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mercredi 30 mars 2011

Les religions craignent d'agiter les laïcs


Les musulmans instrumentalisent-ils la charité des autres ?


Les représentants des religions de France se sont laissés piéger

Ils se sont discrètement réunis à l'appel des musulmans qui se disent a priori stigmatisés par un débat qui n'est pas ouvert, et déclarent en choeur leur désapprobation d'un dialogue sur la laïcité.
Ils ont choisi de communiquer par le biais d'une tribune publiée dans La Croix ce mercredi 30 mars.

A l'appel du CFCM, présidé par Mohammed Moussaoui
Les six grandes religions de France, réunies en Conférence des responsables de culte en France (CRCF), prennent leurs distances avec le débat controversé sur la laïcité, souhaité par les Français, dans une déclaration commune rendue publique mercredi, mais préalablement diffusée auprès de certains organes choisis.

Dans cette tribune rédigée "sans aucun esprit polémique ou partisan", fallait-il le préciser, catholiques (Mgr André Vingt-Trois), protestants (pasteur Claude Baty), orthodoxes (Métropolite Emmanuel), musulmans (président du CFCM, Mohammed Moussaoui), juifs (Grand Rabbin Gilles Bernheim), et bouddhistes (révérend Olivier Wang-Genh) estiment que "la laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble". Une appréciation que personne ne remet en cause et que la réflexion qui doit être menée vise précisément à confirmer, encourager et faciliter.
Les responsables de culte semblent envahis par le préjugé et s'expriment dans un troublant unanimisme qui laisse perplexe sur leur liberté de jugement, lorsqu'ils livrent leur tendancieuse exhortation, digne d'un appel à une journée d'action syndicale : "Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis", mettent-ils en garde.

Visiblement obnubilés par leurs préoccupations politiques et leurs intérêts séculiers, nos religieux prétextent une prochaine élection, alors que nous sortons tout juste d'une autre en 2011 et que nous avions déjà voté en 2010, repoussant donc ainsi réflexion et action aux calendes grecques.
Ils estiment "capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation". Le statu quo arrange les hiérarchies insensibles au trouble des fidèles.

Tous jésuites !

D'un côté, ils prônent le dialogue
: "le débat est toujours signe de santé et de vitalité." (...), admettent-ils,
mais de l'autre, le refusent: ils se révèlent clairement partisans en contestant ouvertement au pouvoir politique le droit d'agir. Ils l'interpellent d'ailleurs: "Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ?", stigmatisent-ils, charitablement.

1ère rencontre de la CRCF

Quatre mois avant les cantonales
, la Conférence des responsables de culte en France s'est tenue le mardi 23 novembre 2010 pour la première fois au siège de la Fédération protestante de France. Un communiqué a été publié à l'issue de cette rencontre.

"Dans la diversité de leurs traditions et de leurs convictions, les responsables de culte en France ils ont échangé dans un climat d'écoute attentive et d'amitié, rappelant d'emblée qu'ils adhéraient sans réserve au principe de laïcité qui est un des fondements de notre République. Ils ont fait leur, les propos du philosophe Paul Ricoeur : « ce qu'on appelle généralement la religion a à faire avec la bonté. ... aussi radical que soit le mal, il n'est pas aussi profond que la bonté. Et si la religion, les religions, ont un sens, c'est de libérer le fond de bonté des hommes, d'aller le chercher là où il est complètement enfoui. »"

S'adressant aux religieux et aux fidèles tentés par le fanatisme religieux
"Celles et ceux qui prétendraient utiliser l'élan religieux dans un but de domination, ou pire de légitimation de la violence, le trahissent. Dans notre société, les religions doivent favoriser activement le dialogue dans le respect mutuel, en s'appuyant sur la liberté et la justice qui sont à la base du vivre ensemble. Les rencontres que les responsables religieux ont décidé d'avoir régulièrement, chez les uns et les autres à tour de rôle, leur permettront de partager leur réflexion et d'approfondir leur connaissance mutuelle. Par là, ils entendent contribuer, à leur mesure, au développement d'un climat de confiance dans notre pays".

Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France Accompagné du Pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l'Église réformée de France

Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France Accompagné du Rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France

Métropolite EMMANUEL, président de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France Accompagné de M. Carol SABA, porte-parole de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France

M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman Accompagné de M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman

Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France Accompagné de Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France

Révérend Olivier WANG-GENH, président de l'Union bouddhiste de France

mercredi 30 décembre 2009

Deux Français sur trois sont attachés à leur identité catholique

La proximité religieuse, un calvaire pour La Croix

Un sondage pour célébrer Noël
Les Français restent pour les deux tiers attachés à leur identité catholique.

64 % des Français se reconnaissent comme catholiques en 2009, alors qu'ils étaient 80 % en 1966, selon une enquête IFOP pour La Croix, diffusée lundi 258 décembre.


  • Ce repli de la divulgation des opinions religieuses chez les Catholiques se fait principalement au profit des "sans religion", qui passent de 21 % à 28 %.
  • Les protestants passent de 1 % à 3 %
    et les autres religions de 3 % à 5 %.


    La messe du dimanche n'est plus à la mode
    Elle ne rassemble plus qu'une petite minorité de fidèles.
    Seulement 4,5 % des Français disaient, en 2006, aller à la messe tous les dimanches
    , contre 27 % en 1952, précise encore l'institut de sondage.

    Sociologie de la pratique religieuse publique


  • En 2009, les catholiques pratiquants sont plus âgés, selon l'institut de sondage.
    43 % d'entre eux ont 65 ans et plus
    , alors que cette tranche d'âge ne représente que 21 % de la population française totale, ce qui est à peine croyable. Il est vrai que la population des seniors grandit.
  • Autre singularité de nature à décevoir La Croix, les catholiques pratiquants votent plus à droite (38,9 % pour l'UMP) que leurs concitoyens (25,1 %). Ils ne lisent donc pas La Croix...

    Le journal devra-t-il infléchir sa ligne éditorial ou disparaître ?

    Les données sont extraites, d'une part, d'enquêtes historiques de l'Ifop et, d'autre part, d'un cumul réalisé à partir des enquêtes actuelles et récurrentes de l'Ifop dans lesquelles la question de la "proximité religieuse" est posée. Ces données ont été cumulées sur la période 2005- 2009.
    Les Catholiques auraient-ils honte de leur foi, quand les musulmans l'étalent dans la rue ?


    Bientôt le renouveau du culte dans les catacombes ?
  • Crypte des papes-Catacombes de Saint-Calixte, Rome

    Souvent les catacombes servirent de refuge aux chrétiens des premiers siècles : dans les temps de persécution, ils s'y réunissaient en secret pour prier ainsi que célébrer l'Eucharistie...

    lundi 8 décembre 2008

    Les salariés auront un droit de refus du travail le dimanche

    Une majorité de Français considère que le dimanche reste le jour de repos
    Face à la suspicion que les syndicats font peser sur les employeurs, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a affirmé dimanche que les salariés auraient un droit de refus du travail le dimanche dès l'an prochain.

    Il a également dénoncé les actions socialistes de report de la proposition de loi, dont il espère l'examen "le plus rapidement possible."
    >
    La guérilla menée par la gauche contre le projet de loi sur l'audiovisuel public a en effet eu pour effet de repousser du 11 au 15 décembre le débat à l'Assemblée sur la proposition de loi.
    "Il y a une obstruction sans nom des socialistes", a déclaré Xavier Bertrand sur Europe 1.
    > Dans Le Parisien-Dimanche, le ministre précise les nouvelles dispositions.
    "Dès la signature du contrat de travail, le salarié pourra refuser de travailler le dimanche. Sinon l'employeur sera sanctionné. Et si rien n'est prévu dans le contrat de travail, le droit au refus s'applique aussi", indique-t-il.
    Xavier Bertrand explique qu'un employeur qui refuserait une embauche parce qu'un salarié ne veut pas travailler le dimanche serait sanctionné, car il s'agit d'"une discrimination."

    Les interrogations dans les rangs de l' UMP sont tombées.
    Selon X. Bertrand, la majorité des quelque soixante députés de la majorité initialement réticents sur le texte sont aujourd'hui d'accord pour le voter.

    L’avis de Français(es)

  • Le président de la Fédération protestante de France s’interroge sur le sens de la libéralisation du travail le dimanche
    La religion de la consommation serait-elle le culte officiel de la France laïque ?
    « Ceux qui suspectent sans cesse les mouvements religieux d’égarement, sont curieusement muets devant le lavage de cerveaux que subissent adultes et enfants par le biais d’une publicité omniprésente, particulièrement en ce temps de Noël ! Ces défenseurs des innocents semblent indifférents à la frénésie consommatrice, à moins qu’ils n’en soient eux-mêmes le clergé ! Un comble ! […]
    Quand la Bible préconise des jours de repos et de fêtes, elle offre du temps pour célébrer Dieu, mais plus largement elle souligne la nécessité pour tout homme de sortir d’un travail dont il est potentiellement l’esclave. Le repos régulier qui peut donc se partager, comme se partage le travail, est alors l’occasion de prendre du recul et de réfléchir sur les finalités de son action. »

  • Selon un récent sondage IPSOS, une majorité de Français (84%) considère cependant comme "primordial et important" que le dimanche reste "le jour de repos commun à la plupart des salariés", contre 16% qui estiment que cela est "secondaire."
    La formulation de la question reste cependant rêveur: "le dimanche reste le jour de repos commun à la plupart des salariés" ! N'est-ce pas quelque peu orienté? Ipsos serait-il sous influence idéologique?...