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jeudi 31 mars 2016

Polémique vertueuse: le dessinateur Plantu fait l'amalgame entre islam et terrorisme

Les idéologues du "politiquement correct" se dévorent 

Plantu sort des clous ?

Sur son blog, ce mercredi, le dessinateur Plantu évoque la sortie d’une gamme de hidjabs et d'abayas par plusieurs grandes marques de luxe. "A quand la fashion ceinture ?", y demande une jeune femme voilée, une ceinture d’explosifs à la taille.


Le dessin dans le journal Le Monde, divise. Un autre de Plantu avait ému il y a quelques jours, parce qu'il rendait hommage aux victimes des attentats de Bruxelles. Dans ce nouveau dessin, publié le mercredi 30 mars par le journal officieux du PS, il fait référence à la nouvelle lubie des marques qui lancent des collections réservées aux femmes musulmanes intégristes, en l'occurrence Dolce & Gabbana et sa nouvelle ligne de hijabs.

Faire du Charlie hebdo, c'est tabou !
Abaya transparent
et affriolant ! 
La phrase "A quand la fashion ceinture ?" en légende de la caricature provoque une onde de choc dans les cercles parisiens bien-pensants… Le dessinateur y associe le voile islamique et la ceinture d'explosifs islamiste, et donc l'islam et le terrorisme. Le terrorisme des djihadistes n'aurait rien de commun avec les islamistes qui n'auraient rien à voir avec l'islam: avec les Chrétiens, alors? C'est sûr, mais ça ne dérange pas les idéologues laïcs et pourtant pro-arabes ! Hollande, "l'homme de la synthèse", n'a-t-il pas remis la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite ? En cachette, il est vrai...

Le parallèle a déclenché la colère d'une catégorie d'internautes


Le quotidien Le Monde en a fait sa Une comme tous les jours depuis 1985, mais cette semaine Plantu aurait lancé le bouchon un peu loin, tout en sachant que chacun de ses dessins est scruté. Il avait déjà fait polémique, en 2013, avec un amalgame entre cégétistes et islamistes, comme d'autres en ont fait entre écologistes et ayatollahs. Le "second degré" avait été ressorti, mais à force d'ouvrir la boite pour les Bedos père et fils ou Sophia Aram [franco-marocaine dont la mère a disparu de sa biographie: Khadija, 64 ans, a en effet été condamnée en 2011 à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir promis contre rémunération, à des personnes en situation irrégulière des titres de séjour qu'elle n'a jamais remis, en tant qu'élue socialiste des Yvelines et adjointe au maire de Trappes -PCF depuis 1944 et PS depuis 2001, dont sont originaires des célébrités comme Jamel Debbouze], mais elle a la bonne nuance de peau, en passant par les ex-hébergés du service public de France Inter, Didier Porte et Stéphane Guillon [Alexandra, sa soeur, est toujours journaliste à France 2], le stock est éventé.
Cette fois, le clergé chafouin de la république laïque en a implosé…

Plantu se défend d'avoir franchi une ligne rouge ?

Abaya pour la Seine-Saint-Denis
Plusieurs grandes marques se lancent sur ce marché de l'hypocrisie
La marché de la mode islamique intéresse l'Italien Dolce Gabbana, mais aussi le Britannique Marks and Spencer ou le Japonais Uniqlo. Or, si le voile islamique, dans toutes ses déclinaisons plus ou moins couvrantes et isolantes, vise à riposter à la lubricité des musulmans du "genre" entreprenant, il est en vérité tout sauf discret. Il est même devenu un appel provoquant la montée de testostérone.

Accusé d’amalgame entre Islam et terrorisme, Plantu  a déclaré à La Parisienne: "Je veux défendre l’image de la femme."

Le dessinateur est sur la ligne officielle  du PS
Ligne Dolce et Gabbana
Invitée ce matin sur RMC, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a dénoncé l'initiative. "Quand les marques investissent dans ces vêtements, elles se mettent en retrait de leurs responsabilités sociales et font la promotion de l’enfermement du corps des femmes. Ça me choque", a-t-elle ainsi déclaré.

Ces protestations pourraient-elles décourager les enseignes en question ? A voir... "Les musulmans représentent 22% de la population et leurs exigences vestimentaires sont trop souvent délaissées par les grandes maisons de couture et de prêt-à-porter européennes", avaient fait valoir début janvier Stefano Gabbana et Domenico Dolce, pour justifier leur démarche mercantile.

Laurence Rossignol compare les femmes voilées aux "nègres américains qui étaient pour l’esclavage"

Pour bénéficiaire de la CMU
Sur RMC ce mercredi 30 mars, Rossignol n’a pas hésité à comparer ces femmes musulmanes aux "nègres américains qui étaient pour l’esclavage". Un terme qui a déclenché une levée de boucliers sur les réseaux sociaux. Et la féministe de passer à la vitesse supérieure: "Quand les marques investissent dans ces vêtements, elles se mettent en retrait de leurs responsabilités ...sociales [sic] et font la promotion de l’enfermement du corps des femmes. Ça me choque, parce que quand on enferme le corps des femmes sous des vêtements qui vont des orteils jusqu’au bout des doigts, l’enfermement global n’est pas loin pour elles derrière."

Alors le chroniqueur lui tend une nouvelle perche, suggérant que peut-être, certaines d’entre elles "choisissent de porter le voile", Laurence Rossignol lâche alors : "Mais bien sûr, il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afri… ["afro", pour celles qui savent de quoi elles parlent] américains qui étaient pour l’esclavage.

Produits Uniqlo, ci-contre

La ministre socialiste venue de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR)  est vite retournée à son argument de départ, inutilement, puisque l'ex-journaliste à La Vie ouvrière, le journal de la CGT, n'a rien de plus à apporter au débat: "On ne peut pas admettre que c’est normal, que c’est anodin, que de grandes marques investissent dans ce marché et en fin de comptes, mettent les femmes musulmanes dans la situation de devoir porter ça. C’est irresponsable de leur part".

 

samedi 16 janvier 2016

Charlie Hebdo: Riss souille la mémoire du petit Aylan

Un dessin de Riss sur Aylan suscite l'indignation

Charlie hebdo prétend dénoncer le racisme mais provoque la nausée parmi les internautes
La finesse et le respect sont hors de portée des dessinateurs qui rient de tout, sans considération aucune de leurs congénères, si éprouvés et affaiblis soient-ils. "C'est injuste de nous faire mal à nouveau", a déclaré, depuis Vancouver ( Canada), Mme Kurdi, une tante du petit garçon, en imaginant la peine ressentie par son frère Abdallah, le père du petit noyé syrien.

Le directeur de la publication de Charlie Hebdo a en effet repiqué au truc, appliquant toujours le même mode de pensée ou recette (cf. dessin à droite) publiant un nouveau dessin faisant référence au drame de la mort du petit Aylan et à celui des agressions sexuelles en Allemagne, assuré de ne pas passer inaperçu, alors que les mobilisations anti-terroristes ne font plus recette et les commémorations à répétition saturent l'opinion pourtant prompte à la compassion.

Ne craignant pas l'amalgame entre fatalité
du drame du petit Aylan et la révulsion suscitée par les agressions sexuelles en Allemagne, le nouveau dessin du directeur de la publication de Charlie Hebdo pue l'exploitation du malheur. Un an après la terrible attaque terroriste contre sa rédaction, Charlie Hebdo reste le journal libertaire et ne reculant devant la provocateur propice, pense-t-il, à préparer la révolution.

"A Charlie, plus que jamais, nous voulons dessiner," insistent les butors égocentriques.
 
Charlie hebdo, assoiffés de sang ?
Et peu importe la souffrance qu'occasionne leur feuille. En référence aux "agressions sexuelles de masse" à Cologne, l'ambigu dessinateur extrapole sur la peur et le racisme supposés: l'esprit pervers imagine ce "que serait devenu le petit Aylan s'il avait grandi" et suggère que tous les migrants syriens sont des violeurs en puissance. Le dessin représente deux hommes, langue pendue, poursuivant des femmes.

Un humour qualifié d'extrême droite mais par des libertaires d'extrême gauche !
Face au déferlement d'indignation, quelques fanatiques irréductibles (et déséquilibrés de la même mouvance idéologique) défendent le dessin de Riss, tout comme sa démarche, appelant à la rescousse l'esprit de Charb ou de Cabu. Charlie hebdo fait pire que ses cibles et sur Twitter, nombreux sont les internautes qui démasquent les intentions cachées de ce dessin malsain à plus d'un égard: il souille la mémoire de la petite victime et fait porter leurs équivalents de la droite extrême la perversité qui l'habite. 
Pour autant, certains internautes estiment que le directeur de la publication de Charlie Hebdo a franchi une limite en évoquant à nouveau sur un mode satirique le cas emblématique du petit Aylan Kurdi, l'un des enfants syriens noyés découvert  sur une plage turque .



La reine de Jordanie a-t-elle l'une de ces "réactions épidermiques" dont L'Express accuse les indignés ?

Le dessin de Riss sur le petit Aylan suscite beaucoup de dégoût en France et partout dans le monde arabe. Des dessinateurs ont pris leurs crayons pour "défendre la mémoire" de l’enfant de migrants syriens mort en septembre dernier, échoué sur une plage turque parmi d'autres.
La reine de Jordanie répond au dessin de Charlie Hebdo
Sur son compte Twitter, la reine Rania de Jordanie a riposté par un dessin à une caricature de l'hebdomadaire anarcho-révolutionnaire.
L’un des dessins (ci-dessous) relaie le tweet (ci-dessus) de la reine Rania.

Sans doute la souveraine entre-t-elle dans la catégorie, stigmatisée par L'Express, des débiles qui ne comprennent jamais rien à rien. 
A l'inverse, penser que tous les migrants syriens sont de la graine de docteurs en médecine à de quoi jeter le trouble parmi les étudiants français qui n'ont pas ce potentiel imaginé...
Assez de délires en tout genre !


mercredi 25 février 2015

Le mémorial de Charlie Hebdo ne fait pas l'unanimité à Paris

Une plainte après le saccage

Pas temps d'histoires pour le saccage d'églises

Un quatrième acte de vandalisme en deux semaines contre cet autel laïc sur la voie publique,


place de la République à Paris, sur le socle de la statue, à la suite des tueries de Charlie Hebdo, Montrouge et Vincennes par des djihadistes de France. Le collectif "17 plus jamais" à l’origine de cette dévotion païenne a porté plainte. Ce groupe a-t-il une réalité juridique?

Le collectif a investi l'espace public pour se livrer au culte des libertaires anarcho-révolutionnaires, c'est-à-dire à des anti-républicains protégés par la République aux frais de la communauté des contribuables.
L’autel à la mémoire des 17 victimes des attentats islamistes, où viennent "se recueillir" les passants (sic), a été endommagé quatre fois en deux semaines: des couronnes de fleurs "ont été arrachées", des messages ont été "retirés des pochettes" et de "grands crayons ont été cassés en deux", déplore Sabrina, instigatrice de ce collectif, qui "prend soin" des lieux depuis plus d’un mois.

On trouve bien sûr des clients pour s'adonner à ce genre de démonstration, mais on en trouve aussi, tout aussi peu légitimes, qui trouvent à y redire. Que l'on songe en effet qu'une crèche  ici ou là, dans un couloir de mairie - comme chaque Français a pu en connaître par le passé - peut déclencher une polémique nationale, alors que la voie publique est encombrée d'objets et de badauds, est proprement effarant.

Ils manquent d'humour au 3e degré...
Une poignée de bénévoles se relaie. Ils seraient plus dignes de respect qu'une poignée de "sentinelles", militants inoffensifs pour la famille. La jeune empathique, 34 ans, a créé le collectif après les attentats, pour que tout le monde puisse avoir accès à la bonne parole des provocateurs d'extrême gauche, dite simplement "radicale", à l'inverse de l' "islamisme radical", pléonasme pourtant hyperbolique. Appuyée par trois amis, Sabrina veut exposer ces hommages non pas dans un temple privé consacré à la libre pensée, mais les imposer à tous les passants de la place de la République, provocation à la vue des musulmans modérés.

Ce qui pourrait se faire sans provocation ostentatoire

Au total, une trentaine de fanatiques se relaient pour photographier et numériser les messages, rallumer les bougies ou enlever les bouquets de fleurs trop abîmés...  "Il ne faut pas laisser faire ce saccage !"

Mais tout le monde ne soutient visiblement pas l’initiative.  "Lorsque nous venons nettoyer, nous voyons bien parfois des personnes vindicatives. Mais d'habitude cela ne va pas plus loin", assure Rémy Vialaret (Journal Du Net Réseau). "Ce n’est pas le vent qui a fait ça, ce n’est pas la pluie, puisque même les objets et les messages abrités ont été vandalisés. Les autres fois, nous avons réparé les dégâts sans rien dire, mais là, c’est trop. Il ne faut pas laisser faire ce saccage !", s’exclame Sabrina Deliry, une responsable de gestion à la Caisse d'Epargne.

Dépôt de plainte, malgré l'encombrement de la voie publique
"Pourquoi ? Pourquoi détruire ce symbole de paix (sic), ni antisémitisme (dessins ci-dessous), en hommage à nos victimes des attentats ?... 
charlie-hebdo-cantat-2.jpg (400×516)


















Stupeur et colère au 17, s’indigne le collectif sur Facebook. Une plainte a été déposée au commissariat du 3e arrondissement.

La dégradation de l'espace public n'émeut pas la Mairie PS...

La Mairie socialiste de Paris s'est prêtée à un "accord tacite" au fil du temps pour que le collectif puisse perdurer. Pour autant, la municipalité n’a pas réagi à ce dépôt de plainte

Un sanctuaire qui n'a pas déchaîné la colère des Femen...

lundi 15 octobre 2012

BD : Google rend hommage au dessinateur Winsor McCay, ce matin

Un nouveau Doodle sur la page d’accueil du moteur de recherche Google
Google célèbre Winsor McCay avec un magnifique Doodle


Le Français moyen,
un certain matin de mai 2012:
le désenchantement...


C'est aujourd'hui le 107ème anniversaire de ‘Little Nemo in Slumberland’
, rappelant Alice au Pays des Merveilles (1865) du Britannique Lewis Carroll (1832-1898).

Le lit du réveil 
Winsor McCay est le créateur de Little Nemo

Son héros est 
un petit garçon timide, sage et rêveur, ressemblant à tous les garçons de son âge,environ 6 ans.Chaque nuit, lorsque Nemo s'endormira, il entrera dans le monde fantastique des rêves. On suit alors les aventures mouvementées du jeune dormeur dans un monde aux décors insolites avec pour but de réussir à rentrer dans Slumberland (le pays des songes) pour y rencontrer la princesse.


C'est un auteur de bande dessinée et un réalisateur de films d’animation. Son lieu de naissance est incertain, mais il serait né le 26 septembre 1869 et mort le 26 juillet 1934 à Brooklyn, New York City. 


Mc Cay est considéré comme l’un des plus importants dessinateurs de bandes dessinées. Son œuvre a influencé de nombreux dessinateurs comme Moebius ou Hayao Miyazaki mais aussi les premiers films d’animation de Walt Disney, Max Fleischer ou Osamu Tezuka.

VOIR et ENTENDRE