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samedi 19 janvier 2019

Besançon : des "gilets jaunes" s'invitent au grand débat organisé par Stanislas Guérini

Ces "gilets jaunes" refusent d'être exclus du grand débat que LREM dit "national"

Stanislas Guérini, délégué général de 'la République en marche', le parti présidentiel, était présent

Des "gilets jaunes" ont rappelé leur existence à la majorité présidentielle, vendredi soir 19 janvier à Besançon (Doubs)Ce premier débat, qui excluait une partie de la population, fut marqué par des tensions que le nouveau et jeune patron de la République en Marche a provoquées en sélectionnant les participants, dès l'une des premières réunions organisées dans le cadre du grand débat, tout en assurant répondre au mouvement des "gilets jaunes". Une cinquantaine d'entre eux a fait irruption dans la salle, rapporte France Bleu Besançon. 

L'échange avec le patron de LREM fut vif. 
"Vous n'ouvrez même pas la porte à la classe ouvrière, aux gens qui se battent et qui travaillent tous les jours. On doit les respecter", lui a reproché l'un d'entre eux au micro. 
En effet, les "gilets jaunes" ont été interdits d'entrée, mais  les organisateurs se donnent l'excuse qu'ils ont "refusé la fouille des sacs", indique France Bleu Besançon, chaîne régionale de service public.

Le délégué général de La République en marche (LREM) donna néanmoins une leçon de démocratie

Les débats se sont ensuite poursuivis avec les "gilets jaunes" dans une atmosphère "parfois pesante", commente la radio.
"Pouvoir d'achat, transition écologique, ISF... Ce soir-là, au Kursaal à Besançon, les débats sont vifs ! Merci à tous les participants. On n'est pas d'accord, on s'engueule, on discute. C'est ça, la démocratie", a tweeté Stanislas Guérini à l'issue de la réunion où l'assistance était peu nombreuse.

A l'extérieur, deux véhicules de police. 
Une trentaine de Gilets jaunes et autres discutent en petits groupes dans le calme... Et, par moment, ils entonnent des chants révolutionnaires. 

Les "factieux" sont d'extrême gauche, ceux des années 20, plutôt que des années 30...

dimanche 2 décembre 2018

LREM a élu Stanislas Guerini, patron de LREM

Un délégué général de la République en marche dans la repentance

"On a été trop éloignés des réalités des Français," première déclaration du patron de LREM , un homme d'affaires

Candidat unique, le néo-député Stanislas Guerini a été élu sans surprise, ce samedi à la tête de LREM, le parti du président, alors que se déroulaient des  émeute de la misère dans Paris.

Le nouveau délégué général du parti présidentiel a obtenu 82 % des voix, lors d’un vote qui n’a attiré que la moitié des membres du Conseil national.  

A 36 ans, on n'attend de cet homme du président, inconnu du grand public,  rien d'autre que l'application des consignes de l'Elysée, car il doit désormais démontrer qu’il est à la hauteur de la tâche, alors que la macronie s'est mise dans le pétrin de l'insurrection des Français anxieux de leur avenir et représentés par les "gilets jaunes" qui sont en lutte pour le pouvoir d'achat des Français.

Quel regard portez-vous sur la mobilisation des "gilets jaunes", marquée hier par d’importantes violences ? lui a demandé Le Parisien

Résultat de recherche d'images pour "stanislas guerini"STANISLAS GUERINI. Les violences sont intolérables. Je réaffirme tout mon soutien à nos forces de l’ordre. Ceux qui s’en prennent à eux et aux symboles de notre nation insultent notre République. Ils ont souillé la mémoire du Soldat inconnu [des éléments de langage classiques empruntés à l'ancien monde]. J’appelle les Gilets jaunes à se désolidariser publiquement de ces actes [appel à la division]. Mais je ne confonds pas ces violences, teintées d’extrémisme et de radicalisation [relents provocateurs de "lèpre nationaliste" et de "peste brune], avec l’expression d’une colère légitime, qui vient de loin [Macron était membre du PS depuis 2006 et a servi le président Hollande, à l'Elysée, puis à Bercy dès 2012 : il est donc responsable politique au sommet de l'Etat depuis six ans]. Des citoyens ont le sentiment [sentiment ou vécu ?] d’être empêchés, invisibles. Ceux-là, il ne faut pas que les écouter : ils n’ont pas besoin de psychologues [et voilà déjà le première marque d'agressivité et de mépris], mais de solutions [en tenant compte des promesses de campagne, elles leur sont annoncées depuis deux ans].

Que doit faire le gouvernement ?

Nous devons tous être obsédés par la mise en œuvre des dispositifs lancés et les montrer concrètement à nos concitoyens [la pédagogie continue !]. Le chèque énergie, la prime à la conversion… Ce n’est pas rien [mais ça ne va pas loin ! Depuis janvier 2018, le chèque énergie - d'un montant de 150 euros, en moyenne, peut-être 200 en 2019) remplace les tarifs sociaux déjà existants du gaz et de l'électricité... Et la prime à la casse est un "prêt vert" mis en place par les banques : 2000 euros, et si vous êtes vraiment trop pauvre (moins de 12,500 euros par an), vous toucherez une "super prime" à la conversion de 4000 euros, si vous avez les moyens de mettre le reste...]. Là où on a pêché, c’est que l’on a été trop technocrates, trop éloignés des réalités des Français. On doit mettre davantage l’attention sur le concret.

Il y a aussi des critiques sur l’arrogance…

Peut-être [il n'en est pas sûr] qu’en voulant aller vite, on a oublié d’écouter. Mais ce n’était pas de l’arrogance. [Vous avez un mauvais ressenti... et nous sommes des incompris]

Faut-il un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants ?

Je ne le crois pas [on garde le cap, sans changer de méthode !]. Cela ne ferait que décaler dans le temps une décision que nous voulons appliquer.

Faut-il, comme plusieurs voix le demandent dans la majorité, évaluer la réforme de l’ISF, ou même revenir dessus ?

Sur l’ISF, comme sur toute la politique fiscale, il faut avoir une approche très pragmatique 😯: est-ce que cela renforce les entreprises et l’emploi en France ? [avec le papa d'Ismaël Emelien (lequel fut conseiller en communication d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, avant de devenir son conseiller spécial à l'Elysée, Guérini est dans les panneaux solaires, au risque de conflits d'intérêts avec l'obsession de l'empreinte carbone qui a saisi la macronie). Ma conviction personnelle, c’est qu’il faut l’évaluer à l’Assemblée nationale, où l’on a des commissions pour cela, mais pas revenir dessus, parce qu’elle est bonne pour le pays [et le monde de l'entreprise, notamment les panneaux solaires...].

Le rendez-vous de vendredi à Matignon a été raté. Comment renouer le dialogue ?

Ce raté est avant tout celui des Gilets jaunes [et vlan ! Guérini n'est pas prêt à l'autocritique]. Il traduit leurs difficultés d’organisation, mais aussi l’intérêt qu’il y a à avoir des corps intermédiaires.

Ce n’était pas le discours au début du quinquennat !

Résultat de recherche d'images pour "femme noire long cou"
Tout le monde doit se remettre en cause [on vient de noter que Guérini n'est pas monsieur Tout le monde!]. Les corps intermédiaires, les politiques… On entre dans une phase où on leur dit : Chiche ! Pas seulement aux syndicats, mais aux associations, aux entreprises.

Certains, au sein de la majorité, pointent un " problème Edouard Philippe". En fait-il assez ?

Oui. On a un Premier ministre solide. On doit l’aider et non le déstabiliser.

Les manifestants expriment un rejet d’Emmanuel Macron. Comment peut-il rebondir ?

Vu les conditions de l’élection, son caractère, j’ai toujours eu la conviction qu’en fonction des résultats, nous serions sanctifiés ou crucifiés. On est dans un moment difficile, parce que les politiques que l’on mène ne s’appliquent pas suffisamment rapidement. On doit mettre toute notre énergie à essayer de trouver des solutions. [psittacisme]

LREM a été jusqu’à présent atone. Comment peut-elle être un appui pour l’exécutif ?

Il faut remettre les adhérents au cœur de nos préoccupations, leur donner les bons outils pour défendre la politique du gouvernement sur le terrain. La force du parti pendant la campagne, c’est que chacun était acteur et ambassadeur du projet.

Votre élection n’est-elle pas entachée par le manque de démocratie interne ?

C’est un faux sujet. On confond souvent affrontements et débats. Nous étions d’accord sur le fond. Imaginez, dans le moment que vit le pays, si on avait eu une bataille de personnes.

A vous entendre, il y a beaucoup de solutions à trouver… Avez-vous les épaules pour peser au sein de la majorité ?

Etre à la tête de 400.000 Marcheurs [c'était (peut-être) vrai, il y a un an, en novembre dernier], cela a de la valeur. Si je réussis à remettre de la dynamique, le poids politique, il viendra tout seul.

Ils ont du lourd (relou) à la tête de LREM...

lundi 20 novembre 2017

Macron inquiète les élus LREM soucieux de démocratie

Le président trentenaire au sommet du dispositif est-il capable de tenir sa promesse de renouvellement politique ?

La République En marche a donné un signe de vie politique, samedi


Tout commence par l’aventure individuelle 
d’un jeune homme ambitieux et pressé, 
marié à une femme plus âgée que lui 
et qui, pour parvenir à ses fins, 
bouscule les gens en place
Après dix-huit mois d'errements consécutifs à un succès inattendu à la présidentielle, LREM a tenu son premier conseil national, à Lyon samedi  au prétexte d'entériner la nomination de Christophe Castaner au poste de délégué général du mouvement. Un mauvais signal, puisque les adhérents ont été privé d'un vote démocratique: Castaner est le choix du président et non pas de la base... Sa tâche de démocratisation du parti est donc immense, urgente et compliquée. Mais est-ce vraiment sa mission ?

Des adhérents vigilants ont déjà claqué la porte. Certains, une première centaine, ont publié une tribune pour alerter l'opinion et dénoncer le manque de démocratie interne... Pourquoi Macron prend-il le risque de se couper de son parti ?

Trop occupés à se positionner dans les différents organigrammes du nouveau système et négligents de la base en demande de communication avec ses élus absents, les généraux du Bonaparte de l'Elysée ne se sont pas souciés de transformer la dynamique de campagne en adhésion populaire. Nombre de marcheurs restent dans l'attente d'un début de réalisation des promesses de renouvellement de la pratique démocratique. D'autant que la concentration des pouvoirs aux mains d'un hyper-président grognon et chafouin est organisée avec le concours de collaborateurs en réseaux technocratiques concentriques convergeant vers l'Elysée. 

La mutation du mouvement En Marche! s'est opérée à la tête, laissant les militants au bord du chemin, déçus. Ce parti n'aura d'avenir que s'il réalise la régénération démocratique à laquelle ses membres aspirent. Or, bien qu'installé au pouvoir depuis six mois, il inspire doute et colère. Le pouvoir s'est privé de l'état de grâce qu'on croyait automatique. Si les contradictions et les incertitudes  perdurent, demain pourrait devenir très problématique.

Le jeune président n'a pas donné de coup de vieux à l'"ancien monde" 
Lorsque, dans leur arrogance, les nouveaux maîtres évoquent la création de l'UNR et de la Ve République, ils veulent ringardiser "l'ancien monde", mais n'ont  encore suscité aucun désir profond de nouveauté, ni proposé aucune alternative cohérent. Ils s'affirment ni de droite, ni de gauche et se cherchent un ancrage: tant est si bien que Juppé prend le relais de Bayrou, lui ouvrant le centre, un centre ancien, lui-même incertain. Cette proposition de repère stable, à l'ancienne, serait une intégration du parti au paysage politique du vieux monde, la promesse de sclérose qui guette le centre incapable de se régénérer.   
Au départ, l'UNR, ancêtre de l'UMP, ne se réclamait déjà pas de valeurs axées sur la participation des citoyens, mais son chef entretenait le lien. Si le gaullisme, en temps qu'organisation, a toujours été teinté de "bonapartisme", il était incarné, tandis qu'Emmanuel Macron n'incarne rien de plus que la présidence.

Le parti du président cessera-t-il d'être la chose du président pour représenter enfin le peuple de ses électeurs ? 

Ce chef d'Etat occupe toute la place et sa majorité n'a encore pas investi la sienne. Les députés se satisfaisaient, pensait-on, de l'ombre dans laquelle l'astre présidentiel les maintenait. Mais une poignée d'entre eux a redressé la tête, réclamant l'accomplissement des promesses de campagne et leur juste part des responsabilités.

C'est le défi que ce nouveau parti doit relever, à partir de rien, ni culture politique, ni maillage territorial. Etre un laboratoire, une fabrique politique qui renouvelle la participation et la mobilisation des militants en interne, ça va un moment, puis vient le besoin de produire des applications innovantes, tout en remplissant la mission institutionnelle classique qui est la leur : trouver des relais de terrain et passer de la pédagogie à l'action. Mais, six mois se sont déjà écoulés depuis l'élection et au temps des rêves et de l'arrogance doivent impérativement succéder les réalisations et la proximité. Or, l'enjeu des semaines à venir est de faire tomber le  doute qui s'est installé sur la capacité de la majorité à s'émanciper du chef.

En revendiquant le statut de parti start-up ou en multipliant les annonces d'efficacité prochaine, de pragmatisme potentiel, d'efficacité du 'team building', dont on a vu que le premier séminaire a manqué son objectif, provoquant l'ire de l'Elysée, LREM a placé la barre hors de sa portée. Ses membres prétentieux ont affiché leur incompétence à l'Assemblée et le registre managérial ne fait plus illusion, la "société civile" sur laquelle le candidat Macron misait, s'est révélée inadaptée : les start-uppers ont tout à prouver, et singulièrement sur la durée. 

Le président profite des défaillances des élus. Son avantage est-il de les laisser s'émanciper ? La démocratie y aura tout intérêt, si elle parvient à contrebalancer la propension du chef de l'Etat à s'engouffrer dans les failles de ses interlocuteurs. Les jeunes députés se hisseront-ils à la hauteur de la tâche où on les attend ou leurs défaillances profitent-elles à leurs cadres et à la garde rapprochée du président, éprise comme lui de verticalité et de pouvoir, sans partage, renforçant alors les déceptions et les frustrations, mais surtout, fixant durablement le déséquilibre entre les pouvoirs déjà créé... Si la centralisation du pouvoir, la volonté de modernisation numérique et la rhétorique marketing doit continuer, la crise démocratique ne sera pas surmontée. 

Le risque d'un parti au pouvoir est de perdre du poids, de l'efficacité et de la crédibilité.

Or, LREM n'a rien à perdre des trois. Il est pléthorique et son embonpoint le paralyse. Il est inefficace, puisque le président le contourne et décide par ordonnances. Sa crédibilité est si faible que ses membres sont déjà considérés comme des "godillots". Comme sous le quinquennat de François Hollande, les députés ne se sont encore pas distingués par des propositions innovantes. Ils se font une gloire de voter sans broncher tout ce que propose le président...

La majorité présidentielle n'a toujours pas compris qu'en démocratie, le pouvoir vient du peuple et que la fonction d'écoute des aspirations des militants et de traduction  des volontés des électeurs leur incombe.

La sanction n'a pas tardé. Il n'y aurait déjà plus que 120.000 adhérents actifs. LREM a renforcé la technocratisation du politique et l'imagination est forcément bridée par les schémas de pensée issus d'en haut. D'autant plus que LREM dispose de peu d'élus locaux et que ses députés sont souvent sortis d'une entreprise -certes ambitieuse- mais souvent petite et non consolidée par le temps. Ce parti hors sol s'alimente  faiblement du retour de terrain.

Et Christophe Castaner est un homme de cabinets ministériels tardivement converti  au terrain...
Mais il ne connaît que Forcalquier -4.600 âmes- et sa région, PACA, n'a découvert ce "cacou" qu'en 2015, pour le quitter sans regret à la Régionale. 
Selon l’association Contribuables Associés, l’ancien maire y laisse un bilan pour le moins contrasté. Assommée par une lourde dette qui atteignait encore 7,8 millions d’euros fin 2016 (soit 1.500 euros par habitant, deux fois plus que la moyenne des communes de même taille), la petite bourgade se retrouve aujourd’hui avec des marges de manoeuvre financières réduites. Qu’il s’agisse de la commune ou du groupement de communes, les capacités d’autofinancement se situent en-dessous de la médiane des municipalités de tailles équivalentes, selon les données ...du ministère des Finances.
Au niveau local, certaines voix critiquent
la frénésie de grands projets initiés par l’ancien maire. "Alors que Christophe Castaner s’était engagé dès 2001 à redresser une ville au bord du gouffre - ce qu’il a réussi à faire un temps -, celui-ci s’est ensuite lancé dans une série de lourds investissements sans précisément mesurer le retour sur investissement que l’on pouvait en attendre."
Le parti du président promoteur d'un "monde nouveau" veut reproduire une pratique reprochée à l'"ancien monde"
Castaner veut cumuler sa fonction gouvernementale de secrétaire d'Etat et être chef de parti -celui du président !- bafouant ainsi le principe de séparation des pouvoirs entre exécutif et législatif. 
Pour les démocrates, la charge des Relations avec le Parlement et celle de la défense des  intérêts de parti sont incompatibles. Pour la majorité présidentielle et le président actuels, rien n'est impossible...

Pour commencer, la désignation de Christophe Castaner à la tête de LREM s'est faite sans les électeurs, ce qui choque le Républicain qui sommeille en chaque Français, sans déranger Macron Bonaparte, alors qu'à l'origine, nombre d'adhérents du parti sont dits proches d'une culture sociale-démocrate, tandis que le président-souverain a lui-même servi un pouvoir socialiste. Paradoxe, certes, mais signal d'alarme, assurément.

samedi 18 novembre 2017

Edouard Philippe, le premier ministre, "poulet" de Christophe Castaner...

"Ça allait, mon poulet?": un porte-parole du gouvernement qui croyait son micro coupé !

Le nouveau président de La République en marche s'est laissé aller à quelques privautés avec le Premier ministre
 

La familiarité des échanges trahit la piètre considération de l'exécutif pour la politique.
Candidat unique et désigné par le président Macron, Castaner venait d'être officiellement élu à la tête du parti du président, par un Conseil de La République En Marche constitué d'un choix de grands électeurs à la botte de Macron, à Lyon, ce samedi 18 novembre, jour de honte républicaine, quand le promu s'est livré à quelques privautés avec le Premier ministrese croyant seuls dans l'intimité de la Cour de quelques cadres et militants du parti.

Jusqu'au discours de Christophe Castaner qui tourne en eau de boudin

Cette allocution aurait dû être le point d'orgue de ce rassemblement d'inconditionnels de Macron, mais le discours de clôture du désormais "Délégué Général" de LREM" a viré à la farce. A la fin de sa (longue) prise de parole (40 minutes impérissables), le bouffon du roi a invité la crème du parti et du gouvernement à le rejoindre sur scène, sur un air de Rihanna, artiste "made in France", comme il se devait. Parmi eux, le premier ministre Edouard Philippe, qui s'est approché de l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) pour le féliciter. 
Chaviré par son inconcevable ascension, Castaner qui, en bon pro du porte-parolat, croyait son micro coupé et sollicita l'avis du chef du gouvernement en des termes qui en disent long sur le respect que leur inspire le service de l'Etat: "Ça allait, mon poulet ?", premiers mots du bébé Macron, 51 ans, à la tête de La République en marche et incarnation de la "nouvelle politique" du président jupitérien. Une interrogation qui n'a pas interloqué le locataire de Matignon, lequel s'est peut-être cru un instant dans la Cage aux Folles ou chez Michou.

"T'as assuré grave !", lui lance également Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Plus tôt, le poulet avait vanté, mais un peu tôt, les charmes de sa poulette, sa "loyauté" et son "énergie", estimant qu'il sera un "excellent général" à la tête de la basse-cour LREM. "Depuis six mois, je n'ai eu qu'à me féliciter de ton énergie, de ta compétence, de ta finesse [sic] et de ta loyauté la plus totale", avait assuré le premier ministre. 
"'Casta', c'est d'abord un accent. Un accent tonique et un accent joyeux. C'est aussi une volonté, fortement enracinée à quelque chose qui remonte très loin: la volonté de faire réussir l'équipe", avait-il encore affirmé.

Un moment immortalisé en vidéo:


Vous avez reconnu l'humoriste Tanguy Pastureau, sur France Inter.

Résultat de recherche d'images pour "cabaret chez michou paris"Une excellente meneuse de revue...
"'Casta', je ne sais pas s'il sera un bon délégué, mais je peux vous garantir que ce sera un excellent général", assure le petit poulet de Matignon, coquelet des rings de boxe (ci-dessus). 
La chef des Armées, Florence Parly, n'a plus qu'à bien se tenir. Et se chercher des plumes à se mettre à l'endroit que la décence m'interdit de situer, en ces temps de terrorisme féministe et d'écriture inclusive.

mercredi 25 octobre 2017

Macron placerait Castaner d'autorité à la tête de La République en marche

Griveaux prend les militants pour des billes : "Castaner à la tête de LREM, "aussi un choix collectif"...

Le vote du bureau aura lieu le 18 novembre, mais Macron aurait 
déjà choisi  Castaner à la direction de La République en marche!

La direction du parti du président va être confiée à Christophe Castaner : volonté du souverain dit républicain, selon plusieurs sources gouvernementales et parlementaires.

L'autocrate Macron a fait son choix et Castaner pourra même cumuler cette présidence avec sa fonction de porte-parole du gouvernement. 
Macron n'a donc pas mis les formes, puisque sa décision est tombée au dessert lundi soir lors d'un dîner à l'Elysée. D'autant que l'information a aussitôt filtré, avec confirmation de la bouche du même Castaner mardi matin, sur Public Sénat.
  
Sur Twitter, l'intéressé ne dément pas, mais tente de justifier la méthode jupitérienne de l'autocrate élyséen. 
Et le conseil national de LREM ? Court-circuité !

Les godillots aiment prendre le jus s'il jaillit d'en-haut. 

Statutairement, c'est lors d'une convention - ensemble des adhérents - que le conseil national de LREM - parlement (non élu) du parti, composé à 80 % d'un choix de parlementaires, référents territoriaux et représentants des territoires (membres de droit) et de 20 % de conseillers tirés au sort "à intervalle régulier" parmi les adhérents - doit élire son président (et sa direction nationale). 
Mais le scrutin est truqué, puisque le "bureau national" n'existe pas au nombre des instances nationales, mais il devrait entériner le candidat du président de la République, Christophe Castaner, au poste de délégué général du parti du président,  le 18 novembre à Lyon, près d'un mois à l'avance.  


Son "épaisseur" politique aurait joué pour lui, raconte une source autorisée.

Le nom de Christophe Castaner circulait depuis plusieurs jours comme l'un des deux favoris du président à ce poste, avec le secrétaire d'État Benjamin Griveaux. "C'est bien Christophe Castaner qui a été retenu" entre la poire et le fromage, lundi soir à l'Élysée, a déclaré une source parlementaire qui souligne la lourdeur  "l'épaisseur" politique du secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. 
Il "incarne bien le parti", risque cette source sous couvert d'anonymat,  qui rectifie le tir, faisant valoir que Castaner est un des membres historiques. L'Élysée "a voulu une marque de centre-gauche", a appuyé un proche du chef de l'État, en référence au passé socialiste, tendance rocardienne, de Christophe Castaner.


Ainsi se confirme la volonté de Macron d'occuper la place laissée vide par le PS 


Le groupe  LREM est en effet déjà cornaqué par un socialiste, le très suspect Richard Ferrand.
Fondateur du mouvement En marche ! en octobre 2016,  Macron désigna déjà Ferrand secrétaire général. Alors qu'en mai 2017 le parti du président était rebaptisé La République en marche ! (LREM), le 14, Ferrand était nommé ministre de la Cohésion des territoires dans le premier gouvernement Édouard Philippe. 
Or, François Bayrou et Richard Ferrand ont été "à deux doigts d'en venir aux mains", le jour de la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron dans la salle des Fêtes du palais de l'Élysée, juste avant l'allocution du président. Selon plusieurs témoins, il a fallu que s'interposent des 'casques bleus' de l'entourage présidentiel pour éviter un pugilat, illustration de l'opposition observée entre les deux hommes à plusieurs reprises durant la campagne.
En cause, les élections législatives.
Le jour de la publication des candidats investis par le mouvement En Marche !, François Bayrou avait adressé des reproches au nouveau mouvement. Selon lui, il ne respectait pas l'accord sur un nombre de candidats du MoDem, qui est en manque de financement. Un reproche qui avait vite été démenti par Richard Ferrand : "Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais d'accord d'appareils”.Toujours dans Le Journal du Dimanche, François Bayrou a été interrogé au sujet de l'enquête sur des soupçons de conflits d'intérêts qui vise Richard Ferrand.

Le garde des Sceaux n'a pas voulu commenter cette procédure, mais Bayrou a néanmoins distillé son venin. "C'est une difficulté, qui alourdit quelque peu la campagne [des législatives]".
Mais le ministre de la ...Cohésion (des territoires) dut démissionner dès le 19 juin, suite à une affaire immobilière au profit de sa maîtresse, tandis que court toujours l'affaire de ses collaborateurs familiaux au Parlement) et Bayrou, le 21 juin, pour emploi fictif de sa collaboratrice au Parlement européen, après seulement 35 jours passés à la chancellerie. Macron recasa Ferrand à la présidence du groupe des députés LREM qui entérina servilement sa désignation, le 24 juin 2017 et laissa Bayrou à Pau.
Castaner qualifie d'"absolument passionnante" cette présidence partisane

Christophe Castaner se voit déjà à la tête du parti du président. 
Interrogé mardi matin par Public Sénat sur l'"enjeu" qui est le sien, il répondit : "Il faut construire un nouveau mouvement politique, qui va rassembler le plus grand nombre d'acteurs qui sont engagés dans le mouvement en France. Je trouve ça absolument passionnant. Bien sûr que ça m'intéresse", avait-il confirmé.


Va-t-on vers un mini remaniement ? 
Agé de 51 ans, Christophe Castaner fait partie du cercle restreint des premiers macroniens. Député socialiste, il s'est fait apprécier de Macron en 2015, en le servant comme rapporteur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, CICE, portée par celui qui était alors ministre de l'Économie. 

Député des Alpes de Haute-Provence, réélu en juin dernier, il est convenu de dire qu'il s'est imposé comme une figure politique, mais il a en vérité dû abandonner la course à la présidence de la région PACA : il a déclaré forfait en se ralliant à Christian Estrosi (LR)... 
En manque d'élus politiques et bien que Castaner n'ait pas passé le seuil régional, Macron l'a néanmoins recruté après ce flop et propulsé de la mairie de Forcalquier à l'échelon national. On dit maintenant qu'il a marqué la campagne présidentielle. Porte-parole du candidat Emmanuel Macron, il est logiquement devenu celui du gouvernement en mai, incarnant en même temps son aile gauche. 
Son départ programmé pour la tête du parti devrait entraîner un petit remaniement au sein du gouvernement. 

Benjamin Griveaux pourrait ainsi reprendre le porte-parolat, selon des sources concordantes. Mais d'autres accepteraient que le président jupitérien le maintienne dans les deux fonctions cumulées, si telle est la volonté du souverain...

La montée de Castaner en puissance a de quoi inquiéter
François Ruffin (LFI) le déclare "malhonnête et incompétent" sur la base de la liquidation d'Ecopla : 


Les têtes de gondoles de LREM font la tronche.
Ils peinent à trouver démocratique le processus de désignation du futur chef du parti. Selon l'habitude des favoris du président de la République, Christophe Castaner parle d'une volonté de "faire différemment", de se "détourner des vieilles recettes".
Ce mercredi 25 octobre, le porte-parole du gouvernement a officiellement annoncé sur RTL qu'il est "candidat" au poste de "délégué général" du parti, qui sera intronisé lors de son premier "congrès" (ou 'convention' ?) prévu le 18 novembre. 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner et Macron"
"Candidat" mais surtout "candidat unique" élu à coup sûr, à la cubaine ou à la coréenne (c'est le seul choix !) puisqu'il est, à ce stade, seul en marche pour l'hôtel particulier de la rue Sainte-Anne (comme l'hôpital), que LREM a acquis dans le très central deuxième arrondissement, surnommé "arrondissement de la Bourse". 
Tous les parvenus du parti se sont alignés: on ne peut voir qu'une seule tête.