Un quatrième acte de vandalisme en deux semaines contre cet autel laïc sur la voie publique,
place de la République à Paris, sur le socle de la statue, à la suite des tueries de Charlie Hebdo, Montrouge et Vincennes par des djihadistes de France. Le collectif "17 plus jamais" à l’origine de cette dévotion païenne a porté plainte. Ce groupe a-t-il une réalité juridique?
Le collectif a investi l'espace public pour se livrer au culte des libertaires anarcho-révolutionnaires, c'est-à-dire à des anti-républicains protégés par la République aux frais de la communauté des contribuables.
L’autel à la mémoire des 17 victimes des attentats islamistes, où viennent "se recueillir" les passants (sic), a été endommagé quatre fois en deux semaines: des couronnes de fleurs "ont été arrachées", des messages ont été "retirés des pochettes" et de "grands crayons ont été cassés en deux", déplore Sabrina, instigatrice de ce collectif, qui "prend soin" des lieux depuis plus d’un mois.
On trouve bien sûr des clients pour s'adonner à ce genre de démonstration, mais on en trouve aussi, tout aussi peu légitimes, qui trouvent à y redire. Que l'on songe en effet qu'une crèche ici ou là, dans un couloir de mairie - comme chaque Français a pu en connaître par le passé - peut déclencher une polémique nationale, alors que la voie publique est encombrée d'objets et de badauds, est proprement effarant.
Ils manquent d'humour au 3e degré...
Une poignée de bénévoles se relaie.Ils seraient plus dignes de respect qu'une poignée de "sentinelles", militants inoffensifs pour la famille. La jeune empathique, 34 ans, a créé le collectif après les attentats, pour que tout le monde puisse avoir accès à la bonne parole des provocateurs d'extrême gauche, dite simplement "radicale", à l'inverse de l' "islamisme radical", pléonasme pourtant hyperbolique. Appuyée par trois amis, Sabrina veut exposer ces hommages non pas dans un temple privé consacré à la libre pensée, mais les imposerà tous les passants de la place de la République, provocation à la vue des musulmans modérés.
Ce qui pourrait se faire sans provocation ostentatoire
Au total, une trentaine de fanatiques se relaient pour photographier et numériser les messages, rallumer les bougies ou enlever les bouquets de fleurs trop abîmés..."Il ne faut pas laisser faire ce saccage !"
Mais tout le monde ne soutient visiblement pas l’initiative. "Lorsque nous venons nettoyer, nous voyons bien parfois des personnes vindicatives. Mais d'habitude cela ne va pas plus loin", assure Rémy Vialaret (Journal Du Net Réseau). "Ce n’est pas le vent qui a fait ça, ce n’est pas la pluie, puisque même les objets et les messages abrités ont été vandalisés. Les autres fois, nous avons réparé les dégâts sans rien dire, mais là, c’est trop. Il ne faut pas laisser faire ce saccage !", s’exclame Sabrina Deliry, une responsable de gestion à la Caisse d'Epargne.
Dépôt de plainte, malgré l'encombrement de la voie publique
"Pourquoi ? Pourquoi détruire ce symbole de paix (sic), ni antisémitisme (dessins ci-dessous), en hommage à nos victimes des attentats ?...
Stupeur et colère au 17, s’indigne le collectif sur Facebook. Une plainte a été déposée au commissariat du 3e arrondissement.
Ladégradation de l'espace public n'émeut pas la Mairie PS...
La Mairie socialiste de Paris s'est prêtée à un "accord tacite" au fil du temps pour que le collectif puisse perdurer. Pour autant, la municipalité n’a pas réagi à ce dépôt de plainte
Un sanctuaire qui n'a pas déchaîné la colère des Femen...
Totalitarisme: les Coréens pleurent des larmes de communistes
En 2005, à Séoul, des passants regardent une photographie sur les ravages provoqués par les famines en Corée du Nord. Celles-ci avaient fait en 1995 et 1996 deux millions de victimes.
Les photos parlent d'elles-mêmes
Le "Cher Leader" nord-coréen, Kim Jong-il, dernier dictateur stalinien de la planète, est mortd'une crise cardiaque samedi 17 décembre.
Les photos de ses funérailles parlent d'elles-mêmes...
Kim Jong-Il menait la Corée du Nord d'une poigne de fer depuis 1994, date de la mort de son père Kim Il-Sung, fondateur de la Corée du Nord communiste.
Kim Jong-Un est le troisième représentant de cette dynastie unique au monde. Le pays, très appauvri, peine à nourrir sa population (on parle de famine...), mais possède la bombe atomique.
Dotée d'une armée estimée à 1,2 million d’hommes pour une population de 24 millions d'habitants, Pyongyang représente toujours une menace pour ses alliés asiatiques. Le tir d’essai d’un missile à courte portée au large des côtes orientales nord-coréennes auquel Pyongyang a procédé lundi est venu opportunément le rappeler…
Devoir de mémoire : totalitarisme communiste
VOIR et ENTENDREles funérailles de Mao (septembre 1976):
On estime à 20 à 40 millions le nombre de morts résultant directement du "Grand Bond en avant" et les estimations de certains historiens tournent autour de 50 à 70 millions de morts pour l'ensemble des ravages du système maoïste.
Quelques maoïstes français, repentis ou non: Serge July, Gérard Miller, Marin Karmitz, André Glucksmann, Robert Linhart (professeur de philosophie à l'Université de Paris VIII), Christian Jambet (islamologue), Daniel Rondeau (journaliste à Paris Match et Le Monde),...
VOIR et ENTENDREles funérailles de Staline (1953):
L'UMP veut des mesures concrètes et non de l'idéologie
Le gouvernement et l'UMP entendent redonner sa dignité au débat sur la laïcité
La majorité fait une série de propositions concrètes, sur la neutralité des services publics notamment, de nature désamorcer la controverse.
La loi de 1905 Le parti présidentiel, qui formulera mardi une série de préconisations, n'écarte pas des dispositions législatives mais exclut d'amender la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. "La loi de 1905 a déjà été modifiée treize fois. Son principe fondateur, il n'est pas question d'y toucher. Après, s'il y a besoin d'aménagements...", a précisé la député UMP de Meurthe-et-Moselle Valérie Rosso-Debord, chargée d'animer une convention.
Organisation du débat
Le débat se tiendra le 5 avril dans un grand hôtel du XIVe arrondissement de Paris et s'articulera autour de deux tables rondes : - la première autour de la laïcité et l'historique de la loi de 1905, - la seconde sur l'islam en France. Les ministres Claude Guéant, Valérie Pécresse, Luc Chatel, François Baroin, Bruno Le Maire, Benoist Apparu, Nadine Morano et Jeannette Boughrab y participeront. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, introduira et clora les discussions mais les propositions seront distribuées dès le début de la séance, a-t-on précisé à l'UMP.
Sujets abordés Repas confessionnels dans les cantines, prières musulmanes dans la rue, services publics, mixité des piscines, crèches, carrés musulmans dans les cimetières, financement des mosquées, etc.: l'objectif est de dégager une solution par problème tout en respectant le principe de laïcité. A charge ensuite à l'exécutif de les mettre ou non en oeuvre.
Mission de la convention
Premier constat: Mise en ordre des textes existants Aussi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, chargé des cultes, envisage-t-il de compiler lois, règlements, circulaires et textes dans un "Code de la laïcité" auquel pourraient se référer les administrations, les entreprises, les municipalités dès lors qu'elles sont confrontées à un problème d'ordre religieux. "Mais que faire pour les endroits du droit qui ne sont pas couverts par la loi ?", s'interroge Valérie Rosso-Debord. "La loi de 1905 ne règle pas tout", ajoute Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP. "Il y a plein de sujets qui demeurent sur la table et qu'aujourd'hui on tranche par des jurisprudences parfois contradictoires."
Second constat: Notre société a besoin de textes adaptés à son siècle.
=> L'UMP évoque une extension du champ de définition du service public aux structures privées "délivrant" un tel service. Ainsi, suite à l'affaire de la crèche Babyloup - une employée de confession musulmane refusait d'ôter son voile durant ses heures de travail - la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) s'interroge désormais sur "l'opportunité d'étendre les obligations de neutralité aux structures privées des secteurs social, médico-social et de la petite enfance", à l'instar des fonctionnaires.
=> De même, pour l'école, se pose la question de la neutralité hors de l'enceinte scolaire. Le ministère de l'Education réfléchit à une circulaire interdisant aux mères voilées d'accompagner des sorties scolaires dans la mesure où elles coopèrent avec un service public.
=> Le ministre de l'Intérieur réfléchit en outre aux moyens de faire respecter la laïcité dans les hôpitaux, notamment dans les services d'obstétrique, lorsqu'un musulman refuse par exemple que son épouse soit examinée par un médecin homme, ou aux urgences, où il arrive qu'un médecin soit récusé pour des motifs religieux. "Ce n'est pas admissible", a répété Claude Guéant entre les deux tours des élections cantonales, dans un souci d'aide à la pratique médicale, enseignante ou sociale. Il est donc navrant que des élus se laissent circonvenir par des groupes religieux de pression au détriment des personnels des différentes fonctions publiques.
Et des garanties
Les anxieux craignent pour leurs acquis Aveugles à la montée des difficultés à vivre ensemble sous la pression de nouvelles pratiques envahissant notre domaine public, les représentants des six grandes religions présentes en France ont exprimé leurs craintes du débat. Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, a d'ailleurs précisé vendredi sur Europe 1 qu'il se rendrait à la convention pour dire que "ce débat n'est pas opportun et ne devrait pas se faire dans cette période pré-électorale". Un prétexte au statu quo qui ne règle pas les problèmes de vie quotidienne et permet la pérénisation les abus et atteintes au principe de laïcité.
Marc-Philippe Daubresse assure que les mesures qui seront mises en débat mardi "sont adaptées à tous les cultes", mais l'opposition politico-médiatique a bondi sur cette mauvaise occasion de nuire au gouvernement. "Ça devient kafkaïen: quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, on est critiqués", déplore Valérie Rosso-Debord.
Le double jeu de l'opposition "Tous ces sujets - cantines, carrés musulmans, etc. - ont été repris par les socialistes lors de leur convention sur la laïcité en décembre dernier, mais nous, on va essayer d'apporter des solutions, on veut s'en sortir par le haut", plaide la députée de Meurthe-et-Moselle.
Les débats, assure-t-on à l'UMP, vont se poursuivre. Le prochain, sur l'emploi, se déroulera le 3 mai.
"Un parti qui ne débat pas, ce n'est pas un parti, c'est un musée ", dit Valérie Rosso-Debord.
Les musulmans instrumentalisent-ils la charité des autres ?
Les représentants des religions de France se sont laissés piéger
Ils se sont discrètement réunis à l'appel des musulmans qui se disent a priori stigmatisés par un débat qui n'est pas ouvert, et déclarent en choeur leur désapprobation d'un dialogue sur la laïcité.
Ils ont choisi de communiquer par le biais d'une tribune publiée dans La Croix ce mercredi 30 mars.
A l'appel du CFCM, présidé par Mohammed Moussaoui
Les six grandes religions de France, réunies en Conférence des responsables de culte en France (CRCF), prennent leurs distances avec le débat controversé sur la laïcité, souhaité par les Français, dans une déclaration commune rendue publique mercredi, mais préalablement diffusée auprès de certains organes choisis.
Dans cette tribune rédigée "sans aucun esprit polémique ou partisan", fallait-il le préciser, catholiques (Mgr André Vingt-Trois), protestants (pasteur Claude Baty), orthodoxes (Métropolite Emmanuel), musulmans (président du CFCM, Mohammed Moussaoui), juifs (Grand Rabbin Gilles Bernheim), et bouddhistes (révérend Olivier Wang-Genh) estiment que "la laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble". Une appréciation que personne ne remet en cause et que la réflexion qui doit être menée vise précisément à confirmer, encourager et faciliter. Les responsables de culte semblent envahis par le préjugé et s'expriment dans un troublant unanimisme qui laisse perplexe sur leur liberté de jugement, lorsqu'ils livrent leur tendancieuse exhortation, digne d'un appel à une journée d'action syndicale : "Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis", mettent-ils en garde.
Visiblement obnubilés par leurs préoccupations politiques et leurs intérêts séculiers, nos religieux prétextent une prochaine élection, alors que nous sortons tout juste d'une autre en 2011 et que nous avions déjà voté en 2010, repoussant donc ainsi réflexion et action aux calendes grecques. Ils estiment "capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation". Le statu quo arrange les hiérarchies insensibles au trouble des fidèles.
Tous jésuites ! D'un côté, ils prônent le dialogue: "le débat est toujours signe de santé et de vitalité." (...), admettent-ils, mais de l'autre, le refusent: ils se révèlent clairement partisans en contestant ouvertement au pouvoir politique le droit d'agir. Ils l'interpellent d'ailleurs: "Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ?", stigmatisent-ils, charitablement.
1ère rencontre de la CRCF
Quatre mois avant les cantonales, la Conférence des responsables de culte en France s'est tenue le mardi 23 novembre 2010 pour la première fois au siège de la Fédération protestante de France. Un communiqué a été publié à l'issue de cette rencontre.
"Dans la diversité de leurs traditions et de leurs convictions, les responsables de culte en France ils ont échangé dans un climat d'écoute attentive et d'amitié, rappelant d'emblée qu'ils adhéraient sans réserve au principe de laïcité qui est un des fondements de notre République. Ils ont fait leur, les propos du philosophe Paul Ricoeur : « ce qu'on appelle généralement la religion a à faire avec la bonté. ... aussi radical que soit le mal, il n'est pas aussi profond que la bonté. Et si la religion, les religions, ont un sens, c'est de libérer le fond de bonté des hommes, d'aller le chercher là où il est complètement enfoui. »"
S'adressant aux religieux et aux fidèles tentés par le fanatisme religieux
"Celles et ceux qui prétendraient utiliser l'élan religieux dans un but de domination, ou pire de légitimation de la violence, le trahissent. Dans notre société, les religions doivent favoriser activement le dialogue dans le respect mutuel, en s'appuyant sur la liberté et la justice qui sont à la base du vivre ensemble. Les rencontres que les responsables religieux ont décidé d'avoir régulièrement, chez les uns et les autres à tour de rôle, leur permettront de partager leur réflexion et d'approfondir leur connaissance mutuelle. Par là, ils entendent contribuer, à leur mesure, au développement d'un climat de confiance dans notre pays". Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France Accompagné du Pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l'Église réformée de France
Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France Accompagné du Rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France
Métropolite EMMANUEL, président de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France Accompagné de M. Carol SABA, porte-parole de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France
M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman Accompagné de M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman
Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France Accompagné de Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France
Révérend Olivier WANG-GENH, président de l'Union bouddhiste de France
Le port d'une "étoile verte" est "grotesque" et son promoteur "méprisable"
L'ex-conseiller à l'Elysée chargé de la Diversité Abderahmane Dahmane avait appelé lundi les musulmans à porter une "étoile verte", en référence à l'étoile jaune portée par les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, pour protester contre le débat du 5 avril voulu par les Français.
Le président du CRIF, Richard Prasquier, s'est indigné de la proposition d'Abderahmane Dahmane dès le lendemain, comme il s'indigne du dialogue. "C'est totalement grotesque", a estimé mardi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France. "C'est une déclaration assez méprisable faite par quelqu'un qui veut exister dans le domaine médiatique et qui n'a peur de rien pour exister".
Un croissant vert, alors ?
"Cela participe malheureusement d'un mouvement plus large qui fait qu'on amalgame tout et que tout devient équivalent à la Shoah", a ajouté Richard Prasquier. Ainsi, selon lui, on en parle trop et tout ce qui participerait du devoir de mémoire de la Shoah serait inconvenant et ... grotesque ?
Le CRIF craint que l'islam ait à souffrir d'une réaffirmation du principe constitutionnel de laïcité
De la lisibilité nuirait-elle? "L'étoile verte est le signe vestimentaire que les musulmans de France ont décidé de porter pour demander l'annulation du débat sur l'islam et la fin de l'islamophobie de l'UMP de Jean-François Copé", annoncent Abderahmane Dahmane et Hassan Ben M'Barek, porte-parole de Banlieues Respect, un collectif d'associations.
En revanche, Richard Prasquier milite pour une action souterraine. "Il y a un certain nombre de problèmes que l'on peut résoudre de manière pragmatique, avec des aménagements et avec de la bonne volonté". Stigmatiser le catholicisme et bafouer la laïcité Le CRIF ne dissimule pas ses préférences "Mais s'il est nécessaire de ne pas stigmatiser une religion, de ne pas généraliser, il ne faut pas se voiler la face quant à la réalité de certains problèmes. L'ingénuité crée des boulevards pour le populisme". "L'émergence du Front national, qui elle-même repose sur un sentiment d'insécurité et aussi la tactique habile de Marine Le Pen qui a kidnappé la revendication de laïcité, doit pousser tous les autres partis à ré-analyser leurs positions. Mais il faut le faire de façon calme", a-t-il ajouté.
Aucun signe ostentatoire Le signe de la main jaune est accepté de SOS Racisme Deux poids, deux mesures qui conviennent à la LICRA... Et qu'en pensent les Français ?
La police de la pensée interdit les rassemblements d'idées
La direction nationale de l'UMP a pris position vendredi soir en faveur du débat sur la laïcitévoulu par Nicolas Sarkozy.
Elle a aussi condamné les "propos diffamatoires et injurieux" de Abderahmane Dahmane contre l'organisateur du débat, Jean-François Copé. Conseiller du président Sarkozy en charge de la diversité, A. Dahmane a été démis de ses fonctions vendredi pour s'en être violemment pris la veille à la Mosquée de Paris aux dirigeants de l'UMP: "L'UMP de Copé, c'est la peste pour les musulmans", avait-il lancé, en qualifiant de "néo-nazis" les promoteurs UMP du débat sur la laïcité.
Chantage
Il avait également incité ses coreligionnaires à "ne pas renouveler leur adhésion" à l'UMP tant que ce débat controversé, prévu pour s'ouvrir le 5 avril, ne serait pas annulé.
Plus généralement, un débat sur la laïcité mécontente la communauté musulmane.
Abderrahmane Dahmane, mythe et réalité >Conseiller principal d’éducation dans un collège du 18ème arrondissement de Paris, il a la poignée de main chaleureuse et le tutoiement facile. Pourfendeur des islamistes, ce «démocrate musulman» se targue de ne pas avoir une seule fille voilée dans son établissement. L’homme met son grain de sel aussi bien dans la vie politique française que dans les affaires algériennes. aujourdhui.ma rappelle qu'en 2004, Dahmane a fait campagne en faveur d’Ali Benflis, candidat aux élections présidentielles en Algérie et ex-secrétaire général du FLN. Or, avant de défendre Benflis, Dahmane avait, pour le scrutin précédent, supervisé un comité de soutien à Bouteflika et cet homme de réseaux sème le trouble par sa versatilité et ses excès. Fort en gueule, il est redouté, moqué ou courtisé: cet opportuniste a une une indécente propension à se fâcher avec ses «amis» avant de se réconcilier. Un jour, il se mobilise contre les «extrémistes» de l’UOIF et, après la mise en place du CFCM, Dahmane n’a de cesse d’accuser de tous les maux l’instance du «clergé musulman». C'est ainsi qu'au fil des années, il est devenu une figure incontournable et incontrôlable de l’Islam de France. L'association de Dahmane, le «conseil des démocrates musulmans» est au comble de la fierté quand, le 26 mai 2004,Nicolas Sarkozy, devenu ministre de l’Économie, le décore de la légion d’honneur. Pour remercier son hôte de Bercy, Dahmane lui offre un sabre «dont il aura bien besoin». Quelques semaines plus tôt, Dahmane avait organisé un rendez-vous politique à la Mosquée de Paris, un iftar débat, un dîner de rupture de jeûne, autour de Jean-Paul Huchon, candidat socialiste aux régionales. Curieuse confusion des genres entre la politique et le religieux. Ce débat-là était 'politiquement correct'...
Ancien directeur de Radio France Maghreb, Abderrahmane Dahmane participe en 1983 à l’aventure de la Marche des beurs et de SOS Racisme. Dissident de nature, il crée en juin 1986 un mouvement concurrent, Génération 2001. Il raconte : «J’ai vu arriver l’armée des socialistes. Je ne voulais pas être phagocyté.»
Au milieu des années 90, Dahmane négocie son virage «religieux». Dans le cadre du Conseil représentatif mis en place sous Pasqua, il apparaît en 1995 au côté de son « lointain cousin » Boubakeur (ci-dessus à droite). Rapidement, Dahmane fait sécession en compagnie d’une autre «personnalité» du petit monde musulman de France, Khadija Khali, présidente de l’Union des femmes musulmanes. Le 16 décembre 1995, le duo met en place son « Haut Conseil des musulmans de France» (HCMF). Les RG rapportent : « Principal concepteur du projet, M. Dahmane apparaît avant tout motivé par le souci de se constituer une notoriété susceptible de lui fournir suffisamment de crédibilité pour reprendre le contrôle de Radio France Maghreb. Issu des rangs du mouvement beur laïc, M. Dahmane ne porte d’ailleurs pour l’Islam qu’un intérêt récent. Cette recherche de notoriété, en l’absence de reconnaissance religieuse, a conduit l’intéressé à se rapprocher, un temps, de l’UOIF.» Un mouvement que l’intéressé dénonce aujourd’hui : «J’ai organisé un colloque avec une des responsables de l’UOIF. Je voulais savoir ce qu’ils voulaient. Quant j’ai vu les filles en burka, j’ai compris.» Cruels, les limiers des RG notent que l’adresse de son «Haut Conseil» est la même que celle du siège de Radio France Maghreb : «Ce qui a ajouté à l’irritation des autorités algériennes qui voient dans cette initiative une nouvelle déstabilisation de l’influence algérienne sur la Grande Mosquée de Paris.» Dès lors, «l’éviction de M. Dahmane (…) est devenue un des objectifs du colonel Souames, responsable de l’antenne parisienne de la Sécurité militaire algérienne». Dahmane se défend : « La radio et le HCMF avaient la même entrée, mais c’était deux appartements différents. »
Sens des affaires, politique et services secrets : le cocktail est explosif. Les RG épinglent aussi l’acolyte de Dahmane, Khadidja Khali. Veuve d’officier, gaulliste de la première heure, «elle prétend avoir effectué dans le passé plusieurs missions «confidentielles» pour le compte du gouvernement français. Elle-même parle de l’affaire des otages du Liban. En tout cas, cette militante RPR a ses entrées auprès d’Alain Juppé et Jacques Toubon. Ancienne conseillère au cabinet du secrétaire Robert Pandraud, elle se trague de fréquenter Bernadette Chirac. «C’est une dame très gentille, un exemple d’intégration», sourit Nicolas Sarkozy. À l’époque, l’objectif du couple Dahmane-Khali est clair : éliminer Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris. L’ondoyant recteur a décidément beaucoup d’ennemis. La guerre atteint son apogée quand Dahmane publie dans la revue Islam une lettre du recteur demandant au ministère de l’Intérieur l’expulsion d’un imam de Grenoble coupable de «prises de positions extrémistes». La revue titre : «Quand l’abbé Pierre défend les Maliens, Boubakeur fait expulser les imams». Cependant, la coalition du conseiller principal d’éducation et de la veuve d’officier n’a rien d’une idylle. Selon les RG, Dahmane déclare qu’il «faudra virer Mme Khali une fois qu’elle aura servi à obtenir l’argent que les autorités avaient promis». Les services de police soupçonnent Khadidja Khali de jouer un double jeu : «Tout en se démarquant des responsables de la Grande Mosquée de Paris, elle entretient, en effet, des relations avec le représentant en France des services de sécurité algériens.» La suite vire au vaudeville affairiste.
Les opposants à Dahmane se mobilisent et l’accusent de vouloir remplacer le recteur par un «richissime Algérien, qui souhaiterait une vaste entreprise de commercialisation de viande halal ».
Finalement, le 17 février 1997, Dahmane fait allégeance à Boubakeur. Une fraternisation quelque peu «forcée», dont le «principal instigateur» n’est autre que le colonel Souames, représentant des services secrets algériens à Paris. Voilà un aspect occulté de l’Islam de France : sa cogestion permanente avec des puissances étrangères.
Nicolas Sarkozy a appelé à "assumer sans complexe" l'héritage chrétien de la France, tout en défendant la diversité, jeudi 3 mars, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), alors que s'ouvre à l'UMP un débat sur la laïcité, critiqué comme il se doit à gauche, mais aussi par une partie de la majorité qui y voit un risque de détournement polémique en débat sur l'islam.
Messieurs les Ministres, Messieurs et Mesdames les députés, Monsieur le Président du Conseil Général, Mesdames et Messieurs,
En gravissant tout à l'heure les marches qui conduisent jusqu'au chœur de la Cathédrale du Puy-en-Velay, comme l'ont fait avant moi et cela depuis bientôt dix siècles des millions de personnes, j'ai été très ému et j'ai été, comme eux, saisi par la Majesté souriante de cet immense reliquaire de pierre venant à ma rencontre.
Il y a près de mille ans, des architectes inspirés qui ne disposaient pas d'autres moyens techniques que leur talent et que leur foi eurent l'idée folle de jeter dans le vide la nef de leur église pour l'affranchir des contraintes naturelles qui la bridaient et faire ainsi de ce chaos volcanique originel du mont Anis, le point d'appui d'un formidable viaduc spirituel lancé vers le Ciel. Je suis heureux d'être venu ici, j'en garderai, je vous prie de me croire, un souvenir très personnel.
J'ai visité la France dans tous ses territoires, et je dois dire que rien ne ressemble à celui que je viens de parcourir.
Il y avait bien là ici certainement et comme cela me l'a été si bien raconté, des traces plus anciennes de cultes oubliés mais ce geste architectural -- vous ne m'en voudrez pas de dire démesuré, démesuré en ce sens qu'il va au-delà de la mesure humaine, qu'il est inspiré - a achevé et transfiguré l'œuvre de la nature.
Ces paysages qui nous entourent font partie intégrante de l'identité de la France, cette idée exprimée avec tant d'intelligence par Fernand BRAUDEL, cet historien qui consacra une vie de réflexion, et ce n'est pas un hasard de l'esprit, à la France et à la Méditerranée.
Ces paysages du Velay incarnent la France au même titre que le Mont Saint-Michel, le Pont du Gard, la Cité de Carcassonne ou le Château de Versailles.
Personne ne peut parcourir notre pays sans rencontrer son Histoire. Une Histoire dense, riche, multiple, tragique parfois, sublime souvent.
Chartres, Amiens, Reims, Strasbourg, Paris, aucune de ces villes ne serait aujourd'hui ce qu'elle est aux yeux des Français et aux yeux du reste du monde sans ces cathédrales vers lesquelles convergent toujours fidèles et touristes.
Aucune de nos villes, même celles qui furent martyrisées par les deux guerres mondiales, ne seraient ce qu'elles sont sans les trésors qu'elles recèlent. Là c'est un hôtel particulier dessiné par BOFFRAND ou GABRIEL, ici un palais où l'on rend la justice depuis des siècles, ailleurs des musées qui abritent un patrimoine artistique d'une richesse foisonnante.
Aucune de nos campagnes ne serait-ce qu'elle est sans les châteaux que les rois et les princes ont semé sur leur route comme autant de témoignages de notre grandeur nationale.
Cet héritage, mes chers compatriotes, nous oblige. Cet héritage est une chance, mais c'est d'abord un devoir. Nous sommes obligés par cet héritage. Il nous oblige car non seulement nous devons le transmettre aux générations qui nous succèderont mais nous devons l'assumer, cet héritage, sans complexe et sans fausse pudeur.
Le premier devoir que cet héritage nous impose, c'est de le conserver et de le restaurer. C'est là une mission à laquelle l'État ne peut ni ne doit se dérober. La protection de notre patrimoine est un devoir politique car c'est lui, notre patrimoine architectural, artistique, qui inscrit notre pays dans le « temps long » d'une histoire multi séculaire.
Ne pas s'occuper du patrimoine, c'est trahir l'histoire d'un pays. Protéger notre patrimoine c'est protéger l'héritage de la France, c'est défendre les signes les plus tangibles de notre identité. Je rappelle souvent LEVI-STRAUSS : « l'identité n'est pas une pathologie », comme il y aurait à dire sur cette idée, et à tous ceux qui défendent, à juste titre, la diversité, je voudrais dire que sans identité, il n'y a pas de diversité, qu'à l'origine de la diversité, il y a les identités et que ce n'est pas faire preuve de fermeture que de croire en son identité pour mieux la faire partager avec les identités des autres. Mais si on ne croit pas à sa propre identité, comment peut-on partager avec celle des autres et comment même peut-on recevoir les identités des autres ? Il ne faut pas opposer identité et diversité. Il faut comprendre que pour qu'il y ait de la diversité, il faut qu'il y ait le respect de l'identité.
Donc protéger notre patrimoine, c'est protéger l'héritage de la France et c'est résister, mes chers compatriotes, à la dictature du présent, à la dictature de l'immédiat et oserais-je dire, à la dictature de l'interchangeable où tout se vaut, où rien ne se mérite plus, où tout à la même valeur. Je regrette sincèrement que cette profondeur de notre histoire et de notre culture ait été trop souvent abandonnée sur l'autel de l'immédiateté, de la facilité et de la pensée unique.
Ainsi je tiens à rappeler ici devant vous que conformément à mes engagements et alors que la crise économique la plus grave depuis la guerre nous frappait de plein fouet, le budget de restauration des monuments historiques a atteint en 2008 le montant historique de 380 millions d'Euros, et de 400 millions l'année dernière. Je ne ramène pas tout à des considérations financières, mais enfin s'il n'y avait qu'un discours sans finances, je craindrais qu'il ne suscitât parmi vous quelque ironie.
Conscient du rôle culturel mais aussi économique d'un patrimoine unique au monde, le Plan de Relance qu'a adopté le gouvernement a permis la réouverture de chantiers de restauration qui avaient été abandonnés, laissant les plus beau fleurons de notre patrimoine architectural se détériorer inexorablement. Mais quand on laisse se détériorer notre patrimoine, c'est notre identité que nous détériorons en profondeur.
C'est ainsi qu'entre 2009 et 2010, 47 des 86 cathédrales appartenant à l'État ont bénéficié d'une opération de restauration. Dès cette année d'autres chantiers majeurs seront ouverts, comme celui de l'abbaye de Clairvaux, autre lieu exceptionnel et témoignage vivant de l'apport de la Chrétienté à notre civilisation. En disant cela je ne fais simplement que rappeler une évidence : l'apport de la chrétienté à notre civilisation. Dans un tout autre genre le familistère de Guise, rare exemple de ces utopies sociales qui ont passionné le XIXe siècle va faire l'objet d'importants travaux.
Le Puy-en-Velay a bien sûr profité de ces nouveaux crédits même si l'essentiel de la Cathédrale avait déjà fait l'objet d'une importante campagne de travaux entreprise dès 1992. Cette restauration magistrale a mobilisé les talents multiples de nos architectes et de nos artisans d'art et nécessité près de 8 millions d'euros.
La restauration intérieure de la salle basse ainsi que la salle des États sera achevée dans quelques mois. L'une pourra accueillir des manifestations culturelles en lien avec le Sanctuaire, l'autre abritera dès le printemps la plus belle collection d'habits sacerdotaux et liturgiques de France. La collection FRUMAN patiemment et passionnément constituée par un couple de collectionneurs avisés, sera enfin présentée au public grâce à une généreuse opération de mécénat mais c'est l'État qui a pris en charge la restauration des lieux pendant que le Centre des Monuments Nationaux en assurait, cher Frédéric Mitterrand, la muséographie.
Cette opération est exemplaire à beaucoup d'égards, et je tiens à dire la gratitude de la Nation à tous ses partenaires : collectionneurs, mécènes, conservateurs, collectivités territoriales, Monsieur le président et Mesdames et Messieurs les maires, responsables de nos grandes institutions culturelles... La conjugaison de leurs efforts permet d'enrichir sans cesse ce maillage culturel, qui contribue de façon décisive au rayonnement de notre pays.
Avoir soin de notre patrimoine c'est au fond l'une des clefs de voûte du « vivre-ensemble » des Français. Les pères de notre République, notamment Renan, n'ont jamais perdu de vue, eux, ce principe : parmi les éléments essentiels qui composent l'âme d'une Nation figurent, non seulement le désir de vivre ensemble, dont on parle à juste titre si souvent, mais aussi « la volonté de continuer à faire valoir l'héritage que l'on a reçu indivis » : les deux, on ne part pas de rien. Aussi brillante soit une génération, elle va quelque part et elle vient de quelque part.
Si cet « héritage indivis » - je reprends les mots de Renan - nous assigne pour mission de conserver et de transmettre notre patrimoine, il nous demande aussi de l'assumer, ce patrimoine, de l'assumer intellectuellement, de l'assumer moralement et de l'assumer politiquement. Il n'y a aucune raison pour que nous soyons les seuls dans le monde à ne pas assumer notre patrimoine moral, politique, artistique, culturel.
Assumer notre héritage c'est tout simplement reconnaître ce que l'on est, savoir d'où l'on vient. Assumer cet héritage n'oblige personne à partager la foi des bâtisseurs de Notre Dame du Puy, n'oblige personne à partager la foi des milliers de pèlerins qui viennent chaque année jusqu'ici.
Personne n'est prisonnier de la vie et des choix de ses parents ou de ses aïeux ni même prisonnier de l'Histoire de son pays, mais je veux dire qu'il est toujours dangereux d'amputer sa mémoire. Pour un individu comme pour un peuple, une société, mes chers compatriotes l'ignorance de soi conduit rarement à l'estime de soi. Et cela vaut pour nous et cela vaut bien sûr pour ce que nous transmettons aux plus jeunes. Si on renonce à transmettre, si la seule ambition serait de ne rien transmettre, ne soyons pas étonnés du résultat. Si on a l'ambition de transmettre beaucoup, on aura que des bonnes surprises au résultat.
Et c'est bien dans cet esprit que j'ai voulu avec le ministre de la Culture la création d'une Maison de l'Histoire de France. L'appropriation intime de leur passé et de leur Histoire par les Français est l'objet même de notre projet dont j'ai confié l'élaboration à Jean-François HEBERT qui sera assisté, pour cela, d'un conseil scientifique pluraliste et indépendant présidé par un historien éminent -- le professeur Jean-Pierre RIOUX. J'ai vu les polémiques, j'aurais du mal à ne pas voir les polémiques. D'ailleurs, pourrions-nous vivre sans polémique ? Parfois, on voit la polémique, on ne voit pas la raison de la polémique.
Donc, ce projet de Maison de l'Histoire de France auquel je crois beaucoup se traduira concrètement, dès cette année, par l'ouverture au public des vastes jardins des hôtels de Rohan et Soubise, au cœur de Paris, et par une série d'événements de préfiguration, notamment autour du thème des origines de la France.
Je suis sûr que la révélation de ces jardins, aujourd'hui cachés, et la possibilité ainsi donnée aux Français de se replacer dans une chronologie, dans une continuité, dans le « temps long », rencontreront une curiosité et un succès qui auront vite raison des polémiques.
Mais souvenez-vous des manœuvres qui ont entravé pendant plusieurs années la construction du musée du Quai Branly ! Elles paraissent bien dérisoires aujourd'hui, au regard de son immense succès populaire. Pour que les Français, avant même l'ouverture de cette Maison, prennent conscience de ce qu'elle pourra leur apporter, nous avons décidé de faire exposer dans un lieu aussi emblématique que le Grand Palais une sélection des plus beaux plans-reliefs de Vauban qui dorment aujourd'hui dans des caisses aux Invalides. Cette exposition s'ouvrira en février de l'année prochaine. Je veux ainsi inviter les Français à venir découvrir le visage de leur pays et de leurs villes au XVIIème siècle. C'est à de telles découvertes que la Maison de l'Histoire de France devra contribuer.
C'est encore dans le même esprit que j'ai veillé à la réalisation du nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine. Ce projet de plus de 120 M€ ouvrira fin 2012, comme prévu dès l'origine. Il s'agira d'un moment historique pour la restitution de la mémoire de l'État et de la Nation aux chercheurs mais également à tous les citoyens qu'ils soient généalogistes, historiens amateurs ou simples curieux. Car les Archives nationales, ce sont bien sûr les « papiers de l'État » mais ce sont les papiers de tous les Français : depuis leur état-civil, figurez-vous, le plus ancien du monde, jusqu'à leurs papiers de famille précieusement conservés, depuis le XVe siècle, dans les minutes des notaires.
Les peuples sont comme les Hommes : qu'ils occultent leur passé, qu'ils nient tout ou partie de leur identité et ils courent le risque de voir un jour ressurgir ce qu'ils ont refoulé mais sous une forme inquiétante.
La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque. Je peux dire cela, parce que c'est la vérité. Je ne fais pas de prosélytisme, je regarde simplement l'Histoire de notre pays. Une fois dit cela, je veux dire que la France a puisé à d'autres sources : il y a quelques semaines, j'ai reconnu et salué les racines juives de la France. Grégoire de Tours, le plus ancien de nos historiens, qui dans les mêmes pages de son Histoire des Francs, parle pour la première fois non seulement du sanctuaire du Puy-en-Velay mais de la synagogue de Clermont ! C'était en Auvergne déjà et Grégoire de Tours écrivait il y a près de 15 siècles ! C'est la France. La France que nous aimons, la France dont nous sommes fiers, la France qui a des racines.
La France a toujours été à la confluence de plusieurs influences culturelles dont les traces sont clairement visibles, ici même au Puy-en-Velay.
Il est difficile de passer devant les antiques portes de cèdre de la Cathédrale et leurs inscriptions en langue soufique sans être impressionné et ému de cette rencontre entre la langue de l'Islam et l'architecture romane !
Il est difficile de rendre visite à la statue de la vierge qui, au cœur même de votre cathédrale, Monseigneur, est l'objet depuis des siècles de la plus grande dévotion, sans s'interroger comme je me suis permis de le faire, sur le symbole que représente justement une Vierge Noire. Je ne suis pas archéologue, je ne suis pas théologien, je n'ai pas l'intention de trancher - j'ai suffisamment de problèmes à gérer comme cela - un débat particulièrement savant mais, en voyant cette vierge noire, je me disais : « quelle force que cette vierge en majesté, dont la peau n'avait pas la même couleur que celle des fidèles qui venaient la vénérer au Moyen-âge ».
Il est difficile, encore, de lire les inscriptions romaines intégrées à la paroi médiévale de la Cathédrale sans penser, comme le disait si justement l'historien Claude NICOLET, « nous sommes tous des citoyens romains ». Je ne crois pas à cela depuis que je suis marié avec Carla...C'est une remarque plus générale.
Il n'est évidemment pas question non plus de passer sous silence l'héritage politique et philosophique des Lumières qui sert de socle à notre édifice républicain. Même ici, au Puy-en-Velay où les statues, cher Laurent, de la Vierge et de Saint-Joseph dominent la ville, celle de Lafayette, enfant du pays, nous rappelle ce que nous devons, aussi, aux enfants du siècle des Lumières. Mais n'opposons pas les uns aux autres. Il y a un continuum. Il y a une addition qui fait l'identité si particulière de la France.
La France tire donc son génie de toutes les influences qui l'ont traversé et qui lui ont laissé, chacune, un peu de ce que l'on pourrait appeler leurs sédiments culturels. Et l'émotion, je dois dire c'est vrai, l'émotion, on a le droit d'être ému devant le beau. Même si le beau est relatif, il convient qu'il ne disparaisse pas du débat. On ne peut pas débattre que du petit, que du laid. On ne peut pas débattre que de ce qui abaisse. Peut-être peut-on aussi débattre de ce qui est laid ? Je veux dire que cette émotion que j'ai ressentie tout à l'heure quand j'ai franchi les portes du Baptistère Saint-Jean ressemblait à celle que j'ai ressentie à Lascaux au mois de septembre dernier. C'était, ici et là-bas, l'émotion que l'on ressent lorsque l'Histoire s'incarne dans un lieu et que tout d'un coup on sent qu'on est dans une tradition, qui a connu ses ruptures mais qui nous a faits, avec sa continuité et avec sa rupture.
Bien au-delà de la beauté architecturale de ce monument, j'ai été frappé par ce qui m'a été révélé des résultats de la dernière campagne de fouille archéologique. Il apparaît donc que les fondations de l'édifice et la cuve baptismale dateraient de la fin du Vème siècle. Ce baptistère serait donc l'exact contemporain du sacre de Clovis et donc de la naissance de la France. Ce n'est pas rien !
C'est donc bien un « Lieu de Mémoire » que votre lieu, au sens où Pierre NORA l'a défini, et je peux vous assurer que je veillerai personnellement, cher Laurent, je te le dois bien, à ce que le budget nécessaire à la restauration de ce monument insigne soit rapidement trouvé. En quelques mots, s'il manque... pour faire le total... je me sens obligé, avec le soutien vibrant du ministre de la Culture. On ne peut pas dire que c'est un lieu de mémoire ici et considérer qu'il ne mérite pas l'attention y compris financière, de l'Etat.
La République, mes chers compatriotes, est laïque.
Elle appartient donc à tous les citoyens sans distinction aucune comme leur appartiennent aussi l'histoire, l'héritage, le trésor patrimonial que les siècles lui ont légué.
Cet héritage, la République doit savoir la faire partager et apprécier. Nous devons donner à nos enfants les moyens de le comprendre et de le décrypter.
Le privilège de comprendre Georges de La Tour, d'admirer Picasso ou Matisse ne doit pas être un privilège réservé à quelques-uns. Nous ne pouvons pas accepter une forme de ségrégation culturelle, qui, si elle se produisait, tuerait la signification profonde des mots Nation et République. C'est la raison pour laquelle j'ai salué l'initiative inédite et imaginative du Centre Pompidou mobile. Un musée démontable, un musée nomade qui permettra de placer sur le parking d'une grande surface, à la sortie d'un lycée de banlieue, au cœur d'une zone d'activité des œuvres majeures de l'Art contemporain. L'initiative fera date car elle ouvre un dialogue entre le patrimoine de demain et le quotidien des Français.
La France ne doit pas oublier ce qu'elle fut et ce qu'elle est au prétexte que le monde change et qu'il se mondialise. C'est tout le contraire parce que le monde change, parce qu'il se mondialise. La France doit approfondir ses valeurs, qui sont d'ailleurs des valeurs universelles, et qui nous permettront d'affronter les changements du XXIe siècle.
Construire l'Europe de demain, c'est au fond continuer à suivre le chemin tracé il y a plus de mille ans par les premiers pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. N'étaient-ils pas les premiers Européens, ces pèlerins-là ?
Oui c'est ici, au Puy-en-Velay que pour la première fois dans notre Histoire, des femmes et des hommes sont venus de toute l'Europe. Ils ne parlaient pas la même langue mais ils partageaient la même foi ou, en tout cas, la même espérance pour faire référence à des idées qui me sont chères, car je crois qu'il est des pèlerins qui font le pèlerinage sans avoir la foi mais qui ont l'espérance. Ce serait un tout autre débat, mais c'est la première fois qu'ils ont marché ensemble, ces femmes et ces hommes qui ne parlaient pas la même langue, et dans la même direction, côte à côte. Ils ont suivi ensuite, ce chemin qui conduit à cet autre Finistère européen qu'est la Galice.
Que dire de cette rue des Tables que nous avons gravie ensemble tout à l'heure et qui porte ce nom car au Moyen-âge c'est là que les changeurs dressaient leurs tables pour convertir les différentes monnaies arrivant de toute l'Europe dans les bourses des pèlerins qui, pour faire route ensemble, devaient changer de monnaie et se mettre d'accord sur une valeur commune ? Il n'y avait pas l'euro, cher Jacques Barrot !
Ce n'est pas pour rien que le chemin de Saint-Jacques a été le premier itinéraire culturel classé par l'Europe. Mais au fond l'Europe savait bien ce qu'elle lui devait, à cet itinéraire de Saint-Jacques.
Ce matin on m'a offert un bâton de pèlerin, peut-être pour que je sois à mon tour le pèlerin de cette Europe qui puise si profondément ses racines dans l'histoire.
C'est en gardant vivant ce que nous avons hérité de savoir, de sagesse et de tradition que le tracé de nos chemins, les pierres de nos monuments, les formes de notre Art garderont pour nous une signification profonde.
Voyez, la tradition d'accueil et de protection du Velay à l'égard des plus faibles et des plus vulnérables. Cette tradition vient des antiques pèlerinages qui jetaient sur les routes des femmes et des hommes à bout de force démunis souvent, dépouillés de tout.
Ce fut la raison d'être de l'Hôtel Dieu que j'ai traversé et qui a été fondé dès le Haut Moyen Age pour l'accueil des premiers pèlerins. Ce fut la raison d'être de cet ancien Hôpital Général dans lequel nous sommes aujourd'hui, monsieur le Président. C'est ici, en Velay, qu'au XVIIe siècle, fut mis en place l'un des tous premiers réseaux de solidarité « l'œuvre du Bouillon » - les restos du cœur, l'œuvre du bouillon.
Bien des siècles plus tard, c'est à quelques kilomètres du Puy, au Chambon-sur-Lignon, que l'humanisme protestant s'est levé pour protéger des enfants juifs condamnés à l'holocauste par une idéologie démente.
Cette tradition d'aide et de réconfort fait partie de notre identité, ne s'est jamais démentie dans notre pays.
A tous ceux qui dans cette salle aujourd'hui mais partout en France, forgent au quotidien cette immense chaîne de solidarité, je veux dire aujourd'hui mon admiration, ma reconnaissance. Ils contribuent par leur engagement à l'image mais aussi à l'identité de la France.
J'étais venu ici devant vous pour dire que la France a un patrimoine qu'elle entend préserver. J'étais venu vous dire que la France a un héritage qu'elle doit partager. J'étais venu vous dire que la France a une identité dont elle doit être fière, mais ici, au Puy-en-Velay, peut-être un peu plus qu'ailleurs, il est évident que la France a aussi une âme.
Le droit d'être anti-chrétien n'est-il pas réciproque ?
Laïcité ne signifie pas occultation du fait religieux
Pour évoquer l’héritage patrimonial de la France, le 3 mars 2011, le président de la République avait choisi la ville du Puy-en-Velay (Haute-Loire), haut lieu du catholicisme en France. Lien vers la visite virtuelle
L’UMP lancera le 5 avril un débat sur « l’organisation de l’exercice des cultes religieux, de telle sorte qu’ils soient compatibles avec les règles de notre République laïque ». Nicolas Sarkozy a visiblement anticipé les critiquesdes laïcsqui nient ou rejettent ces racines et des anticléricaux traditionnels qui trouvent dans l'islam conquérant le moyen de contrebalancer l'hégémonie catholique et d'effacer toute trace de chrétienté. Visite interactive de la cathédrale et de la chapelle Saint Michel: lien
Le chef de l'Etat salue le « magnifique héritage de civilisation » de la chrétienté
Dans un effort d'équité, Nicolas Sarkozy ne s’est pas contenté de dresser un constat historique, comme il l’avait fait en février lors du dîner communautariste du CRIF, en évoquant alors les « racines juives » de la France. Il a cette fois salué l'apport fondateur des croyants chrétiens. « Cet héritage, c’est une chance, a-t-il souligné après une visite du baptistère et du cloître de la cathédrale du Puy-en-Velay. Mais c’est d’abord un devoir. Il nous oblige, nous devons le transmettre aux générations, et nous devons l’assumer sans complexe et sans fausse pudeur. » Ces deux thèmes ont été développés tout au long de son discours. Lien PaSiDupes
« Assumer intellectuellement, moralement et politiquement » cet héritage
Première idée : il faut, a dit le président, « assumer intellectuellement, moralement et politiquement » cet héritage car « il est toujours dangereux d’amputer sa mémoire », tout en prenant soin de préciser que « personne n’est prisonnier de l’histoire de son pays ».
Cette idée constitue une rupture avec son prédécesseur, Jacques Chirac, qui s’était opposé en 2004 à toute référence aux « racines chrétiennes », mais c'était dans le projet de Constitution européenne. Aux yeux de Nicolas Sarkozy, c’est justement le patrimoine « qui nous inscrit dans le temps long d’une histoire multiséculaire ».
Seconde idée développée par le président de la République : l’État ne doit pas se dérober à sa mission de conservation et de restauration car « protéger notre patrimoine, c’est protéger l’Histoire de la France, c’est défendre les signes les plus tangibles de notre identité ».
« Sans identité, pas de diversité »
Une affirmation qui vaut pour l’ensemble du patrimoine, y compris religieux, puisque l’État, les départements et les communes financent les réparations des lieux de culte construits avant la loi de séparation des Églises et de l’État (1905) et dont ils sont propriétaires.
« Sans identité, il n’y a pas de diversité », a poursuivi Nicolas Sarkozy en refusant d’« opposer » les deux. Soit parce qu’« à l’origine de la diversité, il y a les identités », soit parce que « pour comprendre la diversité, il faut respecter l’identité ». L’occasion de revenir implicitement sur la question de l’identité nationale, puisque « ce n’est pas faire preuve de fermeture de croire en son identité ».
Le chef de l'État reste respectueux des sensiblités
Le chef de l’État est resté ferme, mais prudent sur une thématique sensible qui pouvait enflammer les tenants d'une notion déviante de la laïcité et de la place des religions, et notamment sur la question du financement public des lieux de culte.
Dans un entretien à La Croix, alors qu'il était candidat, Nicolas Sarkozy avait refermé en avril 2007, le débat sur la remise en cause de la loi de 1905 qu’il avait lui-même lancé dans son livre "La République, les religions, l’espérance" (Cerf, 2004). Constatant sa position minoritaire au sein même de la droite, il avait en effet repoussé cette réforme faute de « consensus ».
Enfin, contrairement à ses discours de Latran (décembre 2007) et de Riyad (janvier 2008), le président de la République a aussi démontré jeudi 3 mars sa volonté de ne pas heurter les défenseurs de la laïcitéhostiles au concept de « laïcité positive ».
Comme le PS, le FN est le principal opposant à la majorité
Le député Thierry Mariani avait, face à lui dans le Vaucluse, une liste du NPA dont la tête de liste, avant d'être rétrogradée au 4e rang, était voilée.
Devenu secrétaire d'État chargé des Transports et ancien rapporteur du projet de loi sur l'immigration, il n'est pas favorable au financement de la construction des lieux de culte par l'État.
LE FIGARO . - Y a-t-il un risque Front national pour la majorité ?
Thierry MARIANI. - Certains de nos électeurs pourraient effectivement se laisser tenter. Mais ils ne doivent pas se méprendre : avec sa nouvelle présidente, le FN a une nouvelle image mais si la façade a changé, la maison est restée la même. La véritable montée que l'on peut constater aujourd'hui, ce n'est pas celle du FN, mais celle de certains thèmes qui préoccupent nos électeurs : l'immigration et la sécurité, l'aberration économique que serait une sortie de l'euro que propose le FN ou les inquiétudes vis-à-vis de l'islam.
Le FN n'a-t-il pas profité du débat sur l'identité nationale ? Les Français ont trouvé ce débat intéressant, mais attendaient d'autres mesures que celles que le gouvernement a prises, comme l'interdiction du voile. Les débatssur la viande halal ou celui de la mixité dans les piscines ont perturbé notre travail. Tout comme le débat suisse sur les minarets, alors que ce n'est pas un problème en France. Dans ma commune de Valréas, la mosquée «Marie-Vierge» a été construite dans le style provençal sans minaret, sans subsides publics et sans polémique locale.
Sur quelles pistes concrètes pourrait déboucher le débat de l'UMP ?
La formation des imams ou le respect de la langue française doivent être des points clefs. Par définition, pour bâtir un islam de France, le français doit être la langue employée dans les mosquées.
Faut-il réviser la loi sur la séparation des Églises et de l'État ?
La loi de 1905 a été écrite dans un contexte complètement différent, quand une gauche puissamment anticléricale affrontait une religion dominante. Il ne faut s'interdire aucune piste de débat, mais je reste personnellement opposé au financement de la construction des lieux de culte par l'État et demeure attaché aux principes de laïcité tels que définis par la loi.
Quels autres thèmes l'UMP doit-elle explorer pour endiguer le FN ?
Nous devons répondre aux craintes sociales de la classe moyenne, pas assez pauvre pour bénéficier de la moindre prestation et suffisamment riche pour devoir systématiquement abonder au système social. Un bon thème est la lutte contre les fraudes. Les Français sont attachés à notre système social, mais ne supportent plus les abus. Dominique Tian a fait plusieurs recommandations en ce sens ; il faut passer maintenant à l'action. Cela participe à la revalorisation du travail à laquelle nos électeurs sont attachés. Nous avons besoin d'un retour à nos valeurs fondamentales, celles qui ont fait la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 et qui doivent être encore développées pour les échéances à venir.
Pourquoi, en portant ces thèmes depuis 2007, l'UMP n'a-t-elle pas détourné les électeurs d'un vote FN ?
Ces thèmes ont été omniprésents dans notre action, mais pas toujours bien compris dans notre discours. Mais la vraie différence, c'est que nous agissons et faisons des propositions concrètes quand Marine Le Pen, elle, ne sait que jouer sur les peurs. Elle reste, comme son père, dans la dénonciation sans jamais aborder la question de la résolution des problèmes.
Alors que la Suisse a voté contre la construction de minarets, le débat fait rage en France. Dans notre région, où de nombreux musulmans vivent, les minarets restent discrets et intégrés à leur environnement. [cf. photo de la mosquée de Valréas]
"Un minaret ne fait pas partie du paysage provençal classique. Une mosquée, ça n'attire pas des touristes en Provence." Thierry Mariani est franc. Lorsqu'il était maire de Valréas (Vaucluse), le député UMP a fait tout ce qu'il a pu pour aider les musulmans de sa commune à construire une mosquée... surtout parce qu'elle était conçue dans le plus pur style architectural d'une villa provençale.
Clairement, le statut semi-inondable du terrain aurait pu conduire l'administration à se montrer plus chafouine si le projet architectural avait été plus arabo-musulman. "Les musulmans voulaient que leur mosquée s'intègrent au quartier pavillonnaire, comme eux sont intégrés à la vie de la cité", ajoute Thierry Mariani.
Ex-FN, le maire d'Orange Jacques Bompard a accordé un terrain pour construire une mosquée. Mais sans minaret, pour raisons idéologiques. En revanche, la future grande mosquée de Marseille [UMP] sera, elle, doté d'un minaret "intégré à l'urbanisme de son quartier, et conforme aux règles d'urbanisme existantes", explique l'architecte Maxime Repaux. Les derniers étages de la tour seront éclairés lors des prières. Car le minaret ne servira pas aux muezzins pour appeler à la prière. "C'est spécifié dans le bail emphytéotique administratif", assure-t-on à la mairie de Marseille, qui se dit plus préoccupée par les petites mosquées qui débordent de fidèles, où des haut-parleurs sont installés dans les rues le vendredi, que par des minarets symboliques.
En fait, ces appels à la prière "ne sont pas du tout demandés par les croyants", déclare le Vauclusien Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman [CFCM], qui pense que de tels appels "ne rendraient pas service à la communauté et pourraient être considérés comme une provocation". Il est cependant "surpris voire choqué" par la décision suisse. "C'est de la discrimination. Un minaret n'est qu'un moyen architectural d'identifier visuellement ce qu'il y a à l'intérieur d'un bâtiment."
Le temps de la tolérance religieuse n'est pas celui de nos sociétés à l'heure d'internet [et de la laïcité, si La Provence permet...]. En Europe, il a fallu des siècles pour que les catholiques cessent de massacrer les protestants et les juifs. [Une dernière remarque (en conclusion) qui en dit long sur la différence de traitement des religions, selon l'idéologie 'politiquement correcte' véhiculée par la gauche partisane mais ...égalitaire et la presse indépendante et respectueuse des orientations religieuses de tous ! ] L'article est signé Thierry Noir
Des musulmans n'établissent aucun lien de cause à effet
Tapi dans l'ombre, Ben Laden menace la France
Le sort des otages français en Afghanistan ne mobilise pas tous les Français Le chef du réseau Al-Qaeda,Oussama Ben Laden, a lié la libération des otages français au retrait de la France d'Afghanistanet s'est livré à un odieux chantage, affirmant que les positions du président Nicolas Sarkozy "coûteront cher" à la France, selon un enregistrement sonore diffusé vendredi par Al Jazeera. Il s'agit du deuxième message de Ben Laden menaçant la France en moins de trois mois. " Nous vous répétons le même message : la libération de vos prisonniers des mains de nos frères est liée au retrait de vos soldats de notre pays", a dit la voix attribuée à Ben Laden par la chaîne de télévision du Qatar, Al Jazeera.
Il ne s'en est pas tenu là. S'adressant au peuple français, Ben Laden justifie son inhumanité : "Le refus de votre président de se retirer d'Afghanistan est le résultat de son suivisme de l'Amérique et ce refus est un feu vert pour tuer vos prisonniers (...) mais nous ne ferons pas cela au moment qui lui convient à lui." Cette position de Nicolas Sarkozy "lui coûtera et vous coûtera cher sur différents fronts, à l'intérieur et à l'extérieur de la France", a poursuivi Ben Laden, dont l'enregistrement ne pouvait être authentifié dans l'immédiat. " Je ne vous annonce rien en vous disant qu'avec le montant de votre dette et votre budget en déficit, vous vous passerez de l'ouverture de nouveaux fronts", a ajouté l'irresponsable. Ben Laden tente de justifier ses exactions Deux journalistes français de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, qui sont allés faire du 'hors piste' en reportage officieux , ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs afghans par un groupe taliban local le 30 décembre 2009 à l'est de Kaboul, dans la province instable et montagneuse de la Kapisa. Dans une vidéo transmise en avril 2010, les talibans avaient déjà tenté de faire chanter la France, menaçant de tuer les journalistes si Paris n'obtenait pas la libération de prisonniers en échange de leur remise en liberté. Le 28 décembre, une nouvelle vidéo qui daterait de la mi-novembre, montrant les journalistes très amaigris mais avec un bon moral, a été diffusée à leurs proches au Quai d'Orsay.
Al-Qaeda a mis la France dans sa ligne de mire Environ 3.750 soldats français sont stationnés en Afghanistan, pays devient une « République islamique » depuis 2004. La presse engagée ne rappelle pas suffisamment que, depuis le retrait des troupes soviétiques, la production d'opium est une source importante de revenus pour les Afghans: le journaliste et sociologue Alain Labrousse estime qu'un tiers de l'économie du pays repose sur le trafic d'opium ou de ses dérivés.
Ensuite, la France n'est pas seule présente en Afghanistan. Est-ce donc trop demander à la presse d'opposition de préciser que 28 pays sont membres de l'OTAN et que la force de maintien de la paix des Nations unies, la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001, sous direction de l'OTAN depuis le 11 août 2003. Au moins aussi honorable que le comportement de Ben Laden, sa mission -donc celle de la France- consiste à maintenir la paix et à chasser les Talibans et al-Qaïda pour que les Afghans retrouvent la liberté.
Dans son dernier message diffusé le 27 octobre 2010, Ben Laden avait averti que la France ne connaîtrait la sécurité que si elle se retirait d'Afghanistan et cessait "ses injustices" à l'égard des musulmans. Il avait alors justifié l'enlèvement de cinq Français en septembre au Niger revendiqué par Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi). Les otages sont détenus au Mali. Fin octobre, le ministre français de la Défense de l'époque, Hervé Morin, avait évoqué de possibles premiers retraits français d'Afghanistan en 2011, tout en assurant qu'ils n'avaient "absolument aucun lien" avec les menaces d'Al-Qaeda.
L'image de Ben Laden est plus surfaite que sa dangerosité
En 2011, l'objectif de l'OTAN en Afghanistan est de commencer à remettre aux forces du gouvernement de Kaboul la responsabilité du maintien de la sécurité dans le pays, puis de faire en sorte que les Afghans soient en mesure de prendre le relais des troupes étrangères d'ici la fin 2014. Les effectifs de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'OTAN, et du contingent spécifiquement américain s'élèvent actuellement à environ 150.000 hommes, venus d'une quarantaine de pays. Le maître chanteur renouvelle ses menaces au moment où les forces de l'OTAN vont entamer leur processus annoncé de retrait des troupes de maintien de la paix. Chacun est donc bien conscient qu'il s'apprête tout bonnement à s'en attribuer le mérite auprès de ses fanatiques. Sa Cynique Majesté Royal applique couramment ce type de méthode.
L'agressivité de Ben Laden envers Paris ne s'explique enfin que par la vulnérabilité de la France, dont la gauche française est responsable du fait de ses attaques permanentes.
Dans cette situation à risque, les Français de souche attendent des Français musulmans qu'ils se positionnent sans ambiguïté et n'ajoutent pas, aux difficultés de la crise, les provocations islamistes. En effet, il ne suffit pas de se désolidariser verbalement des extrémistes pour convaincre de sa solidarité sincère et profonde.Mais aussi bien, comment espérer de Français récents, ce qu'on ne peut obtenir d'une gauche plus ancienne mais irresponsable.
Des Français musulmans ne se font de souci que pour leur communauté
Les actes terroristes ne font pas le partage entre bons musulmans et Français impurs
Le Conseil français du Culte musulman (CFCM) a pourtant fait part aujourd'hui "de sa grande inquiétude devant le climat d'islamophobie ambiant" en France et demande "la mise en place d'une mission d'information parlementaire" sur le sujet.
Tout en prenant acte des efforts des pouvoirs publics "sur le suivi des actes antimusulmans", le CFCM dénonce " les nombreuses manifestations d'islamophobie qui se sont multipliées ces derniers temps".