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vendredi 27 décembre 2013

Le chômage repart à la hausse en novembre en dépit de la propagande

Le ravi de l'Elysée biaise et nie 

Le chômage des jeunes repart également de l'avant. 

Sur ses gardes, Hollande
va finir par se la prendre
la courbe qui se redresse
La France comptait 17.800 demandeurs d'emploi supplémentaires en novembre, selon les chiffres du ministère du Travail publiés ce jeudi 26 décembre. Le ministre du Travail a pourtant prétendu, vendredi 20 décembre, que l'inversion de la courbe du chômage promise par Hollande avant fin 2013 est "déjà atteinte" depuis le mois d'octobre.

La petite baisse du mois d'octobre n'aura donc été qu'éphèmère. 
Selon les chiffres du ministère du Travail, publiés jeudi 26 décembre, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) est reparti à la hausse au mois de novembre, soit, au total, une augmentation de 0,5%. Michel Sapin, ministre du Travail, a tenté de dédramatiser la situation tout juste après la publication des chiffres, en affirmant que "l'inversion de la courbe du chômage est engagée au quatrième trimestre".

Le nombre de chômeurs de catégorie A de moins de 25 ans est reparti à la hausse (+0,4%), alors que la tendance semblait positive ces derniers mois. 
Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucune activité a augmenté de 5,6%. Fin novembre, ils sont ainsi 3.293.000 dans cette situation. Or, la jeunesse devait être la priorité des priorités de Hollande.

Pas que des mauvaises nouvelles
Si l'on veut voir le verre à moitié plein, les chiffres du mois de novembre offrent également leur lot de bonnes (mais relatives) nouvelles.

Le nombre de chômeurs de catégorie B (avec une activité réduite courte) a en effet chuté de 3,1%. En ce qui concerne la catégorie C (activité réduite longue), une baisse de 0,4% est également à noter.

Au total, s'il a globalement baissé de 0,1% en novembre, sur un an,  le chômage pour les catégories A,B et C reste en forte hausse de 5,9% et le nombre de chômeurs s'élève désormais à 4.876.100. 

En attendant les derniers chiffres de 2013, publiés en janvier prochain, une chose est sûre: quoiqu' "effective" aux dires de Michel Sapin, l'inversion de la courbe du chômage est moins une tendance qu'une illusion.

Jean-Claude Mailly: "On n'est pas encore dans une inversion de la courbe du chômage"

Ne demandez pas aux benis-oui-oui de la CFDT. Apolline de Malherbe a plutôt invité Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, vendredi matin sur BFMTV.
"On peut triturer les chiffres [...], mais on n'est pas encore dans une inversion de la courbe du chômage", regrette Jean-Claude Mailly. "Cela voudrait dire que le chômage baisse sur plusieurs mois sérieusement, que la croissance est là, que les créations d'emploi sont revenues", développe le secrétaire général de FO. Pour lui, quand François Hollande assurait jeudi que l'inversion de la courbe du chômage "est bien amorcée", il faisait de "la communication". Avec un brin d'humour, il ajoutait "qu'un optimiste c'est un pessimiste mal informé"

Interrogé sur les destructions d'emplois, il rappelle que les "les licenciements économiques ont augmenté de 10% en un an" et craint de nouveaux plans sociaux à venir.

Jean-Claude Mailly a développé quelques mesures à prendre. 
"Il y a des outils à remettre en place, comme la retraite anticipée". Et il propose de remmettre à plat les aides aux entreprises pour voir si elles sont toujours justifiées.

"Casser" la politique d'austérité 

Concernant le SMIC qui augmentera de 1,1% au 1er janvier, Jean-Claude Mailly déplore qu'il n'y ait pas eu "de coup de pouce au SMIC alors qu'on le réclamait". "Le gouvernement n'a rien fait, il a appliqué la hausse obligatoire du SMIC". "L'urgence, c'est que le gouvernement change d'orientation économique", "il doit booster un peu la consommation", selon lui.

Il dénonce la politique d'austérité et le dumping social qui sévissent toujours en France et ajoute que "c'est cette logique-là qu'il faut casser".

Citant la guerre que se livrent les opérateurs téléphoniques, il explique: "quand vous cassez les prix, vous cassez aussi les salaires."

L'illusionniste de l'Elysée, sa stratégie des éléments de langagge et son déni des faits 

Dans Politique Première de
  ce vendredi, la chroniqueuse de BFMTV, Apolline de Malherbe, démonte les effets d'optique de la présentation des chiffres par l'exécutif:

Le 26 décembre, Apolline de Malherbe souligne que la problématique de la confiance qui ne revient pas.
Hollande se protège derrière ses "boucliers", Ayrault et Sapin poussés en première ligne pour prendre les coups.

Hollande a tout joué avec ce chômage qui résiste aux mots.

samedi 21 septembre 2013

Crise de confiance : 70% des Français ne font pas confiance au gouvernement sur la pause fisclae

Sept Français sur dix ne croient pas à la pause fiscale, selon un sondage

Sur les impôts, les Français ne se font vraiment aucune illusion 

Ou 4 ? Peut-être 5 !
Selon le sondage BVA, réalisé pour "i-télé" - "CQFD" et "Le Parisien" - "Aujourd’hui en France ", 7 personnes interrogées sur 10 ne croient pas François Hollande sur la pause fiscale annoncée: ils pensent au contraire que les impôts vont continuer à augmenter. 



Les déclarations contradictoires du chef de l’Etat et du Premier ministre sur la mise en œuvre de cette trêve fiscale (dès 2014 ou alors en 2015) n’avaient pas vraiment de quoi les inciter à la confiance. 

Mais concernant le calendrier, seuls 21 % des sondés disent croire que la promesse de Hollande pourra se traduire dans les faits en 2015. Et ils ne sont que 7 % à penser que le coup d’arrêt fiscal pourrait intervenir dès 2014.



Tout en confirmant sa promesse, Il l’a aussitôt relativisée
  avec le plafonnement du quotient familial et l’augmentation de la TVA. 
94 % des sympathisants de l'opposition  n’y croient pas. 
Mais le scepticisme frappe aussi 60 % des électeurs de gauche :  ils ne sont que 16 % à penser qu’elle pourrait se traduire sur les feuilles d’impôt dès l’an prochain.

Sentiment d'injustice à gauche comme à droite 

Ce sondage montre aussi que
81 % des Français jugent que la fiscalité est aujourd’hui injuste. C’est un véritable revers pour le chef de l’Etat. 
Pendant sa campagne présidentielle, puis une fois à l’Elysée, Hollande avait toujours affiché sa volonté de corriger pour la rendre plus juste la politique fiscale menée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Manifestement, le bonimenteur ne connaît pas la recette.

Le sentiment d’injustice est écrasant à droite (94 %), mais — et c’est plus inquiétant pour le gouvernement — l'incrédulité a gagné une forte majorité des électeurs de gauche: 61 %. Et ce ressentiment contre une fiscalité injuste est partagé quel que soit le revenu des personnes interrogées. Il est éprouvé par 86 % des ménages ayant des revenus de 2500 à 3500 € par mois.