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mercredi 23 août 2017

France : tout terroriste est-il un "déséquilibré" ?

La France est dans le déni des actes terroristes sur son territoire et se refuse à nommer les islamistes

"Un tiers" des personnes signalées radicalisées "présentent des troubles psychologiques"

Résultat de recherche d'images pour "psychiatrie et terrorisme"Or, les personnes fichées atteintes de troubles psychologiques seraient quelques 5.800, indique le ministre de l'Intérieur.
Les  auteurs, présumés ou avérés, des dernières attaques présentent des profils corroborant ce chiffre, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Dans le "FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation), nous considérons qu'à peu près un tiers (des personnes) présentent des troubles psychologiques", a déclaré le ministre ce mardi sur BFMTV. Environ 17.400 personnes sont recensées dans le FSPRT, créé en 2015, selon un rapport sénatorial publié au printemps.

Au lendemain du drame en Seine-et-Marne où un homme avait foncé avec sa voiture dans la foule en terrasse d'une pizzeria, tuant une adolescente et faisant 12 blessés, le 14 août, Gérard Collomb avait déclaré vouloir mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres "pour identifier les profils qui peuvent passer à l'acte". Etablir un portrait-robot ? A partir de l'âge scolaire ?

Impliquer le milieu médical
"Il est clair que le secret médical c'est quelque chose de sacré mais en même temps, il faut trouver le moyen qu'un certain nombre d'individus, qui effectivement souffrent de troubles graves, ne puissent pas commettre des attentats", a insisté de nouveau mardi matin le ministre de l'Intérieur.
Il a notamment cité le cas de l'individu qui lundi a tué une passante et blessé une autre à Marseille en fonçant sur deux abribus à bord d'une camionnette.
"Il sortait de clinique psychiatrique. Il avait des antécédents de prison et il assassine une personne. Il faut réfléchir sur ce genre de prisme", a estimé le ministre. Ce n'est pas du terrorisme (...) mais on a de l'imitation. Un certain nombre d'esprits faibles peuvent se laisser entraîner à des actes de mimétisme."

Les psychiatres doivent-ils vraiment entrer dans la lutte contre le terrorisme ?

L'attaque s'est déroulée dans un quartier commerçant très fréquenté de Stockholm.C'est l'idée défendue par le ministre de l'Intérieur au lendemain de deux attaques menées par des individus qualifiés de "déséquilibrés" par les services de police, sans aucune compétence médicale et a fortiori psychiatrique, en la matière. 

Et pourtant, ils empruntent un mode opératoire islamiste, notamment en utilisant une voiture-bélier, selon les recommandations de l'Etat islamique:
La camionnette qui a foncé dans la foule lundi soir à Nantes.
à Nantes, en décembre 2014, photo ci-contre, une camionnette fonce dans la foule du marché de Noël : Sébastien S., 37 ans, "a heurté avec son véhicule des piétons" en plein cœur de la ville, faisant au moins onze blessés, dont cinq graves. La procureure de la République évoque un "cas isolé", écartant tout "acte de terrorisme". "Si c'est un islamiste radical, alors c'est un converti, car le nom de famille est de consonance clairement européenne", spéculait un policier local, juste après l' "accident". "Ce n'est pas un accident, c'est une rue piétonne à accès contrôlé. C'est quelqu'un qui avait évidemment une intention criminelle", a conclu un témoin présent sur le marché, François de Rugy, alors député écologiste de Loire-Atlantique et actuel président de l'Assemblée;

à Berlin, le 19 décembre 2016, le Tunisien Anis Amri avait foncé à bord d'un camion sur un marché de Noël en plein centre de Berlin, faisant 12 morts et 48 blessés,à Heidelberg en février 2017 (armé d'un couteau, l'homme souffrait de troubles psychiatriques, selon le quotidien populaire allemand Bild);

à Stockholm, en février, quand un poids lourd a foncé sur les piétons au croisement d'une artère du centre-ville et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale suédoise, faisant quatre morts et douze blessés.: les autorités suédoises ont rapidement évoqué la piste d'un attentat;

à Londres, le 22 mars : Khalid Masood avait foncé avec sa voiture dans la foule sur le pont de Westminster, faisant au total quatre morts et une cinquantaine de blessés et avait ensuite poignardé à mort un policier avant d'être abattu dans la cour du Parlement;

à Nice, le 14 juillet 2016, jour de la Fête nationale, un autre Tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avait quant à lui lancé son poids lourd sur la foule sur la Promenade des Anglais, tuant 86 personnes et faisant plus de 400 blessés.
Un mode opératoire préconisé par Daesh Ces trois attaques avaient été revendiquées par les islamistes de Daesh. Leur mode opératoire répond d'ailleurs à des préconisations formulées par l'organisation djihadiste en 2014, dans son magazine de propagande Inspire. Daech y appelait ses combattants à "utiliser un camion comme une tondeuse à gazon"."Allez dans les endroits les plus densément peuplés et prenez le maximum de vitesse pour faire le plus de dégâts. Si vous avez accès à une arme à feu, utilisez-la pour finir le travail", écrivait l'organisation terroriste.
A la même époque, Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de Daesh, avait justement appelé à utiliser cette méthode pour commettre des attaques contre les pays occidentaux. "Comptez sur Allah et tuez-les de n'importe quelle manière", avait-il déclaré dans un message publié en plusieurs langues, précisant: "Si vous n'avez pas d'arme, frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, ou écrasez-le avec votre voiture". 
En Seine-et-Marne, le 14 août dernier, un homme avait foncé sur la terrasse d'une pizzeria à Sept-Sorts, , tuant une jeune fille de 12 ans. 

A Marseillelundi, la scène se reproduisait quand un homme a foncé avec son véhicule sur deux abribus. Là encore, une femme a perdu la vie (aujourd'hui, on ne meurt plus et hier encore on "trouvait la mort"...) A chaque fois, la thèse terroriste a été écartée : la piste d'un acte de "déséquilibré" est privilégiée.

Le gouvernement saisit le prétexte d'un "acte isolé" pour affirmer qu'il a affaire à l'acte d'un "déséquilibré." Un cas de figure appelé à se développer, car c'est une incitation de Daesh et qui ne nécessite qu'une logistique légère.

Collomb a lancé a une concertation avec le ministère de la Santé pour une collaboration entre services de police et psychiatres

"Un certain nombre d’esprits faibles qui voient ce qu’il s’est passé veulent passer à l’acte pour imiter, banalise Gérard Collomb sur BFMTV et RMC. Ça, c'est grave et c'est ce contre quoi il faut se prémunir."

jeudi 2 février 2012

Une "mal logée" violemment jetée au sol par le service d'ordre de la gauche dite "molle"

Des gros bras de Hollande exercent des violences sur une femme

Terrassée parce que femme ?

L'entarteur de Sa Cynique Majesté Royal avait-il été violemment plaqué au sol, en 2006 ?

Qu'a donc fait de plus Claire Seguin ?
Est-ce une terroriste ? Simplement une prof de lettres de 45 ans, un peu gauchiste sur les bords, les bords certes extrêmes de la gauche que ne renient pas Mélenchon, Poutou et Arthaud.

Ils étaient à quatre hommes pour la maîtriser
La réaction du service d'ordre est manifestement disproportionnée à l'action de la ménagère.
Lien PaSiDupes: "
Le 'Triomphant' Hollande se fait enfariner par une faible femme "

Le candidat, qui n'a pas été blessé, avait alors dédramatisé ce geste de colère.
Pourtant, il évoqua aussitôt l' "irresponsabilité" de cette femme, qui bien que prononcée à chaud et a priori, fut effectivement retenue contre la "mal logée" animée par un "vent de révolte" à laquelle l'ex-concubine du candidat invita tous les défavorisés.

Le jésuite aurait depuis fait dire qu'il n'a pas l'intention de déposer plainte.
La malheureuse désespérée a été déclarée "apparemment" psychologiquement perturbée, mais que dire des sus-nommés ?

Le candidat Hollande peut-il incarner plus longtemps la "gauche sociale" ?
Riton Emmanuelli (photo de droite) et Jumbo-Hamon, autres socialistes radicaux, sont-ils psychologiquement équilibrés ?
Solidaires, vont-ils condamner les violences des nervis du service d'ordre ?


Le sort réservé aux opposants du PS

Avant d'être placée en garde à vue dans un commissariat du XVe arrondissement, la manifestante a été "admise" mercredi soir à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP).
En URSS, pour les opposants, ils avaient le goulag.

Le PS se justifie de l'internement de la Lilloise "en raison de son état", mais est-ce la cause de son coup de sang ou la conséquence de sa désespérance ? L'irresponsabilité des services sociaux de la ville n'est-elle pas cruellement mise en cause ?

ENTENDREla contestataire interpeller Martine Aubry, maire de Lille, le 15 décembre 20011:

Il est clair que cette dame ne bénéficie pas de l'écoute à laquelle elle a droit, bien qu'elle s'efforce de sensibiliser la mairie à son cas depuis plusieurs semaines. Pourtant, Claire Seguin s'exprime de façon tout à fait sensée et semble avoir toute sa tête.
L'enfarineuse pourrait-elle porter plainte pour coups et blessures contre la garde rapprochée hollandiste ?

Hollande paie son refus des gardes du corps de la République

Hollande n'est pas bien sûr...


Hollande naturellement poivre et sel:
une teinture jais ruinée;
encore du faux !

Le candidat socialiste est vulnérable

Probablement habitué des scènes de ménage, François Hollande a voulu dédramatiser l’agression physique dont il a fait l'objet, de la part d'une admiratrice, le 1er février. "Ce sont les risques du métier ! " a estimé cette bonne pâte ! Alors que le candidat socialiste à la présidentielle était en train de signer le contrat social de la Fondation Abbé Pierre contre le mal-logement , une "pâtissière" lui a lancé un sac de farine à la tête...

La ménagère de moins de 50 ans, Claire Seguin, est connue à ...Lille.


Chandeleur à risques


Le 14 décembre 2011, elle a perturbé en direct la matinale de France Inter qui se tenait dans la ville en présence de Martine Aubry. D'où l'idée machiavélique qui aurait point, selon certains, dans l'esprit pervers de l'amère de Lille, spécialiste des complots en tous genres.
Le 29 décembre 2011, la Lilloise a remis cela lors de l’hommage lillois à Pierre Mauroy pour sa retraite politique. Cette quadragénaire tient un blog dans lequel elle se dit victime d’un harcèlement et dénonce des atteintes à sa vie privée, assurant notamment être " reconnue " lorsqu’elle voyage à l’étranger. Des propos pas toujours cohérents, comme ceux qu’elle a tenus hier après son interpellation. Le PS fait déjà passer la brave dame pour folle...

La manifestante a laissé un petit tract
Voici ce qu’on y lit : " Une vie détruite sur la base de calomnies répandues par une intelligentsia corrompue. Déni de justice à Lille : jusqu’où iront les Sarkobry ? ". La plaignante, qui se dit professeur de lettres, se déclare " victime " d’ "atteintes à la vie privée et aux libertés."


Hollande est entouré d'amateurs

Comme la gouvernance d'un pays, la protection des politiques est un exercice difficile.
" Ce qui s’est passé est anormal, commente un policier anonyme du service de protection des hautes personnalités (SPHP). Sur une estrade, un candidat doit être à l’abri d’une attaque comme celle-là. Sur les images, on voit que l’escorte est trop loin et mal placée, d’où une réaction ferme, mais tardive. "
Lien PaSiDupes:"Hollande discrimine les policiers étiquettés à droite"
" Les candidats n’aiment pas une présence trop massive et trop rapprochée de policiers, cela nuit à leur image [et à leur intimité], mais il faut parfois leur imposer nos méthodes et bien répartir les rôles entre policiers et gardes du corps privés ", poursuit un membre du SPHP.

En juin dernier, Nicolas Sarkozy avait été pris à partie lors d’un déplacement à Agen (Lot), mais au cours d'un bain de foule auquel le Chef de l'Etat s'était prêté. Bien que la proximité n'ait cette fois rien de commun, " là encore, l’escorte était trop loin et il y avait un élu entre les membres de la sécurité et le président ", considère un policier, qui ajoute : " Hier c’était de la farine, mais cela aurait été de l’acide, c’était pareil. "


Le 16 juin 2006, sur le parvis de la gare de ...La Rochelle,
la Cynique Majesté Royal s'était, quant à elle, faite éclaircir le teint
et les idées à la crème ...Chantilly !


Le PS nous fait prendre des vessies pour des lanternes
Si le gaspillage de nourriture, aussi minime soit-il, est certes malheureux dans l'enceinte d'Emmaüs, l’entourage de Hollande ne le minimise pourtant pas.
" Cet incident doit être pris comme une alerte sérieuse ", assure après coup Nacer Meddah, ancien préfet, secrétaire général de la campagne du socialiste et ...spécialiste de la prévention !

Hier, deux hommes du SPHP assuraient la sécurité du Bien-aimé.
Selon la comm' du candidat Hollande, ce duo, en place depuis quelques semaines, devait être justement renforcé… aujourd’hui, comme par hasard. Les douze autres personnes qui doivent compléter le dispositif ont été reçues hier au QG de campagne. " Je venais de les accueillir", assure Nacer Meddah, "mais ils ne seront effectifs que ce jeudi. Hollande les vaut bien et la République a les moyens."

Le PS et la CGT sont hostiles aux CDD saisonniers





L'équipe Hollande est peu réactive


Le soupçonneux Hollande avait repoussé du pied l'offre de personnels du SPHP par Claude Guéant
(lien PaSiDupes)

C’est finalement Daniel Vaillant, ancien ...ministre de l’Intérieur, qui s'est résolu à conduire les discussions avec la Place Beauvau
pour choisir ce groupe, dirigé par une femme commandant et deux capitaines: du lourd ! " Cette montée en puissance de la sécurité était prévue depuis longtemps, explique un proche, on attendait que François Hollande s’habitue à avoir une sécurité de proximité. " Aujourd’hui la nouvelle équipe tient sa première réunion d’organisation. Elle doit aussi se coordonner avec le service d’ordre du PS qui suit également les déplacements de Hollande. Hier, ce dernier est, selon son entourage, resté assez " serein ". Il a assuré qu’il ne changerait pas de comportement et qu’il continuerait à " aller à la rencontre des Français ". Et les Français à la sienne ?

Le spécialiste des entartages est un dénommé Jonathan ...Joly !
Gro-Eva Joly, la candidate d’Europe Ecologie-les Verts, est passée directement dans la cours des grands. A la place d'un "enfjordage" (dérivé de l'entartage, consistant à balancer ou écraser du yaourt Fjord), "notre bi-nationale" franco-norvégienne a reçu en janvier plusieurs courriers menaçants dont un contenant une balle de revolver. Elle est protégée actuellement par un binôme de sécurité éco-certifié.
La politique sera féminine ou ne sera pas ?
L'émotion se répand sur la politique...
En France, strong> Noël Godin, alias Le Gloupier, a été condamné à diverses amendes, mais jamais à la prison. Ni à l'internement en hôpital psychiatrique.

Mais, s'en prendre à la gauche sera passible de privation de liberté
L'attaque "à la farine" d'un favori des sondages vaudra à Claire Séguin, une gauchiste de 45 ans, d'être placée mercredi soir à l'infirmerie psychiatrique de la police... Il a suffi qu'elle souffre "apparemment, de troubles psychologiques": avis à tous les amateurs d'extrême gauche, révolutionnaires anars et trotskistes en tous genres.
Ainsi, le très "social" Hollande a-t-il trouvé un toit à cette une "mal-logée" vivant à ...Lille.

mardi 13 décembre 2011

Prévention socialiste: des adolecentes règlent un différend au couteau

Identités voilées, comme il se doit ...

Echec de l'Education nationale
et succès de la prévention et du laxisme


Une mineure anonyme poignarde une autre mineure anonyme

A Istres, commune socialiste des Bouches-du-Rhône, une adolescente de 16 ans a été poignardée - à plusieurs reprises- par une autre jeune fille sur la voie publique de la bonne ville de François Bernardini, dimanche dernier, dans le quartier des Echoppes.


La jeune victime a été transportée à l'hôpital Nord, à Marseille.
Ses jours ne sont pas en danger. Elle devrait être prochainement entendue par les policiers.



Les adolescentes manient désormais le couteau,
nouvelles moeurs dans les Bouches-du-Rhône,
quand se taisent les Kalachnikovs




La crise excuse tout
Agées de 15 et 16 ans, quatre mineures ont été placées dans un centre éducatif fermé par un juge des enfants, à la sixième agression à l'arme blanche dans le XVIe arrondissement de Paris, au préjudice de sept victimes, entre le 17 et le 31 mars 2010.

La jeune fille, auteure des coups de couteau à Istres, était toujours en garde à vue lundi soir.

Nul doute que l'agresseur sera déclarée irresponsable par les psychiatres...

mardi 6 décembre 2011

Innocents et détraqués n'ont-ils pas tout à craindre des psychiatres

Le droit des innocents



Représentation par Rubens du
Massacre des Saints Innocents




Et si, plutôt que d'ajouter l'impudeur au malheur absolu qui le frappe, nous avions la décence d'entendre l'objurgation du père d'Agnès Marin ? Et si, pour une fois, nous laissions tomber la gauche, la droite, tout cet attirail idéologique, toutes ces empoignades partisanes fort légitimes quand il s'agit de répondre aux problèmes politiques " ordinaires ", mais qui n'ont plus aucun sens face à la mort d'un enfant ? Tous ensemble, nous n'aurions plus alors qu'un seul souci en tête : essayer de faire en sorte qu'une telle tragédie - d'autant plus atroce qu'il semble qu'avec un peu de bons sens, elle aurait pu être évitée - ne se reproduise pas.
Cela vaudrait mieux, assurément - pour les Français et pour l'idée qu'ils se font de l'action politique - que la médiocre polémique alimentée par un Benoît Hamon (heureusement, d'autres responsables socialistes se sont montrés plus dignes) à propos d'une prétendue "instrumentalisation" de ce drame par le gouvernement.

Car enfin, quand François Fillon annonce qu'à l'avenir, les chefs d'établissement devront être systématiquement informés du passé judiciaire des élèves inscrits chez eux, faut-il être de gauche, de droite ou du centre pour s'écrier tout simplement : il était temps ! Quand il ajoute que les mineurs accusés de faits graves devront attendre leur jugement dans un centre éducatif fermé, et non pas dans un collège ordinaire (à propos, combien sont-ils dans ce cas actuellement ?), quel père ou quelle mère de famille ne lui donnerait pas cent fois raison ? La gauche n'a pas voulu voter la création de ces centres fermés ? La belle affaire ! La droite ne s'est pas donné les moyens de les remplir, ou n'en a pas construit assez ? Peu importe ! Maintenant, agissons...

On nous dit - cette semaine encore, un éminent psychiatre (*) dans les colonnes du Monde - qu'en matière de récidive, "le risque zéro n'existe pas". Que prétendre empêcher la répétition d'actes aussi odieux est un " rite conjuratoire ", une "illusion". Mais quel étrange raisonnement ! Imagine-t-on un ingénieur affirmer qu'en matière de nucléaire, la sécurité absolue est un leurre et que dans ces conditions, il est inutile de renforcer les mesures de surveillance ? Un médecin clamer que le cancer ne sera jamais totalement vaincu, et qu'au diable le dépistage ? Un ministre des Transports renoncer à limiter la vitesse au motif que tant que des voitures rouleront, il y aura des accidents ? On crierait au fou, et on aurait raison ! Bien sûr, l'être humain étant ce qu'il est, nul ne saurait prétendre que la récidive - ni le crime - sera un jour éradiquée. Faut-il pour autant renoncer à tendre vers ce but ? Refuser, au motif bien réel que l'objectif est par nature inatteignable, toute mesure qui permettrait, si peu que ce fût, de s'en rapprocher ? Non, évidemment non.

Et puisque les « psys » - ils le reconnaissent eux-mêmes - n'ont ni l'envie ni les moyens scientifiques de « prévoir » quoi que ce soit en matière de récidive, changeons la méthode d'évaluation ! Recommandée chez nous par l'Académie de médecine, et par l'Institut pour la justice (dont la pétition vient de dépasser le cap du million de signatures), une autre technique est depuis longtemps en usage dans le monde anglo-saxon. C'est celle de « l'analyse actuarielle », qui permet de mesurer « objectivement » le risque de récidive sur la base d'un certains nombre de critères statistiques (âge, sexe, situation familiale, nature des faits, mode opératoire, etc.). Elle n'est pas parfaite. Aucune technique ne l'est. Mais - Manuel Valls et Pierre Moscovici y ont fait allusion - elle fonctionne plutôt bien au Canada. Plutôt que d'ajouter un psy à un autre psy, ce qui n'avancera guère le juge, qu'attend-on, au moins, pour l'essayer ?

On nous dit aussi - argument suprême - qu'une demi-douzaine de lois sur la récidive ayant été adoptées depuis 2006 sans en venir à bout, il est urgent de ne pas en rajouter. Ni maintenant : ce serait «surenchérir sous le coup de l'émotion». Ni après la présidentielle : ce serait «exploiter politiquement un drame humain». Ni jamais. Confondant ! Plus un problème est aigu, plus il suscite la légitime indignation des Français, moins il faut tenter de le résoudre ! Si les lois précédentes n'ont pas atteint leur objectif, ce n'est pas qu'elles sont imparfaites, incomplètes, timorées, ou mal appliquées par ceux-là mêmes qui sont censés le faire (combien de magistrats utilisent vraiment l'arsenal répressif « facultatif » mis à leur disposition par le législateur ?), c'est le principe même de la loi qu'il faut condamner...

Une loi ? Deux lois ? Mais qui donc s'en plaindra si nos enfants sont mieux protégés ? Les bons apôtres de la « deuxième chance » (pour les coupables) et du « risque à courir » (pour la société) ? Sans doute. Mais combien d'Agnès Marin, de Laëtitia Perrais, de Marie-Jeanne Meyer, de Natacha Mougel, de Marie-Christine Hodeau ou d'Anne-Lorraine Schmitt (assassinée il y a tout juste cinq ans) leur faudra-t-il, à ces adeptes de la « justice sans peine », à ces apprentis psycho-sorciers, avant d'admettre que le droit des innocents doit aussi - et d'abord - être respecté ?

Alexis Brezet pour Le Figaro Magazine du 26/11/2011

* Psychiatre à l'hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et expert auprès de la cour d'appel de Paris, Daniel Zagury dénonce la stigmatisation des professionnels du monde judiciaire, médical et éducatif. Il s'élève contre la stigmatisation des pseudo-experts et admet que sa spécialité n'est ni scientifique ni divinatoire. Mais alors la psychiatrie serait-elle donc une vaste fumisterie ? "On cherche à instrumentaliser la psychiatrie afin qu'elle obéisse à un objectif de certitude qui lui est parfaitement étranger et à lui faire assumer une fonction qu'elle ne peut que très modestement partager avec les sciences judiciaires, criminologiques et sociales," observe le psychiatre dans Le Monde.
Si tel est bien le cas en effet, à quoi les experts des "sciences [sic !] judiciaires, criminologiques et sociales" jouent-ils eux aussi ? A quoi rime-t-il qu'ils prennent l'avis de faux-savants ne disposant pas d'une "traçabilité du mal", ni de la capacité d'identifier un "trouble nettement repérable" ?
S'il ne sert à rien que la justice les consulte, sinon pour se libérer de toute responsabilité envers les prochaines victimes, n'est-il pas indécent de s'en prendre aux responsables politiques et criminel de leur opposer des arguments d'irrationalité et de : si "M. Guéant confond diagnostic et pronostic, psychiatrie et criminologie", que dire des psychiatres qui, comme lui, polémiquent bien qu'ils ne soient jamais en capacité de produire aucun diagnostic fiable ?

A propos de l'affaire Fourniret, Le Figaro notait: " Avec les docteurs Dubec et Zagury, l'expertise psychiatrique atteint des niveaux stratosphériques. Sans vouloir faire injure aux praticiens qui ont examiné le couple Fourniret-Olivier et déposé précédemment aux assises des Ardennes, c'est un peu comme si on passait sans transition de la Méthode rose à la Salle Pleyel."

Le psychiatre s'affranchit de la présomption d'innocence
Malgré la faiblesse de ses moyens et l'aspect intuitif de sa "science", le Dr Zagury condamne l'accusé, brossant de lui le portrait effrayant d'un homme "entièrement responsable", à la "dangerosité extrême", pour qui la thérapie relève de la "spéculation théorique". Du "tueur en série français le plus achevé", qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot. Un lynchage, au vu des connaissances de la psychiatrie ! Ce qui, telle une lame de guillotine, fait d'autant plus froid au col, de la part d'un "faux-savant et chevalier de l'après-coup " !...

Avec Benoît Hamon, la liste des incapables est donc longue...
Qu'au moins ils soient positifs et évitent de nuire !



dimanche 20 novembre 2011

Le mineur a avoué le viol et le meurtre de l'adolescente

Mathieu assume froidement la récidive et la préméditation

Une plaque commémorative fixée à un mur de l'établissement
a été dévoilée avec la mention :
"Les habitants du Chambon et les élèves du collège Cévenol
en hommage affectueux à Agnès Marin,
décédée le 13 novembre 2011 à l'âge de 13 ans"

Tandis que le suspect mis en examen pour assassinat et viol était écroué, le procureur, très réservé, a fait un point partiel sur l'enquête...

L'autopsie d'Agnès, l'adolescente disparue en Haute-Loire dont le corps carbonisé a été retrouvé deux jours plus tard dans un bois, à trois kilomètres de l'établissement scolaire où elle était en internat, n'a pas encore eu lieu, mais déjà, à partir des premières constatations et des aveux partiels du suspect, lui aussi pensionnaire du Collège Cévenol mixte de Chambon-sur-Lignon, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, a pu affirmer que l'adolescente de 13 ans a été violée, et que sa mise à mort avait été préméditée.

Notamment par égard pour les parents de la victime avec lesquels il venait de s'entretenir pendant une heure,le procureur s'est refusé à détailler quoi que ce soit lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi, mais il a toutefois indiqué que l'adolescente avait été tuée de façon "atroce". Relancé avec insistance sur la question du mode opératoire, le magistrat n'a pas été plus disert, mais il a répété que la jeune fille a été "tuée de façon extrêmement violente et brutale".

Pour preuve que le meurtre avait été planifié, le procureur a souligné que Mathieu, un mineur de 17 ans, s'était muni la veille du crime de divers "objets" dans la perspective de sa "promenade aux champignons" avec la victime. Mais à cet égard aussi, le procureur s'est montré très discret. Gardé à vue depuis jeudi, l'assassin présumé a conduit les enquêteurs sur le site où se trouvait le corps.

Le jeune assassin est un récidiviste

M. Coquillat a apporté des éclaircissements sur la personnalité et le parcours du suspect, qui a reconnu avoir violé, tué et brûlé la jeune fille, mais qui pour l'heure n'a pas expliqué son geste, ou du moins qui a tenu aux enquêteurs des propos peu crédibles à ce sujet.

" Il a reconnu en partie les faits, sans s'expliquer sur ses motivations pour l'instant... Les aveux sont évolutifs: il a fait de très longues déclarations depuis la dénégation totale jusqu'aux aveux partiels, mais il n'a pas fourni d'explications cohérentes sur les faits ", a déclaré le magistrat.

Entre autres informations approximatives qui avaient circulé, le procureur de Clermont a précisé la situation judiciaire du pervers de dix-sept ans, mis en examen pour "assassinat" et "viol".

Contrairement à ce qui a pu être dit, il n'a jamais été condamné pour agression sexuelle, vu qu'il n'a jamais été jugé, ou du moins pas encore, mais il avait bien été mis en examen dans le Gard, accusé du viol d'une camarade de classe en août 2010. Les circonstances de cette affaire sont assez similaires, à la différence notable que la précédente victime avait été épargnée, a insisté le procureur à deux reprises.

Des aberrations

Un loi laxiste favorable aux délinquants mineurs de 18 ans

Après quatre mois de détention provisoire, Le jeune suspect avait été relâché, dans l'attente d'un éventuel procès, puisque les experts l'ont déclaré ré-insérable et qu'en tout état de cause la loi protège les mineurs de cet âge, quelle que faute qu'ils aient commise: un assassin présumé mineur ne peut donc être mis hors d'état de nuire. Il faisait toutefois l'objet d'un contrôle judiciaire strict, lui interdisant notamment de se rendre dans le Gard, lui imposant un suivi psychiatrique, et la scolarisation dans un internat. Si "strict" que l'internat de placement était ...mixte !

Un établissement huppé
Le collège-lycée de Chambon-sur-Lignon, la pension est très chère, les activités multiples et les libertés inimaginables: son réglement intérieur et ses méthodes éducatives progressistes, en milieu ouvert et mixte, de surcroît, auraient dû sembler inadaptés à tout adulte sensé. Le directeur, au moins lui, qui était au courant de sa situation, a accepté de prendre le risque de son inscription et de l'expositions des mineurs des deux sexes placés sous sa responsabilité.

" La fois précédente, les circonstances étaient identiques. C'était la même chose sauf que la victime est restée en vie... Il avait un contrôle judiciaire strict qu'il respectait. Il était suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay, et par un psychologue en visite dans l'établissement " scolaire même ", a précisé le procureur.

Un faisceau d'aberrations, de négligences et d'incompétences

Tout prête à la polémique sur la question de la récidive et d'un éventuel manque de suivi judiciaire,
Non sans légèreté, un expert lâche que la " psychiatrie n'est pas une science exacte ", le magistrat martelle que l'adolescent, arrivé en novembre 2010 au lycée-collège privé, a été jugé "adaptable" et "réinsérable" par les experts de Nîmes, qui ne voyaient pas en lui de "dangerosité". La profession a-t-elle une quelconque raison d'être si le juge ne peut se fier à elle, si pontifiante soit-elle ?

Interrogé sur les éventuelles addictions du suspect, le procureur a indiqué que selon ses dires, l'adolescent fumait sans doute du haschich à l'occasion, mais que fondamentalement, concernant son "problème de stupéfiant", il aurait été sevré il y a un an, lors de son passage en maison d'arrêt (si destructives soient-elles) et qu'il ne consommait pas particulièrement d'alcool. Vive l'internat, le suivi psychologique et l'éducation ouverte !

Bref, apparemment RIEN ne permettait de craindre le drame, en tout cas pas le contexte familial et social du tueur présumé, un père enseignant, une mère comptable et deux soeurs, des gens "normaux", selon le mot du procureur.

Quoi qu'il en soit, vu la gravité des faits, l'excuse de la minorité ne tient plus. Si ce mineur devait être jugé pour cette affaire et reconnu coupable, le suspect devrait au laxisme de son encadrement d'être finalement incarcéré et condamné à ne peine de réclusion "à perpétuité".

lundi 14 novembre 2011

Si DSK était reconnu malade, Sinclair ne pourrait le mettre à la rue

DSK mise sur la maladie pour rester Place des Vosges

Comment garder le gîte et le couvert

Le Journal du Dimanche (JDD), qui cite un proche de Dominique Strauss-Kahn, s'est fait l’écho de confessions étonnantes faites par DSK.

L’ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) se serait confié à ses proches sur "sa maladie".
Strauss-Kahn serait "un homme brisé", qui " se ronge les ongles jusqu'au sang (...) et passe ses journées à ne rien faire, incapable de se concentrer sur un livre, refusant d'ouvrir la télé ou de lire les journaux".

Nul ne sait, en revanche, si Nafissatou Diallo, la femme de chambre immigrée de l'hôtel Sofitel de Manhattan, est épanouie et radieuse depuis que DSK l'a honorée !...


Il aurait aussi évoqué sa volonté de se "faire soigner".

VOIR et ENTENDRE le grand malade:

Concernant une possible séparation du couple Strauss-Kahn, un ami d'Anne Sinclair, l'ancienne journaliste, déclare: "Une femme quitte facilement un mari volage, plus difficilement un mari malade. Je ne vois pas Anne se séparer de Dominique maintenant ".

Savoir ce qui est le plus perturbé, des hormones ou du cerveau !...

dimanche 14 février 2010

L'épouse paie de sa vie l'humanité du psychiatre

Sortie d'essai, coup de maître: le malade psychiatrique tue son épouse

Le meurtrier était régulièrement suivi à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud à Villejuif, dans le Val-de-Marne.
Samedi matin, il est revenu à l'hôpital psychiatrique pour avouer à un médecin, le meurtre de son épouse et réclamer de l'aide de ceux qui l'avaient laissé face à lui-même. Alertés, le commissariat de Choisy a immédiatement envoyé sur place des policiers, accompagnés de sapeurs-pompiers. Ils n'ont pu que constater le décès de son épouse.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime avait été poignardée, quelques heures avant, avec une paire de ciseaux.

Le psychiatre avait pris le risque d'envoyer son malade en permission au domicile familial, à Choisy-le-Roi, pour une période d'essai. Les compressions de personnels sont-elles en cause, si les experts ne sont pas compétents ? Inconscients ou sous l'emprise de l'idéologie.

Le problème n'est pas exceptionnel

  • Octobre 2007
    Un homme de 30 ans, interné en psychiatrie (à Cadillac, Gironde) après le meurtre d'un codétenu en 2001, est soupçonné d'avoir tué sa mère à l'arme blanche lors d'une permission de sortie, avant d'ouvrir le feu sur les policiers, sans faire de blessé, sur des policiers, à Lormont près de Bordeaux.
    Il avait fallu l'intervention du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) pour maîtriser le forcené en liberté. Il a été blessé par un tir de riposte.
    Les policiers de la Sûreté urbaine étaient arrivés auparavant au domicile de sa mère après avoir été alertés qu'un morceau de jambe sectionnée, vraisemblablement jeté d'un appartement, se trouvait sur la voie publique.
    Le meurtrier avait bénéficié en 2001 d'un non-lieu psychiatrique après avoir été accusé du meurtre d'un codétenu à la maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux.
    "A cause des erreurs des experts, des policiers risquent leur vie avec des gens dangereux", a dénoncé Aymed Korbosli, délégué du syndicat de police UNSA en Aquitaine.
  • Novembre 2008
    Mort à Grenoble d'un étudiant, tombé sous les coups de couteau d'un déséquilibré échappé d'un hôpital psychiatrique. Lien Le Parisien
  • Janvier 2010
    Alors que tout indiquait qu’il était profondément dangereux, un malade mental nommé David G. H. aurait :
    - tué à coups de couteaux un jeune retraité sans histoire qui occupait son appartement à sa suite
    ;
    - poignardé à la gorge un voisin venu lui porter secours;
    - blessée à l’épaule l’épouse de ce voisin. Lien Nice Matin

    C'est une faute professionnelle de l'expert psychiatre
    Ce drame aurait pu être évité. Il ne fallait pas mettre la vie d'autrui en danger.

    -> Déjà en 2004, David G. H. avait gazé le gardien de son immeuble avec une bombe lacrymogène et mis le feu aux haies de la résidence. La dangerosité de cet homme avait inquiété le gardien responsable qui avait alors averti en vain le procureur et le maire.
    -> Quelques mois plus tard, David G.H l’avait lardé de 18 coups de couteaux. La victime n’avait survécu que par miracle, après 10 jours de coma et non sans séquelles invalidantes.

    => Reconnu fou et donc pénalement irresponsable, l'agresseur avait été interné en hôpital psychiatrique. Mais, en France, les malades mentaux sont rarement internés plus de quelques années, même lorsqu’ils sont dangereux pour la société.
    Prenons l'exemple d'un malade psychotique, Jean-Pierre Guillaud, qui a tué un étudiant dans les rues de Grenoble en novembre 2008. Son psychiatre venait de le relâcher. Il n'avait déjà commis que trois agressions du même type, la dernière en 2006. Pas de quoi mettre en garde cet expert ni les autorités hospitalières.

    La population ne peut rien contre l'idéologie dominante

    David G. H. était à nouveau en liberté moins de 30 mois après sa tentative de meurtre.
    Une fois dehors, son comportement était tellement menaçant que son ancienne victime avait alerté les autorités par lettres recommandées :
    “Mon agresseur est dehors et revient sur les lieux de son massacre, ce qui me fait craindre le pire”.
    Pourtant, le weekend suivant, une vie humaine était sacrifiée sur l'autel de la pensée dominante.

    Le milieu hospitalier n'est pas assez hospitalier: la psychiatrie fait des ravages
    L’idéologie d’une partie de la psychiatrie française est la libération du patient quoi qu'il advienne à la société, et le plus tôt possible, puisque
    .
    =>L’un de ces « pontes », le professeur Pierre Lamothe, l’avait expliqué au journal Le Parisien (26/10/09) : selon lui, en matière de remise en liberté des criminels ou des malades mentaux, « il est essentiel de prendre des risques »
    David G. H. sortira dans quelques dizaines de mois de son hôpital et fera de nouvelles victimes ! Les "risques essentiels", c'est pour les autres.

    => Pour éviter de prochains drames, il faut que le parlement prenne des mesures d'urgence :
    - l’interdiction de sortie des malades mentaux hospitalisés d’office tant qu’ils présentent un risque -même modéré- pour la société. Le doute doit profiter à la société.
    - Une révision de la politique des hôpitaux psychiatriques ouverts, dont la sécurisation s'impose par les faits, puisque ils offrent aux patients de multiples tentations et possibilités de fugue.

    L’objectif est non pas de stigmatiser les malades mentaux, mais au contraire de protéger leur dignité et de ne pas les abandonner, seuls face à leur souffrance, qu'il s'agisse de tourments ou de pulsions.

    La réforme de l’expertise psychiatrique judiciaire s'impose

    Si le juge d'instruction ne doit pas rester seul dans la prise de décision , il en va de même pour le psychiatre.
    Des experts existent pour travailler à cette réforme de la psychiatrie: Frédérique Giacomoni ou le docteur Jean-Pierre Bouchard, par exemple .
    Le ministère de la Justice et de nombreux parlementaires sont sensibilisés au problème.

    Le principe de précaution est fonction d'une certaine pensée unique: traiter les malades et les détenus humainement. Et les victimes peuvent subir ses aléas; ce sont les dommages collatéraux de la pensée unique.


    Professeur Lamothe et délinquants sexuels
    Entretien au Parisien (cité plus haut)

    Comment encourager les délinquants sexuels à se soigner en prison ?
    Dans la très grande majorité, ils acceptent l'offre de soins. Le travail à mener est long et difficile. On peut toujours agir sur ceux qui refusent, quitte à les rudoyer. Il faut leur rappeler que c'est eux qu'on va libérer et qu'il est temps qu'ils prennent leurs responsabilités [le professeur fait appel à la raison perturbée du malade: est-ce bien raisonnable?]. Le discours ambiant qui consiste à les diaboliser est contre-productif[Le discours dominant de la psychiatrie qui consiste à les chouchouter est criminel].

    Que pensez-vous de la castration chimique, dont les responsables politiques ne cessent de vanter les mérites ?
    J'ai surtout envie de dire aux politiques : « Laissez-nous travailler. » Arrêtons avec cette manie qui consiste à faire une loi à chaque fait divers et à multiplier les discours démagogiques. [Laissez-les jouer à la loterie avec nous]. L'aide chimique au contrôle des pulsions, comme nous préférons l'appeler, est un traitement d'exception qui ne peut s'appliquer qu'à 1 % des délinquants sexuels [allez savoir pourquoi!]. Il ne faut pas faire croire au pédophile que ce qui se passe vient de l'extérieur et non de lui-même [l'extérieur n'exacerbe donc pas ses pulsions]. L'imposer serait grotesque [quant au « raisonnement » du psy...]. C'est comme si, face à un cancer, on rendait la radiothérapie obligatoire [le dépistage y conduit en effet abusivement]! Dès qu'il s'agit de délinquants sexuels, nos dirigeants perdent la tête [nos experts en psychiatrie ne craignent pas que des victimes perdent la leur...].

    Et la castration physique désormais envisagée par Michèle Alliot-Marie ?
    On franchit encore un cap dans le délire [MAM est, selon lui, une dangereuse malade récidiviste qu'il garderait volontiers à l'Intérieur l'intérieur ...à vie]. On sait très bien que ce serait inefficace [quelles sont les études qui permettent d'être aussi péremptoire?]. Rien n'empêche de se procurer de la testostérone sur Internet. Et puis l'ablation de leurs testicules ne réglerait pas les tourments dont souffrent les pédophiles. Manque-t-on de moyens ? Non. Le pays fait des efforts. Nous avons les outils, à nous de les utiliser correctement. » [Tout va bien: ne changeons rien. « Laissons travailler » l'expert en paix]


    Faut-il laisser les psy en liberté ?
    Ce délire du professeur interpelle.
  • mercredi 13 janvier 2010

    Faculté de Perpignan : un étudiant poignarde une salariée

    Encore un malade libéré à la légère

    Made in China

    Il avait de simples « troubles du comportement »

    Un étudiant chinois de 26 ans a tué de plusieurs coups de couteau une secrétaire de 49 ans de l'université de Perpignan mercredi matin. Il a blessé trois autres personnes, dont une grièvement, a déclaré le procureur de la République à Perpignan, Jean-Pierre Dreno.

    Un carnage
    La victime principale, a-t-il encore précisé, "a été atteinte à la poitrine et à la gorge".
    La personne grièvement blessée qui s'était portée au secours de la première, a été atteinte "à la face, aux bras et aux jambes" alors qu'elle tentait de se protéger, a ajouté le procureur.
    Les trois blessés sont professeurs ou enseignants vacataires", a précisé M. Dreno.
    L'étudiant a été interpellé et placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Les raisons de son geste n'ont pas été précisées.

    Nouveau cas de "régime de sortie d'essai"!

    Il faut ré-insérer avant tout
    On savait que le criminel ('présumé') présentait des ..."troubles du comportement", a admis le procureur. "Il les a agressées vers 09h30 dans le département de sociologie de l'université avec un couteau de boucher de 20 à 30 cm.
    Or, vendredi dernier, Islam,un élève de 18 ans, en a poignardé un autre, en plein lycée professionnel, au Kremlin-Bicêtre, était encore entre la vie et la mort. «On a vu Hakim debout, plein de sang, puis il est tombé»
    Lire PaSiDupes

    Que d'émotion !

  • Le président de la République Nicolas Sarkozy a fait part de son "émotion" dans un communiqué et a souhaité que l'enquête "fasse le plus rapidement possible la lumière sur ces événements".
    Le président Sarkozy a également félicité "pour leur courage les personnes qui se sont portées au secours de la première victime et qui ont permis de maîtriser l'agresseur présumé". Il a enfin exprimé "sa solidarité et tout son soutien à l'ensemble de la communauté universitaire de cet établissement".
  • La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a annoncé de son côté qu'elle se rendrait dans l'après-midi à Perpignan pour être "aux côtés de la communauté universitaire en deuil".
    La ministre a "réaffirmé que la violence n'a pas sa place dans l'enceinte universitaire" et a apporté "son total soutien aux équipes pédagogiques et administratives".

    Les conséquences des politiques de prévention et de réinsertion

    L'étudiant chinois, qui en était à sa deuxième année de sociologie à Perpignan, n'était pas un inconnu des services hospitaliers, puisqu'il avait accepté de se faire soigner pour ses « troubles du comportement » début novembre à l'hôpital sous contrat de Perpignan.
    Les cours et examens ont été suspendus et l'UFR (Unité de formation et de recherche) de sociologie a été interdite d'accès par la police. Les autorités se sont enfin mobilisées, bien qu'un peu tard, et ont aussitôt prescrit le remède universel: une cellule d'aide médico-psychologique a été mise en place pour venir en aide aux personnels.

    En l'internant, il ne fallait surtout pas pénaliser notre « jeune » étudiant
    et en lui faisant perdre ainsi sa deuxième année de sociologie. Avec la permission des experts en psychiatrie, c'est la vie que le malheureux Chinois a donc fait perdre à une quinqua.
  • lundi 11 janvier 2010

    Identité nationale: le couteau entre dans nos moeurs

    L'égorgement, nouvel élément de notre identité nationale ?

    Les cas de crime par arme blanche semblent connaître actuellement un pic inquiétant, voire en recrudescence sur la durée. Jusqu'ici inconnu dans notre civilisation, nous découvrons même l'égorgement, un rafinement suprême dans le maniement du couteau.

    Le couteau éloigne les puissances maléfiques

    «Visiblement, il focalisait sur l'appartement [son ancien logement]. Il ne savait pas qu'il avait changé de propriétaire depuis six ans», commente le syndic.
    Le 3 janvier dernier, un malade psychiatrique en liberté a profité de sa permission pour aller égorger un sexagénaire dans un immeuble de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), où il avait habité autrefois. Pour son malheur, la victime -un "usurpateur" du logement- est le nouvel occupant des lieux.
    Entendant les cris de la victime, un voisin s'est porté à son secours et s'est fait à son tour poignarder à la gorge par l’agresseur. Les jours de cet octogénaire ne seraient pas en danger.
    Le justicier s'en est également pris à l’épouse de ce dernier et l'a blessée à l’épaule.

    Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître
    Bien que le "jeune" manieur de couteau ait déjà fait l'objet de plusieurs hospitalisations d'office, il bénéficiait néanmoins d'un régime de faveur dit "régime de sortie d'essai", pour bonne conduite?, a indiqué la préfecture, d'après Europe1.fr. Il a donc reçu un traitement, mais, bien qu'il ne soit pas guéri, a été relâché dans la nature, pour son bien-être et aux risques et périls de la population.
    Grâce aux descriptions données par les témoins terrorisés de la scène, les policiers de Menton ont interpellé l’agresseur quelques instants après les faits.

    Or, David Guebre-Johannes, le jeune égorgeur, évidemment « présumé », âgé tout de même de 27 ans, est un récidiviste.
  • Il avait eu une querelle de voisinage avec un couple, qui lui reprochait de mettre la musique trop fort. Il avait alors menacé ses voisins d'un couteau -déjà- avant d'être interpellé.
  • Il avait aussi frappé de dix-huit coups de couteau le gardien de le ce même immeuble quelques jours plus tard. Le mouton sacificiel avait survécu après une semaine entière dans le coma, en mai 2004.
    L'égorgeur avait été jugé irresponsable et avait été « interné », rapporte Nice Matin. Selon ce quotidien, le tueur vivait dans un «appartement médicalisé» à Nice, d'où il pouvait sortir librement, à condition de prévenir. Interné et externé !

    Hormis les médecins psychiatres, «tout le monde savait qu'il était dangereux et pourtant il se baladait dans la nature», s'insurge le syndic de l'immeuble, Joël Trepier, qui a désormais tout à crandre de la prochaine « sortie d'essai » de l'égorgeur. L'homme avait vécu plusieurs années dans la résidence, où il avait tenté à deux reprises de mettre le feu, d'abord au palier du quatrième étage puis en arrosant de combustible la haie qui entoure l'immeuble.


    Le couteau purificateur du justicier
  • Autre cas de crime à l'arme blanche
    Depuis vendredi 8 janvier au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), le jeune Islam, 18 ans, est « soupçonné » d'homicide volontaire pour avoir mortellement poignardé -devant témoins- Hakim, un camarade scolarisé dans le même lycée.
    Déféré dimanche soir après 48 heures de garde à vue, il a été mis en examen le lundi 11. Le parquet de Créteil a requis son placement en détention provisoire. Islam, le criminel présumé, est accusé d'avoir tué Hakim de trois coups de couteau vendredi vers 10h40, dans un couloir du lycée professionnel Darius-Milhaud. Ce serait un comportement extrême de grand frère en charge de ses soeurs. Hakim aurait été puni pour son empressement amoureux.

    Comme à chaque fois, une marche en la mémoire de la victime est prévue, mais celle-ci a été repoussée à vendredi après-midi, à la demande de sa famille.
    Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a par ailleurs proposé «à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim», mardi.

    La CGT-Educ'action instrumentalise le drame
    A peine l'innocente victime était-elle portée en terre, que la CGT-Educ'action, syndicat de 13 500 adhérents, a politisé le crime. «Nous ne voulons pas d'une minute de silence, mais des moyens pour éduquer», a revendiqué ce syndicat, fort de ses 3,9% aux Élections professionnelles de 2005.
    Affilié à la FERC, il est d'ailleurs plaisant de noter que cette fédération est principalement issue de syndicats de personnels cégétistes non-enseignants de l'Éducation nationale.
    Ils n'ont pas assez de moyens pour faire de la prévention, mais de cela on se serait douté. «Les personnels ne réclament ni vidéo-surveillance, ni "portiques de sécurité", mais des personnels d'enseignement et des personnels non enseignants en nombre suffisant et formés», a tonné l'organisation. La quantité fait la qualité.

    Le symbolisme de la lame et du couteau

    Le couteau est souvent associé aux notions d'exécution judiciaire, de vengeance et de sacrifice, depuis qu'Abraham leva son bras armé sur Isaac.

  • Le sacrifice du sexagénaire de Roquebrune-Cap-Martin était devenu nécessaire du fait de sa violation du domicile.
  • Pareillement, la faute d'Hakim sur la jeune fille devait être lavée par la lame du couteau, symbole phallique.

    Freud n'est pas seul en cause: une interprétation archaïque de textes religieux anciens pèse encore sur certaines éducations, les esprits et les comportements.

    Devoir de mémoire

    Les sept moines trappistes de Tibehirine, Algérie, ont été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 par un groupe d’hommes armés. Le 26 avril, un premier communiqué du GIA aurait revendiqué l’assassinat, mais leur chef aurait été manipulé par le gouvernement algérien. Le 21 mai, le “GIA” annonçait l’exécution des moines.<
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    Dix jours plus tard, les autorités algériennes révéleront la découverte de leurs têtes.