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jeudi 9 avril 2020

Les Français reprochent à Macron de les avoir trompés sur les masques

Macron, condamné pour sa gestion du confinement

Les Français se prononcent majoritairement pour que Macron se décide à décréter le port du masque obligatoire dans toutes les communes 

L’attitude de l'exécutif est incompréhensible et donc dangereuse
Ses recommandations sur le port du masque n’est jugée ni "constantes" par 76 % des Français, ni "cohérentes", ni "claires" par 77 % d’entre eux, selon un sondage Odoxa

Le constat est sans appel: les affirmations sur l'existence, la pénurie, les commandes et les livraisons qui n'arrivent pas ou sont piratéesles incohérences successives dans la communication gouvernementale et le changement de doctrine sur le port du masque ont profondément entamé la confiance - pourtant déjà proche de la défiance - des Français.

Ils sont 76 % à penser que le gouvernement leur a menti sur les masques.
Il les a dissuadés d’en porter parce qu’"il n’y en avait pas suffisamment pour les soignants", selon cette étude menée les 8 et 9 avril auprès d’un millier de Français par Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. 
Même chez les sympathisants de La République en marche (LREM), la défiance règne: ils sont un sur deux à penser que le gouvernement a menti.

"Le port du masque, en population générale dans la rue, ça ne sert à rien", assurait le premier ministre Edouard Philippe, le 13 mars sur TF1, et c'est ainsi qu'on en est aujourd'hui à 8.911 décès du Covid-19.


Castaner, qui s’en prend aux maires rendant les masques obligatoires, est désavoué

Macron confisque des masques produits en France par une entreprise suédoise qui les lui fait restituer

Lien PaSiDupes : "Macron restitue le stock de masques piraté à la Suède..."

Pire, 73 % des Français "voient bien" que "le gouvernement n’a pas fait ce qu’il fallait pour équiper les soignants et les hôpitaux". 
Un ressentiment partagé par les sympathisants de tous bords, jusque dans le parti du président.

Macron n'est encore pas à l'écoute de la population
72 % des Français demandent son port obligatoire dans toutes les communes de France.  
Les plus de 65 ans - les plus vulnérables - sont 81 % à réclamer cette mesure. Les Français approuvent donc les maires de Sceaux et de Royan, qui ont imposé pour leur ville le port du masque obligatoire pour toute personne en extérieur. Paris, Cannes, Nice ou Bordeaux envisagent aussi de rendre cette protection obligatoire. 

Des initiatives condamnées jeudi par Christophe Castaner devant les députés de la mission d’information sur le Covid-19. "Sur les arrêtés de communes qui prévoient le port du masque obligatoire, (…) j’ai demandé aux préfets de prendre langue avec ces maires pour qu’ils retirent leurs arrêtés pendant toute la période du confinement», a recadré le ministre de l’Intérieur, qui a notamment rappelé que «c’est un sujet qui n’est pas médicalement démontré".

Jeudi soir, la justice a exhaussé le voeu du ministre.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'arrêté du maire de Sceaux rendant le port du masque obligatoire pour sortir.
La ville de Sceaux a décidé de faire appel devant le Conseil d'Etat. 

Les Français prennent d'eux-mêmes les mesures que l'exécutif ne sait pas prendre

Ils portent déjà en nombre un masque lorsqu’ils sortent dans la rue. Ils ne veulent pas débattre à l'infini de procédure ou de protocole comme le font les mandarins parisiens pour s'opposer au professeur Didier Raoult. De même qu'ils se font prescrire son traitement, de même prennent-ils sans attendre les dispositions qui peuvent sauver des vies. Ils sont 37 % à assumer qu’ils "portent actuellement un masque pour se protéger et protéger les autres du coronavirus"
Parmi eux, six utilisateurs sur dix disposent d’un masque à usage médical, soit chirurgical, soit FFP2… pourtant en rupture de stock depuis des mois. Les autres portent des masques fabriqués par eux-mêmes (25 %), des masques de chantier (10 %) ou de simples écharpes (6 %), alors que les vidéos de 'tutos' fleurissent sur internet pour les guider dans la fabrication des masques maison.

Les entreprises de sondage sont mobilisées pour assurer que la popularité de Macron remonte

Sa courbe serait proportionnelle à celle des décès!
Selon l'angle choisi et l'orientation politique de l'entreprise, soit la crise du coronavirus profiterait à Macron - et elle ne parle pas alors de "crise sanitaire" -, soit la défiance à l'égard de l'exécutif atteint des niveaux élevés. 

Phénomène paradoxal que certains tentent de crédibiliser
"Nous prendrons une décision pour l’éventuelle extension du port du masque dans toute la population dès lors que nous pourrons la bâtir sur un consensus scientifique, un rationnel scientifique et sanitaire", a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, menteuse envoyée au front pour soutenir les causes désespérées: dans le milieu, elle est surnommée 'Rita', en référence à Sainte Rita, l'avocate des "causes perdues" ! 

mercredi 8 avril 2020

Confinement bafoué : Macron donne le mauvais exemple en zone de non-droit

L'arrogant président se fait interpeller et huer par des habitants de Seine-Saint-Denis

Le consternant 
Macron fait son Boris Johnson, circulant sans masque pour conseiller d'en porter...

 Un attroupement s’est formé à Pantin (Seine-Saint-Denis) lors de la venue du président de la République.
L'arrogant Macron, irresponsable bravache anti-républicain
foulant au pied les consignes de confinement
Alors que débute la quatrième semaine du confinement "des gens" pour résister à l'épidémie de coronavirus, le président de la République fait de nouveau polémique avec sa visite à Pantin (9.3). 
"On voit bien", dans les quartiers bobo-chics de Paris et les arrières boutiques de l'extrême gauche, que reste vulnérable un département en marge de la collectivité comme la Seine-Saint-Denisdéclaré pauvre et maintenu sous assistance financière du contribuable républicain solidaire, du fait d'une répartition inégalitaire du produit de l'économie souterraine pourtant florissante et en pleine expansion. Ni les infrastructures installées ou délocalisées en Seine-Saint-Denis, ni les crédits déversés sur le 9.3, rien n'y fait : les communautés exogènes et concurrentes s'y multiplient et s'y combattent, sans que rien ne les unisse, si ce n'est la haine des Blancs et de la France.
La gauche, qu'elle soit extrême et révolutionnaire ou vertueuse et compassionnelle, y maintient ce qui reste de son fonds de commerce : anti-colonialisme, anti-sionisme, anti-capitalisme et multiculturalisme, islamisme et marxisme.  Le sujet principal est tout d’abord la surpopulation, avec des familles polygames avec beaucoup d'enfants et vivant d'allocations, dans un contexte de concentration d'un chômage élevé entretenu par une sous-qualification acceptée et une quête de l'argent facile, sans espoir ni volonté de sortir de cet état marqué à la fois par la nonchalance et les accès de colère. 
La culture originelle comme refuge et comme lien d'exclusion  - attachement à une langue, des traditions et une religion qui coupent du milieu ambiant, son Histoire et ses codes - est entretenue par les gauches, avec la volonté de alimenter les rancoeurs individuelles qui creusent les différences et nourrissent la haine révolutionnaire de l'autre. Au problème grandissant de surpopulation dans le département, est associée lpénurie de logements, exploitée par les gauches, bien qu'elles soient au pouvoir dans le département: huit députés sur douze sont de gauche et le PS dirige le Conseil départemental depuis 2008, à la suite du PCF sans discontinuer depuis la Libération, ce qui amène des personnes à occuper la rue. Difficile pour les autorités territoriales de trouver le terrain pour créer des zones pavillonnaires d'accueil de familles de 6 et plus, actuellement entassées verticalement dans des appartements de 2 pièces, et la tentation de se déconfiner est d'autant plus forte qu'on est traditionnellement enclin à vivre dehors sous d'autres latitudesMais, en dépit du risque mortel augmenté que constitue le virus en cas de promiscuité, les crétins au verbe haut et les politiciens malveillants n'hésitent pas à critiquer les mesures nécessaires prises par les acteurs politiques responsables pour éviter la contamination et la mort.  
À partir de ce samedi et jusqu’à nouvel ordre, les abords du canal de l’Ourcq et les parcs et squares seront interdits aux promeneurs « pour éviter que les gens ne circulent, précise la préfecture ». « Il y a encore trop de monde. »
"Les gens vont donc rester enfermés chez eux dans des logements indignes à se partager leur miasmes. C’est n’importe quoi," commente une petite tête échauffée. On trouve même mieux :

Macron est-il de ces fachos-là ?

Macron (ici à Pantin) provoque un attroupement en Seine-Saint-Denis, Le Pen
Le populiste Macron s'aligne sur les briseurs du confinement 
et les applaudit à Pantin
Le président de la République s'est rangé du côté des dangereux irresponsables. 
Tout ce que la France comporte de gens sensés est effaré par cette nouvelle incohérence de celui qui ne se prend pourtant pas pour la queue d'une cerise. En pleine période de confinement strict avec drones et hélicoptères de surveillance de la population et verbalisation des contrevenants, les vidéos d'un président sans masque, saluant une foule désoeuvrée que les cours à distance ne motivent pas un seul instantn'ont pas manqué de scandaliser. S'il n'a plus toutes ses facultés, personne n'ose-t-il donc le remettre en état de marche ?
Ce mardi après-midi, jour ouvrable, Macron a voulu faire le beau dans les rues de Pantin avant de se rendre dans un centre de soins, en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus touchés par l'épidémie de coronavirus, afin de rendre hommage aux soignants.


Après s'être affiché en porteur de masque exemplaire lors de son entretien avec des professionnels de santé, il s'est affranchi de ses propres consignes dès sa sortie du centre, faisant alors face à une poignée d'habitants de Pantin venus le prendre en photo. Mais certains qui ont gardé tout leur sens civique l'ont rappelé à ses obligations citoyennes, l'interpellant sur son comportement qui fait fi des mesures de distanciation sociale préconisées depuis le début du confinement. 

Scène invraisemblable, le chef de l'Etat qui se tenait au milieu d'eux, les a exhortés, en joignant les mains, à "respecter les règles" et donc à "rentrer chez eux". Une aberration mentale qui n'a pas manqué de mettre le feu aux réseaux sociaux.

La population lui a adressé des remontrances et l'a appelé à la "démission"


Les Français ne supportent pas qu'il s'affranchisse des règles qu'il impose aux autres






Les appels à la démission n'ont pas empêché l'autiste de tendre la tête et de saluer la foule hostile:

La presse en profite pour tacler... Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national n'a pas manqué de souligner l'incohérence et l'irresponsabilité du président. L'apparition de cette vedette du petit écran a en effet provoqué sur son passage un attroupement de badauds que l'enseignement du français à distance ne motivent guère : "consternant', déplore Marine Le Pen
"A Pantin, des habitants agglutinés sans aucun respect du confinement ni de la distanciation sociale, et cela devant le Président de la République... C’est absolument CONSTERNANT,” observe la députée du Pas-de-Calais. 
Le tout en relayant le tweet publié par un journaliste de LCI montrant les images d’une dizaine de personnes rassemblées à proximité du chef de l’Etat.
À , des habitants agglutinés sans aucun respect du confinement ni de la distanciation sociale, et cela devant le Président de la République... 😕
C’est absolument CONSTERNANT. MLP
https://
tatus/1247545285850664961 


17:56 - 7 avr. 2020

Ces images, tournées à Pantin, n’ont "pas reçu énormément d’approbation sur les réseaux sociaux,"
juge le huffpost, adepte de la rhétorique des pleutres, alors que le "relâchement" des Français inquiète les autorités politiques et sanitaires. "De nombreux internautes ou observateurs de la vie publique se sont, au mieux [?], interrogés sur les effets néfastes que pourraient entraîner ces images d’attroupement autour du chef de l’Etat". Les images seraient dérangeantes - analyse qui laisse d'autant plus perplexe qu'on est en période de propagande officielle sur la transparence au sommet de l'Etat -, mais la parade médiatique du paon de l'Elysée ne le serait pas. 

C'est donc à la celle qui était arrivée au second tour de la présidentielle que le site huffingtonpost.fr s'en est pris aussitôt, plutôt que de déplaire à l'immature de l'Elysée. Alors que la France entamait, mardi 7 avril, sa quatrième semaine de confinement, Macron n'a pas respecté les gestes-barrières qu'il impose aux autres, à moins que son curateur (ou curatrice mature) se soit  gardé de l'informer : il s’est exhibé au contact de la population, avant de justifier le motif officiel de sa sortie de l'Elysée, saluer le courage des soignants de Seine-Saint-Denis, lesquels sont exposés au virus létal, notamment par les inconscients qui le bravent et se retrouvent aux urgencesMacron entre-t-il dans la catégorie des candidats à la réanimation, ceux que le préfet Lallement désigne au châtiment divin?
Le site note que Macron félicite les habitants que ses confrères ont vilipendés pour leur mépris des mesures de confinement


Dans le même temps, l'inepte Macron a tenu à remercier les habitants qui respectent le confinement et a salué l’engagement des soignants du territoire. "Dans un département où il y a beaucoup de pauvreté, les habitants respectent le confinement de manière remarquable. Vraiment, je les en remercie", a déclaré le chef de l’Etat peu après son arrivée à la Maison de santé pluridisciplinaire de Pantin.

Portant un masque chirurgical, comme c’est obligatoire pour toutes les personnes entrant dans l’établissement, Macron a discuté des conditions d’accueil des patients et de travail des soignants. 

Un responsable lui a expliqué qu’ils manquent de certains équipements de base, avec “de grosses difficultés pour les surblouses”. “Je n’en n’ai pas assez”, a témoigné une infirmière, en indiquant qu’elle lavait ses deux blouses “tous les soirs” pour les porter à tour de rôle.

Le banquier déconnecté a tenté de l'anesthésier en lui répondant qu’elles font un travail “formidable” et que l’Etat cherche à les "soulager" en "démultipliant" la production et les importations. Et comme l'application de baume en couche n'y fait rien, il a poursuivi: “Même les plans les mieux pensés n’ont pas envisagé que les pays seraient touchés en même temps”, a-t-il ajouté, appelant l'étranger (qu'il a pourtant tenté de priver de masques suédois) à sa rescousse pour justifier le déficit de masques et d’équipements. Il faisait ainsi l'impasse sur l'alerte que lui avait lancé Agnès Buzyn, son ex-ministre de la Santé, fin décembre.
Ce qu’on pensait sans valeur il y a six mois ou un an, d’un seul coup” est devenu rare, a-t-il encore raconté, alors que plus personne ne l'écoute plus - pas plus que Sibeth Ndiaye - : il faut juste faire avec.

r>Pour mémoire : la volte-face du gouvernement sur les "masques alternatifs":

mardi 26 septembre 2017

Nouvelle cacophonie gouvernementale, sur le glyphosate : l'UE gronde

Macron peine à énoncer clairement une stratégie de remplacement et une date butoir


La France a confirmé lundi son intention de réduire progressivement l'utilisation agricole de l'herbicide controversé glyphosate

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"Alors que l'herbicide le plus vendu au monde suscite toujours la controverse du fait d'un risque potentiel sur la santé, le Premier ministre Édouard Philippe n'a pas su comment pacifier la tension entre agriculteurs et associations de défense de l'environnement et de la santé publique: il a demandé lundi aux deux ministères concernés - et antagonistes - de lui présenter "d'ici la fin de l'année" un rapport sur "les conditions d'un plan de sortie" de ce produit.  "Compte tenu de l'état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs" ajoutait le communiqué de Matignon.

Les prises de parole en tous sens nuisent à la pédagogie.
Le président Macron a clamé sa volonté de changement de stratégies, abandonnant son silence olympien pour intervenir sans cesse, notamment depuis l'étranger, où il fustige volontiers quiconque ne parvient pas à cerner sa "pensée complexe"

Mais, dans un effort pédagogique parallèle, il  multiplie le nombre des porteurs de sa parole. Après la journaliste franco-israélienne Laurence Haïm, qui fut porte-parole du candidat Macron à la présidence, l'Elysée a engagé un autre journaliste, Bruno Roger-Petit, détesté par le milieu, au poste de porte-parole de la présidence, laissé inoccupé depuis 2008 par David Martinon : RGP devra amplifier la Voix de son Maître. Ce rôle était occupé par Sibeth Ndiaye, la conseillère presse, récemment épinglée pour son écart de langage en off au moment de confirmer la mort de Simone Veil : "la meuf, elle est dead", avait lâché la vulgaire franco-sénégalaise, en mastiquant son éternel chewing-gum.
Et puis, le gouvernement a son propre porte-parole stakhanoviste, Christophe Castaner qui, malgré une vie passée dans les ministères, enchaîne les déclarations que les ministres craignent de faire, à l'instar du pusillanime Nicolas Hulot, mais accumulant avec aisance les bulles, les affirmations péremptoires et les rétropédalages en danseuse. La parole présidentielle est donc inaudible.


Le porte-parole du gouvernement a ajouté du désordre au désordre des déclarations

Le produit incriminé, "ainsi que tous ceux qui lui ressemblent et qui menacent la santé des Français", sera interdit en France "d'ici la fin du quinquennat", soit 2022, a cru bon de préciser Christophe Castaner sur BFMTV et RMC.

Mais le porte-parole a dû faire marche arrière et revenir sur son affirmation en milieu de journée, en indiquant que le gouvernement "s'engage à des progrès significatifs" d'ici 2022, pour tous les pesticides, dont le glyphosate, en précisant qu'il "n'y a pas d'autre date arrêtée par le Premier ministre". 

"L'objectif est qu'on puisse trouver des produits de substitution d'ici la fin du quinquennat," a nuancé Castaner, sans donner de date-butoir pour un retrait.

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"
La FNSEA avait vivement réagi entre ces deux déclarations du porte-parole du gouvernement. Le principal syndicat agricole avait affirmé qu'il était "hors de question" que la France prenne une position "unilatérale", différente de ses partenaires européens. 
Les experts de chaque pays doivent d'ailleurs se réunir début octobre à Bruxelles, sachant que l'emballement du gouvernement n'était pas justifié puisque l'autorisation de cette substance expire fin 2017. D'autant que, pour l'heure, aucun vote européen n'est programmé, selon la Commission.

La Commission européenne a proposé aux Etats de renouveler pour 10 ans la licence d'exploitation du glyphosate. Fin août, le ministère de la Transition écologique avait annoncé que la France s'y opposerait, comme elle l'avait fait en 2016. L'exécutif européen a plusieurs fois insisté pour que la décision revienne aux Etats membres, représentés au sein d'un comité d'experts. 
En l'absence d'une majorité qualifiée en faveur du renouvellement, la licence du glyphosate serait révoquée dans toute l'UE, laissant un temps limité (douze mois) pour mettre progressivement un terme à l'utilisation de produits qui en contiennent.

"Distorsion de concurrence"


L'ONG Générations futures dénonce la "cacophonie au gouvernement" français sur le glyphosate et, bien que supranationale et illégitime, l'organisation lui a réclamé "un éclaircissement rapide". Fondée en 1996 et refondé en 2008 par un ingénieur agronome et un enseignant, François Veillerette, c'est une association de défense de l'environnement agréée par le ministère de l'Ecologie et reconnue d'intérêt général en 2008
Veillerette est un militant de Greenpeace, élu conseiller régional de Picardie en mars 2010 sous l'étiquette Europe Écologie-Les Verts, créé à l'automne 2008 à l'initiative du parti Les Verts sous l'impulsion de Cécile Duflot.


"Quelle est la position du gouvernement sur un renouvellement du glyphosate pour 10 ans? On ne sait plus", a aussi grondé la députée européenne écologiste Michèle Rivasi.

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"
En France, l'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public est interdite depuis le 1er janvier 2017 et son emploi par les particuliers doit être proscrit à partir de 2019.
Classé "cancérogène probable" en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) et non cancérogène par deux agences européennes, le glyphosate est très utilisé comme herbicide par les agriculteurs, qui craignent une baisse de rendement et de revenus en cas d'interdiction.

Vendredi à Paris, des membres de la FNSEA avaient manifesté pour s'opposer à un éventuel abandon unilatéral par la France.

La présidente de la FNSEA, a relevé d'autres "incohérences" gouvernementales chez Nicolas Hulot 

Résultat de recherche d'images pour "glyphosate"
"La même semaine, on parle interdiction du glyphosate en France, mais on laisse venir, via le CETA [accord de libre échange commercial entre l'UE et le Canada], des produits d'autres pays, avec 43 substances non autorisées en France," explique Christiane Lambert, lundi.

Vendredi, Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture, avait quant à lui évoqué une période de transition possible "de cinq à sept ans", précisément pour laisser le temps de mettre en place des mesures alternatives ou de faire émerger des produits alternatifs.

Samedi, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a pour sa part placé les agriculteurs français face au temps long: "La justice et l'histoire nous rattraperont" si rien n'est fait pour remédier au problème phytosanitaire, a-t-il dit. 

dimanche 10 avril 2016

Nuit debout "n'est pas compatible avec l'état d'urgence", souligne Fillon

Fillon appelle Hollande à la cohérence

François Fillon pointe 
le non-respect de l'état d'urgence sous la pression du mouvement 'Nuit debout'

Nostalgie de la Commune.
Et de  la Terreur de 1793 ?
"Je comprends la colère des gens de gauche par rapport à la politique conduite par François Hollande, mais je suis profondément choqué qu'on ait, d'un côté, l'état d'urgence et que, de l'autre, on tolère ce type de rassemblement", a souligné l'ex-premier ministre au Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/i-télé, ce dimanche
Il a fait valoir que le mouvement Nuit debout, qui se poursuit place de la République à Paris et essaime dans plusieurs villes de France, n'est "pas compatible avec l'état d'urgence, il faut savoir ce qu'on veut". 
 
Il a également dit sa stupéfaction au "spectacle des policiers insultés par les manifestants, alors qu'il y a deux mois, la France communiait avec sa police". 
Selon un sondage Odoxa pour i-télé, encore 60% des Français soutiennent pourtant le mouvement 'Nuit Debout'.

"Ces Français sont extrêmement minoritaires; l'immense majorité des Français veut qu'on libère le pays"

"Les Français sont bloqués dans leur vie et ont besoin qu'on soulève un peu le couvercle"notamment administratif, a expliqué Fillon, admettant que ce mouvement, qui dure depuis une dizaine de jours, "exprime des convictions".

Mais "il y a une incohérence totale à maintenir l'état d'urgence et à laisser Notre-Dame-des-Landes occupée par des zadistes et la place de la République par Nuit debout", a conclu le député de Paris, soulignant une accumulation de contradictions.