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mardi 21 novembre 2017

Esclavage en Libye: l'indignation générale en termes ...généraux

Les victimes sont des migrants noirs. Et les tortionnaires ? Des racistes arabes ?

Le phénomène était connu, mais tu.
Esclavage en Libye : “Indignation” de l’Union africaine
Dans le flux de migrants qui empruntent la route périlleuse passant par la Libye, un certain nombre se trouvent réduits en esclavage par leurs passeurs. 
Dans un reportage pour la chaîne américaine, la correspondante Nima Elbagir, le producteur Raja Razek et le photojournaliste Alex Platt se sont rendus en Libye pour CNN: ils ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en caméra cachée.
Le lieu tenu secret se situe à l’extérieur de Tripoli. Sous les yeux des journalistes, une douzaine de Noirs défilent pour être vendue. Au fur et à mesure le prix augmente, 500, 550, 600, 650… La vente est conclue rapidement.
L'émotion s'est libérée en Occident, suite à la diffusion de ce documentaire choc de CNN présentant des cas de traite des Noirs et montrant des migrants vendus aux enchères en Libye.

Des témoignages de migrants filmés par CNN confirment l’existence de ces pratiques. Les images de la chaîne ont été remises aux autorités libyennes qui se sont engagées à lancer une enquête.
La compassion professionnelle de VSD ne marche pas : trop factice. "Selon le reportage choc diffusé sur la chaîne américaine, des migrants noirs seraient [leurs confrères n'ont pas réussi à les convaincre!] traités comme des marchandises en Lybie et vendus sur des marchés aux enchères. Maltraités, affamés, enchaînés, ces pauvres êtres n'auraient [le doute de VDS finit pas indisposer] aucun moyen de se défendre face aux milices armées qui les utilisent comme du bétail." 

Sur France 2, 'Complément d'enquête' a présenté ce reportage  

(il y est déjà question de Sinaly: cf. le reportage ci-dessous...):


VSD relaie l'indignation de la planète, sans nommer les coupables 

L'indignation gagne les réseaux sociaux. Alors qu'une manifestation était organisée, samedi, illégalement, plusieurs personnalités passent outre et dénoncent le manque de réactions des nations occidentales... Sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Instagram, les internautes -notamment des immigrés- sont nombreux à relayer l'émotion et l'indignation suscitées par les révélations de CNN. 

La planète web n'a pas les réticences des media
Elle tente de mobiliser les chefs d'états et de gouvernements, mais aussi les populations civiles. Les élus ne sont pas les premiers à monter en lignes: la majorité parlementaire est en congrès et reste centrée sur elle-même. 
Résultat de recherche d'images pour "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise""

Alban Bartoli, chanteur révélé par la première édition de The Voice, a invité ses fans à changer leur photo de profil. Connues, moins connues, les personnalités, comme les anonymes d'ailleurs, appellent à l'indignation et la mobilisation sur les réseaux sociaux. "Je dis non à l'esclavage en Lybie, l'homme noir n'est pas une marchandise", indique l'image qu'utilisent de nombreux internautes, en guise de photo de profil, sur Facebook. De l'Europe à l'Afrique, la même indignation, la même révolte 

Sur un site de pétitions, des appels circulent, pour que "les individus" - ils n'ont, semble-t-il aucune spécificité commune, selon VSD -  pratiquant la traite d'humains soient mis hors d'état de nuire et condamnés, mais surtout pour que les populations concernées reçoivent une aide d'urgence et soient libérées. 

Sur le continent africain, poursuit VSD, c'est aux chefs d'Etat que les personnalités demandent des comptes, les accusant de détourner avec indécence le regard pendant que l'on réduit en esclavage leurs frères et soeurs, comme aux pires heures de l'histoire du continent. 
En Europe, si les coupables désignés [ils ne le sont pas plus que par VSD] ne sont pas les mêmes, la réaction n'est pas moins vive. Simples citoyens ou célébrités, les indignés attendent [ils se bougent sur les réseaux !] des réactions immédiates et mettent les politiques européens face à leurs responsabilités.

A Paris, ce samedi 18 novembre, une manifestation était organisée à Paris. 
Image associée
Une millier de personnes avait répondu à l'appel lancé par des organisations humanitaires dans l'urgence [VSD ne les nomme pas...]. La Préfecture n'ayant pas autorisé le rassemblement [pour la désigner à la colère des manifestatnts, VSD la nomme... ], les heurts avec les forces de l'ordre n'ont pu être évités. "Sans qu'aucune déclaration n'ait été faite, plusieurs associations ont organisé une manifestation et un cortège depuis l'ambassade de Libye jusqu'en direction du second site diplomatique de ce pays", dans l'ouest parisien, a indiqué dans un communiqué la Préfecture, précisant néanmoins qu'"aucune dégradation" n'était à déplorer. 

VOIR et ENTENDRE les manifestants dans la rue et la  mise en accusation de la France par un migrant:

Illégale ou non, plusieurs personnalités étaient passées outre pour appeler à la solidarité avec les associations mobilisées : "Esclavage et camps de concentration en 2017... Soyons solidaires et au rendez-vous contre cette torture et cette violence, écrit simplement Omar Sy qui a multiplié les tweets révoltés.

Des Africains s'en prennent à la communauté européenne

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) et le gouvernement sénégalais se sont "indignés" vendredi. Le président guinéen Alpha Condé, "exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge", selon un communiqué de la présidence guinéenne.
A Dakar, le gouvernement sénégalais a "appris [sic] avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne”, indique un communiqué officiel.
L’Union africaine "invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées" et "à revoir les conditions de détention des migrants”, poursuit le texte. "Ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète", promet la présidence de l’UA.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a vivement dénoncé mardi la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant "inhumaine" la coopération de l’Union européenne avec ce pays.
"La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye", a-t-il dit, en estimant que "la souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l’humanité".

VOIR et ENTENDRE le témoignage d'Amine, un mineur de 16 ans, victime de l'exploitation de l'homme noir par l'homme arabe de Libye. Dans cette vidéo, il raconte le calvaire des migrants africains en Libye.

Une récupération idéologique se développe

On l’oublie souvent, mais de toutes les formes d’esclavage de populations négro-africaines, celle pratiquée par les Arabes fut de loin la plus massive, la plus longue et la plus cruelle.
Un brillant anthropologue franco-sénégalais du nom de Tidiane N’Diaye parle même de "génocide voilé" pour qualifier ce que des générations ont enduré. Même si cette traite a pris fin au début du 20e siècle (1920 pour le Maroc), certaines poches de résistance, notamment en Mauritanie, tendent encore à faire perdurer cette ignominie.

jeudi 7 juillet 2016

Calais: la Commission nationale consultative des droits de l’homme fait la leçon à Hollande, donneur de leçons

La CNCDH demande de nouveau la dénonciation des accords du Touquet

Hollande n'a toujours plus levé le petit doigt depuis 2015

Droits de l'Homme
La Commission nationale consultative des droits de l’homme a rédigé un nouvel état des lieux après être retournée sur place, un an après avoir rendu public un rapport sans concession sur la jungle de Calais. Encore 48 recommandations… 
La situation a évolué depuis 2015, suite à des aménagements imposés aux services de l’Etat par Conseil d’Etat ou décidés par le ministère de l’intérieur. 

Pourtant, les droits de l’homme ne sont toujours pas respectés dans cet immense bidonville où stationnent des milliers de migrants illégaux afghans, soudanais, érythréens, syriens ou koweïtiens. La situation s’y est même tendue depuis mars, après l’évacuation forcée de la moitié sud de la zone, sur ordre préfectoral. Depuis, la surpopulation dans la moitié nord de la jungle fait à tout moment craindre des bagarres, mais aussi des incendies, redoutés par la CNCDH.

C’est sur cette toile de fond qu'a été dressé le bilan qui fait l'objet d'un rapport de l’instance consultative, chargée de rappeler à l’Etat les obligations qu’il a prises en matière de droits de l’homme. 

Ce travail se félicite d'avancées effectuées sous sa pression, mais fait aussi le compte de ses demandes de l’an dernier laissées de côté et s’attaque aux manquements actuels… Or, selon l’instance, il faudrait que l’Etat entende encore une liste de 48 recommandations pour que la vie dans la jungle de Calais ne soit plus attentatoire aux droits fondamentaux. Autant dire que l'exécutif doit mettre les bouchées doubles.

Le Brexit renforce la nécessité de débattre urgemment des accords bilatéraux

Comme en 2015, la première recommandation de la CNCDH a peu de chance d’être entendue. Créée en 1947 pour éclairer l'action du gouvernement et du Parlement, l’autorité administrative française réitère avec force sa demande de "dénonciation des traités et accords dits du Touquet et de Sangatte, ainsi que la dénonciation du protocole additionnel de Sangatte". Christine Lazerges, présidente de la CNCDH:
"Signés il y a dix ans, les accords du Touquet ont permis au Royaume-Uni, ni plus ni moins, de déplacer leur frontière sur le sol français. Des milliers de migrants se retrouvent bloqués; le littoral français est devenu une zone d’attente et la contribution financière britannique est complètement dérisoire au regard des besoins pour proposer des conditions de vie dignes aux migrants. Le contexte actuel, depuis le vote des Anglais en faveur du Brexit, ne saurait être pris comme excuse pour reculer ou éviter tout débat sur ces accords bilatéraux." 
D’autant que, pour la CNCDH, "du fait de l’externalisation des contrôles frontaliers britanniques sur le sol français, le Royaume-Uni ne sera quasiment jamais compétent pour traiter des demandes d’asile"… Par voie de conséquence, les accords et arrangements administratifs bilatéraux empêchent le dépôt des demandes d’asile au Royaume-Uni, ce qui est "une atteinte à la substance même du droit d’asile", déplore le rapport.

En matière de respect du droit à s’installer en Grande-Bretagne, la Commission "recommande aux pouvoirs publics de poursuivre leurs efforts dans le sens d’une application systématique de la clause humanitaire de l’article 17.2 du règlement Dublin III". En vertu de laquelle la France peut demander au Royaume-Uni "de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment sur des motifs familiaux ou culturels". La France se targue de le faire, certes, mais l’avancée des dossiers tend à montrer que c’est seulement du bout des lèvres. Pour les adultes comme pour les mineurs qui ont un parent en Grande-Bretagne.

Détérioration des relations autorités-associations

La CNCDH rend hommage au "travail exceptionnel réalisé par les associations présentes jour après jour sur le terrain". L'Etat s'en remet aux associations subventionnées et aux bénévoles qui assurent en effet toujours des missions qui devraient revenir à l’Etat. Qu’il s’agisse de l’accès aux soins de prévention, de la distribution de nourriture, de celle de vêtements ou de matériel de camping, si les associations n’étaient pas là, des pans entiers de ces besoins de base ne seraient pas couverts. D’ailleurs, une des recommandations porte sur la nécessaire distribution par l’Etat d’un deuxième repas quotidien. Aujourd’hui, un seul est servi par la solidarité nationale aux illégaux.

L'organisation déplore en outre que les relations entre les associations humanitaires et les autorités se sont tendues au fil de l’année. "Contrairement à ce qu’était la situation en 2015, la délégation de la Commission a eu l’impression très négative d’une détérioration des relations", ce qui provoque " une dispersion des initiatives", rappelle-t-elle.

Si elle apprécie la création du centre d’accueil provisoire (CAP) sur place et aussi la mise en place de centres d’accueil et d’orientation (CAO) ailleurs en France, la CNCDH préconise une montée en gamme de ces deux types d’hébergement. Dans le premier, le CAP, il juge nécessaire que "la gestion des espaces de convivialité et de vie" soit concédée à des associations, puisqu'aujourd’hui les conteneurs qui accueillent quelque 1.500 personnes ne sont que des lieux dortoirs.

"La CNCDH a eu connaissance, à plusieurs reprises, du manque d’information des personnes partant en CAO, sur leurs droits et sur les modalités de leur prise en charge", dénonce le rapport. C’est pourquoi elle préconise aussi à Calais "la création d’une maison de l’asile, c’est-à-dire un lieu dédié à l’accompagnement individuel des migrants qui souhaitent rester en France, afin de leur délivrer les informations utiles et de les aider à accomplir les premières démarches relatives à la demande d’asile ou encore à préparer un départ vers un CAO".

Le cas sensible des mineurs isolés

Elle demande aussi, même si ce droit ne figure nulle part dans la loi sur l’asile du 29 juillet 2015, que, une fois dans ces structures, ils bénéficient d’un enseignement précoce de la langue française. Les textes de loi ne prévoient cet enseignement qu’une fois que les illégaux sont déclarés réfugiés.

Toute une partie du rapport porte sur le cas des mineurs isolés. Un des problèmes majeurs de Calais aujourd’hui, et un sujet dont le gouvernement n’a pas encore pris la mesure. La CNCDH recommande, comme tous ceux qui ont travaillé le sujet avec elle, la mise à l’abri, la délivrance d’une information sur leurs droits, afin que ces jeunes soient en mesure de renoncer de façon éclairée à passer en Grande-Bretagne…

Par ailleurs, la CNCDH écrit avoir "été informée à plusieurs reprises de
soupçons de commission de faits de traite et d’exploitation (prostitution, mendicité forcée…), notamment à l’encontre de femmes et d’enfants vivant dans la jungle de Calais. S’agissant plus spécifiquement des mineurs isolés étrangers, la récente étude d’Olivier Peyroux pour l’Unicef conclut aussi à l’existence "d’un risque potentiel de traite" après avoir constaté des cas d’exploitation sexuelle (masculine et féminine), d’incitation de mineurs à commettre des délits et d’exploitation économique", insiste le rapport. 

En dénonçant l'insouciance de l'Etat-PS, la CNCDH joue là encore un rôle d’alerte sur ce sujet de l’esclavage moderne qu’elle fait doucement émerger depuis quelques années en France.

jeudi 31 mars 2016

Polémique vertueuse: le dessinateur Plantu fait l'amalgame entre islam et terrorisme

Les idéologues du "politiquement correct" se dévorent 

Plantu sort des clous ?

Sur son blog, ce mercredi, le dessinateur Plantu évoque la sortie d’une gamme de hidjabs et d'abayas par plusieurs grandes marques de luxe. "A quand la fashion ceinture ?", y demande une jeune femme voilée, une ceinture d’explosifs à la taille.


Le dessin dans le journal Le Monde, divise. Un autre de Plantu avait ému il y a quelques jours, parce qu'il rendait hommage aux victimes des attentats de Bruxelles. Dans ce nouveau dessin, publié le mercredi 30 mars par le journal officieux du PS, il fait référence à la nouvelle lubie des marques qui lancent des collections réservées aux femmes musulmanes intégristes, en l'occurrence Dolce & Gabbana et sa nouvelle ligne de hijabs.

Faire du Charlie hebdo, c'est tabou !
Abaya transparent
et affriolant ! 
La phrase "A quand la fashion ceinture ?" en légende de la caricature provoque une onde de choc dans les cercles parisiens bien-pensants… Le dessinateur y associe le voile islamique et la ceinture d'explosifs islamiste, et donc l'islam et le terrorisme. Le terrorisme des djihadistes n'aurait rien de commun avec les islamistes qui n'auraient rien à voir avec l'islam: avec les Chrétiens, alors? C'est sûr, mais ça ne dérange pas les idéologues laïcs et pourtant pro-arabes ! Hollande, "l'homme de la synthèse", n'a-t-il pas remis la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite ? En cachette, il est vrai...

Le parallèle a déclenché la colère d'une catégorie d'internautes


Le quotidien Le Monde en a fait sa Une comme tous les jours depuis 1985, mais cette semaine Plantu aurait lancé le bouchon un peu loin, tout en sachant que chacun de ses dessins est scruté. Il avait déjà fait polémique, en 2013, avec un amalgame entre cégétistes et islamistes, comme d'autres en ont fait entre écologistes et ayatollahs. Le "second degré" avait été ressorti, mais à force d'ouvrir la boite pour les Bedos père et fils ou Sophia Aram [franco-marocaine dont la mère a disparu de sa biographie: Khadija, 64 ans, a en effet été condamnée en 2011 à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir promis contre rémunération, à des personnes en situation irrégulière des titres de séjour qu'elle n'a jamais remis, en tant qu'élue socialiste des Yvelines et adjointe au maire de Trappes -PCF depuis 1944 et PS depuis 2001, dont sont originaires des célébrités comme Jamel Debbouze], mais elle a la bonne nuance de peau, en passant par les ex-hébergés du service public de France Inter, Didier Porte et Stéphane Guillon [Alexandra, sa soeur, est toujours journaliste à France 2], le stock est éventé.
Cette fois, le clergé chafouin de la république laïque en a implosé…

Plantu se défend d'avoir franchi une ligne rouge ?

Abaya pour la Seine-Saint-Denis
Plusieurs grandes marques se lancent sur ce marché de l'hypocrisie
La marché de la mode islamique intéresse l'Italien Dolce Gabbana, mais aussi le Britannique Marks and Spencer ou le Japonais Uniqlo. Or, si le voile islamique, dans toutes ses déclinaisons plus ou moins couvrantes et isolantes, vise à riposter à la lubricité des musulmans du "genre" entreprenant, il est en vérité tout sauf discret. Il est même devenu un appel provoquant la montée de testostérone.

Accusé d’amalgame entre Islam et terrorisme, Plantu  a déclaré à La Parisienne: "Je veux défendre l’image de la femme."

Le dessinateur est sur la ligne officielle  du PS
Ligne Dolce et Gabbana
Invitée ce matin sur RMC, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a dénoncé l'initiative. "Quand les marques investissent dans ces vêtements, elles se mettent en retrait de leurs responsabilités sociales et font la promotion de l’enfermement du corps des femmes. Ça me choque", a-t-elle ainsi déclaré.

Ces protestations pourraient-elles décourager les enseignes en question ? A voir... "Les musulmans représentent 22% de la population et leurs exigences vestimentaires sont trop souvent délaissées par les grandes maisons de couture et de prêt-à-porter européennes", avaient fait valoir début janvier Stefano Gabbana et Domenico Dolce, pour justifier leur démarche mercantile.

Laurence Rossignol compare les femmes voilées aux "nègres américains qui étaient pour l’esclavage"

Pour bénéficiaire de la CMU
Sur RMC ce mercredi 30 mars, Rossignol n’a pas hésité à comparer ces femmes musulmanes aux "nègres américains qui étaient pour l’esclavage". Un terme qui a déclenché une levée de boucliers sur les réseaux sociaux. Et la féministe de passer à la vitesse supérieure: "Quand les marques investissent dans ces vêtements, elles se mettent en retrait de leurs responsabilités ...sociales [sic] et font la promotion de l’enfermement du corps des femmes. Ça me choque, parce que quand on enferme le corps des femmes sous des vêtements qui vont des orteils jusqu’au bout des doigts, l’enfermement global n’est pas loin pour elles derrière."

Alors le chroniqueur lui tend une nouvelle perche, suggérant que peut-être, certaines d’entre elles "choisissent de porter le voile", Laurence Rossignol lâche alors : "Mais bien sûr, il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afri… ["afro", pour celles qui savent de quoi elles parlent] américains qui étaient pour l’esclavage.

Produits Uniqlo, ci-contre

La ministre socialiste venue de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR)  est vite retournée à son argument de départ, inutilement, puisque l'ex-journaliste à La Vie ouvrière, le journal de la CGT, n'a rien de plus à apporter au débat: "On ne peut pas admettre que c’est normal, que c’est anodin, que de grandes marques investissent dans ce marché et en fin de comptes, mettent les femmes musulmanes dans la situation de devoir porter ça. C’est irresponsable de leur part".

 

mardi 12 mai 2015

Au pouvoir comme dans l'opposition pour dénoncer, Hollande parle des "nouveaux négriers" au lieu d'agir

A Pointe-à-Pitre, le socialiste fait un parallèle entre la traite négrière et l'esclavage moderne

L
e chef de l’Etat est allé 
aux Antilles dénoncer les "nouveaux négriers" de... Méditerranée
 Gigantesque bâtiment long de 240 mètres,
voulu par Victorin Lurel, ancien ministre
L'occasion de l'inauguration du mémorial ACTe était-elle le moment le mieux choisi pour commenter les abandons aux portes de l’Europe de rafiots chargés de migrants ?
Même s'il est facile d'exalter le devoir de mémoire dans des discours à chaque fois plus historiques les uns que les autres, ce week-end, François Hollande s'est à nouveau laissé aller sur le combat qu'"il faut" et qu'"on doit" mener, en tous les cas les autres, contre l’esclavage.

Le Mémorial ACTe qu’il a inauguré dimanche matin à Pointe-à-Pitre est tourné vers le passé plutôt que vers ces formes modernes d'esclavage
En présence de nombreuses délégations caribéennes et africaines, il  a estimé qu'il "permettra […] de dire au monde que ce combat pour la dignité humaine n’est pas achevé". Il a évoqué "de nouveaux négriers [qui] monnayent des cargaisons humaines. En Méditerranée, des passeurs criminels remplissent des bateaux d’êtres humains. Des terroristes en Syrie, en Irak ou au Nigeria capturent des innocents pour les vendre ou les posséder et […] s’inventent des prétextes religieux pour justifier leurs crimes". Liste à laquelle il ajoute au passage l’exploitation des enfants soldats. Le mémorial, plus grand centre au monde du souvenir de la traite des noirs et l’esclavage, "doit [!] permettre de connaître le passé, mais aussi de lever une force pour que nous puissions, ici, avoir une mission de développement", a tenté d'expliquer François Hollande en des termes d'une obscure clarté qu'il devra préciser en Haïti.


Le Président a essuyé des critiques de tous bords 

Les indépendantistes ont boycotté la cérémonie.
Au leader syndical Elie Domota, le Président lance un appel au rassemblement. "Cette mémoire ne doit pas être vindicative. Elle doit être rassembleuse et nous amener à lutter contre les formes, hélas, nouvelles d’esclavage." Mais un proche tacle aussitôt les incohérences des contradicteurs: "le mémorial va dans le sens de la réconciliation et donc ça ne plaît pas aux indépendantistes, alors même que certains sont dans le comité scientifique du musée", polémique-t-il en faveur du métropolitain. 

La repentance d’Etat ne gênerait pas François Hollande, mais il n'a pas les moyens de verser les réparations qui lui sont réclamées pour la colonisation et l’esclavage. Certains réclament 21 milliards d’euros, mais "si ce sujet se règle, ils n’ont plus de cause", estime le même expert ès Antilles anonyme.

La France va s’acquitter de la dette de Haïti, a annoncé François Hollande. Appelée la "rançon de l’indépendance", elle est aujourd’hui évaluée à 17 milliards d’euros. Si avisés soient-ils, les décrypteurs sont dans le flou. On ignorait toujours dimanche après-midi si cela signifie à nouveau verser cette somme aux autorités haïtiennes ou si'il s'agit de ce qui a déjà été affecté. 
Ce qui est clair, en revanche, c'est que les Antilles françaises se sont faites bananer sur la question des réparations.

VOIR et ENTENDRE l'inauguration à laquelle la population n'a pas été conviée 

"Le débat sur les réparations, je le sais, n’est pas épuisé. Je reprends à mon compte les mots d’Aimé Césaire quant à la nature irréparable du crime", a-t-il lâché dans son discours d’inauguration, faisant naître un fort sentiment de colère, jusque parmi ceux qui ne lui demandaient rien. 

VOIR et ENTENDRE Lilian Thuram défendre évidemment la réalisation, alors que le reste de la population est sceptique sur l'affectation de tous ces millions qui auraient pu améliorer le quotidien de ses contemporains:
L'ancien footballeur n'est vraiment représentatif que de lui-même, avide d'égards et d'honneurs.

Le parallèle présidentiel avec l’esclavage moderne a eu le don d’énerver Christiane Taubira.  
L'indépendantiste E. Domota,
poing levé,
et l'autonomiste Taubira,
 future ministre de Hollande
La garde des Sceaux, qui est dans les valises de Hollande pendant toute la tournée caribéenne, qui vient d’écrire un livre sur l’esclavage et qui rappelle devant tous les micros et caméras que l’esclavage historique est un système d’Etat "codifié et régulé". "On doit combattre l’esclavage aujourd’hui, mais la confusion est mauvaise conseillère et en plus elle est l’apanage des imbéciles", a-t-elle balancé, méprisante comme à son ordinaire, samedi en Martinique. La mégère s'est toutefois laissée apprivoiser avant de se prendre une volée de bois vert de l’Elysée. Oui, "il y a encore de l’esclavage dans le monde, et il doit être combattu avec la même détermination", a finalement estimé l'ex-indépendantiste et autonomiste aujourd'hui ministre des anciens colons. "Simplement, ce n’est pas le même, venant de groupes terroristes ou mafieux", a-t-elle maintenu, à juste titre.

Le coût de l’ensemble architectural au centre d'une polémique
Officiellement, on l'estime à 83 millions d’euros. Après avoir rendu déposé une gerbe de fleurs devant le monument en "Sang Chaînes, Cent Chaînes, Sans Chaîne" au centre de Pointe-à-Pitre, François Hollande a coupé le ruban tricolore devant l’entrée du mémorial, un magnifique bâtiment fait de façades de verre et de métal enchevêtré, aux faux airs de Mucem marseillais, construit sur le site d’une ancienne usine sucrière Darboussier. "Les critiques, ça fait partie du jeu, relativise Josée, venue attendre François Hollande sur la place de la Victoire. Aujourd’hui, c’est la reconnaissance de dix ans de lutte pour imposer ce projet. Mettre de l’argent dans la mémoire c’est aussi important que dans l’avenir."

Samedi soir, après sa rencontre avec les élus et un dîner républicain, François Hollande s’est offert une visite nocturne de détente, au calme de l’immense bâtiment avec le président de la région Victorin Lurel, le président du Sénégal, Macky Sall, et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, Michaëlle Jean.

Six ministres ont déserté Paris et leurs ministères pour la Caraïbe: la ministre de la justice, Christiane Taubira; la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin; la ministre de l'écologie, Ségolène Royal; la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, Harlem Désir, secrétaire d'État né à Paris chargé des affaires européennes, Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du de la Francophonie dans ce département français, ainsi que le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. Sans doute pour ménager les victimes de l'austérité que  leur ont imposé les errements des gouvernements Ayrault et Valls
Combien d'avions et de CO2 l'exécutif a-t-il consommé d'île en île, avec des délégations différentes de l'une à l'autre, et à quel coût?

jeudi 17 juillet 2014

Comparer Taubira à un singe, une injure à l'espèce animale?

Nos ancêtres supportent la comparaison

Le fait de comparer la garde des Sceaux à un singe est respectueux du règne animal
Mais que les juges de Cayenne estiment que ça revient à injurier "l'humanité entière" est méprisant de nos ancêtres: nos aïeux méritaient-ils d'être sévèrement condamné avec Anne-Sophie Leclère, une ex-candidate FN ? 

L'ex-tête de liste FN aux municipales à Rethel (Ardennes), a été lourdement condamnée mardi par le tribunal de Grande Instance de Cayenne à neuf mois de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité pour avoir comparé Christiane Taubira à une gentille petite guenon à ruban rose. Le FN a de surcroît été condamné à 30.000 euros d'amende en tant que personne morale. Faites les comptes!

Les préjugés raciaux des juges de Cayenne

Les protecteurs de la nature faillissent à leur mission de protection des animaux.
"Le fait d'assimiler une personne humaine, quelle qu'elle soit, à un animal, constitue une injure faite à l'humanité entière", estiment les juges dans leurs attendus.
  
Des attendus racistes à l'encontre d'une blanche
"Que cette injure concerne une personne de race noire, supposée arboricole, constitue de toute évidence une injure à caractère racial, mais aussi une provocation à la haine raciale, cette caricature n'étant que le paroxysme des réflexions racistes faites notamment dans le cadre du débat sur le mariage pour tous à l'encontre de Mme Taubira", soutiennent les magistrats.

La vanité des êtres humains oublieux de leurs origines 
Selon eux, "cette atteinte frontale à la dignité de l'homme justifie une sanction qui ne se limite pas à une punition financière, souvent appliquée en matière de délits de presse".

La dignité des animaux ne serait-elle pas remise en cause par les juges ?   Ces juges développent une pensée préjudiciable à nos amis les bêtes. La leçon donnée par les juges de Cayenne aux Européens soutient la thèse que l'outrage "va bien au-delà des assimilations entre immigration et délinquance habituellement réprimées pour ce type d'infractions". 

Les juges attentent un procès à l'occident
 
Alors que le deuxième décret de l'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848, ils continuent de ressasser, ne dissimulant pas leur esprit de vengeance, en soulignant que la Guyane a  été "marquée par l'esclavage, caractérisé par l'assimilation par le code noir des "nègres" - comme disent L.-S. Senghor et Aimé Césaire - à des biens meubles ou à du bétail".

Les magistrats ne se satisfont pas que le FN reconnaisse une "erreur de casting" à propos de l'ex-candidate:  elle "ne saurait suffire à le dédouaner, bien au contraire". 
Ils font le procès du parti de Marine Le Pen. "En ne s'assurant pas des opinions républicaines et en ne mettant pas en oeuvre par une formation minimale destinée à éviter de tels dérapages, le Front national a participé au délit".

Les trois juges rappellent que Jean-Marie Le Pen, "encore président d'honneur (du Front national), a tenu de nombreux propos racistes pour lesquels il a été condamné" ...deux fois pour ce motif. "Son programme pour la France et les Français préconisait l'abolition des lois réprimant le racisme". 
Ainsi les juges de Cayenne révèlent-ils un raisonnement de proche en proche suspect de vouloir éclabousser tout le monde.

Les juges fondent l'accusation de justice pour l'exemple

La peine d'amende est "la seule possible à l'encontre des personnes morales, elle doit être fixée à un montant élevé destiné à marquer la gravité des infractions à caractère racial qui génèrent un préjudice pour la société entière, mais aussi pour les victimes quotidiennes du racisme provoqué par ces injures", disent les juges.

Mme Leclère, exclue fin 2013 du FN, était poursuivie pour injure publique et provocation à la haine ou à la violence à la suite d'une plainte déposée en octobre 2013 par Walwari, le parti politique guyanais de Christiane Taubira.