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samedi 14 octobre 2017

Pompiers attaqués au cocktail molotov à Nîmes : une agression anarcho-révolutionnaire

"On a frôlé le pire", déclare un soldat du feu"

Réaction de l'Etat, quelques jours après leur agression: le préfet reçoir les pompiers...

Résultat de recherche d'images pour "cocktail molotov de nimes"Trois pompiers à bord d'une ambulance ont été visés par des objets incendiaires dans la nuit du vendredi 6 à samedi 7 octobre, quartier de Pissevin à Nîmes. "C'est la première fois que nous sommes visés par un cocktail molotov, souligne Loïc, l'un des trois pompiers. Là, ça devient beaucoup plus grave... alors que nous portons secours et sauvons des gens."

"A 15 cm près, nous y passions tous."
Samedi soir, cet équipage de trois pompiers est intervenu pour un malaise à domicile à Pissevin. "Nous rentrions à la caserne lorsqu'à la radio, on a appris qu'un fourgon de Marguerittes partait sur un feu de scooter dans le secteur. On nous a demandé de faire une reconnaissance".

Les pompiers sont accueillis par des jets de pierres et de parpaings. C'est une embuscade. Quelques minutes plus tôt, les policiers ont eux aussi été visés par des jets de pierres et ont fait demi-tour. 
Le temps que les pompiers reçoivent ce nouveau message, "un cocktail molotov a explosé devant le camion, raconte Loïc. Un deuxième a explosé à 15 cm de la vitre du chef d'agrès. A 15 cm près, nous y passions tous."

"Insécurité", disent les pompiers; "concours de circonstances," répond le préfet

Les pompiers dénoncent l'insécurité, le manque de reconnaissance. 
Lundi soir, ils ont rencontré le préfet Didier Lauga. "On voit le préfet pour qu'il fasse bouger les choses, témoigne Auguste Carvalho (syndicat SUD). Les pompiers ne sont plus en sécurité et nous sommes en sous-effectif. Il faut que les pompiers mettent en place leur propre sécurité. Une ambulance seule, c'est trop dangereux".

"On a frôlé le pire, reconnaît le préfet, trois jours plus tard, le lundi 9 octobre.
Depuis 2015, il existe un protocole. Les gendarmes ou les policiers escortent les pompiers dans certaines missions. Là, j'ai l'impression que c'est un concours de circonstances. Le temps que le message des policiers soit diffusé, ils sont allés sur cet incendie. 
Il reste à vérifier pourquoi le protocole n'a pas été mis en œuvre et tout faire pour éviter que de tels événements ne se reproduisent." Il a bien parlé...


Enquête du Parquet pour tentative de meurtre

Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, a décidé d'ouvrir une enquête pour tentative de meurtre sur les pompiers du service départemental d'incendie et de secours du Gard. Ce mercredi 11 octobre, le procureur Maurel précise que l'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Gard. 

L'exploitation du système de vidéosurveillance de la ville mettrait en évidence la projection d'un engin incendiaire lancé sur l'ambulance des pompiers. De nombreux prélèvements de la police scientifique et technique ont été réalisés pour tenter de recueillir des indices sur l'auteur de ce coktail molotov. 
Le ou les coupables courent toujours.
La tentative de meurtre sur des pompiers, des policiers, fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. A voir...
La voiture de police en feu, quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016.
En effet, quand une voiture de police a été incendiée le 18 mai 2016, avec ses occupants en service à bord, Quai Branly, en plein VIIe arrondissement de Paris l’un des deux représentants de l'ordre républicain était agressé à la barre de fer - trois des quatre militants d'extrême gauche suspectés,  âgés de 18 à 32 ans et appartenant à la mouvance antifasciste, encouraient "de la prison à perpétuité. On se dirige donc vers un procès aux Assises," commentait un journaliste.
Les fonctionnaires de police sont-ils des 'fascistes' ?Le procès, qui s’est tenu à la mi-septembre, a été émaillé de nombreux incidents, dont des slogans anarcho-révolutionnaires"tout le monde déteste la police/la justice", "crève la justice" et "liberté pour tous"  lors de l'annonce du  délibéré. 
Le 22 septembre 2017, à l’issue d’un procès sous haute tension, le Parquet avait requis des peines d’emprisonnement allant de douze mois avec sursis à huit ans ferme… 
Mais les media mainstream étaient embarrassés : comment "décrypter" la tentative d'assassinats ? Impossible en effet d'enfourcher les chevaux habituels de bataille humaniste et de s'indigner face à une lâche agression raciste contre un policier noir et une jeune femme terrorisée par la violence des 'antifa', en fait des  miliciens révolutionnaires anti-républicains.
Le tribunal a relaxé deux des neuf prévenus, Angel B. et Bryan M., tous deux poursuivis pour avoir participé à la manifestation interdite mais non aux violences. "Le seul fait de se dissimuler le visage ne suffit pas à caractériser l’existence d’une participation à un mouvement violent", a estimé le président. 

La peine la plus lourde a été prononcée contre le Suisse Joachim Landwehr, en fuite et sous le coup d’un mandat d’arrêt. Il a été déclaré coupable d’avoir lancé le fumigène qui a incendié la voiture de police qui aurait pu "blesser ou tuer les policiers".

Antonin Bernanos,
soutien de Clément Méric
Milicien antifa des beaux quartiers et étudiant à ses heures en sociologie de 23 ans (en 5e année ?), Antonin Bernanos, a continué à nier avoir participé à la tentative d'assassinat des policiers. Il avait été arrêté à la suite du témoignage sous X, qui s’était révélé être celui d'un policier des renseignements, donc particulièrement compétent et fiable. Le tribunal, relevant une série de correspondances entre sa tenue vestimentaire et celle de l’homme filmé en train de décocher des coups de poing à travers la fenêtre à l’adjoint de sécurité, puis lancé un plot dans le pare-brise arrière, a estimé "parfaite" la corrélation entre "l’auteur des faits" et le prévenu. "Vous avez agressé deux personnes parce qu’ils sont policiers, un peu comme d’autres agressent des noirs parce qu’ils sont noirs", a assené le président. 
Il a aussi souligné que le prévenu, condamné à des travaux d'intérêt général en 2013, était en état de récidive. Restait à savoir si le jeune homme, qui a déjà effectué dix mois de détention préventive, retournerait en prison...
Tout en qualifiant les faits d'"extrêmement graves", avec un "risque de réitération", le président a condamné l'activiste récidiviste à cinq ans de prison dont deux ans avec sursis, sans mandat de dépôt. L'"antifa" acharné n'a pas été renvoyé directement en prison !
Les ambulanciers de France devront donc désormais intervenir en combinaison ignifugée...

mercredi 6 avril 2016

Thomas Thévenoud, taxeur socialiste, mais père mauvais payeur

Le député PS a (aussi) oublié de payer la cantine de ses enfants...

Les parents du Ve de Paris paient pour ses enfants depuis 5 ans

Contraint à la démission après la révélation de sa fraude fiscale pathologique, le député PS n'a toujours pas dominé sa "phobie administrative"Le Canard enchaîné révèle ce mercredi que ce député exemplaire et bon père de famille ne paie pas la facture de la cantine de ses enfants depuis 5 ans. choisi par Hollande pour être secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur. 

Grivèlerie: 1.048,82 euros que la mairie n'osait pas réclamer
C'est le montant cumulé des factures de cantine impayées par Thomas Thévenoud. Selon le Canard enchaîné, qui s'est procuré un document de la trésorerie des établissements publics de la ville où sont scolarisés les enfants Thévenoud, le député de Saône-et-Loire n'aurait pas réglé ses factures de cantines depuis ...2011. 

A noter que, bien que
député de Saône-et-Loire, il a son domicile à Paris où ses enfants sont scolarisés. Florence Berhout, la maire LR du Ve arrondissement, celui de Jean Tibéri, au Quartier latin, a fait preuve d'une patience que lui envieraient les maires PS Frédérique Calandra (XXe), François Dagnaud (XIXe) ou François Vauglin (XIe), s'il s'agissait d'un(e) élu(e) d'opposition...

Contacté par le journal satirique, Thomas Thévenoud reconnaît volontiers cette dette. Il y a 15 jours, il affirmait pourtant à L'Express être à jour de toutes ses factures: "J'ouvre toutes mes enveloppes, chaque jour. Je suis mensualisé, je déclare et je paie en temps et en heure."

Une phobie récidivante non référencée

La révélation de ce nouvel abus de notoriété du député PS, qualifié d'"oubli" de paiement, pourrait être un argument de vente: il a publié la semaine dernière chez Grasset 'Une phobie française', récit de la chute libre de l'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur qui, 9 jours après sa nomination, à l'automne 2014, avait été contraint de démissionner du gouvernement pour des oublis et des irrégularités dans le paiement de ses impôts.  

Pour sa défense, ce grand malade avait alors plaidé la "phobie administrative". Gageons que ce profiteur de la République n'oubliera pas d'aller réclamer ses droits d'auteur à son éditeur.

En attendant, il est grand temps d'alerter une assistance sociale pour maltraitance à enfants par personne ayant autorité ! En effet, la progéniture de ce "sans dents" est-elle correctement alimentée ou souffre-t-elle de malnutrition ? 

samedi 10 octobre 2015

Sursis annoncé. Nicolas Bedos jugé pour injure raciale dans des chroniques

Une association poursuit Nicolas Bedos pour injures publiques raciales datant de 2012

Le tribunal correctionnel de Paris est peu réactif...

L'hebdomadaire Marianne et son site internet avaient publié sans filtre certains propos des chroniques de l'humoriste en décembre 2012. Cet organe de presse n'est pas poursuivi, mais le comique va être jugé pour injures publiques raciales. Parmi ces derniers : "Indolence insulaire", "enc*** de nègre" ou encore "autochtones oisifs"
Des propos racistes ? interroge Ouest France...
Le CollectifDom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, fondé par Patrick Karam) ne se pose pas la question. Il ne fait pas de doute que ces écrits sont des propos racistes. La notion d'indolence a "chez nous une signification particulière", a expliqué son président Daniel Dalin: elle se rattache à "celui qui ne ressent pas la douleur". Celle des "coups de fouet", a expliqué l'avocat de l'association, Me Vincent Merrien, pour qui la question n'est pas de savoir si Nicolas Bedos est raciste, mais si ces propos le sont. Peu importe que cet avocat soit spécialiste du "droit fiscal et douanier" (sic) ?...

Le parquet préconise... la relaxe ! 

Absent à l'audience car retenu par un tournage, l'humoriste a reçu le soutien de la représentante du ministère, qui a préconisé la relaxe. La magistrate a ainsi inscrit les expressions litigieuses dans leur contexte. Nicolas Bedos faisait le récit de ses vacances dans les Antilles et le blues de son retour en métropole. Il évoquait sa rencontre avec son guide chauffeur de taxi, un certain Gilles, "un génie", "merveilleux produit de l'indolence insulaire", qui "manie si bien la langue française qu'il fait frissonner mon clitoris lexical", écrit Nicolas Bedos. Dans ces chroniques, "ce que Nicolas Bedos a voulu précisément faire, c'est combattre le racisme", a plaidé l'avocate de l'humoriste, Me Lauranne Favre. Selon elle, le passage sur le chauffeur de taxi est un clin d'œil au Candide de Voltaire. Conséquence de cette plainte et de sa médiatisation, Nicolas Bedos se trouve aujourd'hui de fait "interdit de séjour en Guadeloupe" et a fait l'objet d'une "pluie d'insultes sur internet". Le délibéré aura lieu le 10 novembre.

Le compte-rendu de la presse peut être minimaliste

Racisme : Nicolas Bedos devant la justice

"Nicolas Bedos a été poursuivi en justice par "le CollectifDom" devant le tribunal correctionnel de Paris ce lundi 5 octobre. En cause ? Des chroniques parues dans "Marianne" en décembre 2012 où il est accusé d'avoir tenu des propos racistes." (Quatre lignes dans 'Non Stop People', une chaîne de Canalsat dédiée exclusivement aux informations sur les célébrités.)

Le journaliste Laurent Calixte demande dans l'Obs au collectif de ne pas ridiculiser les Antillais en parlant en leur nom et "en les faisant passer pour des ignares incapables de distinguer une chronique volontairement caricaturale et une véritable injure raciste." Ainsi, au secours de N. Bedos, le groupe Nouvel Observateur a-t-il envoyé un syndicaliste particulièrement approprié comme le spécialiste du secteur high tech de Challenges...

Impunité assurée aux Bedos père et fils 

L'humoriste Nicolas Bedos a déjà été condamné pour insultes
En février 2014, il avait bénéficié de trois mois de prison avec sursis et 800 euros d'amende pour avoir insulté... des policiers. Il était pourtant également poursuivi pour conduite en état d'ivresse, outrage et menace de mort envers des policiers après une chute à scooter. Le tribunal correctionnel de Paris avait suivi les réquisitions du parquet et retenu l'état de récidive légale, l'humoriste ayant déjà été condamné en janvier 2010 pour conduite en état d'ébriété. L'humoriste avait pris les deux policiers à partie, parlant de leur "boulot de merde", notamment. A l'un d'eux, il aurait dit: "Je te retrouverai et je te tuerai".
Nicolas Bedos n'était déjà pas présent à l'audience: il tourne décidément plus qu'on ne pense !

Guy Bedos, le père, a échappé à toute sanc­tion après être all trai­ter de "c****" , en public, une ex-ministre dans la ville où elle est domiciliée 
Dans un juge­ment rendu à la mi-septembre 2015, le tribu­nal de grande instance de Nancy a estimé qu’en quali­fiant la femme poli­tique de "co***e" pendant un spec­tacle gratuit offert par la mairie PS de Toul, l’hu­mo­riste ne se serait livré qu'à l’une de ses "outrances habi­tuelles". 
Le procu­reur de la Répu­blique avait recom­mandé au tribu­nal de le sanc­tion­ner d’une amende, mais les juges ont usé de leur liberté d'interprétation puisqu’ils ont relaxé le père de Nico­las Bedos. 
L’af­faire sera donc de nouveau jugée devant une cour d’Ap­pel.
Nadine Morano a fait appel de la déci­sion du tribu­nal de Nancy. "Nous nous retrouverons en appel" a annoncé Nadine Morano sur Face­book.  "Je reven­dique le droit au respect comme chaque citoyen, a plaidé Nadine Morano sur les réseaux sociaux. Je n’ac­cepte pas les insultes répé­ti­tives dont je suis l’objet de la part d’un homme qui se réfu­gie derrière son statut de bouf­fon pour déver­ser son flot d’injures à mon encontre."

Le respect ne compte pas au nombre des "valeurs" dont le PS nous rebat le oreilles.

vendredi 31 juillet 2015

Conduite sans permis ou / ni assurance: du délit à la simple contravention

Taubira justifie son laxisme par l'engorgement des tribunaux et des prisons 

La garde des Sceaux jette à nouveau la consternation avec la révélation par La Croix de ce projet de réforme

Il ravit les quartiers mais fait bondir les associations de sécurité routière
Conduire sans permis ou sans assurance pourrait bientôt ne plus être considéré comme un délit mais comme une contravention passible d’une simple amende forfaitaire de 500 euros.

Un brillant "projet sur la justice du XXIe siècle" de Christiane Taubira 
Taubira-la-Cata doit le présenter en conseil des ministres ce vendredi 31 juillet. Dans l’exposé des motifs du projet, la chancellerie justifie cette réforme en assurant que ces nouvelles mesures "permettront d’assurer une répression automatique", ainsi qu’une  "sanction plus rapide et plus systématique".

Mais, face à la polémique immédiatement suscitée, la très contestée ministre oppose les critiques de bonne et de mauvaise foi.

Elle se disait prête à revenir sur ce projet, vendredi matin, au micro de France Inter :
"S’il n’y a pas d’acceptabilité dans la société,
nous en tirerons tous les enseignements."

Préventivement, la ministre enfile les contre-vérités
Elle a toutefois justifié cette réforme, soulignant - en toute bonne foi ?- qu’il s’agirait d’être "plus efficace, rapide et plus juste" et certifiant que le gouvernement "n’est pas insensible aux victimes, bien au contraire": "Cela permettra à la police et à la gendarmerie de dégager du temps pour faire de la prévention, car c’est ça qui est efficace. […] C’est un travail sérieux qui rend plus efficace la sanction. […] Ce n’est pas une incitation." 

La ministre se veut... répressive
"La sanction est immédiate et plus importante que ce qui se fait aujourd’hui et sanctionne tout le monde de la même façon sans effets d’aubaine sur certaines parties du territoire."
Des sanctions aggravées, mais seulement en cas de récidive
Jusqu’à présent, la conduite sans permis était passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. 
Selon le projet gouvernemental, lorsque les faits "seront constatés pour la première fois", et à l’exception "de certaines circonstances » (alcoolémie, non-port de la ceinture…), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros — 400 euros immédiatement, 750 euros avec majoration.

"Lorsque ces faits seront commis de façon renouvelée dans un délai de cinq ans, ou commis en même temps que d’autres infractions ou par le conducteur d’un véhicule de transport de personnes ou de marchandises, ils continueront de constituer des délits", précise le texte.
Et, seulement dans ces graves cas-là, les sanctions seraient aggravées, à la discrétion du juge: deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un défaut de permis, et deux mois pour un défaut d’assurance (contre une amende aujourd’hui). A la condition de solvabilité !

Les scooters sont-ils exclus ?...
Le permis AM  autorise son titulaire à conduire un cyclomoteur dès l'âge de 14 ans ou, un quadricycle léger à moteur (voiturette ou quad) dès l'âge de 14 ans également.

Cette loi astreint-elle à l'obligation de payer les parents -et mères isolées- de mineurs de 16 ans ? 

Et quid du défaut cumulé de permis et d'assurance ?   

Le défaut d’assurance sera, lui, passible d’une peine de deux mois, alors qu’il n’est puni aujourd’hui que d’une amende. Le nombre d'automobilistes roulant sans assurance en France a augmenté de 28,4 % depuis 2008. Selon le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), entre 370.000 et 740.000 véhicules circulant sans assurance en France, soit entre 1 et 2 % des conducteurs. Les véhicules roulant qui ne sont pas assurés coûtent près de 80 millions d'euros chaque année, selon un rapport remis à Bercy.

Depuis plusieurs années, la tendance est à la hausse. La Sécurité routière a ainsi relevé, entre 1999 et 2009, une progression de 50% du nombre de véhicules non-assurés responsables d'accidents mortels. "Cette pratique coûte environ 78 millions d'euros chaque année", estime François Werner, directeur général du FGAO. "La charge pèse sur les assurés qui financent le Fonds par une contribution de 1,2% prélevée sur leurs primes d'assurance, soit environ 2 euros par contrat." Le directeur général du FGAO avait proposé la constitution d'un méga-fichier qui ne comprendrait "aucune donnée personnelle" et ne serait pas "commercialisable". A terme, il pourrait aussi procurer au Fonds une économie de 40 millions d'euros. Or, Mme Taubira, qui est très sourcilleuse sur les sujets d'autoritarisme et de laxisme qui lui sont reprochés, balaie d'un revers de main "ce répertoire central qui serait pourtant un outil précieux de prévention des drames routiers: il permettrait d'identifier certains chauffards et de les mettre hors d'état de nuire," lui a fait valoir F. Werner. 

La ministre de Hollande se dit prête à revenir sur ce projet.
Si ce projet est négociable, que réserve le reste de sa réforme qui ne le serait pas ?

samedi 13 juin 2015

Val-de-Marne - deuxième fusillade en 12h à L'Hay-les-Roses: un homme entre la vie et la mort

Pendant que Hollande et Valls multiplient les déplacements de campagne, on s'entre-tue en Ile-de-France 

La commune de L'Haÿ-les-Roses dans le Val-de-Marne a été le théâtre de deux fusillades ce vendredi soir

Ce probable règlement de compte a fait un blessé grave par balles. Dans la matinée, des tirs sur une voiture ont provoqué des blessures sur un enfant de 10 ans atteint par des éclats de verre dans le véhicule de ses parents. Pour l'heure, "le lien entre les deux affaires n'est pas avéré", selon les enquêteurs.

Vers 19h15, un homme de 23 ans, jusqu'ici "connu des services de police pour de la petite délinquance", a été la cible d'un ou de plusieurs tireurs, qui l'ont atteint par balles. Il a été blessé "au mollet et dans l'aine". La victime a été transportée dans un état grave dans un hôpital parisien pour y être opérée. Le parquet de Créteil évoque "un seul tireur, casqué, à pied" qui aurait tiré sur sa victime, également à pied, avant de prendre "la fuite en voiture".

Selon Vincent Jeanbrun, le maire Les Républicains (ex-UMP) qui a pris la commune au PS en mars 2014 (et à la gauche, depuis mai 1045), "quatre coups de feu ont été entendus par les témoins" qui évoquent "un homme à pied poursuivi par une voiture" mais aussi "un scooter". L'élu  espère que "la future installation de la vidéoprotection" dans sa commune permettra de "dissuader les délinquants" et faciliter leurs interpellations. Une enquête a été ouverte pour "tentative d'homicide volontaire avec arme" et confiée à la Brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.

Un enfant blessé dans une première fusillade

Le matin même et dans cette même commune, deux hommes ont tiré sur un véhicule, à la limite de Chevilly-Larueet et L’Haÿ, moins de 12 heures après un premier réglement de compte. Sur les quatre passagers, seul un enfant de 10 ans a été blessé par des éclats de verre. Il a été pris en charge à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne, département présidé par le communiste Christian Favier.

Là encore, il s'agirait probablement d'un règlement de comptes, sur fond de trafic de drogue. "Deux individus à pied, armés et cagoules, ont ouvert le feu en direction d'un véhicule" arrêté à un feu rouge, dans lequel se trouvaient deux enfants - dont le garçon blessé - leur mère et leur père, selon une source judiciaire. Deux impacts de balles ont été constatés sur la lunette arrière du véhicule." Deux douilles de calibre 7.62 et une munition de fusil d'assaut type Kalachnikov, auraient été retrouvées sur place selon Europe 1.

Le père, âgé de 40 ans, est bien connu des services de police. 
Il a déjà été "lourdement condamné" à deux reprises pour trafic de stupéfiants. Il a aussi été condamné à deux autres reprises pour "infraction à la législation sur les armes" et "association de malfaiteurs"
Il "exécute actuellement la deuxième de ces peines" à la prison de Chauconin (Seine-et-Marne) mais se trouvait en permission de sortie, dans le cadre d'une réinsertion professionnelle. Après la fusillade, cet homme s'est présenté de lui-même au commissariat pour raconter qu'on avait tiré sur son véhicule. L'enquête pour "tentative d'homicide volontaire" a été confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne. Le député de la circonscription de L'Haÿ-les-Roses est Jean-Jacques Bridey, PS, maire de Fresnes.

Cette enquête ne devrait pas tarder à aboutir: le sénateur-maire d'Alfortville, Luc Carvounas, est un proche de l'ancien ministre de l'Intérieur et actuel premier ministre en campagne à travers la France. Il fut son directeur de campagne aux primaires du Parti socialiste quand Manuel Valls fit 5%Carvounas est maintenant le directeur de campagne de Claude Bartolone, tête de liste PS pour l'élection régionale de 2015 en Île-de-France

mardi 21 avril 2015

Suicide d'un détenu à la prison de Tulle, Corrèze

Trois jours de rétention de l'information...

Un détenu de 28 ans a été trouvé pendu dans sa cellule

Le drame s'est produit  à la maison d'arrêt de Tulle, dans la nuit de dimanche à lundi, apprend-on de source policière, trois jours plus tard

Au cours de sa ronde, vers 3 heures du matin, le surveillant a remarqué que l'œilleton de la porte de la cellule avait été occulté.
En entrant dans la cellule, il n'a pu que constater que le détenu s'était pendu avec ses draps. 

La campagne gouvernementale contre la pédophilie est-elle responsable?

Le détenu devait comparaître devant la Cour d'Assises de la Corrèze en mai prochain pour une affaire de mœurs
Il a donc pu prendre craindre une rigueur accrue de ses juges du fait de la succession d'affaires révélées ces dernières semaines, notamment dans l'Education nationale:

La ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
Najat Vallaud-Belkacem, a répondu à une question de la députée Joëlle Huillier (groupe SRC) sur le signalement des cas de pédophilie dans l'Éducation nationale, lors de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, mercredi 1er avril 2015. 
VOIR et ENTENDRE la ministre lire son flot d'adjectifs radicaux et vengeurs, comme le nombre de "il faut" et "nous devons":

Surfant sur l'actualité et pour apaiser les familles, le gouvernement lance une campagne d'information sur le recrutement des encadrants des colonies de vacances et les centres de loisirs. C'est le ministre de la Jeunesse et des Sports qui est chargé d'offrir des garanties sur la moralité des animateurs. Thierry Braillard devra commencer par se présenter...

Depuis 2012, Libération ne met plus à jour ses comptes sordides

Il y a cinq ans, la maison d'arrêt de Tulle était déjà le théâtre d'un suicide de détenu. Le journal socialiste à la botte du pouvoir faisait alors état d'un décompte de l'Administration pénitentiaire qui, dix jours plus tôt, avait annoncé que 51 détenus s'étaient suicidés depuis le début de l'année 2010. Le détenu de 35 ans avait alors mis fin à ses jours en suivant le même mode opératoire: en se pendant avec un drap aux barreaux de sa cellule. Il avait été transféré du centre de détention d'Uzerche (Corrèze) à la maison d'arrêt de Tulle dans le cadre d'une détention provisoire et mise en examen pour tentative d'assassinat en Auvergne.
 
Les jolies colonies de vacances de Corrèze
En 2011, un détenu de 47 ans avait été retrouvé pendu dans sa cellule à Uzerche. Et en décembre 2014, un autre détenu de la prison d'Uzerche a été condamné, suite à la découverte en avril et septembre 2013 de l'important trafic de cannabis qu'il gérait depuis sa cellule.

Sur l'ensemble de 2009, 115 détenus se sont suicidés en prison, contre 109 en 2008, selon les chiffres officiels annoncés en janvier. En 2014, sur les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, la France occupe le 41e rang. Dans l'Hexagone, le taux de suicide des détenus s’élève en effet  à 15,6 pour 10.000 détenus, contre 7,7 en moyenne dans le reste de l’Europe. On recense un décès tous les trois jours en détention. On ignorait en revanche jusque-là que nos voisins européens parvenaient à mieux endiguer le phénomène. Un simple exemple : les suicides en détention sont plus de dix fois moins nombreux en Espagne que chez nous. Pourtant, pour inverser cette courbe, puisque la surpopulation carcérale est plus élevée en France que dans les pays voisins, la radicale-socialiste dirige désormais les condamnés avec pathologies psychiques vers les hôpitaux.

Christiane Taubira, la ministre de la Justice, ne va donc pas manquer de justifier son interruption de la publication de ses statistiques,
à grands cris indignés. 
Et pourquoi Tulle est-elle une prison où le taux de suicides est des plus élevés ? Peut-être est-ce que les détenus sont souvent privés du droit de vote... Aux départementales, la ville de Tulle -dont François Hollande fut le maire- est restée socialiste, à force de subventions et aides multiples, mais la Corrèze a basculé à droite (DVD). 
Pas de quoi attenter à ses jours.

 

dimanche 13 juillet 2014

Réforme pénale: Taubira veut faire d'électeurs des mineurs

Les adultes entre 18 et 21 ans seront-ils des mineurs au regard de la justice ?

Christiane Taubira médite de confier à la justice des mineurs le suivi des délinquants majeurs de 18 à 21 ans
révélait le journal Le Figaro,samedi matin.
La suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs est confirmée par  le texte sur la justice des mineurs que le gouvernement entend présenter au premier semestre 2015, conformément à ce qu'a annoncé la garde des Sceaux Christiane Taubira. Créé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le tribunal correctionnel pour mineurs d'aujourd'hui (1,80m, 80 kg et moralité débridée, caricaturés en "jeunes enfants" de douze ans juste un peu "turbulents"), juge les mineurs de plus de 16 ans, poursuivis pour des délits commis en récidive et punis d'au moins 3 ans d'emprisonnement. Lorsque la délinquance en bande organisée en vient à faire la loi sous votre propre toit, l'État doit pouvoir reprendre tous ses droits et "les juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées qui vont jusqu'à l'incarcération," pensait le pouvoir, jusqu'en 2012. 
 
L'actuel ministre de la Justice veut également "pousser au maximum le principe de l'excuse de minorité", qui prévoit une justice spécifique et des peines allégées pour les mineurs. Le projet propose "d'étendre les prérogatives du juge des enfants dans le suivi des jeunes majeurs de 18 à 21 ans", selon le document préparatoire cité par le quotidien.
Cela signifie que les juges des enfants seraient compétents pour suivre les jeunes délinquants de 18-21 ans alors que ceux-ci relèvent, aujourd'hui, du juge de l'application des peines, compétent pour les adultes.

La Chancellerie nie...

Le porte-parole de la Chancellerie a formellement démenti les informations du quotidien. Le porte-parole, Pierre Rancé, a déclaré: "La Chancellerie n'a aucune réaction à donner ni aucun commentaire à faire sur un texte qui n'existe pas, qui n'est pas prévu avant 2015"

"Ce qui est publié par Le Figaro n'est qu'un assemblage de morceaux de consultations et de bribes de débats, présentés comme des éléments tangibles alors qu'aucune décision n'a été prise et qu'aucun texte n'a été arrêté", s'est-il défendu. "Il évoque même des pistes dont certaines ont déjà été abandonnées".

Le document de travail existe donc bel et bien... Et s'il assure que certaines pistes sont abandonnées, le porte-parole de Taubira confirme que la majorité pénale à 21 ans reste effectivement à l'étude.

mercredi 25 juin 2014

Pourquoi une réforme pénale? Il suffit de multiplier les erreurs de procédure

Les juges ont la technique...

Un jeune Perpignanais a été libéré début juin suite à un problème "matériel"
Les juges récidivent
Une simple erreur de fax conduit à la libération d'un nouveau détenu potentiellement dangereux. Samy, un jeune de Perpignan soupçonné d'implication dans  un règlement de comptes violent entre dealers, a été libéré début juin à la suite d'un problème matériel. Si l'histoire peut paraître incroyable, elle est pourtant tristement redondante, quatre mois à peine après la libération de deux autres détenus pour les mêmes raisons.

La technique de l'erreur de procédure
Ecroué depuis février pour tentative d'assassinatSamy, 20 ans, est incité par son conseiller juridique à faire appel  de la décision de rejet par la justice d'une demande de remise en liberté, dès mai dernier. Comme la procédure l'exige, un fax est alors envoyé de la prison de Perpignan vers la Chambre de l'instruction de Marseille, afin d'annoncer cet appel. Par sécurité, il est doublé d'un courrier qui contient l'original de la demande. Une fois les documents réceptionnés, la Chambre de l'instruction a alors quinze jours, pas un de plus, pour fixer une audience. Après un mois sans réponse, l'avocat comprend que la demande de son client n'est jamais parvenue à la Chambre d'instruction: le fax montpelliérain avait rejeté le document. 
Quant au courrier postal, personne ne l'a reçu non plus. Trois précautions valent donc mieux que deux, désormais, depuis que Christiane Taubira est logée Place Vendôme.
"La chambre de l'instruction avait quinze jours pour répondre. Ce délai était dépassé depuis dix-sept jours, a expliqué Me Mickaël Poilpré au quotidien . Nous étions bien au-delà du délai raisonnable admis par la jurisprudence." Cette double "erreur" qui a conduit à la remise en liberté immédiate du présumé dealer, ne serait-elle pas en fait une "avancée" parmi les nouveautés réformistes du monde de la magistrature ?

Les "actes manqués" sont des fautes professionnelles 

Il y a de quoi, en effet !
Début février, une "erreur" très semblable de greffier avait permis la libération d'un détenu suspecté simplement de meurtre. Amadou Fall, 24 ans, principal suspect dans le meurtre d'un disc-jockey battu à mort la nuit de la Saint-Sylvestre 2011 en Seine-Saint-Denis, avait été relâché dans la nature à cause d'une pénurie d'encre du télécopieur empêchant l'envoi d'un fax. "Il faut que nous arrivions à comprendre ce dysfonctionnement, les conséquences sont lourdes", avait alors déclaré la  candide ministre de la justice Christiane Taubira, avant d'annoncer l'ouverture d'une enquête qui n'a toujours pas abouti après quatre moisLe 22 mai dernier, trois mois après sa libération, le tueur par lynchage du DJ antillais Claudy Elisor avait été condamné à 18 ans de réclusion, tandis que son coaccusé, Alassane Diop, a été acquitté par la Cour d'Assises de Bobigny

Fin février, c'est une femme soupçonnée d'avoir livré sa fille de 5 ans à un pédophile de 38 ans, en août 2012 (comme celle de 11 ans  -en âge d'être épousée- originaire de Metz, à son compagnon) qui avait été remise en liberté (lien). Cette fois, c'est un numéro de fax erroné qui est la cause de cette légèreté. Son avocat, Me François-Xavier Koehl, avait alors déclaré: "Il y a une erreur de procédure, je me devais de la soulever. Mais ma cliente répondra de ses actes, cette nullité n'a pas été soulevée pour lui permettre d'échapper à la justice." La mère indigne est qualifiée de "Vosgienne d'origine", mais le pédophile reste en revanche sans origine...