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jeudi 28 novembre 2019

Immigration et santé : des députés LREM veulent maintenir en l'état l’accès aux soins des clandestins

Une quinzaine de députés LREM s’oppose au gouvernement

Ils rejettent la limitation de l’accès aux soins des demandeurs d’asile et des clandestins.

Ils voudront bientôt mutualiser la Sécu avec le Mali, la Somalie ou la Syrie et la Palestine ?
 
Résultat de recherche d'images pour "wonner martine""Où est notre âme?" s'est interrogée l’élue Jennifer de Temmerman sur les bancs des députés La République en marche (LREM). Dans un édifiant réquisitoire contre le volet santé du plan immigration gouvernemental dévoilé , elle lance : "Est-ce que nous allons (...) achever l’humanisme?", a-t-elle demandé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Cette envolée lyrique du 7 novembre intervient alors que le "plan d'urgence" pour les hôpitaux ne prévoit pas plus de 500 millions pendant trois ans (lien PaSiDupes) et que la députée et législatrice LREM Françoise Dumas construit une piscine sans permis et en partie sur un terrain municipal (lien PaSiDupes), probablement au profit des migrants en situation irrégulière... 

La députée du Nord a signé une tribune transmise jeudi à l’AFP, avec dix autres élus de l’aile gauche de LREM, dont Sonia Krimi, une Franco-tunisienne née à Tunis, que notre échelle sociale a favorisée, bien que naturalisée seulement en 2012 (sans parler de son doctorat obtenu à... Toulon, où a été ouverte en 2009 une enquête pour corruption après la vente de centaines de titres et diplômes à des étudiants étrangers), et Martine Wonner (photo 1, ci-dessus) un médecin psychiatre (qui a préféré passer du SAMU social de Paris à un groupe de cliniques privées, comme directrice médicales), toutes deux bien connues pour leurs partis-pris pro-migrants. 

Le sujet de leur prise de parole du jour est la limitation de l’accès aux soins des "demandeurs d’asile" (délai de trois mois avant de pouvoir accéder à la Sécu de base, PUMa) et des clandestins (renfort des contrôles d’accès à l’aide médicale d’Etat, AME), qui sont autant d' appels d'air à l'immigration clandestine. Ces mesures, présentées au Parlement dans "l’urgence", "compliquent l’accès aux soins de personnes en situation de très grande précarité", selon eux. Les cas en question sont-ils prioritaires sur les patients en attente de soins et pourtant en situation régulière et à jour de leurs cotisations ?

Les auteurs de la tribune - quand ils étaient présents jeudi dans l’hémicycle - ont voté contre la baisse de 15 millions d’euros du budget de l’AME (sur un total de près de 1 milliard d’euros) - un amendement du gouvernement au volet santé du projet de loi de finances pour 2020.

Se sont joints à eux six députés non-signataires du texte et membres de l’aile gauche de LREM, comme Stella Dupont et Sandrine Mörch, qui s’étaient abstenues lors du premier passage de la loi asile et immigration à l’Assemblée, en avril 2018. 
Au total, treize députés LREM se sont prononcés contre cette mesure gouvernementale, aux côtés des socialistes, communistes et Insoumis.
Les treize sont : 
    Aude Amadou,joueuse de handball
    Delphine Bagarry, une urgentiste des Alpes-de-Haute-Provence venue du PS à LREM, qui signa en septembre 2019, avec d'autres députés de l'aile gauche du groupe LREM, une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d'œuvre. Elle se déclara même "choquée" par le discours de Macron sur l'immigration et expliqua avoir eu "l’impression d’écouter non pas l’homme de la campagne présidentielle mais un responsable du Front national"... Elle est membre du "Collectif social-démocrate".
    Lionel Causse
    Jennifer De Temmerman
    Stella Dupont, qui a traversé la rue du PS vers LREM quand ça commença à sentir le lisier dans le Maine-et-Loir, est membre du "Collectif social-démocrate" : jusqu'alors membre du Parti socialiste, elle avait soutenu Benoît Hamon lors de l’élection présidentielle de 2017 et avait même été investie par le PS pour les législatives...
    Albane Gaillot
    Aina Kuric, franco-malgache élue avec 660 voix d'avance, elle est l'une des rares députées de son groupe à s'abstenir en avril 2018 sur le projet de loi Asile et Immigration lors de sa première lecture. En juillet 2018, elle vota contre la version définitive du texte, malgré l'interdiction qu'ont les députés LREM de voter contre un projet de loi du gouvernement, en raison de l'amendement ajouté qui modifie les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte, se déclarant très sensible à cette question de par ses origines malgaches. Le groupe LREM, après la menace d'une exclusion, lui adressa un avertissement. Elle quitta le parti le 7 juin 2019, mais reste dans le groupe en tant qu'apparentée.  
    Marion Lenne qui vécut une partie de son enfance au Bénin, au Nigéria, puis en Guadeloupe, et qui passa l'essentiel de sa vie professionnelle en Ethiopie, au Pérou, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Ghana ou à Madagascar 
    Jean-François Mbaye, député franco-sénégalais du Val-de-Marne
    Sandrine Mörch, journaliste qui réalisa de nombreux reportages  en collaboration avec Médecins sans frontières, pour alerter l’opinion publique sur les conflits oubliés (Libéria, Rwanda, Sri Lanka, Kurdistan, etc.).
    Bénédicte Pételle, suppléante d’Adrien Taquet, nommé au gouvernement le 25 janvier 2019
    Nathalie Sarles, une infirmière qui commença par enseigner l'anglais pendant dix-huit mois dans un collège du Burkina Faso
    Martine Wonner














L’amendement a toutefois été adopté. Les 'Marcheurs' détiennent encore la majorité absolue à l’Assemblée, avec 304 élus sur 577 députés.

Face aux frondeurs, la ministre de la Santé a défendu une lutte contre le "dévoiement" du système d’accès aux soins des étrangers

Elle a dénoncé les accusations de remise en cause "nos valeurs". "Arrêtons les fantasmes!", a exhorté Agnès Buzyn.
L’argumentaire n’a pas convaincu Jennifer de Temmerman. Opposante habituelle aux orientations de la majorité présidentielle, l’élue du Nord - où les corons sont des lieux à demande forte de soins médicaux - a annoncé jeudi se mettre "en retrait" de LREM, "pour (s)’accorder un temps de réflexion", explique à La Voix du Nord cette fonctionnaire de l'Education nationale, attachée d’administration. Elle promet de trancher la question de son appartenance au groupe d’ici "quelques semaines." Suspens !...

Depuis leur élection en juin 2017, huit parlementaires ont démissionné du groupe LREM et deux en ont été exclus



Ca ne s'est pas vu, ni su, mais Temmerman a finalement mis les voiles.

jeudi 17 octobre 2019

Macron n'a pas empêché le taux de pauvreté de bondir en France en 2018

L'arrivée massive de clandestins est-elle la seule cause de l'appauvrissement de la France ?

L'INSEE alerte sur une forte hausse importante du nombre de personnes en situation de pauvreté monétaire en 2018

Pauvrete en france en 2018
Après une relative stagnation en 2017, près de 500.000 pauvres de plus étaient désormais dénombrédans ses données provisoires publiées mercredi 16 octobre, par le service du ministère de l'Economie créé par le gouvernement de Vichy.

En 2018, 14,7% de la population française vivait sous le taux de pauvreté, soit une augmentation de 0,6% par rapport à l'année précédente. Au total, quelque 9,3 millions de personnes (8,8 millions en 2017, dont 3 millions d'enfants) étaient en situation de pauvreté monétaire, soit sous le seuil de pauvreté, rapporte l'institut de la statistique, selon une méthode dite de micro-simulation, réalisée à partir d'un échantillon représentatif de ménages. Cette hausse importante fait suite à un taux stable en 2017, précédé d'un recul de 0,2 point du taux de pauvreté en 2016, après deux années de hausse en 2015 et 2014, pendant le quinquennat socialiste de Hollande.


Les mesures anti-sociales de Macron, mais pas que... 

L'Insee impute l'augmentation de la pauvreté d'abord à la forte hausse "des revenus financiers des capitaux mobiliers", désormais soumis à la "flat tax", prélèvement forfaitaire unique sur tous les membres d'un groupe (citoyens ou entreprises), contrairement à l'impôt progressif, ou abaissant la fiscalité dans ce domaine. Or, la progression des revenus des plus riches augmente mécaniquement le seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian.

L'institut de la statistique pointe aussi l'effet de la baisse des allocations logement dans le parc HLM, mais sans tenir compte de la baisse équivalente des loyers. En l'incluant, la hausse du taux de pauvreté "serait plus modérée", autour de 0,2 point. L'INSEE est accusé de renouveler un coup similaire à celui de décembre 2008 : le no 2 du gouvernement, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement et de l'Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, avait alors dénoncé les enquêtes trimestrielles de l'emploi de l'INSEE en soulignant que celles-ci ne portaient que sur l'évolution des effectifs dans les entreprises de plus de vingt salariés, alors que l'emploi aurait surtout progressé dans celles de moins de dix salariés.

Par ailleurs, les inégalités de niveau de vie connaissent leur "plus forte hausse depuis 2010",  mais restent toutefois "en dessous du pic atteint en 2011", sous l'effet de la crise économique et financière internationale ouverte en 2008, estime l'Insee. 

Ces données provisoires n'intègrent d'ailleurs pas la réforme de l'ISF
, qui "aurait eu un effet à la hausse sur les indicateurs d'inégalités", ni le chèque énergie qui aurait eu l'effet inverse.

Autre impasse des statisticiens, l'impacte de l'arrivée de clandestins pris en charge.
En baisse dans l'ensemble de l'Europe, le nombre de demandeurs d'asile continue d'augmenter en France.
Le flou sur le nombre de clandestins en France est volontairement entretenu

Il a fallu que Gérard Collomb soit poussé dans ses retranchements pour qu'il consente à lâcher que notre pays compte actuellement "autour de 300.000 personnes en situation irrégulière". En présentant sa loi asile et immigration, le ministre de l'Intérieur a reconnu  que le faible taux d'exécution des obligations de quitter le territoire français créait une situation qui n'était "bonne pour personne", mais il a refusé de donner des chiffres précis. Son cabinet parle d'un taux "qui oscille entre 7 et 10 %". La Cour des comptes, elle, l'avait donc sous-évalué à 5 % en 2015, avant le pic européen du flux migratoire. Seule certitude aujourd'hui: la France reste une destination attractive pour les migrants qui savent avoir peu de chances d'obtenir le statut de réfugié. Dans un document interne, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), qui traite les demandes d'asile, constate que sur les cinq premiers mois de 2018, les demandes d'asile en France sont en hausse de plus de 15 % par rapport à la même période. Ils savent en effet qu'ils peuvent ainsi bénéficier d’une allocation de demandeur d’asile (ADA, 207 euros par mois) pendant toute la durée du traitement de leur dossier (entre cinq et neuf mois en moyenne), un droit dont ne bénéficient pas les clandestins.
L'AME (Aide médicale d'Etat) est attribuée sans conditions aux enfants mineurs - ce qui induit de nombreuses fraudes sur l'âge - isolés ou dont les parents sont en situation irrégulière, même lorsque ces derniers n'en bénéficient pas encore. Mais des organisations humanitaires telle que la Fédération internationale des Sociétés de la Croix rouge et du Croissant rouge (IFRC) dénoncent les contrôles sur l'attribution de l'AME, en dépit de la fraude organisée. Or, dans le nord de la France, qui inclut la zone de Calais, une association qui se pare du titre d'ONG (d'ailleurs illégitime) estime que près des deux-tiers des réfugiés et migrants dont elle s'occupait avaient des problèmes de santé "directement liés aux conditions dans lesquelles ils sont logés". Dans plusieurs villes de France, des cas de gale et de tuberculose ont notamment été rapportés ces dernières années, autant de maladies directement liées aux conditions de vie précaires des personnes en situation irrégulière et échappant aux contrôles. Dans le nord de Paris, les équipes de Médecins sans frontières (MSF) – qui gèrent le centre pour mineurs de Pantin – ont ainsi constaté à plusieurs reprises que certains clandestins refusent de se rendre à l’hôpital, de peur que soit découverte leur fraude.
L'OMS nie "le risque en terme de transmission des maladies transmissibles entre migrants, réfugiés et la population locale", le jugeant "très faible". Selon l’Organisation mondiale de la santé, une part importante des migrants séropositifs ont contracté la maladie... après leur arrivée en Europe.

Quelles sont les aides humanitaires aux immigrés en France ?
Etrangers réguliers
A partir de 25 ans, ils peuvent prétendre au revenu de solidarité active (RSA) au bout de cinq ans de détention d’un titre de séjour permettant de travailler en France (ce délai est supprimé pour les titulaires d’une carte de résident, les réfugiés et les immigrés européens de longue durée, qui peuvent le toucher immédiatement).
Le RSA s’élève à 551 euros par mois, mais il ne peut pas se cumuler avec d’autres aides.
Sur 1,88 million d’allocataires du RSA en décembre 2017, 16 % étaient étrangers, selon le gouvernement.
Un étranger de plus de 65 ans peut bénéficier de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), d’un montant maximal de 868 euros par mois.
Pour la recevoir, il doit respecter les mêmes conditions que les Français (revenus annuels inférieurs à 9 998 euros). Il doit toutefois préalablement résider en France de manière régulière depuis au moins dix ans (ce délai est supprimé pour les réfugiés, qui peuvent le toucher immédiatement).
Environ un tiers des bénéficiaires de cette aide sont de nationalité étrangère.

Français
Il existe 10 minima sociaux en France, qui correspondent à des publics spécifiques.
• Le plus universel d’entre eux est le revenu de solidarité active (RSA) : une allocation de 551 euros par mois versée à 2,5 millions d’allocataires de plus de 25 ans sous conditions de ressources.
L’allocation adulte handicapé (AAH), versée à plus d’un million de bénéficiaires, s’élève à 860 euros par mois.
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), versée à un peu plus d’un demi-million de retraités de plus de 65 ans, s’élève à 868 euros par mois.

2 | La protection santé


Clandestins
• Ils peuvent bénéficier d’une prise en charge gratuite des principaux soins médicaux au titre de l’aide médicale d’Etat (AME). Tous les frais qui dépassent le plafond « Sécu » (par exemple pour les soins optiques ou dentaires) restent à leur charge.
L’AME est théoriquement réservée aux immigrés présents depuis trois mois en France et sous condition de ressources, mais ces critères sont difficiles à vérifier dans les faits. Cependant, la fraude a un effet limité sur le coût du dispositif, selon un rapport parlementaire de 2011. Quelque 300.000 clandestins en bénéficient.
L’AME a une vocation humanitaire, en prenant en charge les soins vitaux de personnes démunies. Mais c’est aussi un enjeu de santé publique : ne pas traiter ces patients pourrait favoriser la propagation d’affections contagieuses, comme la tuberculose.

Demandeurs d’asile
• La protection universelle maladie (PUMA, qui s’est substituée à la CMU) leur permet de bénéficier gratuitement de la part remboursée par la Sécurité sociale, à l’instar des Français du régime général.
• Ils ont également accès gratuitement à la CMU complémentaire pour financer les restes à charge.

Etrangers réguliers
• Avec ou sans emploi, les étrangers peuvent bénéficier de la protection maladie universelle (PUMA), qui prend en charge la part remboursée par la Sécurité sociale.
• Au bout de trois mois de présence en France, et sous condition de ressources, ils peuvent aussi être couverts par la CMU complémentaire pour les restes à charge.
• Si leurs revenus se situent juste au-dessus du plafond de la CMU complémentaire, ils peuvent recevoir une aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS).
• Certains Européens restent par ailleurs rattachés à la "sécu" de leur pays d’origine.

Français
• Avec ou sans emploi, les Français peuvent bénéficier de la protection maladie universelle (PUMA), qui prend en charge la part remboursée par la Sécurité sociale.
• Sous condition de ressources, ils peuvent aussi être couverts par la CMU complémentaire pour les restes à charge.
• Si leurs revenus se situent juste au-dessus du plafond de la CMU complémentaire, ils peuvent recevoir une aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS).

3 | L’hébergement et le logement

Clandestins
• Ils peuvent théoriquement bénéficier de l’hébergement d’urgence au même titre qu’un autre résident en France.

Demandeurs d’asile
• Plusieurs types de structures peuvent les héberger le temps de l’examen de leur demande d’asile (entre cinq et neuf mois en moyenne). Il s’agit principalement de centres d’accueil spécialisés (les CADA), mais aussi d’hébergements d’urgence.
Dans tous les cas, cette situation est difficilement comparable avec le fait d’être locataire ou propriétaire d’un logement traditionnel. Les personnes hébergées en CADA sont par exemple parfois amenées à partager certaines pièces de vie avec d’autres personnes ou familles.
Les adultes qui n’ont pas de place d’hébergement reçoivent une allocation de 225 euros par mois pour se loger.

Etrangers réguliers
• Ils peuvent bénéficier des aides au logement (APL, ALF et ALS), demander un logement social et faire valoir leur droit au logement opposable au même titre que les Français, sous condition de ressources.
Environ 14 % des logements sociaux sont attribués à des étrangers hors Union européenne.
• Ils peuvent aussi bénéficier de l’hébergement d’urgence au même titre qu’un Français.

Français
• Ils peuvent bénéficier des différentes aides au logement (APL, ALF et ALS), demander un logement social et faire valoir leur droit au logement opposable, sous condition de ressources.
Environ 80 % des logements sociaux sont attribués à des Français.
• Les plus démunis ont en principe accès à un parc d’hébergement spécifique (places d’allocation logement temporaire, hébergement d’insertion…).

4 | Les allocations familiales


Clandestins
• Aucune prestation ne leur est proposée.

Demandeurs d’asile
• Le montant de l’allocation de demandeur d’asile (voir plus haut) varie en fonction de la taille de la famille. Cela représente environ 100 euros par mois de plus par personne supplémentaire dans le foyer.

Etrangers réguliers
• Ils peuvent bénéficier des allocations familiales au même titre que les Français, à condition que leurs enfants vivent avec eux en France.

Français
• Les citoyens français dont le foyer comporte au moins deux enfants peuvent bénéficier des allocations familiales.
5 | Les transports

Clandestins
• Certains peuvent bénéficier de facilités pour les transports dans certaines villes ou régions.
Par exemple, en Ile-de-France, quelque 115 000 clandestins affiliés à l’aide médicale d’Etat ont le droit à une réduction tarifaire de 50 %.

Demandeurs d’asile
• Ils peuvent bénéficier de facilités dans certaines villes ou régions.
Par exemple, en Ile-de-France, ils ont le droit à une réduction tarifaire de 75 %, comme les Français modestes, à condition d’être affiliés à la CMU complémentaire.

Etrangers réguliers
• Les plus modestes peuvent généralement bénéficier des tarifs sociaux pour les transports offerts par les villes ou les régions, au même titre que les Français.
Par exemple, en Ile-de-France, ils ont le droit à une réduction tarifaire de 75 % (à contrôler), à condition d’être affiliés à la CMU complémentaire.

Français
• Certaines villes ou régions proposent des tarifs sociaux pour les transports aux personnes les plus modestes.
Par exemple, en Ile-de-France, elles ont le droit à une réduction tarifaire de 75 % (passée à 50%), à condition d’être affiliées à la CMU complémentaire.
  • En résumé :

ClandestinDem. d'asileEtranger régulierFrançais
Minimas sociauxADA : 207 €RSA : 551 € si plus de 25 ans et ressources faiblesRSA : 551 € si plus de 25 ans et ressources faibles
SantéAME : protection maladie de baseProtection maladie complète (PUMA + CMU-C)Protection maladie complète (PUMA, CMU-C, ACS) si ressources faiblesProtection maladie complète (PUMA, CMU-C, ACS) si ressources faibles
LogementHébergement d'urgenceCentre d'accueil ou 225 €Hébergement d'urgence, aides au logement ou logement social (si ressources faibles)Hébergement d'urgence, aides au logement ou logement social (si ressources faibles)
FamilleADA : 100 € par enfantAllocations familiales (si les enfants sont résidents)Allocations familiales
TransportTarifs réduits en Ile-de-FranceTarifs réduits en Ile-de-France (si ressources faibles)Tarifs réduits en Ile-de-France (si ressources faibles)Tarifs réduits en Ile-de-France (si ressources faibles)

MÉTHODOLOGIE

Cet article vise à recenser les principaux droits sociaux accordés aux immigrés en France. Ils sont classés dans cinq grandes thématiques.
Il pourrait être tentant de chercher à calculer une sorte de « total » de ces aides, mais nous ne l'avons pas fait car cela n'aurait en réalité guère de sens. Certaines prestations ne sont pas cumulables entre elles ; d'autres, comme par exemple la prise en charge des soins, ne sont pas des aides directes mais des prises en charge. Ainsi, un séjour à l'hôpital qui coûte 3 000 euros ne peut être considéré comme un revenu au même titre qu'un salaire ou qu'une allocation.
Lorsque c'était pertinent, en revanche, nous avons indiqué le montant de ces aides, à chaque fois sur la base des droits accordés à une personne seule. Vous pouvez retrouver les barèmes détaillés de ces prestations pour les couples ou les familles en cliquant sur les liens.
L'AME (Aide médicale d'Etat) est attribuée sans conditions aux enfants mineurs - ce qui induit de nombreuses fraudes sur l'âge - isolés ou dont les parents sont en situation irrégulière, même lorsque ces derniers n'en bénéficient pas encore.

En parallèle de ces chiffres sur la pauvreté, l'Institut des politiques publiques (IPP) a publié une étude
indiquant que les classes moyennes allaient être les principales bénéficiaires du budget 2020. 
Le document met notamment en exergue l'effet des mesures d'urgences prises par le gouvernement sous la pression du mouvement des Gilets Jaunes et elles se traduisent par une augmentation sensible du pouvoir d'achat, dont le coût est reproché aux GJ...
Or, l'IPP travaille en partenariat scientifique avec l'Ecole d'économie de Paris et le Centre de recherche en économie et statistique (CREST), lequel à pour directeur Francis Kramarz, qui a apporté son soutien à Macron lors de l'élection présidentielle de 2017.

vendredi 15 mars 2019

"Macron [...] animateur de réunions de quartier," déplore Nadine Morano

Jupiter est tombé au ras des pâquerettes

La quatrième de liste LR pour les Européennes revient sur le grand débat.

Résultat de recherche d'images pour "NADINE MORANO MACRON"Nadine Morano est une élue populaire et une citoyenne vigilante au parti. Toujours aussi pugnace, l'ancienne ministre à l'Apprentissage et à la Formation professionnelle constate que Macron est incapable de faire respecter l'ordre sur le territoire français
Elle soutient aussi le trio de tête de la liste LR dont elle est le n°4 pour les européennes, contestant à Marine Le Pen la place de première opposante que le pouvoir - exécutif, presse et sondeurs  macroniens - lui accorde pour nuire à son parti. 
Elle s'en prend également à Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, dénonçant leur rôle de "division et confusion", au détriment de LR et au profit du parti du président, LREM.  

LE POINT : Les Républicains tiennent ce samedi leur conseil national à Lyon, sans Raffarin ni Juppé. Votre famille politique n'apparaît-elle pas amputée, voire désunie ?

NADINE MORANO : Bien au contraire, toutes nos fédérations départementales sont mobilisées et actives, nos élus nationaux et locaux s'investissent dans notre mouvement, nous écrivons enfin une nouvelle page de la droite et du centre avec clarté. Il fallait nous relever d'une débâcle présidentielle pour notre famille politique inédite sous la Ve République. Le départ d'une personnalité est un drame quand elle apportait beaucoup de choses au parti, c'est une bénédiction quand elle n'apporte plus que de la division et de la confusion.

Auriez-vous aimé être tête de liste à la place de François-Xavier Bellamy ? 

Pas du tout ! Laurent Wauquiez était contraint à l'exercice difficile de passer des listes régionales à la constitution d'une liste nationale. Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron censé incarner "le nouveau monde" a imposé aux Français une marche arrière de vingt ans ! Depuis 1999, afin de rapprocher l'Europe des citoyens, les élections européennes étaient organisées par grandes régions. J'ai moi-même été tête de liste pour le Grand-Est en 2014. Comme LREM n'a pas d'ancrage dans les territoires et que ce parti fonctionne essentiellement sur Internet avec des adhérents virtuels, il [Macron] a imposé des listes nationales pour couper l'enracinement des élus européens avec leur territoire et la proximité avec les citoyens. C'est très regrettable, mais il a fallu faire avec !

Voilà pourquoi Laurent Wauquiez a été très habile d'investir dès le 29 février un trio de tête représentant les différentes sensibilités de notre famille politique et d'associer à la fois renouvellement et expérience, mais aussi une représentation territoriale. Nous sommes plus qu'une liste, nous sommes une équipe et cela fonctionne bien. Cela se ressent sur le terrain, nous remontons lentement, mais sûrement.

Pourtant [objecte le magazine de François-Henri Pinault], votre tête de liste, le choix du philosophe François-Xavier Bellamy, a été controversée, y compris chez les Républicains. Est-il fait pour la politique ?

Qui fait l'unanimité aujourd'hui ? C'est exaspérant cette façon de toujours caricaturer quelqu'un qui s'engage, avant même qu'il ne puisse défendre ses convictions ! J'ai participé à l'un de ses déplacements en Moselle; je peux vous dire qu'il en a bluffé plus d'un par sa connaissance des dossiers, le contact chaleureux et facile qu'il noue avec les gens et son aisance au micro en meeting. Ceux qui l'avaient critiqué un peu vite, sans même le connaître, en seront pour leurs frais !

Ce qui frappe sur votre liste, c'est la présence en très bonne place des sarkozystes dont vous faites partie. Le parti ne doit-il pas s'affranchir de l'ombre de l'ancien chef ?

Ce n'est pas un scoop que de dire que nous sommes en lien régulier avec Nicolas Sarkozy. Il occupe une place privilégiée dans le cœur de nos militants, mais aussi dans notre électorat.

C'est essentiellement la marque de l'expérience gouvernementale auprès de celui qui est une référence pour notre famille politique. Nicolas Sarkozy est ancien président de la République ayant assumé avec brio la présidence française de l'Union européenne en 2008. A cette époque, la France était respectée et écoutée en Europe comme dans le monde. Le président exerçait un leadership qui le plaçait toujours en initiative, notamment en période de crise [économique et financière internationale de 2008] ou de graves tensions, par exemple lors du conflit entre la Russie et la Géorgie. Son action s'inscrivait dans le plein respect de ses partenaires, tout le contraire de la politique actuelle d'Emmanuel Macron qui consiste uniquement à diviser et à fracturer notre continent par son arrogance.

Quatrième sur la liste de LR pour les européennes, 
l'accord avec Hervé Morin n'est-il pas une réponse au ralliement de Jean-Pierre Raffarin à Emmanuel Macron ? Est-ce une manière de rassurer les centristes ? [Question aussi stupide que malveillante, supposant que le Hervé Morin et ses amis se seraient laissés tordre le bras!]

Nous avons travaillé ensemble dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Cette alliance est légitime et solide, elle n'est pas de circonstance. Elle est à l'opposé du débauchage fait par Macron avec des ministres tels qu'Edouard Philippe qui, après avoir proposé la suppression de l'Aide médicale d'Etat [AME] pour les clandestins, la préserve une fois qu'il est Premier ministre, ou bien Bruno Le Maire qui est l'artisan de la hausse de la CSG, alors qu'il plaidait avant les présidentielles pour sa baisse... Une telle alliance des opportunistes, voilà ce qui décrédibilise la parole et l'action politiques !

Je sais que la stratégie d'Emmanuel Macron est d'éliminer de la scène politique toute opposition crédible pour se retrouver comme en 2017 face à un adversaire facile, celui qui cristallise le ras-le-bol et ne propose que des solutions nuisibles à notre pays, le Rassemblement national de Marine Le Pen. Qu'il ne s'y trompe pas, nous sommes toujours bien là et représentons la première force parlementaire d'opposition. Nous ne laisserons pas se rejouer le duel Macron-Le Pen si néfaste pour la France !

En parlant de Marine Le Pen, avez-vous regardé le débat jeudi soir avec Nathalie Loiseau ? Que pensez-vous de la candidature de la ministre des Affaires européennes d'Emmanuel Macron ?

J'ai regardé ce débat pitoyable et affligeant. Marine Le Pen était dans ses rails, égale à elle-même, imprécise et caricaturale. J'étais consternée par l'arrogance de la ministre Nathalie Loiseau et ses critiques permanentes jetées à la face de nos partenaires européens comme la Hongrie ou la Pologne. Elle s'inscrit bien là dans la démarche de désordre semé dans l'Union européenne par le président Macron. Je n'ai jamais vu un président français avoir un tel comportement. Le bon fonctionnement de l'Union et son avenir passent par le dialogue et l'unité, pas par provoquer la discorde. 
Enfin, la candidature théâtralisée de Nathalie Loiseau est à l'image du fonctionnement de la Macronie : ridicule ! Nous avions reçu Nathalie Loiseau au Parlement européen lors d'une réunion de notre délégation. Je l'avais personnellement interrogée sur les initiatives à prendre pour lever les sanctions contre la Russie qui ont amené à l'embargo russe qui pénalise nos agriculteurs et nos producteurs. Sa réponse empreinte de mépris pour nos agriculteurs, qualifiant "d'archaïques" ceux qui n'étaient pas parvenus à s'adapter à la situation, a heurté à un point tel que des députés ont choisi de quitter la salle ! Cela laisse présager du pire quant à ce que serait un mandat européen de Nathalie Loiseau...

La tribune écrite de Macron a été plutôt bien reçue en Europe...

Détrompez-vous, cette tribune a été reçue avec indifférence, voire a jeté un froid glacial chez nos partenaires européens. Elle contribue à nous affaiblir un peu plus sur la scène européenne. Beaucoup y ont vu une leçon donnée par un président incapable de rétablir l'ordre dans son pays après 17 semaines de crise des Gilets jaunes, qui n'arrive pas à réformer un Etat, bonnet d'âne de l'Europe en matière d'impôts et de charges...

Rendez-vous compte qu'après avoir passé 14 heures au Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron n'aborde pas une seule fois la PAC dans son texte... Pas davantage qu'il n'évoque la question centrale du terrorisme islamiste ni de la reconduite des immigrés illégaux. 
Il passe à côté des vrais sujets qui intéressent nos concitoyens, mais imprime sa marque de technocrate en proposant la création de multiples nouvelles agences pour exercer des missions que l'Union européenne assume déjà ! Le chancelier autrichien Sébastian Kurz a qualifié d' "utopiques et irréalistes" les propositions d'Emmanuel Macron. Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle n'a même pas daigné lui répondre personnellement, laissant Annegret Kramp-Karrenbauer, présidente de la CDU, le faire de manière cinglante, allant même jusqu'à remettre en cause le siège du Parlement européen à Strasbourg, ce que l'on n'avait jamais vu de la part d'un dirigeant allemand...

Vous êtes donc fermement attachée au siège du Parlement à Strasbourg ?

Il est hors de question que le siège du Parlement européen quitte Strasbourg ! Son siège est sanctuarisé dans les traités et ne peut être modifié qu'à l'unanimité. La France doit s'y opposer sans quoi elle fragiliserait encore un peu plus son influence. J'ai participé avec une forte émotion aux obsèques d'Helmut Kohl le 1er juillet 2017 dans l'hémicycle du Parlement. Il avait lui-même souhaité cette cérémonie, témoignage de son attachement profond à la réconciliation franco-allemande. Et je peux vous dire que la Lorraine que je suis, frontalière avec l'Allemagne, partage cet attachement à nos liens d'amitié avec l'Allemagne, qui pour moi sont un trésor précieux ! 

Le "grand débat" a-t-il été productif pour notre pays ? 

Chacun sait bien que ce qui a mis le feu dans notre pays, c'est la folie fiscale d'Emmanuel Macron. J'ai vu beaucoup de retraités sur les ronds-points chez moi, beaucoup de gens qui n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois et qui ont manifesté contre la hausse des taxes sur les carburants. Il n'a pas apaisé la colère, il tente de l'endormir et joue un pourrissement dangereux. Le président de la République s'est transformé en animateur de réunions de quartier. Des heures de palabres qui montrent à quel point il a été élu sans expérience et connaît si mal la vie quotidienne des Français. Un président est élu pour diriger, gouverner et décider. On se demande pourquoi il touche ses indemnités pendant cette période où il passe son temps en débat...

Cette stratégie n'est rien d'autre qu'une campagne électorale qui ne dit pas son nom et se déroule jour après jour aux frais des Français. Une campagne d'appels téléphoniques pour sélectionner les Français qui participeront aux conférences citoyennes... que l'on ne nous prenne pas pour des idiots, on a l'impression d'une sorte de 'dark' campagne..., 75.000 personnes ont été personnellement contactées, la grande majorité a refusé de se plier à cette mascarade. Mille quatre cents personnes seulement participeront aux conférences citoyennes. C'est bien la démonstration que les Français ne sont dupes de rien.