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jeudi 6 décembre 2018

Plus de 3 Français sur 4 ne peuvent plus voir Macron et ses acolytes

76% des Français interrogés portent désormais un jugement "défavorable" sur le pouvoir

La cote de popularité d'Emmanuel Macron et celle d'Edouard Philippe chutent pour atteindre leur plus bas niveau

Image associée
"La Liberté guidant le peuple" d'Eugène Delacroix (1830)
Leur plus bas niveau depuis leur entrée en fonction, selon un sondage YouGov, diffusé ce jeudi.

En un mois, la cote de popularité du président a baissé de 3 points, à 18%. Est-il d'ailleurs permis de penser que 3 points seulement, ce n'est pas cher payé et douteux ?...
Celle de son fusible, Edouard Philippe, chute de 6, à 21%, ce qui paraît être un calcul de sondeur pour épargner le locataire de l'Elysée et faire trinquer son collaborateur.

Plus Macron est impopulaire, moins sa cote de popularité baisse (quasiment) !...

Emmanuel Macron a ainsi cédé 7 points en deux mois

Les députés de la majorité présidentielle qui applaudissent debout le chef du gouvernement sont-ils encore représentatifs du peuple en colère ou illégitimes ?


"Une image dégradée avec l'aggravation de la crise" ? 
Cette formulation inverse les termes de causalité. Le rejet populaire de l'exécutif n'est pas la conséquence de la crise: c'est l'état macronien qui est à l'origine de la crise. Les groupes parlementaires LREM, MoDem et Agir sont désavoués par le peuple souverain.

Trois semaines après le début du mouvement des "gilets jaunes", il perd notamment 6 points auprès des sympathisants du centre et 5 chez ceux de la droite, selon cette enquête pour CNews et Le Huffpost. 
Le Premier ministre, qui avait évité jusque-là les chutes brutale, voit son image dégradée du fait de sa raideur. Edouard Philippe perd 14 points auprès des proches de la droite et 70% (+13) des personnes interrogées jugent négativement l'action du locataire de Matignon.

Ce n'est pas une coïncidence fortuite, mais un rapport de cause à effet.

Une gestion "injuste" du droit de l'Etat à lever l'impôt

"Le couple exécutif entraîne le gouvernement dans l'impopularité", selon l'AFP, qui oublie simplement que les membres du gouvernement sont nommés et donc soumis à l'exécutif, qu'ils le savent et sont logiquement, non pas victimes, mais solidaires. En adhérant à la politique impulsée par le président Macron, ils sont pareillement coupables. Ce gouvernement s'est déconsidéré au même rythme que le binôme Macron-Philippe. 
Il en va de même des député-e-s LREM qui ont été choisis par l'équipe de candidat Macron et élus sur son nom.

Seulement 17% (-3) des Français se reconnaissent encore dans ce gouvernement et 77% (+6) des sondés ont un avis défavorable sur son action. 
L'équipe gouvernementale perd notamment 11 points chez les sympathisants de droite et en gagne au contraire 3 auprès de ceux de gauche. Pour 73% (+5) des Français interrogés, l'exécutif a une "mauvaise" gestion de l'économie.
C'est en fait la fiscalité que les Gilets jaunes dénoncent au premier chef : l'entreprise de sondages YouGov posent-elle les bonnes questions ou est-elle coupée de la réalité ?

Réalisée avant le 1er décembre, les 28 et 29 novembre, auprès de 1.006 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, cette enquête -  qui date d'il y a huit jours - est présentée ce jeudi 6 décembre.

dimanche 23 septembre 2018

Macron poursuit sa chute de popularité : 70% des Français se disent "mécontents" de lui

A 29%, l'impopularité de Macron atteint un niveau inédit

Le président Emmanuel Macron enregistre une nouvelle chute de cinq points de sa cote de popularité

Le "premier de cordée" est-il à la hauteur de ses prétentions ?
Le président Emmanuel Macron dévisse de 34% de "satisfaits" en août à 29% en septembreselon un sondage IFOP paru dans le Journal du Dimanche.

Une chute de cinq points de sa cote de popularité, son plus bas depuis le début du quinquennat. D'après cette enquête, 70% des Français se disent "mécontents" de l'action du chef de l'Etat en septembre, contre 66% en août (+ 4 points).

Les Français d'autant plus insatisfaits qu'il leur avait fait croire en un "nouveau monde". Macron avait atteint ses meilleurs scores au tout début de son quinquennat en mai et juin 2017 avec successivement 62% et 64% de "satisfaits". Comparé à ses deux prédécesseurs, Macron faisait mieux que François Hollande au même moment de son mandat (23% de "satisfaits"), mais déjà moins bien que Nicolas Sarkozy (37%).

Son premier ministre perd 6 points

Avec 61% de sondés se disant "mécontents" de lui en septembre, contre 58% en août (+ 3 points), Edouard Philippe chute quant à lui de quatre points avec seulement 34% de "satisfaits" en septembre (+6 points) contre 40% en août (5% ne se prononçant pas). 
Philippe atteint comme le président son plus bas niveau depuis le début du quinquennat.

Sondage réalisé en ligne et par téléphone, du 14 au 22 septembre, auprès d'un échantillon de 1.964 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

mardi 28 juin 2016

Popularité : Hollande creuse le fond, Sarkozy devance désormais Juppé

Du jamais vu: seulement 12% des Français font encore confiance au chef de l'Etat 

Jusqu'où peut-il descendre sans démissionner, par respect pour la fonction ?
Seulement 12% des Français font encore confiance à François Hollande, selon un sondage TNS Sofres-Onepoint pour Le Figaro Magazine publié mercredi 29 juin. Il s'agit du plus bas niveau jamais enregistré par le chef de l'Etat depuis son arrivée à l'Elysée, en baisse d'un point par rapport au mois dernier. 

Manuel Valls connaît pour sa part un sursis après une chute brutale en mai, et regagne 2 points à 22%.

A droite, l'ancien chef de l'Etat reprend l'avantage dans son propre camp, même si Alain Juppé reste devant Nicolas Sarkozy, avec 36% (+1 point) d'avis favorables contre 19% (stable), auprès de l'ensemble des Français.

Sarkozy devance Juppé chez les sympathisants de droite

Il gagne 9 points, à 44% chez les sympathisants de droite, frange de l'électorat la plus susceptible de se déplacer pour la primaire de la droite en novembre, quand Alain Juppé en perd 6 à 41%. 

L'écart est encore plus important auprès des seuls proches des Républicains (LR), avec un bond de 17 points de l'ancien chef de l'Etat qui recueille 65% de réponses positives, alors que le maire de Bordeaux chute de 14 points à 52%.

De son côté, François Fillon est stable à 25% auprès de l'ensemble des Français, mais perd 5 points à droite et 9 auprès des seuls sympathisants LR. 

Enquête réalisée en face-à-face du 23 au 27 juin, auprès de 1 000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Bruno Le Maire perd 3 points à 17%. 
Parmi les autres responsables politiques, Emmanuel Macron perd 3 points à 26%, Jean-Luc Mélenchon en perd 3 à 24% et Marine Le Pen est stable à 21%.

mardi 29 mars 2016

Hollande et Valls, plus impopulaires que jamais

Les locataires de l'Elysée de Matignon sont au plus bas dans les sondages de mars

81% des sondés répondent par la négative à la question "Diriez-vous que François Hollande est un bon président de la République?"


Le "p'tit zizi" au "gros col roulé"
et le "p'tit joufflu" "tout mou"
Seuls 18% répondent "oui", selon une étude réalisée par Odoxa pour France Inter, L'Express et Presse régionale.
C'est pour François Hollande, le plus bas niveau de satisfaction enregistré par cet institut depuis novembre 2014 où il obtenait 16% d'opinions favorables. L’embellie dans les sondages, liée à la situation d'attentats visant la France, n'a donc pas résisté à sa politique de promesses et de dépenses sans effets.

Hollande tire Valls vers son plus bas

Manuel Valls est logiquement associé à la déconfiture de la politique présidentielle. L'"homme fort" n'échappe pas à l'insatisfaction générale à l'égard du "président mou".

Manuel Valls recueille 68% de "non" à la question de savoir s'il est un bon Premier ministre. Seulement 31% de sondés répondent "oui". C'est le record d'insatisfaction de Manuel Valls depuis octobre 2014 et la création de ce baromètre. 

Les personnalités politiques qui recueillent le plus d'opinions positives sont les invisibles

Alain Juppé perd 2 points (42%) et François Bayrou, 4 (29%), selon cette même étude.

Emmanuel Macron n'en gagne qu'un, mais dépasse son chef du gouvernement avec 37%.

Sondage réalisé selon la méthode des quotas sur internet auprès d'un échantillon de "1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus" interrogés les 24 et 25 mars.

lundi 11 novembre 2013

Avec détermination, Hollande poursuit sa chute dans les sondages

Le président de la République bat son propre record d'impopularité

Hollande ne recueille plus que 21 % d'opinions favorables 

Sondage du 11 novembre:
Hollande, dans la boue des tranchées
Les décrypteurs des media peinent à réaliser qu'ils ont misé sur le mauvais cheval.

Le baromètre Ipsos-Le Point met ça sur le compte de la plus importante fronde jamais connue, comme si François Hollande n'en était pas l'artisan.

21 % d'opinions favorables (en baisse de 3 points), 75 % d'opinions défavorables (+ 4 points) et surtout 40 % d'opinions "très défavorables" (+ 5 points), est-ce encore constitutionnel? Ce triste record d'impopularité vient sanctionner une nouvelle séquence de hausses d'impôts, l'épisode Leonarda, la dégradation de la note de la France par Standard & Poor's et la révolte des "bonnets rouges" contre l'écotaxe. 

Les sondages l'ont encore dégradé
François Hollande descend ainsi une quatrième marche depuis son élection. Le premier palier avait été enregistré dès la rentrée de septembre 2012 avec une chute de 12 points, de 56 à 44 % d'opinions favorables. Puis, à la suite du conflit aggravé par Montebourg sur Florange, le capitaine de pédalo était passé de 41 noeuds à 35 en décembre 2012. En février-mars 2013, l'affaire Cahuzac et la dérive des comptes publics l'avait de nouveau sonné sèchement: il avait vu dix chandelles, de 36 à 26 d'opinions favorables. La période octobre-novembre que couvre le sondage de ce lundi 11 novembre le rapproche encore de la porte des enfers.

La gauche molle fait douter le noyau dur des soutiens de l'exécutif

Le chef de l'État perd ses soutiens à gauche, et notamment le noyau dur de ses partisans, ceux qui avaient voté pour lui dès le premier tour de la présidentielle en 2012. Sur cette cible "hollandaise", les opinions défavorables (50 %, + 13 points sur un mois) sont désormais plus fortes que les opinions favorables (47 %, - 11 points sur un mois). Le doute gagne les dévots, ce qui s'apprécie parmi ses soutiens au PS (48 % de bonnes opinions) où il alâche 6 points. Les sympathisants de gauche ne sont plus que 41 % (une perte de 13 points en deux mois) à lui accorder encore leur confiance. 

Son accolyte, Jean-Marc Ayrault, est emporté par la tempête sans précédent qui souffle sur l'exécutif.
Il est dans la même galère, égalant le score du président de la République à 21 % de bonnes opinions (- 5 points) et perd ainsi la légère indulgence dont il disposait à droite. Les opinions défavorables culminent à 72 % (+ 9 points).
Le Premier ministre socialiste détrône Alain Juppé au classement historique de l'impopularité. En novembre 1996, Juppé était alors à 22 % d'opinions favorables.
Deux ministres-clés de la politique économique du gouvernement subissent ce contrecoup à Bercy : Michel Sapin, le ministre du Travail, tombe à 22 % (avant-dernier du classement) et Pierre Moscovici, le patron de Bercy, à 25 % (- 6 points en deux mois).

Valls résiste encore
Le ministre de l'Intérieur profite de sa politique de droite. Il  est le seul à passer à travers les rouleaux : il demeure le moins impopulaire des hommes politiques, avec 56 % de bonnes opinions. Dans son canoë, l'affaire Leonarda s'éloigne, puisque les lycéens et étudiants qui se disaient aussi déterminés qu'autonomes, sont rentrés à la niche au premier coup de sifflet. Leur renoncement aux bons sentiments des droits de l'homme permet au ministre de l'Intérieur de regagner 9 points chez les sympathisants PS, ce qui en fait le deuxième personnage le plus populaire au PS, avec 66 % de soutien, derrière Bertrand Delanoë (70 % de bonnes opinions), par ailleurs troisième au classement général avec 47 % de bonnes opinions. La cote de Manuel Valls, bien qu'en recul de 9 points à l'UMP, le place tout de même en quatrième place chez les sympathisants UMP, avec 61 % de bonnes opinions.

Les insultes requinquent 
 Taubira 
À noter, le regain d'attention dont bénéficie Christiane Taubira, dans son exploitation d'allusions racistes : 37 % de bonnes opinions, en hausse de 5 points, et de 12 points chez les sympathisants PS. Elle se hisse de la huitième à la quatrième place des personnalités chez les sympathisants socialistes, à la faveur de la dégringolade de ses camarades. 

La libération des otages permet à Laurent Fabius d'engranger 4 points en un mois, à 40 % de bonnes opinions. Le chef de la diplomatie entre ainsi dans le top 10 du classement en provenant de la quinzième place.

Le désaveu du couple exécutif ne profite guère à l'opposition.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, demeure le deuxième homme politique le plus populaire, avec 50 % de bonnes opinions.

Marine Le Pen recule de 3 points, à 31 %. L'exploitation médiatique de ses propos sur les otages, conjugués aux dérapages chez certains élus FN, a eu pour effet de détourner une partie des plus de 70 ans (- 11 points) et des femmes (- 4 points), soit les deux franges de l'électorat les moins enclines au vote FN quand son père dirigeait le parti. 


Les sympathisants UMP sont, quant à eux, assez agacés de l'attitude de leurs élus
et sanctionnent la plupart des têtes d'affiche: Nicolas Sarkozy, qui progresse de deux points au général, perd ainsi chez les siens (79 %, - 6 points), mais conserve la tête. Alain Juppé (72 %, - 4) ou encore Jean-François Copé (49 %, - 7 points). François Fillon est stable au général, avec 38 %, et quasi stable à l'UMP (61 %, - 1 point).

Dans l'actualité centriste, le mariage Bayrou-Borloo profite au premier : le président du MoDem remonte à 42 % de bonnes opinions (+ 4 points), ce qui le situe à égalité avec Jean-Louis Borloo.

Sondage réalisé par téléphone les 8 et 9 novembre 2013 auprès de 962 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.