A Dijon, ce magistrat a dépassé les limites du laxisme habituel de la justice éthique et exemplaire
"Aucun passage à l'acte". Ni aucun traumatisme pour la jeune fille ?
L'office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), basé à Paris, est chargé de l'enquête. Les premières investigations permettent de déterminer que le compte proposant l'annonce incriminée appartient à un couple de magistrats dijonnais, friands de soirées libertines.L'affaire est alors dépaysée à Besançon. Le Parquet ouvre une information judiciaire en janvier, pour corruption de mineur de moins de 15 ans, selon Étienne Manteaux. Le 4 juin, les perquisitions menées au domicile et dans les bureaux du couple à Dijon, en présence des procureurs de Dijon et Besançon, "ont permis d'objectiver l'ensemble de ces faits", dit-il. Mais aucun dossier ou fichier à caractère pédopornographique n'a été trouvé.
L'épouse, également magistrate à Dijon, a été mise "hors de cause", car son époux "a expliqué être l'auteur unique des messages" - et à l'insu du plein gré de la maman qui assure avoir tout ignoré de l'implication de sa fille - proposant la fille du couple, "expliquant qu'il s'agissait uniquement d'une sphère fantasmatique, ce qui semble confirmé par les autres éléments de l'enquête", ajoute le procureur.
La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ex-rectrice de l'académie de Limoges, puis de celle de Toulouse "a saisi hier (jeudi) matin le CSM (Conseil supérieur de la magistrature) afin qu'il y ait une interdiction temporaire d'exercice" prononcée à l'encontre de ce magistrat, selon la Chancellerie. Le CSM se prononcera dans un délai de 15 jours.
L'enquête se poursuit, notamment pour déterminer l'existence éventuelle de faits antérieurs. Voire de faits de prostitution d'autres mineur(e)s.






