POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Premier ministre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Premier ministre. Afficher tous les articles

samedi 4 juillet 2020

Pour entrer à Matignon, Jean Castex quitte Les Républicains

Premier ministre parfait, selon la presse, ce technocrate est-il un mercenaire et un traître ?

Un homme qui ré-écrit sa propre histoire peut-il écrire une page d'Histoire ?

Jean Castex a déjà adopté le sourire factice de Macron...

Jusqu'ici dans le sillage de Sarkozy, ce nouveau premier ministre se renie-t-il ou Macron lui impose-t-il de d'effacer les traces derrière lui ? Il l'a fait et c'est ce qui compte.
Il a lâché son parti dans la matinée de vendredi 3 juillet. 
Une "trahison" ressentie par le chef de file LR, Christian Jacob. Le nouveau locataire de l'Hôtel de Matignon a démissionné du parti qui lui a fait confiance, Les Républicains: il a assumé cette lâcheté dans une lettre reçue vendredi 3 juillet matin par le parti, a-t-on appris auprès de LR. Son prédécesseur venu également de la droite, Edouard Philippe, avait eu plus d'élégance...

Si Paris valait bien une messe pour Henri IV, pour le montagnard Jean Castex aussi,  Matignon vaut bien un reniement.
Le nouveau locataire de l'Hôtel de Matignon a démissionné de son parti Républicains dans une lettre reçue vendredi 3 juillet matin par le parti, a-t-on appris auprès de LR. Mais, pour autant, comme le roi de Navarre, le Catalan de Prades peut-il  nous promettre la poule au pot tous les dimanches ?  
Le grand communicant attentif à ne pas froisser - et ce n'est pas dans Gala - n'a déjà pas tous les talents que la presse à genoux lui prête. "Nous avons reçu ce matin, par la poste, le courrier" où Jean Castex demande "à retirer son adhésion et à suspendre les prélèvements" [parce qu'il compte revenir !] , a-t-on précisé. Le courrier du maire de Prades (Pyrénées-Orientales) ne donnait aucune précision quant aux motivations de ce départ.
Consensuel ou rustre ?

Des signaux annonçaient ce départ, révèle le président de LR Christian Jacob, suggérant que la mine renfrognée de l'Edouard à la 'Convention citoyenne pour le climat' était la manifestation de son renvoi au Havre. Selon Jacob, Jean Castex "avait pris ses distances ces derniers jours", et "de fait, à partir du moment où il s'inscrit dans la politique menée par Emmanuel Macron, bien évidemment il n'est plus aux Républicains", depuis qu'il coordonne les travaux de déconfinement.


"En matière de trahisons, on a [beaucoup] donné déjà", a noté Jacob. 
Jean Castex succède à Edouard Philippe, un autre déserteur de LR, désormais accusé de trahison dans sa famille d'origine.
"Les Français en ont marre de ceux qui privilégient leur carrière plutôt que leurs convictions", a déclaré  le numéro 2 de LR, Guillaume Peltier, pour qui cette nomination est une "clarification". "Emmanuel Macron est définitivement le président d'une république des hauts fonctionnaires et des énarques en laquelle les Français n'ont plus confiance", a-t-il ajouté.
Depuis Juppé, "la lâcheté politique est devenue une banalité".
Le secrétaire général de LR Aurélien Pradié ajoute que Jean Castex "entre dans cette logique ultra coupable qui consiste installer dans notre démocratie l'idée que tout se vaut". Mais "ce n'est pas productif dans l'opinion", a-t-il ajouté, en soulignant que le nouveau chef du gouvernement n'est "pas une figure tutélaire de la droite".

Il n'est "pas identifié comme de droite" auprès du grand public et il "n'a jamais exercé de responsabilités" de premier plan, a souligné Christian Jacob.

lundi 6 janvier 2020

Un sondage prépare l'annonce de l'éjection d'Edouard Philippe

Six Français sur dix ne sont pas convaincus par Edouard Philippe

Philippe résistait mieux que lui dans les sondages, mais 
Macron se prépare à le faire sauter

L'un va sauter, mais l'autre s'accroche

Plus de six Français sur dix (61%) n'ont pas trouvé Edouard Philippe convainquant lors de sa présentation du projet de réforme des retraites et 68% estiment le mouvement de grève justifié, révèle un sondage Odoxa diffusé jeudi et contredisant les positions macroniennes de BFMTV, LCI et CNews.

Deux tiers des Français (67%) ont entendu le discours du premier ministre mercredi ou des commentaires sur son intervention. Mais seules 38% des personnes interrogées l'ont trouvé convainquant.

Si 54% l'ont trouvé "clair" dans ses explications, elles ne sont que 39% à penser qu'il a présenté une réforme mettant en place un système de retraite "juste et durable", selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info.
Pour 42% des personnes interrogées, Edouard Philippe a montré qu'il comprenait les préoccupations des Français, mais il n'a "rassuré" que 29% de l'ensemble.

Plus de deux Français sur trois jugent que le mouvement de grève contre la réforme des retraites est "justifié"

Résultat de recherche d'images pour "disjoncteur fusible"Seulement 32% sont d'un avis contraire, après son intervention. Soit les mêmes proportions que lors d'une précédente enquête publiée le 4 décembre, à la veille de la première journée de mobilisation contre le projet du gouvernement.

Les plus jeunes - les plus concernés - sont les plus opposés à la réforme, avec 76% des personnes nées "à partir de 1975" qui jugent le mouvement de grève justifié, pour seulement 55% des 65 ans et plus.

Plusieurs mesures annoncées par le premier ministre sont pourtant approuvées par les Français, notamment la pension minimale portée à 1.000 euros (81%), et les Français sont toujours favorables (63%) à la suppression des régimes spéciaux de retraite. Ils n'ont pas encore réalisé qu'ils ne sont pas supprimés, mais seulement aménagés. 

Maintenir l'âge légal de départ à 62 ans, "mais inciter les Français à travailler plus longtemps en instaurant un âge +d'équilibre+ de 64 ans avec un système de bonus/malus", divise en revanche les Français : 51% y sont favorables, 48% opposés.

La mise en place d'un régime par points est soutenue par 49% des sondés.
Les deux tiers (66%) pensent que les retraités touchant "moins de 1.000 euros" seront "plutôt gagnantes" avec cette réforme. Mais elles ne sont que 46% à penser que les femmes le seront.
Pour 56%, les salariés du privé seront perdants et, pour 66%, ce sera aussi le cas de "l'ensemble des salariés du secteur public".

Enquête publiée le 12 décembre et réalisée en ligne les 11 et 12, après l'allocution d'Edouard Philippe, auprès de 1.002 Français de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

mardi 17 décembre 2019

Philippe, complice de Delevoye: Edouard savait!

Matignon nie avoir su quoi que ce soit du cumul des mandats de Delevoye

Le secrétariat général du gouvernement était informé de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye, affirme Le Monde


Le gouvernement croule sous les "erreurs." 
Architecte de la contestée réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a donné sa démission au gouvernement, ce lundi 16 décembre, malgré le soutien du premier ministre qui s'est porté garant de sa "bonne foi", au risque d'attirer le soupçon sur sa personne et ses services après des révélations infamantes sur sa dissimulation de revenus sur sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La HATVP n'est pas la seule organisation à avoir failli à sa tâche
L’ancien haut-commissaire aux retraites avait oublié de mentionner treize ou quatorze  mandats, sans que les experts de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne décèlent la moindre anomalie. Pourtant, dans sa première déclaration remise au moment de sa nomination, Jean-Paul Delevoye n’en avait déclaré que trois. 

L’un de ses mandats cumulés apparaît contraire à la Constitution puisque l’ancien "monsieur retraite" était rémunéré pour son rôle de président d’honneur de Parallaxe, un think tank adossé à un groupe d’enseignement supérieur (IGS)

Le secrétariat général de Matignon était informé de ce  cumul dès 2017

Le journal Le Monde précise ce mardi que le SGG "avait fait l’objet d’une décision validée par Matignon, sans qu’il y en ait toutefois de trace écrite” : volonté de dissimulation ou "légèreté coupable", la même qui a conduit Delevoye à la démission, tandis que l'Edouard resterait en poste à Matignon, droit dans ses bottes crottées. 

Dans le courant de la matinée, l'AFP a reçu mission de parler au nom de Matignon  : l’entourage du grand escogriffe a chargé l'agence de presse (libre et indépendante) de transmettre son accusation : Jean-Paul Delevoye n’a  pas informé le gouvernement de son activité rémunérée.
"En même temps", Matignon assure qu’il n’y a eu "aucun manquement" pour autant. Faut-il ainsi sauver le soldat Philippe ?

La situation de l’ancien ministre aurait pourtant fait l’objet d’un "contrôle express qui s’applique désormais, par sécurité, à tous les ministres pressentis,” selon Le Monde.
Les se

Le quotidien insinue donc que le secrétariat général de Matignon, a fait de la rétention d'information 

Le secrétaire général du SGG, Marc Guillaume (depuis 2015), et Philippe ont couvert Delevoye, puisque ce conseiller d'Etat est rattaché au premier ministre. Ce haut-fonctionnaire serait d'ailleurs un "très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne", membre du comité directeur de l’Institut Montaigne, groupe d'influence libéral. 
"Pourtant Donc, rien ne se passe. M. Delevoye prend ses fonctions [au gouvernement, auprès d'Agnès Buzyn] en continuant d’être payé par le privé”, explique Le Monde. 

"Ma situation avait été validée en 2017, je n’ai pas pensé qu’il y aurait un problème, assure ce vieux routier de la politique, au Sénat, au gouvernement ou au CESE, comme président ! J’ai fait preuve d’un excès de confiance, il s’agissait d’activités dans le domaine de l’éducation”, explique l’ancien haut-commissaire, tout en refusant de rejeter la faute sur quiconque autre que lui-même.

Si Jean-Paul Delevoye aurait dû alerter le secrétariat général du gouvernement, ainsi que la Commission de déontologie de la fonction publique qui donne parfois des dérogations, ”à aucun moment les services de l’Etat n’ont servi de corde de rappel”, insiste vigoureusement le quotidien qui a contacté le SGG, sans succès. En clair, le service du premier ministre n'a pas fait son boulot et son chef est responsable. Mais Philippe s'accroche à son poste. Et Macron l'y maintient !

De son côté, Jean-Paul Delevoye s’est engagé à rembourser toutes les sommes perçues par l’IGS depuis septembre 2017. Décision digne et courageuse, mais qui ne le lave pas de sa faute, d'autant moins que c'est l'aveu de sa faute.
La HATVP se réunira ce mercredi pour décider de transmettre ou non le dossier de l’ancien ministre à la justice.
A-t-elle d'autre choix que de poursuivre ? Et ainsi de fragiliser l'Edouard ?

mercredi 3 octobre 2018

Démission: Gérard Collomb, 7e erreur de casting de Macron au gouvernement

C'était le premier à avoir cru en Macron
Avant Gérard Collomb, plusieurs figures de la Macronie ont déjà dû abandonner leurs postes au gouvernement, de gré ou de force.
Emmannuel Macron a accepté la démission de son ministre de l'Intérieur, le septième à quitter le navire depuis le début de la présidence Macron.
"Je maintiens ma proposition de démission, a confirmé le septuagénaire mardi, malgré le refus lundi du président de la République de le laisser partir.
Avant lui, six autres ministres - dont des personnalités, François Bayrou et Nicolas Hulot - ont démissionné ou ont été contraint de partir.

Richard Ferrand et les Mutuelles de Bretagne
À peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, très proche d'Emmanuel Macron, est épinglé par un article du Canard enchaîné. L'hebdomadaire révèle qu'en 2011,les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirigeait alors, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.
Le procureur de Brest annonce le 1er juin 2017 l'ouverture d'une enquête préliminaire. M. Ferrand dément toute irrégularité et exclut de partir mais le 19 juin, au lendemain de la victoire de La République en marche (LREM) aux législatives, il annonce finalement qu'il quitte le gouvernement pour briguer la présidence du groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Le parquet classe son enquête sans suite en invoquant notamment la prescription de l'action publique s'agissant d'un éventuel délit de prise illégale d'intérêts. Richard Ferrand a pris la succession de François de Rugy à la présidence de l'Assemblée nationale le 12 septembre 2018.

Le MoDem et ses assistants parlementaires
En mars 2017, le Parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "abus de confiance" dans une affaire d'emplois fictifs présumés au Parlement européen visant 19 eurodéputés, dont deux du MoDem: Robert Rochefort et Marielle de Sarnez. Radio France affirme qu'entre 2009 et 2014 une dizaine de salariés du parti centriste étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem, au profit notamment de Marielle de Sarnez, devenue ministre des Affaires européennes, et Sylvie Goulard, nommée ministre des Armées.
Le 9 juin, la justice annonce l'ouverture d'une enquête pour "abus de confiance". Le 20 juin, Mme Goulard, ministre des Armées, annonce sa décision de ne plus faire partie du gouvernement pour pouvoir, le cas échéant, "démontrer librement" sa "bonne foi".
Le lendemain, le ministre de la Justice François Bayrou, président du Modem, et Marielle de Sarnez annoncent à leur tour leurs départs. François Bayrou, qui portait le projet de moralisation de la vie publique et sera resté 35 jours au ministère de la Justice.

Nicolas Hulot jette l'éponge
Le 28 août dernier, le très populaire ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot annonce qu'il quitte le gouvernement. Déplorant être «tout seul à la manœuvre» sur les enjeux environnementaux, il critique aussi l'influence excessive à ses yeux des lobbies sur l'exécutif.
N. Hulot crée particulièrement la surprise en annonçant cette décision au micro de France Inter, sans même avoir prévenu auparavant le président Macron et le premier ministre Édouard Philippe. François de Rugy le remplace à ce poste le 4 septembre.

Laura Flessel "pour raisons personnelles"
La ministre des Sports, Laura Flessel, crée à son tour la surprise en annonçant le 4 septembre 2018 son départ du gouvernement "pour raisons personnelles", afin de renouer avec "des engagements passés, justement tournés vers l'humain, la solidarité et la coopération internationale".
L'ancienne championne olympique d'escrime aurait en fait été contrainte au départ "pour des raisons liées à sa situation fiscale", le litige concernant la société de droits à l'image dont son mari était gérant. La championne de natation Roxana Maracineanu prend sa succession.

Le remplacement du ministre de l’Intérieur est "une affaire de quelques jours"
Après un premier refus, Gérard Collomb a fini par obtenir d'Emmanuel Macron qu'il accepte sa démission mercredi 3 octobre. C'est Edouard Philippe qui s'est vu demander d'assurer l'intérim, en attendant de trouver un successeur au ministre de l'Intérieur.
Dans la nuit du 2 au 3 octobre, Emmanuel Macron a finalement accepté la démission de Gérard Collomb. Une démission "au forcing", car le Président y avait dans un premier temps, opposé un refus, lundi.
Le lendemain, le ministre de l'Intérieur a annoncé maintenir sa proposition de démission du gouvernement.
En attendant de trouver un remplaçant, le Premier ministre Edouard Philippe va assurer l'intérim au ministère de l'Intérieur.
La passation de pouvoir - expéditive - s'est déroulée ce mercredi matin à 9h30 place Beauvau, dans une ambiance assez froide et confuse. Après avoir écarté dans un premier temps les journalistes, la presse a pu y assister.

dimanche 23 septembre 2018

Macron poursuit sa chute de popularité : 70% des Français se disent "mécontents" de lui

A 29%, l'impopularité de Macron atteint un niveau inédit

Le président Emmanuel Macron enregistre une nouvelle chute de cinq points de sa cote de popularité

Le "premier de cordée" est-il à la hauteur de ses prétentions ?
Le président Emmanuel Macron dévisse de 34% de "satisfaits" en août à 29% en septembreselon un sondage IFOP paru dans le Journal du Dimanche.

Une chute de cinq points de sa cote de popularité, son plus bas depuis le début du quinquennat. D'après cette enquête, 70% des Français se disent "mécontents" de l'action du chef de l'Etat en septembre, contre 66% en août (+ 4 points).

Les Français d'autant plus insatisfaits qu'il leur avait fait croire en un "nouveau monde". Macron avait atteint ses meilleurs scores au tout début de son quinquennat en mai et juin 2017 avec successivement 62% et 64% de "satisfaits". Comparé à ses deux prédécesseurs, Macron faisait mieux que François Hollande au même moment de son mandat (23% de "satisfaits"), mais déjà moins bien que Nicolas Sarkozy (37%).

Son premier ministre perd 6 points

Avec 61% de sondés se disant "mécontents" de lui en septembre, contre 58% en août (+ 3 points), Edouard Philippe chute quant à lui de quatre points avec seulement 34% de "satisfaits" en septembre (+6 points) contre 40% en août (5% ne se prononçant pas). 
Philippe atteint comme le président son plus bas niveau depuis le début du quinquennat.

Sondage réalisé en ligne et par téléphone, du 14 au 22 septembre, auprès d'un échantillon de 1.964 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

jeudi 6 septembre 2018

L'impopularité de Macron et Philippe tutoie le fond du trou

Un sondage voit Macron et Philippe toujours plus profond au fond du trou de l'impopularité

Du jamais vu : le président Macron recueille 23% d'opinions favorables, et  -4 points !  

Réponse des "réfractaires gaulois"
L'exécutif traverse une passe difficile avec l'accumulation des affaires et des démissions et Emmanuel Macron paie la note de ses coups de force, de ses manifestations de mépris des Français et de ses tergiversations. Il chute brutalement par rapport au mois précédent atteignant, fin août, une impopularité record, selon l'enquête de YouGov réalisée pour le Huffington Post et CNews, publiée jeudi 6 septembre.
 
Mardi, un sondage Ifop arrivait au même constat, indiquant que seuls 31% des Français approuvaient, en août, l'action du président de la République par défaut.

Macron enregistre son "plus faible score de popularité depuis son élection", une tendance qui s'observe auprès de toutes les franges de l'opinion. 
Sa popularité chute de 8 points auprès des sympathisants du centre à 74%, 
de 7 points auprès de ceux de droite à 14%, 
et de 2 points auprès de ceux de gauche à 14%. 

Le Premier ministre perd des plumes au centre et sur les côtés...

Jusqu'ici relativement épargné par les échecs de la politique voulue par Macron, Edouard Philippe voit également son niveau de popularité chuter de 6 points, pour atteindre son plus bas provisoire à 24%.
 
Chez les sympathisants du centre, Edouard Philippe perd 12 points à 70%, et notamment 14 points chez les sympathisants du parti de la majorité LREM à 74%. 
Il perd 9 points chez les sympathisants de droite (à 20%), 
et 5 points chez ceux de gauche à 14%.

Les sujets qui préoccupent le plus les Français sont la protection sociale (à 18%, stable) et le chômage et l'emploi (18%, -3 points), suivis par l'immigration (15%, +1 point) et l'environnement (9%, +4 points).
Et le lancement de la réforme du prélèvement de l'impôt à la source n'était encore pas annoncé. 

Le sondage a été réalisé en ligne les 29 et 30 août auprès de 1.099 personnes, représentatives de la population française selon la méthode des quotas

dimanche 18 mars 2018

Edouard Philippe a-t-il placé Bruno Le Maire "sous surveillance" et sur ordre ?

Chacun tire à hue et à dia au gouvernement

Un proche l'affirme dans le JDD ce dimanche 18 mars

Résultat de recherche d'images pour "Philippe et Le Maire"

Philippe aurait milité pour son entrée au gouvernement,
mais le Premier ministre serait toujours soupçonneux envers son ministre de l'Economie et des Finances depuis que Le Maire a osé critiquer le calendrier des baisses d'impôts et lui a grillé la politesse pour se faire valoir dans l'opinion avec  l'annonce de la cession de 10 milliards d'euros d'actifs.

Une rivalité rendue publique dès septembre 2017.
Le premier ministre avait taclé son ministre de l'Economie  le 3 septembre lorsqu'il avait précisé que si l'Etat allait "céder des parties de capitaux" qu'il détient dans des entreprises, ce ne serait pas forcément à 100% : il n'avait pas repris et validé le mot de "privatisation" employé samedi par Bruno Le Maire. A la question : "Ce ne sera pas forcément 100%" qui seront cédés?, le chef du gouvernement avait répondu: "Vous avez tout compris" et, irritable, s'était refusé à donner le moindre chiffre sur les cessions prévues ou sur leur date. 

Résultat de recherche d'images pour "Philippe et Le Maire"
La veille, le ministre de l'Economie avait indiqué qu'il annoncerait la privatisation de certaines entreprises  dans "quelques semaines". La Française des Jeux fait partie des pistes étudiées, selon certains experts. Bruno Le Maire n'en était pas à sa première manifestation d'autorité puisqu'il avait déjà annoncé début juillet qu'il prévoyait d'"importantes cessions d'actifs" pour financer l'innovation, à laquelle l'Etat destinera 10 milliards d'euros. Ces cessions interviendront "au rythme et aux conditions les plus intéressantes pour l'Etat, pour alimenter des fonds qui serviront à financer l'innovation et la recherche", avait insisté Le Maire, lors de l'émission Questions Politiques de Franceinfo/France Inter/Le Monde.
A noter que La Française des Jeux que Le Maire voudrait privatiser est familière de Delphine Gény-Stephann qui siégea à son conseil d'administration et a été nommée, en novembre 2017, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire.

Pour la cinquième fois,  en fin de journée ce dimanche à Paris, le premier ministre a rassemblé ses ministres en séminaire pour ... "discuter à froid, hors de la pression de l'actualité", ainsi que de faire un "partage d'expérience" de l'action gouvernementale, dit-on à Matignon. Ce serrage de boulons a lieu dans le cadre de l'Ecole Ferrandi (VIe arrondissement de Paris), car c'est "un haut lieu de formation professionnelle et d'apprentissage qui sont des priorités pour le gouvernement". 

"Il se répandait sur le thème 'Macron et moi' "

Edouard était très agacé", explique un ancien lemairiste au JDD. 
Résultat de recherche d'images pour "Philippe et Le Maire"
Depuis, les relations se seraient apaisées, car Bruno Le Maire, 49 ans, est rentré dans le rang, concentré sur sa tâche. "Il faut qu'il se nettoie de ce soupçon d'ambition", commente un ami du chef du gouvernement. 

"Discipliné", certes, mais pas disposé à "mettre de l'eau dans son vin", analyse l'invité anonyme du JDD. Si Le Maire s'affaire à la gestion des nombreux dossiers de son ministère, il n'a pourtant, pas perdu sa singularité. 

Pour le moment Bercy est le seul projet de l'ancien candidat à la primaire de la droite (classé 5e cinquième au premier tour, avec 2,4 % des voix). "J'ai beaucoup couru. Il faut se poser et agir. C'est ce que je fais. On verra où ça mène", commente, dans le JDD, Bruno Le Maire qui n'a plus sa carte aux Républicains et a adhéré en septembre au parti du nouveau président.

Avant d'être nommé porte-parole du gouvernement d'Edouard Philippe, un proche du président Macron avait été placé auprès de Le Maire : entre le 21 juin et le 24 novembre 2017, Benjamin Griveaux avait été secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, avant d'être remplacé par Delphine Gény-Stephann, une haut fonctionnaire du Trésor, qui a navigué au long cours de sa carrière du secteur public au secteur privé (Saint Gobain et Thalès, en passant par le conseil d'administration de ...Arte France, puis de France 3). 
Une "revenante" à Bercy qui, de 2014 à 2017, a partagé son bureau,  avec un certain Charles Hufnagel, aujourd'hui directeur de la communication du premier ministre Edouard Philippe... Alors, Le Maire, sous surveillance ?

mardi 19 décembre 2017

Le voyage retour à 350.000 euros d’Edouard Philippe et sa suite de 60 personnes

Le premier ministre Edouard Philippe a besoin de confort et de luxe

Le premier ministre a embarqué à Tokyo dans un A340 de luxe

Edouard Philippe reçoit le traditionnel collier de fleurs de bienvennu sur l'île de Tiga dans l'archipel de la Loyauté en Nouvelle Calédonie, le 3 décembre 2017 - Fred Payet - AFPEn rentrant de quatre jours en Nouvelle-Calédonie, Philippe a été pris d'une envie de rapidité et de confort, selon la première version de Matignon livrée sur cette extravagance
Au début du mois de décembre, le jeune premier ministre, 47 ans, a voulu s'épargner de terminer le voyage dans un avion de l’Etat jugé trop inconfortable. Matignon a donc dû affréter l’appareil d’un loueur privé. Et la note du contribuable est salée: 350.000 euros, pour ce caprice de diva. 

Venu en Nouvelle-Calédonie en vol commercial, le premier ministre est reparti le 5 décembre dans l’A340 de l’armée de l’air mobilisé : cet avion de ligne quadriréacteur long-courrier de grande capacité fabriqué par Airbus avait pourtant emmené une partie de sa délégation à l’aller, pour l’occasion. Ni vu ni connu au départ de Paris, comme de Nouméa : les apparences étaient sauves.
Mais il n'a pas pu rouler les Français dans la farine, car l’Agence France-Presse (AFP) a été informée et a révélé la tromperie le  mardi 19 décembre. 
Résultat de recherche d'images pour "A340 de luxe"
E. Philippe est descendu de l’appareil avec sa suite, dont plusieurs ministres, lors de l’escale technique à Tokyo, pour embarquer dans un autre gros-porteur, un A340 de luxe avec 100 sièges de type première classe, loué à l’entreprise spécialisée Aero Vision.

La moralisation de la vie publique, c'est hors économies gouvernementales 

Résultat de recherche d'images pour "A340 de luxe"

Finalement, cet avion de location aura permis au grand nicodème 
de rentrer dans de meilleures conditions de confort et de gagner deux heures.
Il s'est posé le 6 décembre à 07h30 à Orly. 
L'avion militaire initialement affrété s’est quant à lui posé à Roissy, à 09h30, quasiment à vide. Il n'était pas assez bien non plus pour sa suite... Dont Annick Girardin, Nicole Belloubet et Sébastien Lecornu, par exemple, sans compter Urvoas, Bussereau et Perben. Ou Teddy Riner.
Cet avion militaire était jugé assez ancien et sans ...sièges business. Matignon tente maintenant de faire valoir qu'en temps normal "il ne sert à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long-courrier et de nuit". Il suffit amplement aux troupes de combat ? Il est notamment utilisé par l'escadron de transport "Esterel" basé à Creil et n'a que dix ans d'âge.

A défaut de l’A330 présidentiel, mobilisé par le président de la République vers l'Algérie, l'A340  militaire a été utilisé "exceptionnellement" par le premier ministre entre Nouméa et Tokyo "justement pour faire des économies", raconte Matignon. 
Résultat de recherche d'images pour "A330 présidentiel"
Autre justification : les deux heures ainsi gagnées ont permis à l'Edouard de revenir "dans les temps impartis", alors qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à décoller pour l’Algérie pour un voyage éclair de quelques heures, le 6 décembre - en direction du Qatar - et qu’un conseil de défense était prévu à l’Elysée tôt ce matin-là. Pour son premier déplacement en Algérie, qui n'en attendait rien, "le président Macron avait dû se contenter d’un format réduit".


Le bilan carbone de ces trois avions moyen et long courrier - sous-employés,  
à 16.000 km de la métropole, aux antipodes - a-t-il été établi ?

samedi 18 novembre 2017

Edouard Philippe, le premier ministre, "poulet" de Christophe Castaner...

"Ça allait, mon poulet?": un porte-parole du gouvernement qui croyait son micro coupé !

Le nouveau président de La République en marche s'est laissé aller à quelques privautés avec le Premier ministre
 

La familiarité des échanges trahit la piètre considération de l'exécutif pour la politique.
Candidat unique et désigné par le président Macron, Castaner venait d'être officiellement élu à la tête du parti du président, par un Conseil de La République En Marche constitué d'un choix de grands électeurs à la botte de Macron, à Lyon, ce samedi 18 novembre, jour de honte républicaine, quand le promu s'est livré à quelques privautés avec le Premier ministrese croyant seuls dans l'intimité de la Cour de quelques cadres et militants du parti.

Jusqu'au discours de Christophe Castaner qui tourne en eau de boudin

Cette allocution aurait dû être le point d'orgue de ce rassemblement d'inconditionnels de Macron, mais le discours de clôture du désormais "Délégué Général" de LREM" a viré à la farce. A la fin de sa (longue) prise de parole (40 minutes impérissables), le bouffon du roi a invité la crème du parti et du gouvernement à le rejoindre sur scène, sur un air de Rihanna, artiste "made in France", comme il se devait. Parmi eux, le premier ministre Edouard Philippe, qui s'est approché de l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) pour le féliciter. 
Chaviré par son inconcevable ascension, Castaner qui, en bon pro du porte-parolat, croyait son micro coupé et sollicita l'avis du chef du gouvernement en des termes qui en disent long sur le respect que leur inspire le service de l'Etat: "Ça allait, mon poulet ?", premiers mots du bébé Macron, 51 ans, à la tête de La République en marche et incarnation de la "nouvelle politique" du président jupitérien. Une interrogation qui n'a pas interloqué le locataire de Matignon, lequel s'est peut-être cru un instant dans la Cage aux Folles ou chez Michou.

"T'as assuré grave !", lui lance également Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Plus tôt, le poulet avait vanté, mais un peu tôt, les charmes de sa poulette, sa "loyauté" et son "énergie", estimant qu'il sera un "excellent général" à la tête de la basse-cour LREM. "Depuis six mois, je n'ai eu qu'à me féliciter de ton énergie, de ta compétence, de ta finesse [sic] et de ta loyauté la plus totale", avait assuré le premier ministre. 
"'Casta', c'est d'abord un accent. Un accent tonique et un accent joyeux. C'est aussi une volonté, fortement enracinée à quelque chose qui remonte très loin: la volonté de faire réussir l'équipe", avait-il encore affirmé.

Un moment immortalisé en vidéo:


Vous avez reconnu l'humoriste Tanguy Pastureau, sur France Inter.

Résultat de recherche d'images pour "cabaret chez michou paris"Une excellente meneuse de revue...
"'Casta', je ne sais pas s'il sera un bon délégué, mais je peux vous garantir que ce sera un excellent général", assure le petit poulet de Matignon, coquelet des rings de boxe (ci-dessus). 
La chef des Armées, Florence Parly, n'a plus qu'à bien se tenir. Et se chercher des plumes à se mettre à l'endroit que la décence m'interdit de situer, en ces temps de terrorisme féministe et d'écriture inclusive.

dimanche 22 octobre 2017

Sondage : l'impopularité de Macron et de Philippe repart à la hausse

L'embellie aura été de courte durée

La popularité d'Emmanuel Macron et celle du Premier ministre Edouard Philippe sont à nouveau en baisse en octobre

Avec une large majorité de Français mécontents (56%, +3) de sa politique, contre 42% d'opinions favorables, le chef de l'Etat ne parvient pas à conserver les cinq points enregistrés avant les mouvements sociaux de septembre, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Depuis son entrée en fonction au mois de mai, la cote d'Emmanuel Macron a chuté de 20 points. Elle se situe désormais au même niveau que celle de son prédécesseur François Hollande à la même époque (42%) : un mauvais présage sur l'issue dans moins de cinq ans. 

L'impopularité d'Edouard Philippe repart également à la hausse

Les Français interrogés se disent aujourd'hui tout autant "mécontents" (47%, +1) que "satisfaits" (47%, -1) de sa gouvernance. 6% ne se prononcent pas. 

Le Premier ministre a perdu 8 points depuis son entrée en fonction, mais un nombre important de personnes interrogées (21%) ne se prononçaient pas en mai en raison de son manque de notoriété. Si on considère qu'ils espéraient a priori en lui, la chute est encore plus rude.