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mardi 4 décembre 2018

Pendant l'insurrection, Brigitte Macron change moquettes et rideaux de l'Elysée

La momie de l'Elysée n'y voit aucune provocation...

La légèreté de l'anorexique fait gronder les manants


Nemo, le chien du président, a ruiné les moquettes de l'Elysée

Denormandie glousse parmi les courtisans 

Frivole Marie-Antoinette, Brigitte Macron change les moquettes et les rideaux de l'Elysée. Et même un peu plus, après avoir  déjà changé la vaisselle.

La retraitée a du temps libre et tue l'ennui en dépensant l'argent public

Croyez-vous qu'elle se consacre à ses bonnes oeuvres, quand elle n'est pas en voyage, sautant d'avion en avion et de continent en continent, sans produire de CO2 et alourdir la facture écologique ? 
La sexagénaire veut donner un coup de jeune à l’Elysée ! Les travaux ont débuté le 22 novembre, entre deux mobilisations de Gilets jaunes qui sont venus à Paris hurler leur colère sous le poids des taxes qui les accablent. Mais le palais est bien isolé et le couple a décidé de profiter de sa position dominante. 

La dépense engagée s'élève à 500.000 euros - en attendant de combler la dette publique - et fait grincer des dents dans le contexte de révolte populaire sous ses fenêtres, puisqu'il est demandé toujours plus d'efforts aux Smicards.


Les horloges de l'Elysée ne doivent pas tourner rond, car
la locataire par alliance du président par défaut ne maîtrise pas son agenda : le grand âge la pousse à agir sans délai, avant qu'il ne soit trop tard, mais le moment de la rénovation du château est aussi mal choisi que les hausses de taxes sur le petit peuple : tabac, CSG, permis de conduire, gaz, électricité ou carburants. La pression fiscale a augmenté de 22% pour les plus pauvres, depuis janvier 2018;

Des travaux commencés à l’Elysée le 22 novembre dernier doivent durer jusqu’au 15 janvier prochain. 

Un pompier devant des voitures en feu, lors des manifestations des « gilets jaunes », samedi 1er décembre à Paris.

Rien ne doit entraver le prince, ni la décence et la compassion requises quand des  sacrifices sont imposés aux plus défavorisés et que la grogne sociale prend de l’ampleur en France, dans les rues en feu. La rénovation des lieux a été annoncée de longue date et c'est comme les mesures annoncées pendant la campagne présidentielle.

Dès septembre, l’exécutif a fait savoir que le couple Macron ne se souffre plus sous les ors de la République : ils ne sont plus aux normes environnementales, pensez-vous ? Eh bien, non! La frivole Brigitte veut rafraîchir cette résidence présidentielle.  
Le Figaro explique que la moquette, les rideaux, les tentures et l’assise des sièges vont être changés. Un chantier qui mobilise 120 personnes. Coût estimé : 500.000 euros. Et c’est là que le bât blesse. Le coût n’a jamais été caché par l’Elysée, qui avait assuré que les travaux seraient financés en partie par la vente des produits dérivés, raillés lors de leur présentation il y a quelques mois. La salle des fêtes de l'Elysée, le jardin d'hiver, le salon Napoléon III - plus de 1000 mètres carrés au sein du palais - seront fermés pour restauration.

Mais sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent face à ce que certains qualifient de "travaux de décoration" et leur coût,
alors que la baisse du pouvoir d’achat est l’un des problèmes pointés par les "gilets jaunes".


Brigitte impose le 'style Trogneux'



Vu son look de "cagole péroxydée" épinglé par la presse britannique, il y a tout à craindre.
A-t-elle pensé au successeur et aux frais qu'il va devoir à nouveau engager pour réparer les dégâts ?


Pas de quoi perturber Brigitte Macron, qui justifie ces travaux dans les colonnes du Monde daté du 30 novembre dernier. "On avait l’impression que l’Elysée était devenu une forteresse qui se protégeait de l’extérieur, avait-elle pressenti, à la veille de l'insurrection sociale qui a embrasé Paris, tandis que l'Elysée était protégé par l'essentiel des forces de l'ordre mobilisées.


On va alléger, épurer. Il faut que la lumière entre", justifie la locataire, pour encore trois ans et demi, si tout se passe bien. Le Monde estime que "les changements sont déjà visibles", citant des tapis, des chaises, des bureaux, des tapisseries ou des tableaux qui ont été déplacés, rendus aux différents organismes responsables de leur conservation, ou qui sont "tout simplement" arrivés, tout seuls, pour embellir l’Elysée.

Le Monde fait valoir que de nombreux éléments sont seulement prêtés au couple présidentiel, qui a affiché son goût pour l’art moderne de la première moitié du XXe siècle et l’art contemporain. "Le président veut que ce qui se passe à l’extérieur se voit à l’intérieur, que le bâtiment soit de son temps." Au moment où Paris brûle, cette exigence est de très mauvais augure.


Jupiter pense que, si on craint l’art, on ne fera pas bouger la société. C’est très pompidolien", explique au Monde Pierre-Olivier Costa, directeur du cabinet de Brigitte Macron. "Pompidolien" ou pas, ces travaux tombent au plus mauvais des moments…


Macron est-il un déménageur qui s'ignore.
Pour l'heure, il risque de se faire déménager.

vendredi 24 août 2018

Sondage Elabe : Macron meurtri par les doutes sur son efficacité

L'ego surdimensionné de Macron en a pris un coup

Le pessimisme s'impose et le doute s’installe, confirme une enquête Elabe 

Le sentiment d'une majorité nette de Français est étayé par les derniers indicateurs économiques, mal orientés : la croissance économique en berne et le chômage en hausse, le pouvoir d'achat en baisse continue et le déficit public reparti de plus belle, l'insécurité ne peuvent que conforter les inquiétudes. D’autant plus que le chef de l’Etat avait promis une efficacité comme jamais...

Seuls 14% des Français jugent l'action de Macron satisfaisante, après plus d'un an de pouvoir sans partage

C'est sur le terrain de l'efficacité promise que Macron trébuche. L'efficacité devait inspirer sa politique, pour rebooster l'économie, créer un choc de confiance, réduire le chômage, relancer la construction de logements, diminuer les inégalités… 
Ainsi, la réduction des aides sociales ou des aides au logement proclamée par le président, ne visait pas à faire des économies, mais l'efficacité! Même la réduction du nombre de députés a été présentée comme un moyen de gagner en efficacité.

L'efficacité est au cœur du discours du chef de l'Etat et de son identité politique. 
Macron a d'ailleurs cité le mot quinze fois lors de son discours devant le Congrès en juillet dernier. Et, il y a un an dans un entretien fleuve avec Le Point, l'ex-banquier déclarait: "Nous avons tourné la page de trois décennies d'inefficacité pour nous engager sur la voie de la reconstruction". Las ! 
Depuis son arrivée à l'Elysée, il n'a eu de cesse de vanter la culture du résultat, promettant de soumettre ses ministres à des évaluations chaque année, voulant même transformer le Parlement en un vrai organe de contrôle et d'évaluation. Par souci d'efficacité. Toute son action se justifie par la promesse de résultats concrets. Finis l'idéologie, les grands desseins, l'ambition du gouvernement, comme l'a répété Edouard Philippe à de nombreuses reprises, est de réparer la machine France.

Macron a besoin de plus de temps que prévu...

Quinze mois après son élection sur la base de 24% au premier tour,
les chiffres de cette rentrée ne sont guère porteurs : les indicateurs économiques condamnent la politique d'efficacité dont il nous a rebattu les oreilles. 

La croissance est plus faible que prévue en 2019, 1,7% et non les 1,9 promis, inférieure à celle de nos voisins européens, impactant gravement l'équilibre des finances publiques, singulièrement le pouvoir d'achat. Le chômage ne baisse que si les analystes ne valorisent que la catégorie la moins négative du moment, en fonction de la période de référence considérée et en excluant l'Outre-mer. 

L'inflation pointe son nez, mettant à mal l'espoir d'un pouvoir d'achat juste, singulièrement pour les retraités, cibles constamment visées. 

Le commerce extérieur est toujours aussi peu compétitif.

La construction de logements ne tient pas ses promesses. 

La machine Parcoursup régurgite des milliers de lyséens, un étudiant sur cinq n'a toujours pas d‘affectation… 

Et la perception qu'ont les Français de l'action du gouvernement est désormais très négative
 
Selon une enquête Elabe, seulement 6% des sondés estiment que la politique de l'exécutif améliore leur situation personnelle et 16% la situation du pays. 

Seulement 14% jugent son action efficace !
Un seul Français sur trois (34% des Français, soit +6 points par rapport au mois de juillet) garde patience. Les réformes structurelles engagées par le chef de l'Etat n'auront d'effets qu'à long terme. Or, ce n'est que l'accumulation de réformes qui peut transformer le pays en profondeur. 

Le chef de l'Etat arrive à la date-butoir qu'il s'était fixée. 
Lui-même avait parlé de résultats au bout de dix-huit mois, décembre 2018. "La France is back", s'exaltait-il à Davos, en janvier dernier, après huit mois. Slogan repris en écho par Edouard Philippe lors de son déplacement dans les Emirats.
Mais, près de deux fois huit mois plus tard, la France de Macron est encore à la traîne, en matière de croissance, de chômage, de déficits, de pression fiscale…. 

Ces mauvais chiffres mettent en cause la crédibilité du prétentieux. 
Pourquoi son soutien fiscal accordé aux entreprises et aux plus riches n'a pas eu l'effet attendu en matière de dynamisme économique? Pourquoi, en dépit des réformes El Khomri, puis Pénicaud, le chômage est-il toujours aussi élevé? Pourquoi certaines professions connaissent-elles une telle pénurie de main d'œuvre? 
Emmanuel Macron a-t-il actionné les bons leviers ? La suppression du statut de la SNCF était-elle la priorité? Ne fallait-il pas être plus volontariste en matière de baisse de la dépense publique? Sa méthode autoritaire et son Assemblée nationale servile ont fait comprendre aux Français qu'ils avaient misé sur le mauvais cheval, toque dorée et casaque argentée, singulièrement depuis les ordonnances pour imposer la réforme du Travail ou lors de sa réforme du statut des cheminots, sans concertation, ni dialogue.  

Macron va avoir la rentrée mouvementée qu'il a cherchée

L'illusion créée par la jeunesse de ce nouveau venu, vierge de tout passé clairement impliqué dans les turpitudes publiques passées, n'a pas fait long feu
Rapidement, la principale faiblesse de l'ex-banquier a été son image de "président des riches". Cette réalité lui colle à la peau, comme les sparadraps de l'affaire Benalla, comme le dilettantisme du président ou ses insultes aux "gens qui ne sont rien", illettrés" ou "cyniques", et désormais les caprices révélés du couple présidentiel qui a besoin de vaisselle de Sévres ou d'une piscine au fort de Brégançon, sans compter les affaires qui ont discrédité des proches: Ferrand, Bayrou, Schiappa ou Nyssen

Avec l'affaire Benalla, ses pouvoirs et ses privilèges, c'est l'arrogance de sa gouvernance qui a été pointée du doigt. Trop centralisée, trop solitaire, trop opaque, trop arrogante. Lui qui promettait un nouveau monde, horizontal, comme sa campagne En marche! n'a eu de cesse de se camper dans une posture verticale, jupitérienne. "Celui qui sait commander trouve toujours ceux qui doivent obéir," avertit Nietzsche dans "La volonté de puissance"...

Et de gouverner dans le culte du secret, avec une poignée de fidèles et de favoris. Le dérapage d'Alexandre Benalla et la gestion du scandale ont mis à nu un fonctionnement très clanique, très ancien monde.

Désormais donc, selon Elabe, 80% des Français le jugent autoritaire. Ce reproche serait subalterne, si la manière, le ton, le style déplaisants du quadra permettaient d'atteindre à l'efficacité. Et si Macron ne donnait raison à Nietzche qui écrit : "On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie. "
Qu'importerait son culte nietzchéen du "premier de cordée", s'il n'affichait pas le mépris de ses concitoyens dans des petites phrases blessantes opposant ceux qui réussissent à "ceux qui n'existent pas" ou concernant le "pognon dingue" des aides sociales… 

Si Emmanuel Macron réussit à redresser la barre, en mettant sous le boisseau la gauche qui entraîne la France dans une spirale décliniste, et surtout en tenant à distance les populistes, qu'ils soient de gauche ou de droite, à la Die Linke ou à l'italienne, les critiques et les oppositions n'auront pas prise. Mais là, comment accepter de subir un pouvoir autoritaire, une politique jugée socialement injuste, si la situation du pays ne s'améliore pas?

La rentrée s'annonce compliquée. Le chef de l'Etat s'apprête à lancer des réformes difficiles: retraites, chômage, prélèvement à la source, hôpital… Il devra argumenter le bien-fondé de ces réformes. Les justifier et convaincre, ce qui n'est pas gagné, puisqu'il semble avoir renoncé à sa réforme des institutions. 

Ses deux atouts maîtres semblent d'ailleurs éventés. 
En Europe comme en France, son image de leader volontariste est abîmée par les derniers indicateurs économiques, quand l'Espagne et l'Italie font mieux. Les Français conservent l'espoir en son dynamisme et sa sincérité affichés.
Mais les Français cherchent encore l'alternative proposée. Mais cet l'autocrate est le seul véritable acteur apparent et encore est-il ébranlé par ses  propres contre-performances et les doutes des Français, jusqu'à l'intérieur de son mouvement En marche!  
Tout reste à faire. Pire, il doit maintenant détourner une part de son énergie pour le redressement de son empreinte personnelle.  Mais l'arrogant a mis le terrain sens dessus dessous et le chef de l'Etat va devoir changer de ton, de manière. Or, les comportements du couple au fort de Brégançon augurent mal de cette nécessaire mutation. 
Ni les corps intermédiaires décriés, ni les collectivités territoriales malmenées, ni les syndicats en colère ne sont disposés à lui faire crédit.

vendredi 2 juin 2017

Macron refuse toute baisse d'impôt et toute amélioration du pouvoir d'achat

Son premier ministre juge "pas raisonnable" de baisser les impôts "pour tout le monde très vite"

E. Philippe
(juppéiste, ex-LR) renie ses propres choix antérieurs

Philippe ne rase pas gratis :
il tond !
Mettre en place "un dispositif dans lequel on baisse les impôts pour tout le monde très vite, ce ne serait pas raisonnable", a affirmé vendredi le Premier ministre Edouard Philippe, tout en admettant que "la pression fiscale en France est importante".

"Je fais partie de ceux qui pensent que la pression fiscale en France est importante et donc il faut faire attention à ne pas décourager ceux qui travaillent, ceux qui ont des revenus modestes et même au-delà de modestes", a déclaré M. Philippe sur RTL.

Mais "je ne peux pas faire un dispositif dans lequel on baisse les impôts pour tout le monde très vite. Parce que ça ne correspond pas aux engagements pris par le président de la République et parce que ça ne correspond pas à la situation de notre pays", a-t-il ajouté, taclant implicitement la politique du président, quand Macron était conseiller de Hollande à l'Elysée, puis ministre de l'Economie du précédent quinquennat.

"J'aimerais pouvoir dire que l'on va baisser les impôts pour tout le monde. Mais ce ne serait pas raisonnable", a insisté l'ancien maire LR du Havre, plaidant pour avoir "le courage de dire que l'on ne peut pas dégrader" la "situation financière" du pays.

"Donc on va prendre des mesures pour relancer l'activité, nous allons baisser les cotisations sociales pour les actifs, nous allons corriger cette taxe d'habitation qui est un impôt devenu injuste et incompréhensible. Mais je ne peux pas, y compris en période électorale et même surtout en période électorale, expliquer à chaque catégorie de Français que c'est formidable et qu'on va raser gratis", a martelé le Premier ministre.

Interrogé sur l'augmentation de 1,7 points de la Contribution sociale généralisée (CSG) prévue par Emmanuel Macron, E. Philippe a rappelé que "toute une série de retraités, ceux qui bénéficient d'une petite pension, ne sont pas du tout affectés".

"Pour les autres, nous allons rythmer l'augmentation de la CSG avec les mesures prises sur la taxe d'habitation pour que les deux mesures se contrebalancent", a-t-il poursuivi, assurant qu'"une énorme majorité de retraités, de l'ordre de 80%, ne verront pas leur pouvoir d'achat affecté"
"Un très grand nombre d'actifs, eux, bénéficieront des mesures mises en oeuvre", a-t-il fait valoir. 

"On peut toujours jouer à se faire peur", a polémiqué E.Philippe à l'adresse de la droite parmi les détracteurs de ces réformes. "Même si je n'ai que 46 ans et pas l'expérience politique de toute une série de mes amis, je sais que les campagnes électorales servent aussi à ça", a-t-il attaqué.

En vérité, Hollande avait promis une baisse d'impôts
La baisse de l’impôt sur le revenu promise aux ménages pour 2017 devait s’appliquer dès le mois de janvier, et non en août – comme cela aurait dû être le cas –, suite au vote dans la soirée du jeudi 15 décembre 2016, par les députés, sur proposition du gouvernement, à l'approche des élections présidentielles et législatives.
Un amendement au projet de loi de finances avait été adopté par l’Assemblée nationale. Il s’agissait de redonner du "pouvoir d’achat aux Français", avait assuré plus tôt sur Twitter le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert.


La mesure devait bénéficier à cinq millions de contribuables parmi les classes moyennes. Elle représentait au total un milliard d’euros. Adieu veaux, vaches, cochons... mais Macron est tellement merveilleux !
Les électeurs de la "République en marche  en recul" doivent savoir à quoi ils renoncent.
La mesure, qui devait entrer en vigueur avant l’élection présidentielle, concernait à taux plein
les couples gagnant jusqu’à 3.400 euros de salaire net mensuel et les personnes seules gagnant jusqu’à 1.700 euros. Ces limites sont majorées pour les familles, par exemple jusqu’à 4.800 euros pour un couple avec trois enfants.Les personnes ayant un revenu fiscal de référence inférieur à 18.500 euros auraient eu une réduction d’impôt de 20 %. Ceux qui ont un revenu fiscal compris entre 18.500 et 20.500 euros auraient pu espérer une réduction d’impôt inférieure à 20 %. "Pour ceux qui bénéficient de la réduction d’impôt de 20 %, chaque mensualité ou tiers serai diminuée automatiquement de 20 %", avait précisé Bercy. Et qui était en charge de Bercy ? Macron...
Pour Les Républicains, François Baroin a confirmé "un projet de baisse des impôts"
Invité d’Europe 1 le mardi 9 mai, François Baroin a présenté les grandes orientations de la campagne LR dans la perspective des élections législatives (11 et 18 juin prochain). Le sénateur-maire de Troyes a décrit un "projet qui sera non seulement sans augmentation d’impôts, mais qui sera un projet de baisse des impôts" : "Ce sera un projet pour le pouvoir d’achat."

C'est devenu une habitude de reconnaître les problèmes pour, au final, refuser d'y apporter des solutions. 
Le mardi 30 juin, à propos des combines de son ministre Richard Ferrand, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déjà reconnu "l'exaspération des Français" quant à "cette espèce de choses [innommables] qui ne sont pas illégales, mais ne sont plus acceptables", avant de confirmer soir que Richard Ferrand resterait dans son gouvernement, malgré tout. 
La rhétorique a conservé son emprise sur la communication de l'exécutif, bien que le nouveau pouvoir promette un renouvellement des moeurs politiques.


lundi 14 octobre 2013

Hollande impose une centenaire, pour la première fois depuis 14 ans

La gauche se défausse sur la droite 
après 18 mois de détricotages divers

Pour la première fois depuis la mort de son mari en 1999
Une centenaire du Rhône doit s'acquitter de l'impôt sur le revenu. L'affaire provoque des remous jusqu'à l'Assemblée nationale, où droite et gauche se renvoient la responsabilité.
Alors que Moscovici prétend comprendre le "ras-le-bol fiscal" ambiant, Juliette Tamet, habitante presque centenaire de Caluire-et-Cuire dans le Rhône, a reçu un avis d'imposition de ce même Moscovici. Elle doit ainsi s'acquitter de 444 euros, correspondant à une part de la retraite de son défunt mari.

Il ne s'agit pas d'une erreur.
Gel de l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu d'une part et fin progressive de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves avec un enfant d'autre part, font que Juliette Tamet est redevenue imposable.

Même au pouvoir, les amis des petites gens restent intraitables

Le matraquage de la senior a retenti jusqu'à l'Assemblée nationale.
La droite et la gauche se renvoient la balle. Le député UMP Philippe Cochet a soumis le problème mardi. "Cette veuve depuis 1999 vient de recevoir un cadeau de votre part, monsieur le Premier ministre: sa première feuille d'impôt sur le revenu", a-t-il ironisé.

"C'est une situation que vous avez créée vous-même", a rétorqué le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici. Mais pour Philippe Cochet, "c'est simplement nier que la France profonde est touchée par les mesures fiscales que décide aujourd'hui le gouvernement"

Le député PS Thierry Mandon a reconnu que dans un moment de redressement du pays, tout le monde est appelé à faire des efforts. 
"Ces efforts sont particulièrement lourds pour les couches les plus fragiles de la population, admet-il, la larme à l'oeil. Dès que les premiers signes de redressement sont en place (il faut) rendre à ceux-là ce qu'ils ont donné dans la difficulté aujourd'hui". Une promesse à la Hollande... 

VOIR et ENTENDRE ce que le gouvernement Ayrault refuse de détricoter:

Une gauche plus "sociale", tu meurs !...
Remarquable prise de position de Christian Paul, député socialiste et membre de la commission des Affaires ...sociales !
Après avoir soutenu Marie-sEGOlène Royal en 2007, il a soutenu Martine Aubry dans sa conquête contestée du PS et se situe à l'aile gauche du parti socialiste. Si, si !

Pour mémoire,
quatre syndicats (sans la CFDT) manifestent mardi 15 octobre, devant l'Assemblée nationale, contre la réforme des retraites portée par Marisol Touraine. Les votes des Mandon et Paul seront sans doute édifiants...


vendredi 20 septembre 2013

Confusion mentale au sommet sur la "pause fiscale" présumée

La "pause fiscale" pour 2014 ou 2015 ? 
Le gouvernemental n'en sait rien...
 
Vallaud-Belkacem, celle qui sait
 mieux que le Premier ministre

La porte-parole contredit le chef du gouvernement, Ayrault:
Najat Vallaud-Belkacem assure  ue 
la pause fiscale promise par François Hollande sera effective "dès 2014"

Finalement, cette pause fiscale, c'est pour quand ? 

Pour 2015, comme l'a assuré Jean-Marc Ayrault mardi soir
, ou bien pour l'année prochaine

Mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du  Najat Vallaud-Belkacem a assuré que François Hollande n'attendra pas pour réaliser cette promesse.
"Concrètement, nous commençons bel et bien dès l'année 2014 la pause fiscale qui se confirmera en 2015", a assuré la porte-parole, lors de son compte rendu hebdomadaire, recommandant à la presse de ne pas "créer des coins là où il n'y en n'a pas". Et d'insister avec sa belle mauvaise foi coutumière: "Il n'y a aucun coin", entre le président et son Premier ministre. 
Sauf que Jean-Marc Ayrault vient de parler, dans un entretien au quotidien gratuit "Métro", d'"un ralentissement" de la pression fiscale en 2014, "pour aller à une pause (...) effective en 2015".
Alors qui croire? Le pseudo-patron ou sa collaboratrice?

Une hausse de 0,1 point en 2014

Alors que sept Français sur dix ne croient pas un mot de des bobards de Hollande, selon un sondage BVA, Najat Vallaud-Belkacem a assuré que "les choses en la matière ont toujours été claires"... Elle a rappelé l'engagement "de longue date" à "une stabilisation des prélèvements obligatoires en 2015" mais, au risque d'être contredite par la réalité, elle a même expliqué aux incrédules que les "économies sur les dépenses ainsi que la reprise d'activité permettent d'anticiper cette stabilisation prévue dès 2014".  
En adepte de la méthode Coué, elle a ensuite précisé : "On enclenche le processus de pause fiscale en 2014 et on le confirme en 2015".

En 2014, a-t-elle encore insisté, les prélèvements obligatoires augmenteront de 0,1 point, soit deux milliards d'euros, "essentiellement pris sur la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale". 
En termes de prélèvements obligatoires pour les Français, a-t-elle observé, il s'agirait "d'une quasi-stabilisation et on sera à la stabilisation totale en 2015". Les Français qui ont reçu leurs avis d'imposition ont une vision moins idyllique de l'avenir par l'enchanteur de l'Elysée: la lampe d'Aladin est inopérante sur les Français abandonnés dans les ténèbres de la grotte hexagonale où est posée cette lampe hantée par le mauvais génie de la France...

Fin août, dans les colonnes du Monde, François Hollande avait estimé que le temps était venu de faire une "pause fiscale", notamment grâce à "l'engagement de substantielles économies". 
Un engagement réitéré dimanche 15 septembre sur TF1 : "En 2014, nous aurions pu poursuivre dans cette trajectoire d'augmenter les impôts. Qu'est-ce que j'ai décidé ? De faire d'abord des économies," se flatte le président.
N'est-ce pas un "signal fort" pour que le Canard enchaîné réitère quant à lui son initiative du 29 novembre 1916 d'un référendum pour l' "élection du grand chef de la tribu des bourreurs de crâne" ?

L'UMP monte au front

Ce nouveau pataquès gouvernemental donne du grain à moudre à l'opposition. 
L'UMP, qui avait déjà eu de bonnes raisons ces derniers jours de dénoncer "un matraquage" fiscal (lien Le Point vers Christian Jacob, en février 2013) a diffusé de nouveaux tracts sur la politique fiscale du gouvernement. "Cela pourrait faire sourire, si l'overdose n'était pas atteinte. Et si ce n'était que le premier couac !", a écrit Camille Bedin, secrétaire générale adjointe de l’UMP, dans un communiqué. 

"Un Premier ministre qui recadre un président de la République, c'est du jamais vu. "On est dans le cafouillage le plus total et ça sent terriblement l'improvisation", a dénoncé la députée UMP des Yvelines et ex-ministre du Budget, Valérie Pécresse, pour qui "le gouvernement n'a pas trouvé la touche pause".

"Ce n'est pas crédible, ce n'est pas crédible pour 2014, et il n'y a aucune raison de penser que ça le sera pour 2015", a pour sa part tranché l'ancien Premier ministre, Alain Juppé, sur le plateau de "Questions d'Info", LCP/FranceInfo/AFP/LeMonde
VOIR et ENTENDRE l'entretien donné par Alain Juppé, seul contre trois journalistes accusateurs et froids énonciateurs tendancieux de mensonges, Frédéric Haziza, Françoise Fressoz (Le Monde), fille de l’ancien patron du Canard Enchaîné, Roger Fressoz, alias André Ribaud, Sylvie Malogorne (AFP) et Marie-Eve MALOUINES (France-Info) :
La contestation de ce quarteron a pour effet de permettre à Juppé de rétablir quelques vérités qui auraient échappées aux cireurs de pompes.

Retour sur des scandales provoqués par LCP
Sur le plateau de "Questions d'Info", émission dirigée par Frédéric Haziza avec les journalistes marqués à gauche du Monde, de l'AFP et de France Info, Jacques Cheminade avait été appelé à s'expliquer sur plusieurs aspects controversés de son programme, de son parcours ou certaines de ses déclarations passées. Estimant que leur invité avait été maltraité par ses interviewers, des dizaines d'internautes avaient écrit leur indignation sur le site de la chaîne ou directement à Frédéric Haziza, sur son adresse mail.
La chaîne s'est une nouvelle fois mise dans une autre affaire
Plusieurs sénateurs se sont insurgés le 19 septembre dans l'hémicycle pour avoir été visés par un titre affiché la veille sur Public Sénat stigmatisant des "ringards à l'offensive" au seul prétexte que ces représentants du peuple refusent le cumul des mandats voulu par l'exécutif.

Dans la matinée, S. Royal,
la présidente PS de la région Poitou-Charentes qui a elle-même demandé "un moratoire" sur les hausses d'impôts, avait dû venir à la rescousse du gouvernement, justifiant : "Ce n'est pas du tout incompatible : il y a un objectif à moyen terme 2015 et la volonté politique est de le réaliser avant.".

VOIR et ENTENDRE la mise au point de Najat Vallaud-Belkacem:

jeudi 19 septembre 2013

Pause fiscale: pas de pause en cinq jours de cafouillages du gouvernement

Cafouillages des improvisateurs du gouvernement

De Libération au Monde, c'est la consternation à gauche
Il semblerait qu'il doive y avoir un jour une "pause fiscale", mais personne au pouvoir ne semble savoir quand. Car les versions divergent largement sur le calendrier et sur le périmètre du coup de frein à la hausse des prélèvements, interrompue entre 2010 et 2012. Après plusieurs jours de confusion, une version semble privilégiée: les hausses d'impôts seront, en 2014, limitées à ce qui est déjà arbitré. L'arrêt des hausses serait, lui, pour 2015. 
Le Monde a effectué un retour sur cinq jours d'incertitudes et de contradictions.
  • 15 septembre, François Hollande : la pause fiscale en 2014
    Unique en son genre, l
    e chef de l'Etat a eu l'aplomb de confirmer une "pause fiscale" en 2014, tout en admettant que la TVA et le quotient familial augmenteront...
"Il y a eu des augmentations d'impôts depuis 2 ans, 60 milliards sur les ménages et les entreprises (...). En 2014, nous aurions pu poursuivre dans cette trajectoire d'augmenter les impôts. Qu'est-ce que j'ai décidé ? [sous la pression du FMI et de la Commission européenne!]
 De faire d'abord des économies. (...) Le quotient familial a effectivement été plafonné. TVA et quotient familial, ce seront les deux seules augmentations d'impôts [en 2014]." (Du François Hollande dans le texte, dimanche 15 septembre, sur TF1)
Ce n'était pas la première fois que le président de la République promettait la fin de la hausse de la fiscalité – il l'avait annoncée dans un entretien au Monde, le 30 août. Dans sa diffusion sur TF1, il assure que cet arrêt se fera dès 2014, à l'exception de la hausse de la TVA et de la baisse du plafond du quotient familial.

Le socialiste ne mentionne pas la suppression de certaines niches fiscales, d'ores et déjà arbitrées. Pour des milliers de contribuables, la suppression de ces dérogations se traduira par une hausse d'impôts.
Lire Le Monde : La suppression d'une niche fiscale équivaut à une hausse d'impôts. Même depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, ni le PS, ni sa presse n'a jamais précisé que nombre de ces niches fiscales stigmatisées sont en fait des niches sociales: les Français en font la découverte, un an passé après la fin de la campagne... 
  • 18 septembre, Jean-Marc Ayrault : une pause fiscale "effective" en 2015
"Il s'agit en effet d'un ralentissement, pour aller à une pause fiscale qui sera effective en 2015. Nous demandons un effort aux Français, notamment mais pas seulement, j'en ai conscience, à ceux qui ont des revenus plus élevés." (Entretien accordé au quotidien gratuit Metronews, mercredi 18 septembre)
En effet, J.-M. Ayrault intègre à son calcul la suppression d'au moins deux niches fiscales : celle octroyée aux parents d'enfants scolarisés dans le secondaire ou le supérieur et celle permettant de déduire le coût de sa complémentaire santé.
  • 18 septembre, Najat Vallaud-Belkacem : une "quasi-stabilisation" en 2014
"Concrètement, nous commençons bel et bien dès l'année 2014 la pause fiscale qui se confirmera en 2015. (...) [Il s'agira en terme de prélèvements obligatoires]"d'une quasi-stabilisation en 2014 et on sera à la stabilisation totale en 2015."(mercredi 18 septembre après le Conseil des ministres)
"La pause fiscale elle a lieu maintenant, elle commence maintenant, elle se poursuivra en 2015, et nous irons plus loin car l'objectif est bel et bien que les prélèvements obligatoires dans ce pays puissent diminuer. Il n'y a aucune contradiction d'aucune sorte au sein de l'exécutif, président, premier ministre, gouvernement."  a-t-il nié lourdement  jeudi 19 septembre sur Europe 1
Pour tenter de faire croire que le sujet ne divise pas l'exécutif, le ministre de l'Economie tente à son tour une mise au clair pathétique
 
La "pause fiscale" serait ainsi un processus dynamique et plus exactement progressif, voire peu convaincant. Le début du processus serait ainsi enclenché et serait effectif dans un an.
Le ministre de l'Economie confirme ainsi que les prélèvements fiscaux iront à nouveau croissant en 2014, au moins pour les ménages qui seront touchés par la hausse de la TVA, la baisse du plafond du quotient familial et la suppression de certaines niches, tous à la fois ou en partie. 

Il semble en revanche que les entreprises seront épargnées
par ces nouvelles augmentation d'impôts.
Au final, les exonérés d'impôts seront moins nombreux, mais les 50% de contribuables du passé vont payer un max !