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lundi 4 mai 2020

Martine Wonner (LREM) n'a plus confiance dans le gouvernement

"La gestion de la crise sanitaire est catastrophique", estime la seule députée LREM 

Elle est la seule députée de la majorité présidentielle à avoir voté contre le plan de déconfinement 

Au sein de LREM, le combat solitaire de la députée Martine Wonner
Martine Wonner est médecin, députée LREM et bon juge. Or, elle n’a "plus confiance” dans le gouvernement pour gérer la crise sanitaire. Dans un entretien avec France 3 Grand-Est dimanche 3 mai, Martine Wonner met les pieds dans la fourmilière des "savants".

Le premier ministre ne l'a pas convaincue avec son plan de déconfinement présenté à l’Assemblée nationale, le 28 avril.
Et elle dit pourquoi.  "Si j’ai voté contre le plan de déconfinement, c’est d’abord parce que le gouvernement ne propose aucune stratégie thérapeutique. La gestion de la crise sanitaire est catastrophique. ‘Protéger, tester, confiner’, c’est très bien, il faut continuer comme ça. Sauf que dire aux gens, ‘si vous avez des symptômes, vous restez chez vous et vous prenez du doliprane’, au XXIe siècle, c’est totalement indigne”, explique cette psychiatre, élue en 2017 comme la plupart de ses collègues.

"On a perdu du temps et des vies," accuse-t-elle ensuite. Elle est en effet de ceux qui défendent l'hydroxychloroquine, notamment au début des symptômes de la maladie. Avec l’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy ou l’urgentiste Patrick Pelloux, elle a d'ailleurs signé une pétition pour réclamer au gouvernement de laisser les médecins prescrire la molécule préconisée par le Pr Raoult, en association avec un antibiotique. "On a perdu du temps et des vies; on aurait pu épargner énormément de décès. Parce que les médecins connaissent leurs patients et qu’ils connaissent les effets secondaires de cette molécule, utilisée depuis longtemps. C’est la première fois en France qu’on limite la libre prescription des médecins, ça ne s’est jamais vu", dénonce-t-elle encore sur France 3.

Suite à son vote, elle a été convoquée par le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale qui la recevra mercredi 6 mai avec les 8 "whips" coordinateurs ou "gardes chiourme", députés LREM responsables de chacune des commissions qu'ils mènent à la trique et dont elle livre à France 3 une définition de "cornac" : " 'Whip', ça veut dire 'fouet' en anglais, c’est eux qui nous appellent avant un vote, pour nous dire la conduite à adopter sur tel ou tel texte. Ils sont là pour discipliner les députés de la majorité", gronde-t-elle. Ce sont aussi des chauffeurs de salle: ils leur disent quand applaudir et se lever dans les travées... 
A l'origine, parmi les huit "salopards", on trouvait Aurélien Taché à la commission des Affaires sociales, Amélie de Montchalin à la commission des Finances, Jean-Baptiste Djebbari, à la commission du Développement durable, Gabriel Attal à la commission des Affaires culturelles, main dans la main avec Riester, et Valérie Oppelt, à la commission des Affaires économiques, mais elle a préféré rendre son fouet. Reste Naïma Moutchou, whip de la commission des Lois, Bénédicte Peyrol, à la commission des Finances, et, depuis 2019, Anne Genetet, à la Commission des affaires étrangères. Une majorité de femmes...
M. Wonner assume pleinement son vote et ne se dit “pas du tout inquiète” par cette convocation.
Aucune description de photo disponible.

La crise sanitaire aura ébranlé Macron, vivement critiqué pour sa gestion des événements par de nombreux responsables politiques. Cette députée LREM du Bas-Rhin n'est pas la seule que Jupiter a désenchantée.

Elle a pu observer que les velléiteïres du "Collectif social-démocrate", groupe d'une vingtaine de députés de l'aile gauche de LREM, auquel elle appartient, ont eu les genoux qui ont tremblé, parmi lesquels constitué en juin 2019, ont eu les genoux qui ont tremblé : Delphine Baggary (Alpes-de-Haute-Provence) et Albane Gaillot (Val-de-Marne) ou Hubert Julien-Laferrière (Rhône.

Six députés LREM se sont abstenus, dont Perrine Goulet, députée de la Nièvre, et l'ex-socialiste Patrick Vignal (Herault).

Le fragile binôme Macron-Philippe ne tient pas la mer

Les élus LREM de la "société civile" sont stupéfaits, a fortiori lorsqu'ils ne sont pas juppéistes.
Médecin de profession, la députée s'est également indignée des solutions proposées aux citoyens. "C’est la raison pour laquelle, quand il y a des traitements possibles, j’ai voté contre ce plan de déconfinement. Parce qu’on ne peut pas en toute sécurité dire aux gens de reprendre leurs activités, les enfants l’école et dès qu’on vous aura dépisté positif, vous serez confinés avec une boîte de dolipranes."

Pédant, zigzagant et creux, Macron prête le flanc à la critique, restant dans le verbe et le paraître. Depuis quelques semaines, les rumeurs de tensions avec son premier ministre, Edouard Philippe, s'intensifient, alors que plusieurs proches du gouvernement disent le premier ministre menacé, comme si son largage allait sauver le pilote effaré.

mardi 3 mars 2020

Premières victimes du 49.3 à LREM: démissions de deux députés de Macron

Hubert Julien-Laferrière et Delphine Bagarry ,e prendront pas leurs retraites dans la majorité présidentielle

Ils exercent leur droit de retrait face au risque de contamination au totalitarisme

Ces deux députés avaient tenu contre le LBD 40, mais l'article 49.3 a eu raison de leur capacité de résistance aux coups. Ces départs sont en effet en lien direct avec l’annonce par le gouvernement de la décision de Macron de recourir au 49.3 pour faire passer à sec son projet de réforme des retraites. 

Après un sénateur des Bouches-du-Rhône, deux députés claquent la porte de La République en marche (LREM), après la décision du gouvernement de recourir à l’article 49.3 pour faire avaler la pilule du projet Macron de réforme des retraites. Les députés Hubert Julien-Laferrière , ci-contre, (Rhône) et Delphine Bagarry (Alpes-de-Haute-Provence) ont annoncé, lundi 2 mars, qu’ils quittent le groupe LREM à l’Assemblée nationale.

"Alors que depuis quinze mois le pays est, avec la crise des 'Gilets Jaunes, puis la réforme des retraites, secoué par des mouvements sociaux d’une intensité rarement atteinte, je ne me résigne pas à laisser jeter à nouveau le discrédit sur le Parlement", a écrit un économiste Hubert Julien-Laferrière, venu du PS. 
"L’usage de l’article 49.3 de la Constitution par le premier ministre  - par surprise et sur décision du président Macron, avalisée par le cercle restreint des membres du gouvernement constituant le Conseil des ministre - va attiser les tensions et aboutir à l’adoption d’une loi capitale sans vote et sans que les représentants de la nation aient pu débattre jusqu’au bout," explique-t-il dans son communiqué. 

Elu depuis juin 2017, Julien-Laferrière, reste "apparenté LREM" à l’Assembléedans un premier temps, selon son entourage. Il a indiqué qu’il ne votera "pas les motions de censure, car chacune des oppositions [dont celle à laquelle il appartenait comme proche du socialiste Gérard Collomb] aura également fortement contribué à ce discrédit". Quant à son départ du mouvement LREM,  le député "se laisse le temps de la réflexion". Les municipales portent conseil...

Delphine Bagarry (à droite sur la photo 1, ci-dessus, au côté du 'kéké' de Forcalquier) a, elle aussi, annoncé son départ du groupe majoritaire, expliquant notamment qu’elle ne se retrouve pas "dans la méthode du gouvernement et l’utilisation inappropriée du 49.3"
Plus clairement que son collègue masculin, cette membre du Collectif social-démocrate (CSD, fondé par 22 élus co-signataires), marqué à l’aile gauche de LREM - "pour tenir la digue sociale face au cap macronien" -, siégera  parmi les non-inscrits, dans un premier temps. Cette médecin urgentiste  qui est "en même temps" conseillère départementale du canton de Riez (04) déplore notamment que " l’enchaînement et la multiplicité des réformes précipitées ne laissent pas le temps de la concertation et obligent [?] au recours aux ordonnances ou au 49.3 qui confèrent à l’exécutif une mainmise écartant de fait les parlementaires et les citoyen.ne.s de toute discussion ou amélioration".
Membre de la commission des affaires sociales, elle avait cosigné récemment une tribune pour s’opposer par avance au recours au 49.3.


Désarroi en marche à l'aile gauche de LREM

Avec l'usage du 49.3, les bernés par Macron  dénoncent tour à tour un acte "autoritaire", une "impasse" et une "trahison" des promesses de 2017. Souvent issus du PS, ils se sentent trompés sur la marchandise et sont comme sonnés après la décision de matraquer le Parlement avec l’article 49-3 sur la réforme des retraites. 

Un coup de force qu’ils redoutaient au point de publier il y a huit jours une tribune dénonçant préventivement le "passage en force" et le "déni de démocratie" que représenterait un tel scénario. 

Mais le cynique Macron n'est pas seulement sourd aux citoyens: 
il est aussi déloyal envers ses élus. 
Il a réuni un "Conseil de défense" contre l'épidémie de coronavirus, officiellement pour fixer les mesures à prendre. 
A la sortie, on apprenait que ce conseil des ministres déguisé avait entériné la demande de Macron de faire adopter sa réforme des retraites à trous par la voie du 49.3...

Le sournois a choisi un samedi 29 février et la tombée de la nuit pour envoyer l'Edouard porter la nouvelle qu’il engage par surprise la responsabilité du gouvernement sur le projet de réforme des retraites pour mettre fin, selon le "Grand débatteur", à l'examen chaotique, à la lampe frontale, des trous du texte lui-même mais aussi à la fouille infructueuse des poches des financiers potentiels par les membres de  la "commission de financement", qualifiés de "stratégie d’obstruction délibérée d’une minorité de députés"Réduisant à néant leurs efforts. 

"On se retrouve brutalement projeté dans l’ancien monde", regrette le député LREM du Vaucluse Jean-François Césarini, membre du collectif social-démocrate, et souvent présenté comme le patron de l’aile gauche de la majorité, mais toujours en place à LREM.


Vers un groupe indépendant ?
Le passage en force de Macron a réactivé la volonté de créer un groupe parlementaire "de gauche" dans les rangs de la majorité. "Avec cette utilisation du 49-3, la question de la création d’un groupe de gauche se pose avec un peu plus d’acuité", confirme l’avocat et soutien de Ségolène Royal, puis de Macron, Jean-Pierre Mignard, qui a lancé en avril 2019 avec le député LREM Aurélien Taché le think tank de centre gauche Hypérion

L’ancien socialiste met au point une restructuration du PS, via un pôle "démocrate, social et écologiste", rattaché à La République en marche, mais "indépendant politiquement" du groupe majoritaire car, se justifie-t-il, "on est toujours plus fécond lorsqu’on est libre". Un stratégie qui apparaît comme un serpent de mer depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée en 2017 : l'idée d'un "Agir de gauche"  ayant été successivement portée par [des ex-PS] Jean-Yves Le Drian, Brigitte Bourguignon ou Olivier Dussopt. 

Depuis quelques mois, La République en marche (LREM) voit ainsi sortir de terre une multitude de chapelles (Hypérion, Collectif social-démocrate, 'Agir de gauche',…), au risque de donner l’image d’une majorité balkanisée. Pour rééquilibrer le débat face aux ministres de droite et attirer des élus avant les municipales, Jean-Yves Le Drian devait lancer sa chapelle au mois de juillet 2019. "Début et mi-juillet", Hypérion devait accoucher de "Faire société". Le Drian devait en assumer la paternité et présider le mouvement pour recréer la confusion dans l'électorat aux municipales, comme à la présidentielle. Un 'Agir de gauche', donc, en référence au parti éponyme de centre droit, qui soutient la majorité. Le Drian comptait attirer dans les filets macroniens des élus de gauche racolés par Adrien Taché dans la perspective des élections municipales de mars 2020 et, "en même temps", emballer la marchandise défectueuse dans un nouveau papier-cadeau. "C’est encore un peu gazeux", reconnaissait un des acteurs du projet. Mais une chose est certaine, selon le même apprenti-sorcier : ce mouvement "sera le réceptacle" de tous les courants, think tank et autres cercles de réflexion qui peuplent la gauche de la Macronie. Une volonté de maîtrise hégémonique qui a trébuché en marche sur quelques mines.
Le député du Vaucluse Jean-François Césarini a donc repris le relais. L’hyperactif parlementaire multiplie les prises de positions et les tribunes pour faire exister un courant "social" de la majorité. Il a rallié à lui une petite dizaine de députés.

Un enchaînement de libérations des chaînes

Depuis l’annonce par le gouvernement du recours au 49.3, le sénateur des Bouches-du-Rhône Michel Amiel a annoncé son départ du parti du président, tandis que les permanences de campagne de deux membres du gouvernement  ont été taguées : le premier ministre Edouard Philippe au Havre et son ministre Gérald Darmanin à Tourcoing.

Le groupe macronien a prononcé trois exclusions depuis le début de la législature et enregistré désormais une douzaine de départs volontaires, sur fond de conflits sur l'alignement inconditionnel des godillots LREM sur les décisions controversées de Macron (on pense ainsi au rejet à l'aveugle d'un amendement porté par le député UDI Guy Bricout, qui visait à étendre de 5 à seulement 12 jours la durée du congé accordé dans le cas du décès d’un enfant) ou de désaccords sur les alliances aux municipales
S’y ajoutent plusieurs passages à 'apparentés' de membres à part entière.

Avec le départ plein et entier de D. Bagarry du groupe LRM, les effectifs tombent à 298, alors que la majorité absolue est à 289 sièges. Mais en comptant l’allié MoDem et ses 46 députés, la majorité peut s’appuyer sur 344 élus sur 577.

mardi 31 décembre 2019

Sans attendre ses voeux, des députés LREM pointent Macron

Macron ne fait plus l'unanimité dans la majorité présidentielle hétéroclite

Dans une tribune, seize députés de la majorité demandent des clarifications sur son projet flou de réforme des retraites

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Pas de retraite universelle par points pour tous
A quelques heures de la fin de l’année 2019, la contestation pourrait se durcir dans l’Hexagone, alors que la CGT appelle au "blocage total" des raffineries en métropole. Dans un document qu’a pu se procurer BFMTV, mais qui n'est pas encore publié, seize députés de la majorité exigent du président qu'il entendent la révolte populaire et réagissent vite sur la réforme des retraites. 

Ils demandent que "la réforme des retraites soit clarifiée tant dans son contenu que dans son objectif". 
Parmi eux, quinze députés LREM, ainsi que Matthieu Orphelin, ex-député du parti qui a quitté le groupe présidentiel et rejoint le groupe Libertés et Territoires présidé par Philippe Vigier, mais qui continue de siéger dans les rangs de la majorité.

Ils dénoncent un point en particulier : l’âge pivot. 
"L’âge pivot serait injuste socialement, écrivent également les parlementaires, identifiés comme appartenant à l'aile gauche du parti présidentiel. Plusieurs d'entre eux font également partie du collectif social-démocrate né à l'intérieur de LREM au début de l'été 2019, comme Delphine Bagarry - parmi les fondateurs qui voulaient "consolider les dispositifs de protection avant de libérer les potentiels" et ainsi inverser la stratégie d'Emmanuel Macron" -Martine Wonner, Jean-François Cesarini ou encore Stella Dupont, rejoints par les députés Albane Gaillot et Jean-François Mbaye. Le CSD n'est ni "frondeur", encore moins "godillot", avait prévenu Jean-François Cesarini.

Des solutions alternatives à l'âge pivot existent, faisons vivre le dialogue afin de parvenir à un consensus viable pour tous et ainsi mener à bien cette réforme importante", lancent-ils à Emmanuel Macron. 
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Les signataires demandent donc au président de mettre de l’eau dans son vin, d’autant qu’ils estiment la réforme des retraites nécessaire. "L'âge pivot à 64 ans pour tous n'est pas l'alpha et l'oméga pour financer le système des retraites, il y a des alternatives. On est tous pour une réforme à point et universelle; il n'y a personne qui dit 'restons dans les régimes spéciaux, restons au système actuel’ ", avance Jean-François Cesarini, député du Vaucluse (photo ci-dessus).
"Par contre, travailler plus encore une fois, il ne faut pas que ce soit uniforme mais que ça prenne en compte les parcours personnels de chacun et donc moduler cet âge d'équilibre suivant la pénibilité", a conclu Cesarini.

Macron intransigeant

Mais "travailler plus ne doit pas se faire au détriment des « parcours personnels de chacun", estime le député, raison pour laquelle il est nécessaire de moduler l’âge d’équilibre suivant la pénibilité. A la veille du Nouvel An, lors de ses vœux à la Nation, Macron persistera à se déclarer intransigeant et devrait tenir bon sur les grandes lignes de sa réforme, se retranchant derrière Edouard Philippe chargé de prendre les coups.

Le président devrait continuer à aligner les mots pour réaffirmer son "ambition forte" pour une réforme des retraites qui, selon lui, "corrige de nombreuses inégalités" tout en se montrant "ouvert au dialogue" : un "en même temps" qui ne trompe personne et irrite sa majorité comme tout le pays. 

Il devrait aussi appeler ses contradicteurs à "l’apaisement et non à l’affrontement", ce qu'il se refuse à pratiquer pour lui-même. Très attendue des syndicats, bien que connue d'avance, cette courte allocution de moins de dix minutes pourrait relancer le mouvement dans les jours à venir. 
Tandis qu'une tribute signée par seize député de sa majorité conteste son projet, la CGT a d'ores et déjà appelé à un "blocage total" des raffineries en France à compter du 7 janvier.

Une dizaine de parlementaires de la majorité se sont entretenus lundi avec le leader de la CFDT.

En catimini, à quelques pas de l'Assemblée nationale, cette initiative n'a pas été appréciée de Matignon, ni de Gilles Le Gendre, patron des députés, ni de Stanislas Guerini, patron tout aussi impuissant du mouvement présidentiel.
En rencontrant lundi Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, ces députés situés à l'aile gauche de la majorité ont tenter, là où le pouvoir a échoué, de renouer le contact avec celui qui, pensent-ils, détient la clé du déblocage du conflit entre le gouvernement et de l'unité des syndicats contre la réforme Macron des retraites.

Selon les informations du Figaro et du Parisien, l'entretien s'est déroulé sur invitation lancée à la suite des annonces d'Edouard Philippe sur le projet de loi à venir. Y ont participé des élus du "collectif social-démocrate" du groupe LREM, dont leur animateur, le député du Vaucluse Jean-François Cesarini.


jeudi 28 novembre 2019

Immigration et santé : des députés LREM veulent maintenir en l'état l’accès aux soins des clandestins

Une quinzaine de députés LREM s’oppose au gouvernement

Ils rejettent la limitation de l’accès aux soins des demandeurs d’asile et des clandestins.

Ils voudront bientôt mutualiser la Sécu avec le Mali, la Somalie ou la Syrie et la Palestine ?
 
Résultat de recherche d'images pour "wonner martine""Où est notre âme?" s'est interrogée l’élue Jennifer de Temmerman sur les bancs des députés La République en marche (LREM). Dans un édifiant réquisitoire contre le volet santé du plan immigration gouvernemental dévoilé , elle lance : "Est-ce que nous allons (...) achever l’humanisme?", a-t-elle demandé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Cette envolée lyrique du 7 novembre intervient alors que le "plan d'urgence" pour les hôpitaux ne prévoit pas plus de 500 millions pendant trois ans (lien PaSiDupes) et que la députée et législatrice LREM Françoise Dumas construit une piscine sans permis et en partie sur un terrain municipal (lien PaSiDupes), probablement au profit des migrants en situation irrégulière... 

La députée du Nord a signé une tribune transmise jeudi à l’AFP, avec dix autres élus de l’aile gauche de LREM, dont Sonia Krimi, une Franco-tunisienne née à Tunis, que notre échelle sociale a favorisée, bien que naturalisée seulement en 2012 (sans parler de son doctorat obtenu à... Toulon, où a été ouverte en 2009 une enquête pour corruption après la vente de centaines de titres et diplômes à des étudiants étrangers), et Martine Wonner (photo 1, ci-dessus) un médecin psychiatre (qui a préféré passer du SAMU social de Paris à un groupe de cliniques privées, comme directrice médicales), toutes deux bien connues pour leurs partis-pris pro-migrants. 

Le sujet de leur prise de parole du jour est la limitation de l’accès aux soins des "demandeurs d’asile" (délai de trois mois avant de pouvoir accéder à la Sécu de base, PUMa) et des clandestins (renfort des contrôles d’accès à l’aide médicale d’Etat, AME), qui sont autant d' appels d'air à l'immigration clandestine. Ces mesures, présentées au Parlement dans "l’urgence", "compliquent l’accès aux soins de personnes en situation de très grande précarité", selon eux. Les cas en question sont-ils prioritaires sur les patients en attente de soins et pourtant en situation régulière et à jour de leurs cotisations ?

Les auteurs de la tribune - quand ils étaient présents jeudi dans l’hémicycle - ont voté contre la baisse de 15 millions d’euros du budget de l’AME (sur un total de près de 1 milliard d’euros) - un amendement du gouvernement au volet santé du projet de loi de finances pour 2020.

Se sont joints à eux six députés non-signataires du texte et membres de l’aile gauche de LREM, comme Stella Dupont et Sandrine Mörch, qui s’étaient abstenues lors du premier passage de la loi asile et immigration à l’Assemblée, en avril 2018. 
Au total, treize députés LREM se sont prononcés contre cette mesure gouvernementale, aux côtés des socialistes, communistes et Insoumis.
Les treize sont : 
    Aude Amadou,joueuse de handball
    Delphine Bagarry, une urgentiste des Alpes-de-Haute-Provence venue du PS à LREM, qui signa en septembre 2019, avec d'autres députés de l'aile gauche du groupe LREM, une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d'œuvre. Elle se déclara même "choquée" par le discours de Macron sur l'immigration et expliqua avoir eu "l’impression d’écouter non pas l’homme de la campagne présidentielle mais un responsable du Front national"... Elle est membre du "Collectif social-démocrate".
    Lionel Causse
    Jennifer De Temmerman
    Stella Dupont, qui a traversé la rue du PS vers LREM quand ça commença à sentir le lisier dans le Maine-et-Loir, est membre du "Collectif social-démocrate" : jusqu'alors membre du Parti socialiste, elle avait soutenu Benoît Hamon lors de l’élection présidentielle de 2017 et avait même été investie par le PS pour les législatives...
    Albane Gaillot
    Aina Kuric, franco-malgache élue avec 660 voix d'avance, elle est l'une des rares députées de son groupe à s'abstenir en avril 2018 sur le projet de loi Asile et Immigration lors de sa première lecture. En juillet 2018, elle vota contre la version définitive du texte, malgré l'interdiction qu'ont les députés LREM de voter contre un projet de loi du gouvernement, en raison de l'amendement ajouté qui modifie les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte, se déclarant très sensible à cette question de par ses origines malgaches. Le groupe LREM, après la menace d'une exclusion, lui adressa un avertissement. Elle quitta le parti le 7 juin 2019, mais reste dans le groupe en tant qu'apparentée.  
    Marion Lenne qui vécut une partie de son enfance au Bénin, au Nigéria, puis en Guadeloupe, et qui passa l'essentiel de sa vie professionnelle en Ethiopie, au Pérou, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Ghana ou à Madagascar 
    Jean-François Mbaye, député franco-sénégalais du Val-de-Marne
    Sandrine Mörch, journaliste qui réalisa de nombreux reportages  en collaboration avec Médecins sans frontières, pour alerter l’opinion publique sur les conflits oubliés (Libéria, Rwanda, Sri Lanka, Kurdistan, etc.).
    Bénédicte Pételle, suppléante d’Adrien Taquet, nommé au gouvernement le 25 janvier 2019
    Nathalie Sarles, une infirmière qui commença par enseigner l'anglais pendant dix-huit mois dans un collège du Burkina Faso
    Martine Wonner














L’amendement a toutefois été adopté. Les 'Marcheurs' détiennent encore la majorité absolue à l’Assemblée, avec 304 élus sur 577 députés.

Face aux frondeurs, la ministre de la Santé a défendu une lutte contre le "dévoiement" du système d’accès aux soins des étrangers

Elle a dénoncé les accusations de remise en cause "nos valeurs". "Arrêtons les fantasmes!", a exhorté Agnès Buzyn.
L’argumentaire n’a pas convaincu Jennifer de Temmerman. Opposante habituelle aux orientations de la majorité présidentielle, l’élue du Nord - où les corons sont des lieux à demande forte de soins médicaux - a annoncé jeudi se mettre "en retrait" de LREM, "pour (s)’accorder un temps de réflexion", explique à La Voix du Nord cette fonctionnaire de l'Education nationale, attachée d’administration. Elle promet de trancher la question de son appartenance au groupe d’ici "quelques semaines." Suspens !...

Depuis leur élection en juin 2017, huit parlementaires ont démissionné du groupe LREM et deux en ont été exclus



Ca ne s'est pas vu, ni su, mais Temmerman a finalement mis les voiles.