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dimanche 15 juin 2008

UE : le Non est passé, mais les Irlandais sont restés

Les Européens réfléchissent au moyen de traîner leurs boulets


Les dirigeants de l'UE entament une semaine de consultations capitales pour savoir si le traité de Lisbonne censé rendre l'Union Européenne plus efficace peut être sauvé après le "non" irlandais, qui culminera avec un sommet transformé en réunion de crise jeudi et vendredi.
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE auront lundi à Luxembourg le premier tour de table à 27 après la prétendue surprise qu'a représentée le vote irlandais.



Un brin assisté, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a avoué dimanche qu'il ne voyait "pas de solution évidente". Conscient des avantages que son pays en a retirés, il a exclu que l’Irlande puisse à terme ne plus être un membre à part entière de l'UE. "Je veux que l'Europe essaye de fournir une partie de la solution aussi", a souligné Brian Cowen. Les responsables irlandais comptent donc une nouvelle fois mettre l’Europe à contribution après l’échec du nouveau gouvernement à mener une campagne convaincante d’information et de sensibilisation en direction de sa population.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Michael Martin, a souligné lundi que le "non" irlandais créait une incertitude pour l'avenir de l'Union Européenne mais a considéré que ce "non" devait être respecté par les 26 autres partenaires européens de Dublin. Mieux encore, Michael Martin a mis en garde (!) contre toute précipitation pour trouver une solution rapide pour sauver le traité de Lisbonne. Cowen et Martin, à eux deux, ne risquent pas de trouver une solution dans la nuit ! D'ailleurs, malgré ses carences en matière de sensibilisation de son opinion, l'âne Martin a eu l'intelligence de considérer qu'il était encore trop tôt pour "commencer à proposer des solutions". Nous avons tout notre temps ?
S'exprimant en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, Michael Martin a rappelé que le "non" irlandais était "une décision démocratique du peuple irlandais"... Mais s'impose-t-elle à l'Europe entière? Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005. Les eurosceptiques omettent toutefois de rappeler que 17 pays (67%) ont ratifié le traité de Lisbonne et que huit doivent encore se prononcer, sans négliger que les réfractaires peuvent éventuellement envisager un scrutin de rattrapage.

Pour pouvoir entrer en vigueur le traité doit être ratifié par l'ensemble des 27 pays de l'UE. La réunion de Luxembourg fournira une première occasion au chef de la diplomatie irlandaise Michael Martin de faire le point avec ses collègues sur les solutions possibles. Le grand rendez-vous pour l'Europe sera toutefois le sommet de Bruxelles trois jours plus tard, où Brian Cowen sera en première ligne. Les partenaires de l'Irlande attendent de savoir si un nouveau vote est envisageable dans son pays moyennant certains aménagements.

Dans l'immédiat "ce qu'il nous faut, c'est un accord politique au Conseil" pour maintenir les priorités de la présidence française de l'UE, de la lutte contre le changement climatique à la politique de l'immigration, a estimé le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien publié dimanche par le Journal du Dimanche. "Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus", a poursuivi Jean-Pierre Jouyet, le représentant de la France qui assurera la présidence de l'UE à partir de juillet.

Les consultations bilatérales vont s'intensifier entre quelques pays-clés.
Ainsi, le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy rencontrera lundi les dirigeants tchèques pour vérifier si, malgré les affirmations contraires du président Vaclav Klaus vendredi, "ils s'engagent bien à poursuivre leur processus de ratification", explique un diplomate européen de haut rang. Or, le moment n’est guère propice, puisque l’équipe de football de la République Tchèque vient de se faire battre par la Turquie à l’Euro 2008 …

La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera pour sa part le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui veut "à tout prix éviter un scénario d'une Union européenne à deux vitesses".
La quasi-totalité des dirigeants européens - Sarkozy et Merkel en tête - ont affirmé que le processus de ratification du traité devait continuer dans les huit pays qui ne l'ont pas encore approuvé. Le prochain à le faire sera le Royaume Uni, qui fait de la résistance depuis qu’il a été admis dans l’UE, en 1973.

Une ratification rapide par la Grande-Bretagne, où la chambre des Lords doit voter mercredi 18 le traité en dernière lecture, leur "redonnerait un peu le moral", assure Andrew Duff.
Les dirigeants européens font le pari risqué d'isoler le "non" irlandais en poursuivant le processus de ratification, ce qui ne laisserait guère d'autre choix aux Irlandais que de revoter. "Tant que les Irlandais ne disent pas eux-mêmes qu'un nouveau vote est exclu, on peut considérer que le traité a encore un avenir", souligne le diplomate.
Mais les eurodéputés, qui tiennent une session plénière cette semaine à Strasbourg, pourraient presser les dirigeants de "cesser leurs voeux pieux" et renoncer à ce traité, selon M. Duff, convaincu quant à lui que le non irlandais est définitif.

Iles Britanniques : Ne pas s’impliquer en Europe, mais exiger d’elle…

Le Royaume-Uni est certes membre de l'Union Européenne depuis 25 ans, mais l'attitude de ses gouvernements successifs à l’égard d’une intégration plus forte à l'Union est pour le moins ambiguë. Le Parti conservateur plaide pour un retour à la nation britannique de sa souveraineté, alors que les démocrates libéraux préconisent davantage d'engagements.
Les peuples, nostalgiques de leur puissance ancienne, hésitent à abandonner leurs certitudes passées et à se mêler au continent. Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, du G8 et du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), mais si elle est également membre de l'Union Européenne, à la différence de l’Irlande qui a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002, le Royaume Uni ne veut pas renoncer à la livre sterling (£) lien
Le Royaume-Uni a préféré ne pas adopter l'euro lors du lancement de cette monnaie en 1999, bien que le gouvernement ait prévu de tenir un référendum pour décider de l'adoption de la monnaie si « cinq tests économiques » se révèlent concluants. L'opinion britannique est contre.
Mais seule la République d’Irlande devait soumettre le Traité de Lisbonne à référendum. Le Royaume Uni n’a pas cette contrainte, pas plus que les dix-huit pays (67%) qui l'ont ratifié à la date du 11 juin 2008 : Hongrie, Malte, Slovénie, Roumanie, France, Bulgarie,
Pologne Slovaquie, Portugal, Autriche, Danemark, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Luxembourg, Estonie, Finlande, Grèce. Le 18 juin, les parlementaires britanniques ne pourront pas brandir l’alibi des craintes de sa population en l’avenir.
Le portail de l'
Union Européenne

samedi 11 août 2007

Jouyet compare le style Sarkozy à ceux de Delors et Rocard

Jouyet n’est vraiment pas au moule socialiste

Dans un entretien au Nouvel Observateur daté du 9 août, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a comparé le style de Nicolas Sarkozy à ceux de deux modèles du Parti socialiste, Jacques Delors et Michel Rocard. "Cela me paraît très proche de ce qu'aurait pu faire (l'ancien Premier ministre) Michel Rocard s'il en avait eu les moyens, ou (l'ancien président de la Commission européenne) Jacques Delors s'il avait été candidat et élu en 1995", déclare-t-il.

"Sur la modernisation du comportement politique, le dépassement des clivages, la vision des rapports démocratiques, il tranche beaucoup", estime J.-P. Jouyet en référence au président Sarkozy.

Pour le secrétaire d'Etat, l'ancien Premier ministre socialiste, "Lionel Jospin, en revanche, avait une vision beaucoup plus classique".

Ancien bras droit de Jacques Delors à la Commission européenne, et ancien directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin à Matignon, Jean-Pierre Jouyet est un grand commis de l'Etat longtemps proche du PS et du couple Hollande-Royal.

Nommé secrétaire d'Etat par Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa politique d'"ouverture", il souligne avoir aujourd'hui "conservé avec les personnes qui (lui) importent parmi les responsables socialistes des rapports de respect et de confiance".

Interrogé à la fois sur le premier secrétaire du PS François Hollande et sur l'ancienne concurrente malencontreuse de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Marie-sEGOlène Royal, J.-P. Jouyet répond : "François Hollande en fait bien évidemment partie, sans aucun doute".

mardi 12 juin 2007

Le socialiste Allègre condamne le PS des Ségollande

"Hollande nous a pris pour des imbéciles."
Voici un extrait d'un entretien que ce fidèle de Lionel Jospin a accordé le 26 mai 2007 à Libération

"Les législatives s'annoncent calamiteuses pour le PS, cela vous réjouit-il ?
Bien sûr que non ! Sarkozy lui-même a besoin d'une véritable opposition. Sinon, il finira par avoir des problèmes avec les extrémistes de sa majorité. Pour limiter la casse, il faut que le PS arrête avec l'opposition frontale pratiquée par François Hollande. Cela conduit à la catastrophe. Il faut que le PS ait le courage de dire : «Nous serons l'opposition, mais chaque fois que des projets seront bons pour la France, nous les voterons.»
Hollande a donc tout faux ?
Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents. On reste confondus d'apprendre que le PS n'a rien demandé pour élaborer son programme à des gens comme Martin Hirsch, Jacques Attali, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Denis Olivennes et tant d'autres, tous membres du PS. Le parti a fait de l'incompétence le gage de la démocratie, Ségolène disant même : «Nous n'avons pas besoin d'experts !» Sarkozy a, lui, récupéré les compétences, en ayant le courage d'affronter ses partisans. Que Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami de Hollande soit passé chez Sarkozy, c'est symbolique."
Si les socialistes sont si nuls, pourquoi voter PS ?

jeudi 10 mai 2007

Des socialistes font confiance à Sarkozy

L’élargissement de la droite, c’est du concret
Les socialistes ne sont pas tous aussi sectaires que les membres actuels de la direction du PS.
Dans le numéro spécial que L'Express consacre cette semaine à l'élection présidentielle, Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, revient sur son "amitié" paradoxale avec Nicolas Sarkozy : "Il aurait dû détester tout ce que je représentais, pourtant il n'hésitait pas à me dire son admiration pour François Mitterrand et son mépris pour la plupart de ses amis politiques." A l'heure où Nicolas Sarkozy promet des "surprises" et une "ouverture à gauche" dans son prochain gouvernement, l'hommage d'un des principaux mitterrandiens n'est pas inutile. Ce sont d'ailleurs ceux-là qui regardent le prochain chef de l'Etat avec le plus d'indulgence.

Roger Hanin (beau-frère de Mitterrand) et Max Gallo (droite- ancien ministre de Mitterrand ) l'ont rejoint.

Qui sont ces socialistes sans peur ni reproche qui apprécient Sarkozy ?
L'écrivain et éditorialiste Georges-Marc Benamou, qui fut le confident du président socialiste, a travaillé pour lui au cours de la campagne. "Il y a de l'homme d'Etat en Sarkozy", explique G.-M. Benamou pour expliquer l'attraction qu'exerce le président de l'UMP sur les proches de l'ancien président. En retour, Nicolas Sarkozy a vanté dans certains meetings François Mitterrand - "qui avait des lettres" - pour mieux enfoncer le Parti socialiste de François Hollande et de Marie-sEGOlène Royal qui s'offusquait de ses références à Jean Jaurès et à Léon Blum et brille par une culture miteuse.
Anne Lauvergeon(gauche) , ex-sherpa de François Mitterrand, l'a chaleureusement guidé lors d'une visite chez Areva à Chalon-sur-Saône.

Le sénateur PS du Puy-de-Dôme, Michel Charasse (droite), l'a reçu dans sa mairie de Puy-Guillaume.

D'autres contacts ont eu lieu avec des jospinistes. Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation nationale et opposant de l'intérieur à Marie-sEGOlène Royal, a été vu au sortir du QG de la rue d'Enghien à la veille du second tour.

Dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy a évoqué devant ses visiteurs les noms de Jean-Pierre Jouyet (photo de gauche), ancien directeur de cabinet de Jacques Delors et proche du tandem Ségollande, et Denis Olivennes (photo de droite), patron de la Fnac et réputé proche de Laurent Fabius, qui ont tout deux invoqué "le secret du vote" pour corriger, sans la démentir l’information selon laquelle ils avaient "rejoint" Sarkozy après avoir affiché leur soutien à François Bayrou pendant la campagne.

Ces approches et ces amabilités suffiront-elles à faire aboutir son projet d'"ouverture à gauche" ? Pour l'heure la constitution du "pôle gauche" confié à l'ancien responsable des questions économiques du PS, Eric Besson, n'a produit aucun ralliement. E. Besson a animé dans l'entre-deux-tours deux réunions avec des hauts fonctionnaires et des anciens membres de cabinet de ministres de gauche. Il a également réfléchi à l'organisation d'une structure commune avec l'association La Diagonale, qui regroupe les "sarkozystes de gauche"."Je gère ceux qui viennent à moi, mais je ne cherche à débaucher personne", explique le député de la Drôme, Eric Besson, assurant qu'"aucun grand élu" ne l'a contacté. Donné comme possible ministre d'un premier gouvernement Fillon, il explique que N. Sarkozy "ne lui a rien proposé" et qu'il "ne lui a rien demandé".(cf. PaSiDupes : libellé ‘La Diagonale’)

Des liens ont également été noués avec certains autres des signataires de l'appel des Gracques, ces hauts fonctionnaires qui avait appelé le PS à s'ouvrir au centre (cf. PaSiDupes : libellé ‘les Gracques’).

Et Bernard Kouchner ?
Il fait rêver les sarkozystes qui ont noté avec satisfaction que l'ancien "French Doctor" s'était élevé contre le procès en diabolisation intenté contre le candidat de l'UMP.
Pour l'heure, B. Kouchner prône "un programme commun avec le centre". Mais si le Mouvement démocrate que s'apprête à lancer François Bayrou échouait ? "Kouchner, je trouverais ça formidable !", s'enthousiasme M.-G. Benamou. "Il n'a pas dit de saloperies", s'est déjà félicité N. Sarkozy. Pourtant E. Besson affirme ne pas avoir entendu parler d'un éventuel rapprochement entre les deux hommes : "S'il existe, il m'échappe totalement." Porte-parole du candidat de l'UMP, Rachida Dati, qui entretient des liens d'amitié avec B. Kouchner, pourrait se charger d'une mission de reconnaissance.

Un autre proche de N. Sarkozy évoque des "contacts" avec Martin Hirsch, le directeur de l'association Emmaüs. Il explique toutefois qu'il y a "d'autres façons pour des gens de gauche de servir Sarkozy qu'en entrant au gouvernement". Un élu ironise : "L'ouverture au centre marche trop bien, nous avons plus de candidats que de postes. A gauche, c'est plus problématique : il y a plus de postes que de candidats déclarés."

La recomposition de la droite ne fait que commencer...