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vendredi 20 novembre 2009

Education: nouvel angle d'attaque des syndicats

Le syndicat SUD réussit à sensibiliser Le Monde

Parents, PaSiDupes ne vous laisse pas ignorer ce qui se passe dans de trop nombreuses classes, dont peut-être celle de votre fils ou fille.
Car ne voilà-t-il pas que Le Monde écoute et diffuse le témoignage d'une professeure qui ose dire ce que la plupart essaient de dissimuler.

L'article intégral du Monde daté du 21 novembre et intitulé:

Opération "zappe ton prof" dans un lycée parisien
« C'est parce qu'une enseignante veut faire cours que des élèves d'une classe de terminale technologique du lycée parisien Jean-Lurçat (13e arrondissement) tentent d'en changer. Claudine Lespagnol n'est pas une débutante. A 58 ans, dont huit dans l'établissement, elle n'a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d'anglais. Et ne souhaite plus voir "des filles s'y maquiller, miroir en main, ou s'épiler le sourcil", situation que dénonce une autre enseignante de la même classe.

Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, "un peu sévère... enfin, si l'on considère que leur demander de ranger leur téléphone - sans le leur confisquer, puisque nous n'avons pas le droit -, c'est être sévère". Pour certains élèves, c'est insupportable.

Le 20 octobre, ils signent - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui "conseillent vivement d'opérer un changement de prof". La proviseur aura eu beau leur expliquer son refus, le groupe ne lâche pas prise, et sous la signature "la TSTG2" - terminale sciences et technologie de la gestion - adresse une missive au professeur, à qui ils viennent de voler une clé USB.
Ils lui conseillent "de procéder à un changement d'attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours". Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d'un cran leur registre de langage, ils ajoutent : "Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc..." Mme Lespagnol a déposé une plainte pour cette lettre, les menaces verbales qui l'ont précédée, et le vol de sa clé USB.

Depuis jeudi 19 novembre, les enseignants de ce lycée de plus de 1 200 élèves ont débrayé. La proviseur est en arrêt-maladie. Lundi 23, l'inspecteur d'académie devait dire à la classe "combien ces faits sont inacceptables". Mais il reconnaît que "la sanction collective n'existe pas".
De leur côté, une partie des enseignants se trouve[nt] bien peu soutenu[e]s par leur direction
[Nous y voilà !]. Selon Marie-Hélène Fougeron, professeur et militante de […] SUD, aurait "été évoquée l'idée de changer l'enseignante d'anglais au nom de "la continuité du service public" ". Reste à savoir si cette continuité du service public d'éducation, c'est d'être devant la classe ou bien d'assurer un cours. »

Que voulez-vous ajouter à ça ?
Une compassion malsaine
Que la situation à France Télécom n'est pas un cas isolé, quoique monté en épingle, est une vérité de longue date. Dans la police, vilipendée et accusée a priori, ou dans le monde pénitentiaire, où la population n'est pas plus angélique dedans que dehors, les conditions de travail sont extrêmement difficiles. La pénibilité du travail est depuis longtemps dénoncée mais ridiculisée dans l'Education Nationale.

Il convient de rappeller que si les patrons ont, partout et en tous temps, été des exploiteurs, ce sont désormais des oppresseurs et des monstres froids, tous autant qu'ils sont.

Or, voici que la gauche fait la découverte des suicides dans l'Education Nationale.
L'image de ces « privilégiés fainéants » intéresserait-elle soudainement la FSU ? On l'a vu, le montant des crédits et les effectifs ne mobilise plus. Les syndicats de professeurs abandonnent donc ce thème fédérateurs d'enseignants et de parents militants, le temps de tester un nouveau mot d'ordre.

Les enseignants ont pourtant depuis longtemps la tête sous l'eau: ils ont appris les techniques de l'apnée, à défaut des arts martiaux. L'approche du mal-être enseignant par les syndicats n'est plus comptable; elle est psychologique. L'oppposition a déclaré cause nationale l'équilibre menacé des enseignants, comme les autres. Opération concertée et politicienne lancée par les centrales, de France Télécom à l'EN, du public au privé.

La seule compassion juste pour l'équilibre des profs malmenés par de petits malotrus ignares et violents justifierait-elle à elle seule ce changement radical d'angle d'attaque ?
Ces jeunes 'apprenants', que l'on disait assoiffés de connaissances mais frustrés par le manque de moyens et de personnels, ne seraient plus au centre du système scolaires ? Allons donc ! Ils le restent, détrompez-vous. Quel que soit leur comportement, ils ont des excuses au sommeil en cours et au coma éthylique, à l'absentéisme chronique et travail non fait, aux provocations gratuites et aux violences haineuses.

Il faut sauver le hussard noir de la République

La souffrance des enseignants n'est évidemment pas la motivation profonde, juste et morale des syndicats. Elle est présentée à l'opinion comme une souffrance transversale à toutes les professions et secteurs. Tous les travailleurs doivent être convaincus qu'ils partagent le même harcèlement psychologique.


Désormais, tous ensemble victimes de la course à la rentabilité et soumis aux humiliations d'une hiérarchie inhumaine.

N.B. Deux mots à propos de Philippe Benassaya

Exceptionnellement, ce bouquin n'est pas un livre pour le compte de personnalités du monde politique et associatif.

Né en 1964 et à la tête d'un …DEA d'histoire, à l'âge de 25 ans (1989), il est aussitôt employé à la Caisse des dépôts et consignations. Mais il faut dire aussi que dès l'âge de 18 ans, il était entré dans une association humanitaire spécialisée dans l'aide aux Refuzniks d'URSS et participa à plusieurs opérations « coup de poing » devant l'ambassade d'URSS et dans des meetings procommunistes.
Il est engagé à la ...LICRA, dont il brique la présidence en 2010.

lundi 21 septembre 2009

Le Point vise le Fouquet’s pour atteindre Thomas Fabius

La face révélée d’une presse qui pue

Le magazine Le Point n’est pourtant pas le plus abject des organes de presse. Or, il fait cette fois jeu égal avec le pire de la presse écrite, la cyber-presse exclue.
Dans son numéro du 17 septembre dernier, l’hebdomadaire aborde l’affaire qui suit sous un angle révélateur des prudences et des ambiguïtés de la presse, lorsqu’il s’agit des grands de ce petit monde hexagonal.


Ménager la chèvre et le chou (gras)

Le point de vue adopté
par les auteurs de la révélation que recèle l’article est remarquable. Outre qu’ils se sont mis à trois pour rédiger 2000 mots et se sont soumis à une certaine autocensure, sans toute fois réussir à taire l’affaire, les journalistes d’investigation du Point ont eu l’habileté de révéler le pot aux roses, mais sans trop en dire, tout en insinuant que l’arbrisseau cache la forêt amazonienne.

Une méthode singulière ?

La fielleuse méthode adoptée de conserve par les trois larrons consiste à attaquer un présumé innocent qui, incidemment, se trouve être le fils cadet du plus jeune premier ministre de la France, et cela en affectant de dénoncer une pratique qui serait particulière à un hôtel-restaurant de luxe des Champs-Elysées déjà vilipendé pour avoir accueilli le président et ses amis, au soir de la victoire du 6 mai 2007.
A la lâcheté s’ajoute l’hypocrisie.

A vous de juger sur pièce.

Voici le verbatim de l’article qui vise le Fouquet’s pour atteindre le fils de…:

ARGENT - LA FACE CACHÉE DU FOUQUET’S



Depuis que Nicolas Sarkozy y a fêté son élection, le Fouquet's est l'épicentre du Tout-Paris. Ce que l'on sait moins, c'est que le fleuron du groupe Barrière peut aussi servir parfois de poste restante pour l'argent de certaines personnalités. Une pratique qui apparaît au grand jour à l'occasion d'un litige commercial entre Thomas Fabius, le plus jeune Fils de l'ancien Premier ministre socialiste, et deux chefs d'entreprise avec lesquels il était en affaire pour un projet de cartes à puce. Dans une plainte pour « abus de confiance et escroquerie » déposée contre
Thomas Fabius
, l'un des protagonistes, Ali Hamani, un chef d'entreprise d'origine algérienne, explique avoir déposé le 27 juin 2009,à la conciergerie de l'hôtel, 16.000 euros en liquide à l'attention du fils de l'ancien Premier ministre. Puis, le lendemain, 4.000 euros encore. Chaque fois, Ali Hamani repart avec un reçu (voir document dans Le Point). Rebelote le 16 juillet 2009. Ali Hamani se rend en début de soirée à l'hôtel Fouquet’s pour y remettre un sac supposé contenir 48.000 euros en espèces et un chèque de 12.000 euros. «Thomas Fabius m'a appelé pour me dire: "
Dès ton arrivée au Fouquet’s, tu me passes la responsable pour que je lui donne les instructions. Ce n'est pas la peine qu'elle compte l'argent qui est dans le sac. La somme est trop importante, ça ne les regarde pas."» Le personnel remet alors un reçu au chef d'entreprise, sans cette fois en indiquer le montant. Le lendemain, Thomas Fabius se rend au Fouquet’s récupérer la somme.
Quel intérêt a eu l'hôtel de servir de «boîte aux lettres» à Thomas Fabius, qui n'avait pas réservé de chambre?
Une faveur à l'égard d'un fils de ministre qui est un habitué de l'établissement ? Jointe par Le Point, la direction du groupe Barrière déclare découvrir l'affaire et «mener actuellement des investigations approfondies pour comprendre et analyser les informations qui ont été portées à [sa] connaissance» tout en assurant: «
II s'agit d'un cas isolé, comme l'explique un policier de la Financière, qui découvre le procédé. Aujourd'hui, les banques signalent systématiquement les mouvements d'argent liquide suspects; avoir recours aux services d'un hôte permet d'échapper à Tracfin».
Quant à l'avocat de Thomas Fabius, Cyril Bonan, qui s'apprête à déposer plainte pour « extorsion, chantage et dénonciation calomnieuse », il assure que son client « a été manipulé et menacé»
• JMN-HICHEI DÉCUGIS, CHRISTOPHE LABBÉ ET ARMEL MEHANI