Une plainte après le saccage
Pas temps d'histoires pour le saccage d'églises
Un quatrième acte de vandalisme en deux semaines contre cet autel laïc sur la voie publique,
place de la République à Paris, sur le socle de la statue, à la suite des tueries de Charlie Hebdo, Montrouge et Vincennes par des djihadistes de France. Le collectif "17 plus jamais" à l’origine de cette dévotion païenne a porté plainte. Ce groupe a-t-il une réalité juridique?
Le collectif a investi l'espace public pour se livrer au culte des libertaires anarcho-révolutionnaires, c'est-à-dire à des anti-républicains protégés par la République aux frais de la communauté des contribuables.
L’autel à la mémoire des 17 victimes des attentats islamistes, où viennent "se recueillir" les passants (sic), a été endommagé quatre fois en deux semaines: des couronnes de fleurs "ont été arrachées", des messages ont été "retirés des pochettes" et de "grands crayons ont été cassés en deux", déplore Sabrina, instigatrice de ce collectif, qui "prend soin" des lieux depuis plus d’un mois.
On trouve bien sûr des clients pour s'adonner à ce genre de démonstration, mais on en trouve aussi, tout aussi peu légitimes, qui trouvent à y redire. Que l'on songe en effet qu'une crèche ici ou là, dans un couloir de mairie - comme chaque Français a pu en connaître par le passé - peut déclencher une polémique nationale, alors que la voie publique est encombrée d'objets et de badauds, est proprement effarant.
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| Ils manquent d'humour au 3e degré... |
Ce qui pourrait se faire sans provocation ostentatoire
Au total, une trentaine de fanatiques se relaient pour photographier et numériser les messages, rallumer les bougies ou enlever les bouquets de fleurs trop abîmés... "Il ne faut pas laisser faire ce saccage !"
Mais tout le monde ne soutient visiblement pas l’initiative. "Lorsque nous venons nettoyer, nous voyons bien parfois des personnes vindicatives. Mais d'habitude cela ne va pas plus loin", assure Rémy Vialaret (Journal Du Net Réseau). "Ce n’est pas le vent qui a fait ça, ce n’est pas la pluie, puisque même les objets et les messages abrités ont été vandalisés. Les autres fois, nous avons réparé les dégâts sans rien dire, mais là, c’est trop. Il ne faut pas laisser faire ce saccage !", s’exclame Sabrina Deliry, une responsable de gestion à la Caisse d'Epargne.
Dépôt de plainte, malgré l'encombrement de la voie publique
"Pourquoi ? Pourquoi détruire ce symbole de paix (sic), ni antisémitisme (dessins ci-dessous), en hommage à nos victimes des attentats ?...

