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dimanche 30 juillet 2017

Une panne mystérieuse paralyse la gare Montparnasse à Paris

Trafic SNCF interrompu gare Montparnasse à Paris en plein week-end de chassé-croisé

A la mi-journée, la SNCF est incapable de préciser quand un trafic normal reprendra
.

La circulation des trains, notamment des TGV, est interrompue, dimanche matin 30 juillet, au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse à Paris en plein week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, a annoncé la SNCF.
Sollicitée sur le réseau social par de nombreux voyageurs en quête d'informations, l'entreprise publique fait savoir que le départ de la plupart des trains s’effectue gare d’Austerlitz, pour certains avec retard. Des TGV ont été supprimés. 

Le "trafic est interrompu au départ et à l’arrivée de Paris-Montparnasse, en raison d’un dérangement d’installations à Vanves-Malakoff", près de Paris, affirme la SNCF. Un SMS envoyé à un usager indique, lui, une "panne de signalisation". Une cinquantaine d’agents spécialisés ont été envoyés sur place durant la nuit de samedi à dimanche 30 juillet et sont toujours en cours d’intervention à 13h00.


La SNCF invite ses clients à "reporter" leur voyage


Les trains "Intercités partent ou ont pour terminus exceptionnel Dreux. Certains de vos Intercités sont supprimés", ajoute la SNCF sur son site Internet. La société invite ses clients à "reporter" leur voyage "toute cette journée de dimanche 30 juillet".
Les TGV au départ de Montparnasse desservent notamment la Bretagne et le Sud-Ouest, régions très prisées des vacanciers l’été.

La circulation avait déjà été perturbée au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse le 17 juillet en raison d’une panne d’alimentation électrique, provoquant des retards pour des centaines de voyageurs.

Sur la route, dimanche est classé orange dans le sens des départs et vert dans le sens des retours sauf en Auvergne-Rhône-Alpes et sur l’arc méditerranéen (orange).

Black-out : l'information ne circule pas non plus

La compagnie ferroviaire a recommandé aux voyageurs de se débrouiller pour "consulter les canaux d’info-Trafic avant de se rendre en gare". Pour sa part, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a également manifesté sa présence, sur Twitter , quelque part dans le monde : "Les équipes SNCF mobilisées pour rétablir les circulations en gare Montparnasse au plus vite", a-t-elle indiqué, assurant suivre "attentivement la situation" : autant de mots pour ne rien dire.

La cause du "dérangement" n’avait pas encore pu être détectée en milieu de matinée. Officiellement, on ne sait pas si c’est un problème électrique ou des câbles dénudés", selon le porte-parole de la SNCF. Une rétention d'information qui ouvre la vanne à toutes les supputations et inquiétudes. 
Dans, la matinée aucun train n'a pu partir ou arriver à Montparnasse, mais aussi d’autres gares. Faute de train, des milliers de voyageurs ont dû reporter leur voyage. 


Galère des usagers : " Nous avons dû racheter des billets à la dernière minute"
Armand Riollacci et son fils avaient acheté un billet Ouigo, le service à prix réduit de la SNCF, et devaient voyager de Paris vers Bordeaux. Armand témoigne à Ouest-France : "A 7h45, une annonce nous signale que tous les trains OuiGo depuis Massy Palaiseau sont supprimés et qu’il faut que l’on reporte notre voyage". Presque toutes les personnes se sont alors rabattues sur la gare Montparnasse pour le même trajet. "Nous avons donc dû racheter des billets de dernières minutes à plus de 220 €".

Mais arrivés en gare Montparnasse, aucun train. Ils ont été "ré-acheminés" vers la gare d’Austerlitz. Après être allé dans trois gares différentes et avoir patienté 4 h et dépenser 220 € supplémentaires par billet, Armand ne cache pas sa frustration : "des incidents comme celui-ci ne devraient pas se produire !", fulmine-t-il.
Les voyageurs sont invités à reporter leur départ, avoue la SNCF. Des TGV étaient reportés en gare de Paris-Austerlitz et d’autres en gare de Massy. 

"Des bus ont été mis en place 
et un renfort de la ligne d’autobus 91 "(Montparnasse vers Austerlitz) a été demandé à la RATP, selon le porte-parole de la SNCF.

Un service de bus et de taxi a été mis en place pour emmener les voyageurs à Austerlitz ou Massy, indique encore la SNCF.
Vendue par l’ancien locataire de Bercy, désormais président de la République, comme la solution miracle à la mobilité et à la création d’emplois, la libéralisation des lignes de bus longue distance était déjà un fiasco en 2016. 
Gageons que le malheur des usagers de la SNCF fera le bonheur des statistiques de Macron et les affaires du groupe britannique - opérant en France pour le compte d’une start-up allemande, Stagecoach, via sa filiale Megabus (rachetée par Flixbus), dans le transport à bas coût par autocar "libéralisé" par la loi Macron et pesant 4 milliards de chiffre d’affaires - , devait licencier ses 175 employés, non sans avoir "bénéficié des aides de l’État et évité de payer des impôts en France", accusent les salariés.
Ce dérangement ferroviaire en cours aidera-t-il à réduire le fiasco : 1.400 embauches sur les 22.000  promises – un chiffre que l’ex-ministre de l'Economie a qualifié de "fou" à la télévision – soit à peine 6 % de l’objectif. Et pour quel résultat ? Des lignes fermées moins d’un an après leur ouverture, une ultra-concentration du secteur à rebours du discours sur les soi-disant vertus de la "libre concurrence", et la guerre menée au service public ferroviaire.
Pour le moment, une reprise très progressive du trafic est annoncée, à raison de 3 trains par heure. Elle est encore loin, la mer...

lundi 21 septembre 2015

CICE: le ministère de l'Economie et la presse officielle se félicitent des emplois créés dans les transports

700 emplois créés en un mois, justifient-ils l'avantage fiscal du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi

L'intox du pouvoir et des media militants se fonde sur la période des vacances estivales !
La loi Macron permet des trajets en car sur les longues distances
depuis août 2015, mois des grandes migrations
La presse cite Bercy et les patrons de compagnies d'autocars

Selon les parties intéressées, la loi Macron sur la libéralisation du transport en autocar a permis des centaines de créations d'emplois en un mois à la satisfaction des passagers. Pourtant, le diable n'est pas seulement dans le détail, si les media veulent y regarder de plus près... 

Le ministère de l'Economie annonce un bilan positif, un mois après l'entrée en vigueur des nouveaux textes,  autant pour le nombre de passagers que pour les créations d'emplois Bercy a communiqué les premiers chiffres de fréquentation depuis la possibilité pour les autocaristes de proposer des trajets de plus de 100 km.
Jusqu’à la loi Macron, les sociétés d’autocars ne pouvaient relier deux villes françaises que si ce trajet constituait une étape sur un trajet international sinon, l’entreprise devait avoir signé une convention avec une collectivité locale.

La réforme a fait sauter ces verrous et les compagnies de transports se sont rapidement engouffrées dans la brècheà la faveur des départs et retours des congés payés du mois d'août. 
Un premier résultat est affiché ce lundi par Bercy. Depuis l’entrée en vigueur de la loi, il y a un mois, 250.000 passagers ont choisi ces déplacements en car. Les trajets sont plus longs mais aussi beaucoup moins chers que le train par exemple. Actuellement, 75 villes françaises sont desservies grâce à ce nouveau maillage.

Des passagers et des emplois 
Le ministre de l’Economie communique sur  l’aspect le moins polémique de sa loi "croissance et activité". L'élément de langage repris en coeur par la presse, c’est que la libéralisation des voyages en car porte déjà ses fruits. Mais pour combien de temps encore, avec l'arrivée de l'hiver ? 
700 emplois ont été créés, dans l'urgence, en quelques semaines. Les transporteurs ont donc saisi l'opportunité fournie par Emmanuel Macron. 
Le ministre bat le fer pendant qu'il est chaud et s'en est d’ailleurs allé faire l’après-vente de sa réforme ce lundi, lors d’un déplacement à Annonay en Ardèche, mais en jet gouvernemental.
Macron a fait une apparition sur le site d'Iveco, seule entreprise française à produire des autocars.

Mais une production accrue de CO2 (dioxyde de carbone)
Une voiture familiale - pour quatre personnes - est émettrice de 115 à 186g/km.

Le palmarès des modes de transport

Le TGV  : 13 g CO2 / km.
Voiture électrique : 22 g CO2 / km
TER, Intercités, Téoz : 43 g CO2 / km.
Voiture avec agrocarburant : 85 g CO2 / km
2-roues jusque 125 cm3 : 113 g CO2 / km
Avion, vol long-courrier : 118 g CO2 / km – L’avion a mauvaise réputation: il est considéré comme un mode de transport polluant. Ce n’est pas faux mais son bilan est moins mauvais qu’on pourrait le penser en considérant son bilan sur les longs trajets : en effet, ce n’est qu'au décollage et à l’atterrissage que sont enregistrés les plus grosses émissions de polluants et de CO2.
Moto de plus de 750 cm3  : 123 g CO2 / km
Voiture diesel de taille moyenne : 127 g CO2 / km – L’émission en CO2 des voitures diesel diminue de 5 % par an grâce à de nouvelles techniques et à des normes plus contraignantes. Mais le diesel reste très polluant malgré les filtres à particules. 
Voiture hybride : 128 g CO2 / km
Autobus  : 130 g CO/ km
Voiture essence taille moyenne : 135 g CO2 / km
Avion, vol domestique : 145 g CO/ km
Voiture 4 x 4  : 250 g CO/ km 
Les autocars en sont moins polluants que s'ils sont à moitié pleins. Or, en Ardèche que Macron a mis à l'honneur, ils cireculent avec une poignée de passagers.
Il reste pourtant encore des zones blanches sur le territoire. 

Il n’existe encore pas de ligne d’autocars vers la Bretagne et la Normandie, mais le ministère de l’Economie promet que ce sera chose faite avant la fin de l’année.

Les patrons de la profession se disent satisfaits
France Info a sollicité l'avis du président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV)... Michel Seyt, est encore plus optimiste que le ministre de l'Economie et table sur plus de 200 lignes nationales d'ici fin 2016. Du côté des créations d'emplois, Michel Seyt estime que "les projections donnent 3.000 emplois nouveaux d’ici la fin de l’année".

Qui a pris le car en août ? D'après Michel Seyt, ce sont "des jeunes, des vacanciers et aussi des personnes à la retraite. Ce ne sont pas forcément des personnes qui recherchent un moyen bon marché pour voyager".
Les radios de service public interrogent les transporteurs bénéficiaires...
"Les projections donnent 3.000 emplois nouveaux d’ici la fin de l’année" : le président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), Michel Seyt.
La presse fait le marketing des entreprises d'autocars
Actuellement, des billets à prix minimum sont en vente. D'après le président de la FNTV, le phénomène est comparable à celui de l'ouverture d'un supermarché avec des promotions chez la concurrence.
"Nous sommes dans le marketing, dans l’action commerciale de chacun des opérateurs. On voit des billets à un euro, à cinq euros. Tout cela va se stabiliser dans le temps, mais les prix resteront attractifs."
Incohérence de la promotion d'IVECO et du "made in France"
Ce constructeur de véhicules industriels et de bus est situé à Turin, en Italie.
Il a absorbé Unic (France) et est entièrement contrôlé par le groupe italo-américain CNH Industrial...
En Ardèche, Iveco se situe à Annonay, dont le maire est le socialiste Olivier  Dussopt, (l'officiel déhanché de la photo ci-contre) un proche de Benoît Hamon à la Nouvelle Gauche et ancien porte-parole de Martine Aubry, candidate battue à l'Élection présidentielle française de 2012. La libéralisation des transports ne dérange pas ce petit monde...


mardi 8 septembre 2015

Hollande renvoie l'économie au second plan, avec le chômage des Français et la croissance

Conférence de presse: comment minimiser ses échecs en se consacrant à l' international... 

Le douloureux comparatif des entretiens avec la presse
Le 14 janvier 2014, lors de sa conférence de presse, François Hollande lançait le pacte de responsabilité, un allègement des charges des entreprises en échange de créations d’emplois, qui avait occupé l’essentiel des échanges avec les journalistes. Depuis, les allègements ds charges ont eu lieu, peu d’emplois ont été créés, mais le Président n’en parle presque plus. 

Du coup, l’économie et l’emploi étaient clairement au second plan de sa conférence de presse, ce 7 septembre, dans la salle des Fêtes de l’Elysée. Son discours était focalisé sur l’accueil des réfugiés et les frappes envisagées de l’Etat islamique en Syrie. Et les questions des journalistes, organisées par son service de presse, ont porté sur ces sujets pendant une grande partie de la conférence. "Il nous revient de faire des choix qui compteront pour le jugement de l’Histoire", a lancé solennellement François Hollande... Vu ses échecs accumulés et son impopularité chronique, il risque de rester un détail de ll'Histoire.

Le président aux abois a tenté de récupérer l'intrusion de Daesh en Europe. L'émotion créée, artificielle ou sincère (l'avenir le dira) l'a incité à renouveler, à propos du petit migrant, Aylan, enfant syrien retrouvé échoué sur une côte turque,  l'opération de janvier autour des attentats terroristes par des djihadistes français 
Mais Flanby organise aussi sa stratégie de com’ pour la présidentielle, dans l'hypothèse où, en s'améliorerant dans les pays voisins, le contexte économique lui serait favorable: insister sur ce que les Français suivent de loin et les touche peu, sa politique étrangère, notamment l’intervention réussie -mais inachevée-  au Mali, et sur ses apparitions sur la scène internationale, par la force des choses,  et où, après trois années de mandat, il continue de jouer les supplétifs des USA. 
Hollande tente en fait de minimiser ses échecs: la lutte contre le chômage et sa politique fiscale, qui ont suscité un rejet dans l’opinion et l'ont conduit à exprimer des regrets publics.

Réforme du code du travail et loi Macron 2

Hollande a confirmé le top départ de la réforme du code du travail
Il a en effet voulu donner l'illusion de son réformisme, moins de deux ans avant la présidentielle. Jusqu’au bout, il faut "que des actes soient posés" a-t-il estimé. En lieu et place de la refonte attendue, il se contentera de donner de "nouvelles souplesses" à un code du travail qui sera "adapté aux entreprises". Sur sa promesse de campagne et sujet tabou pour la gauche -les syndicats sont carrément hostiles à sa réforme, surtout FO et la CGT, car la CFDT est muselée- il lui sera difficile de faire bouger les lignes. Or, ouvrir le chantier pour y bricoler est un signe négatif. 
Lorsque Manuel Valls l’avait entr'ouvert le 2 avril, il avait suscité une vive polémique. Depuis, la réflexion a avancé avec deux rapports décapants de l’Institut Montaigne et de Terra Nova, deux think tanks socialistes au service du PS. Ils proposent de transférer des pans entiers de notre droit du travail aux négociations dans les branches et les entreprises. Celui du groupe d’experts installé par Matignon sera connu le 9 septembre. Ensuite, il faudra passer à la mise en oeuvre sur le terrain...

Second chantier à risques pour François Hollande: une loi Macron 2, confiée au ministre de l’Economie "sur les opportunités économiques provoquées par les innovations notamment numériques". Des innovations qui "peuvent être un risque et nous devons y veiller mais aussi une chance considérable pour de nombreux secteurs économiques", s'est-il justifié. 

En fait, Emmanuel Macron est censé contrecarrer l’ "ubérisation" de l’économie, une expression qui résume les transformations liées au développement des plateformes Internet (le taxi avec Uber, Airbnb, plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers, ou le covoiturage avec Blablacar…) face aux entreprises et services obsolètes que l'exécutif tente de maintenir sous respiration artificielle: ainsi ses amis du groupe G7 de taxis traditionnels ou OuiCar (lien PaSiDupes), satellite de la SNCF, comme l'est OuiBus, un réseau SNCF de lignes d'autocars longue distance en Europe. La politique soi-disant réformiste du pouvoir socialiste qualifié de socio-libéral manque cruellement de cohérence. 

L’objectif serait de déréglementer de nouveaux secteurs (transports, santé, logement…), ce qui promet de gros bras de fer avec les professions concernées. En déplacement en Israël, Emmanuel Macron a assuré: "Je réformerai jusqu’au dernier quart d’heure". Vu le côté explosif de son projet et les syndicats se chargeant de boguer, il faudra que le président-candidat ait le courage, la force et les moyens de l'imposer au Parlement.


lundi 8 décembre 2014

Loi Macron: l'arbre du travail du dimanche cache-t-il la forêt des licenciements collectifs ?

Que recèle-t-elle. que cache-t-elle ? 

Le projet de loi Macron vise à "déverrouiller l'économie française" 
De larges pans ont déjà été mis au jour, mais beaucoup de zones d'ombre subsistent et de nouveaux sujets pourraient aussi y surgir. Le ministre de l'Économie affirme lui-même que le contenu du projet de loi, souvent qualifié de "fourre-tout" tant il touche à des thèmes et des secteurs différents, n'est pas figé. "Je veux que, dans les prochains jours, nous fassions encore bouger le texte", a-t-il assuré vendredi.

La "loi sur la croissance et le pouvoir d'achat" initiée par Arnaud Montebourg avant qu'il ne plaque tout, a plusieurs fois changé d'intitulé. Présenté le 15 octobre comme la "loi pour l'activité et l'égalité des chances économiques", le texte devrait finalement être appelé : "loi pour la croissance et l'activité".

Ce qui y figurera

- Côté professions réglementées, le projet de loi prévoit notamment de libéraliser l'installation des nouveaux arrivants chez les huissiers, notaires et commissaires-priseurs, de bouleverser les grilles tarifaires et de permettre l'ouverture du capital des sociétés à d'autres professionnels libéraux (y compris chez les avocats). Les avocats verront aussi leur champ d'action élargi au niveau de la cour d'appel.

- Le travail le dimanche sera assoupli : les commerces non alimentaires pourront ouvrir 5 dimanches par an sur simple demande (et non sur autorisation préalable) et jusqu'à 12 dimanches par an au total. Les conditions de compensation pour les salariés ne sont en revanche pas encore connues. Le ministre a refusé de confirmer une version intermédiaire du projet de loi selon laquelle les PME de moins de 20 salariés n'auraient pas à verser de compensation salariale.

- Les magasins situés en "zone touristique internationale" seront autorisés à ouvrir jusqu'à minuit.

- Le secteur des transports en autocar, aujourd'hui extrêmement limité à l'intérieur des frontières françaises, sera libéralisé.

- Épargne et actionnariat salariaux seront simplifiés pour favoriser leur plus grande diffusion.

- La justice prud'homale sera réformée pour en réduire les délais, éviter le taux d'appel excessif et mieux former les juges, non professionnels, qui tranchent les litiges entre employeurs et salariés.

- Le texte évoquera aussi la cession de participations de l'État. Y figurera notamment la possibilité d'ouvrir le capital des aéroports de Nice et de Lyon, aujourd'hui détenus à 60 % par l'État. Le gouvernement prévoit de céder pour 5 à 10 milliards d'euros d'actifs au cours des 18 prochains mois, dont 4 milliards seront affectés au désendettement.

Ce qui a été sorti du projet de loi ou n'y figurera pas

- La réforme des tribunaux de commerce est renvoyée au ministère de la Justice et devrait figurer dans le projet de loi sur la "justice du XXIe siècle" de la garde des Sceaux Christiane Taubira.

- La réforme des pharmacies et prothèses dentaires a elle aussi changé de tutelle et devrait être incorporée à la loi santé, portée par la ministre Marisol Touraine.

- Le projet Cigeo (projet d'enfouissement des déchets radioactifs en couche géologique profonde), que le gouvernement a eu un temps la tentation de glisser dans le projet de loi, n'y figurera finalement pas, selon le réseau Sortir du nucléaire

- Le statut d'avocat en entreprise ne sera pas mentionné dans le projet du gouvernement : aux députés de décider s'ils l'ajoutent ou non. Or, ils sont 34 à exercer leur lobbying intérieur. Ce statut autoriserait les avocats à exercer leur profession en tant que salarié d'un autre avocat, d'une association ou d'une entreprise.

- Emmanuel Macron a dit ne pas vouloir légiférer sur le secteur des pièces automobiles (!) pour ne pas fragiliser les constructeurs automobiles.

Ce qui a été évoqué mais pas confirmé

- Le 15 octobre, Emmanuel Macron disait vouloir "piloter de manière plus efficace" les concessions accordées aux sociétés d'autoroute, mais le gouvernement, actuellement en négociation avec les concessionnaires, n'a pas encore précisé ses intentions.

- Le projet de loi pourrait autoriser le gouvernement à réformer par ordonnances la médecine du travail.

- Le texte pourrait aussi revenir sur certaines dispositions de l'accord sur la sécurisation de l'emploi, notamment en assouplissant les règles de licenciements collectifs. Un détail enseveli sous les immondices d'articles ?

- Il a aussi "vocation" à recueillir les conclusions de la négociation toujours en cours entre patronat et syndicat sur le dialogue social (seuils sociaux notamment).

- Emmanuel Macron avait évoqué le 16 octobre des mesures pour "réduire les coûts et les délais" du permis de conduire, précisant que les discussions étaient en cours.

- Des mesures en faveur des industries électro-intensives (sidérurgie et chimie) ont aussi été évoquées, sans plus de précisions.

On l'a compris,
ce fatras d'articles en tout genre ne définit toujours pas une ligne politique.

samedi 1 novembre 2014

Galère mardi: SNCF et RATP nous reprennent en otages

Les "djihadistes" de la CGT lancent un appel à la mobilisation nationale

La CGT a déposé des préavis de grève à la SNCF et à la RATP pour mardi
La CGT retourne son instrument de travail contre les usagers
dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale pour la défense du service public dans les transports, a-t-on appris vendredi. Les deux entreprises ne communiquent pas de prévisions de trafic dans l'immédiat: les agents peuvent se déclarer grévistes jusque 48h à l'avance.

Il s'agit d'une "mobilisation inter-catégorielle" et non d'un mouvement social propre à la SNCF, a nuancé l'entreprise ferroviaire, qui indique que les usagers n'auront pas droit à "l'éventuel impact sur le trafic" avant dimanche.

Les mots d'ordre
Dans le viseur du syndicat, également, le projet d'Emmanuel Macron de libéraliser le transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes".

Parmi les syndicats, la fédération d'extrême gauche semble être la seule à penser  "la course du patronat contre le 'coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports".

La CGT s'inquiète en outre de "l'abandon définitif de l'écotaxe", qui "va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures, déjà mis à mal depuis le désengagement de l'État (...) et conduire à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant... payantes !" 

Le lieu des réjouissances varie selon la catégorie de transport 

Des préavis de grève ont été aussi déposés dans les aéroports parisiens et dans les transports urbains en province, a précisé l'Union interfédérale des transports, qui coiffe les fédérations CGT des transports.

La CGT entend dénoncer la réforme du rail, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots, qui "fragilise encore plus l'entreprise nationale SNCF avec des effets qui ne se font pas attendre (fermetures de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppressions de contrôleurs sur les TER)".

Le préavis de grève national à la SNCF court du lundi 3 novembre à 19h00 jusqu'au mercredi 5 à 08h00, a précisé la CGT-Cheminots.

Du côté de la RATP, qui régit les transports publics à Paris et en Ile-de France (métro, bus, tramway, certains RER), un préavis de grève a été déposé du lundi à 22h30 au mercredi à 06h30.

Des perturbations à prévoir du fait des cortèges syndicaux
Les agents en grève descendront dans la rue pour défendre "l'emploi, les salaires et le service public", selon la CGT-RATP.

A Paris, entre les 14e-15e et 7e arrondissements  
Un rassemblement est prévu mardi à 14h00 autour la gare Montparnasse avant un défilé jusqu'au ministère des Transports (7e arrondissement), où une délégation sera reçue par le cabinet du secrétaire d'Etat, Alain Vidalies.


vendredi 24 octobre 2014

Les "arrière-pensées" de la Ch'tite Aubry n'inspirent que mépris à Sapin, ministre des déficits

Le ministre des déficits prend la grosse tête

Sapin ne daigne pas "commenter des arrière-pensées" de l'amère Aubry

Le ministre des Finances répond par le mépris aux critiques de la maire de Lille qui éreinte la politique économique menée par ...Michel Sapin. Mon beau Sapin, roi de la Place Vendôme (ci-contre), a refusé lundi de commenter des "arrière-pensées" de Martine Aubry: sentirait-elle fort la bière rance ? 
"Comment voulez-vous que je commente des arrière-pensées? s'est indigné  le ministre des déficits de quatre gouvernements en deux ans. "Je ne commente que des pensées", s'est encore flatté Michou Sapin sur France Info, interrogé sur les motivations politiques de Mme Aubry.
Le ministre des Finances a par ailleurs repassé une couche de cirage sur les propos du président François Hollande, qui a assuré que les grandes orientations de politique économique seront maintenues, ce qui serait un changement. 

"Le cap c'est celui-là: appuyer les entreprises, diminuer la dépense publique; on ne changera pas"

, a garanti Sapin.

"Est-ce que c'est à mi-mandat qu'on change de cap? On n'aurait que des inconvénients: ni les avantages de la politique que nous menons (...), ni les avantages d'une autre politique parce qu'elle n'aurait pas le temps de se mettre en place", semble-t-il avoir compris, concluant: "La seule solution aujourd'hui, c'est de réussir la politique qui est menée et il serait bon que chacun apporte sa pierre". Chacun attend juste le prochain revirement...

Dans un entretien au Journal du dimanche, l'amère de Lille, ex-ministre des Affaires sociales, est sortie de sa réserve. Depuis le début du quinquennat, elle campait sur son quant-à-soi, mais il s'avéra qu'elle agitait bien un peu les "frondeurs" du PS dans la coulisse.
 
La pierre de la Ch'tite Aubry ? "Qu'on réoriente la politique économique"

Selon les "Une" des journaux, la "dame de piques" caillasse le gouvernement socialiste depuis son créneau. Dans un entretien avec le JDD, la maire de Lille dénonce la politique économique du gouvernement qu’elle juge trop libérale. Juste pour nourrir le débat d’idées ? 

Pour Libération, elle se pose, "sans le dire et sans le vouloir, en alternative à Manuel Valls au poste de premier ministre".

Le Figaro publie justement un sondage qui traduit le rejet de la politique de François Hollande : 86% des français ne souhaitent pas que le chef de l’état brigue un second mandat.

Les Echos note toutefois que depuis janvier dernier, 119 sites de production ont été créés contre 90 sur la même période en 2013. Quant aux fermetures, elles ont reculé, passant de 204 à 153. Toujours dans Les Echos et malgré ses louables efforts  de défense des retranchements du gouvernement, il se fait l'écho du rapport de la Cour des Comptes qui épingle les nouvelles lignes TGV : sur 6 liaisons à grande vitesse étudiées, aucune n’a atteint les objectifs de rentabilité annoncée, que la largeur des quais permettent ou non leur passage... Les projections sur le nombre de voyageurs sont souvent gonflées pour permettre la validation des projets.

L’Humanité fustige le projet d’Emmanuel Macron qui vise à favoriser la création de lignes d’autocars longue distance gérées par des opérateurs privés, "une aberration écologique et une menace directe pour le transport public ferroviaire régionale".

La maire PS de Lille, Martine Aubry, a déclaré lundi qu'elle ne souhaite "pas être un recours" face à François Hollande, disant vouloir sa "réussite". On ne pourrait en effet s'y prendre autrement.