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mardi 28 avril 2020

Macron débine Philippe, puis dément toute dissension avec lui

Macron a-t-il toute sa tête ?

Macron dénonce la décision de Philippe de refuser aux députés 24h de réflexion avant le vote de ses mesures de déconfinement

Les Républicains a réclamé un délai de 24 heures avant le vote, le pouvoir refuse. 
Mardi 28, le premier ministre présentera  les grandes lignes du plan de déconfinement à l’Assemblée et, dans la foulée, il sera suivi et d'un débat à 75 autorisés dans l'hémicycle et d’un vote électronique immédiat.
"Ça a l’air d’être de la démocratie, c’est seulement de la brutalité. Personne ne sait où on va et on nous impose un simulacre de démocratie à l’Assemblée nationale." Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul député à s’indigner de la façon expéditive dont est organisé le vote sur la sortie du confinement. Alors que Damien Abad avait demandé un report du vote au lendemain mercredi ou au  jeudi  pour disposer d'un minimum de temps de réflexion, l’Assemblée nationale devra se prononcer mardi en fin d'après-midi, immédiatement après la présentation du plan de déconfinement par le premier ministre Edouard Philippe et le débat qui s’ensuivra, dans un hémicycle en partie vidé de ses députés en raison des mesures sanitaires. 

Les Républicains ont déploré le rejet de ce "temps de réflexion":
 "Cette accélération du calendrier est un déni de démocratie", dénonce le président du groupe des députés LR, Damien Abad. "Nous demandons 24 heures de plus pour un travail de fond en commission et la consultation de nos collègues qui ne pourront siéger."  LR devrait donc logiquement refuser de soutenir de leur vote des mesures dont ils ne peuvent évaluer la portéemais rien n'est moins sûr. 
Le temps médical n'est pas le temps politique. Si les sommités du "Conseil scientifique" exigent le respect des protocoles stricts que ses "savants" ont édictés et des délais permettant tests et analyses, bien que les risques soient équivalents, foin, en revanche, des délais et analyses en matière législative !
Pour Marine Le Pen (RN), "les conditions du vote de mardi, à la suite immédiate d’un discours dont on ne sait rien, sans une loi nous permettant d’amender, sont un artifice du gouvernement pour tenter de nous faire partager sa responsabilité dans le fiasco de la gestion de cette crise sanitaire".

Au Parti socialiste, Olivier Faure a demandé que le vote attende la présentation de l’ensemble du plan de déconfinement, une condition pour "voter en connaissance de cause".

La contestation a aussi gagné les rangs de La République en Marche. 
"Comment le législateur peut-il se prononcer en sérénité sur un "plan de déconfinement ?", a ainsi interrogé la députée Martine Wonner, ce médecin soulignant qu’il ne le découvrira que quelques minutes avant le vote", dans une lettre au président de l’Assemblée Richard Ferrand. 
Durant la pandémie de Covid-19, elle a fait partie des élus à l'initiative du collectif " Laissons-les prescrire", ainsi que d'une pétition qui demande l'assouplissement des conditions pour recourir à l'hydroxychloroquineet dit [s'interroger] sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise. Au vu du nombre de pétitions et tribunes qu'elle a déjà signés, elle devrait refuser son vote à Macron, mais on s'attend à une abstention de la velléitaire et de ses copines députées du "Collectif social-démocrate".

Le député Aurélien Taché, ex-apparatchik socialiste, mais LREM, s’est lui aussi dit favorable à un délai de 24 heures

Malgré les protestations de tous bords, l'Edouard a dit "NIET" !
Une fin de non-recevoir méprisante qui ouvre la voie à un vote à l'aveugle sur ce que sa présentation a bien voulu dire de son plan de déconfinement, a-t-on appris ce lundi de sources parlementaires troubles. Un blanc-seing que devraient lui accorder les fantoches en godillots de la majorité présidentielle.
Le premier ministre est attendu sur six thèmes prioritaires : "la santé (masques, tests, isolement, qui manquent toujours cruellement au grand public, après sept semaines de confinement réglementé…), l’école, le travail, les commerces, les transports et les rassemblements".

Le président de l’Assemblée Richard Ferrand a tenté de justifier ce refus d’un report.
Selon lui, présenter son plan devant l’Assemblée est une marque de considération du Parlement, a rapporté un participant. "En même temps", n'est-ce pas une marque de son mépris des Français, ces "illettrés" qu'ils ne cessent d'humilier en assurant qu'ils ne comprennent rien et ne saurait même pas placer un masque ? 

Vers un vote séparé pour ou contre le traçage ?

Ce vote du plan Philippe était initialement prévu le 5 mai, tandis que le mardi 28 avril devait être consacré à un vote sur l’application de traçage StopCovid, qui doit permettre de retrouver les contacts des porteurs du coronavirus. 
C’est d’ailleurs un sujet polémique secondaire qui a été gonflé artificiellement dans la presse pour dissimuler les dissensions entre Matignon et l'Elysée  : il a provoqué des remous jusque dans la majorité des béni-oui-oui et sa dilution dans la question du déconfinement est perçue comme une manœuvre politique. "Un vote unique sur le plan déconfinement - et donc sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel - et avec un nombre aussi réduit de députés, ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant", a ainsi estimé dans un tweet Aurélien Taché.
Une position partagée par Damien Adad, qui réclame deux votes, l’un sur le tracking, l’autre sur le déconfinement.

Macron met la charrue avant les boeufs : on vote et après on discute ! 

Il restera une marge de manœuvre, une fois la présentation mardi de 'l’architecture générale", pour adapter le plan de déconfinement, une fois le vote assuré, racontent les truands"Le sujet reviendra devant le Parlement à l’occasion d’un projet de loi, présenté dans un très proche avenir, autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, qui contiendra aussi les dispositions d’ordre législatif indispensables à la mise en œuvre du plan de déconfinement", a précisé à ses troupes le patron des députés LREM Gilles Le Gendre.

Alors que la presse fait état de conflits entre le président et son collaborateur, Macron a fustigé ceux qui "tentent de diviser" ! 

Macron a démenti toute dissension avec son factotum rebelle. 
Ce mardi lors du conseil des ministres, à quelques heures d'un vote à risques, il s'en est pris à ceux qui "tentent de diviser" l'exécutif.
"L'ensemble de l'exécutif est pleinement aligné dans cette crise," a assuré le chef de guerre, suggérant que l'ensemble de ses troupes a le petit doigt à la couture du pantalon.
Vu la gravité du moment, il s'est fait menaçant.
"Je n'aurai aucune complaisance [est-il susceptible d'en avoir ?] à l'égard de ceux [et celles] qui [il a des noms?] par des bruits et des rumeurs [quelle est la nuance ?] tentent de diviser le gouvernement et singulièrement le premier ministre et le président de la République", aurait déclaré le danseur de tango, selon des propos rapportés par un participant anonyme au Conseil des ministres. Plusieurs sources [plusieurs mais anonymes !] font état de divergences entre les deux têtes de la majorité sur les conditions de ce vote précipité à l'Assemblée.

Autre bruit ou rumeur : Macron aurait bien voulu accéder à la demande des oppositions de décaler le vote de 24h
Mais on apprend que Macron n'est plus aux commandes et que son premier ministre lui aurait dicté la décision: le grand Nicodème pelé aurait finalement imposé sa volonté. Selon Le Point et L'Express, Macron aurait été contraint d'appeler lui-même des journalistes pour défendre son point de vue divergent: et se plaindre d'être dépossédé de ses prérogatives? Des bruits de couloirs dignes d'Alexandre Benalla: savonner la planche de son premier ministre à la veille d'un discours crucial est-il la réaction appropriée d'un Jupiter, si  l'Edouard est devenu calife à la place du calife ?

Pas de remaniement avant septembre, selon l'Elysée

Bafoué par l'Edouard, Macron garde son Philou ? 
L'Elysée dément "catégoriquement" la "fake news" balancée par les deux réseaux sociaux hebdomadaires. Ils ne partiront pas ensemble en vacances: dommage collatéral du Covid-19 !  
"Il n'y a pas eu d'appels avec des journalistes et pas d'expression de doutes vis-à-vis du premier ministre, assure un proche conseiller du président (encagoulé, mais digne de foi). Cette histoire de vote à reporter ou pas est par ailleurs sans intérêt. Il s'agit d'une déclaration du premier ministre. Ce n'est pas de la compétence de la présidence"
Un quidam, membre du cabinet élyséen, poursuit le délire.
"Emmanuel Macron s'est construit en installant une saine distance avec les journalistes. Il voulait marquer la rupture avec la présidence de François Hollande.Hollande nous avait habitué à des énormités mais nous atteignons cette fois le fond.
A l'Elysée, les complotistes évoquent un travail d'"officines, qui veulent créer une théorie [?] du grand déplacement remaniement", sans préciser lesquelles et pour le compte de qui elles travailleraient. 

Le déconfinement va s'étaler jusqu'au 1er septembre, précise-t-on à l'Elysée.

L'état d'urgence sanitaire pourrait être prolongé jusqu'au 24 juillet". Mais vu que, dans la rhétorique élyséenne, le futur proche reste le temps préféré du "maître des horloges", l'été 2020 risque d'être noir.  

Alors faire un remaniement avant la rentrée aurait-il du sens, alors que le déconfinement n'est pas terminé ?  Voilà en tout cas qui donne une indication sur la suite : le projet de "concorde nationale", entendez d "'union nationale", vanté par Emmanuel Macron attendra au moins la rentrée de septembre.
Pourvu qu'à la rentrée les Français sachent enfin placer des masques, s'ils arrivent...

jeudi 4 mai 2017

"La France insoumise" au bord de la rupture avec le PCF, à un mois des législatives

Les tensions entre 'La France insoumise' et le PCF atteignent un nouveau palier : une plainte en justice

Déjà vives, les dissensions entre La France insoumise et le Parti communiste français (PCF) se sont encore aggravées jeudi 4 mai

En décidant  d'engager des poursuites contre les alliés communistes de son mouvement, pour "usurpation" d'image en vue des élections législatives de juinJean-Luc Mélenchon tente un coup de force, encouragé par son score inespéré des communistes au premier tour de la présidentielle.
"Le PCF cherche à semer la confusion chez les électeurs qui ont voté pour le candidat de la France Insoumise en faisant croire que les candidats du PCF aux législatives ont le soutien de Jean-Luc Mélenchon", écrit le mouvement dans un communiqué.

"Il n'en est rien. Les seuls candidats qui ont ce soutien sont ceux validés par la France Insoumise", clame-t-il. "En conséquence nous exigeons du Parti communiste l'arrêt immédiat de l'utilisation de la photo de Jean-Luc Mélenchon ainsi que de tous les éléments graphiques appartenant à la France Insoumise.

Face à ce qu'elle considère comme une "usurpation", La France insoumise annonce sa "décision d'engager des poursuites judiciaires", afin de "faire cesser cette situation puisque nos rappels à l'ordre répétés ne sont suivis d'aucun effet".
"Nous déplorons un procédé qui, au nom de 'l'identité communiste', refuse tout accord national mais s’approprie l’image de la France insoumise et de son candidat dans le but de gonfler artificiellement le score du PCF", peut-on lire dans le communiqué.
Le PCF n'a pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat.

Législatives: Mélenchon entend imposer ses candidats au PCF

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Que reste-t-il de ce slogan ? 
Les discussions sur une entente entre les deux mouvements en vue des législatives des 11 et 18 juin sont au point mort. Les échanges achoppent toujours sur la question d'une charte que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon souhaite faire signer à tous les candidats, ce que refuse le PCF.
Par cette "charte", le PCF s'engagerait à présenter ses candidats sous le logo La France insoumise, à respecter une discipline de vote à l'Assemblée, et à dépendre de l'association de financement de La France insoumise. Une vassalisation financière jugée inacceptable par certains cadres du PC soucieux de préserver l'indépendance de leur parti.
Mardi, à l'issue d'une réunion entre le 'machin' de Mélenchon et le parti marxiste, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, a regretté que "les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions".
Il y a une semaine, le Parti communiste avait proposé des retraits réciproques dans 30 circonscriptions au total, 15 réservées au PCF, 15 à La France insoumise, tout en plaidant pour une grande alliance nationale incluant tous les mouvements anti-libéraux.
Mais
le bidule du candidat garde une dent contre les députés PCF "qui n'ont pas accordé leur parrainage à Jean-Luc Mélenchon" à l'élection présidentielle, ainsi que contre les écologistes qui ont soutenu Benoît Hamon au premier tour."La France insoumise n'est pas une entreprise à recycler, lance le porte-parole de LFI, Alexis Corbière. On est pour le recyclage du point de vue écologique, mais pas pour le recyclage en politique", a-t-il ajouté.
Alors que Mélenchon voit rouge, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles essaie de faire baisser la tension : "L'heure est au rassemblement, pas à la polémique", souligne-t-il dans un communiqué publié deux heures plus tard.
Le PCF a pourtant répliqué en diffusant une lettre - jusqu'ici inconnue, que Pierre Laurent a envoyée à Jean-Luc Mélenchon, mercredi 3 mai. L'objectif était de montrer que c’est Mélenchon qui est responsable de cet affrontement.  Pierre Laurent y rappelle qu’il souhaite toujours un large rassemblement : "C'est le seul chemin qui peut permettre de concrétiser l'objectif que tu as énoncé dimanche et que je porte aussi au nom du PCF, d'une majorité législative prolongeant le score du 23 avril", écrit le chef du PCF.

Dans sa lettre du 3 mai, Pierre Laurent met en garde : "Si vous persistez dans votre refus, nous le regretterions vivement car cela nous conduirait les uns et les autres à présenter des candidatures concurrentes, ce qui ferait trop souvent le jeu de nos adversaires politiques." En cas de refus d’un large accord national, il évoque une dernière piste, plus minimaliste : un désistement réciproque qui concernerait en tout 60 circonscriptions (soit 30 pour chaque formation). La France insoumise semble prête à étudier cette option et pointe, de son côté, 52 circonscriptions.
Mais le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est pressé. "Il est temps que nous avancions car nous ne pouvons plus retarder notre entrée en campagne", écrit-il dans sa lettre du 4 mai. Et d'indiquer une date limite pour trouver un accord : le 9 mai.

Forte du score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle (19,6%), La France insoumise entend présenter des candidats dans l'ensemble des circonscriptions, au détriment éventuel de candidats communistes.

Les déclarations de candidatures pour les législatives doivent être déposées entre le lundi 15 et le vendredi 19 mai. Le scrutin à deux tours aura lieu les dimanche 11 et 18 juin

lundi 16 août 2010

Des gens du voyage politisent leur nomadisme

Migration du problème d'Anglet (PS) à Bordeaux (UMP)

Le cadeau solidaire des gens du voyage
aux estivants en migration du 15 août



France Info omet, ce matin déjà, de rappeller la provenance de ces gens du voyage

Des gens du voyage récemment débarqués à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont fait l'objet d'une décision d'évacuation vendredi matin à la demande de la mairie socialiste.

Ce groupe - un millier de personnes - a finalement obtenu un délai jusqu'en début de cette semaine.
Le tribunal de Bayonne a en effet accordé un délai jusqu'à lundi 16 août à 9 heures aux gens du voyage installés sur le stade de la Girouette. "Aucune urgence" ne justifie une opération d'évacuation immédiate alors que les gens du voyage concernés "ont annoncé leur départ dimanche 25 août", a expliqué vendredi le magistrat du TGI, tout en précisant que la légalité de l'ordonnance d'évacuation était "confirmée".

Les nomades déplacent le problème d'Anglet à Bordeaux

Pourquoi Bordeaux, à 170 km d'Anglet, et non pas Toulouse, à 230 ?
La première municipalité est UMP, la seconde est PS, et les gens du voyage ont donc fait le choix de relâcher la pression sur les socialistes pour la mettre sur la majorité. Sans doute aussi parce qu'à 200 kms le maire Verts de Bègles , Nono Mamère, ne leur a pas ouvert les bras.
Quant au président du Conseil Régional, Alain Rousset (PS), il est encore resté d'une discrétion accablante.

Les nomades -même français- sont soumis au respect de la loi

Les témoins sélectionnés par la presse partisane insistent sur leur nationalité française, histoire d'évacuer leur situation néanmoins illégale. C'est ainsi que la faisant fonction de premier secrétaire du PS et maire de Lille fait le tri entre les nomades français -des électeurs- et les Roms, des étrangers.
Le maire débordé d'Anglet par le débarquement soudain d'un millier de personnes, dit son amertume. «Il a tout fait pour qu'ils partent d'eux-mêmes. Il les a appelés, il les a reçus dans son bureau, mais rien n'y a fait», déplore-t-on à la municipalité d'Anglet. Dans l'équipe du maire, on précise que cette décision a été prise parce que les gens du voyage occupaient illégalement un terrain, alors que la ville tient à leur disposition une «aire de grand passage», obligation légale pour les villes de plus de 5000 habitants.
L'élu socialiste a en effet tenté de dialoguer, mais les gens du voyage ont voulu imposer leur volonté et le maire ne s'est plus senti maître de sa commune. «Il n'y a aucun discours de stigmatisation, juste une volonté de faire respecter la loi», se justifie Jean Espilondo. Lien Le Figaro

Des nomades agressifs bloquent le Pont d'Aquitaine un 15 août

A la mi-journée, un groupe d'individus ayant réussi à pénétrer sur le terrain du vélodrome, cours Jules -Ladoumègue, à Bordeaux-Lac avait provoqué les forces de l'ordre. Une quarantaine de véhicules s'étaient installés sans autorisation dans l'enceinte après avoir déplacé une benne qui en obstruait l'accès.
Les CRS ont alors formé un cordon afin de stopper l'intrusion des gens du voyage qui répliquèrent par des jets de pierres.

De brèves échauffourées ont ensuite opposé des gens du voyage, qui ont voulu pénétrer de force sur un terrain pour y stationner, et des CRS, dimanche en fin d'après-midi à Bordeaux.
Une cinquantaine de gens du voyage décidés à en découdre est arrivée en convoi avec plus de 250 véhicules et caravanes depuis le pont d'Aquitaine (A630) où ils ont vidé une benne remplie de grosses pierres puis l'ont déplacée pour pouvoir pénétrer sur le terrain du parc des sports, près de Bordeaux-Lac.
Cinq véhicules ont pu passer avant que les CRS ne forment un cordon pour empêcher les autres de suivre, donnant lieu à quelques bousculades. Quelques jets de pierre ont visé les CRS qui ont porté deux coups de matraque sur un camion.

La mairie de Bordeaux avait proposé une solution alternative à proximité du lieu choisi d'autorité par les gens du voyage. Ces derniers avaient décidé d'investir la Plaine des Sports et refusaient le parking du Parc des expositions.
Malgré une tentative de passage en force et le blocage du Pont d'Aquitaine, Jean Avrillas, responsable des gens du voyage, a affirmé à l'adresse des policiers: "Je veux éviter les débordements".
"On est des gens pacifiques", a assuré un autre, évoquant probablement les jets de pierres du vélodrome de Bordeaux-Lac, seulement quelques heures plus tôt...
Ces gens du voyage avaient accepté dimanche matin de libérer un camp situé à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) sur décision de justice.

Les nomades comptent sur la pression médiatique pour imposer leur présence illégale

Les gens du voyage jouent habilement de l'opposition droite-gauche.
Dès le mercredi 28 juillet, Benoît Hamon, le porte-parole de la gauche du PS, a fustigé le Chef de l'Etat sur le thème de la sécurité et dénoncé les collectivités locales qui "ne respectent pas la loi" vis-à-vis des gens du voyage, occultant le cas des Roms pour en faire l'amalgame.
Se livrant à ses caricatures populistes et à l'amalgame entre certains Roms et gens du voyage, le socialiste affirmait sans nuance sur France 2 que "les collectivités [toutes ?] ne respectent pas la loi" et que "le président de la République comme d'habitude [ce qui est excessif est nul] joue de la rodomontade, du coup de menton", a polémiqué Hamon. Depuis quelques maires socialistes doivent se sentir injustement stigmatisés, puisque Benoît, qui n'est élu à rien et n'a que la responsabilité de la parole, prend des vacances, sur les routes.

Julien Dray et Benoît Hamon devraient accorder leurs violons
Alors que le PS tombe à bras raccourcis sur Brice Hortefeux et Dominique Paillé pour leurs déclarations, le socialiste Julien Dray tient pourtant un discours moins simpliste et démagogique. Si, pour le député, les récents événements ne sont que "le résultat d’une politique de sécurité qui n’a pas eu l’effet escompté", dans lequel les refus d'élus socialistes ont leur part, il "ne faut pas nier les problèmes avec la communauté des gens du voyage". Lire info.sfr
VOIR et ENTENDRE Julien Dray dans son entretien avec Thierry Guerrier sur Europe 1 (fin juillet) à propos des Roms et gens du voyage :


Roms : "ne pas nier les problèmes"
envoyé par Europe1fr

Tandis que, pour la galerie, France Bleue Isère est relayée par France Info pour façonner l'opinion avant un sondage prévisible dans les meilleurs délais, car la radio de service public prend nettement fait et cause pour les gens du voyages et le discours officiel du PS, en n'interrogeant, ce matin encore, qu'une seule des deux principales parties au conflit.
Les nomades, qu'ils soient Roms ou gens du voyage, profitent donc à la fois de l'opposition droite-gauche, mais aussi des dissensions entre socialistes.

mercredi 29 juillet 2009

Aullène: 2 pompiers volontaires mis en examen et écroués pour incendies volontaires

Véhéments, le maire et son adjoint accusaient l'administration

Après la tristesse, c’est la colère qui domine chez les habitants. « Les incendies ont débuté jeudi, mais comme une grande partie de la Corse-du-Sud était touchée nous n’avons pas eu de moyens déployés sur Aullène », persiflait le deuxième adjoint au maire, Gilles Lucchini, fustigeant la perte des premières heures pour combattre l’incendie. « Cette première journée nous a mis très en colère. »


  • Un état naturel et permanent dans ce village et un avis que partage Jean-Pierre Bartoli au CG de Corse du Sud qui fait son propre procès: « Le manque de coordination entre les pompiers et la gendarmerie était à la fois drôle et dramatique. C’était vraiment très désagréable de voir ça. » « C’est vrai que dans la précipitation on peut avoir l’impression d’un manque d’organisation, mais il faut saluer le travail remarquable des pompiers », selon Gilles Lucchini, dont le distingo n'est pas sans arrière-pensée.
  • Gilles Lucchini n'est pas un modéré. Au micro d'Isabelle Dor sur France Info en effet, il accusait aussi les autorités d'avoir mis trop de temps pour arriver dans cette zone escarpée, alors que le drame était prévisible... La préfecture aurait ainsi dû prévoir que les incendies qui ont ravagé 5.000 hectares n'étaient pas les dommages collatéraux habituels des haines entre familles corses, ni de ces brûlages d'herbes devenus incontrôlables chaque été, malgré une forte expérience corse des risques liés à la sécheresse. Quand les langues corses parlent, c'est souvent pour accuser le pouvoir central et le continent: à Aullène, on a même des témoins qui peuvent assurer que le feu serait dû à des travaux effectués par EDF sur une ligne électrique.


  • Le maire d'Aullène, Pierre Castellani, est également radical et a été le premier à exprimer sa colère : « Basta ! Plus de 20 ans que ça dure ! Le problème ne date pas d'hier. Les moyens de prévention sont concentrés sur des sites touristiques comme Bavella ou l'Ospedale, où les pare-feu et les cuves de ravitaillement ne manquent pas. Ici rien ! Aujourd'hui les gens n'ont pas peur, ils ne sont pas tristes, ils sont dégoûtés ! Quand on a demandé de l'aide pour démaquiser autour du village, on nous a répondu texto, qu'il y avait d'autres priorités que de venir nettoyer les fossés du village. Comment voulez-vous que l'on ne soit pas en colère ? »


  • Au bar de cet aimable village, les langues se délient et dénoncent...

    « On se demande pourquoi on paye des impôts. Au lieu de mettre les moyens pour bloquer les routes quand Sarkozy fait son jogging, on ferait mieux de les mettre là où ils manquent, comme ici », s'emporte Jean-Luc, un jeune du village, qui ne s'adresse visiblement pas au Conseil Régional.... Alain regrette quant à lui que les leçons de l'incendie de 1983 n'aient pas été tirées « Aucune prévention et dans 30 ans ça sera pareil. Après le désert des Agriates, il y a désormais le désert de l'Alta Rocca ! »
  • Mais les dissensions du village sont bien connues.

    Alors qu'elle tente de consoler la propriétaire d'une maison menacée par les flammes, Lucienne Gaspari n'a pas les mots assez durs : « Si les incendiaires, que certains connaissent, étaient dénoncés on n'en serait pas là ! Lorsqu'on en attrape un, il faut en faire un exemple, mais on leur trouve toujours des excuses. Il faut que la justice fasse enfin son travail. ». L'exaspération et la colère s'accumulent avec la fatigue et les attaques fusent de toutes parts contre les élus, l'organisation des secours, le manque de coordination, etc. Justifiées ou non, quand l'émotion est encore vive, la prudence reste de mise.

    Le maire et son adjoint pouvaient-ils ignorer ce que la préfecture aurait-dû prévoir, à savoir que les incendies avaient en effet été allumés par deux pompiers volontaires. Tandis que les élus locaux accablaient le pouvoir, les jeunes incendiaires corses présumés étaient mis en examen et écroués pour incendies volontaires... "Tous deux ont reconnus les faits et donné des détails. Une de leurs mises à feu a nécessité l'intervention d'un Canadair. Ils ont été placés en détention et une information judiciaire a été ouverte pour "destructions volontaires par incendies de bois, landes, maquis ou forêts dans des conditions de nature à exposer les personnes à des dommages corporels" et "association de malfaiteurs", a indiqué le procureur général, Paul Michel.
    Ces crimes sont passibles de la cour d'assises et la peine maximale encourue est de 15 ans de réclusion criminelle, a-t-il précisé.
    Faudra-il que la Toquée Royal demande pardon pour Gilles Lucchini, restaurateur et premier adjoint au maire d'Aullène, 177 habitants ? L'honneur corse interdit-il de faire amende honorable.

    Les élus municipaux devraient garder leur sang-froid.

    En 2005, le conseil des ministres avait dû dissoudre le conseil municipal d'Aullène(Corse-du-Sud), en raison des dissensions qui entravaient l'administration de cette paisible commune, où il fait manifestement bon vivre.

    jeudi 22 mai 2008

    À Paris, les syndicats ont joué l’unité et la détermination

    La presse militante maquille l’échec de cette journée

    Le succès de ce mouvement –ou son échec– se fera sur les échos qu’en donnera la presse. Les syndicats n’avoueront pas leur déception. Jean-Claude Mailly pour FO a d’ailleurs déclaré à la mi-journée que « à priori, la grève est un succès ». Donc, pourquoi défiler ?
    Déjà l’agence de presse R****** déclare que les dirigeants des huit principaux syndicats ont défilé côte à côte jeudi à Paris avec plusieurs milliers de manifestants pour marquer leur unité et leur détermination face à la réforme des retraites. Elle ne dit pas que la bande des cinq (plus les non représentatifs) n’étaient pas côte à côte pour les mêmes raisons !...
    La plupart des syndicats a donc estimé que le rapport de forces devrait d'ores et déjà inciter le gouvernement à revoir son projet. La journée n’a rien ajouté et le discours reste inchangé: le pays aurait pu éviter de faire les frais de l’immobilisme d’une gauche incapable d’évolution.


    De source syndicale, le défilé parisien a rassemblé 70.000 personnes, selon Force ouvrière et la CGT. La police cite le chiffre de 28.000 manifestants. On comprend dès lors que les organisations syndicales tiennent à décompter les manifestants de province. Alors là, on atteint encore le niveau de l’hallucination : 400.000 pour FO (qui comptait sur 500.000) et …700.000 pour la CGT : pas besoin de la police pour être en désaccord.
    "Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général va-t-en-guerre de FO.
    "Cette journée est une journée réussie. Après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a renchéri François Chérèque, le leader de la CFDT.
    Pour Annick Coupé, de "Solidaires" (syndicat non représentatif), il y a une présence importante du secteur privé dans les manifestations et le gouvernement "ne pourra pas jouer la division." A ce détail près, que leurs revendications ne sont pas les mêmes…
    "Si ce soir, le gouvernement n'annonce pas qu'il arrête, il faudra des suites", a-t-elle menacé. "Nous pensons qu'un construisant un rapport de force, nous pouvons faire reculer le gouvernement."

    Sans chercher à gommer leurs divergences sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans, les responsables des syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC se sont retrouvés autour d'un mot d'ordre unique et rassembleur, mais qui cache les divisions,, la défense de la "retraite solidaire". Sans précision des 41 annuités, sur lesquelles ils sont divisés.
    Dans un climat de mécontentement social lancé par les lycéens puis relayé par les enseignants qui s’étaient d’abord tenus courageusement en retrait et maintenant les pêcheurs, la FSU et l'UNEF dans son ombre, ainsi que l'UNSA et Solidaires, syndicats non représentatifs dans leur sillage, figuraient également en bonne place du défilé, de la place de la Bastille jusqu'à Saint Augustin.
    De la métallurgie parisienne aux personnels d'Air France, les manifestants ont défilé derrière les bannières de leurs syndicats respectifs, avec pour slogans : "Touche pas à ma retraite" ou "Quarante ans, c'est déjà trop." Certains réclamaient même le retour à 37,5 annuités, tout l’après midi à longueur de bulletins sur France Info. La radio publique a même trouvé deux …médecins, polyvalents des manifs,dont le sort a dû émouvoir les masses laborieuses.
    Suivaient des agents des impôts, des salariés de l'industrie automobile, des postiers, tandis que des sans-papiers postés le long du parcours criaient: "Avec ou sans papiers, solidarité." La solidarité avec le Tiers –voire le Quart– monde, va arranger les affaires…
    Le mécontentement débordait parfois celui de la question des retraites, les manifestants exprimant leurs inquiétudes sur l'emploi, le pouvoir d'achat, ou les délocalisations. "Un an Sarko, un an dans la merde", proclamait la pancarte d'un manifestant. Si remarquable, que l’agence de presse l’a notée! Pour ses prochaines dépêches, PaSiDupes peut lui proposer cette pensée : « A force de travailler, est-ce qu’il ne me restera assez de retraite ? » D’autres, qui travaillent 110 heures de moins que dans les autres pays européens, on craint de mourir au travail. A ceux-là il est déconseillé de franchir le Rhin en 2012 : l’Allemagne en sera à 67 annuités ; ils risquent de parcourir des étendues de cimetières…

    La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a également déployé des banderoles au niveau du Cirque d'Hiver, dans le 11e arrondissement. Ca change de l'image lisse présentée par Besancenot à Drücker. "On sent que le mécontentement continue à monter", a dit son porte-parole Olivier Besancenot ! PaSiDupes ne voulait pas vous priver de cette analyse.

    Les dirigeants syndicaux veulent gommer leurs dissensions d'il y a cinq ans, quand François Chérèque, dirigeant de la CFDT, était accusé d'avoir soutenu la réforme des retraites de François Fillon en 2003. Tout comme Gérard Aschiéri (FSU) qui sur le perron de Matignon avait brisé les enseignants dans leur élan en annonçant « des avancées » !… C’est la raison pour laquelle il lance maintenant ses troupes dans la bataille.
    Et les différences d'analyse persistent. La CGT, FO, la FSU et Solidaires refusent catégoriquement l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans exigé par la situation. Tandis que la CFDT en accepterait le principe si tout était fait pour améliorer la situation des seniors.
    "La CFDT est la mieux placée dans la rue car nous sommes cohérents avec nous-mêmes", a dit François Chérèque. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, également socialiste ?…
    Le responsable de la CFDT a souligné que le passage à 41 ans de cotisation était inscrit dans la loi de 2003 mais qu'il n'était pas automatique et pouvait "être différé en fonction de la situation des seniors."
    "Les conditions ne sont pas réunies et donc il doit être différé", a-t-il insisté.
    Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que le recours systématique à l'allongement de la durée de cotisation condamnait "la masse des salariés français à un niveau de revenu légèrement au-dessus du seuil de pauvreté et non pas une retraite à taux plein." Victor Hugo, au secours !

    samedi 9 février 2008

    Les illusions perdues de Marie-sEGOlène Royal

    De l'étranger, Désirdavenir Royal s'en prend au PS
    Royal met le PS à feu et à sang
    Sa Cynique Majesté Royal se démène comme une diablesse pour prendre de l'épaisseur. Sa stature internationale la préoccupe d'autant plus que sa reconnaissance nationale est contestée jusque dans le parti qu'elle dit sien. Elle déploie de gros efforts pour s'exporter.
    C'est ainsi qu'elle s'est faite inviter par des français de Harvard pour donner à croire qu'on l'y attendait. Pourquoi Harvard, université …privée (où ont étudié David Rockefeller et Bill Gates...)? Pour une socialiste, le choix détonne, mais a-t-elle eu le choix? Cette visite est d'ailleurs incohérente à un autre titre.
    Celle qui affirme ne pas jouer de sa féminité et nie s'être faite rectifier le visage, mais se pose en mère (pourtant absente) et se plaint d'attaques machistes, c'est celle qui se rend dans une université connue pour être une des plus féministes des USA.

    Barack Obama ne la voit même pas ! Sait-il seulement qu'elle existe? L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a profité du voyage pour assister au dernier meeting du sénateur métis de Chicago… sans réussir à le rencontrer. Si l'on dément dans son entourage avoir fait une demande d'entretien, nul doute toutefois qu'un cliché avec le prétendant à l'investiture démocrate aurait donné du relief à ce déplacement américain pour rien. Elle rentre encore meurtrie: va-t-elle exposer ses blessures de guerre chez Drücker?

    En désespoir de cause, Sa Cynique Majesté Royal tente d'attirer l'attention des médias français. Elle décoche des flèches au-dessus de l'Atlantique sur la Rue de Solférino. Pathétique: il n'y a bientôt que PaSiDupes pour se faire l'écho de ses gesticulations… Ce n'est pourtant pas faute d'avoir distillé les messages à usage hexagonal.
    Ainsi, lundi soir, elle a dépeint devant une cinquantaine d'étudiants (comptage de la police?) et quelques enseignants «un PS vieux jeu qui doit cesser de faire de la politique à partir des livres». Il est clair que sa propre bibliothèque n'est pas encombrée. Ou, comme mercredi, lorsqu'elle a critiqué «les dissensions» et les «désaccords» du parti sur la question européenne qui ont resurgi à l'occasion du Congrès de Versailles. Si ses propos attisent le feu, son absence en revanche resserre les liens ! En son absence, les socialistes se sont réfugiés dans l'abstention. Malgré la consigne de la direction, 143 abstentionnistes socialistes se sont objectivement alliés aux 32 qui ont dit "oui" (dont Jack Lang, Manuel Valls et Robert Badinter), contribuant ainsi (175) à l'adoption de la révision de la Constitution, préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne, avec la quasi-unanimité de l'UMP. 121 ont voté 'non' avec Laurent Fabius.

    Mais ces commentaires ont agacé ses détracteurs socialistes engagés dans la campagne municipale. À l'instar du député fabiusien Claude Bartolone, pour qui «ce voyage donne l'impression d'être à côté de la réalité : pas vraiment dans la campagne américaine, pas non plus dans la campagne française». Bref, un déplacement à contretemps du rythme du PS, même si la distance n'a pas empêché Royal de faire publier dans Le Monde une tribune contre la politique de Nicolas Sarkozy, ou d'estimer que la décision de revaloriser le minimum vieillesse avait un «parfum électoraliste».
    Cette stratégie à la marge du parti commence d'ailleurs à agacer jusqu'à ses plus anciens soutiens. Comme Pierre Mauroy, qui a récemment pris ses distances avec elle. «Aujourd'hui, je me tiens deux pas en arrière», a-t-il indiqué dans un entretien au JDD, en estimant par ailleurs qu'il n'est «pas nécessaire qu'elle soit candidate» au poste de premier secrétaire. Explication du député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis : «Cela traduit l'opinion de 99 % des grands responsables du parti qui ne veulent pas d'un affrontement Royal-Delanoë.»
    Royal ne parvient pas à chasser le naturel: elle est son pire ennemi! A vouloir se démarquer constamment et à faire la leçon pour exister, non seulement elle creuse un fossé un nombre grandissant de ses pairs, éléphants et barons, mais elle creuse son trou.
    Après avoir assisté au meeting de Barack Obama, qui affronte Hillary Clinton pour la primaire démocrate, la présidente de la Région Poitou-Charentes a cru bon de porter un jugement éclairé sur la lutte Obama-Clinton, mais n'a réussi qu'à révéler ses craintes sur sa situation personnelle. «Il ne faudrait pas que, dans le camp démocrate, les choses se durcissent et qu'ils s'affaiblissent l'un contre l'autre», a-t-elle indiqué sur France Info. Difficile de ne pas y voir une allusion à la situation du PS, passée ou à venir. Elle semble consciente qu'elle récoltera ce qu'elle aura semé, mais ne peut contrôler ses pulsions suicidaires d'agressivité.
    La candidate socialiste malencontreuse remue le couteau dans la plaie tout en s'affirmant debout et libérée.
    Pourtant, elle ne s'est pas encore déclarée équilibrée… Sa Cynique Majesté Royal a donc poursuivi sa thérapie auprès des étudiants de Harvard: qui en effet l'écouterait encore dans l'hexagone? Revenant encore et toujours sur ses illusions perdues de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007, Royal s'est encore plainte du «manque de discipline et d'unité du parti alors que, a-t-elle pleurniché, j'avais été désignée (candidate) par 60 % dès le premier tour». Une victoire alors acquise grâce aux militants socialistes ( à 20 balles -ou euros- comme on voudra) sur qui elle compte à nouveau s'appuyer pour s'emparer du parti.
    Elle confirme ce qui l'arrangerait, en rêve: à défaut de convaincre ses collègues, rouler les militants dans la farine. «Pour redevenir attractif, le PS doit se démocratiser, consulter régulièrement les adhérents, mais aussi les sympathisants», a-t-elle indiqué durant une conférence sur le thème «Refonder la gauche européenne». Et les sans-papiers?
    Que la gauche française en prenne bonne note, l'entourage Royal assure que, bien que confidentiel, son séjour à Harvard, «c'était un séjour de travail, d'approfondissement et de confrontation d'idées». Plutôt rassurant; mais est-ce crédible? Elle est revenue chargée de nouvelles fiches, en anglais. L'ensemble des interventions de l'araignée Royal seront traduites et mises à disposition des militants -et de ceux qui ne sont pas bilingues comme elle- sur son site cloné qui encombre la toile. Privés de discours, les éléphants?