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jeudi 6 novembre 2014

"Zizi Sexuel": l'exposition ludique, bête et inutile

L'exposition inspirée de la BD de "Titeuf" fait polémique: bravo !

Choquer le "bourgeois" sans rendre service à quiconque, hormis les marchands
L’exposition "Zizi sexuel" fait son grand retour à la Cité des Sciences dans les bagages de la gauche égrillarde. Elle fait une "tuerie" à l'emplacement des anciens abattoirs de la Villette. 
Cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) spécialisé dans la vulgarisation de la culture scientifique et technique ambitionne d'apporter des réponses aux interrogations "des 9-14 ans et leurs parents" (sic) soulevées par la puberté et le début de l'adolescence. Ainsi, du 14 octobre 2014 au 2 août 2015, sa bibliothèque propose-t-elle une série d'animations pour les jeunes à partir de ...6 ans et leur thématique est vaste et présomptueuse: la sexualité, la santé et même l'amour. Le temps de l'"information" sexuelle de papa est révolu: on entre dans le dur !

Si fins spécialistes de la psychologie des jeunes qu'ils soient, les pédopsychiatres  réquisitionnés ont toutefois failli dans leur décryptage du contexte sociétal consécutif à la loi sur le mariage homosexuel et au débat sur la théorie du genre et le projet pédagogique du "Guide du Zizi sexuel" (pléonasme?) de Zep et Hélène Bruller est malvenu. Vendredi 24 octobre, il a fait se dresser près de 42.000 citoyens vigilants signataires d'une pétition en ligne. 

La commissaire de l'exposition dit s'étonner de son succès de scandale

Les organisateurs se défendent de leur bonne foi angélique (asexuée)
"Nous avons programmé l'exposition il y a un an et demi, bien avant toutes les polémiques" provoquées successivement par la loi Taubira, dite du "mariage pour tous", puis de l'importation des Etats-Unis par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la théorie du genre et de L'ABCD de l'égalité par la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la même, décidément obsédée par le sujet

La faculté d'étonnement de 
Maud Gouy (jeune, ci-contre) est pourtant restée intacte. "Nous nous retrouvons aujourd'hui dans un débat malgré nous", minaude la candide, cheveux courts taillés à la garçonne. 
Dans la lignée de ses précédentes expositions -impertinentes et culottées - visant le public des collèges, comme en 2004-2005 Crad'expo ou La science impolie du corps humain (ci-contre), autant dire nauséabonde
Les thématiques alors à l'honneur ? Pourquoi et comment se fabriquent les crottes de nez ? D’où viennent les odeurs de pied, de dessous-de-bras ou d’ailleurs. Pourquoi le corps gargouille, rote et pète ?


Mais pour passer maintenant à la "déculottée", elle se retranche aussi sec derrière des spécialistes anonymes de l'enfance qui ont collaboré au projet de la ministre. "Nous avons travaillé avec un comité scientifique composé de spécialistes de l'enfance et de l'adolescence pour savoir exactement ce que l'on disait et connaître les limites du langage pour les 9-14 ans.Je suis même allée dans les classes de CM2 pour voir quelles étaient les préoccupations, puis j'ai assisté à un cours d'éducation à la sexualité dans une classe de 4e," se défend cette irresponsable qui, depuis dix, a besoin d'apprendre encore. 
"Si nous n'avons pas changé une virgule, c'est parce que cela n'était pas nécessaire. Les adolescents d'hier ont les mêmes interrogations que ceux d'aujourd'hui, même si le ton se veut décalé avec Titeuf, a-t-elle découvert, à la différence des pères et mères de famille

SOS éducation se fait tacler pour avoir osé résister 

On peut ouvrir les braguettes des autres et pourtant rester fermé à la critique 
Une avancée depuis le trou de serrure...
La porte du milieu ouvre-t-elle
sur le trans-genre?
"Je tiens à rappeler que personne n'est obligé de venir et qu'il est facile de sortir de son contexte certains éléments d'une exposition", riposte la bénéficiaire de l'argent public. "Comme toutes les autres, l'exposition "Zizi sexuel" a un sens, assure-t-elle, "c'est un objet complexe qu'on a longuement pensé", comme le zizi, pour découvrir qu'il est un objet sexuel, avant d'être un "organe sexuel", ce qui fait tache chez les crads de la Cité des sciences. Le visiteur commence par le sentiment amoureux, et non par la découverte de son corps, à six ans, le public visé. "Puis il évolue jusque la puberté et après seulement il est question de l'acte sexuel, puis de la reproduction et enfin de prévention." 

Ils doivent manipuler la langue de deux marionnettes 
grandeur nature pour apprendre "à se rouler une pelle"
"Notre volonté n'est absolument pas celle de choquer", affirme l'organisatrice du scandale, mais ça ne la dérange pas. "L'exposition se veut drôle et décalée, mais pas provocante", assume-t-elle toutefois. 
"Notre vocation (!) est de les informer et parfois même de les alerter. Ils ont besoin d'outils pour agir en toute conscience. Laisser les jeunes dans l'ignorance face à des sujets aussi fondamentaux n'est pas leur rendre service", décide-t-elle, visiblement perturbée par un vécu personnel douloureux.


"Les enfants sont invités à appuyer sur une pédale pour provoquer l'érection, puis l'éjaculation d'un mannequin", selon les pisse-froid. Vrai ou faux?

"On ne voit pas de sexe en érection ou en train d'éjaculer dans l'exposition", répond fermement la muséographe.


Déjà 44223 signataires de la pétition !

Les associations qui ont peur de voir des enfants de moins de 9 ans se balader dans l'exposition n'ont
 "aucune inquiétude à avoir", estime cette traumatisée de la vie sexuelle qui affirme dans la presse que l'expo est  faite pour les jeunes entre 9 et 14 ans", mais dès 6 ans sur le site... 
Et "sans contrôle à l'entrée, (...) les parents prennent leur responsabilité". Elle est pas belle la vie ?
"Le seul risque pour les moins de 8 ans: ne pas comprendre ou ne pas s'intéresser aux propos de l'exposition. Mais ce n'est pas grave du tout, il n'y a rien de choquant ou de dangereux pour les plus jeunes." Naturellement, ils détourneront leur attention s'ils ne sont pas en mesure de comprendre" ce qu'ils ont fait la démarche de venir découvrir. 


Multipliant les précautions dégageant sa responsabilité, elle ajoute: "je veux quand même insister sur le fait que l'exposition ne se substitue pas aux parents. Nous sommes simplement un des prolongements." L'hypocrisie vertueuse a fait un grand pas depuis les jésuites du 17e (siècle).

"La France où la sexualité est déjà omniprésente"

Les autres pays doivent être des attardés de la chose. " Parler de la sexualité, dans des pays comme la France où elle est déjà omniprésente, une nécessité. Plus on parle tôt de ces sujets, moins les jeunes passent à l'acte. [Une méthode contraceptive qui doit encore faire ses preuves (scientifiques). S'ils sont informés, ils pourront se positionner de façon avertie." Lkama-sutra s'enrichit de nouvelles positions: l'expo est résolument innovante et créative !

L'exposition a une véritable légitimité aujourd'hui, décide l'organisatrice. 
En mal d'épanouissement, M. Gouy a une demande personnelle forte (bien que tardive et refoulée, ci-contre à droite, aujourd'hui), mais une vision un peu sombre de l'éveil et de l'accomplissement sexuels. 
"Les enfants sont encore plus exposés à ces problématiques qu'il y a 7 ans et pourtant elles sont devenues encore plus taboues. Je pense notamment à la pornographie, qui tombe sous des yeux de plus en plus jeunes. C'est pour ça que nous avons choisi de diffuser quatre petits films qui expliquent des notions comme celle de la pornographie, de la pédophilie et de l'inceste. Il faut évoquer ces sujets et non pas les éviter. C'est finalement une des missions de la Cité des Sciences" (et de la Sexologie)

Pourquoi l'approche de la "problématique" par la BD serait-elle insuffisante ?  

Pas de sexualité épanouie sans un passage par la Cité des Sciences? Cet organisme public est-il en mal de programmation ? Le filon du crad est-il menacé d'épuisement et, avec lui, ses financements publics ?   
"La qualité du travail de Zep, le créateur de Titeuf, c'est qu'il permet aux enfants d'imaginer la transformation du corps [l'anticiper, pour la vivre mieux] à travers des personnages sympathiques aux traits grossis. Mais surtout, c'est aussi l'occasion de parler de science, de revenir sur l'anatomie et le rôle des hormones."
La fille est juste dominatrice...
L'objectif du "Guide du Zizi Sexuel" dans l'exposition est double et révèle la préoccupation idéologique réelle de l'expo:  d'un côté, l'éducation à la science et au savoir (l'alibi) et, de l'autre, l'éducation à la citoyenneté, à l'égalité, au respect et à la tolérance.
"Nous n'avons d'ailleurs que des retours positifs pour l'instant.  Je me souviens notamment de la phrase d'un enfant de 11 ans qui disait [spontanément]: "Merci de m'aider à devenir grand". 
Deux grandes fédérations de parents d'élèves, la FCPE et la PEPP, sont aussi favorables à l'exposition. Il ne manque plus que la FSU ?

Zep s'y retrouve-t-il ?

Il garde le silence, tandis que M. Gouy régresse: lors de sa Crad'expo, elle estimait encore qu’un corps "bavard" est, en fait, un corps en bonne santé. Aujourd'hui, en faisant parler et agir son "Zizi sexuel", soutient-elle que le sexe n'est plus en bonne santé ?

Si vous voulez
SIGNER la PETITION,

lundi 3 septembre 2012

Les profs s'assurent en masse contre les violences à l'école

La MAIF profite de l'anxiété du monde enseignant

L'enseignement, profession à risques:
face aux difficultés quotidiennes du métier,
une protection professionnelle sans faille
est indispensable.
La MAIF fait une offre spécifique
couvrant tous les risques, accidentels
...ou non

Près de la moitié des enseignants et personnels de direction a souscrit une assurance spéciale de la MAIF qui leur assure un soutien financier et moral en cas d'agression ou d'accident.

La recrudescence de la violence scolaire s'observe par le nombre de contrats d'assurance souscrits pas les enseignants pour se protéger. 

Juteux !

Cette mutuelle révèle ce vendredi que 55% des enseignants et la moitié du personnel de direction, soit près de 500.000 personnes, ont choisi pour cette rentrée 2012 de souscrire une assurance spéciale qui les couvre des accidents et des agressions, aussi bien moralement que physiquement.
"A l' origine, l'assurance ne comportait qu'un premier volet d'aide de proximité juridique. Mais nous avons constaté que l'enseignant recherchait une protection plus complète et immédiate", se justifie Marie-Hélène Reynal. 

Les souscriptions ont bondi ces dernières années, lorsque la MAIF a élargi son contrat. 
Parmi les options qui séduisent le corps enseignant figurent "le volet assuranciel avec une responsabilité civile professionnelle, mais aussi une protection juridique et des garanties d'assurance corporelle", explique Marie-Hélène Reynal, chef produit marketing chez la Maif.

Pour 40 euros par an, les enseignants victimes ou mis en accusation par des parents à cran dans des accidents ou des agressions bénéficient d'un soutien moral et psychologique, d'une prise en charge des frais d'hospitalisation, des pertes de revenus subies s'ils ne peuvent pas reprendre le travail, ou encore de remboursement des préjudices esthétiques. "Nous assurons aussi une prise en charge des frais et honoraires d'avocat et des conseils personnalisés en cas de litige", ajoute Marie-Hélène Reynal.

Les professeurs sont de plus en plus exposés 

Une seule explication à ce phénomène: "une violence de plus en plus présente dans les établissements, entre les élèves, entre les professeurs et leurs élèves mais aussi avec leurs parents. Depuis une dizaine d'années, le respect s'est dilué. Les enseignants n'ont plus le soutien de leur hiérarchie. Leur parole est constamment mise en doute", déplore Olivia Millioz, porte-parole de l'association SOS Education, qui publie sur son site,souffrancedesprofs.com , des témoignages anonymes de professeurs en détresse.

Cette association née par des parents d'élèves en 2001, alors que Jospin était premier ministre, milite pour une réforme du système éducatif français et défend des positions comme la suppression du collège unique ou le retour à la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture. D'après son site Pour en finir avec la violence à l'école Soutenons nos professeurs, en 2011, elle disposait à l'Assemblée nationale du soutien de 141 députés UMP, 2 députés SRC et 1 député NC qui soutiendraient les 8 mesures contre la violence à l'école proposées sur ce même site.


Marie-Hélène Reynal cite en exemple un adhérente projetée au sol par la mère d'un élève et qui, victime d'un arrêt de travail de sept jours, a porté plainte. "Les professeurs sont de plus en plus exposés et plus rapidement depuis la réforme sur la formation des professeurs qui fait l'objet d'une réflexion à laquelle participe d'ailleurs la Maif. De plus, la société civile est de plus en plus procédurière", constate-t-elle. "Cet accompagnement devient une évidence".

Le ministre Peillon continue de miser sur la prévention


Il a annoncé la réintroduction de la morale à l'école: elle devra être laïque...

À 48 heures de la rentrée des classes, Vincent Peillon a annoncé dimanche 2 septembre au Journal du dimanche l’introduction de la " morale laïque " dans la formation des enseignants à compter de 2013. Dans un but de " réarmement moral ",  cet ancien proche de Marie-Ségolène Royal chargera bientôt une série de personnalités de plancher sur les principes et règles qui doivent garantir un "vivre- ensemble ". L
es élèves devraient alors être évalués  jusqu'en terminales sur les valeurs qui, selon le ministre, fondent ce " vivre-ensemble " en République.
Pour Vincent Peillon, la question est tranchée. " La morale laïque, c’est comprendre ce qui est juste, distinguer le bien du mal, c’est aussi des devoirs autant que des droits, des vertus, et surtout des valeurs ", indique-t-il au JDD.  

Malgré l'absence de concertation et l'effet d'annonce, ni les fédérations de parents, ni les associations et ni les syndicats d'enseignants n'ont ouvert de polémique.
Pourtant .Le professeur de théologie morale Xavier Lacroix s'inquiète: " Une morale commune devrait pouvoir oser rappeler le sens du mariage et présenter la différence sexuelle entre père et mère comme un bien commun ", rappelle-t-il, sans illusions. Si ce penseur se réjouit que l’on puisse de nouveau employer le mot " morale ", qu’il définit comme " une régulation de l’agir ", il redoute que la démarche de Vincent Peillon n’aboutisse à propager " une éthique ultralibérale et minimaliste ". 

Luc Chatel, l'ex-ministre de l'Education, s'élève contre son successeur pour ses propos dans un  ...tweet appelant à un "redressement intellectuel et moral".
Le redressement de la France doit être un redressement matériel mais aussi intellectuel et moral."

Les redresseurs vertueux de l'Etat PS sont-ils des pétainistes qui s'ignorent ?

Luc Chatel met en garde les Français en dressant un parallèle entre les propos tenus par le ministre de l'Education nationale socialiste et... le maréchal Pétain lors de son discours de l'armistice, le 25 juin 1940.


samedi 21 août 2010

Allocation de rentrée scolaire: des parents ne s'opposent pas aux bons d'achat

La FCPE n'est pas représentative de la majorité des parents

L 'A*P et Le Point ignorent une partie des parents d'élèves
La majorité des parents d'élèves n'est pas consultée.
L'idée du député UMP de l'Oise Edouard Courtial de remplacer l'allocation de rentrée scolaire par des bons, pour éviter que certaines familles l'utilisent à des achats d'écrans plats plutôt qu'aux fournitures scolaires ou aux vêtements des enfants scolarisés, comme le prévoit la loi, suscite de vives réactions de la part des intéressés qui ne sont pas nécessairement ceux qu'on croit ni pour des raisons avouables. La presse d'opposition s'est néanmpoins rangée du côté de l'illégalité en faisant barrage aux bons d'achat pour la rentrée scolaire et en encourageant les abus.

L'opposition et la presse dite impertinente se sont rangés derrière la FCPE

Les mères qui lisent Elle sont abusées
« Même son de cloche [d'hostilité aux bons d'achat] du côté DES associations de parents d’élèves. « C'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent », a réagi, toujours sur RTL, Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE ».

La FCPE est en fortement ancrée à gauche

Créée à la Libération par des enseignants - Henri Aigueperse, secrétaire général du SNI (Syndicat national des instituteurs) et d'Albert Bayet, président de la Ligue française de l'enseignement - elle reste dominée par des enseignants et liée à la galaxie d'organisations apparentées. Bien qu'elle s'en défende, la FCPE est en outre inféodée à la FSU, une fédération d'enseignants socialistes, communistes et trotskiste.

Nadine Morano a les honneurs d'une citation exempte d'insolence! Etrangement, cette presse engagée monte en épingle les réserves de la secrétaire d'Etat à la Famille, sur les bons d'achat, au prétexte qu'ils coûteraient trop cher pour "quelques abus marginaux" constatés. Ainsi, le PS villipende-t-il le train de vie de l'Elysée et stigmatise-t-il les ministres qui ne roulent pas leurs cigarettes, mais les démagogues ne considèrent pas que les dépenses publiques doivent également être assainies.


Défense de contrôler la destination de près de 30 millions d'euros

Le problème n'est pas nouveau: lire PaSiDupes
lien 2008
lien 2010

Les abus continuent en temps de crise
Un contrôle rigoureux de l'usage libre de l'ARS confirmerait ce que les Français ont tous déploré aux caisses des supermarchés: à la différence des responsables de la FCPE, les contribuables aimeraient que l'ARS ne soit pas détournée de son objectif scolaire.
Les parents qui s'inquiètent devant les micros de France Info (cf. PaSiDupes) que les associations sportives ou culturelles n'acceptent plus l'ARS sous la forme de bons d'achat découvrent le pot aux roses.
Outre que l'ARS n'est pas destinée à faire doublon avec les activités sportives scolaires, l'allocation est visiblement détournée vers la nébuleuse FSU.
Car la nébuleuse des associations de la FSU et du PS profitent indirectement de l'allocation, telle la Ligue de l'Enseignement.

La fédération dominante de parents est-elle représentative ?

Avec 300 000 adhérents, la presse qualifie la FCPE de première fédération, ce qui n'a aucun sens, car tout est relatif.

En effet la FCPE n'est pas représentative de l'ensemble des parents d 'élèves
, puisque tous les parents n'adhèrent pas à une fédération et qu'elle n'est pas non plus la seule fédération. La presse en découvrira d'ailleurs d'autres – la PEEP ou l'APEL - en fonction de la récupération ponctuelle qu'ils pourront en faire. Quand on ne méprise pas les minorités et qu'on revendique même leur représentation parlementaire, on n'omet d'ailleurs pas de citer toutes les 'fédérations', dont l'UNAAP
Créée en 1968, l’UNAAPE regroupe près de 500 associations autonomes locales. Elle se défend d’être une fédération, mais revendique son statut "d’union pluraliste, indépendante de toute idéologie, de tout mouvement politique, syndical et religieux".

Démonstration de l'intox médiatique: élections de janvier 2010

Nombre de parents votants
Premier degré : 4 417 347
Second degré : 2 066 998
Répartition des sièges
- Premier degré
listes de parents d’élèves non constituées en association : 56,47 % (- 0,03 %)
FCPE : 18,92 % (- 0,34 %)
listes d’associations locales non affiliées : 13,69 % (- 0,02 %)
listes d’union : 6,43 % (+ 6,43 %)
PEEP : 3,10 % (+ 0,44 %)
UNAAPE (Union nationale des associations autonomes de parents d’élèves) : 1,39 % (+ 0,45 %)
- Second degré
FCPE : 50,68 % (+ 0,35 %)
listes de parents d’élèves non constituées en association : 14,98 % (+ 0,50 %)
listes d’associations locales non affiliées : 14,91 % (+ 0,31 %)
PEEP : 11,50 % (- 0,99 %)
UNAAPE : 1,82 % (- 0,08 %)
Nota : Entre parenthèses, les variations par rapport aux élections 2008-2009.
Taux de participation
Premier degré : participation moyenne : 43,55 % (- 0,81%)
Second degré : participation moyenne : 25,40 % (- 0,9%)
Avec 50%, la FCPE ne représente guère que le quart des familles d'enfants scolarisés.
Les adhérents sont-ils libres et conscients d'être manipulés ?
Outre que les enseignants peuvent être accusés de "conflit d'intérêts", puisqu'ils distribuent eux-mêmes la littérature des fédérations pendant leurs cours et que leur propagande peut aisément orienter le vote final, l'identité des présidents successifs de la FCPE est révélatrice:
Jean Cornec (pendant 24 ans, de 1956 à 1980), fils d'instituteurs syndicalistes du SNI (SNU-ipp), fut membre de la revue La Révolution prolétarienne et fort actif au Comité national d'action laïque (CNAL);
Ses successeurs sont des enseignants:
Jean Andrieu, instituteur;
Jean-Pierre Mailles, militant UNSA éducation (ex-FEN), maître de conférence à Paris I;
Georges Dupon-Lahitt (1997-2006), enseignant-chercheur, membre du CESR d'Aquitaine;
Faride Hamana (2006-2008), professeur de sciences économiques et sociales dans l'enseignement agricole;

Les convergences entre FCPE et enseignants FSU sont naturellement politiques
La FCPE milite pour le grossissement des effectifs d'enseignants, l'ouverture ou le maintien de classes, ou pour le "service public" contre l'école privée, …) et défile systématiquement aux côtés de la FSU ou de RESF. Mais elle ne crée aucun problème à ce professeur qui, année après année, clame dans sa classe (exemple authentique) que les Rachid et autres Ahmed seront tous désormais pour lui des 'Mohamed' : il est syndiqué à la FSU...
Mais la FCPE soutient l'élève agresseur contre la professeure victime: lien PaSiDupes

Jean-Jacques Hazan (2008- ) est directeur de la restauration scolaire et, dans le XIIe arrondissement de Paris d'où il vient, le politiquement correct impose de 'restaurant scolaire' et non plus 'cantine'...
En cas de grève, ni cours, ni ramassage scolaire, ni cantine, avec l'assentiment de la FCPE
Le SNU-ipp perturbe l'évaluation scolaire dans le primaire: lien PaSiDupes
La marque du SNU-ipp pèse sur les programmes scolaires: lien PaSIDupes
La FSU, créatrice de psychoses: lien PaSiDupes
Les crèches en grève, c'est la FSU: lien PaSiDupes

La lutte des classes perdure

Jean-Jacques Hazan considère que
les contribuables n'ont pas à savoir où va leur argent et réagit à la proposition de substituer des bons d'achats à l'ARS trop souvent employée à des achats sans rapport aucun avec l'école: « C'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent ».

Or, bien que cette rentrée scolaire ne doive pas coûter plus cher que l’an passé et qu'au pire, l’augmentation ne soit que minime, si l’on en croit les associations familiales, JJ Hazan s'indigne: "En plus, cette idée est assez malvenue alors que l'ARS n'a pas augmenté d'un centime. La gratuité d'enseignement est constitutionnelle : que les députés se mêlent de cela, c'est-à-dire de comment distribuer partout livres et fournitures, et que ce soit vraiment gratuit", a-t-il ajouté. "On voit avec ce député que la réflexion sociale et celle sur la gratuité de l'école n'existent plus. Il faut les remettre dans le débat", a polémiqué Jean-Jacques Hazan.
Il faut donc rappeler que « les dépenses seront stables, selon les chiffres de l’Insee, les plus solides », souligne Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’Union des familles en Europe.



L'enjeu n'est pas seulement social

Le social a bon dos
On a compris que l'ARS fait l'objet d'une récupération politicienne grossière. Mais il faut mettre en évidence les retombées indirectes de cette allocation.

Quelle est la part des 30 millions d'euros redistribuée aux associations satellites de la FSU ?
La MAE, ou la mutualité rose
« Versée par le gouvernement, l'ARS (allocation de rentrée scolaire) peut certes contribuer à l'entretien des militants de la MAE, mais les familles qui ne soutiennent pas la gauche ou peinent à faire face aux frais de rentrée peuvent -sans dommage- faire l'économie d'une dépense superfétatoire. » Article PaSiDupes de 2009: lien PaSiDupes

Lire l'article de PaSiDupes sur le prêt grâcieux de 'professeurs détachés' aux frais de la princesse: de quoi relativiser les dépenses de l'Elysée ? Lien PaSiDupes

L'école privée retrouve la parole et droit de cité
Les associations de parents d'élèves FCPE (enseignement public) et Apel (privé) ne sont pas plus enthousiastes. "D'abord, c'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent", a réagi, président de la FCPE, « première » fédération de parents du public.
En mal d'idées, les fédérations font en effet de la surenchère ce qui vaut à l'Apel de se faire instrumentaliser, avant d'être accablée.
Au micro de la radio RMC, la présidente de l'APEL, Béatrice Barraud, a fait une autre proposition : "Je préconiserais davantage que l'Education nationale fournisse à chaque élève à la rentrée une mallette avec les fournitures nécessaires. Là, en terme d'équité, on serait probablement beaucoup plus au point pour l'ensemble des enfants (...), plutôt que d'orienter une ARS vers telle ou telle enseigne via des bons d'achat". Et de préciser : "Je pense d'abord qu'il y aurait moins de gaspillage et puis ce serait un sacré service qui serait rendu par l'Education nationale aux familles, et une économie pour tout le monde", a-t-elle ajouté.
Hélas, l'expérience des Conseils généraux n'a pas servi...
Ils sont clairement plus riches qu'ils ne le prétendent et les opérations Ordina 13 (ou autres) ont été un gigantesque gaspi sur plusieurs années. Toutes les familles, nanties ou non, ont bénéficié d'une donation d'ordinateur avec clé USB !
Lire PaSiDupes: le scandale ordina 13 depuis 2006
Lire PaSiDupes: les régions ne sont pas dispensées de chasse au gaspillage
CG13: un collégien, un ordi
Lire PaSiDupes: depuis les élections les élus se lâchent

Une opposition malsaine

L'ARS a bien été versée le 19 août
Son montant n'augmente pas, mais le plafond de ressources annuelles des parents pour en bénéficier est relevé, passant pour une famille de deux enfants de 32.623 euros en 2009 à 33.536 euros cette année (+ 2,8 %).
A dépenser librement: téléviseurs pour la famille et cours de karaté pour les petits...
Avec la complicité d'une presse sans convictions et à la remorque de la tendance médiatique

La mission de la gauche d'opposition?

vendredi 27 novembre 2009

Dictature de la pensée unique: diabolisation de SOS Education

Qui sont les détracteurs et 'souteneurs' de la FSU ?

A priori, SOS annonce un collectif bidon ou un réseau lambda, un bidule comme il en naît chaque matin dans l'opposition. Or, il se trouve que ce n'est en l'espèce qu'une association, statut confortable organisant des militants souvent moins radicaux. SOS Education (lien), créé en 2001, est-elle donc un nouveau sous-produit de la nébuleuse FSU ? A les entendre, la demande en crédits et effectifs est tellement immense que les nouvelles recrues bien pensantes sont en effet les bienvenues parmi les sauveteurs vertueux du système éducatif.

Mais qui sont en fait ces empêcheurs de tourner en rond qui défendent la suppression du collège unique ou le retour à la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture. Se seraient-ils égarés ? Ont-ils mal appris la leçon ? Sont-ils seulement des enseignants que l'on puisse soumettre par la menace syndicale ? Faudra-t-il les conduire au suicide, au prétexte que France Télécom les aurait jugés inadaptés au monde du travail et que l'Education Nationale n'a pas accueillis avec toute la compassion désirée? Avant de recourir à la manière forte, aux retards dans la progression de carrière, aux brimades internes aux établissements noyautés et aux cabales diverses, s'est-on bien assuré que le syndicat peut les ramener au bercail, ces rescapés de l'université gauchiste, dont, sans tarder davantage, le ministre Chatel pourrait être accusé de perturber le sommeil ?

Que faire, puisque les membres de cette association sont hélas des résistants ?
En janvier 2007, ces réfractaires à la FSU n'étaient que 65 000 membres et 220 000 sympathisants et, par leur nombre, ils ne menacent donc pas les camarades de la FCPE, fédération noyautée par des parents d'élèves qui sont aussi enseignants FSU ou de gauche. Si on ne peut dire que ce sont des marcheurs des rues , quelle menace représentent-ils pour l'ordre établi dans l'E.N. et pour la cogestion ? Ils ne sont d'ailleurs pas omniprésents sur France Inter.

SOS Education, victime de dénigrement

On l'a bien compris, il s'agit pour la gauche de préserver son monopole sur le monde éducatif.

Or, des media contribuent au maintien de la main mise de la FSU.
Ainsi, Libération, le 01/04/2003, ne fait pas dans la demi-mesure et titre:
« SOS Education, attention danger
L'association dissimule ses liens avec les officines ultralibérales »
Cause de l'opprobre lancé par le journal financé par Édouard … de Rothschild, ils ont osé écrire ce que tout le monde pense tout bas:
« L'Ecole est en train de mettre en péril l'avenir de milliers d'enfants : IL FAUT AGIR VITE ! » ( A comparer avec la banderole de la partie adverse, en illustration ci-dessous)
Et que lui reproche donc Libération ?
[A la différence de la FSU ou de la FCPE] « L' association est indépendante au plan légal, mais pas neutre au plan politique : elle se rattache à une nébuleuse parfaitement identifiée. On la retrouve sur le site Internet conscience-politique.org pour lequel elle a réalisé l'analyse d'un manuel d'histoire jugé trop complaisant sur les morts du communisme. » Conflit de nébuleuses ! Mission de Libération: sauver l'idéologie marxiste à l'école et militer pour le monopole de la FSU.

Et quoi encore ?
Dans le n° 3 de son bulletin de liaison, SOS Education titre en première page : «Le ministre délégué Xavier Darcos s'explique devant SOS Education.» avec la photo d'un jeune homme, visage tourné vers Xavier Darcos : «Vincent Laarman et Xavier Darcos : la voix des parents enfin entendue par l'Education nationale.» Le ministre entend tout le monde et la « république juste » en irrite quelques-uns.

Et ce sera tout ?
Il est interdit de mentionner Claude Reichman, à qui il est reproché d'avoir
créé un «cabinet fantôme» à la mode anglaise, « avec un 'ministre de l'Instruction publique et de la Civilisation', l'universitaire Guy Millières'. En matière d'éducation, le programme est diabolisé pour sa supposée parentée avec ceux du FN mais « surtout du MNR de Bruno Mégret », sans qu'il nous soit précisé en quoi. L'important n'est pas de démontrer, mais de stigmatiser. D'ailleurs, l'article atténue l'impression produite en admettant qu'en fait « il se rattache surtout aux idées défendues par Charles Millon ». La honte n'est pas pour autant lavée, car les journalistes (Airelle Niepce et Emmanuel Davidenkoff, aujourd'hui sur France Info et directeur de la rédaction du magazine L'Etudiant,
filiale à 100 % du Groupe Express-Roularta, important groupe de media belge) ajoutent que l'ex-président de la région Rhône-Alpes a été élu avec les voix du FN.
Pourquoi, vous demandez-vous, ne pas avoir mentionné aussi bien les municipales 2008 à Aix-en-Provence où pour la première fois depuis quarante ans, les communistes aixois se présentèrent à l’élection municipale dans une liste d’union de la gauche sous la tutelle du PS ? C'est l'éthique professionnelle à Libération.
Et puis aux législatives 2008, la Ch'tite Aubry n'avait fait alliance avec le MoDem qu'au second tour après avoir rassemblé la gauche au premier. L'alliance du PS avec le parti stalinien français ne choque pas plus les belles âmes que ses massacres. Si les livres d'histoire de nos enfants n'entretiennent pas le devoir de mémoire de Katyń , la Kolyma ou de l'Holodomor en Ukraine, ces liens (Wikipedia) y contribueront.
Le vertueux Bayrou n'a pas eu davantage d'états d'âme pour pratiquer cette alliance, inique au temps de l'UDF.

Tir groupé
Sauvons l'Ecole dénonce l'indignation d'une association incontrôlée
«Un inspecteur insulte son ministre et il ne risque rien, pas même un blâme. Roland Goigoux, lui, continue de former des enseignants. La preuve que l'Education nationale ne contrôle plus rien.» Vincent Laarman, porte-parole de SOS Education, est furieux. Gilles de Robien a fait un geste d'apaisement envers Pierre Frackowiak, l'inspecteur hostile à la méthode du B.A.BA pour apprendre la lecture, prônée par le ministre. Le chercheur Roland Goigoux, mis sur la touche pour les mêmes raisons, est de nouveau invité à des séminaires de formation. 'Or, ce sont les Français qui, avec leurs impôts, sont leurs employeurs', tempête Vincent Laarman. »

Sauvons l'Ecole ne supporte pas que SOS Education adopte ses méthodes
« L'association, adepte du B.A.BA, a lancé une campagne pour contrôler si les nouveaux textes, mettant l'accent sur le déchiffrage, sont respectés. «Nous avons reçu près de 5 000 mails de parents inquiets devant la méthode de lecture de leur enfant, nos deux lignes n'ont cessé de sonner pendant dix jours», assure Vincent Laarman. » Insupportable !

Diffamation et délation ?
Les protecteurs de la FSU s'émeuvent
Vincent Laarman « nie que l'association ait recours à la délation, ce dont l'accusent les syndicats d'enseignants [tous? lesquels? ] et de parents d'élèves [les seuls qui -en bonne démocratie- auraient voix au chapître]. Pourtant l'encart, paru dans des éditions locales de Sud Ouest, de la Montagne et de la Dépêche du Midi, y ressemble fort [restons prudents dans la diffamation]: «Si votre enfant est en CP, il a plus de neuf chances sur dix d'être en train d'apprendre à lire avec la méthode semi-globale. Pour réagir, vérifiez le nom du manuel de votre enfant et appelez vite SOS Education.»
«Nous voulions contribuer à informer le ministre», se défend [explique simplement] Vincent Laarman, 30 ans et père de quatre enfants, dont l'un aurait eu [pourquoi ce conditionnel suspicieux?] des difficultés liées à la méthode globale.» Cette méthode n'a pas fait que cette seule victime [même incertaine, selon Sauvons l'Ecole]

Sauvons l'Ecole dénonce des « campagnes contre des ouvrages, pétitions, [votations citoyennes ] référendums avec en bas un appel au don... » Le saviez-vous ? Mais alors, la presse militante aurait-elle omis d'en rendre compte ? Peut-être pas, remarquez. Blackout citoyen ou auto-censure vertueuse ?

L'école n'est pas la propriété de la FSU et de ses camarades, ni même la chasse gardée.
Sauvons l'Ecole (publique, en fait, pour être honnête et complet !)
Mais c'est quoi ? Une officine ? Un blog ?
Ce dernier publie cette pub libérale du quotidien conservateur communiste:

Dimanche 29 novembre 2009
- Publié dans : Universités
Par Sauvons l'Ecole
Pas besoin d'appel au don en bas de page.
Il s'agit d'un … collectif.

Ses proches
Ce sont Le Café Pédagogique qui titra : « Les "désobéisseurs" : le mouvement qui secoue l'Ecole » ou les alternatifs de Mille Babords qui soutient « la ronde infinie des obstinés », ou les trotskistes de SUD Education qui milite pour la 'titularisation sans conditions de concours ni de nationalité' pour les enseignants et s'en prend aux « états majors syndicaux, ceux-la même[s] qui s’alignent sur le ministère notamment lors des discussions sur la masterisation. »
Pour ne citer qu'eux.
Cliquer sur les BD mettant en scène Philippe Mérieu,
alias SP (super-pédago, pour les agrandir

SOS Education, qui sont-ils ?

Créée par un groupe de jeunes parents, l'association regroupe aujourd'hui 80 000 jeunes parents et professeurs pour la défense de l'école. A l'évidence, ils n'ont donc pas mis les chiffres de Wikipedia à jour.

Cette association loi 1901 a pour objectifs:


> D'étudier les origines de la crise de l'école et apporter des solutions réalistes pour responsabiliser les parents, les élèves et les enseignants face à ce drame collectif.
> D'informer les citoyens sur les causes et les conséquences de la baisse du niveau scolaire des jeunes générations.
> D'encourager les responsables politiques à mettre en oeuvre une réforme de fond du système éducatif.
> De combattre les corporatismes qui cherchent à contrôler l'Education nationale pour leur propre compte.

=> L'association est indépendante et ne reçoit aucune subvention publique.
Les statuts de SOS Education stipulent en effet à l'article 3 que :
"L'association est indépendante de toute formation politique, syndicale et professionnelle.
Elle ne peut recevoir de subventions publiques.
Aucun dirigeant de l'association ne peut avoir de mandat électif autre que municipal, ni être membre d'un parti politique.
"

Le blog de SOS Education (lien)

De même, SOS Education ne fait partie d'aucun réseau, église, regroupement ni fédération d'associations, quel qu'il soit et ne reçoit de fonds d'aucune association ou société.

En un mot, des subversifs ...

mardi 20 mai 2008

Front presse-syndicats d’intoxication sur la grève nationale du 15 mai

SOS Education rétablit la vérité
Son article
La grève du 15 mai a échoué

La majorité des grands médias se félicite à sons de trompe du succès qu’aurait prétendument connu le mouvement de protestation du 15 mai au sein de l’Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a au contraire essuyé un échec.

• La manifestation nationale organisée à Paris n’a pas rassemblé plus de 18 000 personnes selon la préfecture de police, dont les chiffres sont généralement fiables. Encore ce cortège ne réunissait-il pas seulement les lycéens en goguette et les enseignants en grève, mais surtout des fonctionnaires n’ayant rien à voir avec l’Education nationale. Pour mémoire, on recense en France 884 000 enseignants (dont 739 000 dans le public) et près de 5,5 millions de collégiens et lycéens (filières générales et professionnelles confondues). Moins de 2 % d'entre eux participaient au défilé.

• Selon le ministère, le pourcentage d’enseignants grévistes a atteint en moyenne 46,16 % pour les professeurs des écoles et 33,55 % pour les enseignants des collèges et lycées : « près d’un instit sur deux étaient (sic !) en grève, un tiers des profs des collèges et lycées », triomphe dans un français approximatif le quotidien Le Parisien, qui parle d’ « un mouvement de grève particulièrement suivi dans l’Education nationale ». Inversons le rapport : plus d’un instituteur sur deux et près des deux tiers des enseignants des collèges et lycées n’ont pas jugé nécessaire de suivre le mouvement. On peut en conclure que la majorité du corps enseignant s’accommode du projet de réforme de Xavier Darcos.
Les réactions de certains médias qui jugent nécessaire de travestir la réalité, soulignent l’enjeu de la bataille qui se livre. En prétendant notamment réformer les programmes, Xavier Darcos porte atteinte à l’idéologie égalitariste dominant à la fois au sein de l’Education nationale et de la petite classe médiatique.
Un article publié dans le Monde le 14 mai, veille de la journée de débrayage, est particulièrement révélateur de cette collusion idéologique. Revenant sur le faible taux de grévistes enregistré parmi les enseignants lors de la précédente « journée d’action », les journalistes Luc Cédelle et Catherine Rollot tentent de l’expliquer en reprenant à leur compte les arguments des syndicats.
Selon eux, certains enseignants seraient favorables au mouvement sans y participer formellement : « Dans le secondaire, écrivent-ils, les professeurs qui ne sont pas de service le jour de la grève évitent, sauf zèle militant, de perdre une journée de salaire. » L’argument ne tenant pas pour le primaire, où les instituteurs travaillent tous les jours, d’autres raisons sont avancées : « Même le plus militant des syndiqués ne fera pas grève s’il accompagne une classe de neige. » Au mois de mai ???

La mauvaise foi médiatique ne parvient pas à masquer l’échec global des syndicats opposés aux réformes de Xavier Darcos. Le ministre est en passe de gagner le bras de fer parce qu’il a jusqu'à présent tenu bon, avec notre soutien. Il doit continuer.