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dimanche 22 décembre 2019

Démagogie: Macron renonce à la plus faible de ses retraites

Macron renonce à sa future retraite  - à 45 ans - de président de la République

Pas de volonté d'affichage, assure l'Elysée, il fallait le préciser, en effet

Monsieur de Rugy renonce au homard pour Noël
Les gens qui nous gouvernent nous prennent toujours pour des billes !
C'est encore depuis l'étranger, la Côte d'Ivoire, que Macron tente de nous rouler dans la farine de manioc ivoirien. En visite aux armées "colonialistes", selon nombre de nos amis africains, Macron a annoncé ce samedi soir qu'il renonce à sa future retraite de président de la République. Son cadeau de Noël aux Français, cohérence avec son projet de réforme des retraites et exemplarité de retraité quadragénaire obligeant - après deux années et demi de mobilisation sociale ininterrompues (actions des Gilets Jaunes suivies de grèves syndicales nationales) -, n'était pas prévu dans ses engagements de campagne... 

Il y a droit depuis la loi de 1955, fait valoir l'Elysée.
"Il ne percevra pas cette [pension de ] retraite prévue à la fin de son mandat  - à 45 ans - par la loi, car il estime que cette loi de circonstance a vocation à être normalisée. Il ne se l'appliquera donc pas. Il ne liquidera pas non plus cette somme lorsqu'il prendra sa retraite [plus tôt que les actuels cheminots de la SNCF et agents de la RATP, à respectivement 53 ou 50 ans, contre 64 pour "les gens qui ne sont rien et soumis à l'"âge pivot" annoncé]. Nous sommes dans une ère où les élus doivent être exemplaires", a commenté un conseiller anonymé du président.

Macron aurait été le premier depuis 2007 à continuer à s'y accrocher.
Sarkozy et Hollande, avant lui, ont eu la pudeur de ne pas l'empocher. 
Le président est le seul à disposer d'un régime spécifique. Selon l'article 19 de cette loi de 1955, dès leur départ de l'Elysée, les anciens chefs de l'Etat reçoivent à vie une dotation équivalente au salaire d'un conseiller d'Etat, soit 6.220 euros brut par mois. La somme n'est soumise à aucune condition d'âge ni durée de mandat, ni plafond de revenus. Est-elle imposable comme une retraite normale de "fainéants, cyniques, les extrêmes" ?
Avant même d'avoir atteint, en  l'âge de la retraite des "gens qui ne sont rien" et sans compter ses années de retraite comme le commun des mortels, Macron nous aurait coûté 1.492.800 euros.

Un nouveau mécanisme va cependant être mis en place !

Macron - et tous les chefs d'Etat après lui - seront en conformité avec le régime universel par points. Il aura assez pour vivre (plus que dignement) sans sa pension mensuelle. 
"C'est une opération de communication," ont fustigé certains députés dimanche 22 décembre."Emmanuel Macron est pitoyable". Il est surtout cynique.
Le Parti communiste raille cette annonce populiste. "C'est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer", souligne Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

"C'est insupportable :
il n'y a que les grands seigneurs, les très riches, les importants qui peuvent se permettre ce genre de libéralités", a dénoncé le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV.

"Il a les moyens de se passer d'une retraite de 6.000 euros
, mais la plupart des gens n'ont pas ces moyens, personnellement je ne les ai pas (...) "Qu'est-ce que ça veut dire ? Je renonce à ma retraite et donc vous aussi vous pourriez y renoncer", a-t-il ajouté, dénonçant la "démagogie" du président.

"Vous qui aurez des retraites de misère, de quoi vous vous plaignez ?
Suivez l'exemple du roi ! (Qui lui a plein de points dans sa besace grâce à la banque Rothschild !)", a ajouté l'eurodéputée LFI Manon Aubry sur Twitter.

Macron a ajouté qu'il ne siégera pas au Conseil constitutionnel à l'issue de son mandat. Rien de nouveau non plus sous le soleil républicain. C'est déjà le cas pour les anciens présidents Sarkozy et Hollande qui, avant lui, ont renoncé, de fait, à l'indemnité de 13.500 euros mensuels versés par le contribuable. Sans aucune pression, quant à eux, de la rue...

mardi 9 avril 2019

Les retraités de nouveau décidés à manifester jeudi 10 contre le dédain de Macron

Les seniors dénoncent un gouvernement "qui reste "sourdingue" à leurs difficultés

Déjà la septième journée d’actions et de manifestations depuis l’élection de Macron

Image associée

Neuf syndicats et associations de retraités les ont appelés à une crier leur colère partout en France jeudi,  contre la politique du gouvernement "qui reste sourdingue" à leurs revendications. Plus de 130 initiatives sont recensées, ont indiqué les neuf organisations - CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR (Fédération Générale des Retraités), LSR (

Loisirs et Solidarité des Retraités

)
et UNRPA (Union Nationale des Retraités et des Personnes âgées ) - lors d’une conférence de presse, lundi.

"Le printemps des retraités va se manifester dans les rues à travers de nombreux rassemblements et manifestations", a affirmé Olivier Jouchter, de la CGT. Les organisateurs espèrent un sursaut après plusieurs mobilisations en demi-teinte : depuis le point d’orgue de mars 2018, qui avait poussé le gouvernement à revenir en partie sur la hausse de la CSG, les cortèges de retraités se sont clairsemés.

Le gel des pensions, moteur de la fronde

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Cette année, c’est le quasi-gel des pensions qui alimente la colère, mais l’exécutif a déjà ouvert la porte à un aménagement en faveur des ménages modestes. Le "groupe des 9" syndicats prévoit de se réunir le 18 avril pour décider des "prolongements utiles" à la journée du 11.

Signe que d’autres mobilisations sont envisagées, les revendications se sont étendues au sujet de "la prise en charge de la perte d’autonomie", au cœur de la future réforme de la dépendance, et à " l’amélioration des pensions de réversion", point sensible de la réforme des retraites.

lundi 5 mars 2018

Un député macronien a vu une "génération dorée" de retraités : il l'a rencontrée ?

Attaque en règle de la Macronie sur les retraités

Eric Alauzet, député LREM du Doubs, défend les réformes fiscales du gouvernement visant les retraités

La colère des retraités serait injustifiée, selon Eric Alauzet, néo-député (LREM) du Doubs et rapporteur du budget de la Sécurité sociale pour la commission des finances. Elu municipal de Besançon en mars 2014 sur la liste d’Union de la gauche et conseiller général EELV (à la "droite pro-gouvernementale", lire pro-socialiste, du groupe écologiste, 2008-2014), et seul député EELV à siéger comme membre du groupe parlementaire LREM, ce beau specimen de godillot de la majorité présidentielle assure que les mesures engagées seront neutres pour les retraités les plus modestes.

De nombreux retraités iront manifester le 15 mars contre les mesures fiscales d’Emmanuel Macron. Comprenez-vous leur colère ? lui a demandé ...Le Parisien.

Eric Alauzet. Pas vraiment. Ceux qui vont être pénalisés ne représentent qu’une minorité. Tout d’abord, pour 40 % des retraités les plus modestes, déjà exonérés de CSG et de taxe d’habitation, les mesures fiscales seront neutres. Ensuite, pour les 20 % les plus aisés (sic), ceux dont les revenus mensuels dépassent 2600 euros net pour un célibataire ou 4050 euros pour un couple, il y aura en effet une perte de pouvoir d’achat, assumée par le gouvernement [mais surtout par les intéressés]. Ils continueront de payer la taxe d’habitation et verront la hausse de la CSG sur leurs pensions. 
Enfin, pour les 40 % de retraités moyens, ni pauvres, ni riches, ils seront compensés en très grande partie par les mesures, totalement ou pas. Si leur taxe d’habitation est élevée, ils seront gagnants. 

D’ici la suppression d’un tiers de la taxe d’habitation à l’automne, la plupart des retraités sont perdants. N’est-ce pas un mauvais signal à leur envoyer ? 

Il faudrait surtout leur fournir une information complète qui leur permette de comprendre qu’au final, après la suppression totale de la taxe d’habitation en 2020, ils seront majoritairement gagnants [Après deux ans, peut-être].
 
Mais je tiens aussi à leur rappeler le montant des retraites de leurs grands-parents, qui ne grimpaient pas bien haut. Celles de leurs enfants seront entre 10 et 15 % moins élevées aussi. Les retraités d’aujourd’hui font partie d’une génération dorée ! Et s’ils ont travaillé toute leur vie, ça ne suffit pas comme argument au moment où il faut trouver de l’argent pour renflouer les caisses de l’Etat. [réduire le train de vie de l'Etat et de ses élus ?] 

Les mesures fiscales [sur les seniors] permettent surtout de renflouer les salaires d’une grande partie des actifs… C’est vrai. Le choix politique d’Emmanuel Macron est très clair là-dessus. Certains retraités ont toujours dit qu’ils voulaient bien payer plus mais savoir où leur argent allait. Aujourd’hui, ils le savent, déclare cyniquement l'individu. 
La hausse de la CSG permet d’améliorer le revenu des salariés, de leurs enfants, poursuit-il, non sans impudence. 

Cela ne risque-t-il pas de diviser les Français entre eux ? 

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Je ne pense pas, assume l'élu de la gauche socialo-écolo. Il faut que les retraités se ressaisissent et comprennent que ces mesures accompagnent ceux qui travaillent [et tant pis pour ceux qui ont travaillé une vie durant et ont droit au repos]. 

Par ailleurs, la hausse de la CSG est une mesure de gauche, extrêmement sociale, elle n’impacte pas les retraités ou les Français les plus modestes, insiste-t-il. Ceux qui mettent au pot peuvent financièrement le faire. 
La coupe est-elle pleine ?

Les retraités sont furieux et ils entendent bien le faire savoir. Ils manifesteront le 15 mars pour dénoncer les mesures fiscales qui grèvent leur pouvoir d’achat, notamment la hausse de la CSG. 

mercredi 1 octobre 2014

Les retraités interpellent Hollande sur leur baisse de pouvoir d’achat

Les retraités ne doivent pas être de toutes les agressions du pouvoir

Neuf syndicats et organisations ont appelé les retraités à se mobiliser le 30 septembre
dans le souci de la récupération de leur pouvoir d’achat.

La "gauche "sociale" continue de les ignorer. 
Les seniors se sont déjà mobilisés le 3 juin 2014, mais ils luttent toujours pour  la défense de leur pouvoir d’achat, l'accès aux services publics et l'adoption d’une loi sur l’adaptation de la société au vieillissement.
"Nous ne sommes ni des nantis ni des citoyens de seconde catégorie." Tel est le cri que poussent les associations et les syndicats représentant les retraités. Le 3 juin, pour la première fois, neuf centrales syndicales (dont CGT, FO, la CFTC, FSU, Solidaires, la CFE-CGC) et plusieurs associations dont la LSR, l’Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA) et la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGRFP) battent ensemble le pavé à Paris et dans plusieurs villes.

Le dialogue n'est toujours pas établi, quatre mois après  

"On se sent trahis !"
(manifestation du 30/9/2014 à Paris)
Neuf organisations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Fédération générale des retraités de la fonction publique, Union nationale des retraités et personnes âgées, association Loisirs et solidarité des retraités) se mobilisent à nouveau contre "une accumulation de mesures impactant le pouvoir d’achat des retraités", résume Jean-Pierre Floret, de la CGT retraités.

D’abord, depuis le 1er avril 2013, les 56 % de retraités qui acquittent une CSG à taux plein (6,6 %), sont redevables d’une nouvelle taxe appelée CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie).

Ensuite, les pensions de la Sécurité sociale seront gelées entre avril 2014 et octobre 2015, alors qu'elles sont habituellement revalorisées chaque année en fonction de l’inflation. 

Même effet prévisible pour les complémentaires que les partenaires sociaux ont décidé de revaloriser d’un point de moins que l’inflation en 2014, 2015 et 2016, ce qui aboutit, de fait, à un gel en année de faible hausse des prix.

Une aumône pour les retraités modestes

Quant aux pensions inférieures à 1.200 €, que le gouvernement avait promis d’exonérer du gel, elles n’augmenteront pas non plus, à cause de la faible inflation de 2014 et de 2013. Pour compenser cet abandon, l’exécutif a toutefois concédé une prime de 40 € pour les retraités modestes, et confirmé que le minimum vieillesse sera relevé pour atteindre 800 € au 1er octobre.

De plus, cette année, disparaît complètement la demi-part fiscale qui profitait jusqu’ici à près de 3,6 millions de parents isolés ou aux veufs et veuves ayant élevé un enfant.
 
À cela s’ajoute encore la fiscalisation, pour la première fois en 2014, du bonus de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, qui concerne environ 3 millions de ménages.

La quasi-totalité des retraités est touchée

Enfin, ajoute Pierrette Charransol, de l’UCR CGT, "nous avons des inquiétudes concernant les économies demandées à l’assurance-maladie, alors que le reste à charge en matière de lunettes, de soins dentaires ou de prothèses auditives, est déjà très très lourd pour les retraités".

Le gel des pensions touche la quasi-totalité des 15,5 millions de retraités. Mais, pour François Bellanger, président de la Confédération française des retraités, " c’est la fiscalisation du bonus de 10 % et la suppression de la demi-part des veuves qui auront l’effet le plus dévastateur, notamment sur les petits retraités, qui vont non seulement devenir imposables à l’impôt sur le revenu mais aussi être assujettis à la CSG, à la CRDS, à la taxe d’habitation, à la redevance audiovisuelle. Ils pourront aussi perdre des allocations logement. Ce qui, mis bout à bout, peut amputer les revenus de ces retraités de l’équivalent d’un mois de pension."

Le nombre de foyers fiscaux augmente légèrement, passant de 36,4 millions à 37 millions, tandis que le pourcentage de foyers imposés, en revanche, est en recul. Reste à savoir combien de ces nouveaux contribuables auront une bonne surprise en 2015, année où se concrétiseront la suppression de la première tranche du barème et le doublement de la décote. Selon l’exécutif, neuf millions de ménages devraient voir leur impôt réduit ou supprimé.
En 2011, sur un total de 36,5 millions de foyers fiscaux, 19,5 millions d'entre eux payaient l'impôt sur le revenu, selon l'administration fiscale, soit 53,5 % des foyers fiscaux français payant l'impôt sur le revenu. Désormais, 26 millions de Français - au lieu de 36 - paieront pour 66 millions de Français et d'étrangers, dont les clandestins bénéficiaires de l'AME et de la CMU.

mercredi 8 janvier 2014

Anne Hidalgo fait reculer la notion de "pénibilité"

La jeune retraitée de l'Hôtel de Ville oublie 40% de ce qu'elle gagne

Anne Hidalgo, retraitée depuis juillet 2011, à 51 ans...


Ces lignes sont extraites du blog de Serge Federbusch, président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10 ème arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne. Il est l'auteur du livre L'Enfumeur, (Ixelles Editions), 2013.  

"Alors que François Hollande a insisté sur les efforts à faire en matière de durée de cotisation, la candidate socialiste à la mairie de Paris, ancienne directrice du travail, a été "admise à faire valoir ses droits à la retraite, à sa demande" à compter du 1er juillet 2011.

François Hollande a pourtant été catégorique sur France 2 : l'allongement de la durée de la vie implique des efforts de toutes et tous et notamment que le temps passé au travail pour faire valoir ses droits à la retraite soit allongé...

C'est beau, c'est juste, c'est responsable !
Mais enfin il y a des petit(e)s malin(e)s qui ont su dégainer plus vite...
Ainsi Anne la Dauphine a-t-elle fait ses valises à tout juste 52 ans pour jouir d'une retraite bien méritée.

Elle peut donc cumuler sa pension avec ses indemnités d'élue et, si elle devenait - ce qu'à Paris ne plaise - maire de la ville, elle se ferait une jolie pelote !

Ah, le Journal officiel ! Peu de gens le lisent et ils ont tort.
Car, on y trouve de temps à autres des pépites comme celle-ci, perdue dans l'édition du 5 février 2011 et que nul n'a remarqué :
Cette avisée personne étant née le 19 juin 1959, elle avait donc à peine 52 ans quand elle a bénéficié de cette agréable disposition.

Plus finement encore, ayant dépassé de peu les 50 ans au 1er janvier 2011, elle a pu bénéficier d'une pension calculée sur la base de la législation en vigueur avant la loi du 9 novembre 2010, fort généreuse. 
Le tout est assurément légal même si on peut constater avec amusement que cette Anne calculatrice s'est empressée de sauter dans le train avant qu'il ne soit trop tard. Bien joué !

On notera quand même que ces dispositions ont été abrogées, car ruineuses pour l'Etat et totalement injustes au regard du sort des femmes travaillant dans le privé.
De plus, elle vont permettre à ladite Anne, inspectrice d'un travail qu'elle aura bien vite quitté, de jouir le reste de sa vie durant d'un cumul retraite + indemnités d'élue tout à fait sympathique. Que ce dispositif ait été conçu pour des femmes qui, du fait de leurs maternités, n'ont qu'une carrière " hachée " et des droits réduits ne l'a sans doute pas émue.
Bah ... un fagot de plus sur le déficit budgétaire, qu'importe ! Toutes celles et tous ceux qui n'ont pas ou n'ont plus droit à pareilles largesses sauront lui pardonner sans le moindre sentiment d'envie.
Comment disent-ils déjà ? La République E-XEM-PLAIRE !!!!!" 

La retraitée de l'Hôtel de Ville ne contribue à l'impôt solidaire que pour 60% de ce qu'elle gagne 

"Embarrassée par les révélations de Serge Federbusch sur son statut de retraitée de la fonction publique et cumularde d'indemnités d'élue, Anne Hidalgo a joué à la petite modeste et lâché, à l'antenne de RMC le 4 avril : "Je gagne 5.000 euros nets par mois pour mes mandats". Cette bonne blague ! 



Utilisant les bonnes vieilles méthodes de Hollande et Delanoë, Hidalgo joue au bonneteau pour que le bon peuple ne s'indigne pas de sa situation réelle de retraitée à un âge où le Français moyen doit encore travailler au moins dix ans. 

De quoi Anne Hidalgo est-elle le revenu, comme on dirait dans la littérature de gauche ? Pour le savoir, rien de tel qu'un peu d'arithmétique. Retrouvons donc la calculette du Delanopolis. 

Hidalgo bénéficie d'abord de ses indemnités de conseillère de Paris et première adjointe au maire. Ces deux fonctions lui valent grosso modo le versement de 4 500 euros nets par mois. 

Elle est en outre conseillère régionale pour 2 118 euros nets

Les 5 000 mentionnés par Hidalgo sont donc d'ores et déjà oublieux de près d'un tiers : 6 600 euros réels ! 

A cela s'ajoute (elle se gardait de le révéler avant que nous en parlions) sa pension de retraitée. Hidalgo avait atteint, au moment de faire valoir ses droits, le grade de directeur du travail avec 29 ans d'ancienneté dans le corps de l'inspection du travail, selon ses propres déclarations. L'indice moyen d'un directeur du travail ayant une telle ancienneté est l'indice 733. Si on lui applique la valeur du point d'indice, on obtient un traitement brut annuel de 40.728 euros. Il faut toutefois apporter trois réductions : d'une part parce qu'elle n'a qu'une carrière incomplète de 29 ans, d'autre part parce que sa pension ne porte que sur 75 % du traitement d'activité et enfin parce qu'il y a quelques cotisations, plus faibles (6 % environ) toutefois que pour les fonctionnaires en activité. Mais il faut à l'inverse ajouter 10 % de majorations pour ses 3 enfants.
Cliquer sur le graphique pour agrandir

En résumé, 29 ans de carrière représentent 58 % de la valeur à 100 %, desquels on déduit encore 25 % puis 6 %, mais auxquels on ajoute 10 %. Ouf !

L'un dans l'autre, il est très probable que la pension versée à Hidalgo soit aux environs de 19.000 euros nets annuels soit 1.583 euros nets par mois.
Ses différents revenus se montent donc aux environs de 8.200 euros nets, bien loin des 5.000 qu'Hidalgo bafouille à la radio.

A cela s'ajoute l'usage abondant des différents attributs et avantages matériels de ses fonctions, notamment les véhicules mis à sa disposition et ses remboursements de frais. Elle fait également partie de différents organismes et conseils d'administration, liés à la ville ou à la région.

Enfin, si à Paris ne plaise, elle était élue maire de la ville, elle ajouterait des indemnités substantiellement plus élevées à ces montants."

Ah... c'est beau la retraite ! Dommage que pour les Français de demain ce ne soit qu'une illusion amère. 

samedi 27 avril 2013

Transparence : un cumul de trop du "préfet" Bartolone

Bartolone touche une retraite de préfet

Refoulé de tous les scrutins individuels, Harlem Desir milite pour que le non-cumul des mandats s’applique dès 2014


Le cumul de trop de Bartolone - INCROYABLE RETRAITE PREFECTORALE DE BARTELONE
Dissimulateur

ais, pris au hasard, qu'en pense donc Claude Bartolone? 

"La fin du cumul est inéluctable et va apporter de l’oxygène à la vie politique, affirme l'actuel président de l'Assemblé nationale. J’ai d’ailleurs cédé mon mandat de président de département sans que la loi m’y oblige. 

Mais attention aux conséquences : pas de mini-dissolution en 2014 ! La France a besoin de stabilité et de confiance. Nous serions des irresponsables si nous décidions de provoquer dès l’année prochaine des législatives partielles aux quatre coins du pays. Ni précipitation ni punition : la fin du cumul doit être réfléchie et assortie d’un renforcement du rôle du Parlement."

En clair, il est contre. Et pourquoi, s'il vous plaît ?
Par la grâce du Président, son ami François Hollande, Cloclo Bartolone, 62 ans (né en 1951 à Tunis sous le Protectorat français de Tunisie), a été réintégré à temps par décret dans le corps préfectoral, où il ne figurait plus depuis 25 ans.

Un mois plus tard, il pouvait en conséquence prendre sa retraite de préfet honoraire hors cadre et hors classe !

Autres exemples notoires: Michel Vauzelle et Michel Delebarre. Mais qui encore ?


A l'heure de la transparence des patrimoines, donnons un aperçu du train de vie d'un apparatchik socialiste devenu troisième personnage de l'Etat

- depuis août 2012 : retraite de préfet hors classe, sans l'avoir jamais été
Lien PaSiDupes : La niche fiscale de ceux qui n’ont jamais été préfets, mais en touchent la retraite
- de mars 1998 à mai 2002: ancien ministre délégué de Jospin;

- de 1998 à 2002 : conseiller régional d'Ile-de-France;
- de 2008 à 2012 : conseiller général du canton de Pantin;
- du 20 mars 2008 à 2012: président du Conseil général de Seine-Saint-Denis;
- de 1981 à 2012 : député de la neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis;

- depuis le 26 juin 2012 : président de l'Assemblée nationale.

En appliquant les plafonds de cumul, on arrive à plus de trente mille euros par mois

Plus le luxueux logement de fonction en qualité de président de l’Assemblée Nationale à l'hôtel de Lassay

Plus le coquet "petit" logement de fonction de président du Conseil Général du 93 jusqu'en 2012


Plus une pimpante villa aux Lilas, en propriété propre (ci-contre).
Que connaît-il de la vraie vie des plus défavorisés, vus de sa fenêtre ?

Et il n'est pas politiquement correct d'évoquer les conjoints...

Véronique Bartolone, son ex-collaboratrice parlementaire devenue son épouse, actuellement chargée de mission interventions et droit des femmes au cabinet de son mari, fut chargée de mission au cabinet du ministre délégué de la Ville (qui n'est pas alors son mari) de 1998 à 2002, puis sa collaboratrice parlementaire, et ensuite chargée de mission à la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012: une carrière due au seul mérite et qui assure aussi de copieuses retraites cumulées...


Et la magouille d'Etat est  institutionnalisée
Il est même recommandé de vivre sur la bête, si toutefois elle n'est pas privée.




L'indignation est même de bon aloi.
VOIR et ENTENDRE Claude Bartolone devenir hystérique contre ''les ennemis de la démocratie'', lors de la séance de congratulations des élus de gauche qui imposent le mariage homosexuel aux opposants Français:


Sont-ils respectables, ces élus qui, sans états d'âme, se font passer pour modestes et donnent des leçons aux Français dans la crise? Méritent-ils la confiance que les plus modestes leur accordent ? 
En matière de dissimulation, la droite a beaucoup à apprendre. 
Mais son objectif est-il de se faire passer pour ce qu'elle n'est pas ?

lundi 1 avril 2013

Revalorisation des retraites: le compte n'y est pas !

Le pouvoir d'achat des retraités pénalisé par l'inflation

Coup de pouce de 1,3% aux retraites, le 1er avril

Selon les chiffres de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, la France comptait fin 2012 plus de 13 millions de retraités au régime général. En moyenne âgés de 73 ans, ils touchent 665 euros bruts (hors retraites complémentaires).

Le gouvernement français a révisé mardi à la baisse sa prévision d'inflation (hors tabac) pour 2013, de 1,75% à 1,2%. Il a donc annoncé la revalorisation des pensions de retraites de 1,3%.

La Commission économique de la Nation a pris en compte les prévisions de l'inflation en 2013. Ces nouveaux chiffres ont amené Bercy, "en ligne avec le consensus des économistes," à réduire l'écart qui en se creusant augmente la précarité des senoirs

La revalorisation des pensions de retraite des régimes de sécurité sociale tient compte de l'avis des experts. Le gouvernement a toutefois ajouté une correction concernant l'inflation pour 2012. "A la prévision d'inflation hors tabac pour 2013, doit être ajouté l'écart entre l'inflation constatée en 2012 (+1,9%) et la prévision initiale pour 2012 (+1,8%)", précise le ministère.

Cette prédiction volontariste est à prendre  avec des pincettes

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance en zone euro pour 2013 et 2014, selon des chiffres présentés par son président, Mario Draghi.
"Les pressions inflationnistes devraient rester contenues sur le moyen terme" ce qui va permettre à la BCE de maintenir sa politique monétaire "accommodante", a estimé M. Draghi, le 7 mars dernier. Mais pour combien de temps, si le pire reste à venir.

Le gouvernement assure pouvoir tenir les objectifs des prévisionnistes de la BCE. 

Le mandat de stabilité des prix de la BCE stipule qu'elle doit veiller à maintenir l'inflation à un niveau proche mais inférieur à 2% à moyen terme

Les régimes complémentaires en-deça de l'inflation

Les pensions des régimes complémentaires des cadres du privé, Agirc (retraites complémentaires ) et Arrco (tous les salariés du privé), ne suivront pas celles de plus de 15 millions de retraités  exactement revalorisées en fonction de l'inflation.

Ces pensions complémentaires seront en effet revalorisées moins que l'inflation à partir du 1er avril
, et pendant trois ans, en vertu d'un accord entre les partenaires sociaux qui gèrent ces régimes.  

Dans le même temps, les classes moyennes devront subir le poids de la fiscalisation que le gouvernement socialo-écolo fait s'abattre sur elles de toutes part.

Le gouvernement, engagé dans une réforme du régime général de retraite pour 2013, avait envisagé d'appliquer cette sous-indexation au régime général
mais le ministre du Travail Michel Sapin a récemment estimé qu'il serait "très difficile" de demander une nouvelle contribution aux retraités.

Trois régimes de retraites complémentaires ont déjà imposé des mesures drastiques à leurs affiliés

Parmi la trentaine de régimes qui coexistent en France, celui des médecins n'a rien vu venir pour éviter la faillite pure et simple. Ils ont dû s'infliger des baisses progressives de 10% à 15% de leurs pensions depuis juillet 2012. C'était la seule alternative à la faillite du régime, qui leur verse 40% en moyenne de leurs pensions.

Les artisans tentent aussi de limiter les dégâts. Ils ont pris la décision de serrer les boulons. "Pour redresser le régime en urgence, les artisans ont donc décidé en 2008 de pénaliser, lors des revalorisations annuelles des pensions, ceux qui ont acquis des droits à la retraite à très bon compte", raconte Bruno Chrétien.

Les architectes anticipent
. Architectes, ingénieurs et conseils ont pour leur part agi à temps pour ne pas avoir à s'attaquer directement aux pensions de leurs seniors. Ils ont toutefois dû augmenter drastiquement (+13% !) la valeur des points de retraite au 1er janvier 2013. En d'autres termes, cela revient à cotiser plus aujourd'hui pour recevoir autant demain.


La nouvelle taxe sur les pensions de retraites entre aussi en vigueur le 1er avril !

Cette contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) est due sur les pensions de retraite
versées par tous les régimes de retraite obligatoires – régimes de base et complémentaires – du privé comme du public; ainsi que sur les pensions d’invalidité.

Au taux de 0,3%, la nouvelle contribution est calculée sur le montant brut de vos pensions. Elle va représenter 4,5 euros pour une retraite moyenne de 1.500 euros

Instaurée l'automne dernier dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale, elle est appelée à augmenter. 

Les retraités n'échappent pas au choc fiscal
Elle vient s’ajouter à la CSG au taux de 6,6% et à la CRDS de 0,5 %. Au total, ce sont donc 7,4 % qui seront désormais prélevés directement par vos caisses de retraite sur le montant de vos pensions.

Cette "revalorisation" de 1,3% aux retraites est donc un vrai poisson d'avril.  


Ce 1er avril 2013 sonne la paupérisation des personnes âgées


2011, la gauche dramatise;
2012, la gauche s'accommode...
Outre cette nouvelle taxe occultée par la presse et la hausse minimale de leur pension complémentaire claironnée par les media, la hausse annuelle  de la pension de base du régime général au 1er avril ne fait pas suffisamment le poids pour contrebalancer l'inflation, même faible (1% observé en France sur un an en février).

En octobre 2011, la gauche protestait contre le report de la réforme de la dépendance et les mesures gouvernementales de réduction des déficits publics.
Les manifestants avaient reçu le soutien des socialistes: ils avaient dénoncé la situation des Français au chômage et en fin de droits qui ne peuvent accéder à la retraite et avaient rappelé leur attachement à la retraite à 60 ans.  Sa Cynique Majesté Royal et Arnaud Montebourg promettaient un rétablissement de la retraite à 60 ans et le candidat Hollande ne désapprouvait pas, mais le président François en est aujourd'hui à 62 ans par le biais d'une augmentation de "la durée de cotisation" des retraites ...lorsque "l'espérance de vie s'allongera"
Les pensions de retraites ont été revalorisées de 2,1% au 1er avril 2012, alors que le gouvernement Fillon tablait ur une inflation à 1,8% en 2012. La presse hostile avait suggéré que la question des retraites faisait partie des sujets de la campagne présidentielle... Quoi qu'ils en disent, le minimum vieillesse a progressé de 25% ces cinq dernières années, maisson niveau reste inférieur au seuil de pauvreté.

La perte de pouvoir d'achat ne se limitera pas à 2013.

La sous-indexation des retraites complémentaires durera trois ans et "ce sera pire encore en 2014", estime Danièle Karniewicz, Mme Retraite de la CGC, qui n'a pas signé l'accord Agirc-Arrco. Les pensions seront encore moins revalorisées que cette année, de surcroît sur une base déjà entamée par la sous-indexation de ce 1er avril.

De plus, le gouvernement pourrait suivre l'exemple des partenaires sociaux sur le régime général. François Hollande l'a dit lui-même jeudi soir sur France 2: l'indexation des pensions  - lire leur 'désindexation' - sera sur la table lors de la réforme des régimes de retraite
Toutefois, ce levier est à manier avec précaution, prévient Antoine Bozio, économiste et directeur de l'Institut des politiques publiques: "Certes, il est justifié de partager le fardeau entre actifs et retraités pour régler le déficit des régimes lié à la crise. Toutefois, utiliser la désindexation pour résorber le problème global des retraites, qui est d'ordre démographique, serait une erreur. En effet, en croyant résoudre un problème aujourd'hui, on en créerait un autre pour demain: la paupérisation des âgés."