POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est CGT-Educ'Action. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CGT-Educ'Action. Afficher tous les articles

samedi 16 janvier 2010

France: Zemmour stigmatise le pacifisme obsessionnel

La défaite de 1940 et l'esprit de Vichy,
conséquences de la pensée unique de l'entre-deux-guerres


Les victimes des cours d'Histoire -revue et corrigée par les profs de la FSU et de la CGT-Educ'action- tomberont des nues. Interpellés dans leurs certitudes, ils accuseront aussi sec Zemmour de révisionnisme. Il est en effet de ces journalistes impertinents qui revendiquent le droit à ré-éduquer les Français, mais à la manière qui dérange l'intelligentsia formatée par l'Education Nationale et la pensée unique.

Lire absolument ce qui suit, paru ce samedi 16 janvier dans Le Figaro Magazine, que vous ne lirez dans aucun livre d'histoire agréé par les syndicats de gauche.



1939-1940, une défaite annoncée


La défaite de 1940 et l'esprit de Vichy sont aussi la conséquence du pacifisme obsessionnel de la France de l'entre-deux-guerres, restée traumatisée par l'ép reuve de 1914-1918.

Vichy avait raison. De chercher et de désigner des responsables de la défaite de juin 1940. Vichy avait raison d'accuser la classe politique de la IIIe République, qui usa toute son énergie dans des luttes picrocholines d'un régime parlementaire dévoyé, et s'avéra incapable - à quelques exceptions près, comme un Barthou, malheureusement assassiné en 1934 - de définir avec réalisme une politique qui contienne l'appétit de revanche allemand. Raison de remettre en cause le climat d'avant-guerre, et surtout ce pacifisme devenu obsessionnel depuis l'hécatombe de 1914, véhiculé par la littérature [Romain Rolland -prix Nobel de ou Roger Martin du Gard -prix Nobel de littérature... dont France 2 a fait de Les Thibault une télésuite en 4 épisodes de propagande grand public], le cinéma [La Grande Illusion, film de Jean Renoir], et les instituteurs, relayé par la plupart des politiques, de Briand [prix Nobel de la Paix] à Laval [socialiste, comme le précédent]. Lire PaSiDupes Raison d'accuser l'état-major, incapable d'abolir la primauté de la défense, le souvenir fétichisé de la Marne, l'arrogance naïve de la ligne Maginot ; incapable de comprendre les intuitions du jeune colonel de Gaulle sur l'utilisation massive des chars attaquant en meute avec le soutien de l'aviation. Raison enfin de vouer aux gémonies « l'allié » anglais qui, aidé par les Américains de Wilson, qui ne nous portait pas dans son cœur, avait refusé à Clemenceau toutes les garanties géostratégiques (rive gauche du Rhin) et économiques (réparations et industrie de la Ruhr), nécessaires pour casser les reins de la machine de guerre allemande.

La défaite de 1940 était inscrite dans le traité de Versailles, comme l'avait tout de suite compris l'historien Jacques Bainville, mais aussi Foch ou Mangin. C'est que «l'allié » anglais était lui aussi obsédé par le passé, mais pas le même, non pas la guerre de 1914, mais les guerres de l'Empire, celui de Napoléon. L'Angleterre fut soucieuse avant tout d'empêcher le grand retour de la domination française sur le continent. Elle fut pressée de redonner son ancienne vigueur à l'Allemagne, afin qu'elle contienne l'éternel «militarisme français».

Lorsque Hitler remilitarisa la Rhénanie, en 1936, en violation du traité de Versailles, le président du Conseil, Albert Sarraut, tonna qu'il ne laisserait jamais Strasbourg à portée des canons allemands. L'état-major de Hitler savait qu'alors l'armée française était supérieure ; certains complotaient déjà contre Hitler. Un coup de fil du Premier ministre anglais calma les ardeurs guerrières de Sarraut. L'Angleterre ne voulait pas re voir le drapeau tricolore flotter sur le Rhin. Les Français s'inclinèrent. Hitler respira. La France avait perdu la guerre.

Une nouvelle guerre de Trente Ans de 1914 à 1945. Une guerre que les Français n'avaient pas su gagner en 1918, en signant l'armistice trop tôt sans pousser leur avantage, envahir l'Allemagne, prendre des gages territoriaux, entrer dans Berlin. L'ennui, pour Vichy, est que le maréchal Pétain incarnait justement cet état-major timoré et pusillanime, qui ne jurait que par la «couverture». C'est Pétain qui avait arrêté les offensives de Mangin et Nivelle en 1917 (malheureusement très meurtrières, mais pas moins que la défense sur la Marne). C'est ce qui lui valut sa popularité auprès des «anciens combattants». C'est Pétain qui refusa les innovations stratégiques, après-guerre, et couvrit de son prestige l'immobilisme de l'état-major. C'est enfin Pétain qui attira à Vichy tous les pacifistes, de droite et surtout de gauche, séduits par sa position attentiste et faussement neutraliste.

C'est donc par l'intermédiaire de Pétain qu'après l'entrevue de Montoire les pacifistes devinrent collaborateurs. La France se jeta dans les bras de Pétain, comme soulagée, alors même que, durant la campagne de France de mai-juin 1940, et contrairement à la légende répandue depuis, les soldats français s'étaient valeureusement battus. Cent mille morts, pendant trois semaines de combats, c'était le « taux » qu'on avait connu lors de la Première Guerre mondiale. La démographie française, déclinante depuis la fin du XIXe siècle, ne pouvait pas se permettre de poursuivre sur ce rythme.

Les Français et les Anglais font toujours les choses en sens contraire. Dans les années 1920 et 1930, quand la France essayait de s'arracher aux tentations du pacifisme et du renoncement, les Anglais se vautrèrent dans le soutien à l'Allemagne, la fascination de son establishment, jusqu'au roi, pour Hitler et le nazisme, puis la politique d'appeasement. Les choses changèrent avec l'arrivée de Churchill. Personnage fantasque, hors du commun, qui descendait à la fois d'ancêtres français et du célèbre Marlborough qui vainquit les armées de Louis XIV, Churchill était un Anglais atypique, qui admirait Jeanne d'Arc («Parfois, j'entends les voix de Jeanne, disait-il, elle me parle») et Napoléon («Rien de plus grand n'a été fait ici-bas», dit-il à de Gaulle, en visitant le tombeau des Invalides).

Churchill tenta par un ultime effort de pousser les Français à se battre encore. Il défendit tant qu'il put le général de Gaulle contre le mépris américain. Il engagea une guerre totale contre Hitler - qu'il finit par gagner -, au prix de la destruction de la machine économique de son pays et de la ruine de sa domination sur le monde.

A lire :
L’Impardonnable Défaite. 1918-1940, de Claude Quétel, JC Lattès, 410 p., 20 €.
Les Coups tordus de Churchill, de Bob Maloubier, Calmann-Lévy, 268 p., 15 €.

Histoire «1940 : l’impardonnable défaite ?» - C’est la question que Michel Field et Eric Zemmour poseront à leurs invités, Claude Quétel, François Kersaudy et Bob Maloubier, sur la chaîne Histoire, dans « Le Grand Débat », dimanche 17 janvier, à 18 h. Toutes les rediffusions sur www.histoire.fr

En quelques mots, cet article ouvre des pistes de réflexion pour ceux et celles qui souhaiteront vérifier ce que l'endoctrinement ne laisse pas paraître dans les media et les ouvrages scolaires et/ou militants.

lundi 11 janvier 2010

Identité nationale: le couteau entre dans nos moeurs

L'égorgement, nouvel élément de notre identité nationale ?

Les cas de crime par arme blanche semblent connaître actuellement un pic inquiétant, voire en recrudescence sur la durée. Jusqu'ici inconnu dans notre civilisation, nous découvrons même l'égorgement, un rafinement suprême dans le maniement du couteau.

Le couteau éloigne les puissances maléfiques

«Visiblement, il focalisait sur l'appartement [son ancien logement]. Il ne savait pas qu'il avait changé de propriétaire depuis six ans», commente le syndic.
Le 3 janvier dernier, un malade psychiatrique en liberté a profité de sa permission pour aller égorger un sexagénaire dans un immeuble de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), où il avait habité autrefois. Pour son malheur, la victime -un "usurpateur" du logement- est le nouvel occupant des lieux.
Entendant les cris de la victime, un voisin s'est porté à son secours et s'est fait à son tour poignarder à la gorge par l’agresseur. Les jours de cet octogénaire ne seraient pas en danger.
Le justicier s'en est également pris à l’épouse de ce dernier et l'a blessée à l’épaule.

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître
Bien que le "jeune" manieur de couteau ait déjà fait l'objet de plusieurs hospitalisations d'office, il bénéficiait néanmoins d'un régime de faveur dit "régime de sortie d'essai", pour bonne conduite?, a indiqué la préfecture, d'après Europe1.fr. Il a donc reçu un traitement, mais, bien qu'il ne soit pas guéri, a été relâché dans la nature, pour son bien-être et aux risques et périls de la population.
Grâce aux descriptions données par les témoins terrorisés de la scène, les policiers de Menton ont interpellé l’agresseur quelques instants après les faits.

Or, David Guebre-Johannes, le jeune égorgeur, évidemment « présumé », âgé tout de même de 27 ans, est un récidiviste.
  • Il avait eu une querelle de voisinage avec un couple, qui lui reprochait de mettre la musique trop fort. Il avait alors menacé ses voisins d'un couteau -déjà- avant d'être interpellé.
  • Il avait aussi frappé de dix-huit coups de couteau le gardien de le ce même immeuble quelques jours plus tard. Le mouton sacificiel avait survécu après une semaine entière dans le coma, en mai 2004.
    L'égorgeur avait été jugé irresponsable et avait été « interné », rapporte Nice Matin. Selon ce quotidien, le tueur vivait dans un «appartement médicalisé» à Nice, d'où il pouvait sortir librement, à condition de prévenir. Interné et externé !

    Hormis les médecins psychiatres, «tout le monde savait qu'il était dangereux et pourtant il se baladait dans la nature», s'insurge le syndic de l'immeuble, Joël Trepier, qui a désormais tout à crandre de la prochaine « sortie d'essai » de l'égorgeur. L'homme avait vécu plusieurs années dans la résidence, où il avait tenté à deux reprises de mettre le feu, d'abord au palier du quatrième étage puis en arrosant de combustible la haie qui entoure l'immeuble.


    Le couteau purificateur du justicier
  • Autre cas de crime à l'arme blanche
    Depuis vendredi 8 janvier au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), le jeune Islam, 18 ans, est « soupçonné » d'homicide volontaire pour avoir mortellement poignardé -devant témoins- Hakim, un camarade scolarisé dans le même lycée.
    Déféré dimanche soir après 48 heures de garde à vue, il a été mis en examen le lundi 11. Le parquet de Créteil a requis son placement en détention provisoire. Islam, le criminel présumé, est accusé d'avoir tué Hakim de trois coups de couteau vendredi vers 10h40, dans un couloir du lycée professionnel Darius-Milhaud. Ce serait un comportement extrême de grand frère en charge de ses soeurs. Hakim aurait été puni pour son empressement amoureux.

    Comme à chaque fois, une marche en la mémoire de la victime est prévue, mais celle-ci a été repoussée à vendredi après-midi, à la demande de sa famille.
    Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a par ailleurs proposé «à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim», mardi.

    La CGT-Educ'action instrumentalise le drame
    A peine l'innocente victime était-elle portée en terre, que la CGT-Educ'action, syndicat de 13 500 adhérents, a politisé le crime. «Nous ne voulons pas d'une minute de silence, mais des moyens pour éduquer», a revendiqué ce syndicat, fort de ses 3,9% aux Élections professionnelles de 2005.
    Affilié à la FERC, il est d'ailleurs plaisant de noter que cette fédération est principalement issue de syndicats de personnels cégétistes non-enseignants de l'Éducation nationale.
    Ils n'ont pas assez de moyens pour faire de la prévention, mais de cela on se serait douté. «Les personnels ne réclament ni vidéo-surveillance, ni "portiques de sécurité", mais des personnels d'enseignement et des personnels non enseignants en nombre suffisant et formés», a tonné l'organisation. La quantité fait la qualité.

    Le symbolisme de la lame et du couteau

    Le couteau est souvent associé aux notions d'exécution judiciaire, de vengeance et de sacrifice, depuis qu'Abraham leva son bras armé sur Isaac.

  • Le sacrifice du sexagénaire de Roquebrune-Cap-Martin était devenu nécessaire du fait de sa violation du domicile.
  • Pareillement, la faute d'Hakim sur la jeune fille devait être lavée par la lame du couteau, symbole phallique.

    Freud n'est pas seul en cause: une interprétation archaïque de textes religieux anciens pèse encore sur certaines éducations, les esprits et les comportements.

    Devoir de mémoire

    Les sept moines trappistes de Tibehirine, Algérie, ont été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 par un groupe d’hommes armés. Le 26 avril, un premier communiqué du GIA aurait revendiqué l’assassinat, mais leur chef aurait été manipulé par le gouvernement algérien. Le 21 mai, le “GIA” annonçait l’exécution des moines.<
    br>
    Dix jours plus tard, les autorités algériennes révéleront la découverte de leurs têtes.
  • mercredi 1 avril 2009

    Université: entre manifestation et rattrapage des cours

    Allons-nous vers une nouvelle braderie des diplômes ?

    A l'heure du G20 à Londres, la crise économique internationale ne responsabilise guère le monde enseignant à Paris. La réforme des moeurs syndicales n’est pas à l’ordre du jour dans le monde enseignant.
    Déjà deux mois de perturbation des universités

    La mobilisation universitaire contre les réformes gouvernementales (statut des enseignants-chercheurs, formation des enseignants, emploi) est entrée lundi dans sa huitième semaine et les heures de cours non données s'accumulent.

    Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en appelle au sens des responsabilités de tous
    «J'ai demandé que des rattrapages soient organisés» pour que les examens de fin d'année puissent se dérouler «dans de bonnes conditions», a déclaré Valérie Pécresse sur France 2.
    La ministre n'a en revanche pas précisé de date pour ces rattrapages puisque les universités sont autonomes.

    La responsable des universités a aussi ajouté que le report des examens au mois de juillet n'était pas envisagé, estimant lundi qu'«une trentaine d'universités (sur 83) sont perturbées, à titres divers».

    Mais une nouvelle journée d'actions ce jeudi

    Des enseignants qui sacrifient l’année d’élèves consentants ou non, des parents de la FCPE proche de la FSU, certains étudiants et des étudiants fantômes, les chercheurs de gauche, se mobilisent encore pour une nouvelle journée d'actions demain jeudi, sur le slogan de "1.000 manifestations et rassemblements devant les établissements scolaires, les universités et sur les places publiques", partout en France.

    Les organisateurs veulent une nuit chaude
    Défilés, pique-niques, retraites aux flambeaux, nuit des écoles: 25 organisations, dont des syndicats enseignants, donnent surtout rendez-vous en fin d'après-midi et en soirée "après l'école ou le travail". La Sorbonne, l'EHESS et Science Po devraient encore trinquer du fait des chevaux de Troie habituels. Il n'y a pas d'appel national à la grève, mais à des désordres locaux, en fonction des situations, mais parfois des préavis de grèves ont toutefois été déposés.

    Ils protestent toujours contre les suppressions de postes dans l'Education (13.500 en 2009) et dans l'Enseignement supérieur et la recherche (900 en 2009).
    Les universitaires sont partie prenante de cette journée, alors qu'ils sont entrés lundi dans leur neuvième semaine de mobilisation contre les réformes du gouvernement, sous l'impulsion notamment de la Coordination nationale des universités et d'une intersyndicale FSU et l'UNEF, la CGT-Educ'Action et Solidaires, FO, et les saint-bernard Sauvons l'université et Sauvons la recherche (cf.libellés PaSiDupes).

    Les universités, toujours en proie à des perturbations à des degrés divers, pourraient aussi connaître de nouveaux blocages.

    Mercredi, sur les 79 universités de France métropolitaine, seulement 9 étaient en grève ou faisaient l'objet de blocage total (contre 18, le 10 mars), 34 étaient sujettes à des mouvements sporadiques de grève partielle et un tiers (25) fonctionnaient normalement.
    POUR INFO
    􀂃 22% de plus que la moyenne de l’OCDE, c’est la dépense réalisée pour un lycéen en France.

    􀂃 La loi de finances pour 2008 prévoit le non renouvellement de 11 200 postes dans l’Education nationale.

    􀂃 Mais les enseignants et les lycéens vont aussi manifester contre : la rénovation des programmes du primaire ; la suppression des cours le samedi matin ; le soutien scolaire ; les stages de remise à niveau ; les heures supplémentaires proposées aux enseignants volontaires, etc.

    mardi 13 janvier 2009

    Mouvement lycéen : Le Monde participe à la manipulation de l’opinion

    Le journal établit une douteuse relation de cause à effet
    Ses lecteurs peuvent-ils encore se fier à ce journal du soir pour une information neutre et des analyses objectives ? La réponse est non !

    Le Monde (et donc aussi LePost) annonçaient : « L'Union nationale lycéenne (UNL) et la Fidl, ont appelé lundi 12 janvier à une journée de manifestations partout en France, jeudi 15 janvier, estimant que le discours de
    Nicolas Sarkozy lundi à Saint-Lô "ne répondait pas aux attentes des lycéens". En somme, Le Monde laisse accroire aux braves gens que si le discours présidentielle avait eu la moindre chance de satisfaire nos apprentis responsables politiques en baskets, ils auraient allègrement renoncé à leur petite randonnée urbaine

    Car cette décision que Le Monde présente comme consécutive à la déception lycéenne était déjà sur un site Internet à 10h42:


    « Seule la Jeunesse peut changer les choses, il sera trop tard dans 20 ans quand vos fils et vos filles se débattront dans un système éducatif sans aucun sens!
    Alors tous dans les rues le 15 Janvier!
    Posté le lundi 12 janvier 2009 10:42 »
    Or, à 10h42, le Président de la République n’avait pas encore prononcé son allocution…
    Le commentaire en titre est mensonger.

    Une autre désinformation de la presse concerne les heurts qui s’étaient produits « en marge » de la visite présidentielle, mais écrire « en marge » est une façon d’antidater les troubles que les manifestants avaient déjà commencé de provoquer ‘avant’ l’arrivée du président. D’autres ont d’ailleurs en lieu après, en fin de matinée à Saint-Lô entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de l'école que Nicolas Sarkozy devait visiter avant ses voeux à l'éducation. Le Monde maquillerait donc la vérité ?

    Outre que l’action lycéenne du jeudi 15 était en préparation avant la venue de N.Sarkozy, tout comme la participation des lycéens à l’action syndicale du 29 janvier d’ailleurs, est programmée depuis plusieurs semaines, Le Monde rapporte les propos d’
    Antoine Evennou, secrétaire général de l'UNL : "En préalable à toute réforme sur le lycée, nous demandons l'arrêt des suppressions de postes dans l'éducation. Son discours n'y répond pas".

    Mais, jusqu’à plus ample informé, le pouvoir n’appartient pas à la rue et Le Monde n’a pas demandé aux électeurs si ces lycéens-là ne commenceraient pas à leur courir sérieusement avec leurs prétentions à mettre les ministres au pas.

    Ca, c’est de l’information !
  • Le journal pousse le soutien aux organisations lycéennes jusqu’à donner le lieu et l’heure de rassemblement et l’itinéraire, zèle que PaSiDupes ne pratique pas…
  • Sur la décision de nommer Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, à la tête d'une "mission" sur la future réforme du lycée, "l'UNL se demande s'il n'y a pas derrière, la volonté de préparer les lycéens uniquement aux grandes écoles", selon M. Evennou, qui n’a manifestement pas le profil et a souligné le risque de "créer une compétition entre les lycéens". Le drame ! C’est surtout ne pas connaître les théories et la pratique du dirlo de Sciences Po et, si le jeune Evennou s’est fait formater d’urgence en stage intensif, il ne s’est pas même formé dans la collection Les Nuls.

    De l’UNL à l’UNEF, il n’y a qu’un pas…
  • "Si Nicolas Sarkozy pense avoir trouvé, avec son discours, une réponse au malaise de la jeunesse, il se trompe lourdement", a déclaré de son côté Jean-Baptiste Prévost, le président de l'UNEF, organisation étudiante dominante. Ce sont précisément ceux qui refusent le débat et s’épanouissent dans les défilés qui déclarent : "Il n'y a pas le début du commencement d'une réponse concrète en direction des jeunes".
  • Jean-Ba Prévost considère en outre que la création d'un haut-commissariat à la jeunesse est un "gadget ministériel". En somme, rien n’a l’heur de plaire à ce petit monsieur qui ajoute encore : "On s'étonne qu'un haut-commissaire sans administration, sans budget et sans compétence en matière d'éducation, d'enseignement supérieur ou d'emploi puisse mettre en place la politique qu'attendent les jeunes".
    La gauche ne tenait-elle pas déjà le même discours quand Martin Hirsch fut nommé Haut commissaire aux Solidarités actives ? N’a-t-il pas obtenu le financement du Revenu de Solidarité Active (RSA) ? Peut-être qu’il vaut mieux glisser sur ce qui irrite la gauche sociale défaite sur ce qu’elle considère comme son terrain mais qui s’y fait battre sans coup férir. La gauche nous ressort donc la même rengaine à toutes les sauces.

    Or, ce n’était que la mise en musique des paroles du grand frère, Bruno Julliard. En effet, pour le secrétaire national du PS à l'éducation et ancien président de l'UNEF "dans la frénésie d'annonces médiatiques de Nicolas Sarkozy, la création d'un haut commissaire à la jeunesse est une mascarade indécente", alors que "le gouvernement s'obstine à affaiblir les acteurs des politiques pour la jeunesse".
  • La CGT aussi, à Créteil, la CGT-Educ’Action lance un appel : « Le samedi 17 janvier 2009, avec les parents d’élèves, les lycéens et les étudiants, nous appelons à manifester pour défendre une autre idée du service public d’éducation. »
    Et remet ça sans tarder : « Nous appelons dès aujourd’hui à s’inscrire massivement dans la grève interprofessionnelle du jeudi 29 janvier 2009 pour les retraites, les salaires, l’emploi et la défense des services publics, en y portant également nos revendications. »

    Enfin, Le Monde qui donne complaisamment la parole à l’opposition sans personne pour apporter lui contradiction, ne fait-il pas partie du concert des geignards qui prétendent que Sarkozy tient la presse entière ?
  • La preuve.