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mercredi 12 septembre 2012

Ayrault n'est pas" le seul défaut de Hollande"

Hollande traîne un boulet creux et c'est Ayrault ! 



François Hollande est dans le rouge: ce n'est pas seulement la faute à Voltaire, c'est aussi la faute à Duflot, à Taubira, à Montebourg et aux autres. Mais c'est d'abord sa faute originelle, celle de son choix de Zayrault Jean-Marc. 



C'est bien l'avis d'Anna Cabana, qui pointe ce matin le principal boulet du président dans sa chronique du 6/7 de France Inter: La Voix de son Maître, son Premier ministre !

Anna, vous voulez nous parler d'un sujet qui préoccupe l'Élysée, et ce sujet s'appelle Jean-Marc Ayrault...
Ces derniers jours, on a beaucoup glosé sur la nouvelle posture martiale de François Hollande, sur la façon dont il joue le capitaine dans la tempête. Mais on n'a pas assez dit une chose essentielle : il est seul à la barre. Seul en première ligne. Il a dû se faire violence pour faire ça, lui qui, souvenez-vous, ne voulait surtout pas jouer l'hyper-président comme Sarkozy. S'il l'a fait, c'est à cause des circonstances, bien sûr, mais aussi parce qu'il y a un "problème Ayrault." "Un problème Ayrault" : c'est l'expression chuchotée ces temps-ci par les collaborateurs de Hollande. Ceux même qui, il y a quatre mois, expliquaient que Jean-Marc Ayrault était le nouveau Pierre Mauroy disent aujourd'hui qu'il s'est "Édith Cressonnisé"...
"Édith Cressonnisé", ça veut dire que c'est le style et la méthode qui ne passent pas ?
C'est son autoritarisme [vain] qui est stigmatisé. Beaucoup de ministres vont jusqu'à s'en plaindre auprès de François Hollande et de ses collaborateurs. Ils se plaignent d'être maltraités par Ayrault, qui, disent-ils, les "caporalise". Ayrault a beau être le fils spirituel de Jean Poperen, il n'est pas sûr de lui, alors il en rajoute dans l'autoritarisme. Les ministres ne sont pas prêts d'oublier la punition qu'il a infligée à Nicole Bricq en la mutant du ministère de l'Écologie à celui du Commerce extérieur, parce qu'elle avait eu le malheur de hausser la voix devant lui. Nicole Bricq n'avait pas le poids politique suffisant pour se plaindre auprès de Hollande, mais les gros ministres, eux, comme Manuel Valls, n'acceptent pas ça et le font savoir...
Vous voulez dire que c'est le bazar au sein de l'exécutif...
Je veux dire qu'il y a, comme on le soupire à l'Élysée, "un problème de coordination". De nombreux membres du gouvernement se plaignent de n'avoir pas de réponse du cabinet du Premier ministre, quand ils demandent quelque chose. Désormais, certains préfèrent contacter directement Hollande par SMS, parce que lui, au moins, il répond. "Le gouvernement n'est pas mauvais, c'est le Premier ministre qui l'est, m'a dit un conseiller de François Hollande. Il faut aider Ayrault. François Hollande va l'aider. On va faire le boulot de coordinateur à sa place." Fin de citation. Oui, vous avez bien entendu : l'Élysée a l'intention de suppléer Matignon...
Est-ce que cela annonce un changement de Premier ministre ?
À l'Élysée, on y songe, et à haute voix ! 
On songe même à des noms de remplaçant : Manuel Valls, Louis Gallois, Anne Lauvergeon... [Essentiellement la société civile!] Mais il est impossible, disent les conseillers du président, de remplacer le Premier ministre avant les prochaines échéances électorales, c'est-à-dire les municipales de 2014. Bref : le changement, ce n'est pas maintenant.

Il ne suffit pas d'être étiqueté "chef" normal pour en avoir l'étoffe.

mercredi 23 novembre 2011

Areva: la gauche ne pourra augmenter le nombre de demandeurs d'emploi

Le PDG d'Areva s'est engagé à ne pas supprimer de postes en France

N'en déplaise à la paire Hollande-Duflot, F. Baroin en a fait l'annonce

Le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, s'est engagé auprès du gouvernement à ne pas envoyer de salariés au chômage en France, a annoncé le ministre de l'Economie François Baroin à la presse à l'issue d'une réunion d'urgence avec le patron du groupe nucléaire, le mardi 22 novembre.

Malgré les attaques de l'opposition contre le nucléaire Luc Oursel a pris l'engagement de conserver leurs emplois aux travailleurs de cette société anonyme détenue à plus de 80 % par l’État et les électeurs français, de gauche comme de droite : " aucune suppression de postes, aucun plan de départs volontaires et aucun impact sur les sites français " n'est envisagé.

Cette assurance intervient au lendemain d'une rumeur malveillante d'un projet prévoyant la suppression par Areva de 1.000 à 1.200 postes dans ses effectifs en France.
L'Etat "n'acceptera aucun impact" de la crise sur l'emploi dans les entreprises dont il est actionnaire", avait affirmé le ministre un peu plus tôt. " L'Etat-actionnaire n'acceptera aucun impact [de la crise] sur l'emploi (dans les entreprises dont il est actionnaire) en terme de conséquences du ralentissement de l'activité économique internationale et singulièrement nationale", a déclaré François Baroin à l'Assemblée nationale.

" L'emploi ne sera pas une variable d'ajustement dans des plans où l'Etat aura son mot à dire (...) Ce qui s'applique pour Areva s'appliquera pour toutes les entreprises publiques ", a-t-il répondu aux questions successives de deux députés, à l'issue d'une réunion d'urgence avec Luc Oursel.



Jospin roule pour Hollande


Laurent Fabius était le ministre de la création du géant industriel Areva, le 3 septembre 2001, par fusion de CEA Industrie, Framatome et Cogema, sous le gouvernement Jospin, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement étant Yves Cochet (65 ans), amateur de "décroissance" et successeur de Dominique Voynet, figure historique des Verts. Aujourd'hui, tous deux sont membres d'Europe Écologie-Les Verts et combattent Areva !...

Luc Oursel a succédé à Anne Lauvergeon, une collaboratrice du président F. Mitterrand nommée président-directeur général (PDG) du groupe Cogema par Dominique Strauss-Kahn. Elle fondera en juillet 2001 la nouvelle entité qu'elle baptise Areva.

mardi 31 mai 2011

Vers la fin du nucléaire en Allemagne, grâce à la France


Le nucléaire assure 25% et 85% des besoins énergétiques des pays respectifs

La presse française d'opposition salue la déclaration de la chancelière allemande Angela Merkel de sortir l'Allemagne du nucléaire, mais adopte un angle plus polémique et partisan qu'écologiste et environnemental, en accordant une portée politique à cet effet d'annonce pour dans dix ans. Elle compte en effet que la promesse politique de la chancelière sortante aura un impact direct sur la campagne présidentielle française.
Bien que le lobbying anti-nucléaire allemand soit très actif depuis de nombreuses années déjà et sachant pourtant que les Français restent attachés à cette technologie de pointe initiée par le Général De Gaulle, des éditorialistes français accordent une portée "historique" à cette annonce allemande de sortie du nucléaire pour 2022, estimant que cette option pourrait plonger dans l'embarras le président Nicolas Sarkozy, fermement pro-nucléaire malgré la catastrophe de Fukushima et dans l'attente de sources de substitution.
=> Le premier ministre, François Fillon, a affirmé que la France "respectait la décision allemande", mais que ce n'était "pas le choix" fait par le gouvernement français, qui juge que cette énergie constitue une "solution d'avenir".
=> "La France a fait depuis un demi-siècle le choix du nucléaire, qui produit aujourd'hui 80 % de l'électricité en France", a dit pour sa part le ministre de l'industrie, Eric Besson. "Ce choix reste pertinent, parce que la France a acquis ainsi une forte indépendance énergétique ; elle dispose ainsi d'une électricité 40 % moins chère que dans la moyenne des autres pays européens. Les ménages allemands par exemple paient leur électricité deux fois plus cher", a-t-il ajouté.
=> Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'est également montré "totalement défavorable" à une telle décision pour la France. "85 % de notre énergie est produite par le nucléaire (...). C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France", a-t-il affirmé sur RTL.

=> Ainsi, selon Hubert Coudurier dans Le Télégramme, "en confirmant le geste qu'elle avait eu au lendemain de la catastrophe de Fukushima, la chancelière Angela Merkel plonge la France dans l'embarras". Le journal, radical et laïc, se situe plus à gauche que Ouest France, au point d'avoir déconseillé de voter pour la socialiste Marie-sEGOlène Royal à la présidentielle de 2007.
=>"L'accident de la centrale japonaise de Fukushima...a rappelé au monde le risque atomique", note Dominique Quinio dans La Croix, journal progressiste, bien que la catastrophe ne soit pas nucléaire, mais tellurique.
=> Outre que Didier Louis, qui n'a pas peur des mots, qualifie cette décision de "big bang" et "d'historique" dans le Courrier picard, la dirigeante allemande "a donné un sacré coup de pied dans le nucléaire !", selon Jacques Camus dans La République du Centre, de Centre gauche. Elle fait ainsi "endosser à l'Allemagne un rôle précurseur dans la construction d'un nouveau modèle énergétique" et "relance avec acuité, au-delà des frontières germaniques, le débat sur le nucléaire."
=> Mme Merkel "pose donc un vrai défi économique et écologique à la France en divergeant de sa politique énergétique, à majorité nucléaire", renchérit Xavier Panon dans La Montagne. "Le débat présidentiel (français) sera agité par ces atomes crochus, porteurs d'un choix de société", poursuit-il.
=>"L'annonce allemande constitue un choc et changera profondément la donne de la campagne de 2012", prédit Jacques Guyon dans La Charente Libre. "Peut-on, parce que nous avons mis tous nos oeufs dans le même panier continuer à prétendre que nous sommes seuls à avoir raison?", s'interroge-t-il.

"Le pari allemand nous concerne tous"

Le nucléaire assure 25% des besoins énergétiques en Allemagne et 85% en France:
le problème ne se pose donc pas dans les mêmes termes.

ECOUTER la chronique du 31 mai 2011 de Jean-Louis Gombeaud sur RTL.
=> Dans le genre hypocrisie, Angela Merkel n'a donc rien à envier aux Grünen ou au PS, car l'Allemagne devrait acheter une partie de son énergie à l’étranger: de l'électricité nucléaire française ! Dans la série « faites ce que je dis mais pas de ce que je fais », la chancelière allemande les bat tous, si c'est possible.

Mais la presse française entre en surchauffe
Convaincue d'aller dans le sens de l'Histoire, elle s'aligne sur le dernier qui a parlé. Les commentaires sont faciles et vont bon train, après avoir fait campagne contre les éoliennes ou le gaz de schiste, sans un mot sur le réalisme des sources d'énergie alternative et sans une proposition recevable.

Le PS, bien que divisé, reste très attaché au nucléaire, mais, à lire la presse dans l'air du temps, la promesse Merkel ne gênerait que la majorité.
"Pour les lobbies de l'atome...c'est jour de deuil", ironise Michel Lépinay dans Paris Normandie et "pour le gouvernement français, c'est aussi bien sûr une très mauvaise nouvelle" puisque "la décision allemande pourrait peser lourd sur le débat politique en France", alors que "depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, l'UMP brandit sans cesse, sur tous les tons, l'exemplarité germanique". Après ce revirement allemand, la France risque également de se faire "distancer" dans la course aux énergies renouvelables.

"Au-delà du choix politique et politicien", assure Bernard Le Solleu dans Ouest-France, "Merkel prend une décision majeure pour l'économie la plus puissante d'Europe". "Quoi qu'en disent les patrons d'EDF et d'Areva, ce changement de cap à Berlin aura des conséquences au sein de l'Union européenne", commente l'éditorialiste de Ouest-France, relevant que l'Italie, l'Autriche, la Belgique et la Suisse "se détournent" également du nucléaire. Et si en France "le lobby nucléaire s'est attaché à décrédibiliser l'initiative d'outreRhin... S'arrêter là serait une erreur", martèle Rémi Godeau de L'Est Républicain. "Car le pari allemand nous concerne tous."

Omissions de la presse de gauche

Angela Merkel semble avoir les faveurs de l'opposition, mais en octobre 2010, alors que le débat sur l'intégration des musulmans battait son plein depuis la sortie de l'ouvrage polémique de Thilo Sarrazin, elle affirma que « le modèle multiculturel allemand [Multikulti] a totalement échoué ».

Fin 2010, entre autres débats, celui sur le prolongement de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires divisait le Cabinet Merkel et la majorité.

Sa dernière déclaration sur le nucléaire est donc de nature politicienne et peut être remise en question par son successeur. La présidente du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon, n'exclut pas un retournement de situation d'ici à cette échéance. Interrogée sur le caractère "irréversible" de cette mesure, la présidente d'Areva a fait valoir que "d'ici à 2022, il peut se passer beaucoup de choses".
Anne Lauvergeon a souligné qu'elle s'attendait à "une réaction allemande spécifique" après la catastrophe de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en mars, soulignant que la situation du nucléaire au Japon "n'a pas d'équivalent dans le reste du monde".

Benoît Hamon, porte-parole du PS, plaide évidemment pour que la question soit tranchée, en France, par un "arbitrage du peuple français" au moment de l'élection présidentielle. Malgré un projet adopté à l'unanimité, le PS se divise sur le sujet: Tartine Aubry veut sortir du nucléaire mais elle refuse de se lier en livreant son calendrier, tandis que Flamby Hollande, lui, estime que l’on ne peut pas se passer du nucléaire, mais amateur d'eau tiède, il préfère "aller vers une réduction de la part du nucléaire". Son échelonnement ? Reporté aux calendes grecques. Mais Hamon-le-benêt demande aux électeurs de trancher !...

Les Français auront le temps de méditer l'information de la présidente d'Areva. Pour Mme Lauvergeon en revanche, "c'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands". Sur BFM Radio Anne Lauvergeon a encore souligné que la fermeture déjà effective de sept réacteurs en Allemagne a "entraîné un renchérissement significatif des coûts de l'électricité en Allemagne, avec des conséquences pour la base industrielle installée".




=> Lien agence de presse: "Nucléaire: l'Allemagne double ses importations d'électricité française"
(4 avr. 2011)


Gros consommateurs de charbon de mauvaise qualité – donc très polluant – les Allemands pourront toujours continuer à l'extraire de ses mines de l’ex-RDA ou près de Leipzig et Cologne… C’est une énergie peu chère, mais l'Allemagne en consomme 200 millions de tonnes par an et c'est au mépris de la cause environnementale, mais c'est avec la bénédiction des Verts. Un modèle pour nos propres illuminés et la presse hexagonale toujours prête à critiquer le gouvernement en place.

Plus avec France Info


jeudi 10 mai 2007

Des socialistes font confiance à Sarkozy

L’élargissement de la droite, c’est du concret
Les socialistes ne sont pas tous aussi sectaires que les membres actuels de la direction du PS.
Dans le numéro spécial que L'Express consacre cette semaine à l'élection présidentielle, Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, revient sur son "amitié" paradoxale avec Nicolas Sarkozy : "Il aurait dû détester tout ce que je représentais, pourtant il n'hésitait pas à me dire son admiration pour François Mitterrand et son mépris pour la plupart de ses amis politiques." A l'heure où Nicolas Sarkozy promet des "surprises" et une "ouverture à gauche" dans son prochain gouvernement, l'hommage d'un des principaux mitterrandiens n'est pas inutile. Ce sont d'ailleurs ceux-là qui regardent le prochain chef de l'Etat avec le plus d'indulgence.

Roger Hanin (beau-frère de Mitterrand) et Max Gallo (droite- ancien ministre de Mitterrand ) l'ont rejoint.

Qui sont ces socialistes sans peur ni reproche qui apprécient Sarkozy ?
L'écrivain et éditorialiste Georges-Marc Benamou, qui fut le confident du président socialiste, a travaillé pour lui au cours de la campagne. "Il y a de l'homme d'Etat en Sarkozy", explique G.-M. Benamou pour expliquer l'attraction qu'exerce le président de l'UMP sur les proches de l'ancien président. En retour, Nicolas Sarkozy a vanté dans certains meetings François Mitterrand - "qui avait des lettres" - pour mieux enfoncer le Parti socialiste de François Hollande et de Marie-sEGOlène Royal qui s'offusquait de ses références à Jean Jaurès et à Léon Blum et brille par une culture miteuse.
Anne Lauvergeon(gauche) , ex-sherpa de François Mitterrand, l'a chaleureusement guidé lors d'une visite chez Areva à Chalon-sur-Saône.

Le sénateur PS du Puy-de-Dôme, Michel Charasse (droite), l'a reçu dans sa mairie de Puy-Guillaume.

D'autres contacts ont eu lieu avec des jospinistes. Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation nationale et opposant de l'intérieur à Marie-sEGOlène Royal, a été vu au sortir du QG de la rue d'Enghien à la veille du second tour.

Dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy a évoqué devant ses visiteurs les noms de Jean-Pierre Jouyet (photo de gauche), ancien directeur de cabinet de Jacques Delors et proche du tandem Ségollande, et Denis Olivennes (photo de droite), patron de la Fnac et réputé proche de Laurent Fabius, qui ont tout deux invoqué "le secret du vote" pour corriger, sans la démentir l’information selon laquelle ils avaient "rejoint" Sarkozy après avoir affiché leur soutien à François Bayrou pendant la campagne.

Ces approches et ces amabilités suffiront-elles à faire aboutir son projet d'"ouverture à gauche" ? Pour l'heure la constitution du "pôle gauche" confié à l'ancien responsable des questions économiques du PS, Eric Besson, n'a produit aucun ralliement. E. Besson a animé dans l'entre-deux-tours deux réunions avec des hauts fonctionnaires et des anciens membres de cabinet de ministres de gauche. Il a également réfléchi à l'organisation d'une structure commune avec l'association La Diagonale, qui regroupe les "sarkozystes de gauche"."Je gère ceux qui viennent à moi, mais je ne cherche à débaucher personne", explique le député de la Drôme, Eric Besson, assurant qu'"aucun grand élu" ne l'a contacté. Donné comme possible ministre d'un premier gouvernement Fillon, il explique que N. Sarkozy "ne lui a rien proposé" et qu'il "ne lui a rien demandé".(cf. PaSiDupes : libellé ‘La Diagonale’)

Des liens ont également été noués avec certains autres des signataires de l'appel des Gracques, ces hauts fonctionnaires qui avait appelé le PS à s'ouvrir au centre (cf. PaSiDupes : libellé ‘les Gracques’).

Et Bernard Kouchner ?
Il fait rêver les sarkozystes qui ont noté avec satisfaction que l'ancien "French Doctor" s'était élevé contre le procès en diabolisation intenté contre le candidat de l'UMP.
Pour l'heure, B. Kouchner prône "un programme commun avec le centre". Mais si le Mouvement démocrate que s'apprête à lancer François Bayrou échouait ? "Kouchner, je trouverais ça formidable !", s'enthousiasme M.-G. Benamou. "Il n'a pas dit de saloperies", s'est déjà félicité N. Sarkozy. Pourtant E. Besson affirme ne pas avoir entendu parler d'un éventuel rapprochement entre les deux hommes : "S'il existe, il m'échappe totalement." Porte-parole du candidat de l'UMP, Rachida Dati, qui entretient des liens d'amitié avec B. Kouchner, pourrait se charger d'une mission de reconnaissance.

Un autre proche de N. Sarkozy évoque des "contacts" avec Martin Hirsch, le directeur de l'association Emmaüs. Il explique toutefois qu'il y a "d'autres façons pour des gens de gauche de servir Sarkozy qu'en entrant au gouvernement". Un élu ironise : "L'ouverture au centre marche trop bien, nous avons plus de candidats que de postes. A gauche, c'est plus problématique : il y a plus de postes que de candidats déclarés."

La recomposition de la droite ne fait que commencer...