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samedi 22 novembre 2014

Lille: Hollande appelé à la démission par des sifflets et des huées

Le peuple a accueilli le chef de l’Etat aux cris de "démission"

Le PS se déchire à Lille: Hollande sifflé en présence de Martine Aubry


Tenue à distance, la foule a pourtant réussi à faire entendre sa colère

Garde rapprochée hyper-tendue
à Lille, le 22 novembre 2014
François Hollande a été hué et sifflé samedi dans les rues de Lille alors qu’il se trouvait avec Martine Aubry, son adversaire battue à la primaire socialiste, pour déjeuner à 12h45 chez Meert, dans le Vieux-Lille, où le général de Gaulle avait jadis ses habitudes, avant d'aller assister au match en double de la finale France-Suisse de la Coupe Davis de tennis.

La maire de Lille venait de violemment tacler la politique économique de l'exécutif, 
dimanche dans le JDD, et elle ne comptait pas s'en tenir là. Après avoir tiré les ficelles de la contestation des "frondeurs" de l'aile gauche du PS, l'amère de Lille entend réapparaître sur le devant de la scène.

Aubry  a failli comme hôtesse


L'opération communication tourne court
Hollande est entraîné à l'intérieur
Samedi midi, Martine Aubry se devait d'assurer un bon accueil au président Hollande. Or, pour rejoindre la maire de Lille devant le restaurant où elle l’attendait pour aller déjeuner, François Hollande a dû fendre la foule des militants rassemblés à proximité sous les sifflets et les cris "démission" des citoyens "normaux" tenus à distance. Le bain de foule a donc été écourté et les frères ennemis se sont presque aussitôt engouffrés dans le restaurant comme on peut le voir dans la vidéo tournée par La Voix du Nord.




Aubry a beaucoup de choses à dire à Hollande

En marge de l'inauguration du traditionnel marché de Noël de Lille, Martine
Aubry avait ouvert les hostilités, 
déclarant à la presse avoir "beaucoup de choses à dire" au chef de l'Etat. 
L'ancienne patronne du PS est hostile à la politique économique de François Hollande et plusieurs de ses proches font partie des députés socialistes "frondeurs", tel Pouria Amirshahi, d'origine iranienne et député des Français de l'étranger, l'un des 32 socialistes qui n'ont pas voté la confiance au Premier ministre en septembre et s'abstenant sur plusieurs projets de loi à l'Assemblée nationale. Quand Montebourg a quitté le gouvernement, Laurent Baumel, député "frondeur" d'Indre-et-Loire, déclara: "Nous préférons parler du fond. Montebourg avait raison, Aubry a raison, ses déclarations nous aident, et nous allons continuer notre combat au Parlement."

La Ch'tite Aubry tente d'afficher une unité de façade
Alors qu'on dit, en privé, qu’elle a la dent encore plus dure contre le chef de l'Etat, s'est efforcée, samedi, de dissimuler l'état de ses relations avec François Hollande. "Moi je ne hais pas, parce que quand on hait ou quand on n'aime pas quelqu'un on se rend malade soi-même", a-t-elle prétendu au moment d'accueillir le chef de l'Etat. 

Encore un mauvais sondage pour Hollande. Selon un sondage Opinionway publié samedi par Le Figaro, 86% des Français ne souhaitent pas que François Hollande se représente et 73% des sympathisants de gauche - le socle de son électorat de 2012 - partagent cette opinion. En tout état de cause, même s'il se représentait, 81% de ces sympathisants voudraient que le PS organise, comme pour la présidentielle de 2012, une primaire pour désigner son candidat. Dans ce cas, ils ne seraient que 10% à choisir l'actuel chef de l'Etat, alors que 31% lui préfèreraient le Premier ministre, Manuel Valls et 28% Martine Aubry. Si Manuel Valls n'était pas candidat, la maire de Lille l'emporterait avec 32% à 39% des suffrages, selon que l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg est ou non en lice.

La primaire socialiste s'était incrustée dans la Coupe Davis et Hollande avait le public contre lui. Malgré leurs profonds "désaccords", Hollande et Aubry ont affiché une belle entente (ci-contre), affirmant "former une bonne équipe de double" . "Il faut toujours jouer collectif, on a formé l'équipe de double !", a plaisanté le président à la sortie du restaurant. Une réponse à son hôte qui avait déclaré peu avant son arrivée : "C'est comme si on jouait le double ensemble face aux difficultés de la crise", a insisté Hollande. Mais l'hypocrite s'est aussitôt fait démentir: en coupe Davis, le couple suisse Federer et Wawrinka l'a emporté (6-3, 7-5, 6-4) contre la paire française Gasquet et Benneteau...


vendredi 24 octobre 2014

Les "arrière-pensées" de la Ch'tite Aubry n'inspirent que mépris à Sapin, ministre des déficits

Le ministre des déficits prend la grosse tête

Sapin ne daigne pas "commenter des arrière-pensées" de l'amère Aubry

Le ministre des Finances répond par le mépris aux critiques de la maire de Lille qui éreinte la politique économique menée par ...Michel Sapin. Mon beau Sapin, roi de la Place Vendôme (ci-contre), a refusé lundi de commenter des "arrière-pensées" de Martine Aubry: sentirait-elle fort la bière rance ? 
"Comment voulez-vous que je commente des arrière-pensées? s'est indigné  le ministre des déficits de quatre gouvernements en deux ans. "Je ne commente que des pensées", s'est encore flatté Michou Sapin sur France Info, interrogé sur les motivations politiques de Mme Aubry.
Le ministre des Finances a par ailleurs repassé une couche de cirage sur les propos du président François Hollande, qui a assuré que les grandes orientations de politique économique seront maintenues, ce qui serait un changement. 

"Le cap c'est celui-là: appuyer les entreprises, diminuer la dépense publique; on ne changera pas"

, a garanti Sapin.

"Est-ce que c'est à mi-mandat qu'on change de cap? On n'aurait que des inconvénients: ni les avantages de la politique que nous menons (...), ni les avantages d'une autre politique parce qu'elle n'aurait pas le temps de se mettre en place", semble-t-il avoir compris, concluant: "La seule solution aujourd'hui, c'est de réussir la politique qui est menée et il serait bon que chacun apporte sa pierre". Chacun attend juste le prochain revirement...

Dans un entretien au Journal du dimanche, l'amère de Lille, ex-ministre des Affaires sociales, est sortie de sa réserve. Depuis le début du quinquennat, elle campait sur son quant-à-soi, mais il s'avéra qu'elle agitait bien un peu les "frondeurs" du PS dans la coulisse.
 
La pierre de la Ch'tite Aubry ? "Qu'on réoriente la politique économique"

Selon les "Une" des journaux, la "dame de piques" caillasse le gouvernement socialiste depuis son créneau. Dans un entretien avec le JDD, la maire de Lille dénonce la politique économique du gouvernement qu’elle juge trop libérale. Juste pour nourrir le débat d’idées ? 

Pour Libération, elle se pose, "sans le dire et sans le vouloir, en alternative à Manuel Valls au poste de premier ministre".

Le Figaro publie justement un sondage qui traduit le rejet de la politique de François Hollande : 86% des français ne souhaitent pas que le chef de l’état brigue un second mandat.

Les Echos note toutefois que depuis janvier dernier, 119 sites de production ont été créés contre 90 sur la même période en 2013. Quant aux fermetures, elles ont reculé, passant de 204 à 153. Toujours dans Les Echos et malgré ses louables efforts  de défense des retranchements du gouvernement, il se fait l'écho du rapport de la Cour des Comptes qui épingle les nouvelles lignes TGV : sur 6 liaisons à grande vitesse étudiées, aucune n’a atteint les objectifs de rentabilité annoncée, que la largeur des quais permettent ou non leur passage... Les projections sur le nombre de voyageurs sont souvent gonflées pour permettre la validation des projets.

L’Humanité fustige le projet d’Emmanuel Macron qui vise à favoriser la création de lignes d’autocars longue distance gérées par des opérateurs privés, "une aberration écologique et une menace directe pour le transport public ferroviaire régionale".

La maire PS de Lille, Martine Aubry, a déclaré lundi qu'elle ne souhaite "pas être un recours" face à François Hollande, disant vouloir sa "réussite". On ne pourrait en effet s'y prendre autrement.

dimanche 19 octobre 2014

Martine Aubry (PS) tire à boulets rouges contre son camp

Un réquisitoire qui place la maire de Lille à la tête des "frondeurs"

La ch'tite maire se pose en rassembleur des frondeurs en tous genres contre le "social-libéralisme" de François Hollande


Elle sort du bois pour se poser clairement en chef de file des députés PS frondeurs. L'ancienne ministre du Travail, puis de l'Emploi passe en effet à l'offensive, affichant sa radicalité en éreintant la politique économique de Hollande et Valls. 
"Je demande qu'on réoriente la politique économique (...) (Il faut) emprunter le bon chemin dans les deux ans qui viennent", faute de quoi la gauche va "échouer", lance la Cassandre du PS en direction du chef de l'État, qui l'a battue lors des primaires de 2011 pour la présidentielle. "Je ne me résigne pas (...) à la victoire de la droite en 2017", lâche-t-elle encore dans un entretien au JDD.

Martine Aubry s'était déjà montée en première ligne ces derniers mois en s'insurgeant contre la réforme territoriale menée par son amie Lebranchu et l'abandon de l'encadrement des loyers, mais elle semble avoir armé sa kalach. Elle a d'ailleurs lancé une première salve dans la nuit en publiant sur Internet sa contribution aux états généraux du PS, où elle plaide pour "une nouvelle social-démocratie", un projet qui n'est, insiste-t-elle, "ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme". Un texte signé à ce stade par 34 responsables socialistes : des frondeurs comme Jean-Marc Germain (époux Hidalgo) et Christian Paul (député de la Nièvre), des présidents de région, Jacques Auxiette (Pays de la Loire), François Bonneau (Centre), Marie-Guite Dufay (Franche Comté) et René Souchon (Auvergne), les ex-ministres François Lamy (son homme lige pour représenter son courant au gouvernement Ayrault) et Philippe Martin (éphémère ministre de l'Ecologie), des présidents de conseils généraux (Matthieu Klein, André Vezinhet), mais aussi des députés non étiquetés "frondeurs", mais ni le président de la Région Nord, ni aucun des présidents du Pas-de-Calais (Michel Dagbert), ni du Nord (Didier Manier).

Un bilan largement négatif

La bagouze étincelante pour
convaincre les socio-libéraux ?
Tout l'entretien est un réquisitoire contre l'action du tandem Hollande-Valls, bien qu'elle concède que l'exécutif aurait, selon elle, accompli quelques "bonnes choses" citant, en une petite phrase, gage de  sa positivité, "le retour de la France sur la scène internationale, les moyens complémentaires donnés à la police, à la justice, à l'éducation, la retraite à 60 ans pour les longues carrière". "Nous avions prévu qu'à mi-mandat, la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n'est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise", assène-t-elle à la veille du vote en première lecture de la partie recettes du budget 2015.

Aucune proposition, que des critiques 
- sur le fond de la politique menée. "Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s'est faite au détriment de la croissance", ou encore : "Il n'y a pas d'un côté les sérieux et de l'autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance."
- mais aussi sur la gouvernance Hollande : il faut "refaire de la politique", "donner la destination du voyage" car "on n'a pas fixé le cap", déplore la sexagénaire visiblement en partance pour une nouvelle aventure en 2017.

Aubry, candidate ?

Autre bague à diamants:
"Si à 60 ans on n'a pas une grosse 
collec de bagouzes, 
on a raté sa vie"

Faut-il lui baiser l'anneau?"


Martine Aubry franchit un pas supplémentaire aux côtés des "frondeurs en admettant pour la première fois publiquement "partager leurs propositions" économiques. Elle "regrette" au passage "que le Parlement n'ait pas pu en discuter" dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. "J'espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche - élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile -, plus on aura une chance d'être entendus", lance-t-elle en guise d'avertissement et d'appel au ralliement. À l'instar de ces frondeurs de la gauche radicale du parti, elle oppose d'ailleurs les Français en fonction de leurs revenus, jugeant dans une approche marxisante que "20 milliards d'euros peuvent et doivent être libérés sur les 41 milliards d'euros" d'aides aux entreprises.


Restant dans le flou, l'ex-ministre des Affaires sociales du gouvernement Jospin conseille vaguement de "mieux cibler les aides aux entreprises sur celles qui sont exposées à la concurrence internationale et sur celles qui investissent et embauchent", un "plan de soutien à la croissance qui touche les ménages et les collectivités locales", ainsi qu'une "fusion" du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) avec le crédit d'impôt recherche, sans chiffrage, ni aucune précision de montant, de méthode ou de calendrier.

A son tour, elle juge aussi qu'une grande réforme fiscale "est plus que jamais nécessaire pour réconcilier les Français avec l'impôt" et surtout "préférable à des mesures au fil de l'eau, aux allers-retours sur les mesures fiscales, aux baisses des prestations familiales ou au gel des retraites qui inquiètent les Français en situation difficile". Seul à échapper à ses piques assassines, le patron du PS, le trotskiste Jean-Christophe Cambadélis, qui était son candidat contre Harlem Désir et dont elle salue l'initiative "salutaire" des états généraux.

"Il faut en finir avec les vieilles recettes libérales. Ne perdons pas notre temps dans des débats du passé sans cesse remis sur la table par le MEDEF : le repos dominical, c'était il y a un siècle, l'assurance-chômage, soixante ans, les lois Auroux et les seuils sociaux, trente ans, les 35 heures, seize ans", ajoute-t-elle en visant autant le gouvernement Valls que le patronat.

Une façon de se poser très clairement en recours à gauche. Pourtant, promis juré, elle n'est "candidate" à rien d'autre qu'au "débat d'idées". Mais ça servirait à quoi que la ch'tite se décarcasse en démagogie?
Sur son créneau, Montebourg va devoir sortir de sa retraite.

samedi 19 juillet 2014

Martine Aubry part en guerre contre la réforme territoriale de Hollande

Aubry refuse l'association de régions pauvres

La maire PS de Lille critique les choix de François Hollande sur la réforme territoriale

Tandis que Hollande n'aime pas les riches, Aubry n'aime pas les pauvres...

La fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie est une "aberration économique et sociale", a déclaré vendredi Martine Aubry.
On était soulagé de ne plus entendre l'ex-patronne du PS mais, connue pour son agressivité, la rivale de François Hollande à la primaire socialiste en 2011 a ouvert les hostilités contre le chef de l'Etat sur le sujet de la réforme territoriale.

La maire PS de Lille et d'autres élus d'Alsace ou encore de Normandie désapprouvent le redécoupage en 13 régions métropolitaines
, contre 22 aujourd'hui, prévu dans l'article clé de la réforme territoriale voté par les députés vendredi matin.

La carte ainsi remodelée ajoute le Limousin et le Poitou-Charentes à la dynamique Aquitaine et la Champagne-Ardenne à la riche région Alsace-Lorraine, mais associe la terne Picardie à la région défavorisée du Nord-Pas-de-Calais.

"Nous voulons avoir le temps de porter une grande réforme qui ait un sens". 

"
Nous sommes pour une grande, voire une très grande région, mais nous voulons avoir le temps de regarder les choses", a atermoyé l'"amère Aubry lors d'une conférence de presse à Paris.

Un tel projet se construit "avec cohérence et vision, pas par petits bouts"
, a-t-elle asséné, sous-entendant l'incohérence et la pusillanimité du gouvernement socialiste.

"Nous sommes en colère sur la forme, a-t-elle clamé, les joues en feu. Sur le fond, nous voulons aller plus loin", a insisté l'ancienne première secrétaire du PS, entourée de huit autres élus de la région Nord-Pas-de-Calais.

Sortant de sa bouderie depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012, elle a argumenté sur la fusion prévue entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie. "Deux régions pauvres n'ont jamais fait une région riche", a-t-elle admis. "Ce n'est pas parce qu'on est plus grands qu'on est plus forts".

La Ch'tite Aubry a aussi regretté la méthode employée
Elle dénonce l'absence de concertation, la politique du fait accompli de la présentation aux députés, mardi dernier, d'une carte de 13 régions différente de celle présentée début juin par l'Elysée, qui en comptait 14.
"Personne ne nous a dit qu'on allait regrouper immédiatement alors qu'on travaillait sur d'autres hypothèses", a déploré l'élue, qui a évoqué la possibilité de créer à terme une "très grande région" comprenant le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux Normandie. 

Aubry défend le droit de chacun à ses origines...

L'Assemblée doit se prononcer le 23 juillet par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi.
Martine Aubry compte d'ailleurs sur le Sénat pour  amender le texte, estimant que les régions ont besoin de deux ans de réflexion, jusqu'en 2016, pour établir une carte définitive.

"On n'est pas en train de faire du Monopoly ou du Sim's City. On touche aux origines de chacun", a-t-elle plaidé.

Le maire UMP de Tourcoing, a désapprouvé la démarche de Martine Aubry, qui se sert selon lui de l'avenir des régions "pour régler ses comptes au PS". Gérald Darmanin juge en effet "évident" une fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

La carte des nouvelles régions irrite d'autres élus 

Après la droite alsacienne mardi, les socialistes Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, et Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, ont écrit à Manuel Valls, le Premier ministre, pour dénoncer le projet de fusion surprise de leurs régions avec Champagne-Ardenne.

Jean-Pierre Masseret juge "inacceptable que l'Alsace et la Lorraine soient la variable d'ajustement d'une carte, certes difficile à construire".

Le maire de Strasbourg rappelle de son côté le "large consensus" qui s’était exprimé dans les deux régions en faveur d’une fusion de l'Alsace et de la Lorraine, "qui correspond à une réalité historique, géographique et économique". Il n'en est pas de même de la pièce rapportée de Champagne-Ardennes.

"Le revirement gouvernemental, sans la moindre concertation avec les intéressés, nous a complètement interloqués", dit Roland Ries.

Dans une lettre au Premier ministre, sept parlementaires bas-normands de droite estiment pour leur part que Caen serait "grandement en danger" si elle perdait sa fonction de capitale au profit de Rouen lors de la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie.

samedi 19 avril 2014

Martine Aubry accuse Hollande de son échec à l'agglomération lilloise

A Lille, le candidat centriste D.Castelain prive la gauche et la droite de communauté urbaine

L'UMP n'a pas réussi à souffler la présidence de la communauté urbaine de Lille à la coalition de la gauche et du centre
Martine Aubry et le centriste Damien Castelain : la première a permis au second d'accéder à la présidence de la communauté urbaine de Lille.
Martine Aubry et le centriste D.Castelain, 
son vice-président sortant à l'urbanisme
Pour Martine Aubry attribue l'échec de la gauche à Lille par "un refus de la politique nationale que les Français ne comprennent pas". Avant de prendre part au vote de la communauté urbaine de Lille (Lille Métropole), l'ancienne première secrétaire du PS a adressé un tacle en direction de François Hollande et du gouvernement socialiste. "Nous avons fait des erreurs dans un certain nombre de villes", a-t-elle toutefois concédé. 

L'amère de Lille ne se console pas d'avoir perdu son siège de présidente de la communauté urbaine lilloise. Mais elle a fait barrage au député UMP Bernard Gérard, président du groupe MCU. L'année 2014 devait pourtant être l'année de l'UMP à Lille Métropole, après que Tourcoing et Roubaix, notamment, ont basculé à droite lors des dernières municipales.


"Si la gauche n'a pas gagné, force est de constater que la droite classique n'a pas non plus la majorité", a souligné Martine Aubry, qui trouve plus de satisfaction à nuire qu'à servir. 
Elle n'a présenté aucun candidat pour favoriser l'accès à la présidence de la communauté urbaine de Damien Castelain, maire de Péronne-en-Mélantois, une commune de moins de 900 habitants, avec le soutien des socialistes et des Verts. Le candidat sans étiquette, mais à la tête du groupe de centre droit Métropole passion commune (MPC), a ainsi recueilli 108 voix. Une victoire inespérée, la majorité absolue étant fixée à 88 voix. La maire de Lille a affirmé qu'elle conserve "beaucoup de convictions communes" avec le groupe centriste, qui a collaboré avec elle à la Lille Métropole ces dernières années. 

Trahison ?

Deux jours avant l'élection, les groupes MPC et MCU cherchaient encore un accord. Bernard Gérard avait tout à craindre que les socialistes ne jouent les arbitres d'un match à droite. "Si ceux qui ont perdu sont les arbitres du scrutin, il y a un problème de démocratie, je m'excuse de le dire", déclarait-il à La Voix du Nord. C'est bel et bien ce qui s'est passé. "Des combinaisons improbables mènent au vote contestataire", avait-il en vain prévenu vendredi matin. 
Le groupe MCU, avant de voter, a pointé Damien Castelain. "C'est la marionnette du PS. C'est le candidat du PS, car il n'y en a pas d'autres. Le Parti socialiste use de combines politiciennes", entendait-on dans les rangs de l'UMP.

Des remarques qui ont fait virer la girouette  centriste. 
"Une métropole n'est pas un guichet derrière lequel tout le monde vient chercher son dû en échange d'un vote. Je me suis toujours refusée à cette politique", a prétendu la maire de Lille. "Ne pas entrer dans les combines, ça aurait été de présenter un candidat socialiste. Martine Aubry voulait juste ne pas être battue par un UMP", a rétorqué Thierry Pauchet, chef de file de l'UDI lillois, dont les voix se sont dispersées entre les différents groupes. 

Damien Castelain a promis qu'il jugerait les projets en fonction de leur "valeur", et pas en fonction de leur "couleur". "Je ne suis ni le plan B de la gauche ni le plan C de la droite. Je suis le plan A pour Métropole passion commune", a-t-il affirmé. Cela ne suffira certainement pas à calmer les rancoeurs. Le bureau exécutif de la communauté urbaine doit être composé d'ici une quinzaine de jours. 
D'ici là, l'UMP ne sait pas encore si elle se situe dans l'opposition ou non. "Tout dépendra du contrat de gouvernance et de la composition de l'exécutif", confie le sénateur UMP Jean-René Lecerf. 

Bernard Gérard, lui, avait prévenu : "Le message des électeurs [aux municipales, NDLR] est clair. Ils veulent une alternance. Ne pas respecter ce message, ce serait une offense au suffrage universel."





mardi 9 octobre 2012

Martine Aubry carbure au genièvre contre les coups de blues

Le premier secrétaire du PS a tenté de pervertir Xavier Bertrand 

La Ch'tite Aubry ne s'enfile pas que de la bière

La patronne du PS n'est pas toujours bien claire, voire parfois confuse et même agressive, mais on sait pourquoi. 

Si elle se défend de picoler, menaçant même les dénonciateurs de poursuite en justice, Martine Aubry, avoue toutefois avoir un faible pour le genièvre. 

Elle a d'ailleurs tenté d'entraîner Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la  ...Santé, dans l'enfer de l'alcool, lui offrant au détour du marché de Lille une bouteille de genièvre, un alcool fort de 20°...


ENTENDRE le reportage de Jessica Jouve pour Europe 1 consacré à l'alambic lillois:

lundi 24 septembre 2012

PS: un Premier secrétaire nommé Désir, et non pas élu

Harlem Désir, "pur" produit du stalinisme socialiste



Le PS repart,
mais sur de mauvais rails



La sortante n'était déjà pas un modèle de démocratie


Martine Aubry quittera la tête du PS fin octobre au profit du numéro 2, Harlem Désir. Entre joie et déception, le règne de la première secrétaire a été parsemé d'épines et de coups tordus.

Novembre 2008
Cette date hante toujours les esprits socialistes. Au congrès de Reims, Martine Aubry est portée à la tête du PS à l'issue du deuxième tour de l'élection, juste devant sa rivale Ségolène Royal. Mais la joie est de courte durée: le scrutin est "salissant", car l'écart avec Royal n'est que de... 42 voix, selon les premières estimations. 
La présidente du Conseil général de Poitou-Charentes et ses partisans soupçonnent un bourrage des urnes et réclament alors un nouveau vote. Ils contestent la validité du scrutin, arguant que des erreurs ont été relevées dans plusieurs fédérations.

Au moins était-elle - peu ou prou - sortie des urnes
Mais les embrouilles continuent...


Mai 2011 - Son pacte secret dit de Marrakech avec DSK se brise à New York. 
Stupeur le 15 mai 2011. Dominique Strauss-Khan menotté est emmené par la police américaine: il est accusé du viol d'une femme de chambre noire immigrée à l'hôtel Sofitel de New-York, le favori des sondages à l'élection présidentielle 2012 voit sa carrière politique se fracasser. 

Adieu veaux, vaches et cochons: l'amère Aubry, qui a conclu à Marrakech un pacte secret avec DSK, prévoyant qu'un seul d'entre eux sera candidat à la fonction suprême, est barrée pour Matignon. C'est seulement le 28 juin 2011 qu'Aubry officialise sa candidature aux primaires socialistes.


Le 9 octobre 2011, pour le premier vote ouvert aux non-adhérents du PS, 2,9 millions de personnes désignent le candidat qui affrontera Nicolas Sarkozy.  

A l'issue de ce premier tour, Martine Aubry accuse 9 points de retard sur François Hollande. Elle durcit le ton et multiplie les salissures de son rival: "gauche molle", "quand c'est flou, y a un loup"... Le 16 octobre, le député de Corrèze remporte le deuxième tour avec 56,57% des voix. Largement battue, Martine Aubry entend le glas de ses ambitions et sonne le rassemblement. Face aux caméras, elle s'affiche main dans la main avec Hollande, sourire crispé aux lèvres. 

Et voilà que la sexagénaire se retire et que sa succession se complique

La Ch'tite Brochen-Aubry avait exercé son autorité sans partage et la totalitaire s'était flattée d'avoir remis de l'ordre dans la maison, mais elle était détestée.Tout l'été, la patronne entretint le suspense: quitterait-elle oui ou non son Kremlin de la rue de Solférino ? Au terme de longues tractations avec Jean-Marc Ayrault, elle accepte qu'Harlem Désir soit désigné comme son successeur, soutenu par plusieurs ministres importants et le président Hollande qui trouve en lui un matamore plus faible que lui encore. Les socialistes ne prendront pas le risque de nouvelles tricheries dans les fédérations...  
Le poulain de la lilloise, Jean-Christophe Cambadélis, est renvoyé à l'écurie. Et la vieille rosse à la réforme: donnera-t-elle jamais de la viande halal ?  Martine Aubry s'épanche toutefois sur son avenir. "Je suis et serai toujours militante", affirme t-elle  à la Rochelle.

Or, Harlem Désir, candidat coopté face à Jean-Christophe Cambadélis, avait remis en cause sur BFMTV le mode de désignation du futur premier secrétaire du Parti socialiste pendant sa campagne.

Hypocrite, parce que Désir accepte au final d'être nommé et non pas élu !

VOIR et ENTENDRE
Désir 'H', comme Hypocrite:

Depuis longtemps les militants ne bronchent plus
Cambadélis est rentré dans le rang et pas un seul de ces démocrates socialistes, des "citoyens vigilants", n'a moufté:
 visiblement, le goulag sème toujours la terreur.

dimanche 16 septembre 2012

Harlem prend déjà ses Désir pour des réalités

Le PS a fait "plus de bien aux Français en 100 jours" que l'UMP en 5 ans, selon lui !

Culte stalinien de la personnalité

Harlem Désir n'a pas tardé de remercier Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault de sa nomination démocratique.

Pour prendre en octobre la direction du PS, la sexagénaire sortante l'a posé là, sur le seuil du cabinet de la Rue de Solférino et, sans attendre, il a lâché son premier vent dès dimanche, assurant sans rire que "François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont fait plus de bien aux Français en 100 jours que (Nicolas) Sarkozy et (François) Fillon en 5 ans".Lors d'une Fête de la rose à Ingré, près d'Orléans, cette saillie du dauphin officiel du Premier secrétaire sortant est prometteuse.
"Oui, nous sommes fiers de l'action déjà engagée par le gouvernement", a insisté le coopté, puisque le pays entiers pense exactement le contraire d'après les sondages.
VOIR et ENTENDRE les socialistes vanter un vote républicain à la Staline:

Pas encore formellement investi par un vote des militants godillots, les 11 et 18 octobre, l'intérimaire ne s'est pas départi de son dénigrement nauséabond de campagne.
"MM. Copé et Fillon prétendent nous donner la leçon alors que eux n'en ont tiré aucune de leur échec et de la sanction des Français", a estimé Désir "Hache", de son haleine fétide.
"Ils n'ont rien à proposer si ce n'est de revenir au sarkozysme et à la politique qui a échoué et qui a été rejetée par les Français, la politique qui a plombé de graves retards notre économie, nos finances publiques, notre compétitivité et notre école", a-t-il insisté, malgré déjà quatre années de crises qui ont eu raison des chefs socialistes européens de gouvernement : République d'Irlande (2011, démission de Brian Cowen, centre gauche), du Portugal (2011, démission de José Sócrates), d'Espagne (2011, José Luis Rodríguez Zapatero, PSOE, est poussé vers la sortie) et de Grèce(2011, Georges Papandréou, PS, jette l'éponge).

L'eurodéputé est plus laconique sur ses priorités de futur chef du parti


Autre contre-vérité, la marionnette a affirmé se présenter dimanche en "simple candidat" et d'affirmer qu'il ne sera pas une potiche, puisque,d'après lui, "le rôle du PS est aussi important aujourd'hui qu'il l'a été pendant la conquête" du pouvoir.


"Nous travaillons pour une action sur deux quinquennats de François Hollande", a-t-il prévenu, quatre mois après l'arrivée de la gauche au pouvoir.

"Force de soutien, force d'innovation et de proposition, le PS doit continuer sa rénovation [démocratique], qui a été entreprise avec courage et détermination par Martine Aubry au cours de ces dernières années", s'est gargarisé de langue de bois Désir H.

"La prochaine direction du Parti socialiste, j'en prends le mandat, sera totalement paritaire", a-t-il affirmé, tout en s'en prenant encore à l'UMP qu'il qualifie de parti "ringard" et "du siècle dernier" dans ce domaine.

Il a notamment assuré avec force que "le non-cumul, c'est un engagement, nous le tiendrons", plaçant cette mesure dans le droit fil de celles déjà adoptées par le parti concernant la parité. Mesure qui réussira sans doute à l'occuper cinq ans, mais que les 3 millions de chômeurs n'attendaient évidemment pas avec impatience.

vendredi 31 août 2012

Nucléaire: l'affront de Batho aux écologistes

La ministre de l'Ecologie milite pour le nucléaire

Delphine Batho: "la France a durablement besoin du nucléaire"

La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, fait la promotion de Goelectrix:
les " MIA electric " et les vélos à assistance électriques
de Matra (groupe Lagardère)

Delphine Batho rassure le MEDEF sur le nucléaire

La ministre socialiste a relancé la polémique, notamment chez les écologistes, jeudi 30 août, lors de l'université du MEDEF à Jouy-en-Josas (Yvelines). Ces propos  après les récentes déclarations d'Arnaud Montebourg qui a vu dans l'énergie nucléaire "une filière d'avenir".


Selon Delphine Batho, maintenir la filière est important "pour des raisons de sécurité d'approvisionnement en électricité, pour des raisons évidemment aussi de coût et de compétitivité de l'accès à l'énergie".  
Et pour la politique industrielle à l'export, a-t-elle insisté. Soit beaucoup de bonnes raisons que les comploteuses Aubry et Duflot avaient balayées d'un revers de la main, lors de la campagne présidentielle.
Des déclarations socialistes qui ont plongé Mamère en "république bananière"
Interrogé, vendredi 31 août par I-télé, le député Europe-écologie de Gironde dénonce la "soumission du gouvernement au lobby du nucléaire". 


Et l'élu EELV de poursuivre : "c'est un très mauvais signal envoyé avant la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. C'est au parti socialiste et au gouvernement de savoir s'ils veulent respecter les accords qu'ils ont conclu avec (EELV). Des accords [désaccords?] qui ne doivent pas être seulement électoraux mais de mandature".


Le président Hollande renie les promesses du candidat
Durant la campagne présidentielle, le candidat François Hollande s'était engagé à faire passer de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2025.


Les écologistes ont un ministre et demi au gouvernement, Cécile Duflot et Pascal Canfin, mais ni l'une et l'autre n'est en situation de peser sur l'environnement... Ils ont laissé les coudées franches à Hollande en acceptant 
respectivement le Logement et le Développement (auprès du ministre des Affaires étrangères). 


Et tous ces gens, écolos radicaux  et socialos vertueux, n'ont-ils pas signé une certaine charte de la déontologie ?....