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lundi 23 avril 2012

Présidentielle: l'intox des sondages manipulateurs est avérée

L'après-premier tour met en évidence l'engagement politique des entreprises de sondages


Jusqu'à quatre points d'écart mi-avril mais un point et demi à l'arrivée, dix jours plus tard...
 Résumé des intentions de vote au 1er tour de la présidentielle 2012,
selon les entreprises commerciales de sondages:


Le sondage n'est visiblement pas une science et le titre d' "institut" dont ces entreprises s'affublent est une escroquerie.

D'autant plus que les écarts les plus notables semblent bien désigner les sondeurs les plus "impliqués"... BVA (du libéral Michel Brulé, Ipsos (Jean-Marc Lech, bonimenteur aux pronostics souvent hasardeux, sinon totalement bancals, et Didier Truchot, fondateur-manager depuis 1975 qui ajouta le sondage d'opinion au conseil aux entreprises) et CSA (Roland Cayrol, groupe ...Bolloré).
Les libéraux -et le "frère" de Sarkozy- sont-ils suspects de marketing et de favoritisme ? 

dimanche 22 avril 2012

Présidentielle: excellente participation, malgré les vacances scolaires


Mobilisation inférieure à 2007 mais importante





Une bonne dynamique
pour le second tour





Les Français ont retrouvé le chemin des urnes


Les prévisions de 25 à 30% d'abstention n'étaient qu'élucubrations 

Seulement trois points de moins qu'en 2007 quand la participation avait été exceptionnelle.

Les analystes distingués avaient la conviction que les Français étaient las, après une campagne à rallonge, du fait de la primaire socialiste, et, sur un point déjà, ils se sont montrés fort peu scientifiques.

A 19h, le taux de participation s'élevait à 70,59%, selon  un communiqué du ministère de l'Intérieur, en faible retrait par rapport à 2007. 
Selon l'IFOP Fiducial, la participation pourrait atteindre 80,3% sur l'ensemble de la journée.

dimanche 14 août 2011

Les candidats socialistes font imploser le projet PS


Malgré la crise, ils marquent leur différence au mépris de leur projet



Quand ils se laissent aller au dialogue,
c'est au mépris du réglement
de l'Assemblée nationale,
sous l'oeil du candidat Hollande.


La polémiste Royal poursuit le président de sa haine personnelle

La battue de la présidentielle 2007, rebattue au congrès de Reims, se débat pour exister.
Avant d'être élue, la candidate PS à vie à la présidentielle, Ségol'haine Royal, prétend être "la présidente des solutions" face à son vainqueur, le chef de l'Etat sortant, Nicolas Sarkozy, qu'elle qualifie de "président-déficit", dans un entretien au Parisien-Dimanche." Il a plus que doublé le déficit public, en grande partie à cause des cadeaux fiscaux aux grandes fortunes ", accuse la présidente du marais poitevin.



Le doigté du socialiste de gauche, Henri Emmanuelli.
Attention, ça pourrait faire mal !



Les niches fiscales dont la gauche veut nous priver
Il existait 468 niches fiscales qui n’avantagent pas seulement les plus aisés, comme l'affirme l'opposition. Les contribuables ordinaires en bénéficient eux aussi, pour peu qu’ils connaissent leurs droits.

La TVA réduite est une niche fiscale et tout le monde peut en bénéficier. Elle s'applique aux travaux dans les logements et arrive d’ailleurs en tête des mesures fiscales les plus coûteuses pour la collectivité en 2010 (5,15 milliards d’euros). Le taux de TVA à 5,5% dans la restauration fait aussi partie du top 10. Les contribuables les plus modestes bénéficient de la
prime pour l'emploi ou de l'exonération de diverses prestations sociales (APL, APA, prestations familiales…). Les contribuables qui ont élevé seuls un ou plusieurs enfants sont exonérés de la demi-part supplémentaire. Quant aux épargnants, ils bénéficient d’avantages fiscaux sur certains livrets et contrats de capitalisation et d'assurance-vie, etc.58,8 millions de Français sont possesseurs d'un livret A.

Et la gauche sabrera-t-elle aussi dans les niches fiscales sous forme d’exonérations – abonnement mensuel pour les transports en commun, heures supplémentaires, ticket restaurants, chèques vacances – dont chaque salarié français peut bénéficier via son employeur ?

Autres causes de déficits publics
L'opposition nous réserve-t-elle des coupes sombres dans les aides aux travaux en faveur de l'économie d'énergie et du développement durable dans nos résidences principales, dans les intérêts d'emprunt immobilier pour l'habitation principale, l'abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites, le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile, ou encore les frais de garde d'enfants de moins de 7 ans à domicile ? Toutes ces mesures fiscales font partie du Top 10 les plus coûteuses pour l’Etat en 2010.

Les réductions d’impôts au titre des dons, humanitaires, par exemple, ou du paiement des impôts par prélèvement ou de la télédéclaration sont également des niches fiscales dont tout le monde peut profiter.

Les Français n'ont pas conscience de la dangerosité des propos de la picto-charentaise, comme de l'ensemble des socialistes, tous sociaux qu'ils veuillent paraître. Nous aurions bien tort de considèrer nombre de crédits d’impôt ou de réductions fiscales comme définitivement acquis. Ainsi, les étudiants qui empruntent pour financer leurs études ignorent souvent que les intérêts de leurs prêts sont déductibles, s’ils ont été établis entre le 1er septembre 2005 et le 31 décembre 2008. Ceux qui travaillent au cours de leurs études ne savent pas non plus forcément que les revenus de leurs salaires s’ils sont apprentis, stagiaires, mais aussi s’ils ont un «job étudiant», sont exonérés. Une réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire ou supérieur existe également.

Egalement menacés par le PS, les avantages fiscaux liés à notre lieu de résidence. Les résidents en Corse, par exemple, bénéficient de l'exonération de taxe foncière pour les terres agricoles, ou encore de la minoration de la TVA minorée sur divers produits et services.

Des avantages professionnels dans le collimateur socialiste
Combien de temps pourrons-nous encore déduire 10% de vos frais professionnels ? Les chômeurs pourront-ils continuer à bénéficier d'une réduction d'impôts s'ils ont déménagé à plus de 200 km de chez eux pour retrouver un emploi. Enfin, un abattement fiscal peut aussi être octroyé selon le secteur d'activité. Avant de voter pour la gauche, les journalistes du SNJ, comme les autres titulaires de la carte de presse, devront donc réfléchir à deux fois avant de voter socialiste, s'ils veulent déduire 7.650 euros de leurs revenus annuels pendant cinq années de plus. D'autres professions ont quelque raison de trembler: les conducteurs de taxi, les ambulanciers ou toute autre professionnel qui utilise de façon importante son véhicule peut être exonéré de taxe sur les produits pétroliers (TIPP). Les professionnels de la truffe et les fabricants de pipes pourraient également se faire couper la chique.


Le sens du dialogue,
selon la gauche démocratique
mais si peu




Sa Cynique Majesté Royal pointe sa truffe sèche
Face aux enjeux de la crise liée à l'endettement des états, elle ne veut pas assumer personnellement et propose "l'ouverture d'états généraux sur la réforme des prélèvements et de l'impôt, puis un référendum pour stabiliser les règles pendant cinq ans".
Malgré la nécessité de les soutenir, elle affirme que "l'Etat s'est aussi surendetté en renflouant les banques sans aucune contrepartie." La démagogue omet seulement d'indiquer qu'elles ont remboursé et avant la date.
L'archaïque veut renationaliser ce que Mitterrand a privatisé
"
Je propose l'entrée de l'Etat au capital des banques qui sont aidées et l'interdiction de la spéculation sur les dettes publiques. Dans les pays qui contrôlent le système bancaire, la croissance est au rendez-vous", affirme la ministre de l'environnement du gouvernement Bérégovoy à l'époque
(lien PaSiDupes).

Les propositions personnelles de Tartine Aubry


La Ch'tite Aubry veut-elle vraiment nous flinguer ?



Martine Brochen-Aubry s'adresse non pas aux militants mais à la presse
où elle explique comment elle croit pouvoir réduire la dette, relancer la croissance et agir pour l'emploi des jeunes. Les seniors sont encore exclus de ses préoccupations .
"La croissance est à 0%, le chômage ne cesse d'augmenter, le déficit commercial est abyssal dans un contexte d'endettement très élevé. Bien sûr il y a la crise, mais comme la Cour des comptes l'a montré, les deux tiers des déficits sont dus à la politique de M. Sarkozy. Les résultats sont mauvais car la politique menée est mauvaise. Il faut en changer", polémique en préambule la candidate socialiste. Les candidats détournent ainsi la primaire du PS en campagne présidentielle.
Il n'y aura pas de "débat participatif" socialo-socialiste: les candidats craignent de mettre en scène leurs divergences devant l'opinion. Ils préfèrent casser du sucre sur le dos de la majorité: si ce n'est pas constructif, c'est spectaculaire et fédérateur.

Refus socialiste du débat interne pour conjuguer leurs forces contre le sortant
Tandis que le Président de la République consacre temps et énergie aux affaires de l'Etat mises à mal par la crise , l'opposition s'est engagée dans la campagne présidentielle, affirmant posséder toutes les solutions que les socialistes espagnols ou grecs au pouvoir ne partagent pas.

Le PS déplace le débat interne sur la place publique



Le violent Cambadélis pointe encore un doigt menaçant,
exemple de débat musclé à la socialiste



Les concurrents socialistes qui repoussaient les appels au dialogue du président disent vouloir désormais discuter avec lui.
On imagine d'ici leurs commentaires venimeux à l'issue de la rencontre. Les parlementaires socialistes et la CGT n'ont-ils pas affiché leur défiance en boycottant la cérémonie républicaine des voeux du Président ?
=> Sur Europe 1 le lundi 8 août, en pleine crise des dettes souveraines, le député Manuel Valls,s'est déclaré favorable à une rencontre avec Nicolas Sarkozy. " Je ne suis pas hostile sur le principe à l'inscription dans notre Constitution d'une règle d'or mais (...) elle ne peut pas être adoptée de façon politicienne en imposant (...) une réforme", a déclaré le candidat à l'investiture socialiste pour 2012, alors que la question d'une convocation du Parlement en Congrès sur ce sujet devrait être débattue à la rentrée. "Si on veut dépasser ce type de débat (...) il faut que la majorité et l'opposition soient capables de se parler et (...) que le pouvoir fasse un certain nombres de compromis" et "écoute ce que l'opposition a à dire sur les finances publiques (et) le retour à l'équilibre budgétaire", a-t-il conclu, initiant une vague de demandes socialistes de débats.

=> La Ch'tite Aubry n'abandonne pas l'invective, mais compte se donner de l'importance en se montrant sur le perron de l'Elysée. En pleine tourmente sur les marchés financiers, alors que la rumeur d'une crise de la dette circule au-dessus de la France, la candidate Brochen-Aubry met le couteau sur la gorge du gouvernement. Elle critique sa politique pour réduire le déficit et rejette sa proposition d'une " règle d'or " qu'elle présente comme un " exercice de communication ". Mais c'est dans cet état totalement négatif que la candidate versatile veut maintenant discuter "dettes" avec le président Sarkozy.

=> Egalement imprévisible, son ex-challenger - qui n'est pourtant plus députée - a opposé une fin de non-recevoir à la lettre adressée par Nicolas Sarkozy aux parlementaires pour les inviter à une démarche d'union nationale et à lutter contre le déficit budgétaire en votant l'introduction dans la constitution d'une "règle d'or". La coquecigrue poitevine léchait toujours ses plaies et sa réaction fut encore cinglante: « C'est comme si un conducteur sans permis prétendait donner des leçons de conduite : la posture de M. Sarkozy est politicienne.", argumentait fin juillet .

La paranoïaque Royal s'en prend aussi aux sondages et au PS

C'est encore loin, dis,
l'Elysée ?



Celle que les sondages truqués de 2006 avait entretenue dans l'illusion de sa victoire présidentielle a gardé une dent contre ces entreprises commerciales qui se donnent au plus offrant.
Se sentant largement dévalorisée cette fois dans les enquêtes d'opinion derrière les deux favoris de la primaire socialiste, François Hollande et Martine Aubry, la malheureuse Royal se sent grillée et estime que " les sondages actuels sont des bulles spéculatives " et regrette que "les débats entre candidats n'ont pas commencé". "Certains veulent rester dans le confort des sondages", ose-t-elle affirmer dans un entretien au JDD dimanche. " Je vais prouver que je suis la plus forte et la plus expérimentée pour battre Nicolas Sarkozy, pour rassembler largement de l'extrême gauche aux centristes humanistes jusqu'aux gaullistes et surtout pour agir vraiment : je serai la présidente des solutions", assurait la petite présidente de Poitou-Charentes en mal de reconnaissance.

Qu'a donc à faire la France de la bataille des ego de la primaire socialiste ?

vendredi 24 septembre 2010

Des sondages pour manipuler l'opinion ?

Apprenons à "décrypter" les sondages
Les partis et la presse se réfèrent aux analyses, études et autres panels des instituts de sondage. Ils n'ont d'autre objectif que de nous en imposer par leur façade scientifique. Leurs directeurs vêtus de noir sont des individus compassés et franchement graves (autant dire sinistres) auxquels celui qui réussira à arracher l'esquisse d'un pâle sourire n'est pas né. Ils dirigent d'ailleurs des "instituts', terme impropre qui ne convient qu'à desorganisations universitaires, mais qui confère sans doute un vernis de respectabilité.

Pourquoi tant de précautions si leurs opérations étaient aussi respectables qu'elles paraissent ? Pour nous aider à résister aux sondages, Valeurs Actuelles propose cet article, le jeudi 23/09/2010. Valeurs actuelles , si besoin, nous déniaise...

Comment les sondages nous manipulent

Un Français sur deux ne croit pas aux sondages ou s’en méfie. C’est pourtant en France qu’on en publie le plus. Sans compter les sondages internes commandés par les partis. Les plus secrets. Mais aussi ceux qui pèsent le plus sur la politique.
C’est “le” sondage qui a fait l’événement la semaine dernière et induit l’opinion en erreur. « Présidentielle 2012 : Villepin crée la surprise », titrait le Parisien du 14 septembre. À la clé, les résultats d’une « enquête exclusive CSA » démontrant que Nicolas Sarkozy et l’ancien premier ministre « se retrouvent au coude à coude » dans l’optique de 2012 : 15 % chacun. Largement reprise dans les médias et commentée sur Internet, l’information, pour l’opinion, est devenue : “Sarkozy et Villepin à égalité pour la présidentielle”. Or, c’est exactement l’inverse que révèle ce sondage ! [Lire PaSiDupes]
À la question : “Qui préféreriez-vous voir représenter la droite en 2012 ?”, le chef de l’État et le président de République solidaire obtiennent certes, tous deux, 15 %. Mais ce sont les Français, droite et gauche confondues, qui répondent. Futurs électeurs d’un côté, simples spectateurs de l’autre.
Car, si les premiers s’apprêtent, effectivement, à voter pour l’un ou pour l’autre des candidats de leur camp (FN inclus), la “préférence” accordée par les seconds n’induit en rien un vote futur. Au premier tour de 2012, ils ne seront qu’une infime minorité (et encore !) à se mêler d’un éventuel match Sarkozy-Villepin. C’est exclusivement au sein des “sympathisants de droite” que les deux adversaires pêcheront leurs voix. Or, que répondent les “sympathisants de l’UMP”, “coeur de cible” de cet électorat ? 45 % d’entre eux choisissent Sarkozy, contre… 5 % Villepin. Inversement, celui-ci obtient la “préférence” de 23 % des sympathisants PS et PC contre respectivement 4 et… 0% pour Sarkozy. Mais à quoi sert d’être adoubé par des électeurs qui, sauf exceptions, voteront pour un autre ?

Le Parisien et CSA ont-ils, pour autant, voulu “manipuler” l’opinion ? « Évidemment, non », se défend Jean-Daniel Lévy, le directeur de l’institut. Interrogé par le quotidien, celui-ci l’avait du reste souligné : « En explorant de manière plus précise [les] sympathisants de droite, et plus encore ceux de l’UMP, Nicolas Sarkozy tient la corde de manière très nette. […] Dominique de Villepin incarne pour l’heure davantage l’antisarkozysme que la construction d’un projet politique propre. » Ce que confirme un autre… sondage (Ifop-Paris Match), testant Villepin dans le cadre d’un premier tour (bien réel, celui-là) à la présidentielle : l’ancien premier ministre n’y est crédité que de 6 à 8% des voix, contre 25 à 28 % pour Sarkozy
Selon Jean-Daniel Lévy, si l’enquête réalisée pour le Parisien a pu être mal interprétée par l’opinion [mais en fait surtout par les media d'opposition !], cela est dû, notamment, à « la nécessité, pour les médias, de faire une présentation simplifiée de leurs sondages, alors même que ceux-ci nécessitent, le plus souvent, une lecture plus affinée, donc plus complexe : dates du “terrain”, dont les résultats ne seront pas les mêmes selon que le sondage a été ou non réalisé “à chaud”, ventilation par catégories de sondés, solidité du choix… » Sont toujours disponibles, sur le site du Parisien (leparisien.fr) et du CSA (csa.eu), les… dix-neuf pages de “l’intégralité du sondage”, mais qui, hors quelques initiés , aura eu la curiosité (et la patience…) de les consulter [et de les traduire, puisque les "décripteurs" professionnels les ont exploités tout crus, aux fins douteuses qui les avaient motivés] ?

Apparues dans les années 1930 aux États-Unis (lire l'article de Stéphane Denis dans "Valeurs actuelles"), c’est en France que les enquêtes d’opinion publiées sont les plus nombreuses : presque deux par jour en moyenne ! Et encore ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg, 90 % des sondages n’étant pas rendus publics. Malgré cette profusion ou à cause d’elle, un Français sur deux affirme ne pas y croire, ou s’en méfier, en raison, d’abord, de la méconnaissance des méthodes utilisées : échantillons, quotas, marges d’erreur, redressements… Objet de tous les soupçons de “tripatouillage”, ces méthodes répondent, en réalité, à une logique très codifiée : les intentions de vote “brutes” sont indexées sur les derniers scrutins (manière, notamment, de mieux mesurer le vote FN, souvent dissimulé par les sondés). Opacité ? Sans doute. Complexité ? Sûrement. Mais c’est ailleurs que se dégagent les vraies zones d’ombre. Ainsi des questions, jugées trop “provocatrices”, que les instituts refusent de poser. Ce qui a été récemment le cas pour le Cri du contribuable, souhaitant interroger les Français sur la suppression des avantages des fonctionnaires [et surtout l'ensemble du 'politiquement correct', dont les questions ethniques, tabous et protégées. Ainsi, aussi, des mystérieux liens d’intérêts noués, entre les instituts et leurs “clients”. Ancien de l’IFOP, puis cofondateur de BVA, Michel Brulé, l’un des ex-“papes” de la profession, le reconnaît : « C’est vrai que cela peut poser des questions de déontologie : peut-on, à la fois, conseiller un homme politique dans le privé et tester par la suite, en toute indépendance, sa popularité au travers de nos sondages publics ? Pour avoir pratiqué ce “mélange des genres” avec Raymond Barre, Pierre Mauroy et bien d’autres, je peux témoigner que cela n’a jamais influé sur mes travaux. Mais à l’heure où l’opinion réclame de plus en plus de transparence, je suis favorable à ce que les instituts de sondage rendent public le nom de tous leurs clients privés. »

Une avancée cependant encore insuffisante pour “laver”, à elle seule, les sondeurs d’une autre accusation récurrente : « Lorsqu’un sondage est commandé par un journal de droite, il donne des résultats de droite ; lorsqu’il est commandé par un journal de gauche, il donne des résultats de gauche », résume un internaute sur forum.orange.fr consacré à la “fiabilité des sondages”. Cette “fiabilité”, il est vrai, a été l’objet d’une vive polémique – une de plus ! –, au cœur de l’été. À l’origine : un sondage Ifop-le Figaro en date du 6 août testant les propositions de Sarkozy lors de son discours de Grenoble : expulsion des Roms, déchéance de la nationalité, peines incompressibles… Le discours était approuvé par 70 à 89 % des Français. Ce “plébiscite” pour le chef de l’État est vanté en une du Figaro. Huit jours plus tard, une enquête CSA pour Marianne semble démontrer le contraire [c'était la résultante du précédent sondage] : 69 % des Français jugent “inefficace” la politique menée depuis huit ans par Sarkozy en matière de sécurité.
En cause, selon la gauche : la formulation des questions du sondage Ifop-le Figaro, utilisant des termes “connotés” : “camps illégaux” plutôt que “camps non autorisés”, “délinquants multirécidivistes” plutôt que “personnes condamnées plusieurs fois”, “assassins”, plutôt qu’“auteurs d’homicide”, etc. Des « entorses […] aux règles élémentaires de la profession », accuse Libération. [une offensive du 'politiquement correct', plutôt qu'un alignement] « De l’art de façonner l’opinion publique », renchérit le Monde [incapable de ce genre de langage clair]. Directeur adjoint du département opinion de l’Ifop, et auteur de l’enquête controversée, Jérôme Fourquet se défend : «Concernant les différences entre notre sondage et celui de Marianne, c’est normal : le sujet n’était pas le même ! Nous avons interrogé notre échantillon sur des propositions concrètes, CSA sur le bilan de Nicolas Sarkozy. Concernant notre enquête elle-même, les questions utilisent les mots couramment employés. Nos partenaires sont libres de commenter nos chiffres comme ils l’entendent, mais ceux-ci sont incontestables [sans doute dérangent-ils ?]. La preuve : trois semaines après notre enquête, un autre sondage sur les Roms donnait 63 % d’approbation aux propositions du chef de l’État, contre 79 % dans le Figaro. Compte tenu de la violente polémique qui a suivi, des critiques du pape, de la gauche et d’une partie de la droite, c’est encore très élevé et témoigne de l’importance de l’approbation initiale. »

L’intitulé réel de la question, au moins aussi important que la réponse ? «Disons plutôt que l’opinion se focalise presque entièrement sur la seconde, négligeant souvent, à tort, les nuances de la première, poursuit Jérôme Fourquet. Cela peut l’induire en erreur. » En témoigne… notre propre sondage Isama, publié cette semaine (lire page 22), selon lequel 63 % des Français estiment que le “démantèlement des campements illégaux de Roms en France est une question qui relève exclusivement de la souveraineté de l’État français”. Un résultat qui, à première vue, semble prendre le contre-pied de celui du CSA réalisé ce week-end pour le Parisien : 56 % des Français répondant que “l’Union européenne est dans son rôle en critiquant la politique du gouvernement français”… En réalité, la contradiction, là encore, n’est qu’apparente : farouchement attachés aux prérogatives de leur État, les Français n’en acceptent pas moins les critiques de l’Europe. Le dernier mot– indication phare de notre enquête – devant revenir à la France…
1981 : un institut créé sur mesure pour Chirac
Posons franchement la question : le fait que Valeurs Actuelles se positionne à droite peut-il avoir “orienté” le résultat ? Sous-entendu : nos partenaires réguliers (Ifop, CSA, Isama) orientent-ils eux-mêmes leurs sondages en fonction de la sensibilité de leurs clients ? « Nous travaillons avec des partis et des médias de gauche comme de droite, répond Jean-Daniel Lévy. « À travers nos études, c’est notre crédibilité professionnelle qui est en jeu, ajoute Jérôme Fouquet (Ifop). La concurrence entre les six principaux instituts est le garant de notre indépendance. Qu’un client doute de celle-ci, au regard d’un résultat sentant le “bidonnage”, et il part voir ailleurs… »

Il n’empêche : les politiques, bien qu’ils s’en défendent, sont convaincus de l’influence positive, pour eux-mêmes, de sondages (publics) flatteurs. « Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle de 1965, se souvient Michel Brulé, alors à l’Ifop, nous avions réalisé un sondage pour France Soir annonçant de Gaulle en ballottage avec 43 % des voix. Il paraît dans la première édition. Aussitôt, Pierre Lazareff reçoit un coup de fil de Roger Frey, le ministre de l’Intérieur. “Vous vous êtes fait avoir, lui dit-il : nous disposons d’un sondage RG plaçant le Général à 54 %.” Lazareff décide alors de publier les deux enquêtes dans sa seconde édition. Quelque temps plus tard, de Gaulle ayant effectivement été mis en ballottage [44,6 % au premier tour], j’eus l’occasion de m’étonner de leur piètre performance auprès de sondeurs des RG. Qui se défendirent énergiquement en me rétorquant : “En fait, nous avions donné 46 % des intentions de vote à de Gaulle, mais le ministre a cru de son de voir de voler au secours du Général en difficulté.” Ce qui montre qu’il n’est pas si facile de manipuler l’opinion… »

Tous les sondages prédisant la course en tête de Giscard face à Chirac pour la présidentielle de 1981, Charles Pasqua avait fait plus fort encore en lançant lui-même, en sous-main, l’institut Public SA – le seul, durant toute la campagne, à pronostiquer un second tour Chirac-Mitterrand ! Objectif : “booster” la candidature de son champion. Sans résultat, là encore…

Interrogés en février 2007 par l’Ifop, les Français étaient certes 19 % à affirmer que les sondages auraient une “influence importante” sur leur choix à la présidentielle, mais dans quel sens ? Pour venir au secours d’un candidat décroché ou pour renforcer le poids grandissant d’un autre ? «Les deux cas de figure existent, répond Jérôme Fourquet, mais le second est plus fréquent. Ségolène Royal a sans nul doute bénéficié, lors de sa désignation par les militants du PS, de ses bons sondages présidentiels. De même, le score de François Bayrou en 2007 a-t-il assurément été amplifié par ses sondages, mais à la marge.

En aucun cas, un bon sondage ne fait une élection
Pas plus que le soutien quasi unanime des médias. En témoigne la dégringolade d’Édouard Balladur en 1995, dont l’élection paraissait pourtant «déjà jouée», comme l’annonçait alors Jérôme Jaffré, de la Sofres, dans un article du Monde demeuré célèbre. En témoigne aussi l’élimination de Jospin par Le Pen en 2002. En témoigne encore la victoire surprise du “non” lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005.

Davantage que l’opinion, ce sont les politiques qu’influencent le plus les sondages. En 1999, ce sont deux études internes de la SOFRES qui décidèrent Pasqua et Villiers, jusque-là ennemis irréductibles, de faire liste commune aux européennes – où ils devancèrent le RPR. En 2007, c’est à sa “performance” d’avoir été l’un des – très – rares à avoir prévu le résultat du référendum de 2005, que Patrick Buisson doit d’avoir été recruté par Sarkozy pour sa campagne présidentielle, puis comme conseiller de l’Élysée chargé des…sondages. « Patrick, lancera-t-il lors de sa remise de la Légion d’honneur à l’Élysée, j’ai décidé de le décorer seul, car sans lui je ne serais pas là aujourd’hui… »
Stratégie et thèmes de campagne, slogans, mais aussi sélection, en amont, des “candidats les mieux placés” aux élections locales : à l’exception du Front national (avec lequel aucun institut n’accepte de travailler, de crainte de perdre leurs autres clients…), c’est par le biais de ces enquêtes secrètes commandées par les partis que l’opinion, indirectement, se retrouve la plus “manipulée” par des sondages. Tout le monde se souvient du croisement des courbes de Chirac et Balladur en 1995. Mais qui sait que c’est une étude confidentielle, commandée à BVA en février, qui a convaincu Chirac, alors au plus bas, de maintenir sa candidature –pour finalement l’emporter ? Le sondage en question annonçant sa future remontée… dans les sondages !
Arnaud Folch

A lire également dans le magazine...
Le roman des sondeurs, par Stéphane Denis.

mercredi 24 mars 2010

Paca : Le Pen président de la région PACA

Le président du FN présidera la séance inaugurale du Conseil Régional
Jean-Marie Le Pen jubilait mardi 23, en commentant le score de son parti aux régionales
11,42% au premier tour et 17,81% en moyenne au second dans les douze régions où il avait pu se maintenir. «J'ai un peu retrouvé l'atmosphère de ma campagne présidentielle de 2002.» Jean-Marie Le Pen, pour sa part, a respectivement obtenu 20,27% et 22,87% aux deux tours de scrutin en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Comble de satisfaction, le président du FN présidera la séance inaugurale du Conseil Régional vendredi, à Marseille.

Né en 1928, c'est en sa qualité de doyen d'âge, qu'il exercera cette fonction, puisque Michel Vauzelle devrait se voir reconduit à la tête de la région pour la 3e fois.
Le président frontiste vit toutefois cette situation comme une petite revanche. Au printemps 2009, le Parlement européen avait modifié son règlement intérieur pour l'empêcher de présider la séance inaugurale après les élections européennes du 7 juin dans l'hypothèse où il serait alors le doyen d'âge.
Aussi le président du FN est-il bien décidé à se faire plaisir vendredi, si les démocrates régionaux lui en laissent le loisir. «Je vais prononcer un discours, même si les élus de gauche vont sans doute quitter la salle pendant mon allocution», confie-t-il en marge de sa conférence de presse.

Les sondeurs lui avaient asséché les financements

Savourant les résultats des régionales comme un grand cru, Jean-Marie Le Pen a assuré qu'il avait annoncé «trois semaines avant le premier tour» que le FN «dépasserait les 10% au plan national» et que lui-même «atteindrait 20% en Provence-Alpes-Côte d'Azur». Ses pronostics avaient été contrecarrés par les sondeurs qui avaient minimisé les intentions de vote pour siphonner l'arrivée d'argent frais au FN. Au cours de la campagne, les commentateurs se sont donc montrés fort sceptiques devant les prédictions de Jean-Marie Le Pen, qui apparu d'autant plus hâbleur. Les électeurs qui auront donc apporté leurs voix au FN avaient donc la foi...

«J'avais senti le succès venir tout au long de la campagne», affirme le président du FN. Il a attribué son score à «la rancœur envers Nicolas Sarkozy» . Résolu à savourer son succès, l'ancien candidat à l'Élysée n'épargne certes pas Nicolas Sarkozy et «à l'islamisation, l'insécurité et le chômage», mais invoque des raisons plus personnelles. « Je suis un des Français les plus connus. Ma notoriété approche les 100%. Une famille africaine est venue me saluer avec sympathie dans la rue », évoque le président du FN. « C'est un signe qui ne trompe pas. Je fais partie du patrimoine politique français » , observe l'homme qui fut élu député pour la première fois en janvier 1956.

Présente à ses côtés, Marine Le Pen, vice-présidente du FN, accuse une fois encore les sondeurs d'avoir «délibérément minimisé les intentions de vote en notre faveur pour dissuader nos électeurs potentiels de se déplacer». Ce serait la principale raison de l'échec des listes FN en Île-de-France, en Basse-Normandie et en Midi-Pyrénées à atteindre la barre fatidique des 10% qui permettait de se maintenir au second tour.

mercredi 30 décembre 2009

Deux Français sur trois sont attachés à leur identité catholique

La proximité religieuse, un calvaire pour La Croix

Un sondage pour célébrer Noël
Les Français restent pour les deux tiers attachés à leur identité catholique.

64 % des Français se reconnaissent comme catholiques en 2009, alors qu'ils étaient 80 % en 1966, selon une enquête IFOP pour La Croix, diffusée lundi 258 décembre.


  • Ce repli de la divulgation des opinions religieuses chez les Catholiques se fait principalement au profit des "sans religion", qui passent de 21 % à 28 %.
  • Les protestants passent de 1 % à 3 %
    et les autres religions de 3 % à 5 %.


    La messe du dimanche n'est plus à la mode
    Elle ne rassemble plus qu'une petite minorité de fidèles.
    Seulement 4,5 % des Français disaient, en 2006, aller à la messe tous les dimanches
    , contre 27 % en 1952, précise encore l'institut de sondage.

    Sociologie de la pratique religieuse publique


  • En 2009, les catholiques pratiquants sont plus âgés, selon l'institut de sondage.
    43 % d'entre eux ont 65 ans et plus
    , alors que cette tranche d'âge ne représente que 21 % de la population française totale, ce qui est à peine croyable. Il est vrai que la population des seniors grandit.
  • Autre singularité de nature à décevoir La Croix, les catholiques pratiquants votent plus à droite (38,9 % pour l'UMP) que leurs concitoyens (25,1 %). Ils ne lisent donc pas La Croix...

    Le journal devra-t-il infléchir sa ligne éditorial ou disparaître ?

    Les données sont extraites, d'une part, d'enquêtes historiques de l'Ifop et, d'autre part, d'un cumul réalisé à partir des enquêtes actuelles et récurrentes de l'Ifop dans lesquelles la question de la "proximité religieuse" est posée. Ces données ont été cumulées sur la période 2005- 2009.
    Les Catholiques auraient-ils honte de leur foi, quand les musulmans l'étalent dans la rue ?


    Bientôt le renouveau du culte dans les catacombes ?
  • Crypte des papes-Catacombes de Saint-Calixte, Rome

    Souvent les catacombes servirent de refuge aux chrétiens des premiers siècles : dans les temps de persécution, ils s'y réunissaient en secret pour prier ainsi que célébrer l'Eucharistie...

    samedi 18 juillet 2009

    L'amère Royal dénonce les instituts de sondages qui misent sur les vainqueurs de présidentielles

    Honneur aujourd'hui aux instituts de sondages du perdant

    Miser sur le tocard est en France un titre de gloire !

    Au jeu du qui perd gagne, les instituts de sondages engagés qui conservent leurs faveurs au cheval arrivé second sont les gagnants. Ils n'ont pas moins milité, ils se sont tout autant compromis, ils n'ont pas été plus propres, mais, à l'arrivée des courses, ils se trouvent lavés par l'échec de tout soupçon. La défaite lave plus blanc.

    Personne n'avait remarqué, pour s'en indigner, que, pendant la campagne présidentielle, l'hyperactive Désirdavenir Royal caracolait dans les sondages sur ses seuls mérites: une agitprop sur tous les media insolents qui lui manifestaient une complaisance militante et une omniprésence de bon aloi, comme une accumulation de bourdes partout sur son passage, en France et en Navarre, rien ne semblait pouvoir la faire trébucher avant la proclamation des résultats. Rien de suspect, donc. Son sourire calibré était tellement séduisant que les journalistes rappelés au respect et les professeurs stigmatisés ne lui tenaient pas rigueur, croyait-on, de sa fourberie.
    Car les instituts de sondages donnaient à croire que les Français appelaient de leurs voeux tant de compétence foncière, de sincérité naturelle et de maîtrise de pulsions agressives et autoritaires concentrées en une seule femme et mère, qu'elle se voyait pousser des ailes, qu'elle se laissait emporter par les media et qu'elle a cru jusqu'à la fin pouvoir se permettre l'arrogance des faibles et les colères saines des battus. Elle s'est brûlée les ailes aux media et sondages. La chute aux enfers dure et perdure; elle est terrible.

    Les sondages l'ont entretenue tellement fort dans ses désirs et illusions qu'elle ne réalise toujours pas que leur capacité de nuisance n'aura eu d'égale que la sienne propre.


    Personne n'est parvenu à lui faire comprendre et à la faire descendre de son petit nuage. Elle déclare donc ses blessures pansées mais continue toutefois de se voir en victime de machinations quand elle n'a qu'à s'en prendre à la faiblesse de ses raisonnements entravés de mauvais sentiments et de vanité.
    prisonnièreDans un bouquin publié dès la fin 2007, l'amère Royal effectuait une thérapie et stigmatisait déjà l'institut OpinionWay qu'elle accusait d'avoir favorisé celui que, dans son aveuglement, elle croyait derrière et ne voyait pas devant. Il aurait brisé son envol et entravé son OPA inamicale sur l'Elysée.

    L'Institut OpinionWay avait riposté par courrier

    "A l’attention de Madame Ségolène Royal,
    Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes,
    Paris, le 3 décembre 2007,

    Madame la Présidente,

    Dans votre ouvrage [...], vous avez exprimé des propos qui mettent en cause la rigueur, l’éthique et l’indépendance de l’institut d’études OpinionWay que nous dirigeons.

    Il nous semble utile de porter à votre connaissance un certain nombre de faits susceptibles de dissiper vos interrogations sur notre institut. Nous ne pouvons en effet laisser ainsi planer le doute sur l’honneur de nos collaborateurs, la fiabilité de nos méthodes et la réputation d’un institut qui exerce ses activités dans la plus grande rigueur professionnelle (certifiée qualité AFNOR), en toute intégrité et en toute indépendance.

    Notre société a été créée en mars 2000 et c’est depuis cette date, et non depuis 2006, que nous réalisons très régulièrement des études d’opinion sur différents sujets politiques et de société. La campagne présidentielle a certes donné à cette activité une visibilité plus importante, pour OpinionWay comme pour les autres instituts.
    ses trois fondateurs, qui n’ont aucun engagement politique ou militant. Si La Novosphère a pu détenir 7% du capital de notre société, vous devez savoir que cette société n’a jamais été notre principal actionnaire et qu’elle ne détient plus aucune action d’OpinionWay depuis 2003. Les autres instituts qui se partagent ce marché depuis 25 ans sont soit côtés en bourse, soit détenus par des personnalités figurant parmi les plus grandes fortunes de France ou par des institutions financières.

    Nous sommes surpris que vous choisissiez de vous attaquer à la société la plus indépendante et la plus vulnérable financièrement. Cela ne vous ressemble pourtant pas et cela ne ressemble pas non plus à votre engagement politique, que par ailleurs nous respectons."

    Que d'ironie dans ces quelques lignes...

    Or, jamais deux sans trois, Désirdavenir Royal est à nouveau en campagne.
    Après deux échecs personnels retentissants, la présidente socialiste de région joue cette fois son avenir en 2010 et son angoisse est déjà palpable. Elle repasse à l'offensive mais sans changer ses méthodes éprouvées. Victime, elle était; victime, elle reste. Les Français ont sans doute besoin d'une victime à la tête de l'Etat...


    Royal n'est qu'une plaie...

    PaSiDupes n'en restera pas aux désirs de vengeance de l'amère Royal en date de la fin 2007, puisque
    ses plaies se sont rouvertes à l'approche des Régionales 2010.

    La presse promet de diffuser pendant longtemps l'odeur fétide de cette affaire purulente.

    vendredi 26 juin 2009

    Domota réclame un carton d’invitation de Sarkozy

    Le petit seigneur rouge refuse celui des Etats Généraux

    Le saigneur de la Guadeloupe se plaint

  • Il se plaint quand il ne reçoit pas d’invitation
    Et voilà maintenant que le révolutionnaire veut serrer la main du chef de l’Etat démocratique qui l’opprime…

    "Aucune invitation n'a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe." C'est ce qu'a lancé jeudi Élie Domota, porte-parole du collectif d’indépendantistes révolutionnaire à l'origine de la grève au prétexte mobilisateur de la vie chère en Guadeloupe. Interrogé sur France Inter, soutenu par le Che-Besancenot, le meneur LKP a ensuite accusé "l'État, allié au patronat, de revenir sur des engagements qui avaient été pris", après ce mouvement de 44 jours. Élie Domota a notamment cité "l'arrêté d'extension de l'accord salarial Bino" supprimant l'obligation pour le patronat de prendre en charge les 200 euros d'augmentation salariale au-delà des 3 ans d'aides de l'État et des collectivités locales.

  • Mais il boude quand il en reçoit…
    Le préfet de Guadeloupe Nicolas Deforges a indiqué mercredi que Nicolas Sarkozy ne devrait pas rencontrer le leader du LKP à moins que ce dernier ne participe à la réunion des états généraux de l'Outre-mer que le chef de l'État doit présider aujourd'hui vendredi.
    -> Or, le LKP refuse depuis le début de participer à ces Etats Généraux, lancés en février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise: Domota prétend a priori qu'ils ne font qu'entériner des décisions déjà prises à Paris.
    -> Le gouvernement dénonce en revanche la « politique de la chaise vide » des collectifs et des syndicats, alors que le Parlement a définitivement adopté, mercredi 13 mai, le projet de loi sur "le développement économique des outre-mer" lors d'un ultime vote de l'Assemblée nationale. Les députés de gauche (PS et PCF) se sont abstenus, plutôt que de voter contre, et ceux de la majorité (UMP et NC) ont voté pour.
  • Un caractériel à la crédibilité incertaine?

    -> Les indépendantistes irresponsables ignorent la crise économique (6 000 chômeurs de plus en mars-avril-mai), et l’aggravent encore et toujours, malgré les conséquences de 44 jours d'inactivité économique. Elie Domota, qui défie l’Etat, est fonctionnaire de l’Etat et ne craint ni pour son emploi, ni pour son salaire : avec un traitement 1,4 fois supérieur à celui de la métropole, le problème du pouvoir d’achat ne l’affecte pas personnellement…
    LKP accuse le patronat de prendre prétexte de cette grève longue pour éliminer les canards boiteux et de vouloir reprendre ses billes pour aller investir sous un climat socialement et politiquement plus hospitaliers. Le double langage des indépendantistes est ici manifeste.

    -> Le souverain LKP a décrété une semaine de mobilisation à l’annonce de la venue de Nicolas Sarkozy. Il s'agit donc bien de défier le pouvoir par la grève, en manifestant devant quelques entreprises désignées à la vindicte syndicale. Ces manifs politiques n’ont pas connu un plus grand succès que la journée intersyndicale d’action du 13 juin en métropole. Pareillement, le NPA, clone de la LCR, du camarade trotskiste Besancenot, n’a obtenu aucun élu aux Européennes 2009, avec seulement 4,8% des voix, bien qu’il ait, dit-on, le vent en poupe... Seule une poignée de stations-service a été bloquée lundi 22 juin (4 stations sur 120) et le lendemain, tout était rentré dans l'ordre. Le roi Domota a donc besoin de faire sensation pour regagner la confiance de ses troupes : le problème qui se pose, à lui comme aux autorités, est celui de sa capacité à remobiliser les troupes LKP. Un grand défilé à Pointe-à-Pitre est prévu samedi 27.

    Les Etats Généraux

    Décidés le 12 février à l’initiative du Président Sarkozy pour apaiser le conflit social aux Antilles, les Etats Généraux se sont ouverts en avril sous le haut patronage du Président de la République. Le bruit avait couru que le Président de la République ferait le déplacement en mai, à mi-parcours. Les Européennes passées il y a quinze jours, l’annonce avait pu être faite de sa venue les 25 et 26 juin. Nicolas Sarkozy l'avait dit : il ne viendrait que quand il y aurait eu un « retour au calme ». Selon paris, c'est fait.
    Sur place, le déblocage par l'Etat d'une enveloppe de 580 millions d'euros le 19 février (pour faire droit à l'accord Bino) a en effet progressivement mis un terme aux grèves générales. Mais le collectif révolutionnaire LKP en Guadeloupe attise néanmoins les malaises social et politique qui opposent les partisans de l'article 73 et les tenants de l'article 74 de la Constitution.
  • Les états généraux se déroulent dans l'indifférence de la population qui les réclamait et l'hostilité marquée des révolutionnaires indépendantistes LKP, qui boudent ce « débat participatif » en prétendant que, comme ceux de Désirdavenir Royal, « tout a déjà été décidé par l'Etat » qui « revient sur ses engagements ».
  • En revanche, Claude Giraud, le coordonateur des ateliers en Guadeloupe, se veut résolument optimiste. Les participants aux ateliers effectuent leur travail, malgré l’opposition destructrice de LKP, et préparent leur synthèse pour le 7 juillet.

    Déplacement sous haute sécurité


    Après sa visite à la Martinique, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui en Guadeloupe, où il rencontre à huis clos les élus de l'île à l'aéroport, puis le monde socio-économique, avant de visiter le Régiment du service militaire adapté (RSMA) au camp de la Jaille, à Baie-Mahault. Il prononcera un discours à Petit-Bourg, en fin d'après-midi, avant de repartir à Paris. A tout hasard, près de 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés en renfort pour parer à toute éventualité et le programme de la visite a été conçu pour éviter tout risque de confrontation (déplacement en hélico entre chaque site).

    Chacune de ces étapes doit être l'occasion pour Nicolas Sarkozy de délivrer des messages forts, annonce son entourage. Ainsi, devant les Etats Généraux, après avoir entendu les présidents d'ateliers, et notamment celui de la gouvernance, présidé par Maurice Marianne qui ne cache pas sa préférence pour une autonomie, voire l'indépendance de la Guadeloupe, Nicolas Sarkozy souhaiterait « apporter sa contribution, ses idées, suggestions et intuitions à un processus de réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole ». Rien n’est exclu.
    Vous pouvez exprimer votre avis : sondage sur PaSiDupes, colonne de droite.

  • samedi 13 juin 2009

    Européennes 2009: Sarkozy, gagnant gagnant

    Sa cote de confiance bondit de 9 points, à 41%

    Les vainqueurs de dimanche s'offrent un regain de popularité dans l'opinion. Inversement pour les perdants.

  • Sarkozy, gagnant dans les urnes, gagnant dans l'opinion
    Le baromètre TNS-Sofres-Logica pour le Figaro Magazine réalisé après les élections européennes montre que le principal vainqueur, Nicolas Sarkozy, voit sa cote de confiance bondir de 9 points, à 41%.
    A la question: "faites-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout confiance à Nicolas Sarkozy pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement", 41% des sondés ont répondu positivement. Ils n'étaient que 32% en mai. Un motif de satisfaction, certes, mais il reste du travail à accomplir pour le chef de l'Etat, car 57% des sondés disent ne pas lui faire confiance (2% n'ont pas d'opinion).
    François Fillon profite lui aussi du bon score de l'UMP au scrutin européen et prend 8 points, à 44%. 52% des Français ne lui font pas confiance (-7). 4% sont sans opinion.

    Chassé-croisé Zizou Bayrou / Dany-le-Vert
  • Egalement interrogés sur les personnalités auxquelles ils souhaiteraient voir jouer un rôle à l'avenir, les Français plébiscitent d'abord Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères (46%, +2), puis Dominique Strauss-Kahn (44%, +2) et... Daniel Cohn-Bendit. Le héraut vert fait une entrée fracassante dans ce classement, directement à la 3e place (40%), à égalité avec Bertrand Delanoë (-4) et avec la secrétaire d'Etat UMP Rama Yade (-3).
    Le trotskiste Olivier Besancenot, dont le NPA a effectué un score décevant dimanche, recueille 38% (-1).
  • Trou d'air en revanche pour François Bayrou.
    Le leader du Modem, qui doit panser ses plaies après une campagne ratée, ne pourra pas se consoler avec ce baromètre, où il perd 11 points, à 27%. Il se retrouve ainsi à la 15e place du classement.
  • Même sanction pour Martine Aubry
    Son baptême du feu électoral à la tête du PS s'est soldé par un revers : elle perd 7 points à 37%, derrière Besancenot.

    Sondage réalisé auprès de 1 000 personnes, représentatives de la population de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile les 8 et 9 juin.
  • mardi 18 novembre 2008

    Le front du refus : 59% des Français ne désirent pas Désirdavenir Royal

    Sa Cynique Majesté apparaît la moins consensuelle
    Sa campagne médiatique envahissante laisse perplexe.
    N’entretiendrait-elle pas les mêmes illusions qu’en 2007 ?
    L’avis des Français compte autant que celui des militants socialistes. Il importe en effet aux Français qu’ils dotent le pays d’une opposition respectable.

    Une large majorité de Français (59%) souhaite une autre personnalité que Sa Cynique Majesté Royal à la tête du PS, selon un sondage BVA, réalisé par téléphone pendant le congrès de Reims, les vendredi 14 et samedi 15 novembre, et publié dans Les Echos de ce mardi 18.

    L’amère de Melle plafonne
  • Les Français
    Comme dans tous les cas de figure, à la question "vous, personnellement, préféreriez-vous que ce soit Ségolène Royal ou une autre personnalité qui soit choisie comme Premier secrétaire du Parti socialiste?", 59% des Français répondent "une autre personnalité", et 29% Marie-sEGOlène Royal. 12% de savent pas.
  • Les sympathisants
    La même question a été posée aux sympathisants de gauche - 52% choisissent une autre personnalité, 41% Mme Royal - et aux sympathisants socialistes qui choissent également, à 48%, une autre personnalité, et 46% l'ancienne candidate PS à la présidentielle. Les autres sont sans opinion.
  • Selon les sondés
    Les deux autres candidats au poste de Premier secrétaire feraient de "bons" candidats, à 46% pour le maire de Lille, Martine Aubry, (contre 41% d'un avis opposé et 13 sans opinion), et 28% pour l'eurodéputé Benoît Hamon (contre 31% d'un avis contraire, 41% de sans opinion).
  • lundi 29 septembre 2008

    PS : DSK en or, Delanoë en argent et …Royal en bronze, voire chocolat

    Désirdavenir Royal, anecdotique dans les sondages, même avant le Zénith
    Sa Cynique Majesté Royal est-elle chargée d’amuser la galerie en lieu et place de J'Jack Lang, la vedette du Festival des Vieilles Charrues et de dresser un rideau de fumée devant les déchirements au PS, voire de ...faire oublier aux Français ses peurs et soucis ?

    Pour le poste de candidat de 2011 du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2012
    ,
    Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du Fonds monétaire international (FMI), est la personnalité de gauche préférée des Français, selon un sondage du Journal du Dimanche (JDD).
    - 34% des personnes interrogées choisissent Dominique Strauss-Kahn ;
    - 26%, Bertrand Delanoë
    - 19%,
    Sa Cynique Majesté Royal
    - 12%,
    Martine Aubry
    - et 8%, aucune personnalité.

    Et,
    pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste
    - 44% des personnes interrogées choisissent Bertrand Delanoë, le maire de Paris, est la personnalité de gauche préférée des Français, pour succéder à François Hollande selon le même sondage du JDD.
    -
    22%, Martine Aubry (2e)
    - 18%, Désirdavenir Royal (3e)
    -
    6%, Benoît Hamon
    - et 9%, aucune

    Mais imaginons un peu que Bébert de Paris se pique au jeu... qu'adviendrait-il de l'amère de Melle, Sœur Marie-sEGOlène, prêcheur évangéliste?
    Sondage réalisé par téléphone les 25 et 26 septembre auprès d'un échantillon national représentatif de 959 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

    mardi 9 septembre 2008

    45% de satisfaits de Sarkozy : la presse relève à peine 11 points de mieux !

    La baisse motiverait davantage la presse 'objective'…
    La cote de satisfaction de Nicolas Sarkozy a gagné 11 points par rapport à juin et atteint 45% en septembre, son meilleur niveau depuis janvier, selon un sondage LH2 - nouvelObs.com. 52% (-7 points) des personnes interrogées disent avoir une opinion négative sur Nicolas Sarkozy en tant que chef de l’Etat.
    Le Premier ministre François Fillon bénéficie également du regain de popularité de l’exécutif, selon l’observatoire de l’opinion LH2. 52% de Français expriment une opinion positive sur son action, soit 7 points de mieux que lors du précédent sondage en juin, et 39% (-9) émettent un avis négatif.

    A gauche, interrogés sur la personnalité socialiste qui serait «le meilleur dirigeant» pour le PS, les sondés citent
  • 26%: le maire de Paris Bertrand Delanoë (soutenu par Rocard et ses amis), +2 points par rapport à juin);
  • 13% (+1): Désirdavenir Royal (abandonnée de tous, elle est encore deuxième, avec moitié moins que Bébert de Paris...) et
  • 12% (+2): la Ch'tite Aubry (qui marque Désirdavenir Royal à la culotte).

    Les sympathisants socialistes cconfirment les trois prétendants au poste de premier secrétaire dans le même ordre avec
  • 30% (-1) pour Bébert Delanoë,
  • seulement 22% (+3) pour l'amère Royal et
  • deux fois moins que le premier pour la maire de Lille, à 15% (+1).
  • vendredi 25 juillet 2008

    Réforme constitutionnelle : les Français condamnent la gauche qui accable Lang

    53% des Français donnent raison à Lang d'avoir dit ‘oui'
    Une majorité de Français (53%) donne raison à Jack Lang d'avoir voté la réforme constitutionnelle et une majorité plus forte de 64% estime qu'il ne devrait pas être exclu du PS. Tel est le résultat d’un sondage CSA-Parisien/Aujourd'hui en France paru vendredi. (Sondage réalisé par téléphone le 23 juillet, selon la méthode des quotas.)
    53% des Français - et autant de sympathisants socialistes- ont estimé que le député PS du Pas-de-Calais a "eu raison de voter en faveur de la réforme parce qu'elle correspond à ce qu'il souhaite".
    La direction du PS est donc désavouée par 22% -et 32% des sympathisants socialistes
    – qui ont estimé qu'il "a eu tort car la consigne du Parti socialiste était de voter contre". Encore un tiers des socialiste serait-il donc encore stalinien !
    Un quart des sondés (25%) ne s'est pas prononcé. Par conséquent, beaucoup de volume pour pas grand chose, parmi les vacanciers…

    Les Ayrault, Montebourg et Dray comptent-ils rendre leurs mandats au Bureau national pour cause de désaveu des électeurs et des militants ?
    64% des sondés -74% des sympathisants socialistes- ont en effet estimé qu'à la suite de ce vote "le PS ne devrait pas l'exclure", tandis que 12% de Français (et 14% des sympathisants PS pensent le contraire). 24% des sondés ne se sont pas prononcés.

    Mais que dire de l’agressivité de Sa Cynique Majesté Royal qui a employé des mots définitifs et impardonnables ? Peut-elle encore briguer le poste de Premier secrétaire, si comme le Bureau national actuel, elle ne représente bientôt plus qu’elle-même et ses démons.

    samedi 19 juillet 2008

    Les Français jugent le nucléaire moins risqué que le réchauffement climatique

    Les écolos et les media peinent à convaincre
    Un sondage IFOP, commandé par le quotidien du soir Le Monde, demande « à qui faites-vous plutôt confiance, ou pas confiance, pour vous informer », en matière de risques écologiques. Areva est manifestement dans le collimateur des journalistes indépendants, voire hostiles aux entreprises françaises, car même EDF s’en tire mieux, sans qu’on sache pourquoi.
    La méfiance envers Areva s’élèverait à 68%, contre 54% à EDF. Le Monde s’attribue-t-il le mérite d’être mieux considéré (60%) que les associations (21%) ? 68% pour Areva, dont l’activité principale n’est pas d’informer, contre 60% de méfiance à l’égard des media, y a-t-il de quoi stigmatiser Areva et pavoiser dans la presse, dont le métier consiste d’abord à informer ?
    Ce sondage IFOP publié dans le Monde daté de dimanche-lundi contredit la propagande médiatique. Les Français estiment en effet que le nucléaire est nettement moins risqué que le réchauffement climatique voire la pollution des eaux. L’écologie politisée prend une claque.
    Interrogées sur les risques qu'elles considèrent comme les plus préoccupants, les sondés citent à
    - 53% , les changements climatiques, alors qu'elles étaient seulement 20% à les citer dans un sondage similaire réalisé six ans plus tôt, en avril 2002.
    - 36%, les risques liés à la pollution des eaux (40% en 2002),
    - 27% le nucléaire (33%),
    - 24% la pollution atmosphérique en ville (36%),
    - 23% les risques alimentaires (30%),
    - 16% les risques industriels (25%)
    - et 4% l'amiante (9%).

    Le sondage enfonce le clou dans les contrevérités communément répandues …
    67% (les 2/3) des personnes interrogées estiment qu'il faut maintenir la part du nucléaire dans la production énergétique parce qu'il "assure l'indépendance énergétique de la France", le dernier tiers (33%) étant d'un avis contraire parce que "c'est dangereux". Les Français étaient presque également partagés entre ces deux opinions (52/47) il y a six ans.
    Pourtant, les conséquences de l'incident du site de Tricastin apparaissent graves à 81% des Françaises (37% très graves, 44% assez graves), pas très graves à 15%, pas graves du tout à 2%. Et ils font beaucoup plus confiance pour les informer aux associations de protection de l'environnement (79%) ou à l'autorité de sûreté nucléaire (62%) qu'au gouvernement (30%) ou à Areva (32%).
    Deux fuites radioactives en dix jours dans des usines exploitées par Areva n’ont pas eu raison de la campagne de peur associée au nucléaire. Doutant du pouvoir de la presse, le journal Le Monde note qu’une partie des personnes interrogées n'aurait pas été au courant de la fuite d'uranium intervenue la veille, le jeudi 17 à Romans-sur-Isère (Drôme). Le sondage a été réalisé le 18 juillet auprès d'un échantillon de 1009 personnes, représentatif de la population française de plus de 18 ans. En fait, Le Monde juge mal les personnes interrogées : selon le journal, « une partie » d’entre elles «n’avait pas encore pris connaissance de la deuxième fuite ». La lecture de la presse partisane n’est donc plus une préoccupation majeure des Français, avant le réchauffement climatique, et donc avant le nucléaire ?
    La méfiance des Français(es) envers la presse est avérée par le sondage lui-même et Le Monde, ‘en personne’.
    En toute objectivité, le quotidien chercherait-il à discréditer le sondage qui met à mal la propagande des sectaires de l’écologie politique ? Ce sondage qu’il a commandé ne satisfait pas Le Monde et n’est d’ailleurs guère valorisé. Il vient après un article -en gros titre bien gras- consacré à une déclaration de Jean-Louis Borloo : « M. Borloo veut une ‘remise à plat’ après une deuxième fuite d’uranium ». Pourquoi pas à Marcoule, la troisième usine de combustibles, où un seul des quatre réacteurs est en service ?
    Rappelons-nous maintenant la vague de malveillances sur nos lignes SNCF à l’époque récente des grèves de cheminots.
    Si donc les Français perçoivent davantage le danger du réchauffement climatique que celui de l’atome, alors pouvons-nous nous attendre à une troisième fuite de centrale…

    dimanche 8 juin 2008

    Sondage : qu’ont donc à voir les Français avec le futur dirigeant du PS ?

    L’institut CSA interroge ...les Français sur le successeur de Hollande !
    Au moment où l’amère Royal est en train d’amorcer la même courbe que Hillary Clinton, le CSA essaie de comparer sa candidate à la Ch’tite Aubry qui commence seulement à tendre son nez.
    Surprise ! L’identité du futur premier secrétaire du Parti socialiste laisserait les Français indifférents… Que le CSA interroge les adhérents, soit ! Mais la majorité des Français a mieux à faire. Le CSA tente de les motiver pour le PS et, selon eux, s'il leur fallait sortir un nom de leur chapeau, le poste pourrait convenir à Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Lolo Fabius, Martine Aubry ou Sa Cynique Majesté Royal, révèle ( !) son sondage pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche 8 juin.

    D'après cette enquête réalisée les 4 et 5 juin auprès d'un échantillon de 1.008 « personnes » ( ?) , 25% des sondés souhaitent voir Bertrand Delanoë, le maire de Paris, prendre la tête du PS à l'issue du congrès prévu cet automne.
    Ils sont 21% à préférer voir la p’tite présidente de la région Poitou-Charentes, mais maire de nulle part, succéder à son ancien compagnon François Hollande.
    Quant au maire de Lille, Martine Aubry, 15% des sondés souhaiteraient qu'elle devienne Premier secrétaire. L’écart se justifie facilement par le fait qu’elle ne se soit pas déclarée et qu’elle ne soit sortie de sa baraque à frites que le week-end précédent !

    Le CSA fait tout ce qu’il peut pour venir en aide à l’amère Royal.
    Pour ce qui est davantage porteur de sens, on retrouve évidemment ce tiercé dans le même ordre du côté des sympathisants socialistes qui souhaitent voir Bébert Delanoë (30%), Désirdavenir Royal (28%) ou la Ch’tite Aubry (14%) prendre les rênes de leur parti. Sont-ils seulement adhérents en règle ?...
    Mettant en parallèle ce qui n'est pas comparable, viennent ensuite, plus loin derrière, le député-maire d'Evry Manuel Valls, préféré par 7% des sondés dans leur ensemble bien que candidat non déclaré, puis le député du Doubs Pierre Moscovici (5%) et le député de l'Essonne Julien Dray (4%).
    Les sondés sont 13% à dire qu'ils ne choisiraient aucune de ces personnalités et 10% ne se prononcent pas.
    On retiendra que le CSA a repris son petit manège d'influenceur de l'opinion.
    Qui a tellement bien réussi à l'amère Royal dans le passé récent !
    Ne devrait-elle pas plutôt leur demander de se taire?...