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mercredi 31 décembre 2014

Tirs croisés de Montebourg et Filippetti sur Hollande

François Hollande: Montebourg et Filippetti n'ont rien de plus fort pour se défouler! 

Le couple d'anciens ministres rebelles dénonce la "magistrale leçon de courage" de Matteo Renzi  synchro  sur Twitter, à 20 mn près !

Le coup de maître de l'Italien ? La nationalisation du sidérurgiste italien en difficulté Ilva. Ils ressassent leur échec de Florange et y renvoient François Hollande.

La petite carte de voeux en acier du couple Montebourg-Filippetti à François Hollande, ce mardi, est fort peu amicale envers le président de la République. Ils ont atteint leur paroxysme à vingt minutes d'écart sur le réseau social ! Ce qui les fait vibrer - chacun dans son coin - c'est la nationalisation temporaire d'une aciérie italienne par le chef du gouvernement Matteo Renzi.
Dans son tweet, l'ancien ministre de l'Économie a pris son pied en parlant de "la leçon magistrale de courage de Renzi à Hollande", évoquant "le décret de nationalisation temporaire des aciéries d'Ilva le soir de Noël" ! Aurélie Filippetti était "venue" quelques minutes plus tôt, en partageant avec ses abonnés que "Renzi nationalise temporairement l'aciérie de l'Ilva: 'une administration doit savoir prendre des décisions courageuses' ". Les deux ne manquent pas d'associer le mot-clé "#Florange" à leurs tweets, comme pour bien mettre en lumière que le chef du gouvernement italien fait ce que François Hollande n'a pas osé faire deux ans plus tôt. Le contexte de la zone euro, de la crise économique occidentale et de la dette publique française a changé, mais la paire Montebourg-Filippetti est restée nostalgique.

Trente ans plus tard, Montebourg en est resté à la méthode Mitterrand de la facilité

La loi de nationalisation de François Mitterrand, candidat du "programme commun de gouvernement" de juin 1972 entre Parti socialiste, Parti communiste et Radicaux de gauche, devint effective le 13
février 1982 sous le gouvernement Bérégovoy qui avait Jacques Delors, le père de Martine Aubry pour ministre de l'Economie. Associées aux dévaluations du franc, les nationalisations qu'il opéra frappèrent de nombreux secteurs
: industrie (Thomson, Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, Rhône-Poulenc, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Sacilor, Usinor) dont aucune ne survécu en l'état, ou finances (Paribas, Suez, CIC, Crédit du Nord, Crédit commercial de France, Banque Rothschild, Banque Worms, Banque La Hénin...) tout particulièrement. En 1983, un salarié sur quatre travaillait ainsi dans le secteur public.

Fin 2012, à cours de moyens,
Arnaud Montebourg avait vivement défendu son idée de nationalisation temporaire des hauts-fourneaux de Florange afin d'éviter la fermeture du site sidérurgique. Mais Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, avait refusé cette proposition et, après de dures négociations avec le gouvernement,  ArcelorMittal avait obtenu de pouvoir fermer les derniers hauts-fourneaux de Lorraine.

Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage
Ce mardi Matteo Renzi a annoncé l'adoption d'un décret ouvrant la voie à une nationalisation provisoire de l'aciérie Ilva, accusée d'être l'une des plus polluantes d'Europe, afin de restructurer le site pour trouver un repreneur. Trois commissaires seront nommés "pour gérer la relance du site, accompagnée d'investissements publics sur une période évaluée à 18 à 36 mois".

jeudi 28 novembre 2013

Pétition "Nique la France" : 2009 - 2013

Quand des élus de la République cautionnent la haine de la République

"Nique la France", c'est d'abord un livre de haine

"Les Blancs sont des
sous-chiens"
(Houria Bouteldja)
Les provocations visant à salir et dégrader les symboles de la France et de la République semblent se multiplier sur la toile depuis que la gauche les justifie et que les juges les banalisent. On se souvient de la photo primée par la FNAC de l’individu aux fesses sales qui s'essuie à l’aide du drapeau tricolore, ou encore de la Marseillaise sifflée en toute impunité dans les stades. Récemment, un pas de plus vient d’être franchi sur le chemin de la haine anti-française.

"Nique la France - devoir s’insolence", tel est le titre d’un livre de Saïd Bouamama, l’un des fondateurs du mouvement "les Indigènes de la République"L'individu est un sociologue français d'origine algérienne, militant associatif et politique, et membre de l'IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et (dé)formateur de travailleurs sociaux. C'est ainsi qu'il a oeuvré aux côtés de nombreuses organisations antiracistes, dont le MRAP, le CSP (Comité des sans papiers), la LDH, etc. Militant politique clairement de gauche, il est qualifié de "sociologue d'extrême-gauche antinationaliste et militant d'un nouveau rapport aux "différences" par Philippe Bernard, journaliste au Monde. En 2005, il est présenté par le journal Libération comme un soutien de l'humoriste Dieudonné controversé pour des propos anti-israéliens

Son livre présente des photographies de personnes issues de l’immigration, dont la plus emblématique, celle qui orne la couverture, est celle d’une femme aux cheveux dissimulés sous un imposant foulard qu’arborent les femmes des pays d’Afrique noire. Cette femme émancipée est en fait Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République (PIR). Elle fixe le photographe d’un air satisfait en lui adressant un "doigt d’honneur" en parfait accord avec le titre de l’ouvrage. D’après le texte du quatrième de couverture, ce livre au titre si élégant et respectueux illustre de façon pénétrante le "devoir d’insolence" correspondant pour l'éditeur à "l’expression d'une nécessité, celle de refuser l'invisibilisation et de dénoncer l'injonction à la politesse et toute autre forme de chantage à l'intégration".

Outre ces fadaises soixante-huitardes sur le
drame intérieur des citoyens français issus de l’immigration convaincus de maltraitance, ce livre créé un précédent d’une grande dangerosité.

L’auteur est convaincu que la vulgarité peut faire glisser le message. Mais cette provocation intrusive dépasse les limite du tolérable, puisqu'il constitue une violation des consciences et un appel à la haine raciale, en l’occurrence ici, la haine des français non issus de l’immigration, les français dits "de souche", les indigènes au sens premier du mot. Ce livre s’inscrit dans une véritable logique de haine et de rejet du français de "type européen" qui est diabolisé, plus déshumanisé qu'un singe de laboratoire et dont l’image est privée de toute dignité afin de mieux pouvoir le rejeter et le haïr.
Quand François Mitterrand collaborait
au régime pétainiste de Vichy

Elle n'épargne d'ailleurs personne puisqu'en 2006, dans un pamphlet intitulé "Les habits neufs du Doriotisme", elle dénonce aussi bien ce qu'elle considère comme les "inclinaisons nationales-populistes d'un certain nombre d'acteurs de la gauche française" [probablement des "inclinations", en français sous-chien...), notamment au sein de la rédaction de Charlie Hebdo. Comme les autres à gauche,Libération peine à garder le cap, lui qui a hébergé l'équipe de "Charlie Hebdo" après l'incendie volontaire qui a détruit ses locaux, dans le XXe arrondissement de Paris.


Houria Bouteldja est bien intégrée nénanmoins car, bien que militante islamiste, elle est salariée de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe. En mars-avril 2012, elle est aussi signataire d'une tribune dénonçant les références  racisme antiblanc du texte d'orientation adopté par le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples): elle y  minimise l'importance et la gravité du racisme antiblanc.

Un tel programme anti-blanc est profondément intolérable, car dangereux
Cette diabolisation du premier occupant est non seulement incohérente au regard des théories anti-racistes qui ont cours en milieu afro-américain et  que reprennent ses pâles imitations intello françaises, mais elle est profondément clivante et dans la droite ligne de la lutte des classes et des "races" qu'il est désormais convenu d'appeler "ethnies". Du racisme, il ne resterait que ce qui constitue une atteinte à la personne de couleur: le Blanc ne saurait se plaindre d'offense à sa non-négritude. La montée de ce sentiment -subjectif, donc- de rejet de l’autre, n'affecterait que les seuls descendants d'esclaves, épargnant les descendants de maîtres que sont tous ces européens, ces colons, ces exploiteurs. 
Ce fameux "devoir d’insolence" tient plutôt du "devoir de haine" que de l'idéologie victimaire. Pour toutes ces raisons le bouquin devrait être retiré des ventes, pour incitation à la haine raciale et perturbation de l'ordre public. Imaginons en effet un instant qu'un "factieux" de France se permette de murmurer, écrire ou publier un torchon titré "Nique l’Algérie" ou "Nique le Mali": Valls donnerait des coups de menton, BHL montrerait ses muscles et Harlem Désir éructerait des chapelets de menaces anti-racistes et ses références habituelles à la "période la plus sombre de notre histoire" (puisqu'il semble aimer les Juifs à la façon d'un Dieudonné!), tandis que Taubira lâcherait ses réseaux au nom de la "passion de la  fraternité" qu'elle incarne... 

C'est aussi une pétition d'indignation au scandale 

Plusieurs personnalités politiques aussi médiatisées que Noël Mamère, Eva Joly ou Olivier Besancenot
, parce que de gauche et tout juste sorties de l'opposition, ont apposé leur nom au bas d'une pétition défendant le rappeur Saïdou visé par une plainte pour "provocation à la discrimination" pour sa chanson "Nique la France". 

Cette pétition diffusée sur le site Internet de l’hebdomadaire socialiste Les Inrocks  vise à dénoncer la mise en examen, en octobre 2012, de deux personnes, outre le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’expression populaire), l'universitaire Saïd Bouamama.

La plainte déposée par l’Agrif est à l’origine de cette mise en examen qui vise le livre et la chanson intitulés "Nique la France", qui  proclament, notamment: "Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes."

De telles insultes n'interpellent pas tant sur les limites à la liberté d’expression ou  la subtilité poétique de certains textes de rap, que sur la présence de certaines signatures d’hommes et de femmes politiques de premier plan au bas d’une pétition soutenant des thèses véhiculées par des groupuscules factieux.
Parmi ces noms, on trouve des représentants d’associations d’extrême-gauche qui se disent "antiracistes", comme le Parti des Indigènes de la République, la Coordination nationale des sans-papiers, les Indivisibles, le MRAP, des intellectuels, des politiques, comme le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, la communiste apparentée Clémentine Autain, des élus trotskistes du NPA et des altermondialistes d’Europe Ecologie-les Verts, tous étant, ou ayant été, des élus de la République.
Ces acteurs politiques se disent républicains mais cautionnent l'idée que Saïdou "nique la France" sous l'alibi d'une "expression populaire du rejet des discriminations"... Ce sont les mêmes qui  s'en prennent aux skinheads de droite, mais soutiennent les skinheads de gauche. Cette indignation sélective se nourrit de la notion de repentance qui veut réduire l’Histoire de France -et de quelques autres vieilles puissances européennes- à la colonisation et à l’exploitation des richesses naturelles. Elle trahit une idéologie sectaire et violente qui a pour fondement la haine de la différence et entretient la détestation du dialogue et de la tolérance. 

Les thèses véhiculées par l'extrême gauche qui se prétend dépositaire et gardienne des valeurs républicaines surfent sur les émeutes de 2005 qui ont violemment secoué les banlieues et dans lesquelles certains militants associatifs ont voulu voir un nouvel élan de la lutte des "classes". Ainsi les deux mis en examen ont-ils affirmé dans une entretien de 2010 avec le site Internet du NPA que les valeurs républicaines, les droits des femmes (voilées?) et la laïcité (qui opprime les employées musulmanes jusque dans les crèches, telle Babyloup) constituent en l’état "une composante du discours colonial" visant à réprimer les banlieues.

Signer une telle pétition lorsqu’on est un élu de la République, c’est diviser les Français et créer une situation insurrectionnelle. Et cela, les républicains authentiques ne peuvent le tolérer.

mardi 27 mars 2012

François Mitterrand avait sa table réservée au ...Fouquet's

Nicolas Sarkozy, héritier de François Mitterrand ?

Envahi par des chômeurs (retraités!) et des syndicalistes, le 7 mars 2012, le Fouquet's serait le "symbole" des "absurdités de son client le plus célèbre", affirment MNPC (Mouvement national des chômeurs et précaires = CGT chômeurs ), l'Apeis (Association pour l'Emploi, l'information et la solidarité = ATTAC) et AC (Agir ensemble contre le chômage = Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT), dans un communiqué commun ignorant les activités du président Mitterrand.
Une action "symbolique" de l'absurdité des attaques faites au président-candidat !

Le PS et ses réseaux ne se sentent même pas ridicules ?

La table 83 au Fouquet's était celle réservée - à l'année - au dernier Président socialiste

Fustigé par l'opposition, Nicolas Sarkozy n'y est allé qu'une fois
, le soir de sa victoire en 2007, tandis que la presse inféodée auto-censura l'information: le socialiste François Mitterrand y avait ses habitudes quand il était à l'Elysée (cf. Le Monde 17/02/2012).

Aucun journaliste -même impertinent- n'en n'a jamais pipé mot
, et personne ne s'en est donc jamais scandalisé.
Alors que l'épisode du Fouquet's revient sans cesse sur le devant de la scène, Nadine Morano contre-attaque en rafraîchissant les mémoires. " C'est très hypocrite que de reparler du Fouquet's en permanence ", a souligné l'invitée de l'émission politique de la Radio de la communauté juive (RCJ), la ministre de l'Apprentissage dimanche 26 février 2012. Sans faire le buzz... Ce qui est parfaitement incompréhensible, si on songe que les honorables journalistes sont tous dévoués au pouvoir, mais vous n'êtes pas obligés, désormais, de croire l'opposition !

" Nicolas Sarkozy y a passé deux heures et on en a parlé pendant cinq ans ", a t-elle fait valoir, avant de rappeller que l'ancien président socialiste François Mitterrand y avait sa table " réservée à l'année ". " S'il fallait analyser le nombre de restaurants dans lesquels François Hollande va quelquefois, qui sont bien plus chers que le Fouquet's, on aurait, aujourd'hui, de quoi épater les Français ", a poursuivi Nadine Morano.
D'ailleurs, y avait-il matière à scandale, dans l'un et l'autre cas ?
Le vertueux PS a eu le cynisme d'entretenir le mythe du "président des riches, à propos d'un établissement une étoile !

François Mitterrand a toujours eu l'art de cultiver le secret, mais avec la complicité des media dévoués, qui n'avaient rien révélé de Mazarine, sa fille adultérine cachée.
Le président-monarque était certes ennemi de la transparence, qui, si elle s'était appliquée à l'époque, lui aurait certainement compliqué l'existence, et sans doute perturbé gravement sa vie politique.
Les libertés que la presse de gauche prend aujourd'hui avec sa déontologie professionnelle mettent en cause son honorabilité. Ce qui la regarde.

Mais sa fiabilité et la manipulation de l'opinion, ça NOUS concerne.

Combien de vertueux commentateurs ne sont-ils que des valets du PS et du SNJ ?
" C'est exaspérant d'avoir fait des procès indignes pendant cinq ans à Nicolas Sarkozy parce que ceux qui voulaient vraiment analyser son mandat auraient dû le faire sur son action ", a conclu Nadine Morano.

dimanche 18 mars 2012

Ce qui chez le cynique Hollande ne peut attirer les jeunes

Les jeunes ont détecté le "sale mec" qui sommeille en Hollande

Le bonhomme n'inspire pas confiance

Le journaliste du Nouvel Observateur Serge Raffy dresse un portrait riche du candidat à l'Elysée dans « François Hollande : itinéraire secret » (Fayard, septembre 2011).
Il ne néglige pas la face nord, son versant humain, pas plus que par son versant politique. Et raconte notamment ses débuts, qui éclairent en partie sa course politique.


Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.

Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.

1 - Sa famille vient de Hollande

D'où vient le nom de François Hollande ? Il descend de rebelles calvinistes hollandais, réprimés par Madrid au XVIe siècle et qui se sont installés à Plouvain, dans le Pas-de-Calais. Les généalogistes locaux ont retrouvé un « Hollande » dès 1569 : il était valet de meunier.

2 - Il a été élevé chez les frères

De 4 à 11 ans, Hollande est élève chez les Frères des écoles chrétiennes Saint Jean-Baptiste de La Salle à Rouen.

3 - Son père était d'extrême droite

George, qui dirige une clinique ORL, a été candidat malheureux en 1959 et en 1965 aux élections municipales de Rouen, sur une liste d'extrême droite. Il soutient l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien camelot du roi, croix-de-feu.
Il a affiché des sympathie pro-OAS et déteste le général de Gaulle. « Georges, en 1944, a été mobilisé quelques mois et garde de cette période une certaine fidélité au maréchal Pétain », écrit Raffy. Il devra quitter la ville, emmenant sa famille avec lui. Il créera une clinique plus loin, ce qui explique la fortune personnelle de Hollande, investie dans la pierre.
La mère de François Hollande, assistante sociale, se serait sentie, elle, proche de la gauche...

4 - Ses copains de lycée : Christian Clavier, Thierry Lhermitte...

A 14 ans, il déménage de Rouen vers Neuilly-sur-Seine. Au lycée Pasteur, il compte parmi ses bons copains de classe Christian Clavier et Thierry Lhermitte. En première, Gérard Jugnot et Michel Blanc rejoindront la classe. Quand ils montent une troupe lycéenne, Hollande ne les suit pas. Il est trop sérieux pour cela. La troupe deviendra « Le Splendid ». Hollande, avec un autre choix, aurait peut-être terminé dans « Les Bronzés »...


5 - L'étudiant Hollande a flirté avec les communistes


A Sciences-Po, François devient militant à l'Unef-Renouveau, proche du PC, et se présente comme sympathisant de l'Union des étudiants communistes. Il est le parfait « compagnon de route » du PC. Mais son grand homme est François Mitterrand, qui prépare le programme commun.

6 - Il a approché le PS via l'oncle de sa petite amie


Sa fiancée à Sciences-Po s'appelle Dominique Robert. C'est la nièce du député du Calvados Louis Mexandeau, un proche de François Mitterrand. Il se rapproche de lui ; il a 19 ans.


7 - Il refuse d'être exempté de service militaire


Lors de ses « trois jours » au Fort de Vincennes, en 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie. Mais il refuse cet état de fait, qui pourrait bloquer sa carrière politique. Il fait des pieds et des mains pour que cette décision soit annulée, allant jusqu'à saisir le ministère de la Défense. Il a finalement gain de cause.


8 - Sa chambrée à Coëtquidan était pleine de futures célébrités


En janvier 1977, il doit faire ses classes (deux mois) à l'école des officiers de Coëtquidan, dans le Morbihan. Sa chambrée de dix lits comptait, entre autres :
• Jean-Pierre Jouyet, futur secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes des gouvernements François Fillon, aujourd'hui directeur de l'Autorité des marchés financiers ;
• Michel Sapin, future ministre des Finances, aujourd'hui conseiller économique de Hollande ;
• Henri de Castries, aujourd'hui président de l'assureur AXA, proche de Nicolas Sarkozy ;
• Jean-Michel Lambert, qui sera le juge d'instruction controversé de l'affaire Grégory, actuellement vice-président du tribunal d'instance du Mans.

9 - A l'ENA, il surnomme Ségolène Royal « Miss Glaçon »

Hollande et Royal se rencontrent à l'ENA. Elle refuse de participer à une caisse de péréquation au profit des étudiants les plus désavantagés. Il la prend alors pour une « nantie », ce qu'elle n'est pas, loin de là. Avec ses copains, ils la surnomment « Miss Glaçon ». Ce n'est qu'au cours d'un stage réalisé avec elle dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes, qu'ils vont devenir amis.

10 - Il entre à l'Elysée comme conseiller fantôme de Jacques Attali



François Hollande semble tombé de la lune,
lors des élections législatives de 1997 (Charles Platiau/Reuters)
Alors, il a tout de même 43 ans...


En mai 1981, Jacques Attali, sherpa de Mitterrand pour les sommets internationaux, a droit à deux conseillers officiels, des quadras rémunérés sur le budget de l'Elysée, Jean-Louis Bianco et Pierre Morel ; et à deux conseillers officieux : de jeunes hauts fonctionnaires rémunérés par leurs corps d'origine, tribunal administratif et Cour des comptes : Ségolène Royal et François Hollande.

11 - Chirac l'a comparé au labrador de Mitterrand

En juin 1981, il est envoyé comme candidat contre Jacques Chirac aux élections législatives en Corrèze. Autant dire au casse-pipe. Il a 26 ans. Chirac déclare alors que son adversaire est encore moins connu que « le labrador de Mitterrand ». A la surprise générale, Hollande perd l'élection d'assez peu.
Un "glaçon" pour "Baltic", tout est en ordre.

12 - Il se fait passer pour Caton, auteur d'un pamphlet téléguidé

En 1983, Hollande a 29 ans, il est directeur de cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy. Mitterrand a une idée machiavélique : faire écrire un pamphlet par un prétendu leader de droite, mais qui se cacherait derrière un pseudonyme, Caton, et qui en réalité discréditerait la droite.

Le journaliste André Bercoff accepte de tenir la plume ; le livre s'appelle « De la reconquête ». Pour ne pas qu'on reconnaisse Bercoff, Hollande accepte de prêter sa voix pour une interview de « Caton » à France Inter. Il déclare :" La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. "

VOIR et ENTENDRE fustiger la duplicité précoce de la "fraise des bois":

"La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. "
Et il se présente à l'élection présidentielle...

mercredi 15 février 2012

Présidentielle 2012 : Jacques Séguéla votera Nicolas Sarkozy

Jacques Séguéla avait soutenu François Hollande


Jacques Séguéla va voter
Nicolas Sarkozy et non pas le socialiste.

Le publiciste (1934, ici à gauche) l’a confirmé ce mercredi sur TF1.
Bien qu'il n'ai jamais adhéré au PS, " J’ai voté 50 ans à gauche, ça fait cinq ans que je vote à droite, il me reste donc 45 ans à voter à droite pour faire l’équilibre ",
a plaisanté le cofondateur de l'agence de communication RSCG en 1970 sur Europe 1.

Jacques Séguéla s'est impliqué dans la communication de nombreuses personnalités politiques.
En France, les stratégies de communication des campagnes de François Mitterrand (PS) et de Lionel Jospin (PS) ont été en grande partie dirigées par Jacques Séguéla.


Lors de la campagne présidentielle de 1981, il s'illustre par le slogan puisé dans un célèbre discours de Léon Blum daté du 5 juin 1936 : " La force tranquille ". Ce slogan était en fait emprunté à Jean Jaurès.

A propos de Nicolas Sarkozy, il a assuré que les Français ne le connaissent pas tel qu’il est.
" Il est le contraire de ce que l’on croit. Il ne la ramène pas du tout. Il est très cultivé, sur tout. Et surtout, il veut faire son métier le mieux possible, et a la France dans la peau. "


jeudi 2 février 2012

Hollande enfariné: Christian Prouteau dénonce les improvisations socialistes

Une faille de la sécurité chez les adeptes d'une politique de prévention?



Les 'amazones' de la garde rapprochée de khadafi
sont libres pour Hollande




L'amateurisme du PS mis au jour

L'ancien patron du GIGN, a estimé jeudi que l'"incident" dont a été victime la veille François Hollande, "aspergé" de farine par une faible femme de plus de 46 ans qu'à plusieurs ses gardes du corps n'ont pu contenir, démontre "l'improvisation totale de la protection autour des personnalités", selon Christian Prouteau, nommé préfet hors cadre par décret en décembre 1993, pour services rendus à Tonton Mitterrand. Ainsi va l'endettement public, avec des nominations de préfets fantômes...

"Le fait d'avoir jeté de la farine n'est pas grave mais cette femme aurait pu jeter autre chose", a déclaré Christian Prouteau. "Cet incident est la mise en évidence d'une improvisation totale de la protection autour des personnalités. Il ne suffit pas de mettre des gros bras en costume avec des Ray Ban et une oreillette", ironise le sulfureux père du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) en 1982. C'est d'ailleurs à ce moment que l'affaire des Irlandais de Vincennes éclate et que l'attention est attirée sur lui et ses relations avec Paul Barril, qui avait dirigé l'opération.

VOIR et ENTENDRE la scène de pâtisserie:


Le premier cercle de la protection de Hollande n'a pas été capable d'empêcher cette femme de monter sur l'estrade et l'interpellation aurait dû se faire dans les quelques mètres avant l'estrade", a-t-il ajouté.

En 2005, Prouteau a été condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis et au versement d'une amende de 5 000 euros dans le cadre de
l'affaire des écoutes de l'Elysée.

vendredi 20 janvier 2012

Sarkozy refuse une fin de quinquenat en roue libre

Le PS regrette que Sarkozy ne reste pas "les bras ballants"



Nicolas Sarkozy, jusqu'au bout,

malgré la crise de la dette accumulée
et le défaitisme de l'opposition




La crise impose au Président de réformer jusqu'au bout

Au lendemain du sommet de crise réuni à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi l' urgente nécessité de faire baisser le coût du travail en France, indiquant qu'il s'agissait d'arrêter une véritable hémorragie de l'industrie du pays.

Le chef de l'Etat, qui présentait à Lyon ses voeux au monde économique, a de même estimé que tout n'a pas été tenté pour enrayer la hausse du chômage, afin de justifier les mesures arrêtées lors de sa réunion de la veille avec les partenaires sociaux.

A trois mois de la présidentielle, le Chef de l'Etat n'a pas manqué de dresser un bilan même partiel de sa politique économique, insistant sur
la réforme des retraites,
l'autonomie des universités
ou encore la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat.

Alors que le président sortant n'est pas encore entré en campagne officielle et n'a donc pas fait le plein de l'ensemble des intentions de vote face au candidat déclaré du PS, François Hollande, il a surtout justifié son volontarisme par la gravité d'une crise qui nécessite des réponses rapides, face au défaitisme de l'opposition
.
"J'ai été élu président de la République pour cinq ans et je travaillerai jusqu'à la dernière minute de mon mandat. Je demanderai aux parlementaires et au gouvernement de prendre les décisions qui s'imposent"
, a-t-il prévenu.

Ces "décisions extrêmement lourdes" concerneront la baisse du coût du travail via le transfert du financement d'une partie de la protection sociale sur d'autres supports que les salaires, une idée qui suscite des réticences dans une portion de la majorité.


Soutenir l'industrie

En visite dans la matinée dans une usine de fers à repasser du groupe SEB à Pont-Evêque, dans l'Isère, puis dans son allocution de voeux, la détermination du gouvernement dans la prise des décisions à venir, qui seront arbitrées d'ici la fin du mois, en insistant sur les risques d'une poursuite des délocalisations.
"Il faut à tout prix enrayer le déclin industriel, il faut à tout prix garrotter la perte du sang industriel de la France", a-t-il déclaré, soulignant que la part de marché de l'industrie française avait reculé de plus de trois points dans la zone euro depuis dix ans pour s'établir à 12%.

"Vous avez peut-être entendu les débats où on dit, il ne faut pas augmenter la TVA, il ne faut pas augmenter la CSG, il ne faut rien augmenter (...), mais on oublie une chose, si on reste comme on est, les délocalisations continueront", a-t-il ajouté devant les ouvriers de SEB, dans une allusion aux solutions envisagées pour compenser la baisse annoncée des charges pesant sur les salaires.
"Nous voulons (...) que votre salaire ne soit pas touché, que votre protection sociale ne soit pas touchée, mais que ça revienne moins cher à l'entreprise pour qu'elle n'ait pas la tentation d'aller produire ailleurs pour fabriquer moins cher" , a-t-il encore expliqué.


Nous n'avons pas dit notre dernier mot

S'agissant du chômage
, il a estimé qu'<"on n'a pas tout essayé", défendant ainsi les mesures annoncées mercredi pour enrayer sa hausse tout en opposant sa vision à celle d'un de ses prédécesseurs, le socialiste François Mitterrand, qui avait déclaré le contraire après la débâcle de la gauche aux législatives de 1993.

Le président déplore déplore le défaitisme de l'opposition

"Quand on pense qu'il n'y a plus rien à faire, on donne beaucoup de perspectives à tous ceux qui sont irresponsables et qui veulent se nourrir des peurs, des angoisses et des souffrances, non pour les guérir mais pour les utiliser", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ne sera "jamais l'homme d'un nouveau Vilvoorde", en référence à un autre dirigeant socialiste, Lionel Jospin. Le premier ministre socialiste avait laissé Renault fermer cette usine belge en 1997 après avoir promis qu'il s'y opposerait lors de la campagne des législatives qui lui ont permis d'accéder à Matignon.

Nicolas Sarkozy s'est distingué de la "gauche molle"
Il a conclu ses voeux en insistant sur la nécessité pour un dirigeant d'être aujourd'hui "pragmatique, ouvert" et de "décider très rapidement" face aux évolutions du monde, au moment où l'UMP, son parti, reproche à François Hollande de ne pas savoir décider.

"Il faut prendre beaucoup plus rapidement des décisions beaucoup plus importantes", a-t-il dit en insistant sur la nécessité, dans ce nouveau monde, de dire la vérité aux gens et de faire preuve de courage, autant de qualités qu'on reconnaît au président sortant et qu'il met donc en avant quand il rappelle quel est son bilan.

samedi 7 janvier 2012

Joly dénonce en Jeanne d'Arc un "symbole ultra-nationaliste"

La candidate bi-nationale est-elle vraiment des nôtres ?


"Bizarre" que Sarkozy aille "chercher l'inspiration dans la figure de Jeanne d'Arc" ?

Procès en sorcellerie

La candidate radicale (EELV) reproche au Chef de l'Etat de célébrer le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, héroïne de notre Histoire, jusqu'à la candidature de l'ex-magistrate sectaire venue d'Oslo qui l'a qualifiée vendredi de "symbole ultranationaliste".
La députée européenne juge intolérable que la France lui rende hommage "en pleine période de crise européenne."

La Norvège et la candidate altermondialiste sont en manque de héros

Pourrait-elle proposer Harald Ier aux Beaux Cheveux (872-933) le Viking, sans perdre l'essentiel de son électorat ? Il fut le premier roi de Norvège, avant que le pays ne tombât sous la domination du Danemark au 15e siècle, puis de la Suède en 1814.
De la neutralité de la Norvège au cours de la Première Guerre mondiale et de trois mois de résistance à l'envahisseur nazi n'a émergé aucune grande figure héroïque dont Gro Eva Joly puisse en effet se réclamer. D'autant que le roi et le gouvernement légal avaient choisi de s’exiler à Londres.
Son refus de rejoindre l’Union européenne à deux reprises par référendum (1972 et 1994) sont-ils des titres de gloire ?
Mais Anders Behring Breivik, peut-être ?

La candidate dénigre notre Histoire

La gracieuse blonde nordique
peignée de la veiile,
par chance, ici


Interrogée par France 2 sur l'hommage que Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen s'apprêtent à rendre à Jeanne d'Arc, la candidate écologiste à la présidentielle a estimé que "l'Histoire de France est un grand livre et chacun y puise ce qu'il veut".
Mais "moi je trouve bizarre, alors que nous sommes confrontés à la plus grave crise depuis au moins la deuxième Guerre mondiale, d'aller chercher l'inspiration dans la figure de Jeanne d'Arc. C'est une personnalité médiévale, c'est la pucelle qui a bouté hors de France les Anglais, ce n'est pas le symbole que nous cherchons aujourd'hui", a-t-elle considéré.

La recherche de la "polyphonie médiatique" peut continuer

L'entretien
de l'historien Nicolas Offenstadt avec Libération

Mme Joly a dit "porter l'espoir et l'idée que la place de la France est dans l'Europe avec les Allemands et avec les Anglais", et pour l'eurodéputée, "aller chercher un symbole ultranationaliste dans la période où nous sommes, ça ne fait pas sens". "Personnellement, je me sens plus proche des femmes héroïnes de la Résistance de la deuxième Guerre mondiale que de Jeanne d'Arc" et "si on cherche l'inspiration, qu'on la trouve auprès de ces femmes-là !", a-t-elle conclu.
Sans en citer aucune...

"Jeanne d'Arc fait partie de la BD historique sarkozyenne"
Jonathan Bouchet-Petersen qui donne la parole à l'historien Nicolas Offenstadt, professeur à l'université Paris I, dans ... Libération (!) est le fils de Sophie Bouchet-Petersen, conseillère de la candidate socialiste ...Désirdavenir Royal qui avait accaparé Jeanne d'Arc, l'évoquait régulièrement durant sa campagne présidentielle en 2007.



Et qu'a à dire sur notre héroïne l'universitaire sélectionné par Libé ?

"C'est une figure à usages multiples", "une figure fourre-tout".

Et il reproche à Nicolas Sarkozy d'affirmer que Jeanne d'Arc incarne ce que la France a hérité de l'Ancien Régime. Offenstadt donne son sentiment: "Dire que nous sommes autant les héritiers de l'Ancien Régime que de la République, c'est tout à fait idéologique. Cette synthèse de l'Histoire donne une impression oecuménique et sympathique. Mais ça ne l'est pas: tout est mis sur le même plan." Un avis personnel d'un aussi docte personnage ne vaut pourtant pas une démonstration documentée.


Il note finement que "le sentiment national de Jeanne d'Arc n'était pas partagé par tout le monde à l'époque" (au 15e siècle), mais ce sentiment devait bien exister plus que notre idéologue ne le prétend, puisque les Anglais ont néanmoins pris la peine de faire disparaître ce pur symbole sur le bûcher de Rouen.
De même asséner que " tracer, comme le fait Nicolas Sarkozy, un parallèle direct entre Jeanne d'Arc et le sentiment national aujourd'hui n'est pas crédible d'un point de vue historique", n'est pas une assertion intellectuellement satisfaisante, si jamais elle l'est pour certains journaux, tel Libération.

Enfin, admettre que "François Mitterrand avait lui aussi participé à des cérémonies d'hommage à Jeanne d'Arc " est une immense contribution à l'effort d'objectivité, mais un apport limité de la recherche historique à la compréhension du phénomène. Juger encore que, "maintenant, choisir une commémoration plutôt qu'une autre, à un moment plutôt qu'un autre, ce n'est pas neutre", ne constitue pas un avancée notable de cette recherche française que nous envie la planète. " Et de conclure au même niveau partisan : "L'investissement de l'Etat pour la célébration du 140e anniversaire de la Commune n'a, par exemple, pas été très frappant..." On aura enfin compris quelles sont les seules références qui vaillent dans notre petit monde des idéologues de l'Histoire.
Un rattrapage est-il possible avec le 219e de la Terreur ?...

Ce choix de Offenstadt n'est pas le fruit du hasard
Cet historien à la Sorbonne déteste certains héros.
Il est connu en particulier pour avoir accusé Nicolas Sarkozy d'instrumentalisation de l'Histoire à des fins partisanes et patriotiques: une abomination, vue de gauche.
Il était en première ligne pour s'en prendre ensuite aux cérémonies officielles rendant hommage à Lazare Ponticelli, le dernier vétéran français de la Première Guerre mondiale mort en 2008.
Et lors du mouvement des enseignants-chercheurs, début 2009, il fut de nouveau particulièrement impliqué, en participant par exemple à l'occupation de la Sorbonne le jeudi 26 mars.

Offenstadt (le "skinhead" ci-contre) publie des collaborations avec Elisabeth Claverie, une directrice de recherche au CNRS qui s'est attaquée aux apparitions de la Vierge, Cyril Lemieux, un directeur d'études qui s'intéresse au journalisme et aux media à l'EHESS et enseigne à l'IEP, et le sociologue Luc Boltanski, nourri à l’école de Pierre Bourdieu tenant du déterminisme social.

Encore un enseignant militant, entre les mains de qui l'Histoire est volontiers radicalement revisitée...

vendredi 6 janvier 2012

Législatives: Jack Lang, de la place des Vosges aux Vosges

Jack Lang, le bobo socialo, ouvre son parachute à Saint-Dié (Vosges)


Jack Lang, député en passant par la Lorraine avec ses gros sabots

Aux élections législatives, le parachutiste socialiste se fera larguer dans la deuxième circonscription des Vosges, à Saint-Dié, c'est-à-dire saint Didier (ou Dieudonné en ancien français), a fait savoir le PS. Or, dans la mémoire traditionnelle ancienne, ce saint est associé à une quantité prodigieuse de sources, tel l'esprit jaillissant du septuagénaire.

J. Lang était jusqu'alors en mal de circonscription
Il était en recherche d'un point de chute
Il avait refusé de se soumettre au vote des militants, le 1er décembre à Boulogne-sur-Mer, et il n'avait pas été réinvesti dans le Pas-de-Calais. Il avait toutefois indiqué qu'il serait "candidat aux législatives l'année prochaine". "Je ferai connaître en janvier la circonscription où je me présenterai", avait-il déclaré le 26 décembre.

Le Conseil régional de Lorraine est dans l'opposition. Il est tenu par Jean-Pierre Masseret (PS)

En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.




Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée vilaine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.


Depuis mi-décembre, des rumeurs avaient annoncé l'arrivée de l'ancien ministre de la culture dans les Vosges, département où il est né il y a 72 ans. Il briguera le siège de l'UMP Gérard Cherpion (né en 1948 à ... Dombasle !)
Madame Royal aussi est originaire de Lorraine, mais elle a choisi de faire le siège de La Rochelle, ville longtemps occupée par les Anglais boutés hors de France par Jeanne d'Arc... et de La Rochelle à la suite du siège de La Rochelle par Louis XIII et Richelieu (1627-1628).
Pourtant, les Vosges auraient pu la recueillir, puisque son lieutenant-colonel de père adoré (!), Jacques Royal, fut adjoint au maire de Chamagne (Vosges), où la famille s'établit en 1963. Evidemment, le meilleur point de chute eût encore été la Martinique...

Lang cherche des voix du côté de Domrémy

C'est le lieu de naissance de Jeanne d'Arc en 1412, terre de miracles, là où où elle entendit des voix
Il pourrait aussi se faire un jour inhumer à Saint Dié, auprès de Jules Ferry (1832-1893), avocat et ancien ministre de l'Instruction publique (et des Beaux-Arts, 1879-1883), né et enterré à Saint-Dié.
Mais aussi de Christian Didier, assassin de René Bousquet, collaborateur du régime de Vichy qui apporta son concours financier au candidat François Mitterrand contre Valéry Giscard d'Estaing. En 1981, après la victoire du socialiste à la présidentielle, René Bousquet se rendra à l'Élysée " pour parler politique " et du bon vieux temps. Mais en 1989, l'association des Fils et filles de déportés juifs de France de Serge Klarsfeld, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes et la Ligue des droits de l'homme, déposèrent plainte contre René Bousquet pour crimes contre l'humanité dans le cadre du dossier de la déportation de 194 enfants de six départements du sud de la France. Il fut inculpé en 1991, mais l'instruction n'était pas achevée lorsqu'il fut assassiné de cinq balles par Christian Didier, le 8 juin 1993. Didier fut notamment défendu par Arnaud Montebourg, avocat commis d'office, condamné à dix ans de prison et libéré au bout de cinq.

L'intéressé n'a pas encore confirmé...
"Jack Lang sera candidat à Saint-Dié", a indiqué la Rue de Solférino vendredi soir.
Une conférence de presse du maire de Saint-Dié, Christian Pierret (1946), est prévue samedi pour officialiser cette annonce.

Mardi, le premier secrétaire fédéral du PS des Pyrénées-Atlantiques avait d'ailleurs jugé "inopportun et inutile" le gel par le parti de la 5ème circonscription, où une candidate a déjà été désignée par les militants, et avait espéré qu'il n'était "pas prévu de la réserver à Jack Lang".

L'indésirable furet socialiste
D'autres rumeurs avaient aussi bien annoncé ses apparitions en Haute-Garonne, dans la Somme, dans l'Aisne, ou dans les Pyrénées-Atlantiques.
Dans son tour de France électoral, l'ancien ministre de François Mitterrand a été député de 1986 à 2000 dans le Loir-et-Cher, puis depuis 2002 dans le Pas-de-Calais, le temps d'une législature.
L'actuel député de la deuxième circonscription des Vosges, Gérard Cherpion (UMP), avait été réélu en 2007 au deuxième tour avec 54,99% des suffrages exprimés, contre le franc-maçon Christian Pierret. Ce dernier, le 25 septembre 2010, avait annoncé sa candidature à la primaire socialiste de 2011. Les père et grand-père de Lang, Roger et Albert, étaient eux-mêmes francs-maçons à Nancy.

mercredi 4 janvier 2012

Hollande a besoin d'un conseiller de "riches": François Mitterrand

Laurent Gerra est allé chercher un coach outre-tombe

On n'est plus au PS, mais au PSG !

Le candidat socialiste à la Présidentielle a trouvé un entraîneur de taille !
Non, Hollande n'est pas Beckham, alors la recrue n'est pas non plus Carlo Ancelotti (salaire compris entre 6 et 7 millions d'euros annuels).
François Mitterrand, depuis l'au-delà, a en effet décidé de conseiller l'avatar des primaires socialistes, afin de tenter de le faire élire...
Une séquence hilarante de Laurent Gerra, sur RTL, le 4 janvier 2012.
Pour partager les bons conseils du premier et dernier président socialiste de la Ve République,

dimanche 4 décembre 2011

Le vote des étrangers: le PS compte rafler la mise

Les comptables socialistes bradent la citoyenneté

Un article de Valeurs Actuelles

En prônant la participation des extra-Européens aux élections locales, la gauche prétend faciliter leur intégration. Et si elle ne faisait que flatter le communautarisme ?

François Hollande a-t-il senti le danger ?

Interrogé le 28 novembre à BFMTV sur le droit de vote des étrangers non communautaires que préconise son parti, le candidat du PS a tenu à préciser qu’il souhaitait calquer leur situation sur celle des ressortissants européens, fixée par le traité de Maastricht, qui stipule : " Ils peuvent être électeurs […], ils peuvent être élus conseiller municipal, mais en aucune façon être adjoint au maire ou maire. "

Pourquoi cette précision ?
[Un attrape-c***llons] Sans doute pour couper court à l’inquiétude qui pourrait se faire jour, au PS même, sur la capacité de certaines associations étrangères à présenter leurs listes aux municipales… Au détriment de celles parrainées par les partis français, y compris ceux de gauche, qui perdraient, du coup, tout avantage à défendre une telle réforme. C’est aussi pour cela que la proposition de loi de la sénatrice socialiste Nicole Borvo prévoit que les étrangers extracommunautaires qui deviendraient conseillers municipaux ne participeraient pas davantage que les ressortissants de l’Union à " l’élection des électeurs sénatoriaux ", ce qui conserve, en théorie, au Sénat, son statut d’assemblée souveraine, représentante exclusive du peuple français…
[Aux droits qu'ils leur font miroiter, les socialistes apporteraient des restrictions que leurs électeurs étrangers ne soupçonnent encore pas.]

Mais le débat est-il clos pour autant ? Non, et pour au moins deux raisons .

La première est que le droit de vote des étrangers, même réservé au cadre local, peut avoir des implications considérables à l’échelon national.

À l’heure où l’intégration est en panne – après que l’idée même d’assimilation soit passée à la trappe – , comment empêcher des groupes de pression de se mettre en place pour imposer leurs revendications, voire purement et simplement leurs cahiers des charges, aux différents candidats qui feront assaut de sollicitude pour exaucer leurs voeux ?

[Feuilleton "Le Printemps arabe", saison 2, prochainement en France ?]
Quand un sociologue aussi modéré [comme les islamistes] que Gilles Kepel ose parler, dans un récent rapport, de [la " réislamisation des banlieues ", comment envisager que les valeurs républicaines de base, parmi lesquelles le respect de la laïcité ou de l’égalité hommes-femmes, ne s’en trouvent pas affectées, dès lors que des millions d’étrangers issus d’Afrique et du Maghreb auront leur mot à dire sur la vie quotidienne de la cité [c'està-dire sur celle des non-musulmans, aussi bien] ?
Déjà, la question se pose avec les enfants d’immigrés qui, même devenus français par la grâce du code de la nationalité, ne changent pas radicalement d’attitude au seul motif qu’on leur offre une carte d’identité le jour de leurs 18 ans.
Et l’on connaît les marchandages [acceptés] qui reviennent régulièrement dans certains quartiers, à l’approche d’une élection : le soutien de telle association à tel candidat contre la création d’une salle de prière ou d’une mosquée ; les voix de telle communauté contre la fin de la mixité dans les piscines, etc... [la communauté urbaine de Lille n'est pas le seul exemple existant]
Raison de plus de ne pas amplifier cette tendance en conférant les mêmes moyens de pression à des étrangers [puisqu'ils refusent de s'intégrer, et a fortiori de s'assimiler] auxquels on demande seulement d’avoir résidé depuis [pendant] cinq ans sur le territoire français [dix dans d'autres pays européens]. Et qui, lorsqu’ils sont appelés à s’exprimer sur l’avenir de leur pays d’origine, choisissent presque toujours les partis religieux (voir les 40 % de sièges offerts aux islamistes par les Tunisiens de France, en octobre dernier)…
[Quelle est la langue véhiculaire dans les rues de France, de Marseille à Lille ?]

Et puis, remarque l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Maxime Tandonnet, sur son blog : " Si le droit de vote est accordé à tout le monde, y compris aux étrangers, l’intérêt de devenir français se trouve à l’évidence diminué, réduit à presque rien. Cela joue dans le sens, non pas de l’unité [ni de la cohésion nationale, sociale et culturelle], mais de la division et du morcellement. En effet, nous verrions émerger dans la vie politique des partis se rattachant à telle où telle nationalité d’origine, accentuant ainsi la tendance au communautarisme, au fractionnement et aux déchirures. " [depuis les quartiers jusque dans la France profonde] (
www.maximetandonnet.wordpress.com).

Intérêt général ou intérêt du groupe ?

Et voici bien l’autre raison qui, dans ce contexte, rend périlleux le projet socialiste d’accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires : la promesse parallèle d’instaurer la représentation proportionnelle aux élections législatives. Bien que sans rapport apparent, les deux mesures sont filles d’une même logique : l’amplification du poids des minorités.

Prudent, François Hollande n’a pas choisi n’importe quelle proportionnelle : sa référence est celle du mode de scrutin de 1986, qui, contrairement à la proportionnelle intégrale, n’empêche nullement de constituer une majorité stable… Mais qui, jumelé avec l’entrée en lice des étrangers pour les municipales, offre un puissant levier à ceux qui entendent monnayer leur soutien à un parti donné. Favoriser l’influence du groupe, ethnique ou religieux, au détriment de l’intérêt général, qui ne peut être que national, n’est-ce pas fonder, en droit, le communautarisme ?

Jusqu’alors, proposer le droit de vote des étrangers n’engageait pas à grand-chose.
Chez François Mitterrand, c’était d’abord et surtout une tactique : elle permettait, à chaque élection majeure, de faire grimper le Front national au détriment de la droite, quitte, l’objectif atteint, à infliger une douche froide à ceux qui croyaient à la sincérité de sa promesse. " Les immigrés sont ici chez eux ", avait-il ainsi lancé en 1985, en réaffirmant son désir de les voir voter aux élections locales… Un an avant que, grâce au mode de scrutin proportionnel, le Front national fasse son entrée à l’Assemblée. Trois ans plus tard, changement de langage : " Il existe pour les étrangers un seuil de tolérance ", expliquera-t-il juste avant de se faire réélire en 1988, au terme d’une campagne très barrésienne (“la France unie”) destinée à attirer vers lui les déçus d’une droite en pleine confusion, mais aussi une partie des électeurs lepénistes du premier tour auxquels Jacques Chirac n’avait eu de cesse de déclarer la guerre…

Au-delà de ce double langage et de son efficacité électorale, Mitterrand savait surtout qu’il ne pouvait imposer le droit de vote des étrangers, lui 'regnante' [en latin]. Pareille réforme exigeant une révision constitutionnelle, il lui fallait pour cela obtenir l’accord du Sénat, resté à droite pendant ses quatorze ans de mandat. Celui-ci ayant basculé à gauche à l’issue de son renouvellement de septembre 2011, tout devient donc possible dans l’hypothèse où la gauche gagnerait les législatives. La tactique est devenue stratégie à long terme. Et l’appel aux suffrages immigrés, non plus seulement un moyen de diviser la droite mais un levier permettant à la gauche de garder plus facilement le pouvoir si elle y parvient…
(auteur: Éric Branca)




Pas de problème !
La gauche arrive (?)
Et, à l'en croire,
elle dispose de toutes les clés...
Et si c'est pas elle, ce sera l'imam...



[Une stratégie de conquête socialiste et un leurre pour les candidats de la diversité]

Aujourd'hui humiliés, les candidats d'origine immigrée présentés par le PS lors des derniers scrutins n'avaient que (très) peu de chances d'être élus. Ils ont servi de miroir aux alouettes et se sont brûlé les ailes, mais la gauche a ramassé la mise !
Certes, de nouveaux kamikazes sont prêts à tenter le tout pour le tout à chaque nouvelle élection, mais déjà poussés en avant dans les circonscriptions perdues d'avance, leurs aînés étaient des sacrifiés qui ont gardé un fort ressentiment à l'encontre de leurs manipulateurs.
Et la gauche qui crée des aigris, s'en repaît !]