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lundi 11 mai 2020

Covid-19 : Macron ne réussit pas à inspirer confiance à la différence de ses pairs européens dans la gestion de la pandémie

"Les Français beaucoup plus critiques envers le gouvernement que leurs voisins," titre l'AFP, suggérant une exigence française excessive...

On comprend pourquoi l'AFP a les faveurs de l'Elysée...

Emmanuel Macron et Edouard Philippe à l'Elysée,
le 19 mars 2020 à Paris

Seuls 34% des Français estiment que leur gouvernement a été "à la hauteur de la situation" face au coronavirus, considérant que la crise sanitaire n'a été ni anticipée, ni gérée efficacement et surtout honnêtement. Un sondage  Odoxa met en évidence une proportion de satisfaits nettement inférieure à celle de leurs voisins européens.
L'étude d'opinion, parue dimanche, a été réalisée pour Le Figaro et FranceInfo auprès d'un millier de Français et  500 Britanniques, 500 Italiens, 500 Espagnols et 500 Allemands.

Une condamnation sans appel de Macron

En moyenne, dans ces cinq pays, 51% des personnes interrogées estiment que leur gouvernement a été à la hauteur: 63% pour les Britanniques, 60% pour les Allemands, 50% pour les Italiens. Avec 32%, seuls les Espagnols sont plus critiques que les Français (34%).

De même, si 64% considèrent que "les habitants de leur pays" ont été à la hauteur (74% pour la seul Royaume-Uni), ils ne sont que 39% en France. Des chiffres rédhibitoires,
En revanche, les Français saluent davantage l'attitude de leurs maires (75%) que leurs voisins européens (58% en moyenne).

Seulement 48% des Français estiment que leur gouvernement "a pris la mesure de la gravité de la situation", contre 62% des Européens  (72% des Allemands) qui peuvent l'affirmer.

Défaut d'honnêteté en France 
"Le gouvernement a dit la vérité aux habitants", "pris les bonnes décisions au bon moment", "a fait ce qu'il fallait faire pour équiper les hôpitaux et les soignants", "a montré qu'il savait où il allait" et "a été clair" recueillent 43 à 46% d'approbations chez nos voisins européens, contre 23 à 25% chez les seuls Français.

La Covid-19 a fait au moins 279.185 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi à partir de sources officielles dimanche à 11H00 GMT.
Les Etats-Unis paient un lourd tribut - avec 78.794 morts - en rapport de leur population. Suivent le Royaume-Uni avec 31.587 morts, l'Italie (30.395), l'Espagne (26.621). La France déplore 26.310 décès pour 67 millions d'habitants, tandis que l'Allemagne de 83 millions d'habitants ne compte que 7.369 décès à la date du 9 mai.

Etude réalisée en ligne les 5 et 6 mai pour la France et du 30 avril au 4 mai pour les autres pays auprès d'un échantillon de 3.005 Européens représentatif de la population de chacun des pays, selon la méthode des quotas.
Marge d'erreur de 1,4 point pour la moyenne européenne; de 1,4 à 3,1 points pour les Français et de 1,9 à 4,5 points pour les Britanniques, Italiens, Espagnols et Allemands.






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lundi 4 mai 2020

Martine Wonner (LREM) n'a plus confiance dans le gouvernement

"La gestion de la crise sanitaire est catastrophique", estime la seule députée LREM 

Elle est la seule députée de la majorité présidentielle à avoir voté contre le plan de déconfinement 

Au sein de LREM, le combat solitaire de la députée Martine Wonner
Martine Wonner est médecin, députée LREM et bon juge. Or, elle n’a "plus confiance” dans le gouvernement pour gérer la crise sanitaire. Dans un entretien avec France 3 Grand-Est dimanche 3 mai, Martine Wonner met les pieds dans la fourmilière des "savants".

Le premier ministre ne l'a pas convaincue avec son plan de déconfinement présenté à l’Assemblée nationale, le 28 avril.
Et elle dit pourquoi.  "Si j’ai voté contre le plan de déconfinement, c’est d’abord parce que le gouvernement ne propose aucune stratégie thérapeutique. La gestion de la crise sanitaire est catastrophique. ‘Protéger, tester, confiner’, c’est très bien, il faut continuer comme ça. Sauf que dire aux gens, ‘si vous avez des symptômes, vous restez chez vous et vous prenez du doliprane’, au XXIe siècle, c’est totalement indigne”, explique cette psychiatre, élue en 2017 comme la plupart de ses collègues.

"On a perdu du temps et des vies," accuse-t-elle ensuite. Elle est en effet de ceux qui défendent l'hydroxychloroquine, notamment au début des symptômes de la maladie. Avec l’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy ou l’urgentiste Patrick Pelloux, elle a d'ailleurs signé une pétition pour réclamer au gouvernement de laisser les médecins prescrire la molécule préconisée par le Pr Raoult, en association avec un antibiotique. "On a perdu du temps et des vies; on aurait pu épargner énormément de décès. Parce que les médecins connaissent leurs patients et qu’ils connaissent les effets secondaires de cette molécule, utilisée depuis longtemps. C’est la première fois en France qu’on limite la libre prescription des médecins, ça ne s’est jamais vu", dénonce-t-elle encore sur France 3.

Suite à son vote, elle a été convoquée par le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale qui la recevra mercredi 6 mai avec les 8 "whips" coordinateurs ou "gardes chiourme", députés LREM responsables de chacune des commissions qu'ils mènent à la trique et dont elle livre à France 3 une définition de "cornac" : " 'Whip', ça veut dire 'fouet' en anglais, c’est eux qui nous appellent avant un vote, pour nous dire la conduite à adopter sur tel ou tel texte. Ils sont là pour discipliner les députés de la majorité", gronde-t-elle. Ce sont aussi des chauffeurs de salle: ils leur disent quand applaudir et se lever dans les travées... 
A l'origine, parmi les huit "salopards", on trouvait Aurélien Taché à la commission des Affaires sociales, Amélie de Montchalin à la commission des Finances, Jean-Baptiste Djebbari, à la commission du Développement durable, Gabriel Attal à la commission des Affaires culturelles, main dans la main avec Riester, et Valérie Oppelt, à la commission des Affaires économiques, mais elle a préféré rendre son fouet. Reste Naïma Moutchou, whip de la commission des Lois, Bénédicte Peyrol, à la commission des Finances, et, depuis 2019, Anne Genetet, à la Commission des affaires étrangères. Une majorité de femmes...
M. Wonner assume pleinement son vote et ne se dit “pas du tout inquiète” par cette convocation.
Aucune description de photo disponible.

La crise sanitaire aura ébranlé Macron, vivement critiqué pour sa gestion des événements par de nombreux responsables politiques. Cette députée LREM du Bas-Rhin n'est pas la seule que Jupiter a désenchantée.

Elle a pu observer que les velléiteïres du "Collectif social-démocrate", groupe d'une vingtaine de députés de l'aile gauche de LREM, auquel elle appartient, ont eu les genoux qui ont tremblé, parmi lesquels constitué en juin 2019, ont eu les genoux qui ont tremblé : Delphine Baggary (Alpes-de-Haute-Provence) et Albane Gaillot (Val-de-Marne) ou Hubert Julien-Laferrière (Rhône.

Six députés LREM se sont abstenus, dont Perrine Goulet, députée de la Nièvre, et l'ex-socialiste Patrick Vignal (Herault).

Le fragile binôme Macron-Philippe ne tient pas la mer

Les élus LREM de la "société civile" sont stupéfaits, a fortiori lorsqu'ils ne sont pas juppéistes.
Médecin de profession, la députée s'est également indignée des solutions proposées aux citoyens. "C’est la raison pour laquelle, quand il y a des traitements possibles, j’ai voté contre ce plan de déconfinement. Parce qu’on ne peut pas en toute sécurité dire aux gens de reprendre leurs activités, les enfants l’école et dès qu’on vous aura dépisté positif, vous serez confinés avec une boîte de dolipranes."

Pédant, zigzagant et creux, Macron prête le flanc à la critique, restant dans le verbe et le paraître. Depuis quelques semaines, les rumeurs de tensions avec son premier ministre, Edouard Philippe, s'intensifient, alors que plusieurs proches du gouvernement disent le premier ministre menacé, comme si son largage allait sauver le pilote effaré.

jeudi 9 avril 2020

Les Français reprochent à Macron de les avoir trompés sur les masques

Macron, condamné pour sa gestion du confinement

Les Français se prononcent majoritairement pour que Macron se décide à décréter le port du masque obligatoire dans toutes les communes 

L’attitude de l'exécutif est incompréhensible et donc dangereuse
Ses recommandations sur le port du masque n’est jugée ni "constantes" par 76 % des Français, ni "cohérentes", ni "claires" par 77 % d’entre eux, selon un sondage Odoxa

Le constat est sans appel: les affirmations sur l'existence, la pénurie, les commandes et les livraisons qui n'arrivent pas ou sont piratéesles incohérences successives dans la communication gouvernementale et le changement de doctrine sur le port du masque ont profondément entamé la confiance - pourtant déjà proche de la défiance - des Français.

Ils sont 76 % à penser que le gouvernement leur a menti sur les masques.
Il les a dissuadés d’en porter parce qu’"il n’y en avait pas suffisamment pour les soignants", selon cette étude menée les 8 et 9 avril auprès d’un millier de Français par Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. 
Même chez les sympathisants de La République en marche (LREM), la défiance règne: ils sont un sur deux à penser que le gouvernement a menti.

"Le port du masque, en population générale dans la rue, ça ne sert à rien", assurait le premier ministre Edouard Philippe, le 13 mars sur TF1, et c'est ainsi qu'on en est aujourd'hui à 8.911 décès du Covid-19.


Castaner, qui s’en prend aux maires rendant les masques obligatoires, est désavoué

Macron confisque des masques produits en France par une entreprise suédoise qui les lui fait restituer

Lien PaSiDupes : "Macron restitue le stock de masques piraté à la Suède..."

Pire, 73 % des Français "voient bien" que "le gouvernement n’a pas fait ce qu’il fallait pour équiper les soignants et les hôpitaux". 
Un ressentiment partagé par les sympathisants de tous bords, jusque dans le parti du président.

Macron n'est encore pas à l'écoute de la population
72 % des Français demandent son port obligatoire dans toutes les communes de France.  
Les plus de 65 ans - les plus vulnérables - sont 81 % à réclamer cette mesure. Les Français approuvent donc les maires de Sceaux et de Royan, qui ont imposé pour leur ville le port du masque obligatoire pour toute personne en extérieur. Paris, Cannes, Nice ou Bordeaux envisagent aussi de rendre cette protection obligatoire. 

Des initiatives condamnées jeudi par Christophe Castaner devant les députés de la mission d’information sur le Covid-19. "Sur les arrêtés de communes qui prévoient le port du masque obligatoire, (…) j’ai demandé aux préfets de prendre langue avec ces maires pour qu’ils retirent leurs arrêtés pendant toute la période du confinement», a recadré le ministre de l’Intérieur, qui a notamment rappelé que «c’est un sujet qui n’est pas médicalement démontré".

Jeudi soir, la justice a exhaussé le voeu du ministre.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'arrêté du maire de Sceaux rendant le port du masque obligatoire pour sortir.
La ville de Sceaux a décidé de faire appel devant le Conseil d'Etat. 

Les Français prennent d'eux-mêmes les mesures que l'exécutif ne sait pas prendre

Ils portent déjà en nombre un masque lorsqu’ils sortent dans la rue. Ils ne veulent pas débattre à l'infini de procédure ou de protocole comme le font les mandarins parisiens pour s'opposer au professeur Didier Raoult. De même qu'ils se font prescrire son traitement, de même prennent-ils sans attendre les dispositions qui peuvent sauver des vies. Ils sont 37 % à assumer qu’ils "portent actuellement un masque pour se protéger et protéger les autres du coronavirus"
Parmi eux, six utilisateurs sur dix disposent d’un masque à usage médical, soit chirurgical, soit FFP2… pourtant en rupture de stock depuis des mois. Les autres portent des masques fabriqués par eux-mêmes (25 %), des masques de chantier (10 %) ou de simples écharpes (6 %), alors que les vidéos de 'tutos' fleurissent sur internet pour les guider dans la fabrication des masques maison.

Les entreprises de sondage sont mobilisées pour assurer que la popularité de Macron remonte

Sa courbe serait proportionnelle à celle des décès!
Selon l'angle choisi et l'orientation politique de l'entreprise, soit la crise du coronavirus profiterait à Macron - et elle ne parle pas alors de "crise sanitaire" -, soit la défiance à l'égard de l'exécutif atteint des niveaux élevés. 

Phénomène paradoxal que certains tentent de crédibiliser
"Nous prendrons une décision pour l’éventuelle extension du port du masque dans toute la population dès lors que nous pourrons la bâtir sur un consensus scientifique, un rationnel scientifique et sanitaire", a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, menteuse envoyée au front pour soutenir les causes désespérées: dans le milieu, elle est surnommée 'Rita', en référence à Sainte Rita, l'avocate des "causes perdues" ! 

samedi 14 mars 2020

Municipales: Macron maintient le scrutin malgré le risque de propagation de l'infection

Le virus va-t-il infecter les résultats du scrutin ?

Effet viral de l'allocution de Macron


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"Geste barrière" de Macron ? Est-il porteur du Covid-19 ?
 a aussitôt sorti un sondage d'intox du scrutin : alors que le risque est vécu en France depuis le 31 janvier, quand deux cent vingt Français ont été rapatriés de Chine dans les Bouches-du-Rhône et placés en quatorzaine à Carry-le-Rouet, que Macron a finassé pendant six semaines - prétendant opérer un "freinage" de la propagation de l'épidémie mortelle - on recense 92 cas de contamination dans ce département, et que, le 2 mars, le sondeur élyséen avait évalué la cote de confiance de Macron en chute sous la barre des 30%, en baisse de 2 points (29%), le jeudi 12 mars, Macron s'adresse aux Français et le lendemain, vendredi 13 mars, la magie du verbe a opéré sur l'échantillon de Français choisis par Bernard Sananès, manipulateur en chef à Elabe.
Elabe et l'AFP clament : "près de six Français sur dix (59%) font confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour lutter efficacement contre l'épidémie de coronavirus." "En même temps," les manipulateurs de l'opinion mettent toutefois un bémol à cet enthousiasme suspect de veille des élections municipales: "l'inquiétude monte dans le pays, " admet Elabe.

Elabe - relayé par l'AFP - assure que Macron a tout bon !
Il est critiqué pour sa politique molle de "freinage" de la propagation du virus et pour son attitude de retrait derrière les numéros 1 et 2 du ministère de la Santé, ainsi que pour son silence énigmatique de Sphinx craintif entouré de précautions sanitaires, mais l'enquête servile d'Elabe ne pose pas les questions qui dérangent le maître. 

U
ne même proportion (58%) penserait que 
le locataire confiné de l'Elysée aurait eu raison de maintenir les élections municipales des 15 et 22 mars, contre 42% d'un avis contraire. 

Le taux d'abstention au 1er tour déterminera les niveaux réels d'inquiétude et de rejet des listes LREM

L'abstention pourrait atteindre 42% au premier tour: 
Résultat de recherche d'images pour "coronavirus abstention"
un pourcentage fixé à un niveau élevé laissant toute latitude pour vanter - si possible - la force de persuasion de Macron.
C'est dans un contexte inédit d'épidémie mondiale et d'intox nationale que les Français se rendront ou non aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales, un scrutin qu'ils jugent important. En 2014, les abstentionnistes étaient pourtant 37,8 %: Elabe a prévu une marge comfortable pour l'émerveillement... Mais ce scrutin fut une défaite pour la gauche, qui perdit 121 villes de plus de 15.000 habitants, tandis que l'extrême droite gagnait 14 villes, un niveau jamais atteint sous la Ve République.

Le retard tactique de Macron à l'allumage face au Covid-19 fait que la crise sanitaire écrase un peu davantage un scrutin aux enjeux pourtant multiples, d'heure en heure. Après une mise en scène malsaine d'une possible annulation sur fond de contamination, Macron s'est retranché derrière la science et les scientifiques pour déclarer le scrutin sanitairement sécure et le maintenir in extremis, malgré l'inquiétude croissante savamment entretenue de la population et le risque d'une abstention massive (mais une excuse, en cas de gamelle de LREM), au bout d'une campagne qui s'est confinée. 

Partie prenante, Macron en a profité pour limiter les rassemblements à 100 participants, une pénalité pour les grands partis avec un fonds copieux de militants, ce dont le parti présidentiel ne peut se targuer. Tout juste peut-il se dissimuler dans des listes à la ramasse...
A l'approche du vote, le premier ministre Edouard Philippe a martelé sa "conviction" sur la bonne tenue des élections, y compris du second tour, le 22 mars, lorsque l'épidémie, qui a fait environ 90 morts morts en France, aura encore progressé dans le pays. Au Havre, l'Edouard ne peut d'ailleurs espérer passer au premier, comme en 2014, quand la liste juppéiste qu'il menait fut élue dès le premier tour, avec 52,04 % des suffrages exprimés. Il a expliqué que, du fait de ses fonctions ministérielles, il ne souhaite pas pour autant devenir maire, sans exclure cette possibilité pour la suite: de nouvelles ambiguïtés qui n'arrangent pas son cas de représentant de Macron au Havre...

Le sondage Elabe diffusé vendredi, à deux jours du premier tour, 58% des Français estiment que Macron a eu raison de maintenir les élections... 

La décision de Macron avait-elle besoin de la validation d'un sondage? C'est encore Elabe qui se prête à cette mascarade... Posture malaisée, puisqu'ils sont désormais aussi 61% à se dire "inquiets" de la propagation du virus, soit 13 points de plus que lors d'une précédente enquête réalisée les 10 et 11 mars.

Dans les bureaux de vote, on se prépare à entourer les électeurs des meilleures mesures possibles de protection: poignées de porte, tables, isoloirs... tout doit être nettoyé avant le vote et des mesures sont prises pour éviter les files d'attente et faire respecter les distances de sécurité.

Cela suffira-t-il à convaincre les électeurs de se mettre en danger - près de 47,7 millions d'électeurs, dont 330.000 ressortissants d'autres pays de l'UE sont appelés aux urnes - à se déplacer ? Notamment les plus âgés que le chef de l'Etat a justement encouragés jeudi à rester chez eux ? 

- Record d'abstention ? 
L'urgence sanitaire laisse présager un nouveau record d'abstention, alors que le taux de participation aux municipales - 63,55% au premier tour en 2014 - diminue déjà depuis 30 ans.

Pour les spécialistes des mobilisations électorales, une nouvelle baisse toucherait en particulier un électorat âgé et pénaliserait plutôt la droite.


Le coronavirus a relégué les enjeux politiques du vote, avec des candidats macronens masqués derrière des logos opaques ou au sein de listes paravents  et l'occasion pour les partis traditionnels de gauche et de droite de redresser la tête, après trois années de faux-semblants et d'oppression par une macronie arrogante et peu respectueuse des personnes et des institutions.

A Paris, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn (LREM) recueille moins de 20% d'intentions de vote, loin derrière la sortante Anne Hidalgo (PS) et sa rivale LR Rachida Dati, virant alternativement en tête avec plus ou moins 25%. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron viral"
La tête de liste du parti du président est un substitut de Benjamin Griveaux, un rigolo qui envoie des textos pornos de son sexe en action, et une ancienne ministre de la Santé qui a sous-estimé la virulence du Covid-19 et conduit à l'impréparation du pays face à l'épidémie... Buzyn a la responsabilité de l'envoi en Chine du stock stratégique de masques FFP2 français, 17 tonnes qui font cruellement défaut aujourd'hui. Ce qui pourrait devenir une affaire d’Etat. SOS Médecins, plusieurs médecins dans des hôpitaux publics et des médecins généralistes ont fait savoir qu’ils n’avaient pas reçu le matériel nécessaire pour se protéger de l’épidémie de coronavirus dans l’exercice de leurs fonctions.
A Marseille, le macronien Yvon Berland stagne à moins de 10%. 
Résultat très incertain au Havre, où le premier ministre de Macron a dû annuler son dernier meeting pour cause de crise sanitaire et joue son avenir à Matignon.

La droite a au contraire les cartes en mains pour faire un pli après avoir été mise capot aux européennes. Les Républicains semblent bien placés pour conserver nombre de leurs villes prises à la gauche en 2014 et récupérer une partie de leurs électeurs partis chez les macroniens depuis 2017. Mais certaines de leurs listes sont infectées de candidats LREM encagoulés, des logiciels malveillants, des virus. 
Mais à Marseille, LR part divisé au premier tour et le Rassemblement national espère sortir en tête au premier tour.

- Résultats difficiles à déchiffrer

C'est une volonté de Macron et l'objet de la "circulaire Castaner'

A gauche, les écologistes d'EELV et les socialistes sont engagés dans un rapport de force. Les Verts, qui servent traditionnellement de force d'appoint aux socialistes au second tour, profitent de la prise de conscience de l'urgence écologique et ambitionnent de s'imposer à Besançon, Tours, Rouen (ou après le désastre industriel de Lubrizol, un incendie et une explosion ont été déclenché à l'usine Saipol, autre site Seveso : lien PaSiDupes) ou bien sûr Grenoble, quand le PS tentera surtout de conserver ses bastions, de Paris, Lille, Rennes ou Nantes.

Le RN semble quant à lui en passe de conserver ses mairies conquises en 2014 -parfois dès le premier tour- et pourrait même renforcer son implantation avant les régionales de 2021.

La barre relativement basse (10% des suffrages exprimés au premier tour) au-dessus de laquelle une liste peut se maintenir laisse prévoir une multiplication des triangulaires, voire des quadrangulaires, au second tour.

Avec le chevauchement des lignes droite/gauche et la multiplication des listes "sans étiquette", les résultats du scrutin s'annoncent particulièrement difficiles à décrypter et les tractations d'entre-deux tours cruciales.
Dimanche soir, à l'issue du vote, les candidats autorisés à se maintenir auront jusqu'à mardi 18h00 pour trouver des alliés ou fusionner leurs listes en vue du second tour. Une phase 2 dont la validité républicaine dépendra encore de la gestion de la pandémie du coronavirus.

vendredi 7 février 2020

Sondage: la confiance en Macron a atteint la cote d'alerte de 24%...

La cote de confiance du chef de l’État a perdu 8 points en quatre mois 

Macron perd encore un point de confiance. 
Au total, c'est 8 points de moins par rapport à septembre 2019.





La réforme des retraites pourrait être fatale au président Macron, dans la perspective du renouvellement de son mandat en 2022, suggère le baromètre Kantar-OnePoint du Figaro Magazine du mois de février 2020.

Depuis que ce dossier hyper-sensible est sur la table et que les discussions en cours soulèvent plus de problèmes qu'elles n'apportent de solutions, la cote de confiance de Macron ne cesse de se dégrader, et celle, parallèlement, de son premier ministre, Edouard Philippe, ne relève pas le niveau de l'exéxutif.
 
Elle a sombré à 24 %perdant 8 points depuis septembre 2019. 
Il se situe au ras de son socle du premier tour de la présidentielle ! 
Si la tendance se poursuit, il deviendra le président le plus impopulaire, devant François Hollande dont la cote était temporairement remontée après les attentats de janvier 2015.


Macron Parti en torche, enregistre le départ d’une partie des sympathisants de droite qui le soutenaient jusqu’ici. 



Ils ne sont plus que 28 % à avoir confiance (-2 points en un mois). De mauvais augure à quelques semaines des élections municipales. 

"Les nôtres reviennent à la maison," avait annoncé le patron des LR,  Christian Jacob, dans Le Figaro Magazine de la semaine dernière. 
Le débat sur les retraites au Parlement promet donc d’être décisif. Les députés LR l’ont bien compris, qui ont décidé d’en faire une bataille projet contre projet pour montrer aux électeurs de droite que leur camp est prêt pour l’alternance. 
Il ne leur resterait plus qu'à clarifier leur stratégie électorale en menant leur propre jeu, sans compromission avec LREM ou le MoDem, pour les municipales:  l'exemple du Havre, notamment, est un très mauvais signal envoyé aux électeurs saturés par Philippe, Macron et leurs Pieds Nickelés malfaisants comme des Dalton.  

dimanche 23 juin 2019

Popularité de Macron en juin : des sondages soviétiques ?

Les Européennes ont-elles déboussolé les sondeurs ou sont-ils plus que jamais partisans ?

La presse du groupe Pinault n'hésite pas à se payer le luxe de faire "bondir" la popularité de Macron en juin






Ce serait en fait un rebond après avoir été "au plus bas dans l'opinion pendant la crise des Gilets jaunes": "le président de la République retrouve son niveau de l'été 2018," assure Le Point (propriété de la famille Pinault : Fnac Dartyet Kering, soit Yves Saint-Laurent) qui a commandé ce sondage Ipsos, où est salarié un fils de Brigitte Macron.

"La confiance des Français en Emmanuel Macron observe une forte augmentation en juin (+5) avec 32% de bonnes opinions sur son action," renchérit l'AFP, citant le même sondage Ipsos Game Changers, diffusé mercredi 19 juin. Malgré l'engagement personnel du président qui a fait tourner le scrutin  des élections européennes en référendum, l'agence de presse française ne craint pas d'assurer que "la majorité a "limité la casse" face au Rassemblement national (RN) qui l'a devancé, malgré la mise en oeuvre des moyens de l'Etat et de la presse dépendante de ses subventions multiples (pour 396 titres, en 2017) :
- le fonds de soutien à l'émergence et à l'innovation dans la presse : 1 590 925 €;
- le fonds stratégique pour le développement de la presse (aides directes) : 1 041 103 €;
- le fonds de soutien aux media d'information sociale de proximité;
- les aides à la diffusion (aides indirectes);
- les aides concourant au maintien du pluralisme (aides directes, au nombre de trois);
- les aides indirectes sur le plan fiscal;
- les aides indirectes sur le plan postal : 121 M€;
- les aides indirectes sur le plan social...

Top 12 des titres de presse les plus aidés par le contribuable (indirectement, par l'Etat) 


Le contribuable doit pourtant payer pour consulter un nombre croissant d'articles de presse 'premium" !

Les titres surlignés en jaune appartiennent à des hommes d'affaires:
Libération : groupe Altice-France (BFM, RMC, Libération ou L'Express) détenu par le franco-luso-israélien. Patrick Drahi, onzième homme le plus riche de France. Or, en 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7 023 429 euros d'aides publiques cumulées...

Le Monde
:apparemment détenu à 72,5 % par la société Le Monde libre, le groupe est en vérité contrôlé à parité par les hommes d'affaires Xavier Niel, Free et groupe Le Monde, (allié par sa femme au groupe de Bernard Arnault : LVMH, donc Les Echos, cf. ci-dessous), et le banquier Matthieu Pigasse (outre qu'il est actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post, il contrôle de surcroît le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova). En 2011 et 2012, il était le titre le plus subventionné par les Français, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros...

Les Echos : groupe LVMH de Bernard Arnault (avec Le Parisien ou Radio Classique) 

Le Parisien : racheté en 2015 par le groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton - détenu par Bernard Arnault, pour un montant légèrement supérieur à 50 millions d'euros. En janvier 2019, le groupe LVMH, leader mondial du luxe, verse 83 millions d'euros au Parisien pour "éponger ses pertes et lui permettre d'investir".
En mars 2016, le titre fut accusé d'autocensure par plusieurs syndicats (SNJ, FO et SNJ-CGT) et par la Société de journalistes du quotidien. En 2017, Fakir l'accusa à nouveau de censure pour avoir refusé un encart publicitaire. La journaliste Pauline Perrenot, de l'association d'analyse des media Acrimed, relève que Le Parisien se montre particulièrement hostile au mouvement des Gilets jaunes...

E
n 2017, 'L'Opinion' fut le 8ème journal le plus aidé en France, avec 2 373 616€ de subventions publiques.


Le chef de l'Etat retrouve une cote de popularité au niveau de celle qui était la sienne avant la crise sociale de l'automne, observent les media partisans de tous les pouvoirs successifs. Message subliminal : plus la crise dure, plus elle profite à Macron...
Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, le patron de l'exécutif n'avait la confiance que d'un Français sur cinq (20%), en décembre dernier. Cette embellie reste cependant à relativiser : 64% (-4) des personnes interrogées conservent ainsi une opinion négative de son action, finit par indiquer Le Point qui assure que la plupart des sondages publiés depuis début juin donnent Emmanuel Macron en hausse de 1 à 5 points. 
Edouard Philippe, dont la déclaration de politique générale a été approuvée la semaine dernière par l'Assemblée nationale, est pratiquement stable sur un mois, avec 30% (+1) d'avis favorables sur son action et 64% (+1) d'opinions négatives. 

Enquête réalisée les 14 et 15 juin auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Le baromètre Ipsos-Le Point transforme le plomb en or

Le président est en forte hausse", claironne 
Erwan Bruckert

"Les élections européennes ont été un désastre politique pour certaines formations, elles ont également eu un impact non négligeable sur la popularité de nombre de leurs dirigeants. Dans un contexte de baisse quasi généralisée – 27 de nos 36 personnalités testées connaissent un déclin –, le couple exécutif, lui, s'en sort bien. Très bien. Emmanuel Macron est ce mois-ci (dès le 19 mai) en forte hausse : en gagnant pas moins de cinq points par rapport à notre baromètre de mai, le président de la République atteint 32 % d'opinions favorables", clamait Le Point, à quelques jours des Européennes, assurant que les mesures annoncées par Macron avaient fait culbuté les retraités... 
Non, vous ne lisez pas la Pravda...

Pour le premier baromètre du Point après les élections européennes, la cote de popularité d'Emmanuel Macron était resté stable à 30% de taux de satisfaction, toujours selon la danseuse de Pinault
Même ­stabilité pour le premier ministre. Tant qu'à faire...

Acte II du quinquennat: 80% des Français ne croient pas à un changement 

L'exécutif avait assuré que le discours de politique générale d'Edouard Philippe mercredi marquerait l'entrée dans l'"acte II" du quinquennat.


L'entreprise de sondages Elabe a donc cherché à évaluer la perception que les Français ont de l'action du gouvernement et des annonces du premier ministre dans son discours de politique générale mercredi. Il leur a également demandé s'il croyait à un "acte II" du quinquennat, selon la formule de l'exécutif. Or, selon notre nouveau sondage Elabe, publié ce vendredi en fin d'après-midi, les Français n'en attendent aucune évolution, ni dans l'intrigue, ni dans le texte.

D'après l'enquête, ils sont 80% à ne croire ni en "un changement de style", ni en " un changement de méthode" après le discours de politique générale et les récentes interventions d'Emmanuel Macron. 19% des Français, eux, pensent que ce changement va advenir. 

La confiance n'y est pas : lire PaSiDupes 



Mais la popularité de Macron "bondirait" néanmoins, selon Ipsos ?

VOIR et ENTENDRE
le compte-rendu vidéo de BFM TV:


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Les Français divisés sur les annonces d’Edouard Philippe" (Le Figaro)

Le premier ministre n'aura finalement réussi à convaincre qu'une courte majorité de Français et encore verra-t-on ci-dessous que cette assertion est sujette à caution - alors que, sans surprise, le discours du bras droit de Macron a été le mieux reçu par les sympathisants de La République en marche (96 % sont satisfaits), ce qui souligne la déconnexion de la majorité présidentielle de la France profonde. 

52 % des sondés anonymes disent approuver les mesures annoncées mercredi au Palais Bourbon, selon l'enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro,  alors que seuls "19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode," selon l'enquête Elabe citée ci-dessus) en référence
Les militants et sympathisants de LR  (les Républicains) auraient également répondu positivement (56 %), à la différence de leurs députés LR, lesquels ont refusé d’accorder leur confiance au premier ministre. Or, le vote des élus est, quant à lui, vérifiable, à la différence des déclarations aux sondeurs. Sans surprise, c’est aux extrêmes que l’opposition se veut la plus "véhémente" (sic Le Figaro): 74 % des sympathisants du Rassemblement national n’approuvent pas la direction prise par l'Edouard, chiffre qui monte à 77 % chez ceux des Insoumis.
37% des "Français" sondés seraient rassurés, dixit Le Figaro et le service public de Radio France ! Au tournant du quinquennat, seules 34 % des personnes interrogées ont vu dans le discours de Philippe les contours d’un tournant dans la politique menée par le gouvernement. Et si 64 % des Français reconnaissent des propos "clairs" [élocution ?] du premier ministre - bien qu'il ait débité son texte à vitesse grand V -, ils ne sont pourtant que 37 % à avoir  été "rassurés" par sa prise de parole (crédibilité non évaluée)

En même temps, et de surcroît, l’audience du discours s’est révélée limitée: 46% des Français n’ont ainsi "pas du tout entendu parler" de l’allocution du premier ministre... 
L'avis de 52% sur 54% de personnes informées, soit 28% de Français, fait-il sens pour les sondeurs et leurs clients de la presse ?