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mardi 19 mai 2020

Déni de Macron : "Nous n’avons jamais été en rupture de masques"

Stupéfiant ! Ndiaye, battue par son mentor sur son propre terrain du mensonge

Macron dans le déni : l’opposition s’indigne
Pour l'Élysée, Macron sans masque équivaut à Clemenceau dans les ...
A l’Elysée, Macron sans masque, c'est comme Clémenceau dans les tranchées !
Clémenceau devait-il le respect aux Allemands, comme Macron, aux soignants ? 
Pour l’Elysée, Macron sans masque, c'est comme Clemenceau dans les tranchées !

Les élus de la majorité présidentielle ne savent plus comment assumer les mensonge de leur président. Si "allumé" soit-il... Dans un entretien de plus, diffusé sur BFMTV lundi 18 mai, le président de la République affirme qu’il n’y a jamais eu de rupture de masques pendant la crise sanitaire du Covid-19. Une affirmation qui fait bondir les Français en galère et leurs représentants, y compris dans le parti de Macron.

Déni de Macron: il n’a connaissance que de "manques" et de "tensions"...
"Il y a eu une doctrine restrictive [sic] pour ne jamais être en rupture (de masques)", affirme Macron, sans sourciller, sur BFMTV lundi 18 mai pour une émission sur les coulisses de la gestion de la crise du coronavirus.Président intellectuellement malhonnête, il affirme  qu’il y a eu "ensuite un approvisionnement et une production renforcés et nous n’avons jamais été en rupture. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des manques, des tensions".
Or,  "la pénurie reste importante," indique une enquête publiée le 21 avril par le Syndicat des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs
A cette période, il y a un mois, 20 % des praticiens disaient notamment manquer encore de modèles FFP2. 

VOIR et ENTENDRE 
Macron inciter les Français au mensonge: "Ayons collectivement l'honnêteté de dire" comme lui ?



Aucune pénurie de lits non plus? 

Dans le déni ou déconnecté, Macron ré-écrit l'Histoire: 
"une réécriture inadmissible des dernières semaines"

Dans le silence étourdissant de la majorité, les oppositions unanimes se dressent. 
L’allégation du président fait voir rouge aux Verts. 
La sénatrice EELV Esther Benbassa se tape sur les cuisses: Macron "nous dira-t-il bientôt que l’hôpital public va bien ?"

Médecins du monde, association fortement marquée à gauche, est également effarée. C'est la carabistouille langagière du locataire de l’Elysée qui l'échauffe : "Monsieur Emmanuel Macron, quand vous parlez de tensions sur les masques, c’est le langage du nouveau monde pour dire 'périmés depuis plus de 10 ans' ?"

Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin, dénonce "une réécriture inadmissible des semaines passées" et s’interroge : "Comment ne pas être en colère en entendant de tels propos ? !"

Pour la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, cette déclaration est une "provocation insupportable, compte tenu de la situation" : "Comment le président peut-il oser dire cela alors que son gouvernement a menti sur l’utilité même des masques justement pour cacher la pénurie ?"

Foutage de gueule sur les manques de masques de protection, de lits, de respirateurs, de tests et d'effectifs ?

VOIR et ENTENDRE cette revue de presque (France Inter) pour la version - sans coupures - des propos délirants du président shooté (il en perd ses mots et bafouille: la fin est proche?) : 

Le président est-il toujours en capacité intellectuelle et mentale de diriger ?
A-t-il jamais publié un bilan de santé ?

mardi 28 avril 2020

Macron débine Philippe, puis dément toute dissension avec lui

Macron a-t-il toute sa tête ?

Macron dénonce la décision de Philippe de refuser aux députés 24h de réflexion avant le vote de ses mesures de déconfinement

Les Républicains a réclamé un délai de 24 heures avant le vote, le pouvoir refuse. 
Mardi 28, le premier ministre présentera  les grandes lignes du plan de déconfinement à l’Assemblée et, dans la foulée, il sera suivi et d'un débat à 75 autorisés dans l'hémicycle et d’un vote électronique immédiat.
"Ça a l’air d’être de la démocratie, c’est seulement de la brutalité. Personne ne sait où on va et on nous impose un simulacre de démocratie à l’Assemblée nationale." Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul député à s’indigner de la façon expéditive dont est organisé le vote sur la sortie du confinement. Alors que Damien Abad avait demandé un report du vote au lendemain mercredi ou au  jeudi  pour disposer d'un minimum de temps de réflexion, l’Assemblée nationale devra se prononcer mardi en fin d'après-midi, immédiatement après la présentation du plan de déconfinement par le premier ministre Edouard Philippe et le débat qui s’ensuivra, dans un hémicycle en partie vidé de ses députés en raison des mesures sanitaires. 

Les Républicains ont déploré le rejet de ce "temps de réflexion":
 "Cette accélération du calendrier est un déni de démocratie", dénonce le président du groupe des députés LR, Damien Abad. "Nous demandons 24 heures de plus pour un travail de fond en commission et la consultation de nos collègues qui ne pourront siéger."  LR devrait donc logiquement refuser de soutenir de leur vote des mesures dont ils ne peuvent évaluer la portéemais rien n'est moins sûr. 
Le temps médical n'est pas le temps politique. Si les sommités du "Conseil scientifique" exigent le respect des protocoles stricts que ses "savants" ont édictés et des délais permettant tests et analyses, bien que les risques soient équivalents, foin, en revanche, des délais et analyses en matière législative !
Pour Marine Le Pen (RN), "les conditions du vote de mardi, à la suite immédiate d’un discours dont on ne sait rien, sans une loi nous permettant d’amender, sont un artifice du gouvernement pour tenter de nous faire partager sa responsabilité dans le fiasco de la gestion de cette crise sanitaire".

Au Parti socialiste, Olivier Faure a demandé que le vote attende la présentation de l’ensemble du plan de déconfinement, une condition pour "voter en connaissance de cause".

La contestation a aussi gagné les rangs de La République en Marche. 
"Comment le législateur peut-il se prononcer en sérénité sur un "plan de déconfinement ?", a ainsi interrogé la députée Martine Wonner, ce médecin soulignant qu’il ne le découvrira que quelques minutes avant le vote", dans une lettre au président de l’Assemblée Richard Ferrand. 
Durant la pandémie de Covid-19, elle a fait partie des élus à l'initiative du collectif " Laissons-les prescrire", ainsi que d'une pétition qui demande l'assouplissement des conditions pour recourir à l'hydroxychloroquineet dit [s'interroger] sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise. Au vu du nombre de pétitions et tribunes qu'elle a déjà signés, elle devrait refuser son vote à Macron, mais on s'attend à une abstention de la velléitaire et de ses copines députées du "Collectif social-démocrate".

Le député Aurélien Taché, ex-apparatchik socialiste, mais LREM, s’est lui aussi dit favorable à un délai de 24 heures

Malgré les protestations de tous bords, l'Edouard a dit "NIET" !
Une fin de non-recevoir méprisante qui ouvre la voie à un vote à l'aveugle sur ce que sa présentation a bien voulu dire de son plan de déconfinement, a-t-on appris ce lundi de sources parlementaires troubles. Un blanc-seing que devraient lui accorder les fantoches en godillots de la majorité présidentielle.
Le premier ministre est attendu sur six thèmes prioritaires : "la santé (masques, tests, isolement, qui manquent toujours cruellement au grand public, après sept semaines de confinement réglementé…), l’école, le travail, les commerces, les transports et les rassemblements".

Le président de l’Assemblée Richard Ferrand a tenté de justifier ce refus d’un report.
Selon lui, présenter son plan devant l’Assemblée est une marque de considération du Parlement, a rapporté un participant. "En même temps", n'est-ce pas une marque de son mépris des Français, ces "illettrés" qu'ils ne cessent d'humilier en assurant qu'ils ne comprennent rien et ne saurait même pas placer un masque ? 

Vers un vote séparé pour ou contre le traçage ?

Ce vote du plan Philippe était initialement prévu le 5 mai, tandis que le mardi 28 avril devait être consacré à un vote sur l’application de traçage StopCovid, qui doit permettre de retrouver les contacts des porteurs du coronavirus. 
C’est d’ailleurs un sujet polémique secondaire qui a été gonflé artificiellement dans la presse pour dissimuler les dissensions entre Matignon et l'Elysée  : il a provoqué des remous jusque dans la majorité des béni-oui-oui et sa dilution dans la question du déconfinement est perçue comme une manœuvre politique. "Un vote unique sur le plan déconfinement - et donc sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel - et avec un nombre aussi réduit de députés, ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant", a ainsi estimé dans un tweet Aurélien Taché.
Une position partagée par Damien Adad, qui réclame deux votes, l’un sur le tracking, l’autre sur le déconfinement.

Macron met la charrue avant les boeufs : on vote et après on discute ! 

Il restera une marge de manœuvre, une fois la présentation mardi de 'l’architecture générale", pour adapter le plan de déconfinement, une fois le vote assuré, racontent les truands"Le sujet reviendra devant le Parlement à l’occasion d’un projet de loi, présenté dans un très proche avenir, autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, qui contiendra aussi les dispositions d’ordre législatif indispensables à la mise en œuvre du plan de déconfinement", a précisé à ses troupes le patron des députés LREM Gilles Le Gendre.

Alors que la presse fait état de conflits entre le président et son collaborateur, Macron a fustigé ceux qui "tentent de diviser" ! 

Macron a démenti toute dissension avec son factotum rebelle. 
Ce mardi lors du conseil des ministres, à quelques heures d'un vote à risques, il s'en est pris à ceux qui "tentent de diviser" l'exécutif.
"L'ensemble de l'exécutif est pleinement aligné dans cette crise," a assuré le chef de guerre, suggérant que l'ensemble de ses troupes a le petit doigt à la couture du pantalon.
Vu la gravité du moment, il s'est fait menaçant.
"Je n'aurai aucune complaisance [est-il susceptible d'en avoir ?] à l'égard de ceux [et celles] qui [il a des noms?] par des bruits et des rumeurs [quelle est la nuance ?] tentent de diviser le gouvernement et singulièrement le premier ministre et le président de la République", aurait déclaré le danseur de tango, selon des propos rapportés par un participant anonyme au Conseil des ministres. Plusieurs sources [plusieurs mais anonymes !] font état de divergences entre les deux têtes de la majorité sur les conditions de ce vote précipité à l'Assemblée.

Autre bruit ou rumeur : Macron aurait bien voulu accéder à la demande des oppositions de décaler le vote de 24h
Mais on apprend que Macron n'est plus aux commandes et que son premier ministre lui aurait dicté la décision: le grand Nicodème pelé aurait finalement imposé sa volonté. Selon Le Point et L'Express, Macron aurait été contraint d'appeler lui-même des journalistes pour défendre son point de vue divergent: et se plaindre d'être dépossédé de ses prérogatives? Des bruits de couloirs dignes d'Alexandre Benalla: savonner la planche de son premier ministre à la veille d'un discours crucial est-il la réaction appropriée d'un Jupiter, si  l'Edouard est devenu calife à la place du calife ?

Pas de remaniement avant septembre, selon l'Elysée

Bafoué par l'Edouard, Macron garde son Philou ? 
L'Elysée dément "catégoriquement" la "fake news" balancée par les deux réseaux sociaux hebdomadaires. Ils ne partiront pas ensemble en vacances: dommage collatéral du Covid-19 !  
"Il n'y a pas eu d'appels avec des journalistes et pas d'expression de doutes vis-à-vis du premier ministre, assure un proche conseiller du président (encagoulé, mais digne de foi). Cette histoire de vote à reporter ou pas est par ailleurs sans intérêt. Il s'agit d'une déclaration du premier ministre. Ce n'est pas de la compétence de la présidence"
Un quidam, membre du cabinet élyséen, poursuit le délire.
"Emmanuel Macron s'est construit en installant une saine distance avec les journalistes. Il voulait marquer la rupture avec la présidence de François Hollande.Hollande nous avait habitué à des énormités mais nous atteignons cette fois le fond.
A l'Elysée, les complotistes évoquent un travail d'"officines, qui veulent créer une théorie [?] du grand déplacement remaniement", sans préciser lesquelles et pour le compte de qui elles travailleraient. 

Le déconfinement va s'étaler jusqu'au 1er septembre, précise-t-on à l'Elysée.

L'état d'urgence sanitaire pourrait être prolongé jusqu'au 24 juillet". Mais vu que, dans la rhétorique élyséenne, le futur proche reste le temps préféré du "maître des horloges", l'été 2020 risque d'être noir.  

Alors faire un remaniement avant la rentrée aurait-il du sens, alors que le déconfinement n'est pas terminé ?  Voilà en tout cas qui donne une indication sur la suite : le projet de "concorde nationale", entendez d "'union nationale", vanté par Emmanuel Macron attendra au moins la rentrée de septembre.
Pourvu qu'à la rentrée les Français sachent enfin placer des masques, s'ils arrivent...

samedi 4 avril 2020

J-Christophe Lagarde nie le non-confinement dans les quartiers; die Zeit le contredit

Quand le déni de cet élu impuissant et insensé se heurte au témoignage de la presse allemande

Ce n'est plus de l'aveuglement, mais de la mauvaise foi

Le député UDI Jean-Christophe Lagarde refuse d'admettre que la bienveillance est inappropriée à la Seine-Saint-Denis.
A la différence de François Pupponi, livre ci-contre, membre du Parti socialiste (PS) jusqu'en 2018 et ancien maire désabusé de Sarcelles (groupe Libertés et territoires, LT), qui a pris conscience que l'islamisme militant peut subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie, un autre centriste, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député du 9.3 - département présidé par le socialiste Stéphane Troussel, un apparatchik un temps proche de Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray ou Gérard Filoche -, veut croire que le non respect du confinement dans son département est "une légende". Il s'est insurgé jeudi contre ceux qui font des quartiers populaires des "boucs émissaires".

"Arrêtons avec ces fantasmes", s'exclame Lagarde, défenseur de son fonds de commerce. Un couvre-feu n'est pas nécessaire parce que "97% des gens qui sont contrôlés dans la rue sont des gens qui ont le papier" d'attestation de sortie pendant le confinement, a assuré le maire de Drancy à l'antenne de Sud Radio (détenu par le groupe Fiducial, commanditaire de sondages par l'IFOP, comme Paris Match du groupe Lagardère).
"Je sais bien qu'on a l'habitude de prendre des boucs émissaires. Je pense qu'on pourra pour une fois être plus responsable, et regarder la réalité", a malencontreusement estimé le président de l'UDI.

L'AFP, reprise par Le Point et La Croix (des copiés-collés, illustration comprise), en profite pour désigner les cibles de Lagarde.
"Plusieurs élus notamment à droite et à l'extrême droite avaient pointé du doigt des quartiers qui ne respectent pas les mesures de confinement," comme si on pouvait imaginer que LFI ou le PCF, L'Humanité ou Mediapart, puissent admettre la réalité. 
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen avait dénoncé l'absence de "réponse" de l'Etat dans ces banlieues. Elle a aussi mis en garde les Français contre les mensonges du gouvernement sur "absolument tout".
Depuis Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire, le président de la...
L'OMS ne préconisait encore pas le port du masque: 

sauf si vous êtes soignant ou... malade !
Alors, on ne sort pas, sous peine de PV de 135€
Le député LR Eric Ciotti avait appelé à y "déployer l'armée", mais le président s'est agacé et a reproché les propositions qui lui sont adressées : à Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire le président masqué ci-contre a fustigé ceux qui s'en prennent à la manière dont le gouvernement gère l'épidémie, alors même que celle-ci est encore en cours.
A propos du port intempestif du masque, lire l'article du JDD qui rappelait les consignes que piétine le président exemplaire : lien 

VOIR et ENTENDRE à ce propos ce clip consacré à ceux et celles qui n'ont pas le respect des mesures gouvernementales : LIEN


L'ancien maire de Drancy note finement que "le dimanche, les magasins sont fermés; il n'y a personne dans les rues".
Est-ce tous les jours dimanche en Seine-Saint-Denis ? L'économie souterraine y connaît-elle un marasme préoccupant ? Bercy doit-il la soutenir ?

Jean-Christophe Lagarde a réponse à tout: si les hôpitaux de Seine-Saint-Denis ont été "plus vite débordés" par l'afflux de malades du covid-19, il assure que c'est parce qu'il y a "moins de lits d’hôpitaux, moins de lits de réanimation qu'ailleurs", et pas à cause d'un manque de respect du confinement. 
Evoque-t-il l'hôpital universitaire Avicenne, hôpital de l'AP-HP situé à Bobigny, en Seine-Saint-Denis (93)? Il prend en charge complète toutes les spécialités médicales et chirurgicales dont la cancérologie et se flatte pourtant de posséder des spécialistes d’excellence en pneumologie en maladies infectieuses et tropicales, (outre l'hématologie, l'hépatologie, l'addictologie, la rhumatologie, médecine interne avec le centre d’excellence européen de l’HTA), ainsi que les urgences et le SAMU 93... Il est desservi par 3 lignes de métro...

Le premier ministre Edouard Philippe a affirmé mercredi, devant la mission d'information de l'Assemblée sur la crise sanitaire, que «dans beaucoup de quartiers dits difficiles" les consignes de confinement étaient respectées «très sérieusement», contrairement à "ce que disent certains". Et d'ouvrir une polémique "sociale de classe" en suggérant qu'il n'est "pas sûr" que ceux qui étaient partis dans leurs résidences secondaires "aient permis de contenir la circulation du virus".

La presse allemande mettra-t-elle tout le monde d'accord ?

Les banlieues françaises, grandes oubliées du confinement, titre 'die Zeit' à Hambourg, le 02/04/2020 - 06:19

Difficile de rester confiné lorsque l’on partage un petit appartement à plusieurs, qu’il est délabré ou que l’on est forcé d’aller travailler sur des chantiers. Les mesures du gouvernement sont totalement inadaptées aux banlieues françaises, dénonce ce journal allemand, hebdomadaire libéral, mais ... de gauche.

Comme la plupart des Français, Hamza Esmili a désormais beaucoup de temps pour regarder à travers sa fenêtre. Habitant dans une cité de la Plaine Saint-Denis [en Seine-Saint-Denis], il observe l’activité de la rue, en bas. C’est un fait : ils sont manifestement nombreux à ne pas respecter les mesures de confinement général imposées par le gouvernement. "Il y a moins de monde que d’habitude, mais ça reste encore très fréquenté, constate Esmili. Le confinement est un concept de bourgeois, explique ce sociologue enseignant dans une université parisienne [Paris VIII]. Cela implique de posséder une maison bourgeoise dans laquelle se retirer. Ça ne correspond pas du tout à la réalité ici." [L'immigré - clandestin ou non - doit pouvoir accéder vite à ce que le "bourgeois" indigène a construit sur plusieurs générations. Ce que les Français ne sont d'ailleurs pas tous parvenus à réaliser]

Aujourd’hui, quiconque quitte son domicile sans attestation ni raison valable s’expose à une amende de 135 euros [et plus encore, en cas de récidive]. C’est pourquoi bon nombre de citadins fortunés [carrément: la caravane est un signe extérieur de fortune, selon les sociologues de l'EHESS] ont fui les grandes villes et ont pris leurs quartiers dans leur maison de vacances ou de campagne où l’assignation à résidence est moins pesante [on n'y circule pas mieux: nombre de villages ont bloqué les accès depuis l'extérieur et notre sociologue de banlieue devra élargir le spectre confiné de ses recherches]. Une option qui ne s’offre à quasiment personne en Seine-Saint-Denis [exception faite donc des dealers et des familles de footballeurs].

Plus d’un demi-million de gens vivent entassés dans cette banlieue du nord de Paris. Les cités qui se dressent jusqu’à l’horizon derrière le stade de France [qui a été localisé en sorte d'animer cette banlieue qu'on continue de qualifier de déshéritée, malgré son désenclavement par le métro et deux aéroports internationaux, ainsi que  Le Parc International des Expositions de Paris Nord Villepinte qui accueille sur plus de 240 000 m² de surface au sein de 8 halls congrès et salons professionnels de dimension internationale (le SIAL) et Le Parc des Expositions Paris Le Bourget qui accueille le Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, le plus grand événement au monde consacré à l'industrie aéronautique et spatiale, et la foire musulmane annuelle] - entre autres structures visant à dynamiser et éduquer ces zones de non-droit [la Seine-Saint-Denis représente le deuxième pôle universitaire d'Ile-de-France avec plus de 45.000 étudiants (dont nombre de boursiers), répartis notamment dans les Universités Paris VIII Saint-Denis [Hamza Esmili y diffuse la sociologie marxiste] et Paris XIII Villetaneuse mais également du CNAM, de SUPMECA et du PRES 'Université Paris Ile-de-France". Présence universitaire renforcée à partir de 2017 par l'ouverture du Campus Nicolas de Condorcet, nouveau campus de recherche et de formation en sciences humaines et sociales qui peut accueillir environ 15.500 étudiants.] - sont les coulisses de ce que de nombreux Allemands n’aperçoivent que dans des vidéos de rappeurs et des films chocs : une mosaïque d’ethnies et de nationalités entourée de béton [et cernée par l'islam radical]. Ces quartiers sont des milieux complexes, mais dans les médias ils sont surtout associés à deux fléaux : le chômage et la pauvreté [auxquels il faudrait aussi ajouter objectivement l'économie souterraine fondée sur tous les trafics, dont les stupéfiants, et la délinquance].

Des immeubles sales et saccagés

C’est aussi probablement à cause de cela que les mesures contre l’épidémie semblent si mal comprises ici. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants se plaignent du fait que les espaces publics soient encore bondés. Vendredi 20 mars, on apprenait que 10 % de toutes les infractions aux mesures de confinement [recensées la veille] avaient été commises en Seine-Saint-Denis.

Hamza Esmili habite dans un bel appartement agréable à vivre, dit-il. Mais l’immeuble est extrêmement sale et délabré. Bon nombre de ses voisins travaillent comme journaliers sur des chantiers et vivent dans des appartements où il n’est pas possible de rester confiné. Il n’est pas rare que les gens partagent des lits. Pendant que les uns travaillent le jour et dorment la nuit, les autres font l’inverse : “Les gens ne dorment pas nécessairement dans leur logement.” Ils sont par ailleurs nombreux à ne pas posséder de logement. Alors comment pourraient-ils respecter les consignes du gouvernement et rester chez eux ?

Des mesures particulièrement difficiles

Le sociologue exprime également sa colère face au racisme à travers lequel l’opinion publique tend à analyser ces problèmes. Les habitants des banlieues – dont la plupart ont des parents d’origine immigrée – sont présentés comme des gens indisciplinés. Comme s’ils ne comprenaient pas qu’il fallait faire un effort au niveau national pour lutter contre le virus. Les médias en parlent déjà comme de loubards et autres fortes têtes squattant les entrées d’immeuble en dépit des règles, fumant des joints et insultant les policiers. En même temps, reconnaît le sociologue qui étudie les dynamiques des banlieues parisiennes depuis plusieurs années, il est vrai que “les gens ont un rapport différent à l’État. Il n’est pas étonnant qu’ils n’acceptent pas les consignes”.

Les mesures de confinement sont particulièrement dures pour les jeunes des banlieues, explique Esmili : Toutes les structures qui leur rendent la vie possible ici ont été fermées du jour au lendemain.” [Comme ailleurs...]

Ici, les écoles [le taux de déscolarisation est l'un des plus élévé d'Europé], les aires de jeu [jonchées de seringues], les terrains de basket, les skateparks et les équipements sportifs sont plus que des accessoires de loisir. Ce sont des sources d’équilibre pour des jeunes qui mènent souvent une vie peu structurée. Ce sont des échappatoires qui permettent de sortir des logements où vivent souvent trop de gens, dans trop peu d’espace. [Et à Marseille, notre sociologue élevé au biberon du marxisme l'oublie], ils ont l'hydroxychloroquine]

Tensions sociales [pré-existantes et entretenues par l'école, les centres sociaux, les MJC et les mosquées]

Aujourd’hui, de plus en plus de gens redoutent ce qui pourrait se passer si les jeunes des banlieues perdaient leur sang-froid. Le Parisien, journal racoleur mais bien informé sur les banlieues, a rapporté quelques échauffourées durant la première semaine de confinement : mardi 17 [mars], un groupe de jeunes d’Aulnay-sous-Bois a mis le feu à des poubelles et attiré des policiers dans un guet-apens. Dans la commune voisine de Boissy-Saint-Léger, un jeune homme de 22 ans aurait résisté aux policiers qui voulaient le contrôler pour infraction au confinement. À Clichy-sous-Bois, banlieue internationalement connue depuis les émeutes de 2005, deux camions ont été incendiés et des policiers caillassés à coups de boules de pétanque dans la nuit.

La mairie de Clichy-sous-Bois ne confirme pas [!] ces jets de boules de pétanque. Dans l’entourage du maire, on affirme que l’altercation avec la police est restée mineure, même si plusieurs véhicules ont été incendiés. Mais les tensions sociales affleurent tout particulièrement en ce moment, reconnaît un porte-parole de la mairie, car la situation est difficile quand des familles de six passent leurs journées ensemble dans cinquante mètres carrés et que les jeunes sont privés de toute activité. Une équipe de neuf travailleurs sociaux, dix policiers de proximité et autant de médiateurs municipaux est mobilisée pour expliquer personnellement aux habitants l’importance de respecter les mesures de confinement. On compte sur les parents – quand ils sont présents – pour s’occuper de leur famille.

Un exemple pour le pays

Même ici, personne ne peut se prononcer sur le risque d’émeutes dans les prochaines semaines. Du côté de la mairie, on assure que la situation a beaucoup changé par rapport à 2005. On a beaucoup fait pour les habitants, les immeubles ont été rénovés, des lignes de tram ont été créées et l’hostilité envers les pouvoirs publics est moins forte. Reste que l’atmosphère peut très rapidement changer et sans avertissement. Début 2017, l’arrestation brutale d’un jeune homme à Aulnay-sous-Bois [“l’affaire Théo” pour Théodore Luhaka] a donné lieu à plusieurs jours de manifestations. Un tel scénario alors que les hôpitaux sont surchargés par les patients du Covid-19 et que les forces de sécurité sont particulièrement tendues serait catastrophique.

Hamza Esmili lui-même [que l'école de la République et l'échelle sociale ont porté jusqu'à Normale Sup : la France offre cette possibilité qui le veulent. L'auteur est doctorant contractuel en sociologie au Centre MauriceHalbwachs (ENS-EHESS-CNRS), Chargé de cours à l’Université de Lille 2, à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), à l’Université d’Evry, à Aix-Marseille Université et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Visiting Researcher à l’Université de Californie à Berkeley en 2019], qui a étudié les cités les plus pauvres de Clichy-sous-Bois, ne se risque à aucun pronostic sur la situation sécuritaire. “La question se pose naturellement, mais c’est vraiment difficile à prévoir”, explique-t-il, soulignant que, dans cette lutte contre l’épidémie, c’est tout le pays qui pourrait peut-être prendre exemple sur les banlieues. Dans bon nombre d’immeubles délabrés, cela fait déjà des années que les ascenseurs ne fonctionnent plus [sont-ils cassés, malgré un usage respectueux du bien collectif?] et que les personnes âgées sont de fait confinées chez elles. Un réseau de jeunes est déjà [!]en place pour leur faire leurs courses [le chercheur universitaire  ne les cite pas, ni le moyen de les contacter].

Ce sociologue énonce ailleurs les excuses marxistes au constat qu'il dresse  du non-respect des consignes de confinementcontre l'avis de Lagarde. 

Sous le titre à l'idéologie transparente, "Le confinement, ce luxe dont les plus pauvres sont privés", l'ancien boursier accuse:
"Les rues sont remplies parce que personne n’a dit aux maçons et aux mécaniciens qui habitent ici [légalement ou illégalement ?] de s’arrêter [leur dire en quelles langues ?]. Un mot de ces hommes invisibles à la construction nationale : ils sont seuls, souvent originaires du sous-continent indien, plus rarement d’Egypte ou d’Afrique de l’Ouest. Sans horaires ni contrats, ils vont d’un chantier à l’autre, une journée ici, une journée là, rémunération quotidienne fixée à trente euros. Ils vivent dans des "foyers" [qui ont aussi un coût pour la collectivité], terme flatteur [la rhétorique s'y met] qui désigne les appartements que leur louent des marchands de sommeil [tous pourris, les Français]: plusieurs centaines d’euros pour un lit dans un chambre qui en compte quatre ou cinq. S’arrêter étant la promesse d’un retour à l’indigence la plus complète, ils n’ont pas d’autre choix que de travailler."

Ces descriptions tendancieuses - volontairement sans contre-exemples - sont le terreau de l'islam révolutionnaire et conquérant. Hamza Esmili serait un contre-exemple, mais il n'est visiblement pas engagé dans une démarche bienveillante. Son militantisme pourrait finir être récompensé par un doctorat, mais alors ne serait-il pas un peu entaché ?

dimanche 22 mars 2020

Ndiaye encourage le non-respect du confinement dans certaines banlieues inciviques 

Adepte des vieilles recettes nauséabondes, Ndiaye "voit bien le relent" raciste "qui va arriver"...

Ses commentaires racistes anti-Blancs confortent les contrevenants aux mesures de confinement


Alors que circulent et indignent des images de mépris communautaire de la réglementation de la République dans certaines banlieuesla prophétesse participe ainsi au non-respect des règles de confinement prises par le gouvernement dont elle est porte-parole 

Il n'y a "pas de moindre respect dans certains endroits que dans certains autres" en France des mesures de lutte contre le coronavirus, maintient Ndiaye, en dépit des preuves matérielles à disposition. 

"Je préfère mettre le holà tout de suite», a prévenu Sibeth Ndiaye - probablement nouveau ministre de l'Intérieur et décisionnaire -  ce vendredi matin sur RMC/BFMTV. L'ex-parole du gouvernement et remplaçante officieuse du noctambule de Beauvau ne se contente plus de communiquer sur les décisions gouvernementales : la Castafiore a fustigé les propos de certains commentateurs qui relaient la difficulté des forces de l'ordre à faire respecter le confinement dans certaines zones sensibles. 
"Evidemment [c'est acté !], c'est vrai que dans certains quartiers, il n'y a pas de respect des règles", a-t-elle reconnu. "Mais attention, je ne veux pas qu'on commence à dire  - censure discriminante - que c'est parce que ce sont des banlieues, avec des populations de telle ou telle origine, que les gens ne respectent pas les règles", a-t-elle martelé.

"Je vois bien à quoi ça peut vite mener"

Sibeth Ndiaye craint que du racisme se cache derrière ces indignations : sa réaction n'est-elle pas un réflexe communautaire, donc racial, voire raciste ? "J'entends les dérapages de certains. Je vois bien à quoi cela peut vite mener", a-t-elle insinué, distillant une analyse discriminante et fracturante

Ajouté à "il n'y a "pas de moindre respect dans certains endroits que dans certains autres, en fonction de la catégorie sociale ou de l'origine de nos compatriotes," par ailleurs asséné, la secrétaire d'Etat usurpe les pouvoirs d'élus et de membres supérieurs de la hiérarchie gouvernementale, celle de l'Edouard notamment, avec l'onction du président : face à lui en 2022, Macron va-t-il trouver sa secrétaire d'Etat binationale ? Une première femme présidente noire en France, même les Américains et leur métis n'ont pas fait mieux !
Il risque de se trouver si bête qu'on veut voir ça... 

samedi 23 novembre 2019

Les écologistes d' 'Extinction Rebellion' dévoilent leur antisémitisme

Les propos fascistes  du cofondateur d’Extinction Rebellion sur l’Holocauste 

L’Holocauste n’est "qu’une simple connerie de plus dans l’histoire humaine", a déclaré Roger Hallam, 

activiste et militant britannique de l'environnement, cofondateur du mouvement Extinction Rebellion qui se couvrent de l'opprobre public.
Les censeurs écologistes ciblent Google,
accusé de déni et de négationnisme !

Ce mouvement écologiste revendique la désobéissance civile en s'appuyant sur des "actions coups de poing non violentes" [sic] - sinon en paroles -, pour faire pression sur les gouvernements, en sorte qu'ils agissent contre le réchauffement climatique (devenu "changement climatique" à l'épreuve des faits) et ses conséquences. Ce mouvement écologiste qui bloque des places et des ponts à travers le monde - dès octobre 2018 à Londres - n'a pas réussi à empêcher l'extension de l'aéroport de London-Heathrow. 

Quant à Hallam, 53 ans, il a été agitateur toute sa vie : agriculteur bio pendant 15 ans, mais la terre et basse, il a préféré militer à Rising Up! (Révolte!) dédié à la protection de l'environnement par les moyens de l'action directe et sous l'alibi de la résistance pacifique ou de la désobéissance civile, comme on voudra. Hallam-le-pacifiste a utilisé un drone pour perturber le trafic aérien de l'aéroport londonien - mettant la sécurité des usagers et de la population en danger - et a été placé en détention dans une prison britannique. Il devrait être jugé le 17 février 2020.

Les propos "n’en finissent pas" de susciter l’indignation, selon l'AFP. 

L'écologie radicale était jugée fasciste dans ses méthodes; elle l'est désormais dans son idéologie. Le cofondateur d’Extinction Rebellion (XR), Roger Hallam, a prononcé ses paroles antisémites le mercredi 20 novembre, dans un entretien qui renvoient aux propos de Jean-Marie Le Pen sur les fours crématoires, "détail de l'Histoire" et qui le classe à l'extrême droite. Le 13 septembre 1987, interrogé au Grand Jury RTL-Le Monde à propos de la contestation par des négationnistes de l'utilisation par les nazis de chambres à gaz pour exterminer les Juifs, il déclare : "Je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale". Avec son calembour sur "Durafour-crématoire", il avait également prononcé une autre "connerie" comme les affectionne le fondateur d''Extinction Rebellion'...

En France, les eurodéputés EELV Yannick Jadot et David Cormand ont dénoncé les... "dérapages" et des "propos révoltants".
Les amalgames révisionnistes et antisémites n’ont pas leur place au sein des mouvements de protection de la nature et du vivant, assurent-ils, garantissant qu' "ils en sont l'exact opposé". Huit lignes sur le site EELV !
"Les amalgames, les confusions, les dérapages, les généralisations qui visent à relativiser la Shoah et l'antisémitisme n'ont pas leur place au sein de l'écologie !", a critiqué sur Twitter l'ancienne tête de liste aux européennes.

EELV ne rompt pas les ponts : "Les valeurs fondamentales de l’écologie et de celles et ceux qui se lèvent pour réclamer la justice climatique avec Extinction Rebellion sont incompatibles avec les propos révoltants et stupides visant à relativiser la Shoah tenus par Roger Hallam. Ne pas confondre l'oeuvre et l'homme, ce qui ne s'applique pas au film de Polanski "J'accuse".

La branche française de l’association n’a réagi que le lendemain par un communiqué succinct pour "condamner" les propos de Roger Hallam "qui n’engagent que lui-même". "Nous n’avons pas de porte-parole ni de dirigeant.es ", tient à rappeler XR France. Le Black bloc non plus !

Dans la presse, le magazine Le Point se contente de reprendre la dépêche de l'AFP en la triturant et en l'expurgeant.
Le Figaro distingue l'homme de l'action "Le co-fondateur d'Extinction Rebellion minimise l'Holocauste", mais il titre en revanche "Malgré la polémique, J’accuse de Roman Polanski réalise un très bon démarrage"... Le réalisateur fait l'objet d'une nouvelle accusation de viol...
La Libre belgique note un "tollé" !

Les membres et les soutiens du mouvement 'Extinction Rebellion' d'Hallam plongés dans l'embarras
 
Dans un entretien avec l’hebdomadaire Die Zeit paru jeudi, l'agitateur britannique a banalisé les génocides, observant qu'ils se sont déroulés de manière répétée au cours des cinq derniers siècles. "En fait on pourrait dire que c’est comme un événement régulier", selon des extraits du magazine (dont l'ancien chancelier fédéral Helmut Schmidt - membre du Parti social-démocrate (SPD, parti de Martin Schultz, démissionnaire) - fut l'un des directeurs).

"Le fait est que des millions de gens ont régulièrement été tués dans des circonstances cruelles au cours de l’histoire", a-t-il souligné, jugeant que l’Holocauste, au cours duquel 6 millions de juifs ont été exterminés, n’est "qu’une simple connerie de plus dans l’histoire humaine". 
Une manière d'exonérer les dictatures soviétique, maoïste ou khmère, mais aussi la Corée du Nord, la Birmanie ou l'Erythrée (on voit ci-contre les effusions de Macron avec Idriss Deby, lequel est poursuivi par un tribunal international pour crime contre l'humanité pour les exactions commises durant son règne au Tchad).

S
ocle de l’identité allemande depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la culture de la repentance paralyse les Allemands, a également déploré Roger Hallam. "Un traumatisme poussé à l’extrême peut créer une paralysie [qui empêche] d’en tirer les leçons", a commenté l’activiste.

L’antenne allemande d’Extinction Rebellion s'est aussitôt désolidarisée: elle lui reproche mollement de... "minimiser" le génocide des Juifs.
Elle a déclaré Roger Hallam persona non grata en Allemagne. "Nous nous distançons nettement des déclarations de Roger Hallam qui minimisent et banalisent l’Holocauste", écrit-elle dans un message sur Twitter. "Roger [une saine camaraderie demeure] bafoue les principes des XR qui ne tolèrent pas l’antisémitisme [c'est dit] et n’est plus le bienvenu chez XR Allemagne."

Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, a également condamné Hallam, rappelant que l’extermination des Juifs était "inhumaine dans sa singularité". Il n'est pas avéré toutefois que les camps soviétiques ou khmers n'ont pas égalé les atrocités nazies.  "Nous devons toujours être conscients de cela pour pouvoir assurer : plus jamais !", a tweeté le chef de la diplomatie. 

Détail de l'histoire, l’éditeur allemand Ullstein a, de son côté, annoncé qu’il renonce à publier le livre du négationniste écologiste, assurant prendre "ses distances avec toutes les formes de déclarations actuelles de Roger Hallam" : un renoncement provisoire ! "Pour cette raison, son livre ne sera pas publié", a-t-il ajouté dans communiqué.

Robert Habeck, le codirigeant des Verts allemands, a de son côté appelé l’organisation XR « à prendre nettement ses distances » avec M. Hallam. "Il ne doit y avoir aucune place pour la minimisation de l’Holocauste ou l’antisémitisme. Nulle part et dans aucun mouvement", a-t-il insisté dans Bild (tabloid à scandale du groupe de presse Axel Springer qui prône une "réconciliation entre Juifs et Allemands ", sic).