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vendredi 3 août 2018

L'affaire Benalla révèle les préférences politiques des sondeurs


Une entreprise de sondages engage sa fiabilité en contredisant des concurrentes

Deux sondages indiquent ce qu'ils voudraient que soit la popularité de Macron

Les sondeurs sont-ils fiables et leurs enquêtes, crédibles ?
Diffusées le même jour, jeudi, ces enquêtes réalisées dans le même temps, les 25 et 26 juillet, livrent les volontés des commanditaires d'opposition, le HuffPost et CNews, d'une part, et celles des macroniens, Les Echos et Radio Classique, d'autre part. 

Les premiers, propriété du groupe socialiste Le Monde (détenu à 85 % par les hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse), d'un côté, et du groupe Canal+ (Vivendi de Vincent Bolloré), de l'autre, donnent la popularité d'Emmanuel Macron en forte baisse (- 5), tandis que les seconds, des entreprises de sondages choisies par la majorité présidentielle, le créditent d'une légère hausse (+ 2 points), en pleine affaire Benalla.


Pour YouGov, sa popularité chute de 5 points en un mois et Emmanuel Macron atteint son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction avec 27% seulement de jugements positifs.
Le chef de l'Etat perd notamment 18 points auprès des sympathisants des Républicains (LR) et 4 auprès de ceux du Parti socialiste et des écologistes, selon cette enquête réalisée les 25 et 26 juillet pour le HuffPost et CNews.

Pour Elabe, en revanche, la cote de confiance du chef de l'Etat progresse de deux points en un mois.
Selon cette autre entreprise commerciale, avec 36% des Français interrogés qui lui font confiance "pour affronter efficacement" les problèmes du pays, Emmanuel Macron ne semble pas pâtir de l'affaire de "barbouze" que lui vaut son amitié pour Benalla. Mieux, elle refait une partie du terrain perdu le mois précédent ! Si ce n'est pas du volontarisme... La proportion de ceux qui ne lui font "pas confiance" reste stable, de surcroît, à 60%.

Or, cette enquête paradoxalement positive est une commande du pôle média du groupe LVMH, dont l'actionnaire majoritaire est le groupe Arnault (via la holding Christian Dior), lequel est actuellement dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault. Au second tour de l'élection présidentielle française de 2017, il fit connaître haut et fort son soutien à Emmanuel Macron, jugeant son programme "raisonnable et courageux". Par ailleurs, ses deux fils, Frédéric Arnault et Jean Arnault, connaissent bien Brigitte Macron puisqu'elle fut leur professeur de français. Cette commande a été réalisée quelques jours après la précédente, les 31 juillet et 1er août, alors que l'intérêt pour l'affaire était déjà très marqué. La déclaration de Macron au cénacle de ses partisans à la Maison de l'Amérique latine date du 25 juillet.


Selon Elabe, la condamnation de la proximité entre Macron-Benalla ne pèserait pas

Huit Français sur dix qui se disent choqués par les révélations sur les violences et privilèges du favori du président Macron, ne suffisent pasà entamer le militantisme des sondeurs : selon l'entreprise Elabe, la confiance dans le chef de l'Etat progresserait, notamment auprès des jeunes (+14 chez les 18/24 ans). L'effet Coupe du monde ?

Une contre-offensive pour plaire au prince.
Plusieurs enquêtes publiées depuis le début de l'affaire ont donné le chef de l'État à la baisse (YouGov, Ifop, Ipsos), Harris Interactive - une entreprise internationale d’études marketing - mise toujours sur Macron et le crédite en revanche d'une hausse de deux points. 

Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'IFOP - entreprise détenue à 75% par l'ex-patronne du MEDF, Laurence Parisot - , affirme que  si l'affaire Benalla "a eu un impact réel", "il n'y a pas de rupture d'opinion", les critiques majeures des Français portant dans les différentes enquêtes sur les questions économiques et sociales. Invraisemblable : si "les gens" ne ressentent pas la croissance en berne ou la balance commerciale en déséquilibre chronique, ils vivent la baisse de leur pouvoir d'achat et la hausse continue du chômage !  

Le Premier ministre est stable pour sa part dans l'enquête YouGov, avec 30% de jugements positifs. Comme on peut s'en douter, il gagne en revanche quatre points dans le sondage Elabe à 35%, mais, malgré cela, 54% (-3) des personnes interrogées ne lui font pas confiance à la tête du gouvernement.

Enquête YouGov réalisée en ligne du 25 au 26 juillet auprès de 1.017 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Sondage Elabe en ligne les 31 juillet et 1er août auprès de 1.007 personnes, selon la même méthode. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 23 juillet 2017

La popularité de Macron dégringole de 10 points en un mois.

Descente aux enfers avec un indice de satisfaction de 54%

Jupiter chez Hadès 
dans le baromètre Ifop-JDD

La popularité de Macron et Philippe en forte baisse (sondage)
Coup dur pour le prétentieux Macron, sur la rive du Styx, rivière des enfers.  
Encore majoritaire mais en chute libre, le président essuie le premier coup de tabac de son quinquennat. Le chef de l’Etat abandonne la stratosphère pour le plancher des vaches en perdant dix points en un mois dans le baromètre de l’exécutif réalisé par l’Ifop pour le JDD. Hormis Jacques Chirac, qui avait perdu 15 points entre mai et juillet 1995, c'est la plus forte baisse d'un président après trois mois au pouvoir. 
Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre "très mécontents" (15% en juillet, contre 12% en juin) et "plutôt mécontents" (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas, contre 1% le mois dernier.
Les Français ne sont déjà plus que 54% à porter un regard favorable sur son action. 
"Pour Emmanuel Macron, l’entrée dans l’atmosphère est brutale, commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. Il encaisse  le contrecoup de décisions et comportements divers, sanctionnés par différents secteurs  de la société.

Sa crise d'autoritarisme qui a provoqué la démission de son chef d'état-major des Armées qui dénonçait les coupes sombres dans le budget militaire a largement contribué à sa disgrâce, mais n'est pas la cause unique invoquée par les sondés.

La hausse de la CSG inquiète les retraités : -11 points chez les plus de 65 ans, -14 chez les 50-64 ans, 

La future réforme du droit du travail et le rétablissement du jour de carence visant les agents publics déplaisent à l'électorat de gauche et aux fonctionnaires : -12 points chez les sympathisants du PS, -18 parmi les salariés du secteur public, 

La confusion autour des mesures fiscales a également déstabilisé les classes moyennes et l'électorat de droite : -25 points chez les partisans du MoDem, -11 parmi ceux des Républicains.

Et encore les sondeurs n'ont-ils pas interrogé les Français sur
les efforts du nouveau venu pour exister au plan international, une primauté à son image personnelle vécue par la population comme blessante. 

Saturation de "com" et "coups de menton" arrogants 

Ces mesures punitives ont nourri la crainte d'un avenir de plomb confié sans partage à des élus aussi novices que soumis qui entérinent les premières ruptures avec les promesses du candidat Macron. "Certains sondés critiquent à voix haute une présidence fondée sur la com’ ", observe Jérôme Fourquet. D’autres reprochent au Président son "autoritarisme" face au général de Villiers, même si une petite part  continue  d'apprécier l'image du chef de l’Etat et le rythme de son action, en soulignant le contraste facile avec son prédécesseur qualifié de "bras cassé" et de "rétropédaleur". 

Malgré cette dégringolade rapide, Macron se situe encore à un niveau élevé par rapport à ses aînés : Mitterrand ne ­recueillait que 48% de satisfaction en septembre 1981  font valoir les sondeurs qui préjugent ainsi de la popularité de Macron dans deux mois, d'autant qu'en juillet 2012 Hollande était deux points plus haut, à 56% et que Nicolas Sarkozy enregistrait un taux de satisfaction de 12 points supérieur en juillet 2007 (66% )

Le Premier ministre Edouard Philippe perd 8 points à 56% de satisfaits. 
Le Premier ministre enregistre lui aussi un fort recul. Edouard Philippe passe sur la même période de 64% à 56% de satisfaits
52% des sondés se montrent "plutôt satisfaits" (contre 59% un mois plus tôt) et 4% se disent "très satisfaits" (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent "plutôt mécontents" (+3%) et 10% "très mécontents" (+2%) : plus d'un sondé sur trois. Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.
Selon un connaisseur des tréfonds de l'insatisfaction populaire, Hollande, "l'impopularité est nécessairement au rendez-vous" pour un président. Désormais, aux députés de la majorité, le petit coq promet   "ni caporalisme, ni ordre jupitérien". Mais ils sont maraboutés et, à la rentrée, les Français ne pourront compter que sur eux-mêmes ?

L'enquête a été réalisée par l'Ifop auprès d'un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 17 au 22 juillet, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

vendredi 4 mars 2016

Valls et Hollande dévissent dans les sondages: sont-ils encore légitimes au pouvoir ?

Records d'impopularité battus 

Seuls 17% des Français font confiance à François Hollande
 

Avec un point de moins que son niveau le plus bas enregistréen octobre et novembre 2014, déjà un record absolu pour un président, Hollande a-t-il encore la légitimité pour gérer les problèmes du pays ? 
Le locataire de l'Elysée est en chute libre avec quatre points perdus en un mois et 16 depuis décembreselon un sondage Elabe publié ce jeudi par Les Echos. 

80% des personnes interrogées ne lui font plus confiance, soit une perte de cinq points supplémentaires par rapport au mois précédent. 
Si la cote de François Hollande est en hausse... chez les sympathisants socialistes (5 points), elle baisse en revanche dans tous les autres segments politiques. Notamment avec une chute de 14 points chez EELV

Manuel Valls s'est également déconsidéré dans l'opinion

Seuls 23% des sondés font encore confiance au Premier ministre: Valls bat ainsi son record d'impopularité vieux du mois précédent (27%). Pour le "petit zizi" de Matignon, c'est une perte de 4 points en un mois de 29 jours et 13 points depuis décembre. 

Et leurs taux de survie sont faibles. 
Si en ce début d'année ils l'ont bien cherché avec le débat sur la déchéance de nationalité et la prolongation de l'état d'urgence, les semaines à venir pourraient leur être fatales. En plus des conflits avec les agriculteurs ou les taxis, deux grèves sont annoncées - les 9 et 31 mars - contre le projet de réforme du code du travail... autant de dossiers mal préparés, sans concertation et que l'"audacieux" de l'Elysée et l'autocrate de Matignon voulaient faire passer en force, avec la complicité des 'cocus mais contents' de l'Assemblée . 

Les sondages révèlent des abus
politiques de confiance dont le Conseil Constitutionnel devra être saisi.

Sondage réalisé les 1er et 2 mars 2016 auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, selon la méthode des quotas.

jeudi 4 septembre 2014

Impopularité: Hollande choit à ...13% et Valls perd 14 points d'un coup en un mois

Va-t-il passer à13% en-dessous de zéro?

François Hollande est passé sous la barre des 20% d'opinions favorables, selon le baromètre CSA/Les Echos
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janv-13
mai-13
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janv-14
mai-14
sept-14
BVA
CSA
Harris
Ifop / JDD
Ifop
Ipsos
LH2
Opinion Way
TNS Sofres
YouGov
juil-14
Quand seront-ils négatifs ? 
François Hollande et Manuel Valls vont  recevoir comme un choc l'édition de septembre du baromètre CSA / Les Echos / Radio Classique. Avec 19% (-4 points par rapport à août), le président passe en effet pour la première fois sous la barre des 20% de popularité à , après plusieurs mois passés juste au-dessus de cette limite symbolique.

La chute libre de Manuel Valls est confirmée
Il passe en effet à 31% de bonnes intentions (-6), soit dix points de moins qu'en avril 2014 lors de son arrivée à Matignon.

Le TNS Sofres/Le Figaro place Manuel Valls à seulement 30% 

Pas un pour redresser l'autre!
Les chiffres sont encore plus catastrophiques du côté du baromètre TNS Sofres / Le Figaro Magazine, tombé quelques minutes après : François Hollande atteint un plus bas historique à 13% (-5 points) tandis que Manuel Valls s'effondre de 14 points, à seulement 30% d'opinions favorables.

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mai-12
sept-12
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mai-14
sept-14
BVA
CSA
Harris
Ifop/JDD
Ifop/PM
Ipsos
LH2
OpinionWay
TNS Sofres
YouGov
déc-13
Parmi les autres enseignements de cette étude CSA / Les Echos : la forte progression de la nouvelle ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, qui gagne 9 points de bonnes intentions sur ce seul mois et recueille 43% d' "opinions positives", seulement devancée par Alain Juppé (51%). Ce sont d'ailleurs les deux seules personnalités politiques interrogées ayant plus d'opinions positives que négatives aux yeux des Français.