plutôt que des médailles : les "héros" se sentent humiliés par les annonces du gouvernement

"On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail", insistent ces personnels de santé, après des annonces jugées déplacées.

Médaille en chocolat lait de Chocolatier de Paris | Photo 8
 


Une "médaille de l’engagement" aux soignants, un hommage le 14-Juillet et même une Légion d’honneur, cadeaux pas chers de l'Etat reconnaissant.
Alors que des particuliers ou des entreprises offrent des chèques-vacances ou des jours de RTT Le gouvernement égraine depuis plusieurs semaines les annonces et les propositions pour récompenser les soignants qui luttent contre le Covid-19. Mais, pour de nombreux personnels de santé, les annonces gouvernementales sont simplement désobligeantes.

Elles sont même une "provocation", gronde le docteur Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat (Paris) et membre du Collectif Inter-Hôpitaux. "Nous, on ne demande pas de médaille. On a fait notre travail. On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail," insiste-t-il.

Cette mentalité des politiques explique comment en est-on arrivé à un tel niveau d’indigence à l'hôpital public 

Sur l’hommage national aux soignants le 14-Juillet, ce médecin est très réservé. 
Annoncé par la porte-parole Sibeth Ndiaye, c'est déjà peu valorisant en soi: "Le 14-Juillet, c’est un défilé militaire, qu’est-ce qu’on va y faire ? s’interroge-t-il. On va défiler avec les sacs-poubelles qu’on a été obligés de mettre dans les services parce qu’on n’avait pas de protection, et qu’on n’a pas été capable de nous en donner ?"

La prime pour les soignants le laisse également de marbre, comme un pansement sur une jambe de bois.
"On demande clairement une revalorisation des salaires, on ne veut pas de prime", assène-t-il, notant au passage que "les infirmières [françaises] gagnent 500 euros en moins par mois par rapport à la moyenne dans l’OCDE." 
"On veut une modification du mode de financement de l’hôpital qui a conduit au fait qu’il y a 60 % des hôpitaux qui sont en déficit."

"L’hôpital public n’est pas du tout considéré"
Pour Sophie Crozier, cofondatrice du Collectif Inter-Hôpitaux et neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), c’est la "consternation" et le " désespoir" qui priment : "C’est consternant d’imaginer qu’on puisse considérer qu’une revalorisation des carrières, salariale, passe par des primes et des médailles, assène-t-elle sur LCI. C’est très inquiétant."

"Ce qui est dit, c’est que l’hôpital public n’est pas du tout considéré par nos responsables politiques, continue-t-elle, voire même méprisé par des ministres issus de ses rangs. Et sans moyens suffisants, il faut être très clair, l’hôpital public ne tiendra pas."

jeudi 30 avril 2020

Carte du déconfinement : votre département est-il classé en vert, en orange ou en rouge ?

Ce lot de cartes multicolores sera actualisé chaque jour: la SDJ prévoit-elle des jeux de paris sur les fluctuations ?

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé des documents inattendus: deux cartes sur trois annoncées et distingué trois types de départements, au lieu des deux prévues


Le gouvernement français a présenté jeudi les cartes qui permettront, pour la première fois, conformément au plan présenté cette semaine par le premier ministre Edouard Philippe, de mettre en oeuvre un déconfinement différencié département par département à compter du 11 mai.

Dans son allocution quotidienne, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a détaillé ce jeudi 30 avril la classification des départements en "vert" ou "rouge. Quand un département est "vert", il entame son déconfinement le 11 mai. Quand un département est classé rouge, si l'Etat le décide, les collèges, les parcs et les jardins resteront fermés. Pour les écoles primaires et maternelles, ce seront les maires qui diront si oui ou non les élèves retourneront en classe.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé deux cartes : celle de la circulation active du virus, celle du niveau de saturation des services de réanimation des hôpitaux (et une synthèse de chaque département pour faire trois comme annoncé) Sur les deux/trois cartes, l'ensemble des départements d'Occitanie est classé "vert" à l'exception du Tarn, de la Dordogne et du Gers (en jaune sur au moins une carte) et du Lot, en rouge.

Le Lot ne comprend pas ce qui lui arrive et voit rouge.
Avec un seul malade en réanimation à Cahors, le Lot est stupéfait d'être classé rouge, tout comme le Cher ou le Gers, ainsi que la Haute-Corse qui a expédié ses contaminés sur le continent. 
Dans la région Occitanie, peinte en vert, il y avait, ce jeudi 30 avril, 6.814 personnes infectées par le coronavirus, 636 personnes hospitalisées dont 139 en réanimation. Si 2.156 patients ont pu regagner leur domicile, la région passe la barre des 400 décès soit 11 de plus que la veille.

Des données évolutives

L’image contient peut-être : dessin
Les Français perturbés par la
ligne floue de démarcation
Le confinement reste pour l'heure de rigueur dans tout le territoire. "Ces cartes ne changent absolument rien au confinement qui reste nécessaire jusqu'au 11 mai", a-t-il insisté lors d'un point de presse avec le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, comptable croque-mort. Le ministre de la Santé a dans le même temps précisé que ces cartes étaient une photo de la situation à l'instant T et qu'elles seraient remises à jour quotidiennement. Ces données sont évolutives et la décision pour le 11 mai va dépendre "de l'attitude des habitants dans les jours à venir pour faire bouger les chiffres".

Quelque 700 services d'urgence servent à construire cet indicateur "maîtrisé, fiable, robuste et extrêmement sensible", selon Olivier Véran. D'autres indicateurs sont pris en compte, comme les remontées d'informations de la part de médecins généralistes ou le nombre de tests positifs réalisés par département.

Edouard Philippe, qui présentait mardi un plan de déconfinement, a annoncé que cette sortie sera engagée à partir du 11 mai de manière progressive" et "différenciée" en fonction de l'intensité de la circulation du coronavirus dans les départements.

289 morts supplémentaires en 24 heures en France

Le coronavirus a fait 289 morts supplémentaires en 24 heures en France, pour un total de 24.376 décès depuis le début de l'épidémie, a annoncé jeudi le directeur général de la Santé, Jérôme  Salomon, un médecin qui n'a pas vu un patient depuis longtemps et qui a fait état d'une poursuite de la baisse du nombre de personnes hospitalisées, en particulier dans les services de réanimation.

Ce bilan des morts se répartit en 15.244 décès dans les hôpitaux et 9.132 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé Jérôme Salomon, en comptable macabre.

Le nombre de contaminés hospitalisées a reculé à 26.283, soit 551 de moins que mercredi.
Sur ce total, 4.019 patients sont traités en réanimation, 188 de moins que la veille.

vendredi 15 novembre 2019

Le gouvernement laisse "dépérir l'hôpital" public, accusent les oppositions

L'exécutif fait l'unanimité contre lui autour du budget de la Santé

Les oppositions, rassemblées au chevet de l'hôpital

Résultat de recherche d'images pour "madone Buzyn"Le chef de file des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, met en garde : "il faut des moyens en plus, 800 millions à 1 milliard, au moins, mais ça ne suffira pas". 

"Il faut débureaucratiser" le système, car "c'est l'administration qui a pris le pas sur les soignants"; "il faut le décentraliser", a-t-il insisté sur France 2.

Olivier Faure, le patron du PS a dénoncé "un gouvernement qui continue à laisser dépérir l'hôpital" parce qu'il a une "vision comptable et très étriquée", a-t-il observé sur Sud Radio, et il ne "saisit pas l'état dans lequel se trouvent" les hôpitaux publics.

"C'est une société à deux vitesses; il y a ceux qui ont la carte de Sécurité sociale et il y a ceux qui auront la carte bancaire" pour aller se faire soigner dans le privé, a estimé le communiste Fabien Roussel, sur BFMTV.
Selon le secrétaire national du PCF, "il manque 4 milliards d'euros pour notre système de santé publique pour répondre aux besoins de nos concitoyens en matière d'hôpitaux publics, en matière de désert médical et en matière de médicaments".

Accusant pareillement le gouvernement de laisser "dépérir l'hôpital" public qui descend dans la rue jeudi, Marine Le Pen (RN) a sommé la ministre de la Santé Agnès Buzyn d'"exiger un budget" ou de "démissionner".
"A partir du moment où elle [Agnès Buzyn, médecin de profession] vient de l'hôpital, elle ne peut pas ne pas savoir que la situation de l'hôpital est catastrophique. Donc, quand on est ministre dans cette situation-là, soit on exige d'avoir un budget pour arrêter la fermeture des centaines de lits, des dizaines de salles d'opérations, des unités de soins qui ferment chaque semaine, soit on démissionne", a déclaré sur LCI la présidente du Rassemblement national.
"Le pouvoir dans notre pays, hélas, il est bien souvent entre les mains de Bercy", le ministère de l'Economie, duquel émanent "des décisions qui sont budgétaires", a dénoncé M. Le Pen.

Des médecins aux aides-soignantes, des doyens aux étudiants, c'est un hôpital public à bout de souffle qui est appelé à manifester jeudi pour exiger davantage de moyens et d'effectifs, pendant que le gouvernement peaufine un "plan de soutien" très attendu.

Agnès Buzyn a promis un "plan de soutien", mais la ministre de la Santé a déjà échoué par deux fois à sortir de ce conflit: ni la prime mensuelle de 100 euros versée depuis juillet, ni le plan de "refondation" annoncé en septembre n'ont suffi à faire baisser la tension. 
La poudre de perlimpinpin est inopérante.

jeudi 9 février 2017

Hôpital public: alerte à la contamination de plusieurs endoscopes à Marseille

Une centaine de patients a été rappelée à l'hôpital Nord de Marseille

Un germe pathogène a été identifié sur neuf endoscopes 
Santé - A l'hôpital Nord de Marseille, alerte aux endoscopes contaminésLa moitié des 18 endoscopes que compte l'hôpital Nord de Marseille (Bouches-du-Rhône) a été contaminée au germe Pseudomas, obligeant la direction de l'AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille) à rappeler une centaine de patients, rapporte La Provence ce jeudi.

Le Pseudomonas est une bactérie présente dans l'eau. Elle peut provoquer de graves infections chez des personnes à l'immunité fragilisée. Par mesure de précaution, toutes les endoscopies ont été suspendues et les appareils contaminés ont été séquestrés sur ordre du comité de lutte contre les infections nosocomiales.

Pour l'heure, aucun patient n'aurait été contaminé

Reste néanmoins à déterminer comment ces endoscopes ont été contaminés. Les soupçons s'orientent principalement vers les sept machines servant à laver les appareils, où le germe a été découvert il y a près d'un mois, le 11 janvier, lors d'un contrôle mensuel. 
Vieilles de 15 ans, leur "vétusté" a été pointée lors d'une réunion de crise le 20 janvier. Les circuits de plomberie de l'hôpital sont également vérifiés.

La direction de l'hôpital assure de son côté que les sept lave-endoscopes ont été finalement changés, alors qu'il était prévu qu'ils soient remplacés plus tard dans l'année. 

Concernant, les patients rappelés, "aucun d'entre eux n'a manifesté de signes cliniques de contamination", certifie l'AP-HM, qui emploie 12.000 salariés et 1.885 médecins pour 3.500 lits sur quatre hôpitaux.

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vendredi 25 mars 2016

Coup de boost à l'économie du Rif avec la généralisation des salles de shoot

Marisol Touraine soutient la production de cannabis

Le Journal Officiel a publié l'arrêté validant l'expérience des salles de consommation de drogues à moindre risque pour les toxicomanes. 

Les Franco-marocaines du gouvernement ont obtenu gain de cause.
Trente après l'ouverture de la première "salle de shoot" à Berne, en Suisse, deux salles de consommation à moindre risque (SCMR) vont voir le jour en France, à Paris et à Strasbourg, cette année. Un arrêté publié ce vendredi Saint 25 mars 2016 au Journal Officiel met officiellement  en oeuvre cette mesure qui fait partie de la loi Santé votée en décembre dernier par le Parlement.  

Des expérimentations d'une durée de six ans doivent démarrer assez rapidement dans les deux villes concernées et pourraient s'étendre par la suite à d'autres villes.
Avec le lancement de cette expérimentation, la France s'aligne sur les nombreux pays (Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse) où de tels espaces auraient fait la preuve de leur efficacité ces dernières années.

Le gouvernement prend des mesures condamnées par l'ensemble des institutions médicales

"L'expérience étrangère a en effet montré que les SCMR permettent aux usagers de recevoir des conseils spécifiques, induisant ainsi une diminution des comportements à risque, des overdoses mortelles et parfois même l'accompagnement vers des traitements de substitution", se justifie la ministre par voie de communiqué.

Il s'agit d'"accompagner les toxicomanes au lieu de simplement les exclure" explique ce vendredi dans Le Parisien la ministre franco-chilienne de la Santé, Marisol Touraine, qui a "porté ce projet avec conviction" et qui refuse de fermer ses yeux globuleux sur cette "réalité sociale", à savoir, "des personnes en situation de précarité, de rupture et de dépendance absolue" qui "se droguent dans des conditions très dangereuses pour elles, mais aussi pour les autres".

"Les drogues sont interdites et la priorité reste la prévention, raconte la ministre. Mais il ne suffit pas de dire les drogues c'est mal; il faut aller au bout du raisonnement," insiste-t-elle. 

Un procédé qui ne fait pas consensus. Si l'Institut national de santé et de recherche médical recommande l'expérimentation, en décembre 2012, le Conseil national de l'Ordre des médecins a rendu un avis émettant de nombreuses réserves, rappelle Le Parisien, tandis que l'Académie de Médecine s'est clairement prononcé contre. Tout comme l'Académie de Pharmacie, qui a adopté un avis défavorable, recommandant un renforcement des moyens alloués aux centres pour toxicomanes. 

Ce que Marisol Touraine veut imposer son projet contre l'avis général 

"L'arrêté publié aujourd'hui fixe les modalités concrètes (présence du matériel médical, horaires d'ouverture, déroulement de la consultation d'accueil, etc) que devront respecter les associations porteuses de projets de SCMR, en lien avec les collectivités locales", précise le ministère de la Santé dans un communiqué.

Dans le détail, les salles, situées à proximité des lieux habituels de consommation et ouvertes 7/7 jours, entre quatre et sept heures par jour, s'adressent aux plus de 18 ans. A Paris, la "salle de shoot" sera installée dans l'enceinte de l'hôpital Lariboisière, ce qui "doit rassurer", déclare la ministre, reconnaissant qu'elle passe outre la volonté de la population. 

Marisol Touraine balaie les inquiétudes des riverains d'un revers de manche. Dans le quotidien parisien, elle décrète que des "échanges" doivent avoir lieu et que "toutes les informations" leur seront apportées. "Il faut savoir qu'il n'y aura pas de salle sans convention passée avec, notamment, les services de police, de voirie et l'autorité judiciaire", précise-t-elle.

A chaque visite, les toxicomanes auront droit à une seule injection, ou inhalation, du produit qu'ils auront eux-même apporté et qu'ils consommeront dans du matériel stérile fournit par la salle. Au moins deux personnes animeront la salle, qui seront sous la vigilance d'un ou plusieurs agents de sécurité. Un système de dépistage, pour le VIH ou l'hépatite, sera également proposé.
Le Maroc serait, selon les Nations unies, le premier producteur et exportateur mondial de haschich.
La région septentrionale du Rif abrite en effet des dizaines de milliers d’hectares de cultures de cannabis à partir desquelles est produit le haschich marocain, manne dont la suppression programmée constitue un véritable défi pour les autorités marocaines. Cet article établit le contexte historique, culturel, politique et économique de la culture du cannabis dans la région afin de mieux comprendre comment cette activité économique, qui s’est très largement développée au cours des deux dernières décennies, a permis d’y maintenir un certain statu quo socio-économique et politique au pays d'origine d'Audrey Azoulay et Najat Vallaud-Belkacem, ministres de la République française.

mardi 10 mars 2015

Touraine impose à tous le tiers payant dès janvier 2017

Le service public d'information prend parti

La généralisation du tiers payant -de gré ou de force-  en 2017
France 3 (France Télévisions) se félicite de l'autoritarisme de la ministre de la Santé.  Marisol Touraine a confirmé ce lundi 9 mars son intention de ne pas céder face aux praticiens et la télévision d'Etat vante ce bras de fer: "Marisol Touraine tient le cap", positive France 3. Mais c'est le successeur de Hollande qui devra faire assumer dépenses non financées par les finances surendettées de l'Etat: "ce sera l'affaire de tous en 2017", comme l'assure la journaliste! La Thatcher du gouvernement exige de ne pas avancer les frais de ses soins contre son autisme.
"La ministre n'a pas cédé au bras de fer " avec les médecins, prétend la journaliste militante. Mais, après ses flagorneries, la militante du service public ajoute pourtant que le gouvernement a accepté non seulement quelques concessions mais aussi une mise en place progressive du dispositif. 

La ministre nous fait avaler la pilule avec des mots
"Le tiers payant sera étendu à tous les Français, car c'est une mesure de justice, parce que c'est une mesure de progrès et que l'égalité d'accès aux soins est pour moi une priorité", a déclaré Marisol Touraine.

Il faut voir...

Un reportage qui ne donne pas la parole aux médecins

Dès juillet 2016, les 15 millions de patients couverts à 100% par l'Assurance maladie en bénéficieront ainsi que les malades de longue durée et les femmes enceintes
A partir de janvier 2017, tous les Français pourront y prétendre. Le patient n'aura donc plus rien à débourser, car c'est l'Etat qui paie. Mais l'Etat, ce n'est ni Touraine (soumise à l'ISF), ni Hollande (qui tutoie l'ISF), mais la moitié des Français, les contribuables solidaires des autres, étrangers, sans papiers et clandestins. 
Le médecin sera rémunéré directement par les caisses de sécurité sociale et les mutuelles. Les praticiens devront être payés dans un délai de sept jours, ce à quoi les intéressés ne croient pas un instant. L'hypothèse est d'ailleurs prévue que ce délai soit dépassé. L'Assurance maladie devra leur verser des pénalités, accroissant du même coup leur temps consacré au travail administratif et comptable de contrôle, au détriment des patients. Cet engagement théorique de la ministre de la Santé n'apaise donc pas le secteur médical par ailleurs placé sous la menace d'étatisation.

Les sondés sont-ils aussi favorables 
au tiers payant généralisé qu'on le dit ?

Septembre 2014: 66% des Français interrogés étaient favorables à la généralisation du tiers payant qui permettrait de ne plus avancer d'argent chez les médecins, mais ces derniers y étaient très majoritairement hostiles (95%), selon un sondage publié et réalisé par OpinionWay pour le syndicat de médecins libéraux SML.

Mars 2015: mieux informés, mais toujours manipulés, 63% des personnes interrogées ont répondu favorablement à leur "dispense" du paiement des frais d'avance: "personnellement, souhaiteriez-vous être dispensé d'avancer le montant de la consultation chez votre médecin généraliste". Ont-ils compris que personne ne paierait plus rien ? Seulement... l'Etat?

Ou les (bonnes) mutuelles de santé, pour ceux/celles qui auraient les moyens de  cotiser. Et encore, seulement ceux qui pourraient supporter les hausses des assurances complémentaires que le tiers payant ne manquera pas de générer ?

Sans compter que les jeunes sont particulièrement exposés, sachant qu'après la faillite de la pompe à fric du PS, la Mutuelle des Etudiants de France (MNEF), suite à une affaire politico-financière, c'est le tour de Mutuelle des étudiants (LMDE) de connaître de graves problèmes de gestion et de paiement.

Les médecins exprimeront leur mécontentement dans la rue dimanche 15 mars

Du jamais vu ! Lancé par des internes (Intersyndicat national des internes et Intersyndicat national des chefs de clinique assistants), le mot d’ordre en vue de la manifestation du 15 mars a réuni l'ensemble des syndicats de médecins libéraux, ainsi que des syndicats de professionnels de santé exerçant à titre libéral (dentaire, odontologie, …), sauf les syndicats de pharmaciens.

Dans un communiqué commun intitulé "Tous unis pour la santé de demain / Non au projet de loi de santé", les organisations syndicales médicales affirment rejeter collectivement le projet de loi de santé. Selon le président du syndicat des médecins libéraux (SML), Eric Henry, le parcours du défilé parisien a été tracé de la place Denfert-Rochereau jusqu’au ministère des Affaires sociales et de la Santé, avenue de Ségur.
Alors que les quatre groupes de travail chargés de proposer des réécritures du projet de loi devront rendre leurs copies cette semaine, quelle sera l’attitude de Marisol Touraine face à ce mouvement de protestation grandissant des professionnels de santé ? Eric Henry, lui, est formel : " La ministre de la Santé va reculer sur tout ".

mardi 3 mars 2015

Les hôpitaux vont être amputés de 3 milliards d'euros

22.000 postes sacrifiés...

Hollande fait des économies sur la santé des Français

Touraine met les budgets des hôpitaux publics à la diète: une simple "économie" ! La ministre de la Santé envisage sereinement cette perte considérable de qualité des soinsMarisol Touraine a prévu une baisse de... 3 milliards d'euros sur les deux prochaines années.

Cette coupe passe d'abord par une mutualisation des moyens: une baisse des achats : il faudra faire avec 1,2 milliard en moins, en poussant par exemple les établissements à faire des commandes conjointes de matériel. 
Par ailleurs, le rapprochement administratif entre hôpitaux évitera une dépense de 450 millions d'euros, et une baisse du coût des médicaments permettrait d'économiser 350 autres millions.

Un effort uniquement public imposé aux plus défavorisés

Les Français devront se soigner à la maison, loin des hôpitaux et à la charge de l'entourage: le gouvernement prévoit en effet d'écourter les durées d'hospitalisation et de développer la chirurgie ambulatoire, ce qui devrait aboutir à une économie de 1 milliard d'euros.

La fédération des hôpitaux publics conteste ce projet, tandis que la mutualité positive sur quelques chaînes de radio et de télévision"L'hôpital a montré qu'il était capable de faire des économies. Le problème, c'est qu'il faudrait que ce soit juste. Or, ce n'est pas juste car on demande seulement à l'hôpital public de faire des économies, juge Gérard Vincent, pour qui une mesure est justifiée si elle frappe plus de monde. Les cliniques privées sont exonérées de tout effort." 

Un raisonnement populiste qui s'attaque essentiellement à ceux qui contribuent par leur travail et par l'impôt au financement du service hospitalier public.

Hollande pourrait supprimer 22.000 postes dans les hôpitaux publics

Le gouvernement prévoit de "maîtriser la masse salariale" de 860 millions d’euros en trois ans, révèle une couche fuitante de Challenges, de l'ex-groupe du patron des sanisettes et aujourd'hui du groupe L'Obs, propriété, avec le site Rue89, de la triade d'investisseurs capitalistes Bergé-Niel-Pigasse, également actionnaires principaux du groupe socialiste Le Monde.

Pour autant, avec l'énorme suppression de 22.000 postes, "il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche", n'élude pas Les Echos.

Si le développement de la chirurgie ambulatoire ne dégage pas des postes, on peut se demander à quoi s'occupaient les personnels de soins.
 
Les hôpitaux seront-ils fermés la nuit ? "Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de "ré-hospitalisations" qui pourraient être évitées", détaille Challenges, sans contester ces mises à la porte des hôpitaux des personnes en état de vulnérabilité.

La mutualisation des achats des hôpitaux et les baisses de prix des médicaments garantissent-ils une baisse du nombre des erreurs médicales? 

Valls convertira-t-il les infirmières de nuit en enseignantes ? 
Avec le soutien du Dr Patrick Pelloux, urgentiste à ses heures et chroniqueur à Charlie hebdo ?

lundi 19 mai 2014

Pour un émir, Martin Hirsch privatise un étage d'hôpital public

Les hôpitaux de Paris "soignent" leurs riches étrangers

Un émir du Golfe est venu se faire opérer début mai à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt


L’hôpital public doit-il se laisser acheter par les petrodollars de riches étrangers contre la privati-sation de chambres au profit de ces derniers ? Pour le patron de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), c’est une manière comme une autre de gagner de l’argent. Certains syndicats s’inquiètent portant de l’ampleur que prend le phénomène. Martin Hirsch, 

Un riche émir du Golfe s'est offert une suite hospitalière et le personnel associé de l'hôpital public Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, demandant plusieurs aménagements. L'homme d'affaires, dont l'identité n'a pas été révélée, a obtenu  neuf chambres du 7e étage qui ont été réservées entre le 8 et 14 mai pour l'accueillir, ainsi que des personnes de sa famille et ses gardes du corps, a précisé l’AP-HP, confirmant une information du Canard enchaîné.

L'Abbé Pierre aurait sûrement approuvé...
Des douchettes ont été installées dans les toilettes et retirées depuis, du mobilier comme des chaises et un canapé ont été sortis des réserves de l'établissement, selon les précisions vendredi le syndicat SUD. Le patient s'est en outre attaché les services d'un traiteur, a reconnu l'AP-HP. L'autorisation de réservation des chambres par le professeur de chirurgie orthopédique qui a opéré l'émir a été acceptée par la direction de l'hôpital compte tenu "de l'importante recette attendue", justifie l'AP-HP.

Martin Hirsch nie tout régime de faveurs
Le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch revendique ces passe-droits. 
Interrogé par le JDD, il a assuré que l'accueil de l’émir n’a "pas été fait au détriment de malades français" et a été facturé, comme pour tous les patients étrangers "30% plus cher que le tarif de la Sécurité sociale""J'assume ce côté ‘Robin des bois’ " se flatte cet ex-président d'Emmaüs France. A l'en croire, les neufs malades n'ont même pas eu à attendre leur admission une semaine de plus.  Et de sauver encore sa face (sociale) par un argument comptable: "A un moment où nous avons besoin de tous les moyens pour soigner les plus modestes. Gagner de l'argent sur ces patients qui en ont les moyens, cela ne me choque pas", assure-t-il au Journal du dimanche. 

Un pourcentage qui a quelque chose à cacher
Mais "nous avons décidé de ne pas dépasser un taux de 1% [de malades étrangers accueillis] pour éviter de créer des interférences avec notre mission première de service public", a tout de même précisé Martin Hirsch. 

La logique marchande de l'AP-HP

Selon directeur général de l’AP-HP, le fait d’accueillir de riches patients étrangers pourrait rapporter 8 millions d’euros en 2013. "Renoncer à ces riches patients serait contre-productif", souligne-t-il en précisant que sur les quatre premiers mois de l'année, 1.000 riches patients étrangers ont été accueillis, "ce qui représente 0,4% de nos patients" et a permis "de dégager une marge de 2,5 millions d'euros".  

Quel est le pourcentage de patients étrangers "pauvres"?
Le patron de l'Assistance publique pense atteindre "3.000 patients à la fin de l'année, un peu plus que les années précédentes". "De quoi réduire de 15% notre déficit qui s'élève à 59,9 millions d'euros en 2013", dit-il, sans évoquer la préférence accordée aux patients fortunés, au détriment des plus défavorisés et rester dans la fourchette du 1% de malades étrangers accueillis.

Les syndicats s’inquiètent
"C'est choquant, même s'il a payé : mettre à disposition un étage et permettre à une personne d'effectuer des travaux parce qu'elle est riche, ce n'est pas l'image de l'assistance publique. C'est considérer uniquement l'aspect mercantile", a déploré de son côté le secrétaire général Sud de l'AP-HP Jean-Marc Devauchelle. "Avoir une chambre individuelle ne devrait pas être un luxe", a poursuivi le syndicaliste.

Les étrangers payent-ils vraiment tout ? 
La polémique est d’autant plus forte, qu’il se trouve que tous les patients étrangers ne payent pas toujours leurs factures. Selon le JDD, ils ont laissé à l'AP-HP une ardoise de 90 millions d'euros en 2012. Seule une petite partie des créances a pu être récupérée, avoue Martin Hirsch, qui dit vouloir faire payer  les malades en amont. "Nous obtenons le paiement en avance dans 60% des cas en moyenne, avec de grandes disparités selon les établissements de l'AP-HP. Nous devons tendre vers 100%", admet Robin des Bois.
Et ne parlons même pas des sujets qui fâchent: les dessous de table...
Eux, ils sont payés en amont !