POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Les Echos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Echos. Afficher tous les articles

samedi 23 mai 2020

Les mandarins anti-hydroxychloroquine rameutent l'internationale scientifique

Pourquoi tant de haine, si ce n'est l'intérêt des patients ? 

"Une étude internationale suggère un risque accru de mortalité sous hydroxychloroquine" contre la Covid-19, titre Le Monde

La revue médicale Open Medicine, fondée à la suite... (Photo Thinkstock)Comme Les Echos, groupe LVMH de Bernard Arnault, soutien de Macron, qui titre "Coronavirus : la chloroquine inefficace et risquée, selon une large étude britannique", Le Monde fait campagne contre le traitement à base d'hydroxychloroquine prescrit par le professeur Didier Raoult.

L'étude, publiée par la revue médicale internationale 'The Lancet', diffuse une nouvelle information selon laquelle le protocole du professeur Raoult serait à risque, allégation qui n'est pas plus scientifiquement étayé que les essais cliniques 'Discovery', lesquels sont d'ailleurs en phase terminale et dont l'issue fatale ne fait plus de doute.
Que 'The Lancet' soit une revue britannique importe peu, pas plus que 'Discovery' soit européen, car ce qui compte et que ni Le Monde, ni Les Echos ne précise, c'est que cette revue est à maints égards suspecte, d'autant plus malsaine, en fait, 

La revue a "regardé 96.000 patients hospitalisés pour la Covid-19 dans le monde". Sauf qu'elle ne les a pas examinés, mais a étudié leurs dossiers et, au regard de ce qu'ont consigné des praticiens (dont on ne sait rien des partis-pris individuels), cette étude "ne montre aucun bénéfice des traitements à base de chloroquine ou d'hydroxychloroquine". 

Les journalistes de The Lancet sont ainsi plus futés que les "savants" dirigés par le professeur Florence Ader, qui ne sont pas parvenus à convaincre suffisamment de cobayes à accepter un placebo et  à se sacrifier "en double aveugle" pour l'avancée de la Science.  Première observation: aucun des 96.000 patients clamés n'a été traité par le professeur Raoult... 

Et que titre Le Monde ? "L’essai clinique Discovery englué faute de coopération européenne". Une vérité partielle visant à détourner l'attention de la participation attendue de 3.200 patients européens, avec un seul cas hors de France inclus dans les 700 Français sur les 800 espérés...

Et qui sont les 96.000? Quel pays ? Quel hôpital ? 
Combien sont Britanniques, sachant que le Royaume-Uni aura été le pays le plus frappé en Europe, pour avoir pris trop tardivement les mesures qui s'imposaient, à la différence de la Grèce, qui a pris des mesures préventives drastiques bien avant nos voisins d'Outre-Manche ?   

Comprimés d’hydroxychloroquine délivrés
en pharmacie, à Provo dans l’Utah, Etats-Unis
The Lancet s'autorise néanmoins à déclarer que, selon cette analyse rétrospective des dossiers, le traitement-cible de l'enquête serait associé à une hausse de la mortalité. La revue affirme que l'analyse des 96.000 dossiers médicaux - un travail de Romain - montre que le traitement se traduit chez les patients hospitalisés par un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès. Le Monde assure une publication limitée à ces révélations suspectes de son journaliste Hervé Morin: elles sont réservées aux abonnés... 

L’hydroxychloroquine et la chloroquine ont-elles un intérêt dans le traitement du Covid-19 ? interroge Le Monde 
Récemment le JAMA, revue américaine à comité de lecture, le NEJM, un entre-soi scientifique de mandarins du New-Jersey, type 'Conseil scientifique' à la Macron, ou encore le BMJ, filiale en propriété exclusive de la British Medical Association, association professionnelle et syndicat médical officiel, seule instance habilitée à négocier les contrats des médecins, en co-gestion avec le gouvernement britannique : trois des plus grandes revues médicales mondiales, ont publié un avis selon lequel les résultats d'analyses n'apporteraient pas, jusqu'ici, de preuves décisives. 

Vendredi 22 mai, The Lancet, est monté au créneau:
son étude "suggère" [sic Le Monde et Les Echos] - mais affirme en fait, "en même temps" -  que, loin d’apporter un bénéfice aux patients hospitalisés, elles entraîneraient [incertitude] un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès à l’hôpital. 
Deuxième observation : d'une part, le traitement du professeur Raoult est une bi-thérapie (il ne prescrit pas l'hydroxychloroquine seule, mais associée à un antibiotique) et, d'autre part, il prescrit cette combinaison thérapeutique à l'apparition des symptômes et ne la préconise plus lorsque les patients sont hospitalisés !
Quel intérêt The Lancet, Le Monde, Les Echos ou l'AFP ont-ils à fausser les analyses et à tromper la population ? 
Pour informer leurs lecteurs, les 'fact-checkers' du Decodex (Le Monde) pourront s'inspirer des recherches effectuées par PaSidupes : les "explications" de ce blog ne sont pas réservées à ses abonnés... 

'The Lancet', machine à cash à la pointe de la médecine, titre "en même temps" Le Monde...

Le journal Le Monde est conscient de participer à une infox.
"L’une des revues médicales les plus réputées dévoile la recette de son succès alors que le milieu traverse actuellement des turbulences," écrivait David Larousserie, le 13 août 2019. 
Et que révélait-il donc ?
'Sous l’empire des revues' (5|6). Tout un symbole. L’une des revues médicales les plus réputées, The Lancet, a ses bureaux pris en sandwich au milieu d’une douzaine d’étages dévolus à la banque Lloyds, à Londres, à quelques pas de la City. Pourquoi est-ce symbolique ? Parce que The Lancet n’est pas seulement un grand journal scientifique, c’est aussi l’un des fleurons du plus gros éditeur scientifique Reed Elsevier, connu autant pour la réputation de ses journaux que pour ses fortes marges financières. En 2018, les plus de 2.500 journaux du groupe ont représenté pour la maison mère (qui a aussi des activités dans l’organisation de conférences, l’analyse financière, le droit) un chiffre d’affaires de quelque 2,8 milliards d’euros, pour plus de 1 milliard de bénéfices, soit plus de 35 % de marge. Cette marge, depuis vingt ans, a toujours été au-dessus de 30 %, selon une étude parue en 2015 dans Plos One.
Marché scientifique, "marché lucratif " [vous pouvez faire un don !]L’histoire de cet éditeur résume assez bien la facette commerciale de ce monde de l’édition scientifique, tant honnie par une partie de la communauté. En 1880, cinq hommes d’affaires néerlandais reprennent le nom d’une maison d’édition, Elzevir, qui avait fait faillite en 1712 mais avait le prestige d’avoir notamment publié 'Descartes ou Galilée'. Pendant longtemps, ce nouvel éditeur, désormais nommé Elsevier, ne publiera que des encyclopédies, des manuels universitaires, des essais… mais pas de journaux.Ce temps arrivera après-guerre, avec la création en 1947 de son premier périodique, Biochimica et Biophysica Acta. Puis le groupe grossit à coups de créations mais aussi de rachats. Cette croissance prendra un coup d’accélérateur avec un éditeur anglais concurrent, Pergamon, fondé par le Britannique Robert Maxwell (1923-1991). Entrepreneur de génie, ce dernier saisit vite que ce nouveau marché des journaux scientifiques peut être des plus rentables, porté par la reconstruction du secteur académique et l’investissement public. Il multiplie les créations de titres, divisant les disciplines et ciblant des audiences certes faibles mais qui deviennent captives, ne pouvant se passer de ces journaux. « Si Maxwell créait trois fois plus de revues que ses concurrents, il gagnait trois fois plus d’argent », écrit le journaliste Stephen Buranyi dans The Guardian, en juin 2017, dans un article relatant la naissance de ce marché lucratif.
En 1991, Elsevier rachète Pergamon au magnat des médias, pour 440 millions de livres (488 millions d’euros à cours actuel), et enrichit son propre catalogue de 400 journaux, la plupart créés en moins de trente ans. Puis quelques mois plus tard, c’est au tour de The Lancet, journal fondé en 1823 et propriété d’une petite maison, Hodder and Stoughton."
"La suite est réservée aux abonnés", mais pourquoi ?

L'historique de cette réussite commerciale vous a intéressé ? 
L'actualité de The Lancet va vous passionner...

Il faut savoir que 'Elsevier' est certes une maison d'édition. Elle publie notamment un hebdomadaire d'opinion néerlandais, le plus important en termes de tirage et de ventes, mais qu'elle est elle-même une filiale de la multinationale néerlando-britannique RELX Group. En France, ce groupe gère l’organisation du Salon du livre de Paris, le Salon MCO (Marques-Cadeaux-Objets) et éditait le magazine Stratégies.

Or, qu'est-ce que Stratégies ?
Ce titre de presse (et site internet) a été repris de 1984 à 1991 par Marketing Services, puis par Reed Elsevier (1991-2013) et par l'éditeur Intescia (Edmond de Rothschild-PAI, 2013-2015). L’ex-employeur de Macron?

Sur son site, on peut lire que la banque Rothschild & Co est la maison-mère du Groupe Rothschild, centré sur trois activités : le conseil financier, la banque privée et la gestion d'actifs et le capital investissement. Fondée en 1817 à Paris, elle avait disparu après sa nationalisation par le socialiste Mitterrand, en 1981. David de Rothschild se sert alors d'une de ses holdings, la société de chemin de fer d'Orsay, pour lancer une toute nouvelle banque d’affaires, Rothschild & Cie.
C’est dans cette banque que Macron travailla pendant 4 ans à de grosses transactions. Cotée en Bourse, présente dans 43 pays et avec 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour un résultat de 268 millions d’euros sur le dernier exercice (clos le 31 mars 2015), la banque Rothschild tourne donc très bien depuis près de 200 ans !

Or..., en novembre 2018, Stratégies est racheté par Altice Media Group, ex-SFR group, créé en 2015 par Patrick Drahi - propriétaire de BFM - et Marc Laufer, et est intégré au groupe NewsCo (ECS / IEJ / #SUPDEWEB / Supdeprod / IMM / MediaSchool Exec/IRIS/ETS/EPH/). En 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7.023.429 euros d'aides publiques cumulées versées par le contribuable. En 2017, NewsCo est racheté par Marc Laufer, sus-nommé. En 2018, Stratégies intègre le Groupe MediaSchool.

Or..., le groupe MediaSchool, qui gère 25 écoles spécialisées dans la communication, a racheté CB News (spécialiste de l'actualité de la publicité),
 une transaction menée par son créateur, Franck Papazian, (hôtels Mercure, Publicis) récompensé du titre d' "Homme des Médias de l’année 2018" par le 39ème Grand Prix des Agences, placé sous le parrainage et en présence de deux membres du gouvernement Edouard Philippe : Franck Riester, ministre de la Culture, et de Mounir Mahjoubi, alors secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, chargé du numérique, le lundi 10 décembre 2018 à L’InterContinental-Le Grand (groupe  hôtelier multinational basé, comme The Lancet, au Royaume-Uni) .

samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".

vendredi 3 août 2018

L'affaire Benalla révèle les préférences politiques des sondeurs


Une entreprise de sondages engage sa fiabilité en contredisant des concurrentes

Deux sondages indiquent ce qu'ils voudraient que soit la popularité de Macron

Les sondeurs sont-ils fiables et leurs enquêtes, crédibles ?
Diffusées le même jour, jeudi, ces enquêtes réalisées dans le même temps, les 25 et 26 juillet, livrent les volontés des commanditaires d'opposition, le HuffPost et CNews, d'une part, et celles des macroniens, Les Echos et Radio Classique, d'autre part. 

Les premiers, propriété du groupe socialiste Le Monde (détenu à 85 % par les hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse), d'un côté, et du groupe Canal+ (Vivendi de Vincent Bolloré), de l'autre, donnent la popularité d'Emmanuel Macron en forte baisse (- 5), tandis que les seconds, des entreprises de sondages choisies par la majorité présidentielle, le créditent d'une légère hausse (+ 2 points), en pleine affaire Benalla.


Pour YouGov, sa popularité chute de 5 points en un mois et Emmanuel Macron atteint son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction avec 27% seulement de jugements positifs.
Le chef de l'Etat perd notamment 18 points auprès des sympathisants des Républicains (LR) et 4 auprès de ceux du Parti socialiste et des écologistes, selon cette enquête réalisée les 25 et 26 juillet pour le HuffPost et CNews.

Pour Elabe, en revanche, la cote de confiance du chef de l'Etat progresse de deux points en un mois.
Selon cette autre entreprise commerciale, avec 36% des Français interrogés qui lui font confiance "pour affronter efficacement" les problèmes du pays, Emmanuel Macron ne semble pas pâtir de l'affaire de "barbouze" que lui vaut son amitié pour Benalla. Mieux, elle refait une partie du terrain perdu le mois précédent ! Si ce n'est pas du volontarisme... La proportion de ceux qui ne lui font "pas confiance" reste stable, de surcroît, à 60%.

Or, cette enquête paradoxalement positive est une commande du pôle média du groupe LVMH, dont l'actionnaire majoritaire est le groupe Arnault (via la holding Christian Dior), lequel est actuellement dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault. Au second tour de l'élection présidentielle française de 2017, il fit connaître haut et fort son soutien à Emmanuel Macron, jugeant son programme "raisonnable et courageux". Par ailleurs, ses deux fils, Frédéric Arnault et Jean Arnault, connaissent bien Brigitte Macron puisqu'elle fut leur professeur de français. Cette commande a été réalisée quelques jours après la précédente, les 31 juillet et 1er août, alors que l'intérêt pour l'affaire était déjà très marqué. La déclaration de Macron au cénacle de ses partisans à la Maison de l'Amérique latine date du 25 juillet.


Selon Elabe, la condamnation de la proximité entre Macron-Benalla ne pèserait pas

Huit Français sur dix qui se disent choqués par les révélations sur les violences et privilèges du favori du président Macron, ne suffisent pasà entamer le militantisme des sondeurs : selon l'entreprise Elabe, la confiance dans le chef de l'Etat progresserait, notamment auprès des jeunes (+14 chez les 18/24 ans). L'effet Coupe du monde ?

Une contre-offensive pour plaire au prince.
Plusieurs enquêtes publiées depuis le début de l'affaire ont donné le chef de l'État à la baisse (YouGov, Ifop, Ipsos), Harris Interactive - une entreprise internationale d’études marketing - mise toujours sur Macron et le crédite en revanche d'une hausse de deux points. 

Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'IFOP - entreprise détenue à 75% par l'ex-patronne du MEDF, Laurence Parisot - , affirme que  si l'affaire Benalla "a eu un impact réel", "il n'y a pas de rupture d'opinion", les critiques majeures des Français portant dans les différentes enquêtes sur les questions économiques et sociales. Invraisemblable : si "les gens" ne ressentent pas la croissance en berne ou la balance commerciale en déséquilibre chronique, ils vivent la baisse de leur pouvoir d'achat et la hausse continue du chômage !  

Le Premier ministre est stable pour sa part dans l'enquête YouGov, avec 30% de jugements positifs. Comme on peut s'en douter, il gagne en revanche quatre points dans le sondage Elabe à 35%, mais, malgré cela, 54% (-3) des personnes interrogées ne lui font pas confiance à la tête du gouvernement.

Enquête YouGov réalisée en ligne du 25 au 26 juillet auprès de 1.017 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Sondage Elabe en ligne les 31 juillet et 1er août auprès de 1.007 personnes, selon la même méthode. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

vendredi 7 avril 2017

Présidentielle : Fillon progresse, Macron et Le Pen stagnent

Le Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%), selon un sondage Opinionway

Qui sera le second du premier tour ? 

Marine Le Pen semble promise à l'or des intentions de vote, avec 25% au premier tour de l'élection présidentielle, mais l'argent ira-t-il à Emmanuel Macron (24%) ou à François Fillon (20%) 
Selon le sondage quotidien Opinionway (libéral, favorable à Macron)-Orpi (réseau immobilier) pour Les Echos (pôle média du groupe ...LVMH) et Radio classique (qui fait également partie du Groupe Les Échos, pôle media de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton) publié vendredi, notre sort est donc entre les mains des abstentionnistes, mais aussi il est aussi fonction des 3% de marge d'erreur avec lesquels jouent les manipulateurs mercantiles des sondages, des influenceurs intéressés à l'issue finale, comme leurs clients, ces organes de presse ou sociétés commerciales qui tirent les ficelles de la démocratie.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de l'extrême-gauche travestie en "France insoumise", est stable, à 16%, devant le socialiste Benoît Hamon (10%, stable). Ce dernier, bien que "frondeur" socialiste, pâtit en effet de sa victoire à la primaire du PS, sans avoir pourtant à défendre le bilan calamiteux de Hollande, président socialiste sorti autant que sortant par force. 
Son camarade extrémiste, Mélenchon, comme Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), est mis en valeur par la presse, dont la stratégie est visiblement de relativiser la poussée de Fillon vers le haut.   

Les sondeurs tirent des plans sur la comète

Dans l'hypothèse d'un second tour opposant le candidat d'En Marche ! et la présidente du Front national, Macron l'emporterait avec 62% des voix contre 38% à Marine Le Pen.

En cas de duel entre le candidat de la droite et du centre et celle du FN, François Fillon l'emporterait avec 57% des voix contre 43% à Marine Le Pen.

Ainsi donc, la candidate de l'extrême droite ne serait-elle que le leurre de cette course de lévriers. Mais, puisque la bulle Marine Le Pen peut éclater, rien ne dit que si Macron est sur-estimé et perd 3 points (21%) et si Fillon est craint autant qu"ils ne le redoutent et en gagne autant (23%), rien ne dit donc que le candidat de la droite ne peut l'emporter. Pourquoi, sinon, croyez-vous que l'Etat-PS, qui le sait si bien, multiplie-t-il les agressions concoctées par l'Elysée qui soutient Macron et veut empêcher l'alternance ?

Le sondage a été réalisé en ligne du 4 au 6 avril - au moment du débat à 11 sur BFMTV et CNews le 4 avril - auprès de 1.589 personnes inscrites sur les listes électorales issues d'un échantillon de 1.620 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Pour établir les intentions de vote de premier tour, l'échantillon utile est de 1.000 personnes environ, soit une marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points au plus, précise Opinionway.

jeudi 7 mai 2015

La réforme du collège vue par une presse libérale creuse

L’ivresse (?)de l’idéologie s'est emparée du ministère de l'Education 

Cécile Cornudet a rédigé cette chronique pour Les Echos (groupe LVMH)

Elitisme vs égalitarisme

Les yeux tournés vers 2017, l’UMP et le PS se saisissent de la réforme du collège pour ressusciter le clivage gauche-droite. [Cette observation préliminaire serait sensée, si "ressusciter" le réel actuel n'était pas à la portée de chacun, et recevable de petits esprits mesquins si le "clivage" était virtuel ! La suite risque fort d'être de la même eau fétide...] 

L’UMP aurait pu choisir de célébrer les trois ans de François Hollande à l’Elysée en dénonçant la faiblesse de son bilan [le raisonnement peine à décoller] . Elle a choisi de pointer le fusil [celui de Bérégovoy ou de François de Grossouvre au temps du président Mitterrand ?] sur une seule réforme, celle du collège [Elle juste en cours, si c'est une raison suffisante à quiconque est tourné vers l'avenir]. Ou plutôt les fusils, tant la charge du 6 mai a été lourde [sans compter à la fois la  garde à vue de Franck Louvrier et la mise en examen de Nicolas Sarkozy, le lendemain, outre celle de Bernard Tapie dans la même semaine]. Une interview de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro ; une lettre signée Bruno Le Maire et 152 parlementaires [et plutôt 160]; une question à l’Assemblée posée par Bernard Accoyer [n'est-ce pas ce qui s'appelle le débat démocratique, à défaut de consultation ?]. Et pour tous le même angle d’attaque. "C’est le nivellement qui tirera tout le monde vers le bas" (Sarkozy), " une réforme égalitariste" (Accoyer), "l’abandon de l’excellence républicaine" (Le Maire) [c'est dire à quel point le risque est réel et l'UMP rassemblée !...].

Gênée [?] par une série de textes dont elle approuvait [partiellement] l’intention (loi renseignement, loi Macron, pacte de responsabilité ) [sans sectarisme politique: saluons-là pour cet exemple à suivre au PS...], l’UMP a saisi là la délicieuse occasion de ressusciter le clivage gauche-droite à deux ans de la présidentielle [ne faut-il pas être totalitaire pour nier ce droit en démocratie et préconiser le silence dans les rangs, non seulement aux godillots de la majorité, mais aux élus de l'opposition ?]. Enseignement du latin, classes bilangues, programmes d’histoire : elle n’a pas forcément lu la réforme en détail [si on n'a d'autre aptitude que faire écho -mot pour mot- à la ministre], mais elle y a puisé une conviction: la gauche vise "l’égalitarisme", quand elle défend l'"excellence" [c'est ce que Cécile Cornudet va probablement démontrer? En attendant, "viser" se signifie pas "atteindre"].

Un Erasmus pour les apprentis

Le PS dit avec d’autres mots exactement la même chose [sa sémantique et l'usage qu'elle fait de la rhétorique fait, d'expérience, craindre le pire], tout en reprochant lui aussi à l’autre son idéologie [La "délicieuse" Cécile commence à s'embourber: n'a-t-elle, en fait, rien à dire?]. A lui "l’égalité", à l’UMP " l’élitisme" [on ne peut être plus binaire et caricatural: à moi le monopole de la république et de la démocratie, aux autres l'élitisme "dynastique", s'il est vrai que Najat Vallaud-Belkacem s'approprie l'élitisme, n'en déplaise à Cécile, à la condition qu'il soit "républicain"... Madame Cornudet souscrit-elle à cette approche marxiste de la lutte des classes par une ministre de l'Education nationale?]. Que le clivage gauche-droite est bon à quelques semaines du congrès de Poitiers ! [Le PS a-t-il besoin de l'opposition républicaine pour s'y déchirer?] "Nous cherchons à faire de l’égalité, ce que la droite traduit par nivellement par le bas; c’est à la singularité de chaque collégien que nous voulons nous adapter", a assumé une nouvelle fois Najat Vallaud-Belkacem [Paroles, paroles, paroles... que contestent de nombreux universitaires et intellectuels de renom]. Le matin, en Conseil des ministres, Manuel Valls avait porté le même combat à propos des échanges universitaires Erasmus. "Il faut qu’ils soient moins élitistes", avait-il plaidé en souhaitant un Erasmus pour les apprentis. [Merveilleux ! Mais Cornudet soutient aveuglément les personnes, indépendamment des propos, puisque la démagogie de Manuel Valls -que les "frondeurs" du PS rejettent au centre droit- abaisse les bac+5, sans élever les CAP: si ce n'est pas du nivellement...]

Pour l’instant, le gouvernement fait donc mine de ne pas s’alarmer de l’offensive de la droite, persuadé qu’elle le sert [Cette dame devrait éclairer notre lanterne, si toutefois elle a une lueur sur ce point]. La ministre de l’Education gagne d’ailleurs 2 points en un mois dans notre baromètre BVA chez les sympathisants de gauche (à 62 %), 4 points chez ceux du PS (à 70 %). Autrement plus délicate serait la contestation à gauche si elle devait s’amplifier. Mercredi, deux personnalités ont émis des réserves sur la réforme, Ségolène Royal, et Julien Dray.

J'ai omis de préciser que "Cécile Cornudet (qui faisait le boulot sans en avoir le titre jusque là), est enfin nommée éditorialiste politique." Vous ne me croyez pas ? Même que c'était en 2013, mais s'est-elle bonifié à l'ombre du PS ? Loin de nous toutefois l'idée que cette promotion est soumise aux lois de la parité, mais le talent de la dame ne saute toujours pas aux yeux de son lecteur. Télérama nous fournit une indication sur la notion de mérite (et d'élitisme républicain !) à l'ancienneté et le machisme aux Echos: "Ces deux nominations de femmes à des postes jusqu’ici réservés aux hommes constituent une étape symbolique forte pour la rédaction des Echos. Mais une étape seulement, dans un processus plus large : "Cette crise des signatures féminines n’est que la face émergée d’un déficit gigantesque de la politique de management aux Echos, depuis des années", analyse Valérie de Senneville, élue du CE." Des commentaires ?
Accablant pour Les Echos ? C'est à eux de voir, mais si la presse va si mal, il doit y avoir des raisons. J'en ai signalée une...

jeudi 26 février 2015

L'agence chinoise de notation dégrade la dette française


Dagong abaisse la note de la France à A+ à A 

La France dégradée par une agence de notation semblable aux trois grandes occidentales (Moody's, Standard & Poor's et Fitch)

L'agence chinoise Dagong a justifié sa décision par "la faiblesse de la croissance économique [qui] a retardé le processus de consolidation budgétaire"Même si les investisseurs chinois ne sont pas les plus gros acheteurs de dette française, la nouvelle tombe mal quelques jours après le succès du premier emprunt émis en yuans par la Cades. 

Elle s'interroge aussi sur les capacités du gouvernement français à rembourser la dette. 
Avant ce nouveau conseil de méfiance, la signature française bénéficiait encore de la confiance. L'Agence France Trésor a emprunté 6,785 milliards d'euros lundi à court terme et à des taux d'intérêt toujours négatifs. A un an, la France a notamment levé 1,3 milliard à - 0,121 % contre - 0,117 % une semaine plus tôt. Ce qui ne signifie pas que la France se désendette et que sa jeunesse -priorité de Hollande - n'aura pas la facture socialiste à payer.

La redoutable agence précise de surcroît que la faible croissance économique française a par ailleurs repoussé le processus de consolidation fiscale.

Les Echos laisse transparaître un mépris certain pour cette agence

Agence émergente, Dagong avait fait parler d'elle durant l'été 2011 en dégradant les USA de "A+" à "A", évoquant des menaces de faillites. Cette dégradation coïncidait en effet avec le timing de celle de l'agence Standard & Poor's concernant les Etats-Unis. Dagong avait  encore dégradé les USA fin 2013, à "A-".

Les Echos décrit "une agence chinoise qui essaie de se faire une place au soleil". Le point de vue de Dagong ne mérite pourtant pas tant de condescendance. Il est en effet étayé par de solides arguments en termes de niveau et d'évolution de la dette et de croissance potentielle, comme le souligne Patrick Artus. Mais aussi parce que la Chine est un des principaux créanciers de la planète.

Et les investissements chinois en France décollent.

Le montant total des investissements directs a bondi de 250 millions d'euros en 2005 à 3,5 milliards en 2012 (4,2 milliards en incluant Hongkong), soit 0,8 % du total des investissements étrangers dans l'Hexagone à cette date. 
Ce bond découle pour l'essentiel de la prise de participation du fonds souverain CIC dans la filiale d'exploration-production de GDF Suez fin 2011. La prise de participation de Dongfeng dans PSA Peugeot Citroën va avoir le même effet.

Dans leur arrogance, les décrypteurs des Echos n'ignorent pas qu'en janvier 2015 le propriétaire du plus grand conglomérat privé de Chine continentale, Fosun International, a pris possession du Club Med, déboursant près d’un milliard d’euros,  pour tenter de redresser une marque en difficulté, à l'issue d'une bataille boursière historique, la plus disputée qu'ait connue la place de Paris, et qu'en décembre 2014 Sapin, Valls et Hollande ont cédé 49,9% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à deux investisseurs chinois. Il faut que, si perchés qu'ils soient, ils atterrissent...


vendredi 24 octobre 2014

Les "arrière-pensées" de la Ch'tite Aubry n'inspirent que mépris à Sapin, ministre des déficits

Le ministre des déficits prend la grosse tête

Sapin ne daigne pas "commenter des arrière-pensées" de l'amère Aubry

Le ministre des Finances répond par le mépris aux critiques de la maire de Lille qui éreinte la politique économique menée par ...Michel Sapin. Mon beau Sapin, roi de la Place Vendôme (ci-contre), a refusé lundi de commenter des "arrière-pensées" de Martine Aubry: sentirait-elle fort la bière rance ? 
"Comment voulez-vous que je commente des arrière-pensées? s'est indigné  le ministre des déficits de quatre gouvernements en deux ans. "Je ne commente que des pensées", s'est encore flatté Michou Sapin sur France Info, interrogé sur les motivations politiques de Mme Aubry.
Le ministre des Finances a par ailleurs repassé une couche de cirage sur les propos du président François Hollande, qui a assuré que les grandes orientations de politique économique seront maintenues, ce qui serait un changement. 

"Le cap c'est celui-là: appuyer les entreprises, diminuer la dépense publique; on ne changera pas"

, a garanti Sapin.

"Est-ce que c'est à mi-mandat qu'on change de cap? On n'aurait que des inconvénients: ni les avantages de la politique que nous menons (...), ni les avantages d'une autre politique parce qu'elle n'aurait pas le temps de se mettre en place", semble-t-il avoir compris, concluant: "La seule solution aujourd'hui, c'est de réussir la politique qui est menée et il serait bon que chacun apporte sa pierre". Chacun attend juste le prochain revirement...

Dans un entretien au Journal du dimanche, l'amère de Lille, ex-ministre des Affaires sociales, est sortie de sa réserve. Depuis le début du quinquennat, elle campait sur son quant-à-soi, mais il s'avéra qu'elle agitait bien un peu les "frondeurs" du PS dans la coulisse.
 
La pierre de la Ch'tite Aubry ? "Qu'on réoriente la politique économique"

Selon les "Une" des journaux, la "dame de piques" caillasse le gouvernement socialiste depuis son créneau. Dans un entretien avec le JDD, la maire de Lille dénonce la politique économique du gouvernement qu’elle juge trop libérale. Juste pour nourrir le débat d’idées ? 

Pour Libération, elle se pose, "sans le dire et sans le vouloir, en alternative à Manuel Valls au poste de premier ministre".

Le Figaro publie justement un sondage qui traduit le rejet de la politique de François Hollande : 86% des français ne souhaitent pas que le chef de l’état brigue un second mandat.

Les Echos note toutefois que depuis janvier dernier, 119 sites de production ont été créés contre 90 sur la même période en 2013. Quant aux fermetures, elles ont reculé, passant de 204 à 153. Toujours dans Les Echos et malgré ses louables efforts  de défense des retranchements du gouvernement, il se fait l'écho du rapport de la Cour des Comptes qui épingle les nouvelles lignes TGV : sur 6 liaisons à grande vitesse étudiées, aucune n’a atteint les objectifs de rentabilité annoncée, que la largeur des quais permettent ou non leur passage... Les projections sur le nombre de voyageurs sont souvent gonflées pour permettre la validation des projets.

L’Humanité fustige le projet d’Emmanuel Macron qui vise à favoriser la création de lignes d’autocars longue distance gérées par des opérateurs privés, "une aberration écologique et une menace directe pour le transport public ferroviaire régionale".

La maire PS de Lille, Martine Aubry, a déclaré lundi qu'elle ne souhaite "pas être un recours" face à François Hollande, disant vouloir sa "réussite". On ne pourrait en effet s'y prendre autrement.

dimanche 3 août 2014

Parti-pris de la presse: baisse des ventes de quotidiens nationaux au premier semestre

Montée de la défiance du lectorat envers la presse française 

La plupart des quotidiens nationaux payants ont vu leur diffusion baisser au premier semestre 2014

Le quotidien socialiste Libération en difficulté évoque une réduction de ses effectifs
Avec 93.731 exemplaires vendus tous les jours, Libération voit ses ventes diminuer. Menacé de faillite, le journal a été recapitalisé jeudi à hauteur de 18 millions d'euros et veut bâtir un nouveau Libération, avec  le retour du furet, Laurent Mouchard-Joffrin, en tandem avec Johan Hufnagelchargés de redresser les ventes, en baisse depuis un an. Ce dernier était rédacteur en chef et cofondateur de la version française et africaine du magazine en ligne Slate, avant de collaborer aux versions en ligne de Libération comme rédacteur en chef du site web et de 20 minutes.

"L'équilibre économique de Libération suppose une réduction de ses effectifs d'environ 60 personnes".
Les actionnaires envisagent une cinquantaine de départs, avec, pour arranger les finances du journal, l'ouverture d'une clause de cession pour les journalistes. "Mais ça m'étonnerait qu'on les atteigne", avait toutefois précisé le président du directoire, François Moulias, dans une tribune commune avec Laurent Joffrin, publiée dans l'édition du week-end du journal.
Précisant que la direction souhaite des départs "sur la base du volontariat", les deux cogérants du journal soulignent que "l'objectif devra être atteint en tout état de cause, faute de quoi les coûts salariaux resteraient impossibles à supporter dans l'entreprise". Les bobos du quotidien socialiste n'envisagent pas de réductions de salaires...

De sa ligne éditoriale, il restera plusieurs hauts faits. PaSiDupes retiendra ici celui du 18 avril 1975. Tandis que les Khmers rouges commencent à déporter la population entière de Phnom Penh au Cambodge, Libération choisit de saluer avec enthousiasme l'entrée de ses frères communistes "révolutionnaires" dans la capitale: "Phnom Penh : sept jours de fête pour une libération" ! par des génocidaires... 
C'est dire que les attaques terroristes du Hamas sur Israël rencontrent l'entière adhésion de Libération de Jean-Paul Sartre et Serge July.

L'Equipe et Libération accusent les plus fortes baisses avec respectivement -10,56% et -9,41% par rapport à l'année dernière.
Libération a pourtant reçu 14 millions d'euros des contribuables (2012), via l'Etat...

Si le quotidien La Croix parvient à limiter la casse avec 96.133 exemplaires vendus, soit une diminution de ses ventes de 2,09%, en revanche, Le Parisien (-8%), Aujourd'hui en France (-7,20%) n'échappent pas à la baisse générale.
Malgré un effet "Mondial" qui a débuté au mois de juin avec la Coupe du Monde, le quotidien sportif a vendu quotidiennement 216.017 exemplaires depuis le début de l'année.

Les ventes du Monde restent stables 

Les finances du quotidien Le Monde sont presque stables, avec une baisse de 0,31%, malgré la crise traversée ces derniers mois par le journal avec la contestation d'un plan de mobilité visant à poursuivre la transition numérique et la démission en mai de sa directrice Natalie Nougayrède notamment.

Mais Le Monde ne communique pas son chiffre d'affaires
C'est la Société des lecteurs du Monde qui annonçait un chiffre d'affaires de 462 millions d'euros en 2002. En 2007, il était de 628,65 millions d'euros, malgré une perte nette de 14,3 millions d'euros en 2006, à ajouter aux pertes nettes précédentes de 27,9 millions d'euros en 2005 et de 54,2 millions en 2004. En juin 2010, le journal recherchait encore 10 millions d'euros pour éviter la cessation de paiement en juillet, avec des dettes s'élevant à 94 millions d'euros.

Le journal Le Monde touche des subventions de l'État, comme la plupart des titres de presse français, dont le quotidien communiste L'Humanité, le plus dépendant de tous. Ainsi, Le Monde a perçu 2,95 millions d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010. En 2010, il est le second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l'État avec 17 millions d'euros d'aides directes. En 2011 et 2012, il est le premier sous perfusion, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros.

Le Figaro et Les Echos font exception 

Ils parviennent même à augmenter légèrement leurs ventes.
Le Figaro reste en tête du classement, avec 323.473 exemplaires vendus tous les jours depuis le début de l'année, soit une hausse de 0,19% par rapport à la même période en 2013, selon les chiffres publiés par l'OJD, l'association professionnelle de la presse.

Le journal économique du groupe LVMH, Les Echos affiche la plus grosse augmentation avec une progression des ventes de 1,32% par rapport à janvier-juin 2013 et 124.423 exemplaires vendus chaque jour depuis début 2014. Il a perçu 1,5 million d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010.

Lectorat frappé de la double peine

Depuis le 29 mars 2010,
seuls les abonnés aux formules payantes du Monde peuvent lire les articles du Monde. 
Le journal mettait ainsi fin  au "rêve de la gratuité" de l'information sur Internet. Aujourd'hui, les Français qui paient 
les subventions de l'Etat à la presse doivent mettre la main à la poche pour s'informer, au risque que les articles, photos et video achetés disparaissent sans crier gare.