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mardi 30 septembre 2014

Dette publique française: la gauche passe la barre des 2.000 milliards d’euros

Les préférences de la gauche mettent le pays en faillite 

La dette publique de la France s’est établie à 2.023,7 milliards d’euros
 


à la fin du deuxième trimestre 

La gauche a franchi la barre symbolique des 2.000 milliards
Hollande et Valls ont réussi à battre le triste "record". L’INSEE a officialisé mercredi la prévision de Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, au début de l'été.
La dette publique avait progressé de 45 milliards au premier trimestre, s'établissant à 1.985,9 milliards, selon l'INSEE. Inutile de dire que la zone euro est l'unique responsable. Mais par chance, l'Union européenne a récupéré Pierre Moscovici... 

La hausse du deuxième trimestre est imputable à l’Etat
Sa contribution à la dette a progressé de 35,2 milliards d’euros, tandis que celle des administrations de sécurité sociale et des administrations publiques locales a diminué (de 3,9 et 1,6 milliards respectivement).

Rapportée à la richesse nationale, cette dette atteint 95,1% du Produit intérieur brut

Nos gestionnaires de l'exécutif n'attendaient pas une dette publique à 95,1% du PIB avant la fin de l’année. Or, les branquignols n’ont pas mis à jour leurs prévisions après avoir abaissé leurs prétentions de croissance et relevé leur sous-évaluation du déficit, le 10 septembre.

La dette publique qui avait déjà progressé de 45,5 milliards au premier trimestre, à 1.985,9 milliards, a de nouveau progressé au deuxième trimestre -de 1,1 point de produit intérieur brut (PIB), soit 28,7 milliards - et plus de 74 milliards en un semestre - pour atteindre les 2.023,7 milliards d’euros. 

La gauche n'assume rien


Le gouvernement assure qu'il a hérité cette situation d’emballement de la dette. Après avoir nié l'état de crises économique et financière depuis 2007 qui a nécessité un soutien massif de l'économie en péril par la dette (passée de 930 à 1.860 milliards d’euros entre 2002 et 2012, dont 600 milliards entre 2007 et 2012), et sans aucune considération de la qualité de l'affectation, le ministère des Finances omet de signaler que les deux gouvernements concernés de Hollande ont mis toute leur énergie à détricoter les mesures prises, ont rendu caduc l'effort entrepris et ont gaspillé les milliards engagés.
br>Le pouvoir continue de se féliciter de ses coups d'épée dans l'eau
"La politique menée par (l’actuel) gouvernement, qui repose à la fois sur un assainissement des finances publiques avec un programme d’économies et sur une stratégie de croissance avec le CICE [préfinancé depuis 2013] et le Pacte de responsabilité [qui ne convainc pas, sauf a branche chimie: une sur cinquante], doit permettre de stopper la croissance de la dette", annonce Bercy, comme il a annoncé un redressement de la courbe de l'emploi pour décembre 2013 et continue à être le seul à la voir venir.
"La France bénéficie ainsi de la confiance des investisseurs, ce qui permet à l’Etat mais aussi aux entreprises et aux particuliers d’emprunter à des taux très bas", insiste le ministère. 

Ce record équivaut à 50 ans de recettes d'impôt sur le revenu

Le coût de la dette publique ne cesse donc d'augmenter.
Mais les jeunes et les générations à venir sont la priorité des priorités de Hollande...


vendredi 13 septembre 2013

Hollande n'arrête pas de tripatouiller le budget 2014

Il serait temps de savoir où on va !

Le "capitaine de pédalo" s'est félicité du projet de budget pour 2014: il fallait s'en douter!
Il a été conçu pour "ne pas obérer la croissance", a raconté Najat Vallaud-Belkacem, mercredi 11 septembre, à la sortie du Conseil des ministres.
"Le président de la République a commenté cette communication (du Premier ministre) en se félicitant de ce que la légère amélioration de la situation économique [européenne], d'une part, et les efforts inédits en économie sur les dépenses d'autre part (15 milliards d'euros) ont permis de limiter le recours aux prélèvements obligatoires", les impôts, donc, a ajouté la porte-parole du gouvernement, en dépit du constat des Français au vu de leurs avis d'imposition.
"Notre responsabilité, a-t-il espéré, c'est de faire en sorte que l'éclaircie se confirme", a poursuivi la Voix de son Maître, citant le chef de l'Etat.

Celui-ci a souligné que les mesures prises dans le cadre de ce budget "visent, tout en poursuivant l'objectif de réduction des déficits publics à ne pas obérer la croissance". "C'est la raison pour laquelle nous maîtrisons les prélèvements obligatoires à la fois sur les entreprises et les ménages pour assurer la compétitivité des premières et pour permettre à la demande intérieure de repartir", a-t-il affirmé, selon la porte-parole.

François Hollande s'est aussi "félicité de la réindexation du barème de l'impôt et du mécanisme de décote annoncés par le Premier ministre qui permettra aux ménages les plus fragiles de retrouver du pouvoir d'achat", a-t-elle poursuivi. Les classes moyennes les plus exposées feront comme elles pourront.

"Enfin le président a salué le fait que nous confirmions l'introduction d'une fiscalité écologique avec un équilibre global entre ce qui doit augmenter et ce qui doit baisser, et donc pas d'augmentation des impôts au global", a-t-elle prétendu à la surprise des écolos radicaux (EELV) du gouvernement.

Année des municipales: 15 milliards d'économies ?

Un peu plus tôt, Jean-Marc Ayrault a annoncé que
le PROJET de budget 2014 va PREVOIR des économies d'un montant "sans précédent" de 15 milliards d'euros. Le Premier ministre s'est une nouvelle fois abandonné au commentaire: "il était important pour les Français de dire exactement ce que le gouvernement veut faire (...), tout faire pour consolider la croissance". "C'est un budget pour le redémarrage de l'emploi, c'est la bataille centrale", a-t-il martelé, en guise d'éléments de langage à destination de l'AFP chargée de la diffusion de la bonne parole.

Jean-Marc Ayrault a outre confirmé qu'il n'y a pas d'augmentation de la CSG ni de la TVA: ces hausses ont déjà  été prévues à partir du 1er janvier 2014 pour financer le crédit d'impôt compétitivité en faveur des entreprises. 

Il a aussi pensé pouvoir garantir qu'il n'y aura "pas d'augmentation du coût du travail". Au contraire, "la baisse se poursuit", a-t-il estimé.

Décote pour les plus modestes sur l'impôt sur le revenu
Le Premier ministre a rappelé que le gouvernement avait décidé "de réindexer" le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ce qui "évitera à des personnes d'entrer dans l'impôt sur le revenu", c'est-à-dire de devenir imposables. Voulant "aller plus loin", le Premier ministre a annoncé dans la cour de l'Elysée "une mesure de pouvoir d'achat qui est très importante", consistant à "faire en sorte qu'il y ait une décote qui permettra aux salaires les plus modestes mais aussi aux retraités les plus modestes" de ne pas être imposés.

Le projet de budget comporte aussi, a-t-il précisé, "d'autres mesures de justice, de pouvoir d'achat" comme "l'augmentation des bourses" pour les étudiants, à la fois sur le montant et "le nombre" de bénéficiaires.

Les principaux points du projet : 

• Prévisions de croissance : Pierre Moscovici a confirmé la prévision de croissance française à 0,1% pour 2013 et abaissé à 0,9% contre 1,2% le chiffre attendu pour 2014. Lors de la présentation du programme de stabilité en avril, le gouvernement français avait annoncé tabler sur une croissance de 1,2% du produit intérieur brut pour l'année prochaine.

• Déficit public : Pierre Moscovici a annoncé que le déficit public de la France s'établirait à 4,1% du produit intérieur brut cette année, puis 3,6% en 2014, mais maintenu l'engagement d'un retour sous les 3% fin 2015. La précédente prévision de la France était d'un déficit de 3,7% cette année, descendant à 2,9% l'an prochain.

• Pression fiscale : La pression fiscale supplémentaire sera réduite à 3 milliards d'euros l'an prochain, soit moitié moins qu'envisagé initialement, a annoncé Bernard Cazeneuve. Il n'y aura pas de hausses de prélèvements sur les entreprises et aucune hausse non plus pour les ménages hors le relèvement prévu de la TVA.

• Energies : 
- "Une composante carbone" va être introduite dans la taxe sur les carburants dans la loi de finances 2014, a indiqué le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Philippe Martin.

- Philippe Martin a affirmé mercredi que ses propos en conférence de presse indiquant que l'avantage fiscal du gazole (diesel) restera inchangé avaient été mal compris, la décision n'ayant pas été prise selon lui.
"Je ne cautionne pas que je ferme la porte à une hausse du diesel ou que l'avantage fiscal sera maintenu, je ne le sais pas et je ne le dis pas", a-t-il déclaré, affirmant que la question de la fiscalité du gazole n'a pas encore fait l'objet d'"un arbitrage particulier".

- Un projet de loi sur la transition énergétique sera présenté au printemps 2014 et voté "au mieux" avant fin 2014, selon Philippe Martin.

• Niches fiscales : Suppression de deux niches fiscales qui bénéficiaient d'une part aux parents d'enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur et d'autre part à certains salariés titulaires d'une assurance complémentaire santé. La suppression de l'abattement forfaitaire relatif à la scolarisation rapporterait 450 millions d'euros, selon Alain Vidalies, ministre délégué aux Relations avec le Parlement.

• Impôt sur le revenu : Le gouvernement a décidé "de réindexer" le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ce qui "évitera à des personnes d'entrer dans l'impôt sur le revenu", c'est-à-dire de devenir imposables. Voulant "aller plus loin", le Premier ministre a annoncé dans la cour de l'Elysée "une mesure de pouvoir d'achat qui est très importante", consistant à "faire en sorte qu'il y ait une décote qui permettra aux salaires les plus modestes mais aussi aux retraités les plus modestes" de ne pas être imposés. Le montant de cette décote sera dans le débat parlementaire.

• Impôt sur les sociétés : Le gouvernement ne réduira pas l'impôt sur les sociétés dans le projet de budget 2014, comme le patronat l'avait plaidé.

VOIR et ENTENDRE le coup de projecteur de Nicolas Doze sur le budget de 2014:

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze sur la nouvelle orientation dévoilée par le gouvernement concernant le budget 2014:




dimanche 11 août 2013

Le funambule de Bercy fait osciller la croissance entre + ou - 0,1%

Moscovici fait l'annonce d'une baisse, puis se ravise !

Le ministre de l'Economie espère désormais un PIB entre -0,1% et + 0,1%
 en 2013

Mais le Pierrot affirme pourtant que l'économie française est bien sortie de la récession. 
Cette année, la croissance sera faible voire étale: le produit intérieur brut (PIB) pourrait hésiter entre -0,1% et +0,1% cette année, ce qui implique que l'économie aborderait 2014 sans aucun élan.. 
Or, le gouvernement faisait miroiter une prévision de modeste croissance de l'ordre de 0,1% de l'économie du pays en 2013. Interrogé par le quotidien Nice Matin, l'illusionniste commentait: "L'économie française est sortie de la récession et elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d'emplois."

Eric Woerth, ancien ministre UMP du Budget, n'a tardé à réagir de façon ironique samedi sur i>Télé,  estimant que Pierre Moscovici doit souffrir d'"une légère insolation" pour avoir annoncé en même temps une révision à la baisse de la prévision de croissance et la fin de la récession.

Moscovici s'est ensuite ravisé, en certifiant qu'il n'a "pas révisé la prévision de croissance."

La girouette du ministère de l'Economie a démenti sur RTL les propos qu'il a tenus à Nice Matin
(lien)
Ses chiffres, explique-t-il, ne faisaient en fait référence qu'à des "tendances" générales, et ne reflétaient pas sa propre pensée ni celle du gouvernement. 
Les chiffres de prévision de croissance entre moins 0,1 et plus 0,1% "sont des chiffres totalement dans le domaine public: ce sont les chiffres de l'INSEE", s'est-il justifé, s'inscrivant en faux contre "le consensus des instituts de conjoncture", seul contre tous.

Lundi, le FMI avait en outre estimé que la France devrait ralentir son rythme de réduction du déficit public (et de fiscalisation) et accélérer ses réformes structurelles, afin de soutenir une reprise économique encore "hésitante"
Le FMI prévoit que la France termine l'année 2013 avec un déficit de 3,9% du PIB, contre 4,8% en 2012.

Cerise sur le gâteau et nez rouge sur le ministre,
 "c'est une simplification qui ne trahit pas ..." "Qui ne traduit pas ma propre pensée", s'est-il repris: un lapsus révélateur, comme on dit.
Qu'il prenne du repos. Un long repos.
Mieux, qu'il démissionne !

lundi 1 avril 2013

Revalorisation des retraites: le compte n'y est pas !

Le pouvoir d'achat des retraités pénalisé par l'inflation

Coup de pouce de 1,3% aux retraites, le 1er avril

Selon les chiffres de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, la France comptait fin 2012 plus de 13 millions de retraités au régime général. En moyenne âgés de 73 ans, ils touchent 665 euros bruts (hors retraites complémentaires).

Le gouvernement français a révisé mardi à la baisse sa prévision d'inflation (hors tabac) pour 2013, de 1,75% à 1,2%. Il a donc annoncé la revalorisation des pensions de retraites de 1,3%.

La Commission économique de la Nation a pris en compte les prévisions de l'inflation en 2013. Ces nouveaux chiffres ont amené Bercy, "en ligne avec le consensus des économistes," à réduire l'écart qui en se creusant augmente la précarité des senoirs

La revalorisation des pensions de retraite des régimes de sécurité sociale tient compte de l'avis des experts. Le gouvernement a toutefois ajouté une correction concernant l'inflation pour 2012. "A la prévision d'inflation hors tabac pour 2013, doit être ajouté l'écart entre l'inflation constatée en 2012 (+1,9%) et la prévision initiale pour 2012 (+1,8%)", précise le ministère.

Cette prédiction volontariste est à prendre  avec des pincettes

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance en zone euro pour 2013 et 2014, selon des chiffres présentés par son président, Mario Draghi.
"Les pressions inflationnistes devraient rester contenues sur le moyen terme" ce qui va permettre à la BCE de maintenir sa politique monétaire "accommodante", a estimé M. Draghi, le 7 mars dernier. Mais pour combien de temps, si le pire reste à venir.

Le gouvernement assure pouvoir tenir les objectifs des prévisionnistes de la BCE. 

Le mandat de stabilité des prix de la BCE stipule qu'elle doit veiller à maintenir l'inflation à un niveau proche mais inférieur à 2% à moyen terme

Les régimes complémentaires en-deça de l'inflation

Les pensions des régimes complémentaires des cadres du privé, Agirc (retraites complémentaires ) et Arrco (tous les salariés du privé), ne suivront pas celles de plus de 15 millions de retraités  exactement revalorisées en fonction de l'inflation.

Ces pensions complémentaires seront en effet revalorisées moins que l'inflation à partir du 1er avril
, et pendant trois ans, en vertu d'un accord entre les partenaires sociaux qui gèrent ces régimes.  

Dans le même temps, les classes moyennes devront subir le poids de la fiscalisation que le gouvernement socialo-écolo fait s'abattre sur elles de toutes part.

Le gouvernement, engagé dans une réforme du régime général de retraite pour 2013, avait envisagé d'appliquer cette sous-indexation au régime général
mais le ministre du Travail Michel Sapin a récemment estimé qu'il serait "très difficile" de demander une nouvelle contribution aux retraités.

Trois régimes de retraites complémentaires ont déjà imposé des mesures drastiques à leurs affiliés

Parmi la trentaine de régimes qui coexistent en France, celui des médecins n'a rien vu venir pour éviter la faillite pure et simple. Ils ont dû s'infliger des baisses progressives de 10% à 15% de leurs pensions depuis juillet 2012. C'était la seule alternative à la faillite du régime, qui leur verse 40% en moyenne de leurs pensions.

Les artisans tentent aussi de limiter les dégâts. Ils ont pris la décision de serrer les boulons. "Pour redresser le régime en urgence, les artisans ont donc décidé en 2008 de pénaliser, lors des revalorisations annuelles des pensions, ceux qui ont acquis des droits à la retraite à très bon compte", raconte Bruno Chrétien.

Les architectes anticipent
. Architectes, ingénieurs et conseils ont pour leur part agi à temps pour ne pas avoir à s'attaquer directement aux pensions de leurs seniors. Ils ont toutefois dû augmenter drastiquement (+13% !) la valeur des points de retraite au 1er janvier 2013. En d'autres termes, cela revient à cotiser plus aujourd'hui pour recevoir autant demain.


La nouvelle taxe sur les pensions de retraites entre aussi en vigueur le 1er avril !

Cette contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) est due sur les pensions de retraite
versées par tous les régimes de retraite obligatoires – régimes de base et complémentaires – du privé comme du public; ainsi que sur les pensions d’invalidité.

Au taux de 0,3%, la nouvelle contribution est calculée sur le montant brut de vos pensions. Elle va représenter 4,5 euros pour une retraite moyenne de 1.500 euros

Instaurée l'automne dernier dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale, elle est appelée à augmenter. 

Les retraités n'échappent pas au choc fiscal
Elle vient s’ajouter à la CSG au taux de 6,6% et à la CRDS de 0,5 %. Au total, ce sont donc 7,4 % qui seront désormais prélevés directement par vos caisses de retraite sur le montant de vos pensions.

Cette "revalorisation" de 1,3% aux retraites est donc un vrai poisson d'avril.  


Ce 1er avril 2013 sonne la paupérisation des personnes âgées


2011, la gauche dramatise;
2012, la gauche s'accommode...
Outre cette nouvelle taxe occultée par la presse et la hausse minimale de leur pension complémentaire claironnée par les media, la hausse annuelle  de la pension de base du régime général au 1er avril ne fait pas suffisamment le poids pour contrebalancer l'inflation, même faible (1% observé en France sur un an en février).

En octobre 2011, la gauche protestait contre le report de la réforme de la dépendance et les mesures gouvernementales de réduction des déficits publics.
Les manifestants avaient reçu le soutien des socialistes: ils avaient dénoncé la situation des Français au chômage et en fin de droits qui ne peuvent accéder à la retraite et avaient rappelé leur attachement à la retraite à 60 ans.  Sa Cynique Majesté Royal et Arnaud Montebourg promettaient un rétablissement de la retraite à 60 ans et le candidat Hollande ne désapprouvait pas, mais le président François en est aujourd'hui à 62 ans par le biais d'une augmentation de "la durée de cotisation" des retraites ...lorsque "l'espérance de vie s'allongera"
Les pensions de retraites ont été revalorisées de 2,1% au 1er avril 2012, alors que le gouvernement Fillon tablait ur une inflation à 1,8% en 2012. La presse hostile avait suggéré que la question des retraites faisait partie des sujets de la campagne présidentielle... Quoi qu'ils en disent, le minimum vieillesse a progressé de 25% ces cinq dernières années, maisson niveau reste inférieur au seuil de pauvreté.

La perte de pouvoir d'achat ne se limitera pas à 2013.

La sous-indexation des retraites complémentaires durera trois ans et "ce sera pire encore en 2014", estime Danièle Karniewicz, Mme Retraite de la CGC, qui n'a pas signé l'accord Agirc-Arrco. Les pensions seront encore moins revalorisées que cette année, de surcroît sur une base déjà entamée par la sous-indexation de ce 1er avril.

De plus, le gouvernement pourrait suivre l'exemple des partenaires sociaux sur le régime général. François Hollande l'a dit lui-même jeudi soir sur France 2: l'indexation des pensions  - lire leur 'désindexation' - sera sur la table lors de la réforme des régimes de retraite
Toutefois, ce levier est à manier avec précaution, prévient Antoine Bozio, économiste et directeur de l'Institut des politiques publiques: "Certes, il est justifié de partager le fardeau entre actifs et retraités pour régler le déficit des régimes lié à la crise. Toutefois, utiliser la désindexation pour résorber le problème global des retraites, qui est d'ordre démographique, serait une erreur. En effet, en croyant résoudre un problème aujourd'hui, on en créerait un autre pour demain: la paupérisation des âgés."  


samedi 23 février 2013

Hollande en est à négocier avec l'UE un délai pour ses déficits

Avec une croissance quasi-nulle, Hollande ajoute l'austérité à la récession  


La France devrait enregistrer une croissance quasi-nulle en 2013
Bruxelles a annoncé vendredi une croissance du PIB de seulement 0 à 0,1%. 
La Commission européenne, qui tablait sur une croissance de 0,4%, est revenue sur ses prévisions mercredi soir sur RTL. Elle contredit en outre également l'objectif  d'une croissance de 0,8% du PIB affiché par le gouvernement français dans le budget.
Par conséquent,
l'Etat français sera incapable de tenir l'objectif d'un déficit public de 3%. La Commission calcule que le déficit s'établira à 3,6% en 2013. Ce qui laisse entendre qu'un effort supplémentaire sera demandé par Bruxelles aux Français pour au moins descendre en-dessous de 3,5%.

La France est contrainte d'entamer des discussions avec ses partenaires de  la Commission européenne et pour obtenir un report à 2014 de l'objectif de baisse des déficits publics sur lequel elle s'était engagée pour 2013, après une forte révision en baisse de ses perspectives économiques.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a annoncé que la Commission détaillera les économies qu'elle nous impose pour réduire ces déficits à 3% du PIB l'an prochain, là où Bruxelles les anticipe dorénavant à 3,9% après 3,7% en 2013.
En confirmant qu'il ne prévoit plus qu'une croissance de 0,1% de l'économie française en 2013,  le commissaire aux Affaires économiques et monétaires a en effet laissé la porte ouverte à un tel report d'un an de l'objectif des 3%.

Le Finlandais Olli Rehn met deux conditions.
Première condition: que les prévisions économiques de printemps de la Commission, attendues en mai, confirment qu'il n'y aura pas d'embellie conjoncturelle et que l'ajustement "structurel" des finances publiques françaises dépassera 1% par an en moyenne sur la période 2010-2013, ce qui est le cas pour l'instant.

Seconde condition: que la France présente des mesures "adéquates et convaincantes" dans le programme de stabilité qu'elle remettra à l'Union européenne en avril à l'appui de ses engagements.

Alors que les responsables français ont prétendu à plusieurs reprises exclure d' "ajouter de l'austérité à la récession" en 2013, marquée par un effort budgétaire prévu à 38 milliards d'euros, Pierre Moscovici a salué l'approche "intelligente, équilibrée" de la Commission.

L'AFP recommande aux media de positiver

Moscovici s'est félicité que l'U.E. ait ménagé la France en assurant avoir décelé  des efforts pour réduire ses déficits structurels de 4,1 points de PIB entre 2010 et 2013: hommage tardif à la droite !

Pour 2013, "nous allons poursuivre le dialogue avec le commissaire Rehn et avec nos partenaires européens pour que ce report (d'un an) aujourd'hui déclaré possible devienne effectif", a dit le ministre de l'Economie devant la presse.
"Dans le contexte actuel, il est indispensable que nous puissions laisser jouer les stabilisateurs automatiques pour soutenir l'activité", a-t-il ajouté.

Pourtant, il a répété qu'il n'est pas pour autant "question de relâcher l'effort structurel" et que l'objectif d'un équilibre du budget de l'Etat en 2017 dvient plus que jamais vital.
"Cela impliquera tout au long de cette année et au-delà une stricte maîtrise des dépenses publiques", a-t-il indiqué. Est-ce à dire que le gouvernement Ayrault va reprendre le cadeau du jour de carence qu'il vient de faire aux fonctionnaires pour les amadouer ?

Le "surgel" des crédits d'Etat pèsera encore sur les collectivités territoriales comme sur l'ensemble de l'économie et le programme de stabilité présenté au Parlement mi-avril "documentera les mesures qui permettront d'atteindre l'objectif" de 3% de déficits en 2014.

Le flagorneur danois a néanmoins pressé Paris d'aller plus loin, plus vite, plus fort 

Hollande aussi nous aime:
il veut nous dévorer tout cru !
Au vu des distributions de crédits et des créations de postes, les risques posés par un taux d'endettement public supérieur à 90% sont extrêmement préoccupants

Et les retraités sont en première ligne pour passer au pain sec: la nécessité d'une réforme du système des retraites semble ineluctable pour assurer sa viabilité à long terme. Bientôt de la viande de senior dans les lasagnes ? On achève bien les chevaux !
Le gouvernement vient de sauter sur cette possibilité pour décider le lancement d'une consultation prochaine sur le sujet. 

Hollande veut également faire des économies sur les allocations familiales ou les aides aux entreprises et informé les collectivités locales d'une baisse des concours financiers de l'Etat.

L'exécutif recherche encore d'autres moyens de faire des économies   pour enfin consolider les finances publiques à partir de 2014, a rappelé Pierre Moscovici.
Le montant des économies prévues dans la loi de programmation pluriannuelle des finances publiques - 60 milliards d'euros - est donc maintenu, semblant ainsi annoncer d'autres tours de vis.

Mais Moscovici affiche une sorte d'optimisme
Quand va-t-il cesser de se payer notre tête ?
Il est convenu de dire que la politique du gouvernement en matière de soutien à l'emploi et aux entreprises portera  ses fruits et que "la réalisation, et non pas la prévision, en termes de croissance sera supérieure à 0,1%" en 2013. Mais en termes de crédibilité du pouvoir, les Français n'ont plus besoin qu'on leur fasse un dessin.

Sa crédibilité est aussi en jeu vis-à-vis des marchés, a-t-il souligné, et chacun peut constater que Montebourg fait des merveilles sur ce créneau... Et, sans parles des francs-tireurs Verts au sein du gouvernement, pour la paix sociale, l'emploi et la compétitivité, il dispose d'un allié de confiance avec la CGT  ! 

mardi 19 février 2013

Fabius prend rang pour la succession à Ayrault

Sur la croissance, Le Maire dénonce "l'amateurisme" du gouvernement

Rivalités au sein de la pétaudière gouvernementale


Les crânes d'oeufs, 
Fabius et Moscovici,
à deux doigts 
de faire une omelette: 
mauvais présage pour les 
contrats de génération...

Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Zayrault se mêle d'économie
Laurent Fabius, qui a annoncé une baisse des prévisions de croissance du PIB pour 2013,  s'est fait recadrer: piqué au vif, Moscovici a fait publier une mise au point de Bercy, selon qui rien n'est "encore arrêté".
En affirmant mardi que la prévision gouvernementale de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2013 va être abaissée sans doute aux alentours de +0,2% ou +0,3%, non seulement Lolo Fabius empiète bien peu diplomatiquement sur le terrain de Pierre Moscovici, mais il nuit à Ayrault qui, de l'avis des experts, ne pourra pas tenir cet objectif.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze dénoncer un gouvernement qui se shoote à l'EPO de la dépense publique:

Le ministère des Finances a ensuite assuré que la nouvelle prévision de croissance pour 2013 n'était "pas encore arrêtée".

Les ministres tirent à hue et à dia, selon l'opposition 
Bruno Le Maire a dénoncé mardi l'"amateurisme du gouvernement" 
"Il y a un amateurisme complet du gouvernement sur tous les sujets", a souligné le député de l'Eure UMP et ancien ministre apprécié de l'Agriculture sur BFMTV, à propos de cette intervention déplacée."Alors, Laurent Fabius est maintenant à la fois ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Economie, cela fera plaisir à M. Moscovici. Et on a des chiffres qui sont brouillons et contradictoires", a-t-il ajouté.
Valérie Pécresse se dit également accablée
C'est "absolument fabuleux que le ministre des Affaires étrangères remplace le Premier ministre pour annoncer quelque chose d'aussi important que les objectifs de croissance du gouvernement". 
Est-ce l'annonce d'une prochaine vacance du pouvoir à Matignon ?
"C'est du jamais vu et cela montre que vraiment le gouvernement marche sur la tête. Je le dis d'autant plus que Michel Sapin [locataire du ministère du Travail] m'avait -dans les yeux- dit que ces prévisions à 0,8% de croissance étaient maintenues", a ajouté la député UMP des Yvelines, sur la même chaîne d'information.

dimanche 17 février 2013

Ministre, Duflot conteste la politique d'austérité de Hollande

Cécile Duflot réclame moins d'austérité !


La ministre altermondialiste prend la tête de la contestation au sein du gouvernement

L'écologiste réclame moins de rigueur pour mener sa politique, à la veille d'un comité interministériel sur la politique de la ville.
"La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses", affirme Cécile Duflot, ministre sonore, mais transparente de l'Egalité des territoires et du Logement, dans le Journal du dimanche (JDD) qui, dans un vieux réflexe populiste, n'a pas idée de ce que pèse la fiscalité discriminatoire sur les foyers même les plus "normaux".

Pour l'ancienne secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), "personne ne peut croire que de l'austérité naîtra le retour des temps meilleurs." "Il y a aussi une nécessité d'investissements. Les deux doivent aller de pair", assure celle dont le seul investissement personnel dans le logement se résume à la menace d'expulsions des propriétaires d'appartements vides.

La pistonnée de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry plaide pour des investissements "justes et de longue durée", dans le logement, dans les services publics et dans les transports, comme le Grand Paris Express.
"Il serait dangereux que la puissance publique abandonne ses responsabilités", prévient-le chat  Verts  noir du gouvernement.

L'ancienne patronne des Verts dit tout haut ce que nombre de ministres pensent tout bas

Selon le JDD, l'arriviste candidate possible à la mairie de Paris serait représentative d'un gouvernement  "traversé par un profond débat sur la politique économique".

=> Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a en effet adressé une lettre à tous les ministres leur demandant de trouver de nouvelles économies et de rendre leurs administrations plus efficaces.


=> Zayrault a fini par reconnaître que la France ne respectera pas son objectif de réduction des déficits à 3% du PIB cette année.Lien PaSiDupes - " Hollande doit en rabattre sur ses prévisions de croissance ": un état de l'économie a faire peur

=> Dimanche  au Grand Rendez-vous Europe 1/i>TELE/Le Parisien, le premier président de la Cour des Comptes a en revanche estimé que personne ne doit "être à l'écart de l'effort."

A la différence des francs-tireurs Verts du gouvernement, Didier Migaud met l'état des finances de la France sur le compte d'une "accoutumance à la dépense publique", mais veut cependant croire que "des économies sont possibles sans remettre en cause ce qu'on appelle le modèle social français".Lien PaSiDupes - " Hollande ne peut plus rêver d'atteindre 3% de déficit en France fin 2013 : Cour des comptes: la France a peu de chances de ramener son déficit public à 3% du PIB cette année

samedi 16 février 2013

Croissance nulle : Hollande ne peut plus faire le malin

L'opposition fustige les bornés du gouvernement

Deux billes de clowns
 "normales" de l'exécutif
Le rapport de la Cour des comptes avait déjà condamné les prévisions trop "optimistes" de l'équipe de Jean-Marc Ayrault en terme de réduction du déficit, l'INSEE donne maintenant le coup de grâce à Hollande en révélant que la croissance a reculé de 0,3 % au quatrième trimestre 2012.


En novembre 2012, Michel Sapin soutenait contre tous:  "Oui" les prévisions de croissance sont tenables ! "




VOIR et ENTENDRE ce pauvre Sapin, ministre du Travail de Hollande, sur le sujet :


Fin décembre, Ayrault maintenait ses prévisions de croissance, alors que le Fonds monétaire international exprimait son scepticisme sur la capacité de la France à tenir ses objectifs de croissance et de réduction du déficit budgétaire.


En janvier 2013, au PS, Jean-Marc Germain, secrétaire national au travail et à l’emploi, écrivait: "Pour l'emploi, la croissance et le redressement économique, la mobilisation doit être générale. Le Parti socialiste y prendra toute sa part pour atteindre l’objectif fixé par le Président de la République d’inverser de la courbe du chômage avant la fin de l’année."

Le 18 janvier, les brillants cireurs de pompes de Slate restaient confiants et titraient: 
"Politique économique: et si Hollande et Ayrault n'avaient pas tout faux ? " Lien


L'opposition n'a pas manqué de souligner le bien-fondé de ses craintes:

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Fillon tacle Ayrault sur l'abandon de l'objectif d'un déficit à 3%