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mardi 24 février 2015

Le déni de l'islamisme en France favorise la montée des communautarismes

La répression tout azimut, solution Hollande au terrorisme religieux comme à l'homophobie 

Il est reproché au président du CRIF, Roger Cukierman, des propos stigmatisants sur les "jeunes 
musulmans"

Le président Hollande accueilli au 30e dîner annuel du CRIF
 
par son président et son vice-président, Roger Cukierman 
et Francis Kalifat, le 23 février 2015 à Paris
et équivoques sur Marine Le Pen, à quelques heures du dîner de son organisation.
  
Au cocktail apéritif, le socialiste Jean-Paul Huchon, président PS de l'Ile-de-France, prenait parti: "C'est très embêtant (...) Là il fait la totale, l'ami Cukierman", a-t-il lâché. Quant à Jean-Vincent Placé (EELV), il a regretté que ce dîner n'ait pas été un "temps d'unité nationale maximale". Latifa Ibn Ziaten, mère d'Imad, le militaire assassiné par Mohamed Merah, terroriste islamiste franco-algérien et auteur des tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban campait dans le communautarisme: "Les jeunes musulmans se sentent déjà montrés du doigt. Ce n'est pas la peine d'en rajouter".

A son arrivée, l'ancien président Nicolas Sarkozy a pris le contre-pied de Serge et Arno Klarsfeld, qui avaient les premiers condamné les mots de R. Cukierman sur Marine Le Pen: "Heureusement qu'il y a des gens dans la communauté (juive) qui tiennent des propos sensés," a-t-il commenté, avant  un vif échange, quelques minutes plus tard,  avec le numéro 2 du Crif, Francis Khalifa.

Roger Cukierman a tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son «vif regret» de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", a déclaré R. Cukierman, rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec D. Boubakeur. 

Il a réitéré sa mise au point sur la présidente du Front national, qui n'est «ni fréquentable ni irréprochable» tant qu'elle ne se désolidarisera pas des propos de son père. "Nous continuerons à ne pas inviter Mme Le Pen au dîner du Crif et à ne pas conseiller de voter pour le Front national".

Marion Maréchal-Le Pen, au secours de Cukierman, "broyé par le politiquement correct"

La classe politique française aurait remonté les
 bretelles du président du CRIF, selon l'élu FN du Vaucluse, suite à ses propos objectifs sur Marine Le Pen, lundi.  "Le président du Crif ne peut pas établir un état de fait sans être immédiatement broyé par le politiquement correct", a souligné,  mardi, Marion Maréchal-Le Pen sur France 2, après la déclaration de Roger Cukierman sur Marine Le Pen, lundi, suivie d'un rétropédalage. 
"Le fait que Marine soit irréprochable sur la question de l'antisémitisme est un état de fait. Elle n'a jamais été condamnée. (Le fait) que la majorité des actes antisémites en France sont le fait de musulmans est une réalité", a poursuivi la députée du Vaucluse.

Lundi matin, le jour du dîner annuel du CRIF, Roger Cukierman avait déclaré que Marine Le Pen est "irréprochable personnellement".  
Mais il avait dû revenir sur cette déclaration: "Marine Le Pen n'est pas une personne fréquentable, ni irréprochable, aussi longtemps qu'elle continuera à ne pas se désolidariser des propos de son père pour lesquels il a été condamné par la justice" et qui " continue d'accepter au Front national des personnalités qui sont des négationnistes, des vichystes, des pétainistes". A noter que si François Mitterrand a été pétainiste (photo ci-contre), il n'a jamais adhéré au Front national.

Le président du CRIF a subi des pressions de toutes parts, la bouderie du Conseil français du culte musulman, une espèce de réaction médiatique très forte. Bref, le mécanisme habituel de terroriser toute réflexion politique dans ce pays qui sort du cadre établi par la classe politique française", a-t-elle dénoncé.
"Marine Le Pen, à plusieurs reprises, s'est expliquée sur les propos de son père, elle a dit d'ailleurs qu'elle n'en partage pas le contenu; il n'y a là-dessus aucune espèce d'ambiguïté", a rappelé sa nièce. 

Hollande promet des sanctions accrues contre la "lèpre" de l'antisémitisme

Au 30e dîner annuel du Crif, le président Hollande a annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite, alors que les représentants musulmans du CFCM, choqués par des propos de son président Roger Cukierman, boycottaient le repas.
"Il n'y a pas d’antisémitisme ordinaire", a affirmé Hollande parlant d'une "lèpre» qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse".  Manuel Valls présentera "dans les prochains jours" un plan "aussi complet que concret", a précisé le président. Des "sanctions plus rapides et plus efficaces" vont être prises:  Hollande "a souhaité" que "tout propos de haine, raciste, antisémite ou homophobe ne relève plus du droit de la presse mais du droit pénal". C'est l'annonce d'une répression sur des bases subjectives et donc des règlements de comptes. De plus, sera renforcé le caractère aggravant de la connotation antisémite d'un délit.

"Nous allons renforcer les outils du droit" contre les personnes tentées par le djihadisme, a ajouté Hollande, annonçant la présentation en conseil des ministres, le 18 mars prochain, d'un projet de loi sur le renseignement. "Pour être efficace", Hollande a insisté sur la dimension européenne de la lutte contre le terrorisme et s'est félicité de l'application "d'ici la fin de l'année" du PNR (Passenger Name Record), la communication des données des fichiers de passagers aériens. 
Outre ses voisins européens, Hollande a également mis en cause les "majors" américaines, les mettant face à leurs responsabilités: "Si vraiment les grands groupes d'internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation". Lors de leur venue en avril, «nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'internet et je vous assure que nous contrôlerons son application". "

Roger Cukierman a appelé à une minute de silence en hommage aux victimes du "cauchemar effroyable que nous avons vécu au début de cette année".

Le président du CRIF faisait notamment référence aux tueries -par des djihadistes de France- provoquées par les dessinateurs libertaires de la feuille anarcho-révolutionnaire Charlie Hebdo et contre un supermarché casher près de Paris, qui ont fait 17 morts dont quatre juifs, ainsi qu'aux récents attentats de Copenhague qui ont fait deux morts, dont un juif mi-février.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et son président Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait choisi de bouder le dîner, une politique inédite de la politique de la chaise vide à ce rendez-vous œcuménique religieux et politique.

Le président du Consistoire israélite de France a apporté aujourd'hui son soutien au président du CRIF

Joël Mergui a dénoncé un "islamisme radical".
"On est dans un moment de vérité en France, on ne peut pas dire, faire comme si l'islamisme radical n'existe pas", a déclaré Joël Mergui, interrogé par i-télé (groupe Canal+).

"C'est une question de transparence de dire que quand des actes sont commis en disant 'Allah Akbar' ils sont commis au nom de l'islam", a-t-il ajouté, en référence notamment aux attentats commis depuis janvier à Paris.

"Quand des meurtres ont été faits en France, ou dans différents pays, en instrumentalisant l'islam, on a le devoir de le dire", a martelé le président du Consistoire, précisant que cela "ne concerne pas tous les musulmans" mais que "tous les musulmans doivent dénoncer ces actes faits au nom de l'islam". Plutôt que de poser un lapin aux CRIF...

jeudi 28 novembre 2013

Pétition "Nique la France" : 2009 - 2013

Quand des élus de la République cautionnent la haine de la République

"Nique la France", c'est d'abord un livre de haine

"Les Blancs sont des
sous-chiens"
(Houria Bouteldja)
Les provocations visant à salir et dégrader les symboles de la France et de la République semblent se multiplier sur la toile depuis que la gauche les justifie et que les juges les banalisent. On se souvient de la photo primée par la FNAC de l’individu aux fesses sales qui s'essuie à l’aide du drapeau tricolore, ou encore de la Marseillaise sifflée en toute impunité dans les stades. Récemment, un pas de plus vient d’être franchi sur le chemin de la haine anti-française.

"Nique la France - devoir s’insolence", tel est le titre d’un livre de Saïd Bouamama, l’un des fondateurs du mouvement "les Indigènes de la République". L'individu est un sociologue français d'origine algérienne, militant associatif et politique, et membre de l'IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et (dé)formateur de travailleurs sociaux. C'est ainsi qu'il a oeuvré aux côtés de nombreuses organisations antiracistes, dont le MRAP, le CSP (Comité des sans papiers), la LDH, etc. Militant politique clairement de gauche, il est qualifié de "sociologue d'extrême-gauche antinationaliste et militant d'un nouveau rapport aux "différences" par Philippe Bernard, journaliste au Monde. En 2005, il est présenté par le journal Libération comme un soutien de l'humoriste Dieudonné controversé pour des propos anti-israéliens

Son livre présente des photographies de personnes issues de l’immigration, dont la plus emblématique, celle qui orne la couverture, est celle d’une femme aux cheveux dissimulés sous un imposant foulard qu’arborent les femmes des pays d’Afrique noire. Cette femme émancipée est en fait Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République (PIR). Elle fixe le photographe d’un air satisfait en lui adressant un "doigt d’honneur" en parfait accord avec le titre de l’ouvrage. D’après le texte du quatrième de couverture, ce livre au titre si élégant et respectueux illustre de façon pénétrante le "devoir d’insolence" correspondant pour l'éditeur à "l’expression d'une nécessité, celle de refuser l'invisibilisation et de dénoncer l'injonction à la politesse et toute autre forme de chantage à l'intégration".

Outre ces fadaises soixante-huitardes sur le
drame intérieur des citoyens français issus de l’immigration convaincus de maltraitance, ce livre créé un précédent d’une grande dangerosité.

L’auteur est convaincu que la vulgarité peut faire glisser le message. Mais cette provocation intrusive dépasse les limite du tolérable, puisqu'il constitue une violation des consciences et un appel à la haine raciale, en l’occurrence ici, la haine des français non issus de l’immigration, les français dits "de souche", les indigènes au sens premier du mot. Ce livre s’inscrit dans une véritable logique de haine et de rejet du français de "type européen" qui est diabolisé, plus déshumanisé qu'un singe de laboratoire et dont l’image est privée de toute dignité afin de mieux pouvoir le rejeter et le haïr.
Quand François Mitterrand collaborait
au régime pétainiste de Vichy

Elle n'épargne d'ailleurs personne puisqu'en 2006, dans un pamphlet intitulé "Les habits neufs du Doriotisme", elle dénonce aussi bien ce qu'elle considère comme les "inclinaisons nationales-populistes d'un certain nombre d'acteurs de la gauche française" [probablement des "inclinations", en français sous-chien...), notamment au sein de la rédaction de Charlie Hebdo. Comme les autres à gauche,Libération peine à garder le cap, lui qui a hébergé l'équipe de "Charlie Hebdo" après l'incendie volontaire qui a détruit ses locaux, dans le XXe arrondissement de Paris.


Houria Bouteldja est bien intégrée nénanmoins car, bien que militante islamiste, elle est salariée de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe. En mars-avril 2012, elle est aussi signataire d'une tribune dénonçant les références  racisme antiblanc du texte d'orientation adopté par le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples): elle y  minimise l'importance et la gravité du racisme antiblanc.

Un tel programme anti-blanc est profondément intolérable, car dangereux
Cette diabolisation du premier occupant est non seulement incohérente au regard des théories anti-racistes qui ont cours en milieu afro-américain et  que reprennent ses pâles imitations intello françaises, mais elle est profondément clivante et dans la droite ligne de la lutte des classes et des "races" qu'il est désormais convenu d'appeler "ethnies". Du racisme, il ne resterait que ce qui constitue une atteinte à la personne de couleur: le Blanc ne saurait se plaindre d'offense à sa non-négritude. La montée de ce sentiment -subjectif, donc- de rejet de l’autre, n'affecterait que les seuls descendants d'esclaves, épargnant les descendants de maîtres que sont tous ces européens, ces colons, ces exploiteurs. 
Ce fameux "devoir d’insolence" tient plutôt du "devoir de haine" que de l'idéologie victimaire. Pour toutes ces raisons le bouquin devrait être retiré des ventes, pour incitation à la haine raciale et perturbation de l'ordre public. Imaginons en effet un instant qu'un "factieux" de France se permette de murmurer, écrire ou publier un torchon titré "Nique l’Algérie" ou "Nique le Mali": Valls donnerait des coups de menton, BHL montrerait ses muscles et Harlem Désir éructerait des chapelets de menaces anti-racistes et ses références habituelles à la "période la plus sombre de notre histoire" (puisqu'il semble aimer les Juifs à la façon d'un Dieudonné!), tandis que Taubira lâcherait ses réseaux au nom de la "passion de la  fraternité" qu'elle incarne... 

C'est aussi une pétition d'indignation au scandale 

Plusieurs personnalités politiques aussi médiatisées que Noël Mamère, Eva Joly ou Olivier Besancenot
, parce que de gauche et tout juste sorties de l'opposition, ont apposé leur nom au bas d'une pétition défendant le rappeur Saïdou visé par une plainte pour "provocation à la discrimination" pour sa chanson "Nique la France". 

Cette pétition diffusée sur le site Internet de l’hebdomadaire socialiste Les Inrocks  vise à dénoncer la mise en examen, en octobre 2012, de deux personnes, outre le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’expression populaire), l'universitaire Saïd Bouamama.

La plainte déposée par l’Agrif est à l’origine de cette mise en examen qui vise le livre et la chanson intitulés "Nique la France", qui  proclament, notamment: "Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes."

De telles insultes n'interpellent pas tant sur les limites à la liberté d’expression ou  la subtilité poétique de certains textes de rap, que sur la présence de certaines signatures d’hommes et de femmes politiques de premier plan au bas d’une pétition soutenant des thèses véhiculées par des groupuscules factieux.
Parmi ces noms, on trouve des représentants d’associations d’extrême-gauche qui se disent "antiracistes", comme le Parti des Indigènes de la République, la Coordination nationale des sans-papiers, les Indivisibles, le MRAP, des intellectuels, des politiques, comme le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, la communiste apparentée Clémentine Autain, des élus trotskistes du NPA et des altermondialistes d’Europe Ecologie-les Verts, tous étant, ou ayant été, des élus de la République.
Ces acteurs politiques se disent républicains mais cautionnent l'idée que Saïdou "nique la France" sous l'alibi d'une "expression populaire du rejet des discriminations"... Ce sont les mêmes qui  s'en prennent aux skinheads de droite, mais soutiennent les skinheads de gauche. Cette indignation sélective se nourrit de la notion de repentance qui veut réduire l’Histoire de France -et de quelques autres vieilles puissances européennes- à la colonisation et à l’exploitation des richesses naturelles. Elle trahit une idéologie sectaire et violente qui a pour fondement la haine de la différence et entretient la détestation du dialogue et de la tolérance. 

Les thèses véhiculées par l'extrême gauche qui se prétend dépositaire et gardienne des valeurs républicaines surfent sur les émeutes de 2005 qui ont violemment secoué les banlieues et dans lesquelles certains militants associatifs ont voulu voir un nouvel élan de la lutte des "classes". Ainsi les deux mis en examen ont-ils affirmé dans une entretien de 2010 avec le site Internet du NPA que les valeurs républicaines, les droits des femmes (voilées?) et la laïcité (qui opprime les employées musulmanes jusque dans les crèches, telle Babyloup) constituent en l’état "une composante du discours colonial" visant à réprimer les banlieues.

Signer une telle pétition lorsqu’on est un élu de la République, c’est diviser les Français et créer une situation insurrectionnelle. Et cela, les républicains authentiques ne peuvent le tolérer.

lundi 3 septembre 2012

Les profs s'assurent en masse contre les violences à l'école

La MAIF profite de l'anxiété du monde enseignant

L'enseignement, profession à risques:
face aux difficultés quotidiennes du métier,
une protection professionnelle sans faille
est indispensable.
La MAIF fait une offre spécifique
couvrant tous les risques, accidentels
...ou non

Près de la moitié des enseignants et personnels de direction a souscrit une assurance spéciale de la MAIF qui leur assure un soutien financier et moral en cas d'agression ou d'accident.

La recrudescence de la violence scolaire s'observe par le nombre de contrats d'assurance souscrits pas les enseignants pour se protéger. 

Juteux !

Cette mutuelle révèle ce vendredi que 55% des enseignants et la moitié du personnel de direction, soit près de 500.000 personnes, ont choisi pour cette rentrée 2012 de souscrire une assurance spéciale qui les couvre des accidents et des agressions, aussi bien moralement que physiquement.
"A l' origine, l'assurance ne comportait qu'un premier volet d'aide de proximité juridique. Mais nous avons constaté que l'enseignant recherchait une protection plus complète et immédiate", se justifie Marie-Hélène Reynal. 

Les souscriptions ont bondi ces dernières années, lorsque la MAIF a élargi son contrat. 
Parmi les options qui séduisent le corps enseignant figurent "le volet assuranciel avec une responsabilité civile professionnelle, mais aussi une protection juridique et des garanties d'assurance corporelle", explique Marie-Hélène Reynal, chef produit marketing chez la Maif.

Pour 40 euros par an, les enseignants victimes ou mis en accusation par des parents à cran dans des accidents ou des agressions bénéficient d'un soutien moral et psychologique, d'une prise en charge des frais d'hospitalisation, des pertes de revenus subies s'ils ne peuvent pas reprendre le travail, ou encore de remboursement des préjudices esthétiques. "Nous assurons aussi une prise en charge des frais et honoraires d'avocat et des conseils personnalisés en cas de litige", ajoute Marie-Hélène Reynal.

Les professeurs sont de plus en plus exposés 

Une seule explication à ce phénomène: "une violence de plus en plus présente dans les établissements, entre les élèves, entre les professeurs et leurs élèves mais aussi avec leurs parents. Depuis une dizaine d'années, le respect s'est dilué. Les enseignants n'ont plus le soutien de leur hiérarchie. Leur parole est constamment mise en doute", déplore Olivia Millioz, porte-parole de l'association SOS Education, qui publie sur son site,souffrancedesprofs.com , des témoignages anonymes de professeurs en détresse.

Cette association née par des parents d'élèves en 2001, alors que Jospin était premier ministre, milite pour une réforme du système éducatif français et défend des positions comme la suppression du collège unique ou le retour à la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture. D'après son site Pour en finir avec la violence à l'école Soutenons nos professeurs, en 2011, elle disposait à l'Assemblée nationale du soutien de 141 députés UMP, 2 députés SRC et 1 député NC qui soutiendraient les 8 mesures contre la violence à l'école proposées sur ce même site.


Marie-Hélène Reynal cite en exemple un adhérente projetée au sol par la mère d'un élève et qui, victime d'un arrêt de travail de sept jours, a porté plainte. "Les professeurs sont de plus en plus exposés et plus rapidement depuis la réforme sur la formation des professeurs qui fait l'objet d'une réflexion à laquelle participe d'ailleurs la Maif. De plus, la société civile est de plus en plus procédurière", constate-t-elle. "Cet accompagnement devient une évidence".

Le ministre Peillon continue de miser sur la prévention


Il a annoncé la réintroduction de la morale à l'école: elle devra être laïque...

À 48 heures de la rentrée des classes, Vincent Peillon a annoncé dimanche 2 septembre au Journal du dimanche l’introduction de la " morale laïque " dans la formation des enseignants à compter de 2013. Dans un but de " réarmement moral ",  cet ancien proche de Marie-Ségolène Royal chargera bientôt une série de personnalités de plancher sur les principes et règles qui doivent garantir un "vivre- ensemble ". L
es élèves devraient alors être évalués  jusqu'en terminales sur les valeurs qui, selon le ministre, fondent ce " vivre-ensemble " en République.
Pour Vincent Peillon, la question est tranchée. " La morale laïque, c’est comprendre ce qui est juste, distinguer le bien du mal, c’est aussi des devoirs autant que des droits, des vertus, et surtout des valeurs ", indique-t-il au JDD.  

Malgré l'absence de concertation et l'effet d'annonce, ni les fédérations de parents, ni les associations et ni les syndicats d'enseignants n'ont ouvert de polémique.
Pourtant .Le professeur de théologie morale Xavier Lacroix s'inquiète: " Une morale commune devrait pouvoir oser rappeler le sens du mariage et présenter la différence sexuelle entre père et mère comme un bien commun ", rappelle-t-il, sans illusions. Si ce penseur se réjouit que l’on puisse de nouveau employer le mot " morale ", qu’il définit comme " une régulation de l’agir ", il redoute que la démarche de Vincent Peillon n’aboutisse à propager " une éthique ultralibérale et minimaliste ". 

Luc Chatel, l'ex-ministre de l'Education, s'élève contre son successeur pour ses propos dans un  ...tweet appelant à un "redressement intellectuel et moral".
Le redressement de la France doit être un redressement matériel mais aussi intellectuel et moral."

Les redresseurs vertueux de l'Etat PS sont-ils des pétainistes qui s'ignorent ?

Luc Chatel met en garde les Français en dressant un parallèle entre les propos tenus par le ministre de l'Education nationale socialiste et... le maréchal Pétain lors de son discours de l'armistice, le 25 juin 1940.


dimanche 29 avril 2012

Mediapart une nouvelle fois démenti par une de ses "sources"

L'officine trotskiste d'Edwy Plenel en flagrant délit de diffamation

Les méthodes diffamatoires de la gauche fébrile



2007 -
Mouammar Kadhafi a offert au socialiste Zapatero
la " possibilité de contrats " d'un montant total estimé à 11,8 milliards d'euros
pour les groupes espagnols en Libye



Après le coup mediatico-politique du journal de gauche The Guardian

L'ex-président du Fonds Libyen des investissements africains a démenti dimanche "avoir jamais été destinataire d'un tel document."
Bachir Saleh, ce destinataire supposé d'une note citée par Mediapart,  a contredit  le site trotskiste d'Edwy Plenel,  dans une déclaration transmise  par son avocat, Me Pierre Haïk.
Recherché par Interpol, Bachir Saleh,  témoin  de moralité de Mediapart, se trouve actuellement en France, après avoir obtenu un titre de séjour "au nom du regroupement familial".
Réagissant ce dimanche matin à l'agit-prop  révolutionnaire de Plenel, le premier ministre François Fillon a qualifié le site d'information en ligne "d'officine financée par de riches amis" de François Hollande.


Mediapart n'est en effet connu que par les rumeurs infondées dont il vit.
Mediapart lança la rumeur Laurent Tapie et s'acharna sur Eric Woerth. Dans L'Express, Raphaël Enthoven, également agressé, riposte à Plenel et évoque à propos de Mediapart " le journalisme illicite à l'abri de la loi."
En revanche, Mediapart et le Canard enchaîné ont auto-censuré l'affaire Cohn-Bendit de pédophilie: lien PaSiDupes

La presse de gauche est-elle capable de tout ?

The Guardian a publié vendredi une resucée de l'affaire DSK maquillée en complot 
C'était à une semaine du second tour de la pésidentielle
L'entourage de Dominique Strauss-Kahn fait savoir aujourd'hui dimanche que les propos publiés par le quotidien britannique "sont un montage fait à partir d'un livre à paraître" du journaliste américain Edward Epstein.

Les électeurs -toutes tendances confondues- vont-ils enfin sanctionner les procédés de la gauche-socialo-communiste ?


Cette nouvelle affaire Mediapart succède aux bassesses de Libération (PS) et L'Humanité (PCF)

Défense et illustration de la "république exemplaire" prônée par Hollande

Les socialistes de F. Hollande s'alignent
sur les staliniens du "pacte germano-soviétique"
pour insulter la droite (avril 2012)

Staline serre la main du dignitaire nazi Von Ribbentrop (1939)


Le quotidien pro-Hollande emploie les mêmes méhodes totalitaires que l'organe officiel communiste, mais accuse Sarkozy de droitisation avec deux Unes odieuses qui rappellent en effet les insultes de la Mélenchon et de la propagande stalinienne.

La cohérence socialiste


La vieille lune de la thèse du financement de la campagne 2007 de Sarkozy  par Khadafi

Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi,  "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".



L'information au pas de l'oie  à la graisse d'oie.
Les amis de Mélenchon sont les amis de Hollande:
ici, le dictateur libyen sanguinaire, Bachar el-Assad, est fréquentable


Le site Mediapart a publié samedi un document attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil et qui peut difficilement confirmer, affirmant que Tripoli aurait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, ferait état d'un "accord de principe" pour "appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles,  Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de
cinquante millions d'euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Pour mémoire, la limite supérieure fixée par la réglementation sur les comptes de campagne est établie à un peu plus de 20 millions...

Selon ce document, traduit par Mediapart, Moussa Koussa préciserait que cet accord est consécutif à une "réunion tenue le 6/10/2006", à laquelle ont participé côté libyen "le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement militaire actuellement détenu en Mauritanie) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français Brice Hortefeux et Ziad Takieddine".


Hugo Chavez, camarade de Mélenchon,
accueille cordialement Khadafi au Vénézuela




Passe d'arme entre F. Fillon et Plenel

Diffusion de propos diffamatoires entre les deux tours de la présidentielle
Elle a déclenché une passe d'armes entre l'équipe du candidat PS François Hollande et celle du président candidat UMP Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a estimé samedi que DSK "devrait avoir la pudeur de se taire".
Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ironisé sur François Hollande qui "vient de se trouver un nouveau témoin de moralité en la personne de Dominique Strauss-Kahn", "un témoin de moralité qui est mis en examen pour proxénétisme aggravé" dans l'affaire du Carlton de Lille, après celle des violences physiques de New York.

L'équipe Hollande riposte faiblement
Hollande, candidat suppléant de DSK,  n'a rien à gagner à la réactivation des turpitudes sexuelles du favori des sondages dont il a pris la relève au pied-levé et à son corps défendant. Il a simplement dénoncé "une exploitation outrancière" de la part du  camp adverse.

Plus tôt dans la matinée, François Fillon avait qualifié Mediapart d' "officine financée par de riches amis" de Hollande
Il a mis en doute le document produit hier par le site d'informations en ligne. "On peut faire preuve d'esprit critique à l'égard de Mediapart, une officine financée par de riches amis de François Hollande qui, depuis cinq ans, n'a de cesse de vouloir traîner dans la boue le président de la République et nous sort, à sept jours des élections, selon une méthode ancienne (...), un document faux, en tout cas impossible à authentifier", a ainsi déclaré le Premier ministre, invité du "Grand Rendez-vous Europe1/i>tele/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

samedi 28 avril 2012

Donné gagnant, Hollande se montre arrogant et et impudent

Hollande ment et fausse le débat  démocratique


La gauche a créé un climat de campagne d'une extrême violence


A huit jours du second tour, Hollande se permet des libertés avec la vérité pour remporter une victoire incertaine,  adoptant des thèmes chers aux électeurs du Front national, arbitres du scrutin, comme du centre rabougri de Bayrou: chaque voix compte et la gauche  fébrile est prête à toutes les compromissions et bassesses.



Le vote du 22 avril n'a pas confirmé la propagande qui  allait jusqu'à exclure le président-candidat du second tour.
Nicolas Sarkozy n'a été devancé dimanche dernier que d'un point et demi (27,2% contre 28,6% à son adversaire socialiste), malgré les quatre crises qui ont secoué l'Occident. Avec la même assurance militante, les entreprises commerciales de sondages le donnent maintenant battu par 45 à 46% des voix contre 54 à 55%, selon les sondages les plus hardis. Avec une participation équivalente à celle du premier tour (79,5% de votants), cela représenterait une avance de 3,5 millions de voix à Hollande, si on tient à exclure la possibilité d'une participation plus élevée, avec 16,03 % d'abstention comme en 2007.
Si près du vote, on n'a jamais vu un tel déchaînement de la presse contre un président-sortant: Les quotidiens Libération et L'Humanité, espectivement socialiste et communistes ont dépassé les bornes de l'indignité avec les Unes d'une agressivité inégalée qui fait honte à l'ensemble de la presse, dans laquelle, malgré une culture de la solidarité, s'élèvent des voix de réprobation.
Les organes de presse font appelle à des experts et des analystes et des décrypteurs pour tenter de gagner en autorité, mais les contre-vérités s'accumulent et la dernière émane d'Emmanuel Rivière, de l'institut de sondages TNS Sofres, selon lequel Nicolas Sarkozy tablerait sur l'unique face-à-face télévisé du 2 mai accepté par François Hollande et le politologue-miltant assure que le passé n'a jamais fourni aucun exemple de débat qui aurait eu une influence déterminante.
A la vérité, le débat Giscard d'Estaing-Mitterrand de 1974 avait été fatal à ce dernier, au point qu'avec Serge Moatti et Robert Badinter, il avait fixé des règles très strictes qui sont toujours en vigueur.
Plongé dans ses notes, Mitterrand présenta une image déplorable de lui-même face à VGE, en 1974

N'en déplaise au politologue socialiste, Hollande craint d'ailleurs tellement cette confrontation qu'il a refusé les deux autres rencontres télévisées demandées par Nicolas Sarkozy et les quatre offres de chaînes de radio ! 
Les media gagneraient donc en crédibilité s'ils sélectionnaient les analystes les moins sujets à caution... A noter que Le Nouvel Observateur est client de TNS Sofres.

Nicolas Sarkozy peut parfaitement gagner

La gauche du changement nie  la proximité des scores
Elle se fonde sur l'observation  qu'aucun président ayant gouverné pendant cinq ou sept ans avec une majorité parlementaire acquise à sa cause n'aurait jamais été réélu. Or, Charles de Gaulle a gouverné dix ans (8 janvier 1959 – 28 avril 1969) et a été réélu le 19 décembre 1965, alors que  la gauche lui reprochait en particulier son ..." nationalisme ."

En piste pour un deuxième mandat, François Mitterrand en 1988 et Jacques Chirac en 2002 sortaient d'une cohabitation. Charles de Gaulle ne fut élu qu'une fois au suffrage universel direct, en 1965, parce qu'il a été instauré par de Gaulle en 1962.
Rappelons au passage que les démagogues du PS qui donnent la priorité aux jeunes ne sont pas à l'origine de l'abaissement de l'âge du droit de vote (ou plus exactement l'âge de la majorité) de 21 à 18 ans dû à Valéry Giscard d'Estaing en 1974. l
Il se trouve que les gouvernements d'Europe s'inquiètent de la violence du chômage touchant les jeunes. 22,4% des moins de 25 ans sont ainsi à la recherche d'un emploi dans l'Union européenne, soit 5,507 millions de personnes. Et là encore, le précédent espagnol est révélateur de l'inaptitude socialiste, puisque son taux de 49,9% est catastrophique, suivi de la Grèce (48,1 %) et de la Slovaquie (36 %). Alors qu'en Allemagne le taux de chômage chez les moins de 25 ans n'est "que" de 7,8 %.

L'équation du président sortant, qui bénéficie du soutien de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing,  est d'autant plus compliquée que la gauche incohérente - divisée mais coalisée -  diabolise la droite mais fait du pied à l'extrême droite (sa cote tourne entre 35 et 40%) et qu'il  ne dispose d'aucune réserve officielle de voix, puisque le suicidaire Bayrou se fige dans un splendide isolement, malgré les soutiens à Nicolas Sarkozy de  centristes proches, tel Jean Arthuis. A gauche,  Gro-Eva Joly (écolo radicale, 2,31% 2,26%) et Jean-Luc Mélenchon (11,05%)  ont appelé à voter Hollande. Mais il existerait aussi 1/3 des électeurs du MoDem capables de voter Hollande avec ses camarades communistes et trotskistes... Hollande et la partie honteuse des centristes s'accommoderaient des deux extrêmes....


La mauvaise foi de la gauche s'applique aussi à l'économie
Il ne connaissent les quatre crises économiques de ces quatre dernières années, qui ont pourtant balayé les socialistes G.Papandréou en Grèce et J.L.Zapatero en Espagne, que pour l'imputer au seul, avec l'Allemagne, qui leur a résisté, alors que le Royaume-Uni admet maintenant être entrée en récession. Il faut un aplomb incroyable pour observer passivement, après avoir manifesté et refusé de voter les réfrmes et les plans, pour juger qu'il n'y a même pas une éclaircie au plan économique.

La mauvaise foi de la gauche éclate encore sur le sujet du chômage.
Elle souligne en effet que viennent d'être annoncés des chiffres du chômage en légère hausse et une forte baisse de la consommation en mars, mais évite la comparaison: et le taux de chômage de la France se situe à 10 %, au niveau moyen de l'Union européenne qui a atteint 10,1 % en janvier 2012), tandis qu'ils ont explosé en Espagne (23,3 %), en Grèce (19,9 % en novembre 2011), au Portugal et en Irlande (14,8%).

Les additions de scores du 1er tour ne sont pas tellement favorables à la gauche

Sur le papier en effet, la France n'est pas à gauche: la droite, extrême-droite comprise, a totalisé 47% des suffrages le 22 avril, la gauche 43,75%, en dessous du niveau mesuré dans les sondages - une part de l'électorat populaire du FN se dit toutefois plus proche de la gauche que de la droite et Hollande se les approprie sans vergogne.
La presse de la honte
Le candidat "normal" de la gauche vertueuse s'autorise tous les coups bas
Pourquoi Sarkozy qualifie-t-il Hollande de "stalinien" ?
Tandis qu'aux temps de l'arrogance, le socialiste passait une alliance longtemps tenue secrète avec les Verts, il maintenait en revanche  Mélenchon, le champion des communistes, dans le mépris. Mais, au moment où les blessures imposées pourraient lui coûter la victoire, il accueille désormais les ralliements du Front de gauche, des communistes et des trotskistes,  et ne négligerait pas les quelques petits points centristes de ceux qui qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Le candidat flou et fuyant accuse pourtant Sarkozy de proférer "des mensonges éhontés"

Ceux-là mêmes qui, en leur promettant le pardon de leur infidélité, tentent de récupérer une partie de l'électorat  d'extrême-droite qui, selon eux, leur appartient, ont l'impudence  de dénoncer la droitisation de la droite et du président-sortant de tous les Français...

Des chiffres faux pour induire la population en erreur

France 2 a affiché des scores incorrects pendant toute la soirée du 1er tour
Sarkozy est accusé d'avoir rappelé ce que la presse solidaire et objective avait auto-censuré: France 2 a en effet "annoncé un score qui était faux" le soir du premier tour de la présidentielle. Il est reproché à Sarkozy de critiquer les règles d'égalité du temps de parole entre les candidats, quels que soient leurs représentativité: "Ce qui est totalement démodé c'est les règles de la présidentielle qu'il faudra changer la prochaine fois".

Et la malveillante A*P continue de sous-évaluer la droite
Pour espérer l'emporter, Nicolas Sarkozy doit rallier une large part de l'électorat situé sur sa droite:  au premier tour, Marine Le Pen a recueilli un score déclaré " inattendu"  de 17,9%   , selon l'Agence France Presse, mais de 18,27% pour le Conseil constitutionnel, après que la gauche ait stigmatisé ses 20% de part du marché électoral comme autant d'épouvantails.  En revanche, Nicolas Sarkozy ne réclame pas sa quote-part de la dépouille centriste et refuse de s'accoquiner avec l'extrême gauche qui a pourtant combattu Hollande avant de se faire éliminer. Les sondeurs inféodés à la gauche prêtaient un score  mirobolant à Mélenchon qui avait bavé sur l'ensemble des paysages médiatique,  politique et économique. 

En dépit encore de toute cohérence, mais avec toute leur objectivité d'experts distingués, les analystes n'accordent à Nicolas Sarkozy qu'un seul tiers  des 9,1% de François Bayrou, considérant que les valeurs des deux autres tiers seraient profondément antagonistes de celles de l'extrême droite. La malignité de cette présentation  des reports donne à penser que le dernier  tiers des centristes -tout centristes qu'ils fussent- pourrait en revanche être en accord avec l'extrême-gauche, c'est-à-dire les commnistes totalitaires de Mélenchon et les révolutionnaires trotskistes de Poutou et Besancenot...

Le candidat de  l'UMP  la majorité présidentielle  est accusé de prendre à bras-le-corps les thèmes historiques du Front national que Hollande tente pourtant d'instrumentaliser,  immigration et sécurité.

L'A*P stigmatise Nicolas Sarkozy sur des mesures soi-disant préconisées par le FN, bien qu'elles aient toujours été des axes de la politique du président, à tel point que son quinquenat a été caricaturé en 'sécuritaire' et 'xénophobe. Mais cette agence qui donne le 'la' dans les rédactions ne s'indigne pas que la gauche se trouve à son tour de soudaines affinités avec Marine Le Pen.

En effet, la "gauche molle", qui s'est illustrée pour son laxisme, et condamne les mesures à chaud inspirées par l'actualité, est maintenant d'accord avec Marine Le Pen sur la "présomption d'innocence" en faveur des policiers que ses alliés d'extrême gauche qualifient de SS, et sur "la perpétuité réelle" pour les condamnés, alors que Sarkozy est depuis longtemps partisan de peines-planchers et qu'il a favorable la "présomption d'innocence". Hollande ne veut-il pas leur "présomption de légitime défense" depuis que les manifestants de la police l'ont rencontré ?

Et, rejoignant la plateforme frontiste, voilà Francois Hollande qui veut limiter "l'immigration économique" de la France, sans que l'A*P l'accuse pour autant de rallier les thèses lepénistes et de séduire son électorat.

"Dans une période de crise que nous connaissons, la limitation de l'immigration économique est nécessaire, indispensable," affirme tout à coup la girouette Hollande.  Même s'il se garde bien d'annoncer des chiffres, ses propos tranchent avec un discours socialiste qui, depuis des années, peine à s'accorder sur le sujet. Pourtant, le candidat n'en est pas à son coup d'essai.
Le 27 janvier, déjà sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes", il imagine le concept d' "immigration intelligente". Un terme (presque) et un revirement occultés par la presse, comparés aux polémiques nées de l'immigration "choisi" ou "subie" de Nicolas Sarkozy version 2007.
François Hollande ne manque pas de toupet en dénonçant "une vraie fuite en avant, c'est-à-dire une espèce de course derrière les thèses et les mots du Front national".

Toutes les bonnes âmes se disent prêtes à recueillir les brebis égarées.François Bayrou a pris ses distances avec Nicolas Sarkozy, l'accusant de "valider le discours du Front national" mais, à l'inverse et par la bande, François Hollande a entreprepris un mouvement d'approche  du FN qui ne trompe personne et discrédite aux yeux de tous, et singulièrement des centristes indécis, le jésuite socialiste  qui étale tant de sympathie pour "ces hommes et ces femmes qui ne savent plus vers qui se tourner".
Si le président du MoDem, qui a rappelé que "le courant politique que j'anime s'est toujours défini par des valeurs qui sont d'abord humanistes", est cohérent, il devra se détourner de la gauche tentatrice qui n'a rien à lui offrir. Ni portefeuilles ministériels, ni sièges de députés, que sa compassion.
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Marine Le Pen est  quant à elle passée à autre chose
Le FN ne pense plus qu'aux législatives, au détriment de la présidentielle.
Entrer à l'Assemblée nationale est devenu sa seule obsession et elle s'en prend donc à ceux avec qu'elle trouvera sur son chemin. C'est ainsi qu'elle a accusé Nicolas Sarkozy plutôt qu'Hollande de "faire les poches, pour des raisons électoralistes" de son programme, fustigeant "de la pure récupération". Quelle que soit la tournure des événements, elle sera cantonnée à un rôle d'opposition.