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dimanche 17 avril 2011

Chatel tire les profs vers le haut, du quantitatif au qualitatif


Estimations hautes des syndicats : seulement les classes fermées !

Luc Chatel a répondu à la colère saisonnière des enseignants

Sur Europe 1 ce dimanche, le ministre de l'Éducation a dit pouvoir miser sur le “qualitatif” pour justifier la suppression de postes d'enseignants. Il ne veut plus “de l'image de laisser pour compte" de l'Education nationale, affirmant que “l’Education Nationale n’a pas de problèmes de moyens".

Les syndicats de gauche inquiètent les parents, parlant de 9.000 instits en moins, en préparation d'une journée d'action, le 18 mai, pour contester la maîtrise des dépenses budgétaires.

Luc Chatel répond par une “meilleure organisation de l’offre scolaire. Cela veut dire, être capable de rendre un meilleur service, offrir un système éducatif plus efficace et mieux affecter et attribuer les moyens".
"Je veux dire aux parents d’élèves qu’ils sont des citoyens éclairés et aussi des contribuables, et que depuis 1980, le budget moyen par élève a augmenté de 80%. Tout cela pour quoi?", s’est interrogé Luc Chatel: "Le nombre d’élèves qui accèdent au baccalauréat n’augmente plus", a-t-il ajouté.

Le ministre a mis en avant les modèles éducatifs de Corée du Sud et de Pologne, où, avec moins d’argent, il y a “de meilleurs résultats.

Ce comparatif permettra-t-il de responsabiliser les syndicats démagogues ?

Le développement de la fonction publique par la gauche fervente du clientélisme pose des problèmes de déficit budgétaire et de dette publique
, aggravés par le poids de la crise économique en occident et entraîne donc des suppressions de postes. "Il a 5.800 enseignants de premier degré qui ne sont pas devant les élèves ; donc nous allons supprimer ces postes là", a-t-il annoncé, expliquant qu'"il y a eu un décalage entre le recrutement et les départs en retraite. Il y a eu moins de départs en retraite".
VOIR et ENTENDRE Luc Chatel, sur Europe 1, le 17/04/2011:

"La gauche et les syndicats aiguillonnent les parents"

C'est ce qu'observe Alain Marleix,élu de terrain.
Député UMP du Cantal, ancien secrétaire d’État aux Collectivités territoriales, Alain Marleix assure que son "département est bien loti".

"La rentrée 2011 dans le Cantal ne posera aucun problème. La gauche – qui a pourtant créé une hémorragie dans les écoles rurales sous Jospin – et les syndicats d’enseignants aiguillonnent des parents d’élèves toujours sensibles à la démagogie. La presse régionale relate des manifestations qui rassemblent seulement quelques dizaines de participants. En réalité, un département comme le mien est bien loti avec en moyenne un enseignant pour treize élèves. Certaines écoles rurales tournent avec seulement dix gamins! C’est une situation unique au monde qui rassure les maires de ces communes mais qui n’est pas forcément idéale dans l’intérêt de l’enfant.
La question des effectifs doit être regardée de près. Tous les enfants inscrits – ceux des familles nomades en particulier – ne vont pas à l’école et tous les enseignants ne sont pas devant les enfants. Rien que dans le Cantal, une centaine d’entre eux sont détachés dans des associations qui font surtout de la politique, dans des collectivités territoriales de gauche ou des amicales laïques. De quel vivier disposerait-on en remettant tous ces gens-là au travail! J’ai arrangé, avec le ministère de l’Éducation nationale, le recteur et l’inspecteur d’académie, quelques situations qui ne me paraissaient pas justifiées: j’ai obtenu – c’est aussi ma mission d’élu local – qu’un certain nombre de classes ne soient pas fermées. Ces postes seront pris sur la masse globale.
"

samedi 22 janvier 2011

Le syndicalisme, activité principale des enseignants ?

Pénibilité : les profs sont-ils exposés à une addiction syndicale ?

La FSU est de toutes les actions de rue, grèves et mouvements syndicaux

Les enseignants de gauche militent contre les monopoles

La Fédération syndicale unitaire (FSU, issue de la FEN) jouit pourtant d'une position syndicale hégémonique sur l'ensemble des trois fonctions publiques d'Etat, hospitalière, territoriale, avec 162 000 adhérents, soit 88 % d'enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur, et le reste en agents (techniques, ouvriers et de services), en infirmier(e)s et conseiller(e)s de santé, en personnels de l'administration pénitentiaire, des affaires culturelles et sportives, de l'équipement, de l'agriculture ou de Pôle Emploi, par exemple. Ce monstre tentaculaire a même absorbé des syndicats « hors Éducation nationale », notamment après le conflit sur les retraites du printemps 2003. Ce sont le plus souvent des militants ou des syndicats radicaux appartenant au courant oppositionnel de la CFDT, qu'ils jugent trop portée sur le dialogue. Comment s'étonner que la FSU soit l'un des principaux moteurs de l'actioncontestataire de l'opposition, mais comment comprendre que cette fédération protéiforme obtienne aussi peu de résultats ?

Cinq tendances se disputent la maîtrise de la Fédération

Les plus nombreux sont proches du PCF. Au deuxième rang, on trouve les trotskistes anarcho-syndicalistes proches de la LCR/NPA. Quant aux anarcho-révolutionnaires, ce sont encore des trotskistes sécessionnistes et qui se réclament de SUD et d'Olivier Besancenot. A ne pas confondre avec les trotskisants du Front unique (FU), distinct de 'Pour la reconquête d'un syndicalisme indépendant' (PRSI), des survivants du Parti des Travailleurs (PT, devenu POI, des trotskistes lambertistes de Daniel Gluckstein et Gérard Schivardi ), dont certains dirigeants du PS furent des militants: Jean-Christophe Cambadélis, David Assouline et Lionel Jospin.

Les enseignants sont esclaves de leur activisme compulsif

En juin 2008, seulement trois syndicats sur huit mais la FSU, appellent à faire grève et à manifester contre un projet de loi visant à encourager la mobilité des fonctionnaires.

Dès la rentrée 2010, les enseignants annoncent qu'ils travailleront à plein temps à étendre et généraliser les grèves et manifestations: le 7 septembre 2010, les instituteurs du SNU-ipp (FSU) sont déjà disponibles et lancent un mouvement, repris le 23 septembre. En octobre 2010, les enseignants manifestent le samedi 2 octobre et font grève le 12 avec SUD et la reconduisent le mardi 19.
Faut-il créer un service hospitalier dédié aux syndicalistes enseignants ?

L'addiction de la FSU à la grève

A 25 organisations, le collectif a peu mobilisé ce samedi

Les principaux syndicats d'enseignants devaient servir de socle aux manifestations organisées samedi dans plusieurs départements de France contre les 16.000 suppressions de postes prévues à l'Education nationale en septembre.
A Paris, la manifestation a rassemblé 5.000 personnes selon la FSU, du jardin du Luxembourg aux abords du ministère de l'Education nationale. La préfecture de police a en comptés deux fois moins...

Les enseignants n'ont pas appris la leçon de 2010. " C'est un début de mobilisation. Les attaques contre l'Education nationale sont tellement fortes qu'il faudra mobiliser dans la durée", a réagi la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison. "On n'arrivera pas à faire une rentrée dans de bonnes conditions en septembre", prévoit-elle comme au printemps 2010.


Luc Chatel

doit rendre

immédiatement

leurs vêtements

à Patrick Gonthier
et Bernie Groison




Patrick Gonthier, lui, a visiblement tout son temps.

Le secrétaire général de l'UNSA-Education avoue une "mobilisation en demie-teinte".
"Les personnels nous disent: 'on a fait des grèves et des manifs mais on n'a rien obtenu'. Alors il y a une grosse interrogation sur les modes d'action", admet-il encore.

Mais le patron de l'UNSA Éducation, issue de la FEN (Fédération de l'éducation nationale) a besoin d'une nouvelle dosette. "Il y a un scepticisme, pas une défiance. Il faut prendre le temps d'argumenter, d'expliquer, sinon on va droit à l'échec. Entrer dans une contestation sur le moyen terme et poser mars et les cantonales comme base d'action".

Qui désintoxiquera les profs ?


Le collectif envisagera en effet une nouvelle dose lundi

Accro, la Fédération syndicale unitaire (FSU) souhaite également une grève en février avant une "mobilisation nationale en mars".

Dès jeudi, la FSU, avait appelé à la réussite de la journée d'actions de ce samedi et formellement annoncé qu'elle appelerait à une journée de grève "avant les congés de février" ainsi qu'à une "manifestation nationale en mars". Avant qu'elle ait eu lieu, la FSU savait que la journée à venir "devra se prolonger pour imposer d’autres choix pour le service public et laïque d'éducation", écrivait la FSU.

vendredi 27 novembre 2009

Dictature de la pensée unique: diabolisation de SOS Education

Qui sont les détracteurs et 'souteneurs' de la FSU ?

A priori, SOS annonce un collectif bidon ou un réseau lambda, un bidule comme il en naît chaque matin dans l'opposition. Or, il se trouve que ce n'est en l'espèce qu'une association, statut confortable organisant des militants souvent moins radicaux. SOS Education (lien), créé en 2001, est-elle donc un nouveau sous-produit de la nébuleuse FSU ? A les entendre, la demande en crédits et effectifs est tellement immense que les nouvelles recrues bien pensantes sont en effet les bienvenues parmi les sauveteurs vertueux du système éducatif.

Mais qui sont en fait ces empêcheurs de tourner en rond qui défendent la suppression du collège unique ou le retour à la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture. Se seraient-ils égarés ? Ont-ils mal appris la leçon ? Sont-ils seulement des enseignants que l'on puisse soumettre par la menace syndicale ? Faudra-t-il les conduire au suicide, au prétexte que France Télécom les aurait jugés inadaptés au monde du travail et que l'Education Nationale n'a pas accueillis avec toute la compassion désirée? Avant de recourir à la manière forte, aux retards dans la progression de carrière, aux brimades internes aux établissements noyautés et aux cabales diverses, s'est-on bien assuré que le syndicat peut les ramener au bercail, ces rescapés de l'université gauchiste, dont, sans tarder davantage, le ministre Chatel pourrait être accusé de perturber le sommeil ?

Que faire, puisque les membres de cette association sont hélas des résistants ?
En janvier 2007, ces réfractaires à la FSU n'étaient que 65 000 membres et 220 000 sympathisants et, par leur nombre, ils ne menacent donc pas les camarades de la FCPE, fédération noyautée par des parents d'élèves qui sont aussi enseignants FSU ou de gauche. Si on ne peut dire que ce sont des marcheurs des rues , quelle menace représentent-ils pour l'ordre établi dans l'E.N. et pour la cogestion ? Ils ne sont d'ailleurs pas omniprésents sur France Inter.

SOS Education, victime de dénigrement

On l'a bien compris, il s'agit pour la gauche de préserver son monopole sur le monde éducatif.

Or, des media contribuent au maintien de la main mise de la FSU.
Ainsi, Libération, le 01/04/2003, ne fait pas dans la demi-mesure et titre:
« SOS Education, attention danger
L'association dissimule ses liens avec les officines ultralibérales »
Cause de l'opprobre lancé par le journal financé par Édouard … de Rothschild, ils ont osé écrire ce que tout le monde pense tout bas:
« L'Ecole est en train de mettre en péril l'avenir de milliers d'enfants : IL FAUT AGIR VITE ! » ( A comparer avec la banderole de la partie adverse, en illustration ci-dessous)
Et que lui reproche donc Libération ?
[A la différence de la FSU ou de la FCPE] « L' association est indépendante au plan légal, mais pas neutre au plan politique : elle se rattache à une nébuleuse parfaitement identifiée. On la retrouve sur le site Internet conscience-politique.org pour lequel elle a réalisé l'analyse d'un manuel d'histoire jugé trop complaisant sur les morts du communisme. » Conflit de nébuleuses ! Mission de Libération: sauver l'idéologie marxiste à l'école et militer pour le monopole de la FSU.

Et quoi encore ?
Dans le n° 3 de son bulletin de liaison, SOS Education titre en première page : «Le ministre délégué Xavier Darcos s'explique devant SOS Education.» avec la photo d'un jeune homme, visage tourné vers Xavier Darcos : «Vincent Laarman et Xavier Darcos : la voix des parents enfin entendue par l'Education nationale.» Le ministre entend tout le monde et la « république juste » en irrite quelques-uns.

Et ce sera tout ?
Il est interdit de mentionner Claude Reichman, à qui il est reproché d'avoir
créé un «cabinet fantôme» à la mode anglaise, « avec un 'ministre de l'Instruction publique et de la Civilisation', l'universitaire Guy Millières'. En matière d'éducation, le programme est diabolisé pour sa supposée parentée avec ceux du FN mais « surtout du MNR de Bruno Mégret », sans qu'il nous soit précisé en quoi. L'important n'est pas de démontrer, mais de stigmatiser. D'ailleurs, l'article atténue l'impression produite en admettant qu'en fait « il se rattache surtout aux idées défendues par Charles Millon ». La honte n'est pas pour autant lavée, car les journalistes (Airelle Niepce et Emmanuel Davidenkoff, aujourd'hui sur France Info et directeur de la rédaction du magazine L'Etudiant,
filiale à 100 % du Groupe Express-Roularta, important groupe de media belge) ajoutent que l'ex-président de la région Rhône-Alpes a été élu avec les voix du FN.
Pourquoi, vous demandez-vous, ne pas avoir mentionné aussi bien les municipales 2008 à Aix-en-Provence où pour la première fois depuis quarante ans, les communistes aixois se présentèrent à l’élection municipale dans une liste d’union de la gauche sous la tutelle du PS ? C'est l'éthique professionnelle à Libération.
Et puis aux législatives 2008, la Ch'tite Aubry n'avait fait alliance avec le MoDem qu'au second tour après avoir rassemblé la gauche au premier. L'alliance du PS avec le parti stalinien français ne choque pas plus les belles âmes que ses massacres. Si les livres d'histoire de nos enfants n'entretiennent pas le devoir de mémoire de Katyń , la Kolyma ou de l'Holodomor en Ukraine, ces liens (Wikipedia) y contribueront.
Le vertueux Bayrou n'a pas eu davantage d'états d'âme pour pratiquer cette alliance, inique au temps de l'UDF.

Tir groupé
Sauvons l'Ecole dénonce l'indignation d'une association incontrôlée
«Un inspecteur insulte son ministre et il ne risque rien, pas même un blâme. Roland Goigoux, lui, continue de former des enseignants. La preuve que l'Education nationale ne contrôle plus rien.» Vincent Laarman, porte-parole de SOS Education, est furieux. Gilles de Robien a fait un geste d'apaisement envers Pierre Frackowiak, l'inspecteur hostile à la méthode du B.A.BA pour apprendre la lecture, prônée par le ministre. Le chercheur Roland Goigoux, mis sur la touche pour les mêmes raisons, est de nouveau invité à des séminaires de formation. 'Or, ce sont les Français qui, avec leurs impôts, sont leurs employeurs', tempête Vincent Laarman. »

Sauvons l'Ecole ne supporte pas que SOS Education adopte ses méthodes
« L'association, adepte du B.A.BA, a lancé une campagne pour contrôler si les nouveaux textes, mettant l'accent sur le déchiffrage, sont respectés. «Nous avons reçu près de 5 000 mails de parents inquiets devant la méthode de lecture de leur enfant, nos deux lignes n'ont cessé de sonner pendant dix jours», assure Vincent Laarman. » Insupportable !

Diffamation et délation ?
Les protecteurs de la FSU s'émeuvent
Vincent Laarman « nie que l'association ait recours à la délation, ce dont l'accusent les syndicats d'enseignants [tous? lesquels? ] et de parents d'élèves [les seuls qui -en bonne démocratie- auraient voix au chapître]. Pourtant l'encart, paru dans des éditions locales de Sud Ouest, de la Montagne et de la Dépêche du Midi, y ressemble fort [restons prudents dans la diffamation]: «Si votre enfant est en CP, il a plus de neuf chances sur dix d'être en train d'apprendre à lire avec la méthode semi-globale. Pour réagir, vérifiez le nom du manuel de votre enfant et appelez vite SOS Education.»
«Nous voulions contribuer à informer le ministre», se défend [explique simplement] Vincent Laarman, 30 ans et père de quatre enfants, dont l'un aurait eu [pourquoi ce conditionnel suspicieux?] des difficultés liées à la méthode globale.» Cette méthode n'a pas fait que cette seule victime [même incertaine, selon Sauvons l'Ecole]

Sauvons l'Ecole dénonce des « campagnes contre des ouvrages, pétitions, [votations citoyennes ] référendums avec en bas un appel au don... » Le saviez-vous ? Mais alors, la presse militante aurait-elle omis d'en rendre compte ? Peut-être pas, remarquez. Blackout citoyen ou auto-censure vertueuse ?

L'école n'est pas la propriété de la FSU et de ses camarades, ni même la chasse gardée.
Sauvons l'Ecole (publique, en fait, pour être honnête et complet !)
Mais c'est quoi ? Une officine ? Un blog ?
Ce dernier publie cette pub libérale du quotidien conservateur communiste:

Dimanche 29 novembre 2009
- Publié dans : Universités
Par Sauvons l'Ecole
Pas besoin d'appel au don en bas de page.
Il s'agit d'un … collectif.

Ses proches
Ce sont Le Café Pédagogique qui titra : « Les "désobéisseurs" : le mouvement qui secoue l'Ecole » ou les alternatifs de Mille Babords qui soutient « la ronde infinie des obstinés », ou les trotskistes de SUD Education qui milite pour la 'titularisation sans conditions de concours ni de nationalité' pour les enseignants et s'en prend aux « états majors syndicaux, ceux-la même[s] qui s’alignent sur le ministère notamment lors des discussions sur la masterisation. »
Pour ne citer qu'eux.
Cliquer sur les BD mettant en scène Philippe Mérieu,
alias SP (super-pédago, pour les agrandir

SOS Education, qui sont-ils ?

Créée par un groupe de jeunes parents, l'association regroupe aujourd'hui 80 000 jeunes parents et professeurs pour la défense de l'école. A l'évidence, ils n'ont donc pas mis les chiffres de Wikipedia à jour.

Cette association loi 1901 a pour objectifs:


> D'étudier les origines de la crise de l'école et apporter des solutions réalistes pour responsabiliser les parents, les élèves et les enseignants face à ce drame collectif.
> D'informer les citoyens sur les causes et les conséquences de la baisse du niveau scolaire des jeunes générations.
> D'encourager les responsables politiques à mettre en oeuvre une réforme de fond du système éducatif.
> De combattre les corporatismes qui cherchent à contrôler l'Education nationale pour leur propre compte.

=> L'association est indépendante et ne reçoit aucune subvention publique.
Les statuts de SOS Education stipulent en effet à l'article 3 que :
"L'association est indépendante de toute formation politique, syndicale et professionnelle.
Elle ne peut recevoir de subventions publiques.
Aucun dirigeant de l'association ne peut avoir de mandat électif autre que municipal, ni être membre d'un parti politique.
"

Le blog de SOS Education (lien)

De même, SOS Education ne fait partie d'aucun réseau, église, regroupement ni fédération d'associations, quel qu'il soit et ne reçoit de fonds d'aucune association ou société.

En un mot, des subversifs ...

vendredi 20 novembre 2009

Education: nouvel angle d'attaque des syndicats

Le syndicat SUD réussit à sensibiliser Le Monde

Parents, PaSiDupes ne vous laisse pas ignorer ce qui se passe dans de trop nombreuses classes, dont peut-être celle de votre fils ou fille.
Car ne voilà-t-il pas que Le Monde écoute et diffuse le témoignage d'une professeure qui ose dire ce que la plupart essaient de dissimuler.

L'article intégral du Monde daté du 21 novembre et intitulé:

Opération "zappe ton prof" dans un lycée parisien
« C'est parce qu'une enseignante veut faire cours que des élèves d'une classe de terminale technologique du lycée parisien Jean-Lurçat (13e arrondissement) tentent d'en changer. Claudine Lespagnol n'est pas une débutante. A 58 ans, dont huit dans l'établissement, elle n'a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d'anglais. Et ne souhaite plus voir "des filles s'y maquiller, miroir en main, ou s'épiler le sourcil", situation que dénonce une autre enseignante de la même classe.

Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, "un peu sévère... enfin, si l'on considère que leur demander de ranger leur téléphone - sans le leur confisquer, puisque nous n'avons pas le droit -, c'est être sévère". Pour certains élèves, c'est insupportable.

Le 20 octobre, ils signent - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui "conseillent vivement d'opérer un changement de prof". La proviseur aura eu beau leur expliquer son refus, le groupe ne lâche pas prise, et sous la signature "la TSTG2" - terminale sciences et technologie de la gestion - adresse une missive au professeur, à qui ils viennent de voler une clé USB.
Ils lui conseillent "de procéder à un changement d'attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours". Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d'un cran leur registre de langage, ils ajoutent : "Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc..." Mme Lespagnol a déposé une plainte pour cette lettre, les menaces verbales qui l'ont précédée, et le vol de sa clé USB.

Depuis jeudi 19 novembre, les enseignants de ce lycée de plus de 1 200 élèves ont débrayé. La proviseur est en arrêt-maladie. Lundi 23, l'inspecteur d'académie devait dire à la classe "combien ces faits sont inacceptables". Mais il reconnaît que "la sanction collective n'existe pas".
De leur côté, une partie des enseignants se trouve[nt] bien peu soutenu[e]s par leur direction
[Nous y voilà !]. Selon Marie-Hélène Fougeron, professeur et militante de […] SUD, aurait "été évoquée l'idée de changer l'enseignante d'anglais au nom de "la continuité du service public" ". Reste à savoir si cette continuité du service public d'éducation, c'est d'être devant la classe ou bien d'assurer un cours. »

Que voulez-vous ajouter à ça ?
Une compassion malsaine
Que la situation à France Télécom n'est pas un cas isolé, quoique monté en épingle, est une vérité de longue date. Dans la police, vilipendée et accusée a priori, ou dans le monde pénitentiaire, où la population n'est pas plus angélique dedans que dehors, les conditions de travail sont extrêmement difficiles. La pénibilité du travail est depuis longtemps dénoncée mais ridiculisée dans l'Education Nationale.

Il convient de rappeller que si les patrons ont, partout et en tous temps, été des exploiteurs, ce sont désormais des oppresseurs et des monstres froids, tous autant qu'ils sont.

Or, voici que la gauche fait la découverte des suicides dans l'Education Nationale.
L'image de ces « privilégiés fainéants » intéresserait-elle soudainement la FSU ? On l'a vu, le montant des crédits et les effectifs ne mobilise plus. Les syndicats de professeurs abandonnent donc ce thème fédérateurs d'enseignants et de parents militants, le temps de tester un nouveau mot d'ordre.

Les enseignants ont pourtant depuis longtemps la tête sous l'eau: ils ont appris les techniques de l'apnée, à défaut des arts martiaux. L'approche du mal-être enseignant par les syndicats n'est plus comptable; elle est psychologique. L'oppposition a déclaré cause nationale l'équilibre menacé des enseignants, comme les autres. Opération concertée et politicienne lancée par les centrales, de France Télécom à l'EN, du public au privé.

La seule compassion juste pour l'équilibre des profs malmenés par de petits malotrus ignares et violents justifierait-elle à elle seule ce changement radical d'angle d'attaque ?
Ces jeunes 'apprenants', que l'on disait assoiffés de connaissances mais frustrés par le manque de moyens et de personnels, ne seraient plus au centre du système scolaires ? Allons donc ! Ils le restent, détrompez-vous. Quel que soit leur comportement, ils ont des excuses au sommeil en cours et au coma éthylique, à l'absentéisme chronique et travail non fait, aux provocations gratuites et aux violences haineuses.

Il faut sauver le hussard noir de la République

La souffrance des enseignants n'est évidemment pas la motivation profonde, juste et morale des syndicats. Elle est présentée à l'opinion comme une souffrance transversale à toutes les professions et secteurs. Tous les travailleurs doivent être convaincus qu'ils partagent le même harcèlement psychologique.


Désormais, tous ensemble victimes de la course à la rentabilité et soumis aux humiliations d'une hiérarchie inhumaine.

N.B. Deux mots à propos de Philippe Benassaya

Exceptionnellement, ce bouquin n'est pas un livre pour le compte de personnalités du monde politique et associatif.

Né en 1964 et à la tête d'un …DEA d'histoire, à l'âge de 25 ans (1989), il est aussitôt employé à la Caisse des dépôts et consignations. Mais il faut dire aussi que dès l'âge de 18 ans, il était entré dans une association humanitaire spécialisée dans l'aide aux Refuzniks d'URSS et participa à plusieurs opérations « coup de poing » devant l'ambassade d'URSS et dans des meetings procommunistes.
Il est engagé à la ...LICRA, dont il brique la présidence en 2010.

jeudi 19 novembre 2009

Le nouveau lycée est annoncé

Les syndicats en ont eu la primeur !...
Albert Dubout, 1952


Après le discours de Nicolas Sarkozy,le 13 octobre dernier, le ministère de l'Éducation dévoile les changements à venir.


Concertation, dialogue et gestation

Depuis le 13 octobre et les annonces de Nicolas Sarkozy sur les grandes lignes de la réforme du lycée,
Luc Chatel, ministre chargé «d'orchestrer la réforme», avait entrepris un tour de France fait de pédagogie et de prise du pouls lycéen.
Le ministère doit donc annoncer jeudi 19, au Salon de l'éducation, les contours plus précis du nouveau lycée, qui ont été présentés aux syndicats lundi dernier: à tout seigneur, tout honneur... L'esprit de ce qu'avait fixé le Président de la République est respecté, mais décliné dans des choix concrets d'horaires, de contenus et d'organisation.


• Une classe de seconde «d'exploration»

L'ancienne seconde de «détermination» laissera place à une seconde «d'exploration». Ce qui signifie que le tronc commun intégrera les matières principales, auxquelles viendra s'ajouter la deuxième langue vivante.
Les anciens modules de français, d'histoire-géographie (et de maths ?)… laisseront la place aux deux heures d'accompagnement.
Les élèves choisiraient en début d'année au lycée (et non plus dès la fin de la 3e) deux enseignements d'exploration de 1 h 30. Parmi ces enseignements, les sciences économiques et sociales (ou SES, qui perdraient donc 1 h 30, alors qu'elles étaient appelées à disparaître), les options technologiques et de nouvelles matières intitulées «méthodes et pratiques scientifiques», «littérature et monde contemporain»… Le latin, le grec (une teinture-mère, à l'ère du web...) et la LV3 (langue régionale, à l'heure de l'Europe ? )conserveraient 3 heures par semaine.


Une première avec tronc commun


La grande nouveauté de la première est la création d'un tronc commun regroupant les élèves des trois filières, L, ES et S, pour le français, l'histoire-géographie, les deux premières langues vivantes, traitées par groupes de niveau, l'éducation physique et sportive et l'éducation civique, juridique et sociale. Les mathématiques ne feraient pas partie du tronc commun.

  • La filière S comporterait un enseignement de mathématiques et de sciences physiques et SVT aux horaires légèrement diminués;
  • la filière ES resterait inchangée:
  • et la filière L comporterait, en plus d'un enseignement de 2 heures de littérature française et de 2 heures de littérature étrangère, des options de mathématiques, langues antiques et LV3.
  • L'heure de travaux personnels encadrés (TPE) serait maintenue.

    • Une terminale spécialisée

    La principale innovation en terminale serait le regroupement du programme d'histoire-géographie du lycée sur les deux années de 2nde et 1re, afin de laisser la place en terminale à un enseignement de «méthodes et outils» devant préparer aux études supérieures.
  • En filière L apparaîtrait un enseignement de «droit et grands enjeux du monde contemporain».

    • Accompagnement, soutien et vie lycéenne

    -> Sur les trois années, les horaires disciplinaires diminueraient donc de 1 h 30 à 2 heures, la filière S gardant 1 h 30 de plus que la filière L.
    -> Ce temps libéré servirait aux deux heures d'accompagnement, qui comprendront du soutien, de l'approfondissement et de l'orientation.
    -> Les professeurs devraient prendre en tutorat un élève ou un groupe d'élèves qu'ils suivraient sur les trois années.
    -> D'autre part, comme annoncé par Nicolas Sarkozy, des stages de remise à niveau et des stages passerelles devraient être organisés pendant les vacances pour permettre aux élèves de changer de filière en cours d'année.
    -> Enfin, un volant d'heures «globalisées», hors disciplines, sous le contrôle du conseil pédagogique du lycée, devrait organiser un début d'autonomie des établissements.
    Et selon le vœu du président, les lycéens géreront un service de vidéo à la demande dont ils choisiront eux-mêmes la programmation.

  • Attendons-nous aux reproches a priori habituels
    Tout dépend des moyens financiers et des effectifs:
    le compte n'y est pas !

    vendredi 11 juillet 2008

    Fournitures scolaires, accord gouvernement-distribution sur le maintien des prix

    L'amère Royal, la FSU et la FCPE cachent leur joie…
    Si Sa Cynique Majesté Royal veut bien cesser de polariser l'attention sur son état , PaSiDupes va profiter de ce court répit pour s'intéresser au pouvoir d'achat des Français...
    Fin août 2007, le ministère de l'Education avait annoncé que son ministre, Xavier Darcos, allait négocier avec les principales enseignes de la grande distribution des prix moins élevés sur quelques fournitures scolaires. C’était tardif et la portée des accords avait été limitée. Pourtant, une fois négociée, cette liste avait été transmise aux établissements scolaires, les enseignants ayant comme consigne de s'y référer dans leurs demandes de fourniture aux élèves.

    Par ailleurs, à partir du 20 août 2007, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) avait commencé à verser l'Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) 2007, destinée aux familles avec des revenus modestes ayant des enfants scolarisés de 6 à 18 ans.
    Elle s'élève à 272,57 euros par enfant et par an, soit 4 euros cinquante de plus qu'en 2006, où le montant de l'ARS avait été de 268,01 euros. Le 4 juillet, le Premier ministre François Fillon avait indiqué que l'allocation de rentrée scolaire ne devrait pas augmenter plus que l'inflation.
    Pour la deuxième année consécutive, les CAF avaient également versé aux étudiants boursiers qui quittent le domicile parental l'"allocation pour l'installation étudiante" (Aline), dont le montant s'élève à 300 euros. Objectif: “réduire le coût de la rentrée pour les familles“.
    Objectif: “réduire le coût de la rentrée pour les familles"
    Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, a annoncé jeudi un accord avec les enseignes de la distribution, qui se sont engagées à vendre les fournitures scolaires essentielles au même prix que l'an dernier ou à prix coûtant.
    Le ministre de l'Education nationale a annoncé la nouvelle au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec les dirigeants de la grande distribution et les associations de parents d'élèves, pour discuter comme l'an dernier des prix sur une liste de fournitures scolaires essentielles. «Les prix seront soit maintenus par rapport à 2007, soit moins chers, soit à prix coûtants», a expliqué Xavier Darcos.
    Sur le site de RTL - Tous les sons , vous pouvez entendre
    1- les grandes enseignes :
    2- des parents au cours de leurs achats à Bordeaux

    On entendra qu’une baisse de 0,60 € sur un cahier, c’est négligeable pour certains, mais que ce n’est donc notable qu'en cas de hausse…
    3- la représentante de la PEEP
    Un achat lourd de calculette à 200€ est certes la rançon de la gloire d’être en section scientifique, mais que la présidente conteste cet investissement occulte les colossales dépenses consenties en cours particuliers de maths par un nombre étonnants de parents, pour maintenir artificiellement leurs enfants dans ces sections pour lesquels ils ne sont pas naturellement faits. Nous avons tous des exemples de parents qui réservent, dès la troisième, un contingent d’heures de leçons particulières pour les trois années de lycée à venir… Rien de tel en section L !
    4- la liste « à prix serrés » arrive
    Comme les années précédentes, la liste d'une quarantaine de «fournitures essentielles» va des cahiers et copies aux stylos, crayons ou feutres en passant par les agendas, les trousses et les cartables. Cette liste à laquelle cet accord s'applique, a été dressée par le ministère de l'Education avec la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) et l'association familiale Familles de France. Leurs présidentes respectives, Anne Kerkhove et Christiane Therry, ont salué cet accord lors de la conférence de presse.
    5- Mais, le 20 juin 2008, la Confédération syndicale des familles la jouait dubitative...

    Les groupes de distribution parties prenantes sont Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leclerc, Lidl et Système U. Le ministère n'a pas chiffré de coût moyen de la rentrée grâce à cette initiative, mais Xavier Darcos a cité le chiffre de 40 euros pour un élève de primaire. Un seul groupe, Auchan, a cité des chiffres pour ses magasins: 38,65 euros en primaire, 77 euros au collège et 64,20 euros au lycée. Et le 10 juillet au matin, Leclerc a publié une publicité dans les journaux assurant que «le cartable de monsieur Darcos est moins cher chez E.Leclerc».Ils ont tous le mérite - à leurs manières- de participer, plutôt que de se joindre aux professionnels du doute et de ne rien faire !

    Xavier Darcos a précisé qu'il allait recommander par circulaire ministérielle aux enseignants de limiter la prescription d'achats de fournitures scolaires, en se référant à cette liste dans la mesure du possible. Il a évalué son coût moyen à "environ 40 euros" pour le primaire.
    Or, la FSU, syndicat d’enseignants de gauche, ne s’est pas exprimée pour se féliciter d’un accord qui protège les familles défavorisées et le pouvoir d’achat de tous. Après la rafale de grèves dans l’Education nationale, ce silence est indécent.
    La FCPE, fédération de parents d’élèves sur la même ligne que la FSU, n’a pris la peine d’exprimer sa satisfaction, ce qui est un manquement grave, si elle est véritablement au service des familles, et non pas seulement opposée à tous les gouvernements de droite.
    Le boycottage de certains enseignants n'est pas à exclure...

    Les familles apprécieront sans doute et sauront s’en rappeler lors des élections aux fédérations de parents d’élèves. Elles choisiront leurs représentants en fonction de cet accord pour récompenser cet effort de dialogue constructif et ses résultats positifs dont ils bénéficient.

    lundi 28 avril 2008

    La parole à un lycéen libre des syndicats enseignants

    À qui profitent les manifestations de lycéens ?
    article paru dans le Figaro du 23/04/2008, par Pierre Schweitzer.
    Pierre Schweitzer (photo) est analyste à Liberté Chérie, jeune association libérale militante. Il revient sur les manifestations de lycéens et s'interroge sur la portée d'un mouvement qu'il estime manipulé par les syndicats d'enseignants.
    Depuis quelques semaines les lycéens manifestent contre les 11 000 suppressions de postes annoncées par Xavier Darcos [ce ne sont pas tous des postes d'enseignants et une large part est compensée par des heures supplémentaires]. L’observateur attentif aura vite remarqué que la proportion de lycéens dans les cortèges est de moins en moins grande. Ils ont été rejoints et dépassés par des bataillons de syndicalistes de tous horizons (et accessoirement par des casseurs profitant de l’agitation grandissante). On a vu Force Ouvrière, le SNES, la FSU, [l'UNSA et] SUD, et d’autres défiler contre les propositions de réformes du gouvernement Fillon. Les Français devant leur télévision doivent penser que le mouvement est important, qu’il s’amplifie et que les bouleversements annoncés doivent être de taille.
    Pourtant, la réalité est bien éloignée de cela. Et une simple réflexion sur les motivations des manifestants permet de mieux appréhender les problèmes posés aujourd’hui.
    Prenons d’abord les lycéens : pourquoi se priveraient-ils d’aller manifester sur leurs heures de cours alors que les professeurs et tous les syndicats les y encouragent et les persuadent que c’est une forme de résistance contre un gouvernement anti-jeunes et dont le seul désir serait de donner toujours moins à l’éducation ? Il est indéniable que le plaisir de descendre dans la rue et l’aspect festif et convivial d’une manifestation sont le moteur principal de ce mouvement. Les syndicats sont dans une problématique un peu différente. Pour eux, qui vivent de la contestation et des subventions publiques, il s’agit de préserver le statu quo. Ils savent que la réforme appelle la réforme et qu’il ne faut pas céder un pouce de terrain. La suppression de 11 000 postes est dérisoire en regard des 1,2 millions d’employés de l’Education Nationale. Selon les chiffres publiés par le Ministère de l’Education Nationale, entre 1990 et 2006, les effectifs du secondaire ont baissé de 5% quand dans le même temps, le budget alloué au secondaire a augmenté de 33% en euros constants.
    Mais les syndicats doivent impérativement démontrer leur force, leur capacité d’agitation médiatique et populaire. Si ils se mobilisent autant pour si peu, que feront-ils si une vraie réforme de l’éducation se profile un jour ? Les hommes politiques en ont déjà des frissons, l’intimidation ne fonctionne que trop bien depuis des décennies. Par la somme des privilèges dont ils jouissent, les syndicats ont beaucoup plus à perdre au changement que ce que chaque Français pris individuellement n’a à y gagner. Les vraies réformes, celles que les syndicats redoutent, ne sont hélas pas à l’ordre du jour. Notre système est malade : on ne cesse d’y injecter des moyens et de l’argent alors que le niveau baisse et qu’en sortent des générations où le chômage oscille entre 8% et 10% alors que des centaines de milliers d’offres d’emplois restent insatisfaites ! L’Education Nationale souffre de l’absence de concurrence, de la centralisation et du gigantisme. Il est urgent de libérer l’offre de savoir et d’éducation. Les parents devraient pouvoir choisir l’établissement de leur enfant librement. Les établissements mal gérés, avec de mauvais professeurs [parmi eux] et incapables d’offrir une éducation satisfaisante seraient désertés et n’échapperaient à la fermeture qu’en améliorant leur offre éducative.[Qu'ils se contentent d'instruction !] Les bons établissements ne tarderaient pas à émerger et avec eux les méthodes qui font leurs preuves. Il faut décentraliser les décisions matérielles et pédagogiques pour les transférer aux différents établissements. Comme on peut le voir pour les universités, le gouvernement actuel semble avoir compris que l’autonomie des établissements scolaires est plutôt une bonne chose.[Ca se discute, considérant la propension de bon nombre d'enseignants à ignorer les programmes et à n'en faire qu'à leur tête, un mal qui explique déjà la désorganisation actuelle du système] Néanmoins, tant que les chefs d’établissements ne pourront pas réellement gérer leur personnel, c'est-à-dire en assurer l’embauche [sur quels critères, puisqu'ils ne sont pas compétents dans toutes les disciplines et souvent pas dans la leur puisqu'ils l'ont abandonnée...], la gestion des carrières [les petits chefs existent déjà], et éventuellement pouvoir licencier les mauvais éléments [les professeurs devraient pouvoir licencier pareillement les nombreux chefs d'établissements incapables et odieux qui sont venus se refugier dans l'administration du fait de leur incapacité à résister face à une classe!], l’autonomie ne sera qu’une coquille vide de sens.[l'autonomie est une notion tarte à la crème] De même, un programme doit tenir compte de certaines spécificités. Chaque lycée, chaque région a ses propres caractéristiques et nécessite des adaptations que l’Education Nationale interdit [ce qui est faux car elle s'adapte au bassin d'emploi, mais n'est certes pas assez souple et réactive]. Enfin, la scolarité coûte cher et chaque français en paye l’intégralité. Ils doivent donc en avoir pour leur argent. Il est donc urgent de sortir du système actuel qui subventionne les établissements scolaires indépendamment de leurs résultats, pour aller vers un système où la subvention bénéficierait directement à l’élève : le système dit du « chèque éducation ». L’établissement choisi par les parents d’un élève [gare à l'effet moutonnier]recevra ce bon, et se fera ainsi payer par l’Etat [attention à la retape démagogique].
    Une réforme efficace du système éducatif ne pourra reposer que sur ces trois piliers combinés : la liberté de choix des parents de l’établissement dans lequel ils pourront mettre leurs enfants, l’autonomie des établissements scolaires [les familles devront-elles déménager pour accéder à l'établissement de leur convenance?] et la responsabilisation des chefs d’établissements [ce qui ne règle pas le problème de leur recrutement], enfin, un modèle de financement subventionnant l’élève et non plus l’établissement. Ainsi seulement, nous pourrons restaurer la responsabilité des établissements, des enseignants et des parents, tout en garantissant à tous un meilleur accès à l’enseignement. Toute réforme ne traitant qu’une des dimensions du problème sans traiter les autres est voué à l’échec.
    Ne suffirait-il pas de virer parents et syndicats des instances décisionnaires des établissements pour que leur gestion soit effectuée par des pédagogues professionnels plus étroitement contrôlés et que les directives ministérielles soient enfin appliquées par les professeurs, telles que les élus de la nation les auront votées.