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dimanche 23 juin 2019

Popularité de Macron en juin : des sondages soviétiques ?

Les Européennes ont-elles déboussolé les sondeurs ou sont-ils plus que jamais partisans ?

La presse du groupe Pinault n'hésite pas à se payer le luxe de faire "bondir" la popularité de Macron en juin






Ce serait en fait un rebond après avoir été "au plus bas dans l'opinion pendant la crise des Gilets jaunes": "le président de la République retrouve son niveau de l'été 2018," assure Le Point (propriété de la famille Pinault : Fnac Dartyet Kering, soit Yves Saint-Laurent) qui a commandé ce sondage Ipsos, où est salarié un fils de Brigitte Macron.

"La confiance des Français en Emmanuel Macron observe une forte augmentation en juin (+5) avec 32% de bonnes opinions sur son action," renchérit l'AFP, citant le même sondage Ipsos Game Changers, diffusé mercredi 19 juin. Malgré l'engagement personnel du président qui a fait tourner le scrutin  des élections européennes en référendum, l'agence de presse française ne craint pas d'assurer que "la majorité a "limité la casse" face au Rassemblement national (RN) qui l'a devancé, malgré la mise en oeuvre des moyens de l'Etat et de la presse dépendante de ses subventions multiples (pour 396 titres, en 2017) :
- le fonds de soutien à l'émergence et à l'innovation dans la presse : 1 590 925 €;
- le fonds stratégique pour le développement de la presse (aides directes) : 1 041 103 €;
- le fonds de soutien aux media d'information sociale de proximité;
- les aides à la diffusion (aides indirectes);
- les aides concourant au maintien du pluralisme (aides directes, au nombre de trois);
- les aides indirectes sur le plan fiscal;
- les aides indirectes sur le plan postal : 121 M€;
- les aides indirectes sur le plan social...

Top 12 des titres de presse les plus aidés par le contribuable (indirectement, par l'Etat) 


Le contribuable doit pourtant payer pour consulter un nombre croissant d'articles de presse 'premium" !

Les titres surlignés en jaune appartiennent à des hommes d'affaires:
Libération : groupe Altice-France (BFM, RMC, Libération ou L'Express) détenu par le franco-luso-israélien. Patrick Drahi, onzième homme le plus riche de France. Or, en 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7 023 429 euros d'aides publiques cumulées...

Le Monde
:apparemment détenu à 72,5 % par la société Le Monde libre, le groupe est en vérité contrôlé à parité par les hommes d'affaires Xavier Niel, Free et groupe Le Monde, (allié par sa femme au groupe de Bernard Arnault : LVMH, donc Les Echos, cf. ci-dessous), et le banquier Matthieu Pigasse (outre qu'il est actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post, il contrôle de surcroît le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova). En 2011 et 2012, il était le titre le plus subventionné par les Français, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros...

Les Echos : groupe LVMH de Bernard Arnault (avec Le Parisien ou Radio Classique) 

Le Parisien : racheté en 2015 par le groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton - détenu par Bernard Arnault, pour un montant légèrement supérieur à 50 millions d'euros. En janvier 2019, le groupe LVMH, leader mondial du luxe, verse 83 millions d'euros au Parisien pour "éponger ses pertes et lui permettre d'investir".
En mars 2016, le titre fut accusé d'autocensure par plusieurs syndicats (SNJ, FO et SNJ-CGT) et par la Société de journalistes du quotidien. En 2017, Fakir l'accusa à nouveau de censure pour avoir refusé un encart publicitaire. La journaliste Pauline Perrenot, de l'association d'analyse des media Acrimed, relève que Le Parisien se montre particulièrement hostile au mouvement des Gilets jaunes...

E
n 2017, 'L'Opinion' fut le 8ème journal le plus aidé en France, avec 2 373 616€ de subventions publiques.


Le chef de l'Etat retrouve une cote de popularité au niveau de celle qui était la sienne avant la crise sociale de l'automne, observent les media partisans de tous les pouvoirs successifs. Message subliminal : plus la crise dure, plus elle profite à Macron...
Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, le patron de l'exécutif n'avait la confiance que d'un Français sur cinq (20%), en décembre dernier. Cette embellie reste cependant à relativiser : 64% (-4) des personnes interrogées conservent ainsi une opinion négative de son action, finit par indiquer Le Point qui assure que la plupart des sondages publiés depuis début juin donnent Emmanuel Macron en hausse de 1 à 5 points. 
Edouard Philippe, dont la déclaration de politique générale a été approuvée la semaine dernière par l'Assemblée nationale, est pratiquement stable sur un mois, avec 30% (+1) d'avis favorables sur son action et 64% (+1) d'opinions négatives. 

Enquête réalisée les 14 et 15 juin auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Le baromètre Ipsos-Le Point transforme le plomb en or

Le président est en forte hausse", claironne 
Erwan Bruckert

"Les élections européennes ont été un désastre politique pour certaines formations, elles ont également eu un impact non négligeable sur la popularité de nombre de leurs dirigeants. Dans un contexte de baisse quasi généralisée – 27 de nos 36 personnalités testées connaissent un déclin –, le couple exécutif, lui, s'en sort bien. Très bien. Emmanuel Macron est ce mois-ci (dès le 19 mai) en forte hausse : en gagnant pas moins de cinq points par rapport à notre baromètre de mai, le président de la République atteint 32 % d'opinions favorables", clamait Le Point, à quelques jours des Européennes, assurant que les mesures annoncées par Macron avaient fait culbuté les retraités... 
Non, vous ne lisez pas la Pravda...

Pour le premier baromètre du Point après les élections européennes, la cote de popularité d'Emmanuel Macron était resté stable à 30% de taux de satisfaction, toujours selon la danseuse de Pinault
Même ­stabilité pour le premier ministre. Tant qu'à faire...

Acte II du quinquennat: 80% des Français ne croient pas à un changement 

L'exécutif avait assuré que le discours de politique générale d'Edouard Philippe mercredi marquerait l'entrée dans l'"acte II" du quinquennat.


L'entreprise de sondages Elabe a donc cherché à évaluer la perception que les Français ont de l'action du gouvernement et des annonces du premier ministre dans son discours de politique générale mercredi. Il leur a également demandé s'il croyait à un "acte II" du quinquennat, selon la formule de l'exécutif. Or, selon notre nouveau sondage Elabe, publié ce vendredi en fin d'après-midi, les Français n'en attendent aucune évolution, ni dans l'intrigue, ni dans le texte.

D'après l'enquête, ils sont 80% à ne croire ni en "un changement de style", ni en " un changement de méthode" après le discours de politique générale et les récentes interventions d'Emmanuel Macron. 19% des Français, eux, pensent que ce changement va advenir. 

La confiance n'y est pas : lire PaSiDupes 



Mais la popularité de Macron "bondirait" néanmoins, selon Ipsos ?

VOIR et ENTENDRE
le compte-rendu vidéo de BFM TV:


"
Les Français divisés sur les annonces d’Edouard Philippe" (Le Figaro)

Le premier ministre n'aura finalement réussi à convaincre qu'une courte majorité de Français et encore verra-t-on ci-dessous que cette assertion est sujette à caution - alors que, sans surprise, le discours du bras droit de Macron a été le mieux reçu par les sympathisants de La République en marche (96 % sont satisfaits), ce qui souligne la déconnexion de la majorité présidentielle de la France profonde. 

52 % des sondés anonymes disent approuver les mesures annoncées mercredi au Palais Bourbon, selon l'enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro,  alors que seuls "19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode," selon l'enquête Elabe citée ci-dessus) en référence
Les militants et sympathisants de LR  (les Républicains) auraient également répondu positivement (56 %), à la différence de leurs députés LR, lesquels ont refusé d’accorder leur confiance au premier ministre. Or, le vote des élus est, quant à lui, vérifiable, à la différence des déclarations aux sondeurs. Sans surprise, c’est aux extrêmes que l’opposition se veut la plus "véhémente" (sic Le Figaro): 74 % des sympathisants du Rassemblement national n’approuvent pas la direction prise par l'Edouard, chiffre qui monte à 77 % chez ceux des Insoumis.
37% des "Français" sondés seraient rassurés, dixit Le Figaro et le service public de Radio France ! Au tournant du quinquennat, seules 34 % des personnes interrogées ont vu dans le discours de Philippe les contours d’un tournant dans la politique menée par le gouvernement. Et si 64 % des Français reconnaissent des propos "clairs" [élocution ?] du premier ministre - bien qu'il ait débité son texte à vitesse grand V -, ils ne sont pourtant que 37 % à avoir  été "rassurés" par sa prise de parole (crédibilité non évaluée)

En même temps, et de surcroît, l’audience du discours s’est révélée limitée: 46% des Français n’ont ainsi "pas du tout entendu parler" de l’allocution du premier ministre... 
L'avis de 52% sur 54% de personnes informées, soit 28% de Français, fait-il sens pour les sondeurs et leurs clients de la presse ?

lundi 30 mai 2016

Forte poussée de Nicolas Sarkozy dans les sondages

Lentement mais sûrement, Sarkozy revient dans les pensées des Français

Le président du parti Les Républicains bondit dans les sondages. 

Nicolas Sarkozy, qui fait discrètement campagne, tient plus que jamais à cette stratégie ds petits pas pour 2017.
Nicolas Sarkozy réapparaît sur le terrain et dans les media depuis plusieurs semaines et cette stratégie commence à porter ses fruits : les sondages marquent sa forte progression auprès des électeurs de droite et du centre. Il gagne sept points dans la dernière étude Ipsos (à 44%) et +10 points (à 63%) parmi les sympathisants LR, dans le dernier sondage BVA publié dimanche 29 mai, il s'agit de sa plus forte progression auprès des sympathisants les Républicains.

Au-dessus des primaires de la droite et du centre

Certes, Nicolas Sarkozy reste distancé par Alain Juppé, auteur de plusieurs livres et soutenu par les media socialistes, mais l’écart se resserre. L'ancien président est toujours distancé par Alain Juppé aux yeux de la droite et du centre (69%) comme des Républicains (69%), mais le maire de Bordeaux perd respectivement deux et sept points dans ces échantillons.

Parti plus tôt, le septuagénaire s'essouffle dans les sondages. La dynamique en ce moment est dans le camp du président du parti Les Républicains. On l'a vu galvaniser les foules à la Réunion, le 28 mai, surfant sur les désillusions et les rancoeurs provoquées par la politique de François Hollande. En effet, pour se concentrer sur l'arnaque de 2012, l’ancien chef de l’état ne se situe pas dans l'optique de la primaire de la droite. Nicolas Sarkozy ne répond jamais à ses concurrents, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Lemaire ou NKM qui font pour exister de l’anti-sarkozysme dans leur meetings et interventions publiques. Une fois qu’il aura réduit toutes leurs ambitions à la primaire et qu’il sera face à François Hollande, ses anciens concurrents à droite n'auront d'autre choix que de se ranger derrière lui: c'est la loi des primaires.

L'alternative Sarkozy se précise

Certes, l'ancien Président de le République suscite toujours un vraie réticence chez les électeurs sous influence. Sa campagne est  soit occultée, soit "bashée" par les media, contrecarrée par les entreprises de sondages et dénigrée par certains faiseurs d’opinion. Mais cet acharnement pourrait jouer en sa faveur auprès des Français également maltraités par les mesures gouvernementales et les troubles syndicaux à l'ordre public provoqués par un exécutif autoritaire et sourd au malheur social. En effet, Nicolas Sarkozy regagne sa popularité dans ses déplacements en province, loin des élites et du microcosme socialo-bobo parisien. Il se rend par exemple dans des librairies de centres commerciaux de zone industrielles ou encore chez les producteurs de canne à sucre à la Réunion. Il fait campagne sur l'écoute du peuple qui souffre. C'est cet électorat qui l'avait porté à l'Elysée en 2007, en se détournant des bobards de Ségolène Royal, candidate qui rasait gratis.

Populaire chez les jeunes. 

Nicolas Sarkozy parvient à séduire les jeunes. Dans le dernier sondage IFOP de cette semaine sur la primaire des Républicains, il très largement en tête avec 40% d’intention de vote chez les 18/24 ans contre 20% pour Alain Juppé. Cette popularité rappelle la campagne de Chirac en 1995 face à Edouard Balladur, longtemps favori, mais débordé par la dynamique de fin de campagne de Jacques Chirac, porté par les jeunes électeurs RPR. 

Entre un exécutif au plus bas dans les sondages et un PCF en pointe dans l'opposition à la loi Valls de réforme du code du Travail et qui va "lancer un appel" pour une "candidature commune d'alternative à gauche", la débandade à gauche profite à l'oppositionNicolas Sarkozy incarne le besoin d’autorité et d'une ligne forte et lisible.

La primaire organisée par Les Républicains est prévue les 20 et 27 novembre.

jeudi 3 décembre 2015

Bidon, le sondage de popularité de Hollande qui ne profite pas aux candidats PS

Les assassinats islamistes profitent à Hollande dans les sondages, au FN sur le terrain

Régionales: les attentats de Paris profitent au FN, selon Francetv.info

Le chef du service politique de France 3 tire les enseignements officiels d'un sondage par une entreprise commerciale, Ipsos, réalisé par sa maison-mère, France Télévisions, sur les intentions de vote aux élections régionales après les attentats de Paris. Michel Dumoret est donc en mission pour nous assurer que la victoire annoncée du FN dans au moins deux régions serait, non pas la conséquence de la politique économique et sociale de Hollande depuis bientôt quatre ans, mais un dommage collatéral des attentats du vendredi 13 et que la montée du Front national est donc toute fraîche et  le risque tout neuf... 

"Quels enseignements peut-on tirer du sondage [scientifique ?], réalisé par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, sur les intentions de vote aux régionales, dont le premier tour aura lieu le 7 décembre [sic] ?" interroge Francetv info, le 24/11/2015. Outre que les électeurs qui se présenteraient le 7 arriveraient après la bataille du 6, le déni est flagrant quand francetv.info émet des doutes à la hauteur de l'aveuglement de Martine Aubry (PS) qui "ne veut pas croire"  sur France Info ce matin que sa gestion puisse être sanctionnée par la victoire du FN dans sa région: "D'abord, la dynamique électorale semble pencher du côté du Front national, hier [et encore] en PACA, aujourd'hui en Ile-de-France,  écrit la centrale d'informations du service public de télévisions. Celle-ci se livre d'ailleurs subrepticement à un amalgame entre les deux régions: en Ile-de-France, Valérie Pécresse est aux coude-à-coude avec le PS et donnée plutôt vainqueur...

"
Ensuite, la droite ne parvient pas à freiner la montée du FN. C'est le contraire qui se passe. Sa victoire promise aux régionales pourrait être moins éclatante, même si Les Républicains gagnaient l'Ile-de-France."
VOIR et ENTENDRE France 3 estimer que les succès du FN seraient une défaite de la droite républicaine, bien que, jusqu'à plus ample informé, c'est  la gauche qui est aux responsabilités, qui a mis en oeuvre le PACS des 13 régions et qui a réglé le mode de scrutin:

Enfin, le sursaut de popularité du chef de l'Etat constaté ces derniers jours ne profite que très peu au candidat socialiste. 



Au final, BFMTV conclut pourtant que Nicolas Sarkozy - et non pas Les Républicains, et donc Fillon et Juppé - ne serait pas totalement vainqueur des Régionales...

Que dire alors de l'exécutif socialiste et du PS ?

62% (+8) des Français 
ont le sentiment que F. Hollande "défend bien les intérêts de la France... à l'étranger" (contre 37%). Or, seulement 38%  jugent qu'il "dit la vérité aux Français", contre 62%, et seulement 38%  qu'il "est proche des préoccupations des Français", contre 62% qu'il ne l'est pas.

samedi 6 juin 2015

La presse dénoncée: Rachida Dati traite des journalistes de "petits merdeux"

La presse n'aime pas l'opposition qui le lui rend bien

Les responsables politiques se lâchent sur la nullité de la presse

Malgré ses bavures à répétition, la presse persiste dans l'arrogance et l'approximation, voire les erreurs. Elle continue ainsi de se discréditer. Et quand un élu du type  Mélenchon, ne mâche pas ses mots, ça donne des insultes frontales. C'est en fait l'opposition dans son ensemble qui pâtit des agressions partisanes ou des fautes professionnelles de cette presse autrefois impertinent, mais devenue impudente. Non, Elizabeth II, la reine d'Angleterre, 89 ans, n'est pas morte il y a une semaine, contrairement à l'annonce, par erreur sur son compte Twitter, d'une journaliste de la BBC, classée sérieuse, comme... Le Monde !
Invitée au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV ce vendredi matin, c'est l'ex-ministre de la Justice  qui a usé de son droit de réponse pour tacler les journalistes malveillants du Point qui avaient exploité à charge une note de la Cour des comptes épinglant des dépenses du ministère en les imputant à l'ancienne Garde des Sceaux,  a priori et personnellement, au motif qu'elle était ministre de Nicolas Sarkozy.

L'actuelle maire, reconduite dans le VIIe arrondissement de Paris, a traité ces journalistes de "petits merdeux" au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV, ce vendredi 5 juin, disant à haute voix ce qu'une majorité de Français pense de moins en moins bas. 
"Vous au moins, Monsieur Bourdin, vous n'êtes pas comme ces petits merdeux de journalistes qui ne sont pas journalistes", a déclaré Rachida Dati, ce vendredi matin sur BFMTV. Ce qui est tout dire puisque Bourdin n'a fait aucune école de journalisme... Un tacle directement adressée aux auteurs de l'article du Point, daté du 13 mai dernier, qui ressortait un arrêt de la Cour des Comptes du mois de janvier épinglant les dépenses du ministère de la Justice au temps de Rachida Dati. 

Une information qui a été mal vérifiée et mal interprétée

L'ancienne garde des Sceaux se rend justice. "Ils [les journalistes, d'investigation ?] vous appellent un quart d'heure avant et ils se prennent pour des procureurs en vous disant 'Il paraît que', sans regarder le fond", expliqua Rachida Dati, qui se dit victime d'une "cabale politique" par voie de presse "indépendante"...
"Il s'agit d'un rapport de la Cour des comptes qui ne me met pas du tout en cause, ni à titre personnel, ni comme ministre", affirme l'ancienne ministre. "Cela concerne des frais de représentation auxquels je suis totalement étrangère. C'était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati. (...) Ce n'est pas moi qui allait en boutiques acheter quoi que ce soit. Donc je ne suis pas concernée". Et d'ajouter: "Et il y a eu un problème non pas sur la nature des dépenses mais, sur l'imputation des dépenses. C'est un problème comptable. C'était minime et marginal", explique la députée européenne.

VOIR et ENTENDRE
Rachida Dati rétablir la vérité:
L' "administration", c'est le secrétaire général du ministère. Actuellement, et depuis septembre 2013, il s'agit d'Éric Lucas, 54 ans, diplômé de l'IEP de Paris et de l'Ecole du commissariat de la marine, ancien directeur-adjoint au secrétaire général pour l'administration au ministère de la Défense et contrôleur général des armées.

Sur le fond, Rachida Dati affirme que les dépenses qui lui sont imputées sont "des frais de représentation auxquels [elle est] totalement étrangère." Soit 9. 000 euros de dépenses indues, sur cinq ans, du "made in France" prestigieux qui fait la renommée de la France, notamment en vêtements et carrés Hermès, mais aussi 180.000 euros de frais de communication. "C'était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati. [...] Ce n'est pas moi qui allais en boutiques acheter quoi que ce soit. Donc je ne suis pas concernée", fait-elle valoir.

Sur le problème des dépenses de sondages, Rachida Dati renvoie ses accusateurs à Pierre Giacometti 

"Alors M. Bourdin, je vais vous donner un petit conseil: invitez M. Giacometti [ancien directeur général d'Ipsos France, P. Giacometti est un consultant en stratégie d’opinions et de communication] et il va s'expliquer, parce que moi, je ne suis au courant de rien. (...) Les 180.000 euros auraient été payés à une société appartenant à Pierre Giacometti, un proche de Nicolas Sarkozy.  
"C'est très facile de mettre des choses sur le dos et de créer du buzz", conclut-elle. C'est bien ce qu'on peut reprocher à la presse: la facilité. Mais aussi la malveillance.

VOIR et ENTENDRE
R. Dati, sur France 2 mercredi, faire le point sur les divers comportements à l'ex-UMP:
Dans la course à la présidence de l'UMP, "je suis un soutien de Nicolas Sarkozy, vous le savez", affirme Rachida Dati. "Je lui suis fidèle et loyale", précise-t-elle, alors que les "petits merdeux" et les plus grands -que ça arrange dans leur soutien à Hollande- la disaient plus proche d'Alain Juppé.

mardi 14 janvier 2014

La popularité de Manuel Valls amorce une baisse

Hollande et Ayrault ne font pas pire qu'en décembre 

Redressement de la popularité de Hollande de 23 à 24% 

La marge d'erreur étant de 3%, le sondage Ipsos/Le Point n'est pas convaincant.
En un mois, les avis négatifs sur François Hollande restent stables à 74%.

Sans rien faire non plus, Ayrault gagne carrément trois points de popularité
Avec la réserve de la marge d'erreur, il passe de 23 à 26% d'opinions positives, à la sortie des fêtes, toujours selon Ipsos/Le Point publié lundi.
Les jugements qui lui sont défavorables perdent un point (68% au lieu de 69%).

Manuel Valls perd six points

Le palmarès des leaders politiques reste dominé par Manuel
Valls (53% d'avis favorables), qui perd néanmoins six points dans cette étude réalisée les 10 et 11 janvier.

Alain Juppé (52%, +3) et Bertrand Delanoë (49%, +1) complètent le podium, le maire sortant de Paris faisant mieux que le Premier ministre que l'on dit depuis plusieurs semaines sur le départ.

Parmi les 15 premiers, les progressions les plus fortes sont pour François Fillon (41%, +6) et Jean-Louis Borloo (46%, +5). Pour vivre heureux, vivons cachés.

L'étude a été réalisée par téléphone les 10 et 11 janvier auprès d?un échantillon de 965 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

lundi 11 novembre 2013

Avec détermination, Hollande poursuit sa chute dans les sondages

Le président de la République bat son propre record d'impopularité

Hollande ne recueille plus que 21 % d'opinions favorables 

Sondage du 11 novembre:
Hollande, dans la boue des tranchées
Les décrypteurs des media peinent à réaliser qu'ils ont misé sur le mauvais cheval.

Le baromètre Ipsos-Le Point met ça sur le compte de la plus importante fronde jamais connue, comme si François Hollande n'en était pas l'artisan.

21 % d'opinions favorables (en baisse de 3 points), 75 % d'opinions défavorables (+ 4 points) et surtout 40 % d'opinions "très défavorables" (+ 5 points), est-ce encore constitutionnel? Ce triste record d'impopularité vient sanctionner une nouvelle séquence de hausses d'impôts, l'épisode Leonarda, la dégradation de la note de la France par Standard & Poor's et la révolte des "bonnets rouges" contre l'écotaxe. 

Les sondages l'ont encore dégradé
François Hollande descend ainsi une quatrième marche depuis son élection. Le premier palier avait été enregistré dès la rentrée de septembre 2012 avec une chute de 12 points, de 56 à 44 % d'opinions favorables. Puis, à la suite du conflit aggravé par Montebourg sur Florange, le capitaine de pédalo était passé de 41 noeuds à 35 en décembre 2012. En février-mars 2013, l'affaire Cahuzac et la dérive des comptes publics l'avait de nouveau sonné sèchement: il avait vu dix chandelles, de 36 à 26 d'opinions favorables. La période octobre-novembre que couvre le sondage de ce lundi 11 novembre le rapproche encore de la porte des enfers.

La gauche molle fait douter le noyau dur des soutiens de l'exécutif

Le chef de l'État perd ses soutiens à gauche, et notamment le noyau dur de ses partisans, ceux qui avaient voté pour lui dès le premier tour de la présidentielle en 2012. Sur cette cible "hollandaise", les opinions défavorables (50 %, + 13 points sur un mois) sont désormais plus fortes que les opinions favorables (47 %, - 11 points sur un mois). Le doute gagne les dévots, ce qui s'apprécie parmi ses soutiens au PS (48 % de bonnes opinions) où il alâche 6 points. Les sympathisants de gauche ne sont plus que 41 % (une perte de 13 points en deux mois) à lui accorder encore leur confiance. 

Son accolyte, Jean-Marc Ayrault, est emporté par la tempête sans précédent qui souffle sur l'exécutif.
Il est dans la même galère, égalant le score du président de la République à 21 % de bonnes opinions (- 5 points) et perd ainsi la légère indulgence dont il disposait à droite. Les opinions défavorables culminent à 72 % (+ 9 points).
Le Premier ministre socialiste détrône Alain Juppé au classement historique de l'impopularité. En novembre 1996, Juppé était alors à 22 % d'opinions favorables.
Deux ministres-clés de la politique économique du gouvernement subissent ce contrecoup à Bercy : Michel Sapin, le ministre du Travail, tombe à 22 % (avant-dernier du classement) et Pierre Moscovici, le patron de Bercy, à 25 % (- 6 points en deux mois).

Valls résiste encore
Le ministre de l'Intérieur profite de sa politique de droite. Il  est le seul à passer à travers les rouleaux : il demeure le moins impopulaire des hommes politiques, avec 56 % de bonnes opinions. Dans son canoë, l'affaire Leonarda s'éloigne, puisque les lycéens et étudiants qui se disaient aussi déterminés qu'autonomes, sont rentrés à la niche au premier coup de sifflet. Leur renoncement aux bons sentiments des droits de l'homme permet au ministre de l'Intérieur de regagner 9 points chez les sympathisants PS, ce qui en fait le deuxième personnage le plus populaire au PS, avec 66 % de soutien, derrière Bertrand Delanoë (70 % de bonnes opinions), par ailleurs troisième au classement général avec 47 % de bonnes opinions. La cote de Manuel Valls, bien qu'en recul de 9 points à l'UMP, le place tout de même en quatrième place chez les sympathisants UMP, avec 61 % de bonnes opinions.

Les insultes requinquent 
 Taubira 
À noter, le regain d'attention dont bénéficie Christiane Taubira, dans son exploitation d'allusions racistes : 37 % de bonnes opinions, en hausse de 5 points, et de 12 points chez les sympathisants PS. Elle se hisse de la huitième à la quatrième place des personnalités chez les sympathisants socialistes, à la faveur de la dégringolade de ses camarades. 

La libération des otages permet à Laurent Fabius d'engranger 4 points en un mois, à 40 % de bonnes opinions. Le chef de la diplomatie entre ainsi dans le top 10 du classement en provenant de la quinzième place.

Le désaveu du couple exécutif ne profite guère à l'opposition.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, demeure le deuxième homme politique le plus populaire, avec 50 % de bonnes opinions.

Marine Le Pen recule de 3 points, à 31 %. L'exploitation médiatique de ses propos sur les otages, conjugués aux dérapages chez certains élus FN, a eu pour effet de détourner une partie des plus de 70 ans (- 11 points) et des femmes (- 4 points), soit les deux franges de l'électorat les moins enclines au vote FN quand son père dirigeait le parti. 


Les sympathisants UMP sont, quant à eux, assez agacés de l'attitude de leurs élus
et sanctionnent la plupart des têtes d'affiche: Nicolas Sarkozy, qui progresse de deux points au général, perd ainsi chez les siens (79 %, - 6 points), mais conserve la tête. Alain Juppé (72 %, - 4) ou encore Jean-François Copé (49 %, - 7 points). François Fillon est stable au général, avec 38 %, et quasi stable à l'UMP (61 %, - 1 point).

Dans l'actualité centriste, le mariage Bayrou-Borloo profite au premier : le président du MoDem remonte à 42 % de bonnes opinions (+ 4 points), ce qui le situe à égalité avec Jean-Louis Borloo.

Sondage réalisé par téléphone les 8 et 9 novembre 2013 auprès de 962 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

lundi 8 avril 2013

Avec 70% d'opinions négatives, François Hollande peut-il imposer sa loi ?

Seulement 1 Français sur 4 supporte encore Hollande et sa bande

Hollande perd cinq points en un mois et franchit le seuil symbolique de 70% d'opinions négatives, contre 26% de positives, selon le baromètre Ipsos-Le Point diffusé ce lundi.
Il dit savoir où il va,
mais les Français ne suivent plus
Cette chute du président de la République est la conséquence du choc provoqué par l'affaire Cahuzac, ajouté aux autres sujets de mécontement, notamment le chômage et la réforme des retraites.

Le chef de l'Etat est particulièrement en chute libre chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle il y a un an (- 10,2% d'opinions favorables).

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, souffre d'un désaveu moins cinglant, perdant trois points d'opinions favorables, à 28%, soit deux points de plus que le locataire de l'Elysée.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, conserve la tête hors de l'eau, avec 52% d'opinions favorables, mais lui aussi voit les opinions défavorables monter de huit points, à 33%.

Sur les 38 personnalités testées, 34 voient leur taux d'opinions défavorables augmenter, signe d'une
 contamination de l'ensemble de la classe politique par l'Elysée.

L'UMP ne pâtit pas de l'affaire Cahuzac

Bon sondage également pour François Fillon (47 %
d'opinions favorables) et Nicolas Sarkozy à 45 % d'opinions favorables, en s'installant à la 3e place, avec un gain de 3 points. Chez les sympathisants UMP, Fillon progresse de 11 points et atteint 76 % de bonnes opinions. Mais Nicolas Sarkozy reste le préféré avec 85 % de bonnes opinions. On voit bien que, au travers des montées de Bayrou et de Fillon, l'opinion se tourne vers des figures rassurantes qui n'ont aucune casserole connue à ce jour.
Les femmes de France se reconnaissent-elles
en la concubine voilée du président ?
Dans cette enquête, la gestion socialiste profite aux extrêmes, le président du Parti de gauche et la chef de file du Front national continuant à se tenir dans un mouchoir, respectivement 17e et 18e. Jean-Luc Mélenchon obtient 35% d'opinions favorables (+1) et Marine Le Pen 33% (+2).

Le sondage Ipsos/Le Point a été réalisé auprès de 976 personnes, les 5 et 6 avril, alors que le président et sa concubine étaient au Maroc.

jeudi 24 janvier 2013

Sondages: les Français se sentent envahis d'étrangers

70% des Français jugent qu'il y a trop d'étrangers

Une enquête Ipsos confirme ce que la gauche nie

La "France 2013 : les nouvelles fractures" livre un portrait qui atterre Le Monde du jeudi 24 janvier. Réalisé avec le Centre d'études politiques de Sciences Po (Cevipof), elle montre que les Français redoutent la mondialisation, la place que prend l'Europe, ne font pas confiance à leurs hommes politiques et montrent un franc repli identitaire.

Le changement socialiste déçoit aussi ceux qui l'ont voulu
Non seulement Michel Winock accuse mais il discrimine: "Les Français – du moins la grande majorité d'entre eux – semblent avoir peur de tout" et, quand ils se prononcent sur les "moyens de redressement, ils répondent : redressement de l'autorité et repli sur le pré carré", a commenté l'historien pour Le Monde. 

On peut dégager trois enseignements principaux de cette étude.

Les Français trouvent qu'il y a trop d'étrangers

D'après l'étude, quelque 70% des sondés (et jusqu'à 83% chez les sympathisants de l'UMP) trouvent qu'il y a "trop d'étrangers en France". Ils sont 62% à estimer que l'on "ne se sent plus chez soi comme avant"

Par ailleurs, 29% seulement jugent que "l'immense majorité des immigrés qui se sont installés en France ces trente dernières années est bien intégrée". Pour 46%, "pour réduire le nombre de chômeurs, il faut réduire le nombre d'immigrés"
Enfin, 57% jugent que "le racisme anti-Blanc est assez répandu en France".

La religion musulmane est particulièrement dérangeante. Considérée comme étrangère, elle est vécue par 74% des sondés comme intolérante et 
incompatible avec la société française. 

La formulation des questions est visiblement nouvelle et dissimule une mauvaise intention.
Selon Michel Winock, "les ingrédients du populisme sont là et dépassent les rangs des électeurs de Marine Le Pen". Mais si la droite républicaine ne peut suffire à justifier ces chiffres, c'est que le malaise atteint les couches populaires de l'extrême gauche. Un avertissement au gouvernement...

Ils pensent que les politiques privilégient leurs intérêts 

Idem dans le Pas-de-Calais
ou l'Hérault
Par ailleurs, les Français manifestent une défiance claire vis-à-vis de leurs représentants politiques. Pour eux, "le système démocratique fonctionne plutôt mal en France" (72%) et les attaques frontales de la gauche sur la droite ont marqué l'opinion, car "les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels" (82%) et "la plupart" d'entre eux "sont corrompus" (62%). Un sentiment partagé par 51% de l'électorat de gauche.

Les media sont aussi jugés pour ce qu'ils sont : 58% pensent qu'ils "font mal leur travail", 72% que les journalistes "sont coupés des réalités", 73% qu'ils "ne sont pas indépendants"
Les jugements sont plus ambivalents à l'égard de l'argent et de la justice sociale. 71% des sondés trouvent que "c'est bien de vouloir gagner beaucoup d'argent", même s'il "a corrompu les valeurs traditionnelles".

Ils voient la France sur le déclin

Par ailleurs, une personne sondée sur deux (51% contre 49%) se dit certaine que "le déclin de la France est inéluctable". Cette conviction est même ancrée chez 77% des sympathisants du Front national. Ce sentiment est fondé sur la pénurie de travail, le chômage, cité par 56% des sondés, surpassant tous les autres sujets de préoccupation. Plus on entre dans le concret, plus ce sentiment est fort : 90% trouvent que "la puissance économique française" a décliné, 63% que tel est aussi le cas pour le rayonnement culturel.

Par ailleurs, 78% des sondés partagent l'avis qu'"on n'est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres", 61% perçoivent la mondialisation comme "une menace pour la France". Si 58% sont pour "prendre aux riches pour donner aux pauvres", ils sont presque aussi nombreux (56%) à penser que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment".

Défiance envers l'Union européenne
Pour s'en sortir, les sondés comptent sur l'Etat-nation : près des deux tiers (65%) estiment qu'"il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays même si cela doit conduire à limiter ceux de l'Europe". Mais très majoritairement (72%), ils sont pour le maintien de la France dans la zone euro.

Cette étude a été réalisée ce mois-ci par internet auprès d'un échantillon représentatif d'un millier de personnes.

Michel Winock, 76 ans, est un historien passé par la revue Esprit en 1962 qui initia l'association française opposée aux lois mémorielles et sa pétition Liberté pour l'histoire (présentée dans le quotidien Libération) qui s'oppose notamment à la loi Gayssot (PCF), " tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe", qualifiant de délit la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité et introduisant un article dans la loi sur la liberté de la presse. 
L'association s'opposa aussi à la loi reconnaissant le génocide arménien ou celle du 21 mai 2001, dite loi Taubira, du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, au motif, selon les signataires,  qu'elles " ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites." Le collectif demanda " l'abrogation de ces articles indignes d'un régime démocratique ". 
Toutefois, parmi les pétitionnaires, Pierre Emmanuel Vidal-Naquet, un opposant au négationnisme,  participa à l'appel "Une autre voix juive ", qui regroupe des personnalités juives solidaires du peuple palestinien.