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samedi 19 janvier 2019

Besançon : des "gilets jaunes" s'invitent au grand débat organisé par Stanislas Guérini

Ces "gilets jaunes" refusent d'être exclus du grand débat que LREM dit "national"

Stanislas Guérini, délégué général de 'la République en marche', le parti présidentiel, était présent

Des "gilets jaunes" ont rappelé leur existence à la majorité présidentielle, vendredi soir 19 janvier à Besançon (Doubs)Ce premier débat, qui excluait une partie de la population, fut marqué par des tensions que le nouveau et jeune patron de la République en Marche a provoquées en sélectionnant les participants, dès l'une des premières réunions organisées dans le cadre du grand débat, tout en assurant répondre au mouvement des "gilets jaunes". Une cinquantaine d'entre eux a fait irruption dans la salle, rapporte France Bleu Besançon. 

L'échange avec le patron de LREM fut vif. 
"Vous n'ouvrez même pas la porte à la classe ouvrière, aux gens qui se battent et qui travaillent tous les jours. On doit les respecter", lui a reproché l'un d'entre eux au micro. 
En effet, les "gilets jaunes" ont été interdits d'entrée, mais  les organisateurs se donnent l'excuse qu'ils ont "refusé la fouille des sacs", indique France Bleu Besançon, chaîne régionale de service public.

Le délégué général de La République en marche (LREM) donna néanmoins une leçon de démocratie

Les débats se sont ensuite poursuivis avec les "gilets jaunes" dans une atmosphère "parfois pesante", commente la radio.
"Pouvoir d'achat, transition écologique, ISF... Ce soir-là, au Kursaal à Besançon, les débats sont vifs ! Merci à tous les participants. On n'est pas d'accord, on s'engueule, on discute. C'est ça, la démocratie", a tweeté Stanislas Guérini à l'issue de la réunion où l'assistance était peu nombreuse.

A l'extérieur, deux véhicules de police. 
Une trentaine de Gilets jaunes et autres discutent en petits groupes dans le calme... Et, par moment, ils entonnent des chants révolutionnaires. 

Les "factieux" sont d'extrême gauche, ceux des années 20, plutôt que des années 30...

lundi 5 mars 2018

Un député macronien a vu une "génération dorée" de retraités : il l'a rencontrée ?

Attaque en règle de la Macronie sur les retraités

Eric Alauzet, député LREM du Doubs, défend les réformes fiscales du gouvernement visant les retraités

La colère des retraités serait injustifiée, selon Eric Alauzet, néo-député (LREM) du Doubs et rapporteur du budget de la Sécurité sociale pour la commission des finances. Elu municipal de Besançon en mars 2014 sur la liste d’Union de la gauche et conseiller général EELV (à la "droite pro-gouvernementale", lire pro-socialiste, du groupe écologiste, 2008-2014), et seul député EELV à siéger comme membre du groupe parlementaire LREM, ce beau specimen de godillot de la majorité présidentielle assure que les mesures engagées seront neutres pour les retraités les plus modestes.

De nombreux retraités iront manifester le 15 mars contre les mesures fiscales d’Emmanuel Macron. Comprenez-vous leur colère ? lui a demandé ...Le Parisien.

Eric Alauzet. Pas vraiment. Ceux qui vont être pénalisés ne représentent qu’une minorité. Tout d’abord, pour 40 % des retraités les plus modestes, déjà exonérés de CSG et de taxe d’habitation, les mesures fiscales seront neutres. Ensuite, pour les 20 % les plus aisés (sic), ceux dont les revenus mensuels dépassent 2600 euros net pour un célibataire ou 4050 euros pour un couple, il y aura en effet une perte de pouvoir d’achat, assumée par le gouvernement [mais surtout par les intéressés]. Ils continueront de payer la taxe d’habitation et verront la hausse de la CSG sur leurs pensions. 
Enfin, pour les 40 % de retraités moyens, ni pauvres, ni riches, ils seront compensés en très grande partie par les mesures, totalement ou pas. Si leur taxe d’habitation est élevée, ils seront gagnants. 

D’ici la suppression d’un tiers de la taxe d’habitation à l’automne, la plupart des retraités sont perdants. N’est-ce pas un mauvais signal à leur envoyer ? 

Il faudrait surtout leur fournir une information complète qui leur permette de comprendre qu’au final, après la suppression totale de la taxe d’habitation en 2020, ils seront majoritairement gagnants [Après deux ans, peut-être].
 
Mais je tiens aussi à leur rappeler le montant des retraites de leurs grands-parents, qui ne grimpaient pas bien haut. Celles de leurs enfants seront entre 10 et 15 % moins élevées aussi. Les retraités d’aujourd’hui font partie d’une génération dorée ! Et s’ils ont travaillé toute leur vie, ça ne suffit pas comme argument au moment où il faut trouver de l’argent pour renflouer les caisses de l’Etat. [réduire le train de vie de l'Etat et de ses élus ?] 

Les mesures fiscales [sur les seniors] permettent surtout de renflouer les salaires d’une grande partie des actifs… C’est vrai. Le choix politique d’Emmanuel Macron est très clair là-dessus. Certains retraités ont toujours dit qu’ils voulaient bien payer plus mais savoir où leur argent allait. Aujourd’hui, ils le savent, déclare cyniquement l'individu. 
La hausse de la CSG permet d’améliorer le revenu des salariés, de leurs enfants, poursuit-il, non sans impudence. 

Cela ne risque-t-il pas de diviser les Français entre eux ? 

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Je ne pense pas, assume l'élu de la gauche socialo-écolo. Il faut que les retraités se ressaisissent et comprennent que ces mesures accompagnent ceux qui travaillent [et tant pis pour ceux qui ont travaillé une vie durant et ont droit au repos]. 

Par ailleurs, la hausse de la CSG est une mesure de gauche, extrêmement sociale, elle n’impacte pas les retraités ou les Français les plus modestes, insiste-t-il. Ceux qui mettent au pot peuvent financièrement le faire. 
La coupe est-elle pleine ?

Les retraités sont furieux et ils entendent bien le faire savoir. Ils manifesteront le 15 mars pour dénoncer les mesures fiscales qui grèvent leur pouvoir d’achat, notamment la hausse de la CSG. 

mercredi 28 juin 2017

Moralisation: deux députés PS trahissent leurs électeurs à l'Assemblée

Élus sous l'étiquette PS, deux députés siègent avec LREM

Deux députés élus avec le PS en Ille-et-Vilaine et dans le Doubs, siègeront à l'Assemblée nationale avec LREM : tranquilou !

Ils ont du sens moral à revendre ! Alors que s'ouvrent aujourd'hui les soldes d'été, Rue de Solférino, c'est la grande braderie d'éthique... 

François André, 60 ans, réélu député de la troisième circonscription d’Ille-et-Villaine, à Rennes, sous l’étiquette du PS mi-juin, a décidé de siéger aux côtés des députés de La République en Marche et non avec les socialistes, réunis sous le groupe de la 'Nouvelle gauche', après avoir adhéré à l'âge de 20 ans au Parti socialiste. 
Or, "Nouvelle gauche" évoque un ancien courant du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et une sensibilité du Parti socialiste dans le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) mené par Benoît Hamon.
Il était encore le seul député socialiste de Bretagne : membre de la commission de la Défense nationale et des forces armées et admis, à ce titre, comme colonel au sein de la Réserve citoyenne de la Défense en janvier 2015, il a tourné casaque.
Cet apparatchik qui n'a rien à voir avec la "société civile" siégera au côté de Manuel Valls avec les apparentés LREM. 
"J’ai toujours affiché ma volonté d’être membre d’un groupe se revendiquant de la majorité présidentielle, insiste le député de l’Ille-et-Vilaine. Ce n’est pas ce qu’ont décidé les socialistes." Au journal Le Parisien, le député confirme qu’il votera tous les textes de la majorité comme il l’a fait quand le PS était au gouvernement. Un béni-oui-oui professionnel assumé...

Frédéric Barbier était lui une exception dans la 4e circonscription du Doubs dans le Pays de Montbéliard. Député sortant PS et frère de David Barbier, conseiller départemental du Doubs, ce cadre en entreprise de 57 ans avait obtenu deux investitures, celles du PS et celle de LREM. 
En février 2015, lors d’une législative partielle consécutive au départ de Pierre Moscovici à Bruxelles, Frédéric Barbier (PS) s’était contenté de 863 voix seulement devant Sophie Montel (FN).
Il a lui aussi choisi mardi de se lier au groupe parlementaire LREM, à la surprise de ses électeurs socialistes.

Le PS interdit la double-appartenance

"J’accepte les conséquences à venir quant à mon futur au Parti socialiste", assume le député renégat d’Ille-et-Villaine. A ce moment-là, quand Le Parisien/Aujourd'hui en France le contacte mercredi en début d’après-midi, François André ne sait pas que le PS est sur le point d’envoyer un communiqué à la presse. "Frédéric Barbier et François André se sont mis d’eux-mêmes hors du Parti socialiste", y écrit le parti. 

"J’ai toujours soutenu Emmanuel Macron, argue François André. Je n'ai soutenu personne pendant la primaire de gauche et je soutenais déjà le président de la République pendant la campagne." Pendant cette campagne, le candidat n'était pas président... Le député sortant était investi par le PS.
La République en marche n'avait mis personne face à lui dans sa circonscription. "J’ai toujours été très clair," affirme-t-il pourtant, malgré deux protecteurs
Selon les statuts du PS, les élus socialistes "ne peuvent appartenir à un autre parti, ou groupe politique relevant directement ou indirectement d’un parti autre que le Parti socialiste". 
Le service presse du Parti socialiste était toutefois incapable de dire, ce mercredi, si une procédure d'exclusion à l'égard des deux députés avait déjà été lancée ou non. Le PS annonce mercredi qu'ils "se sont mis d’eux-mêmes hors du Parti socialiste". 
Ce qui évite une nouvelle fois de faire monter Valls dans la même la charrette. 

dimanche 23 avril 2017

Besançon, Saint Omer, Haguenau ou Paris : des bureaux de vote évacués ce matin de présidentielle

Une voiture suspecte déclenche une opération de sécurisation anti-terroriste

Guerre des nerfs visant les services de police

Un bureau de vote à Besançon, Doubs, a été évacué dimanche 23 avril vers 11h00, selon l'AFP, pendant le premier tour de l'élection présidentielle, à cause de la présence d'un véhicule suspect, rapporte L'Est républicain, nouvelle diffusée par l'AFP.

Les deux bureaux de vote de l'école Pierre-et-Marie-Curie, rue des Roses, ont été fermés, puis rouverts après 11h30 et l'aménagement d'une nouvelle entrée. La mesure a été prise quand une voiture noire a pilé à 20 mètres du bureau de vote [mais 50 m, selon le journal Le Parisien : 100m, selon le JDD ?] et que ses deux occupants se sont enfuis en laissant le moteur tourner.
"Le véhicule stationné à environ 50 m de l'entrée de deux bureaux de vote, dans le quartier Palente à Besançon, a été repéré vers 9h30-10h dimanche, moteur tournant, alors que deux hommes prenaient la fuite, a expliqué le préfet du Doubs dont la déclaration a été enregistrée par Le Parisien.
Ce préfet est plus précis que l'AFP : "
les deux bureaux de vote évacués et fermés pendant "environ 1h15", selon Benoît Desferet. Certains sont restés à l'heure d'hiver ?
La police nationale et la police municipale sont intervenues pour boucler le quartier, en attendant les démineurs de Colmar. 

Un fusil à pompe tactique, pour les uns, une carabine, pour les autres, visible de l'extérieur, se trouvait à l'intérieur d'une grosse berline noire qui s'est avérée volée.
Depuis un décret du 6 septembre 2013, il est possible d'acheter un fusil à pompe avec un simple permis de chasse ou une licence de tir au fusil à pompe.

"Il ne s'agit pas du tout d'un acte terroristea affirmé le directeur départemental de la sécurité publique

"Il s'agit d'une affaire de droit commun", a expliqué Benoît Desferet, le directeur de la DDSP du Doubs.



"La situation est complètement rétablie, les bureaux de vote sont rouverts, on peut voter en toute sécurité", a insisté le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret (PS), en écho. 
Selon lui, "la voiture est arrivée à très faible vitesse, avec deux personnes à bord, avant de s'arrêter dans une haie de troènes, puis les deux personnes se sont enfuies". C'est aussi simple...

Plusieurs bureaux de vote ont dû être brièvement évacués pour raisons de sécurité.
 
"Plusieurs incidents ont provoqué ce dimanche matin l'évacuation de bureaux de vote, un peu partout en France, en plein premier tour de l'élection présidentielle.Le Parisien qualifie ces perturbations de "fausses alertes" à Saint-Omer, Haguenau ou Paris.
Le timing de Saint-Omer est identique à celui de Besançon.
Une voiture suspecte a aussi été repérée à Saint-Omer (Hauts-de-France). Deux bureaux de vote ont dû être évacués et un périmètre de sécurité a été instauré, rapporte  La Voix du Nord.
Vers 9h45, deux policiers avaient donné l'alerte après avoir remarqué la présence d'une voiture à la vitre ouverte, particulièrement chargée et immatriculée à l'étranger. Elle était stationnée à proximité de bureaux de vote. Les démineurs ont vérifié le véhicule et n'ont rien trouvé d'anormal, précise le quotidien régional. L'alerte a été levée vers 11h30, rapporte Le Parisien.
A Haguenau, intervention de démineurs
La présence d'une
glacière de laquelle dépassaient des fils électriques et posée à "soixante mètres" d'un bureau de vote de Haguenau (Bas-Rhin) a contraint les démineurs à intervenir vers 10h30, a rapporté le journal Dernières Nouvelles d'Alsace. L'objet suspect a été neutralisé à l'aide d'un 'canon disrupteur', qui projette de l'eau à haute pression. La glacière s'est révélée vide, mais une fois encore, le bureau de vote, ainsi que quelques commerces, ont dû être évacués le temps de l'opération.
A Paris, un bureau de vote du 20e arrondissement a été fermé ce dimanche matin, vers 10h00, "15 à 20 minutes", précise la maire du XXe, Frédérique Calandra (PS). Une voiture suspecte était garée à proximité. L'école maternelle située au 12, allée Alquier-Debrousse a été interdite le temps de l'intervention des hommes du déminage. Les opérations de vote ont ensuite pu reprendre normalement.

dimanche 8 février 2015

Le journal Le Monde, organe de presse du Parti socialiste ?

Son acharnement anti-Sarkozy n'éprouve-t-il pas l'"honnêteté intellectuelle" des  lecteurs ?


Haro sur le reconstructeur de l'UMP
La théorie de l'évolution, oui,
mais la sélection naturelle, non!
L'empathie du Monde est touchante. "Après les sifflets de Bordeaux, les sifflets de Paris. Alain Juppé a été hué par une partie des cadres de l’UMP, réunis au conseil national, samedi 7 février. Comme lors du meeting dans sa ville, l’ancien premier ministre a été chahuté lorsqu’il a appelé à un large "rassemblement de la droite et du centre", y compris le MoDem [de Bayrou, son voisin en Aquitaine], afin de lutter contre le Front national." Le PS ne jouerait-il pas pourtant à l'unité avec les "frondeurs" de la Ch'tite maire de Lille? 

"
La semaine où Sarkozy a perdu de son aura," titre encore Le Monde, le même jour.
A croire que le journal du soir dispose d'une cellule dédiée... "Engoncé dans l’impératif d’unité nationale, jouant des coudes lors de la marche citoyenne du 11 janvier, peinant à faire entendre ses propositions contre le terrorisme…
Dimanche 1er février, coup de tonnerre rue de Vaugirard." A la législative partielle du Doubs, le candidat de l'UMP -choisi par l’ancienne direction, le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin- n'a pas mieux réussi dans la circonscription acquise à la gauche qu'aux scrutins précédents depuis que Pierre Moscovici l'avait investie, avant de l'abandonner pour faire carrière à Bruxelles. Le premier tour du 1er février dernier administra d'ailleurs un camouflet au candidat du PS qui arriva derrière la candidate du... Front national. Pour la première fois depuis mai 2007, la gauche est défiée par l'extrême droite et appelle à un "front républicain" de circonstance, à son service, pour parvenir à le contrer.

"La droite se retrouve face à un casse-tête," alors que l'arrivée d'un troisième député FN à l'Assemblée serait une échec de la gauche avant quiconque. Il appartient à la gauche de faire le "job", mais il semble au Monde - peu confiant - que le problème FN serait celui de l'UMP, parce qu'il lui revient de " trancher entre deux choix inconfortables" - créés par le PS qui peine à conserver sa circonscription. "Soit il appelle les électeurs de l’UMP à voter en faveur du PS pour faire barrage à l’extrême droite, au risque d’alimenter le discours du FN sur l’"UMPS" ; soit il ne prend pas position et risque d’être accusé de faire le jeu du parti de Marine Le Pen. Autant de procès qui lui sont déjà faits...

Le PS n'assume pas une éventuelle défaite

"
Doubs: l’UMP arbitre du second tour," titre Le Monde, comme si l'unité de la gauche ne devait pas suffire. Si le PS était envoyé dans les cordes, ce serait la responsabilité de la droite. Et à l'inverse? L'incertitude du Monde est si grande que le journal prépare l'argumentaire accusant l'UMP. "La campagne du PS, qui a capitalisé sur la bonne gestion du gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, semble avoir porté ses fruits. De nombreux responsables socialistes ne cessent de vanter la "fierté retrouvée" de la base. Un effet de "l’esprit du 11 janvier" invoqué par Manuel Valls, venu apporter son soutien à son candidat mardi 27 janvier ?" Celui-ci aurait-il accédé au second tour sans les interventions répétées de membres du gouvernement, ajoutées à l'"effet Charlie" qui a traumatisé la France et au-delà ?  

"Pas si sûr
.
Le FN est tout de même arrivé largement en tête (4 points d’avance) et le scrutin a été marqué par une forte abstention, peu étonnante dans le contexte d’une partielle: 60,4 % des inscrits ne se sont pas déplacés, sans qu'on sache à quel bord elle a profité. De plus, le PS perd environ 10.000 voix par rapport au scrutin législatif de 2012. En l'absence de concurrent du MoDem, le PS peut compter sur le centre, puisque le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé à voter pour le candidat du PS, mais une bonne part de l'électorat du Front de gauche a bien dû passer d'un extrême à l'autre, puisque le communiste Vincent Adami, outre le NPA d’Olivier Besancenot et le MRC de Jean-Pierre Chevènement notamment, propose du bout des lèvres de faire "confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale le 8 février", après avoir recueilli 3,7% des suffrages dimanche 1er février. 
'Vu les circonstances, on aurait dû être éliminés', déclare Christophe Borgel, en charge des élections au PS, contredisant Le Monde. '"Ça montre qu’il y a un effet de remobilisation, mais ça ne règle pas tous les problèmes. On a perdu la moitié de nos voix", concède-t-il au Monde.  Si le PS échouait malgré les deux déplacements  de Manuel Valls, le premier ministre, et celui de Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, la faute serait rejetée sur l'UMP et singulièrement sur Sarkozy. Si le PS l'emportait, il le devrait à quelques figures de l'UMP qui se sont prononcées en faveur du candidat du Parti socialiste, tels Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le "ni-ni " – ni Front national, ni Parti socialiste - de Sarkozy n'est pas une surprise.


Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s'était offusqué de la stratégie du "ni-ni" adoptée par l'UMP pour l'élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.

Les aléas de la reconstruction de l'UMP


Le choix du "ni-ni" de l’UMP signe de manière symbolique l’échec du retour de Nicolas Sarkozy. "Une stratégie du front républicain est mortifère", martèle Roger Karoutchi. Et à l'extérieur, la presse de gauche s'en prend à Nicolas Sarkozy qui incarne la seule fermeté face au PS et FN. Pour Nicolas Sarkozy, le début d'année avait déjà été compliqué. Bien malgré lui, les attentats de djihadistes français à Paris avait contraint le patron de l'UMP à laisser la main au pouvoir, le privant de la parole au profit d'un exécutif qui l'a accaparé sans aucune retenue. Il a finalement bien dû rompre le silence le 21 janvier au JT de 20 heures sur France 2 en déplorant les propos de Manuel Valls sur l'"apartheid" en... France.

Et la presse de gauche a récupéré l'esprit du 11 janvier à son profit 
C'est le cas de L'Obs, cette fois. Réélu en décembre dernier avec 64,5% des voix à la tête de l'UMP, s'agit-il "d'une épreuve pour Nicolas Sarkozy, d'une contre-performance, voire d'une Berezina", s'interroge l'hebdomadaire, sans considérer que la tête protéiforme du parti puisse être ébranlée ? Peu importe à L'Obs de savoir s'ils sont meilleurs que l'autre ceux ou celles qui en sont à appeler à voter pour l'un ou l'autre des deux partis arrivés au second tour? "Il faut se pincer pour être sûr d'entendre ce qu'on entend", raille un proche du patron de l'UMP qui s'ébahit du "tapage médiatique".

Une certaine presse a matraqué toute la semaine
Voulant à toute fin ignorer que le président de l’UMP plaide depuis plusieurs années pour la liberté de vote, tout en disant « non » au FN, la presse a déclenché un tir de barrage contre lui, alors que le bureau politique est revenu du « ni-ni » avec abstention ou vote blanc. Quelques voix personnelles divergentes ont suffi à la majorité présidentielle pour dénaturer ce concours de nuances à l'UMP.
La partielle du Doubs a donc relancé le débat pendant sur la doctrine du "ni-ni" (ni Front national, ni Front républicain) instaurée dès 2011 par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était encore président de la République. Avant 2011, le front républicain avait presque toujours prévalu entre l'UMP et le Parti socialiste, le parti arrivant troisième se désistant en faveur du second pour faire battre le parti d'extrême droite. En 2011, l'UMP opère un virage à 180 degrés. Plombé par la crise économique et financière que la gauche minimisait et l'avènement de Marine Le Pen, le parti majoritaire avait été éliminé dès le premier tour dans plus de 200 cantons. Jean-François Copé avait donc passé le mot d'ordre salutaire du "ni-ni." En avril 2012, les électeurs de Nicolas Sarkozy sont, selon une enquête OpinionWay, 64% à se dire favorables à une alliance UMP-FN aux législatives en échange du soutien de Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy. Une position qui dénote une écoute attentive des 67 % de sympathisants de l'UMP qui sont favorables à la posture du " ni-ni."

Quatre ans plus tard, les féaux de la majorité jouent l'étonnement


D'autant qu'elle serait la première bénéficiaire...


Libération, Le Point ou France Inter titrent le même élément de langage: "Sarkozy peine à s'imposer comme leader naturel de l'UMP." Libération le dépeignait en Bonaparte, mais assure aujourd'hui que "Nicolas Sarkozy s’évertue à rassembler l’UMP mais, apparemment mal à l’aise dans le costume de simple chef de parti." Et de gloser sur des amis anonymes qui "ne le reconnaissent plus"... Ils feraient parler les morts ! "Sarkozy est devenu l’homme de la synthèse à l’UMP, alors qu’avant, c’était un guide", déplorerait, à la faveur du "secret des sources," un élu francilien, soi-disant sarkozyste convaincu. Ainsi, Libération rapporterait-il fidèlement les confidences de "nombre de responsables UMP interrogés par l’AFP".
Et de citer les 30% des voix remportées par Bruno Le Maire à la présidence de l’UMP. 


Mais Libération omet de préciser que B. Le Maire s'est prononcé en faveur du "ni-ni"
Cela lui a valu une nouvelle agression verbale du patron coopté à la tête du PS. sur Radio J, le premier secrétaire du PS a estimé que l'UMP était «dans la grande difficulté". Et Cambadélis  a eu un mot presque tous les dirigeants du parti, dans une formule de préau d'école. Pour lui, Nicolas Sarkozy "fait flop", Alain Juppé "fait toc", alors que Bruno Le Maire est "le plus dangereux". De quoi construire un "front républicain" ? Sur France 3, le ministre-porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s'était déjà alarmé d'une "radicalisation de la droite", montrant du doigt la "nouvelle génération", à savoir Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire.

Libération fait aussi l'impasse sur le "ni-ni" de François Fillon. L'ancien Premier ministre s’est justifié devant le groupe UMP à l’Assemblée, jugeant "impossible de voter PS", ont pourtant rapporté plusieurs participants, de source AFP. Le quotidien des socialo-bobos en fait cinq lignes: "Pas de complaisance avec le FN, pas d’indulgence avec le PS", explique Fillon, pour qui il est "impossible de voter pour le PS".


En somme, se comportant en chef de  parti rassembleur, Sarkozy a bien changé et la presse partisane regrette qu'il ne soit pas aussi seul qu'elle voudrait.

Mais ceux qui à l'UMP font le jeu du PS croient-ils servir leur parti, les chômeurs et les victimes de la surfiscalisation directe et indirecte ?