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dimanche 15 juin 2008

UE : le Non est passé, mais les Irlandais sont restés

Les Européens réfléchissent au moyen de traîner leurs boulets


Les dirigeants de l'UE entament une semaine de consultations capitales pour savoir si le traité de Lisbonne censé rendre l'Union Européenne plus efficace peut être sauvé après le "non" irlandais, qui culminera avec un sommet transformé en réunion de crise jeudi et vendredi.
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE auront lundi à Luxembourg le premier tour de table à 27 après la prétendue surprise qu'a représentée le vote irlandais.



Un brin assisté, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a avoué dimanche qu'il ne voyait "pas de solution évidente". Conscient des avantages que son pays en a retirés, il a exclu que l’Irlande puisse à terme ne plus être un membre à part entière de l'UE. "Je veux que l'Europe essaye de fournir une partie de la solution aussi", a souligné Brian Cowen. Les responsables irlandais comptent donc une nouvelle fois mettre l’Europe à contribution après l’échec du nouveau gouvernement à mener une campagne convaincante d’information et de sensibilisation en direction de sa population.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Michael Martin, a souligné lundi que le "non" irlandais créait une incertitude pour l'avenir de l'Union Européenne mais a considéré que ce "non" devait être respecté par les 26 autres partenaires européens de Dublin. Mieux encore, Michael Martin a mis en garde (!) contre toute précipitation pour trouver une solution rapide pour sauver le traité de Lisbonne. Cowen et Martin, à eux deux, ne risquent pas de trouver une solution dans la nuit ! D'ailleurs, malgré ses carences en matière de sensibilisation de son opinion, l'âne Martin a eu l'intelligence de considérer qu'il était encore trop tôt pour "commencer à proposer des solutions". Nous avons tout notre temps ?
S'exprimant en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, Michael Martin a rappelé que le "non" irlandais était "une décision démocratique du peuple irlandais"... Mais s'impose-t-elle à l'Europe entière? Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005. Les eurosceptiques omettent toutefois de rappeler que 17 pays (67%) ont ratifié le traité de Lisbonne et que huit doivent encore se prononcer, sans négliger que les réfractaires peuvent éventuellement envisager un scrutin de rattrapage.

Pour pouvoir entrer en vigueur le traité doit être ratifié par l'ensemble des 27 pays de l'UE. La réunion de Luxembourg fournira une première occasion au chef de la diplomatie irlandaise Michael Martin de faire le point avec ses collègues sur les solutions possibles. Le grand rendez-vous pour l'Europe sera toutefois le sommet de Bruxelles trois jours plus tard, où Brian Cowen sera en première ligne. Les partenaires de l'Irlande attendent de savoir si un nouveau vote est envisageable dans son pays moyennant certains aménagements.

Dans l'immédiat "ce qu'il nous faut, c'est un accord politique au Conseil" pour maintenir les priorités de la présidence française de l'UE, de la lutte contre le changement climatique à la politique de l'immigration, a estimé le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien publié dimanche par le Journal du Dimanche. "Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus", a poursuivi Jean-Pierre Jouyet, le représentant de la France qui assurera la présidence de l'UE à partir de juillet.

Les consultations bilatérales vont s'intensifier entre quelques pays-clés.
Ainsi, le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy rencontrera lundi les dirigeants tchèques pour vérifier si, malgré les affirmations contraires du président Vaclav Klaus vendredi, "ils s'engagent bien à poursuivre leur processus de ratification", explique un diplomate européen de haut rang. Or, le moment n’est guère propice, puisque l’équipe de football de la République Tchèque vient de se faire battre par la Turquie à l’Euro 2008 …

La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera pour sa part le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui veut "à tout prix éviter un scénario d'une Union européenne à deux vitesses".
La quasi-totalité des dirigeants européens - Sarkozy et Merkel en tête - ont affirmé que le processus de ratification du traité devait continuer dans les huit pays qui ne l'ont pas encore approuvé. Le prochain à le faire sera le Royaume Uni, qui fait de la résistance depuis qu’il a été admis dans l’UE, en 1973.

Une ratification rapide par la Grande-Bretagne, où la chambre des Lords doit voter mercredi 18 le traité en dernière lecture, leur "redonnerait un peu le moral", assure Andrew Duff.
Les dirigeants européens font le pari risqué d'isoler le "non" irlandais en poursuivant le processus de ratification, ce qui ne laisserait guère d'autre choix aux Irlandais que de revoter. "Tant que les Irlandais ne disent pas eux-mêmes qu'un nouveau vote est exclu, on peut considérer que le traité a encore un avenir", souligne le diplomate.
Mais les eurodéputés, qui tiennent une session plénière cette semaine à Strasbourg, pourraient presser les dirigeants de "cesser leurs voeux pieux" et renoncer à ce traité, selon M. Duff, convaincu quant à lui que le non irlandais est définitif.

Iles Britanniques : Ne pas s’impliquer en Europe, mais exiger d’elle…

Le Royaume-Uni est certes membre de l'Union Européenne depuis 25 ans, mais l'attitude de ses gouvernements successifs à l’égard d’une intégration plus forte à l'Union est pour le moins ambiguë. Le Parti conservateur plaide pour un retour à la nation britannique de sa souveraineté, alors que les démocrates libéraux préconisent davantage d'engagements.
Les peuples, nostalgiques de leur puissance ancienne, hésitent à abandonner leurs certitudes passées et à se mêler au continent. Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, du G8 et du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), mais si elle est également membre de l'Union Européenne, à la différence de l’Irlande qui a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002, le Royaume Uni ne veut pas renoncer à la livre sterling (£) lien
Le Royaume-Uni a préféré ne pas adopter l'euro lors du lancement de cette monnaie en 1999, bien que le gouvernement ait prévu de tenir un référendum pour décider de l'adoption de la monnaie si « cinq tests économiques » se révèlent concluants. L'opinion britannique est contre.
Mais seule la République d’Irlande devait soumettre le Traité de Lisbonne à référendum. Le Royaume Uni n’a pas cette contrainte, pas plus que les dix-huit pays (67%) qui l'ont ratifié à la date du 11 juin 2008 : Hongrie, Malte, Slovénie, Roumanie, France, Bulgarie,
Pologne Slovaquie, Portugal, Autriche, Danemark, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Luxembourg, Estonie, Finlande, Grèce. Le 18 juin, les parlementaires britanniques ne pourront pas brandir l’alibi des craintes de sa population en l’avenir.
Le portail de l'
Union Européenne

vendredi 13 juin 2008

Le point sur la ratification du Traité de Lisbonne, pays par pays

Deux pays sur trois l’ont ratifié ; 8 doivent encore se prononcer
Au 13 juin 2008, 18 pays l’ont ratifié, soit plus d’un sur deux (67%). Dont deux pays où la ratification n’allait pas de soi (Pologne et France).


Les premiers à l’avoir ratifié sont 10 parmi les 12 nouveaux pays membres, plus 8 parmi les Quinze (France, Autriche, Danemark, Portugal, Allemagne, Luxembourg, Finlande et Grèce) :
Hongrie, 17 décembre 2007 (325 voix pour, 5 contre et 11 abstentions).

Malte, 29 janvier 2008, à l’unanimité.

Slovénie, 29 janvier 2008 (74 pour et 6 contre)

Roumanie, 4 février 2008 (387 voix pour et une contre).

France, 14 février 2008 (Assemblée Nationale : 366 pour, 52 contre, 22 abstentions. Sénat : 265 pour, 42 contre)

Bulgarie, 21 mars 2008 (193 voix pour, 16 contre).

Pologne, 2 avril 2008 (384 voix pour, 56 contre et 12 abstentions). Au passage, qui disait les Polonais eurosceptiques, si ce n’est les deux jumeaux ?

Slovaquie, 10 avril 2008 (103 voix contre 5) ; 60% étaient nécessaires, et le gouvernement avait annoncé sa démission s’il n’obtenait pas du parlement la ratification.

Portugal, 23 avril 2008 (208 pour, 21 contre). Danemark, 24 avril 2008 : 90 voix pour, 25 contre. [8] Autriche, 9 avril 2008 au Conseil National : 151 voix pour (démocrates chrétiens, sociaux-démocrates et verts), 27 contre (extrême droite du FPÖ et du BZÖ) ; et 24 avril au Conseil Fédéral : 58 voix pour, 4 contre.

Lettonie, 8 mai 2008 : 70 voix pour, 3 contre et une abstention.

Lituanie, 8 mai 2008 : 83 pour, 23 contre. Allemagne, 24 avril : 515 pour, 58 contre, 1 abstention, 23 mai 2008 : 65 pour, 0 contre, 4 abstentions

Luxembourg, 29 mai 2008 : 47 voix pour, une contre et trois abstentions. Finlande, 11 juin 2008 : 151 voix pour, 27 contre et 21 abstentions Estonie, 11 juin 2008 : 91 voix pour, 1 contre et 0 abstention.


Rejet :
Irlande, 12 juin 2008, par référendum (53,4% de NON).

Les prochains pays à ratifier le Traité :

Royaume-Uni, 18 juin 2008

Espagne, juin 2008

Chypre, 3 juillet 2008 .
Pays-Bas, ayant voté NON en 2005.Vote favorable des députés, le 5 juin 2008. Vote de la Chambre haute du parlement : automne 2008

Belgique : approbation par les Parlements des communautés germanophone, et francophone, les 19 et 20 mai. Vote des Parlements bruxellois et flamands : 11 juillet et mi juillet 2008

Italie, automne 2008

République tchèque, automne 2008

Suède, novembre 2008 (le processus est nécessairement très long)

vendredi 29 février 2008

Les Eurodéputés désavouent massivement notre PS

Les élus Européens appuient massivement le traité de Lisbonne
Notre Royal poil à gratter national ne démange personne en Europe. Nous avons la chance de ce privilège…
Le Parlement européen a approuvé à une écrasante majorité, dans un vote symbolique, le traité de Lisbonne qui apportera à l'Union, selon lui, "une responsabilisation démocratique plus forte et une aptitude accrue à décider".
Plus des 3/4 sont favorables. Le résultat a été acquis par 525 voix contre 115 et 29 abstentions, soit une majorité de 78%.

Les minoritaires entendent s'imposer à la majorité démocratique écrasante. Comme en France? L'extrême droite, les souverainistes, les conservateurs britanniques et la Gauche unitaire européenne (Gue, au sein de laquelle siègent …les communistes) ont voté contre.
Les opposants de droite au traité ont arboré durant le vote un T-shirt jaune et pour certains noirs ainsi que des banderoles sur lesquelles s'affichait le slogan "Référendum".
Des assistants parlementaires, à l'extérieur de l'hémicycle étaient déguisés en poulets ornés d'une inscription : "Too chicken for a referendum" (Trop poule mouillée pour un référendum).
Quelques huées se sont mêlées aux applaudissements nourris lors du vote final sans atteindre le niveau de chahut qui avait provoqué l'expulsion des perturbateurs et quelques violences, le 12 décembre dernier, lors de la proclamation de la Charte des droits fondamentaux.


Le vote, organisé à l'initiative du Parlement, n'a qu'une valeur indicative. Encore en vigueur, le traité de Nice ne donne aucun pouvoir aux eurodéputés pour la révision des traités. Le traité de Lisbonne, sur lequel les 27 se sont mis d'accord le 19 octobre 2007, prévoit que les futures révisions soient adoptées à la majorité qualifiée du Conseil avec vote décisionnel du parlement.

Dans la résolution adoptée à Strasbourg, le Parlement demande aux Etats membres d'achever la procédure de ratification du traité « suffisamment à temps pour qu'il puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2009 », comme prévu.
Cinq pays l'ont ratifié à ce jour, la Hongrie, Malte, la Roumanie, la Slovénie et la France.


Le positif et le négatif réels?
Les eurodéputés regrettent la « réduction des ambitions » que représente le texte par rapport au projet de constitution européenne rendu caduc par les « non » français et néerlandais en 2005.
Strasbourg fait référence à « l'abandon » de l'approche constitutionnelle, au report à 2014 du nouveau système de vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil et au caractère non contraignant de la charte des droits fondamentaux pour la Pologne et le Royaume Uni.

Le Parlement se félicite en revanche de la nomination d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union, de la désignation d'un président stable de l'UE pour deux ans et demi, de la généralisation à terme du vote à la majorité qualifiée avec l'extension de ses prérogatives qui en découle.

samedi 9 février 2008

Les illusions perdues de Marie-sEGOlène Royal

De l'étranger, Désirdavenir Royal s'en prend au PS
Royal met le PS à feu et à sang
Sa Cynique Majesté Royal se démène comme une diablesse pour prendre de l'épaisseur. Sa stature internationale la préoccupe d'autant plus que sa reconnaissance nationale est contestée jusque dans le parti qu'elle dit sien. Elle déploie de gros efforts pour s'exporter.
C'est ainsi qu'elle s'est faite inviter par des français de Harvard pour donner à croire qu'on l'y attendait. Pourquoi Harvard, université …privée (où ont étudié David Rockefeller et Bill Gates...)? Pour une socialiste, le choix détonne, mais a-t-elle eu le choix? Cette visite est d'ailleurs incohérente à un autre titre.
Celle qui affirme ne pas jouer de sa féminité et nie s'être faite rectifier le visage, mais se pose en mère (pourtant absente) et se plaint d'attaques machistes, c'est celle qui se rend dans une université connue pour être une des plus féministes des USA.

Barack Obama ne la voit même pas ! Sait-il seulement qu'elle existe? L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a profité du voyage pour assister au dernier meeting du sénateur métis de Chicago… sans réussir à le rencontrer. Si l'on dément dans son entourage avoir fait une demande d'entretien, nul doute toutefois qu'un cliché avec le prétendant à l'investiture démocrate aurait donné du relief à ce déplacement américain pour rien. Elle rentre encore meurtrie: va-t-elle exposer ses blessures de guerre chez Drücker?

En désespoir de cause, Sa Cynique Majesté Royal tente d'attirer l'attention des médias français. Elle décoche des flèches au-dessus de l'Atlantique sur la Rue de Solférino. Pathétique: il n'y a bientôt que PaSiDupes pour se faire l'écho de ses gesticulations… Ce n'est pourtant pas faute d'avoir distillé les messages à usage hexagonal.
Ainsi, lundi soir, elle a dépeint devant une cinquantaine d'étudiants (comptage de la police?) et quelques enseignants «un PS vieux jeu qui doit cesser de faire de la politique à partir des livres». Il est clair que sa propre bibliothèque n'est pas encombrée. Ou, comme mercredi, lorsqu'elle a critiqué «les dissensions» et les «désaccords» du parti sur la question européenne qui ont resurgi à l'occasion du Congrès de Versailles. Si ses propos attisent le feu, son absence en revanche resserre les liens ! En son absence, les socialistes se sont réfugiés dans l'abstention. Malgré la consigne de la direction, 143 abstentionnistes socialistes se sont objectivement alliés aux 32 qui ont dit "oui" (dont Jack Lang, Manuel Valls et Robert Badinter), contribuant ainsi (175) à l'adoption de la révision de la Constitution, préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne, avec la quasi-unanimité de l'UMP. 121 ont voté 'non' avec Laurent Fabius.

Mais ces commentaires ont agacé ses détracteurs socialistes engagés dans la campagne municipale. À l'instar du député fabiusien Claude Bartolone, pour qui «ce voyage donne l'impression d'être à côté de la réalité : pas vraiment dans la campagne américaine, pas non plus dans la campagne française». Bref, un déplacement à contretemps du rythme du PS, même si la distance n'a pas empêché Royal de faire publier dans Le Monde une tribune contre la politique de Nicolas Sarkozy, ou d'estimer que la décision de revaloriser le minimum vieillesse avait un «parfum électoraliste».
Cette stratégie à la marge du parti commence d'ailleurs à agacer jusqu'à ses plus anciens soutiens. Comme Pierre Mauroy, qui a récemment pris ses distances avec elle. «Aujourd'hui, je me tiens deux pas en arrière», a-t-il indiqué dans un entretien au JDD, en estimant par ailleurs qu'il n'est «pas nécessaire qu'elle soit candidate» au poste de premier secrétaire. Explication du député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis : «Cela traduit l'opinion de 99 % des grands responsables du parti qui ne veulent pas d'un affrontement Royal-Delanoë.»
Royal ne parvient pas à chasser le naturel: elle est son pire ennemi! A vouloir se démarquer constamment et à faire la leçon pour exister, non seulement elle creuse un fossé un nombre grandissant de ses pairs, éléphants et barons, mais elle creuse son trou.
Après avoir assisté au meeting de Barack Obama, qui affronte Hillary Clinton pour la primaire démocrate, la présidente de la Région Poitou-Charentes a cru bon de porter un jugement éclairé sur la lutte Obama-Clinton, mais n'a réussi qu'à révéler ses craintes sur sa situation personnelle. «Il ne faudrait pas que, dans le camp démocrate, les choses se durcissent et qu'ils s'affaiblissent l'un contre l'autre», a-t-elle indiqué sur France Info. Difficile de ne pas y voir une allusion à la situation du PS, passée ou à venir. Elle semble consciente qu'elle récoltera ce qu'elle aura semé, mais ne peut contrôler ses pulsions suicidaires d'agressivité.
La candidate socialiste malencontreuse remue le couteau dans la plaie tout en s'affirmant debout et libérée.
Pourtant, elle ne s'est pas encore déclarée équilibrée… Sa Cynique Majesté Royal a donc poursuivi sa thérapie auprès des étudiants de Harvard: qui en effet l'écouterait encore dans l'hexagone? Revenant encore et toujours sur ses illusions perdues de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007, Royal s'est encore plainte du «manque de discipline et d'unité du parti alors que, a-t-elle pleurniché, j'avais été désignée (candidate) par 60 % dès le premier tour». Une victoire alors acquise grâce aux militants socialistes ( à 20 balles -ou euros- comme on voudra) sur qui elle compte à nouveau s'appuyer pour s'emparer du parti.
Elle confirme ce qui l'arrangerait, en rêve: à défaut de convaincre ses collègues, rouler les militants dans la farine. «Pour redevenir attractif, le PS doit se démocratiser, consulter régulièrement les adhérents, mais aussi les sympathisants», a-t-elle indiqué durant une conférence sur le thème «Refonder la gauche européenne». Et les sans-papiers?
Que la gauche française en prenne bonne note, l'entourage Royal assure que, bien que confidentiel, son séjour à Harvard, «c'était un séjour de travail, d'approfondissement et de confrontation d'idées». Plutôt rassurant; mais est-ce crédible? Elle est revenue chargée de nouvelles fiches, en anglais. L'ensemble des interventions de l'araignée Royal seront traduites et mises à disposition des militants -et de ceux qui ne sont pas bilingues comme elle- sur son site cloné qui encombre la toile. Privés de discours, les éléphants?

dimanche 13 janvier 2008

Désirdavenir Royal s'autoproclame chef de campagne de la gauche?

Royal, ou le coup d'état interne permament
La sombre Jalousie, au teint pâle et livide,
Suit d’un pas chancelant le Soupçon qui la guide.

(Shakespeare, Hamlet)

Seule chef de la gauche ?
Le 'débat participatif' n’aura pas lieu au PS ?
Royal fait cavalier seul et l’amazone grille ces messieurs, des rivaux trop respectueux des instances. Désirdavenir Royal usurpe le titre de cheftaine unique de la gauche. Sa méthode à la hussarde - agresser pour s’imposer- et son argumentaire -retourner contre les autres les critiques qui lui sont adressées- augurent mal d’une ‘république du respect’.
Piquée au vif par sa défaite, elle part à bride abattue droit devant elle, comme une jument agacée par un taon. Et où échoue-t-elle ? A St-Brieuc (22)!
L’usurpatrice s’est posée samedi en chef de la gauche selon une agence de presse dévote qui va un peu vite en besogne, au risque de provoquer de vives et légitimes réactions d’indignation à la gauche de Désirdavenir.
Ce déplacement survenait une dizaine de jours après qu'elle eut fait part de son ambition de prendre la tête du PS, si elle parvient à "rassembler les socialistes".
Une chef qui n’a pourtant pas pris de risques: la sotte est ambitieuse, mais n’est pas téméraire. Entre un passage au marché de St-Brieuc, à l'affluence clairsemée à une heure matinale, et des séances de dédicace de son livre dont le titre est emprunté à une femme, Barbara, Sa Cynique susnommée a travaillé à sa propre gloire et à faire quelques rentrées d’argent. Son impudeur a trouvé à s’exprimer et ne l’a pas empêchée de se faire l'avocate d'une "opposition rude et sans concession"…
L’hypocrite affecte de soutenir une candidate socialiste mais a en fait entrepris une tournée des fédérations dans l’optique d’une prise de pouvoir du PS. La supercherie est d’autant plus évidente que la candidate n’a guère besoin de son appui, puisque le PS a fait 58% à la présidentielle, le 6 mai. Celle qui escompte tirer avantage de l’opération, ce n’est pas la députée qui brigue aussi la mairie, mais bien celle qui, sans prise de risque, vient parader en terre socialiste et empocher les dividendes du travail de terrain de la députée. Le choix du chef-lieu des Côtes d'Armor ne devait rien au hasard.
C’est donc avec un courage exemplaire, comme on est en droit de l’espérer d’un vrai chef, qu’elle relève le défi de la politisation du scrutin lancé par Nicolas Sarkozy.

Cheftaine des femmes?
Sa Cynique Majesté Royal avait tour à tour exploité les ressources de sa 'féminitude' et fustigé ceux qui en faisaient une cible. La présidentielle passée, elle recommence pour les municipales. Elle n’a rien appris. N’a-t-elle pas réservé sa première visite de campagne des municipales à une femme ? Aurait-elle un malaise avec les Français ? Toujours est-il qu’elle a fait un choix sexiste.
Egalement embarrassant est le fait que cette femme députée, Danielle Bousquet, une proche, n’avait rien à gagner à cette descente royale en Bretagne, car la journée ne pouvait que servir les intérêts de l’ambitieuse. Sa Cynique Majesté gratifia sa faire-valoir de qualités qu’elle s’attribue d’habitude à elle-même, se posant comme "l'exemple d'une gauche complètement en phase avec son temps". Si ces dames et le PS étaient en phase avec quoi que ce soit, ça se serait remarqué…

Une chef qui élude les problèmes.
Royal a délibérément laissé de côté la controverse interne au PS sur le traité européen de Lisbonne, pour ne "pas l'alimenter" et sans doute pour ne pas argumenter. Bien qu’adepte du débat participatif théorique, elle s’est dérobée aux questions des journalistes, se bornant à rappeler devant une délégation de contestataires que si elle avait gagné le 6 mai, elle aurait "organisé un référendum" sur ce sujet.
Dans une salle où s'étaient massées quelque quatre cents personnes, elle s’est défoulée sur un président, qui bien que "désinvolte", "exhibitionniste" et "qui vit comme un milliardaire", selon elle, avait au même instant un ancien premier ministre socialiste à son côté: Tony Blair ! Elle a fait mine de ne pas s’en émouvoir et, plutôt que de développer des idées, a lâché des invectives, prétendant incarner "la France authentique" où domine "une forme de pudeur". Certains mots dans sa bouche laissent pantois…

A la désinvolture, la ‘dame noire’ a opposé "la république du respect" (comme l’ont expérimentée la militante du MJS et le journaliste qu’elle a soit raillée soit mouché; à "l'improvisation permanente (dont elle a pourtant usé et abusé pendant sa campagne), une république cohérente et sérieuse" (sans qu’on sache à quoi elle fait référence, la concernant); à "la fébrilité, la république de la sérénité" (sachant qu’elle se livre à des ‘colères saines’), à "l'exhibitionnisme et la provocation, une république simple et des comportements pudiques" (qui renvoient à son abondante iconographie de campagne et à des accès de compassion cathodique pour les besoins de sa campagne -ci-dessous et ci-contre).
Incroyable d’aplomb, elle attribue au président des "annonces perpétuelles et désordonnées", auxquelles elle préfère "des réformes vraies, justes, stables et durables". L’abondance des adjectifs nuit quelque peu à la crédibilité, surtout que son pacte a traîné entre quelques mains mais n’a pas pesé lourd.
Sa Cynique Majesté Royal a présenté son "engagement" dans la bataille municipale comme "une forme de défense d'une politique morale". Et c'est dans la discrétion qu'elle s’en est allée se recueillir devant les dépouilles de deux marins morts dans le naufrage de "La p'tite Julie" au début de la semaine. Etait-elle déjà présente aux obsèques à Pléneuf (Côte d’Armor), le 11 janvier dernier? Le Président y était, accompagné de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, et de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme. Elle devait déposer une gerbe samedi à la chapelle, mais, surprise, les photos manquent…
La sorcière-présidente du Poitou-Charentes vaut les trois, dans Hamlet. Elle a relevé le défi de Nicolas Sarkozy pour qui les municipales sont un test national, en demandant aux électeurs de "lui répondre dans les urnes en votant massivement pour les candidats socialistes et de gauche".
Prenant l'exemple des OGM, que plusieurs régions comme la sienne ont décrété depuis plusieurs années interdits sur leur territoire, Ségolène Royal a assuré que "c'est dans les villes gérées par la gauche que la réforme est à l'oeuvre".
Sur le fond, elle a jugé que "Nicolas Sarkozy a fait un bilan assez féroce de lui-même" lors de ses voeux à la presse mardi, puisqu'il a dit que les caisses étaient "vides". "Mais qui a vidé les caisses, si ce n'est lui et la droite ?", a-t-elle lancé. Pas de polémique socialo-socialiste sur le traité européen, mais des attaques primaires à l’adresse de ceux auxquels les Français et les Françaises ont accordé leur confiance à deux scrutins. Auraient-ils des doutes sur les capacités de Désirdavenir et du PS à les remplir ?

Toujours aussi hautaine et perso, sans effort de renouvelement de son discours, elle en a appelé à "une gauche d'avenir, une gauche bâtisseuse, une gauche généreuse", mais aussi à "une gauche qui reste debout, qui ait du courage, et soit au combat". Cette gauche introuvable lui a-t-elle répondu ?
Elle n’a manifestement pas retourné le vinyl…
Message de Tony Blair
à l'opposition socialiste conservatrice et à Sa Cynique Majesté Royal (vous savez, celle qui n'entend que ce qu'elle veut, quand elle veut bien laisser la parole...):
VOIR et ENTENDRE

Tony Blair à l'UMP : so british ! envoyé par INFOCOM-Net
Désirdavenir a-telle reçu le message? On peut en douter!