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lundi 29 décembre 2014

Hollande fera supporter les hausses d'impôts de 2015 par les collectivités

François Hollande et les impôts, une longue histoire d'amour socialiste

Jean-Yves Archer ne croit pas à la pause fiscale promise par le gouvernement
Selon ce spécialiste en conseil de haut de bilan, gérant de Archer 58 Research, une société de recherches économiques fondée en mai 2012, le président socialiste va simplement faire reposer les nouvelles hausses d'impôts sur les collectivités territoriales, majoritairement détenues par ...l'opposition.

A la veille de 2015, nous sommes nombreux à vouloir imaginer un pays en harmonie avec le couple impôts et dette publique. En fait, il convient d'extraire des documents du PLF 2015 (projet de loi de finances) six chiffres-clefsindique J.-Y. Archer qui est diplômé de l'E.N.A (1985), et titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Tout d'abord, le poids des prélèvements obligatoires est de 44,7% en 2014 et est annoncé à hauteur de 44,6% en 2015 et 44,5% en 2016. En apparence la promesse présidentielle de pause fiscale semble respectée mais chacun sait bien qu'elle se limite aux seuls impôts d'Etat et revêt d'un lourd silence la dynamique haussière des impôts locaux.

Puis, la dette publique telle qu'annoncée par les documents budgétaires: 95,3% du PIB en 2014 ( soit 2030 milliards ) 97,2% en 2015 et 98% en 2016. L'actuelle gestion publique réussit donc à augmenter la dette sans réellement stabiliser les impôts. De fait, les impôts en 2015 vont continuer d'augmenter. Ce n'est pas un parti pris, ni une hypothèse: c'est une conviction. Voire une démonstration.

Face au discours ambiant, nous gardons les yeux écarquillés et fortement songeurs. Depuis le dernier gouvernement Fillon et les idées singulières de Messieurs Ayrault et Moscovici en matière fiscale, notre pays a déjà dû accepter une hausse de plus de 70 milliards d'impôts. Comment s'y prendre autrement pour anéantir le faible foyer de la croissance?

Or, depuis, il nous est proposé une stabilisation de la pression fiscale ce qui revient à maintenir les prélèvements au taux inédit de près de 45%. Cette surcharge est intenable pour l'économie et la motivation des acteurs en présence. C'est une hérésie d'un autre âge de penser que les contribuables ne sont pas nettement plus avertis qu'il y a trente ou vingt ans.

Le fameux "pas d'impôt supplémentaire" a déjà sa place réservée au cimetière des slogans sans lendemain.

Ainsi, il y a déjà le développement fulgurant de l'économie souterraine allié au flux d'expatriation fiscale ( que nul ne peut désormais méconnaître ou mépriser d'un revers de main ). Il y a aussi toute cette série de sondages qui rapporte que les Français considèrent à plus de 83% que l'argent des impôts est mal employé. Plus d'un tiers des personnes interrogées utilisent même le terme de gabegie.

La gestion très imparfaite des choix publics est, à tort ou à raison, largement ressentie. La double hausse (quantitative et qualitative par destination: taxation de l'épargne) est venue heurter de plein fouet des millions de contribuables et a consumé la confiance. Face à la réalité des déficits et aux efforts limités de sérieux budgétaire (le déficit était de 82 milliards l'an dernier, il est programmé à hauteur de 88 milliards dans le PLF 2015), on ne peut objectivement adhérer à l'idée d'une véritable et loyale pause fiscale: le fameux "pas d'impôt supplémentaire" a déjà sa place réservée au cimetière des slogans sans lendemain.

Autrement dit, pour des motifs de comportement et pour des motifs techniques (ralentissement de l'inflation et moindres rentrées fiscales, tassement maintenu de la croissance malgré un frémissement annoncé mais issu de données exogènes: baisse du pétrole, baisse de la parité de l'euro), nous estimons que le pseudo-maintien des prélèvements obligatoires ne sera pas tenable. D'autant que plusieurs instituts de conjoncture n'écartent pas le retour de la spéculation au détriment de l'euro du fait de la récession en Italie. Ceci aurait pour conséquence d'impacter nos taux d'emprunts obligataires et de faire dériver la charge de la dette qui est notre premier poste budgétaire à hauteur de 43 milliards.

Chacun ressent l'insoutenable hausse fiscale et perçoit déjà qu'il y aura une certaine habileté à faire reporter sur les collectivités détenues par l'opposition nationale le poids d'une fiscalité croissante.

De surcroît, le Gouvernement, légitimement soucieux du pouvoir d'achat des contribuables les plus modestes, a décidé de supprimer l'assujettissement à la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu. En apparence, cela sonne bien. En réalité, cet élargissement du nombre de foyers qui sortent du champ de l'impôt est une aberration car elle déconnecte des millions de personnes du coût des équipements publics. L'ancien syndicaliste Force Ouvrière, Marc Blondel, considérait que c'était effectivement une erreur et avait affirmé dès 2001 que "l'impôt, c'est le cordon ombilical de la citoyenneté". Ce propos nous semble d'autant plus justifié que le fait d'être non-imposable ouvre le droit à d'autres exonérations totales ou partielles. Ainsi, son coût final sera supérieur à ce que les pouvoirs publics ont évalué...et viendra éroder la pause fiscale.

D'autant que les impôts ont une dynamique interne haussière, notamment issus des budgets sociaux stimulés par la profondeur de la crise et l'ampleur du chômage: l'UNEDIC prévoit 145000 chômeurs supplémentaires en 2015.

Les départements vont être dans l'obligation de lever davantage d'impôts pour au moins trois raisons: les moindres rentrées fiscales dues aux mutations foncières et à la crise de l'immobilier, la contraction des dotations d'Etat qu'il leur faudra compenser et enfin la dérive des budgets sociaux, notamment les aides destinées aux personnes âgées. (APA).

Nombre d'observateurs envisagent une hausse des impôts

Elle interviendra dès les élections régionales passées, car la réforme territoriale (13 régions) ne permet pas d'anticiper d'économies mais au contraire le maintien d'une complexité coûteuse.

Pour les communes, il a fréquemment été annoncé le besoin de revoir à la hausse les impôts du fait du désengagement de l'Etat. Là encore, il y aura une hausse en 2015 pour parer au frais de personnel (glissement vieillissement technicité) et à l'impact provenant de la réforme des rythmes scolaires initialement évaluée par le ministre Peillon à 250 millions d'euros là où son coût réel est désormais établi à plus de 1,1 milliard.

Alors, comment accepter d'entendre qu'il n'y aura pas de nouvel impôt? Les propos fort instructifs du Secrétaire d'Etat Christian Eckert laisse à conclure que c'est une parole présidentielle SGDG (sans garantie du gouvernement).

Par ailleurs, la fiscalité "affectée" concerne près de 400 organismes (des voies navigables de France au Centre national du cinéma, etc ) qui sont autorisés par l'Etat à prélever un total de 309 taxes sur leurs clients ou usagers sans avoir besoin de se soumettre au vote du Parlement. Sur les cinq dernières années, la hausse de ces taxes - dont le total représente 112 milliards - a été quatre fois plus rapide que celle des dépenses de l'Etat stricto sensu.

En synthèse, chacun ressent l'insoutenable hausse fiscale et perçoit déjà qu'il y aura une certaine habileté à faire reporter sur les collectivités détenues par l'opposition nationale (voir municipales de 2014 et prévisions 2015 surles "départementales" et les régionales) le poids d'une fiscalité croissante.

L'habileté fait partie du talent politique. 2015 verra donc comme un dialogue subtil entre cette forme d'habileté un rien spécieuse et la dextérité requise à la bonne gestion des affaires publiques.

mercredi 19 novembre 2014

Pas d'impôts supplémentaires en 2015, mais 3 milliards de taxes en plus

Sous pression, Hollande fait des promesses qu'il ne peut tenir

Quoi qu'en dise Hollande, les impôts, taxes et cotisations continueront d'augmenter
Suite à la ristourne accordée aux foyers modestes, les Français vont supporter  pour environ 3 milliards d'euros de  hausses en 2015.
Les yeux dans les yeux des Français, Hollande a promis ne plus alourdir la fiscalité. La "pause fiscale" annoncée par le Président aura lieu, mais le gouvernement ne confirme plus que son "objectif" de "ne plus avoir recours aux prélèvements obligatoires" en 2015... En vérité, les décisions prises depuis 2012, et encore cette année -cotisations de retraite, taxes sur le diesel, les timbres, les impôts locaux - vont continuer de peser sur le pouvoir d'achat.

François Hollande n'a pas craint de nous embobiner, il y a dix jours à la télévision.
"A partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit", a affirmé le président de la République face au "ras-le-bol" fiscal persistant. Pourtant, si on ne joue pas sur les mots, la redevance audiovisuelle va augmenter de 3 euros en métropole et d’1 euro dans les départements d’outre-mer. La taxe intérieure sur le gazole va être relevée de 4 centimes par litre afin de dégager des ressources supplémentaires au profit de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF). Cette mesure compense en partie l’abandon de l’écotaxe, qui devait rapporter 800 millions d’euros en 2015. Les foyers les plus défavorisés cumuleront les taxes. 

Plusieurs membres du gouvernement ont dû corriger le président


Le secrétaire d'État au Budget,
Christian Eckert, a redressé les propos de Hollande, avouant jeudi sur RTL que la situation n'est pas "gravée dans le marbre". L'ancien rapporteur de la Commission des Finances ne pouvait dissimuler l'impact de la série de mesures votées  sur le budget des Français l'an prochain. Et que des accidents de parcours sont toujours possibles. La suppression de l'écotaxe, par exemple, a été compensée par une hausse sur le gazole. Elle ne se fait pas encore sentir du fait de la baisse des cours liée à la production américaine de gaz de schiste... 

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, est également passé sur i-télé pour rectifier la promesse présidentielle. Il fallait comprendre que l'exécutif s'engage à ne plus décider de hausse d'impôt au cours de l'année prochaine.

Les dispositions déjà adoptées vont bel et bien s'abattre sur les salariés. 

L'opposition dénonce la supercherie. 
Ainsi, la réforme des retraites de 2013 prévoit que les hausses de cotisations sont étalées jusqu'en 2017. 
Votée l'an passé, la "taxe carbone" a disparu du débat public, mais elle monte en puissance chaque année jusqu'en 2016.

Le gouvernement se défend, arguant qu'aucune hausse générale n'est prévue. Ni la TVA, ni la CSG, ni l'impôt sur le revenu ne doivent bouger. Au contraire, il affiche une baisse pour les catégories modestes, avec la suppression de la première tranche du barème, mais elle a un coût et doit être compensée. Le solde atteint néanmoins près de 3 milliards d'euros en défaveur de l'ensemble des ménages, selon un chiffrage effectué d'après les documents officiels et confirmé au sein de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Cette hausse s'ajoute à celles des années précédentes, tout en étant d'un niveau moindre. Selon un rapport rendu public en juillet par la députée PS Valérie Rabault, banquière et rapporteur du Budget à l'Assemblée, les augmentations sur les ménages ont atteint 11 milliards d'euros entre juillet 2012 et fin 2013, soit  17 mois, et 7 milliards, ces 12 derniers mois. Les frondeurs du PS ressortent les solutions éculées et inadaptées à une situation de croissance proche de zéro, réclamant que les ménages bénéficient d'autant de baisses que les entreprises. L'extrême gauche, elle, a manifesté hier dans une trentaine de villes contre l'austérité.

"Personne ne peut s'engager sur l'arrêt de toute mesure. C'est techniquement impossible. La mauvaise communication du Président se retourne contre lui", tacle Gilles Carrez, président UMP de la Commission des Finances à l'Assemblée.

La débandade ne fait que débuter.
Les décisions passées auront en effet des incidences ces prochaines années, sans même préjuger des choix à venir des élus locaux et de ceux des partenaires sociaux. 
Le gouvernement a néanmoins promis de poursuivre les baisses. Sans croissance. Il a prévu de réduire de 5 milliards d'euros d'ici à 2017 la fiscalité sur les ménages. Mais que reversera-t-il en taxes ? A ce jour, 3,2 milliards sont engagés, 1,8 milliard est encore à fixer. Reste à savoir qui bénéficiera des ristournes à venir, mais aussi qui les financera
"Non, ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye", si ce que dit encore l'autre était vrai !

lundi 10 novembre 2014

Fiscalité: Hollande "se comporte comme un alcoolique," explique Hervé Mariton

Le candidat à la présidence de l'UMP a comparé F. Hollande à un "alcoolique"

Hollande fait des promesses d'ivrogne, explique le député de la Drôme 
Hervé Mariton n'a pas de raisons de croire à la pause fiscale promise par François Hollande lors de son passage sur TF1, le 6 novembre. Invité de BFMTV ce 10 novembre, l'outsider dans la course à la présidence de l'UMP a comparé le président de la République à un "alcoolique" face à l'impôt :
"Nous sommes dans une situation budgétaire périlleuse, une situation de l’emploi lamentable, nous sommes désormais sous la tutelle de Bruxelles, avec un président de la République qui se comporte comme un alcoolique en disant "non non c’est la dernière fois". Par rapport à l’impôt !
L’alcoolique qui dit : "je vais arrêter de boire mais encore un verre". Là il a dit: "je vais arrêter de faire payer des impôts supplémentaires mais encore un verre !"
Et Hervé Mariton d'expliquer que les augmentations déjà prévues dans le budget 2015 ressemblent à tout sauf à une pause fiscale :
"Dans le budget 2015, dans la loi de finances rectificative pour 2014, dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 il y a de nouveau des prélèvements supplémentaires ! Et ces prélèvements seront de nouveau payés par les Français en 2015, 2016 et les années qui viennent."
Sur TF1 près d'une semaine plus tôt, François Hollande a cyniquement joué avec les mots, 

Il promet 
effectivement la fin des impôts supplémentaire avec cette nuance : "au-delà de ce qui a été annoncé, il n'y aura pas d'augmentation d'impôt."

Dès le lendemain matin sur BFMTV, son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a expliqué que les prochains textes votés en novembre prévoiront à la fois des hausses et des baisses d'impôts mais que les textes suivant ne contiendraient pas d'impôts nouveaux :
"Ce qu’a dit le président de la République, c’est qu’il n’y aura pas de mesures nouvelles décidées en 2015, 2016 et 2017."
La promesse de pause fiscale n'est quant à elle pas nouvelle. En septembre 2012, le ministre du Budget d'alors, Jérôme Cahuzac, promettait qu'il n'y aurait "pas d'effort supplémentaire" après 2013 et prônait la "stabilité fiscale" dès 2014.

Fin août 2013, François Hollande annonçait encore une "pause fiscale" anticipée cette fois-ci pour 2015. 
Bernard Cazeneuve assurait en septembre de la même année :
"En 2014, la hausse est limitée à 1 milliard. C'est cela, la pause fiscale. En 2015, ce sera zéro. Ce sera la suite de la pause fiscale. Nous poursuivrons la pause fiscale jusqu'à la fin du quinquennat, en 2017."
Depuis, de nouvelles annonces ont largement remis en cause ce "zéro impôt" pour 2015 


Après les 44 nouvelles taxes du gouvernement Ayrault en un an, et alors que le gouvernement Valls continue de faire pleuvoir les taxes:

- dans le budget 2015, la hausse de la taxation sur le gazole (4 centimes par litre), la redevance audiovisuelle (3 euros, pour atteindre 136 euros en métropole), le timbre, le tabac, les vins transformés, l'aspartame, le Red Bull, la cigarette électronique, et quoi encore ?
Une surtaxe de 20 % de la taxe d'habitation de certaines résidences secondaireset les patients ayant déclaré un médecin traitant référent et qui sont adhérents à une mutuelle complémentaire devront payer cinq euros par an, remboursables par leur mutuelle qui les répercutera en hausse des cotisations,

- sur Paris, 140 millions provenant de deux nouvelles taxes, une taxe annuelle sur les parkings, "à hauteur de 60 millions d'euros", et une taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Hervé Mariton file la comparaison dans son analyse de la politique fiscale de Hollande qui "promet d'arrêter de faire payer des impôts supplémentaires" mais qui "reprend toujours un verre". 

C'était le "dernier" pour la route ce lundi, à propos du nouveau délai que Bruxelles est prêt à accorder au Budget de la France.

jeudi 17 octobre 2013

L'inventaire catastrophe de Hollande à 500 jours

Cela fait 500 jours que François Hollande a été élu président de la République.

Quel est le bilan de 500 jours de concentration de tous les pouvoirs?
 

Ils expulsent aussi,
mais avec doigté sémantique...
Depuis 500 jours, chaque jour davantage, la France souffre et les Français sont en colère. S’il doit donc y avoir un inventaire à réaliser d’urgence, ce n’est certainement pas celui de Nicolas Sarkozy, mais bien celui de François Hollande qui détricote et casse sans entraves.

Bilan contre bilan, réalité contre réalité, la présidence de François Hollande reçoit un jugement sévère pour une idéologie archaïque et une inertie coupable, ponctuée de couacs en rafales entre ministres rivaux du gouvernement et à l'encontre de l'opinion malmenée, trompée et méprisée.

François Hollande avait promis de mettre un terme à la crise en surtaxant les très riches
Mais la réalité révèle que ce sont les plus fragiles -retraités, travailleurs qui effectuent des heures supplémentaires... -, qui subissent l’overdose fiscale depuis dix-huit mois

François Hollande avait alors promis une "pause fiscale" 
Mais il a tellement menti que son ministre de l'Economie confesse ’’un ras-le-bol fiscal". Car à la vérité, ce sont encore de 12 milliards d’euros que les impôts augmenteront en 2014.

La "gauche molle" avait aussi promis une baisse du chômage
La réalité est tout autre: ce sont 1.000 chômeurs de plus par jour et, au total, un record absolu du nombre de demandeurs d’emploi qui sont malheureusement recensés.

François Hollande avait promis une République mieux protégée. 
Mais malgré l’omerta sur les chiffres, la délinquance augmente, notamment les cambriolages et les vols à main armée, et la réforme pénale institutionnalisera bientôt le laxisme en laissant la possibilité à des criminels condamnés à cinq ans de prison (pour une faute grave, donc) de rester en liberté. 
La politique migratoire du gouvernement est, pour sa part, faible et laxiste, avec la dépénalisation du séjour irrégulier, une circulaire des régularisations massives, une baisse de 40% du nombre de reconduites et un boom des naturalisations.

François Hollande avait promis une République apaisée. 
Mais en réalité, il a sociétalement divisé les Français en refusant au peuple la faculté de trancher souverainement "le mariage pour tous", que Christiane Taubira avait pourtant qualifié de "réforme de civilisation", laquelle contient les germes de la PMA (procréation médicalement assistée) et de la GPA (Gestation pour autrui par des mères porteuses vénales ou non), au profit de personnes du même sexe.

François Hollande avait beaucoup promis, mais il a surtout trahi. 

Les trahisons sont si nombreuses qu'il faudrait 500 heures d’inventaire pour recenser les méfaits des 500 jours de François Hollande !

Il suffit à la gauche socialo-écolo-coco de regarder les Français dans leur quotidien pour saisir leurs difficultés, comprendre leur désarroi et partager leur colère. 
"Matraquage fiscal",
"chômage de masse", 
"perte de pouvoir d'achat"
"défaite des valeurs et développement du communautarisme", 
"sentiment d'abandon et de tromperie",
"explosion de la délinquance et laxisme judiciaire
au bout de quelque dix-huit mois seulement de pouvoir, voila ce que chacun entend autour de lui de la gouvernance par François Hollande.

L'inventaire de ces 500 jours de Hollande est terrible. 
Un inventaire, avant liquidation totale du socialisme déclinant.

Pourvu qu'il ne nous emporte pas tous, nous les faibles et les opprimés de Bercy, les réprimés de Bauveau.

samedi 21 septembre 2013

Crise de confiance : 70% des Français ne font pas confiance au gouvernement sur la pause fisclae

Sept Français sur dix ne croient pas à la pause fiscale, selon un sondage

Sur les impôts, les Français ne se font vraiment aucune illusion 

Ou 4 ? Peut-être 5 !
Selon le sondage BVA, réalisé pour "i-télé" - "CQFD" et "Le Parisien" - "Aujourd’hui en France ", 7 personnes interrogées sur 10 ne croient pas François Hollande sur la pause fiscale annoncée: ils pensent au contraire que les impôts vont continuer à augmenter. 



Les déclarations contradictoires du chef de l’Etat et du Premier ministre sur la mise en œuvre de cette trêve fiscale (dès 2014 ou alors en 2015) n’avaient pas vraiment de quoi les inciter à la confiance. 

Mais concernant le calendrier, seuls 21 % des sondés disent croire que la promesse de Hollande pourra se traduire dans les faits en 2015. Et ils ne sont que 7 % à penser que le coup d’arrêt fiscal pourrait intervenir dès 2014.



Tout en confirmant sa promesse, Il l’a aussitôt relativisée
  avec le plafonnement du quotient familial et l’augmentation de la TVA. 
94 % des sympathisants de l'opposition  n’y croient pas. 
Mais le scepticisme frappe aussi 60 % des électeurs de gauche :  ils ne sont que 16 % à penser qu’elle pourrait se traduire sur les feuilles d’impôt dès l’an prochain.

Sentiment d'injustice à gauche comme à droite 

Ce sondage montre aussi que
81 % des Français jugent que la fiscalité est aujourd’hui injuste. C’est un véritable revers pour le chef de l’Etat. 
Pendant sa campagne présidentielle, puis une fois à l’Elysée, Hollande avait toujours affiché sa volonté de corriger pour la rendre plus juste la politique fiscale menée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Manifestement, le bonimenteur ne connaît pas la recette.

Le sentiment d’injustice est écrasant à droite (94 %), mais — et c’est plus inquiétant pour le gouvernement — l'incrédulité a gagné une forte majorité des électeurs de gauche: 61 %. Et ce ressentiment contre une fiscalité injuste est partagé quel que soit le revenu des personnes interrogées. Il est éprouvé par 86 % des ménages ayant des revenus de 2500 à 3500 € par mois.


vendredi 20 septembre 2013

Confusion mentale au sommet sur la "pause fiscale" présumée

La "pause fiscale" pour 2014 ou 2015 ? 
Le gouvernemental n'en sait rien...
 
Vallaud-Belkacem, celle qui sait
 mieux que le Premier ministre

La porte-parole contredit le chef du gouvernement, Ayrault:
Najat Vallaud-Belkacem assure  ue 
la pause fiscale promise par François Hollande sera effective "dès 2014"

Finalement, cette pause fiscale, c'est pour quand ? 

Pour 2015, comme l'a assuré Jean-Marc Ayrault mardi soir
, ou bien pour l'année prochaine

Mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du  Najat Vallaud-Belkacem a assuré que François Hollande n'attendra pas pour réaliser cette promesse.
"Concrètement, nous commençons bel et bien dès l'année 2014 la pause fiscale qui se confirmera en 2015", a assuré la porte-parole, lors de son compte rendu hebdomadaire, recommandant à la presse de ne pas "créer des coins là où il n'y en n'a pas". Et d'insister avec sa belle mauvaise foi coutumière: "Il n'y a aucun coin", entre le président et son Premier ministre. 
Sauf que Jean-Marc Ayrault vient de parler, dans un entretien au quotidien gratuit "Métro", d'"un ralentissement" de la pression fiscale en 2014, "pour aller à une pause (...) effective en 2015".
Alors qui croire? Le pseudo-patron ou sa collaboratrice?

Une hausse de 0,1 point en 2014

Alors que sept Français sur dix ne croient pas un mot de des bobards de Hollande, selon un sondage BVA, Najat Vallaud-Belkacem a assuré que "les choses en la matière ont toujours été claires"... Elle a rappelé l'engagement "de longue date" à "une stabilisation des prélèvements obligatoires en 2015" mais, au risque d'être contredite par la réalité, elle a même expliqué aux incrédules que les "économies sur les dépenses ainsi que la reprise d'activité permettent d'anticiper cette stabilisation prévue dès 2014".  
En adepte de la méthode Coué, elle a ensuite précisé : "On enclenche le processus de pause fiscale en 2014 et on le confirme en 2015".

En 2014, a-t-elle encore insisté, les prélèvements obligatoires augmenteront de 0,1 point, soit deux milliards d'euros, "essentiellement pris sur la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale". 
En termes de prélèvements obligatoires pour les Français, a-t-elle observé, il s'agirait "d'une quasi-stabilisation et on sera à la stabilisation totale en 2015". Les Français qui ont reçu leurs avis d'imposition ont une vision moins idyllique de l'avenir par l'enchanteur de l'Elysée: la lampe d'Aladin est inopérante sur les Français abandonnés dans les ténèbres de la grotte hexagonale où est posée cette lampe hantée par le mauvais génie de la France...

Fin août, dans les colonnes du Monde, François Hollande avait estimé que le temps était venu de faire une "pause fiscale", notamment grâce à "l'engagement de substantielles économies". 
Un engagement réitéré dimanche 15 septembre sur TF1 : "En 2014, nous aurions pu poursuivre dans cette trajectoire d'augmenter les impôts. Qu'est-ce que j'ai décidé ? De faire d'abord des économies," se flatte le président.
N'est-ce pas un "signal fort" pour que le Canard enchaîné réitère quant à lui son initiative du 29 novembre 1916 d'un référendum pour l' "élection du grand chef de la tribu des bourreurs de crâne" ?

L'UMP monte au front

Ce nouveau pataquès gouvernemental donne du grain à moudre à l'opposition. 
L'UMP, qui avait déjà eu de bonnes raisons ces derniers jours de dénoncer "un matraquage" fiscal (lien Le Point vers Christian Jacob, en février 2013) a diffusé de nouveaux tracts sur la politique fiscale du gouvernement. "Cela pourrait faire sourire, si l'overdose n'était pas atteinte. Et si ce n'était que le premier couac !", a écrit Camille Bedin, secrétaire générale adjointe de l’UMP, dans un communiqué. 

"Un Premier ministre qui recadre un président de la République, c'est du jamais vu. "On est dans le cafouillage le plus total et ça sent terriblement l'improvisation", a dénoncé la députée UMP des Yvelines et ex-ministre du Budget, Valérie Pécresse, pour qui "le gouvernement n'a pas trouvé la touche pause".

"Ce n'est pas crédible, ce n'est pas crédible pour 2014, et il n'y a aucune raison de penser que ça le sera pour 2015", a pour sa part tranché l'ancien Premier ministre, Alain Juppé, sur le plateau de "Questions d'Info", LCP/FranceInfo/AFP/LeMonde
VOIR et ENTENDRE l'entretien donné par Alain Juppé, seul contre trois journalistes accusateurs et froids énonciateurs tendancieux de mensonges, Frédéric Haziza, Françoise Fressoz (Le Monde), fille de l’ancien patron du Canard Enchaîné, Roger Fressoz, alias André Ribaud, Sylvie Malogorne (AFP) et Marie-Eve MALOUINES (France-Info) :
La contestation de ce quarteron a pour effet de permettre à Juppé de rétablir quelques vérités qui auraient échappées aux cireurs de pompes.

Retour sur des scandales provoqués par LCP
Sur le plateau de "Questions d'Info", émission dirigée par Frédéric Haziza avec les journalistes marqués à gauche du Monde, de l'AFP et de France Info, Jacques Cheminade avait été appelé à s'expliquer sur plusieurs aspects controversés de son programme, de son parcours ou certaines de ses déclarations passées. Estimant que leur invité avait été maltraité par ses interviewers, des dizaines d'internautes avaient écrit leur indignation sur le site de la chaîne ou directement à Frédéric Haziza, sur son adresse mail.
La chaîne s'est une nouvelle fois mise dans une autre affaire
Plusieurs sénateurs se sont insurgés le 19 septembre dans l'hémicycle pour avoir été visés par un titre affiché la veille sur Public Sénat stigmatisant des "ringards à l'offensive" au seul prétexte que ces représentants du peuple refusent le cumul des mandats voulu par l'exécutif.

Dans la matinée, S. Royal,
la présidente PS de la région Poitou-Charentes qui a elle-même demandé "un moratoire" sur les hausses d'impôts, avait dû venir à la rescousse du gouvernement, justifiant : "Ce n'est pas du tout incompatible : il y a un objectif à moyen terme 2015 et la volonté politique est de le réaliser avant.".

VOIR et ENTENDRE la mise au point de Najat Vallaud-Belkacem:

jeudi 19 septembre 2013

Impôt sur le revenu: des chiffres qui dressent les Français contre ce gouvernement

Les Français seront plus nombreux à payer l'impôt sur le revenu

Aux cafouillages au sommet de l'Etat sur la "pause fiscale" s'ajoutent 
un autre embrouillamini gouvernemental sur l'augmentation du nombre de nouveaux foyers imposables

Un désordre digne des altermondialistes d'EELV a de nouveau régné de nouveau désordre jeudi, à une semaine de la présentation du budget 2014 de la France.

Le quotidien L'Opinion affirme qu'entre 1,2 million et 1,6 million de foyers supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu en 2013, soit 10% supplémentaires.

Un chiffre qui "n'est pas exact", a nié Bernard Cazeneuve

Le ministre délégué au Budget promet de rendre compte "du chiffre exact dès que nous en disposerons, dans quelques jours, "à la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il conteste donc, mais a néanmoins besoin de plusieurs jours encore pour savoir combien de nouvelles victimes il va faire et préparer l'emballage du budget.

Interrogé sur les estimations de L'Opinion sur la radio Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a cependant laissé entendre par un "peut-être" qu'il était possible qu'environ un million de foyers supplémentaires soient concernés par l'impôt sur le revenu.

Ces absences de réponses claires chiffrées interviennent après cinq jours de déclarations confuses sur la "pause fiscale".
"En 2011, l'ancienne majorité avait décidé de geler le barème de l'impôt sur le revenu, ce qui avait fait rentrer un million de foyers dans l'impôt. Cette année, le gel a été prolongé, donc il y a sans doute un montant équivalent de Français qui rentrent dans le barème de l'impôt sur le revenu", a argumenté Moscovici, soulignant ainsi que la majorité présidentielle est dans l'incapacité d'apporter un changement pour le meilleur.

Cazeneuve ne sait pas où il va, mais Moscovici a l'audace d'annoncer qu'en 2014, "il n'y aura pas davantage de foyers fiscaux touchés" en France où environ 18 millions de foyers fiscaux payent l'impôt sur le revenu.

Le gouvernement change le thermomètre

Dans le souci de renforcer le pouvoir d'achat, la croissance et l'emploi, le gouvernement socialo-écolo a décidé dans son prochain budget, qui sera présenté mercredi prochain au Conseil des ministres, de réindexer sur l'inflation le barème de l'impôtLe dégel du barème de l'impôt vise à réviser la grille d'imposition en fonction de l'inflation, appliquant plusieurs tranches aux revenus déclarés par les contribuables.

De surcroît, il prévoit l'instauration d'une décote, c'est-à-dire une réduction de l'imposition des revenus des contribuables les plus modestes.
Selon Moscovici, "6 à 7 millions de foyers fiscaux" pourraient en bénéficier en 2014, au détriment des classes moyennes, dont les plus exposées risquent de basculer vers le seuil de pauvreté.

Ces derniers jours, en admettant que
la "pause fiscale" promise pour 2014 par le président François Hollande ne sera "effective" qu'en 2015, le sombre Ayrault avait créé la confusion au sommet de l'Etat.

Le député PS Christian Paul accuse l'exécutif d'avoir péché par simple omission ! "Dans l'ambiance où l'on se trouve, le gouvernement n'a pas fait assez de pédagogie". "Je ne suis pas pour des annonces d'impôt tous les jours, cela devient effectivement très anxiogène", concède cet élu de la Nièvre, l'un des chefs de file du collectif de parlementaires PS de la "Gauche Durable", soudainement conciliante, bien que marquée à la gauche du PS.

Le ministre de l'Economie monte dans les tours à la moindre "contradiction au sein de l'exécutif", ajoutant sa voix à celle du Premier ministre pour prétendre jeudi que les prélèvements obligatoires seront "quasi stabilisés" en 2014 et "totalement stabilisés" en 2015. L'effort de redressement serait alors réalisé à 80% par des économies en dépenses en 2014, si tout allait bien...
Et si la courbe de l'emploi se redressait. Et si aussi la tante des ministres concernés en avait.