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jeudi 3 avril 2014

Pavé dans le marais poitevin: Royal ne veut pas lâcher prise en région

Ségolène Royal ne veut plus lâcher sa région pour le ministère de l'Ecologie

Royal veut garder une poire pour la soif et son retour au désert
S.Royal, présidente de Poitou-Charentes, admet la cessation d'activité
d'Heuliez à Cerizay dans les Deux-Sèvres, le 31 octobre 2013.
Sa région y a englouit plus de 2,5 millions d'euros.
Le Poitou-Charentes comme la moule à son rocher 
Royal veut imposer sa région au gouvernement... Elle souhaiterait cumuler son nouveau titre avec le mandat de présidente de région.

Ségolène Royal a vanté son bilan écologique dans la région Poitou-Charentes, lors de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie ce mardi. Elle compte ainsi ouvrir régulièrement la vitrine de sa présidence de région qu'elle présente partout comme positive...

Ségolène Royal ne veut plus lâcher Poitou-Charentes, lieu de parachutage en souplesse après plusieurs échecs politiques.  Elle y fait de nombreuses allusions, dont la plus récente au fil de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Et il ne semble pas que Manuel Valls, son nouveau chef de gouvernement,  puisse la faire renoncer à ce lieu d'ancrage sécurisant après tant d'échec accumulés. 
"On continue comme avant", lance Maryline Simoné, porte-parole de la région et vice-présidente du Conseil régional, interrogée par Sud-Ouest.  France Bleu La Rochelle l'a encore confirmé dans la journée. 

VOIR  et ENTENDRE le retour de Ségolène Royal décrypté par Marcelo Wesfreid, journaliste à L'Express: 


François Hollande commencera-t-il par un accroc à la règle du non-cumul en faveur de son ex-compagne?
"Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local (...) parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches", avait proclamé le président de la République lors du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2012.

Le non-cumul des mandats relève de la "morale politique", avait souvent souligné Ségolène Royal... avant d'entrer au gouvernement. 
Au ministère du Travail, François Rebsamen est un autre rebelle et une exception en faveur de l'ex-concubine du premier secrétaire du PS serait la porte ouverte à la débandade de l'exécutif.
   
"Gouvernement de combat: ministres à plein temps?", s'est aussitôt interrogé Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne, sur Twitter. 

"Je demande à Madame Royal d'être cohérente avec sa ligne de conduite du non cumul de mandat! J'espère qu'elle se respectera !", a renchéri la conseillère régionale UMP de Poitou-Charentes Sally Chadjaa. 

Marais poitevin et Mia Electric

La pétroleuse a dû laisser sa Mia au garage
La nouvelle ministre a aussi profité de son discours pour faire la promotion du Poitou-Charentes. En déroulant son CV écologique local, la coquecigrue a notamment évoqué la préservation du marais poitevin et le secteur de la voiture électrique made in France... sans citer nommément la Mia Electric, fabriquée dans sa région et invendable.

Pourtant, le constructeur, liquidé le 12 mars dernier, est toujours à la recherche d'un repreneur. Ce qui fait dire à Dominique Bussereau, député UMP de Charente-Maritime, sur Twitter: "La médiocre politique écologique de Ségolène Royal en Poitou-Charentes illustrée par l'échec de la Mia électrique sera-t-elle transposée?" Et d'ajouter sur France Bleu La Rochelle: "J'avoue que le bilan écologique de me Royal en Poitou-Charentes me laisse dubitatif. La région est classée 18ème sur 23".
Royal avait pourtant promis d'arriver en Mia à son ministère, dans l'hôtel du 246, boulevard Saint Germain... "J'arriverai en Mia Electric", avait-elle lancé à La Nouvelle République dans la matinée. Mais elle a finalement laissé sa merveille technologique au garage au profit d'une Berline Renault plus banale, mais en état de marche. 

Acceptera-t-elle un deuxième renoncement en deux jours à propos de la présidence de la région Poitou-Charentes pour éviter un premier couac au nouveau gouvernement de François Hollande ?

mardi 2 juillet 2013

Limogeage: Batho, deuxième ministre rose victime des Verts

L'écologie fait des victimes: après Brick, Batho

Interdiction de s'en prendre à la Royal
 
Batho, touchée par Royal,
coulée par Hollande
Le divorce est consommé. 
Il remonte aux législatives de 2012 et,  depuis quelques semaines par media interposés, les critiques battaient leur plein entre la mère des enfants de Monsieur et Delphine Batho. Delphine doit tout à Ségolène, mais la matrone et sa protégées ont des caractères difficiles. 
La présidente de la région Poitou-Charentes avait reproché début juin que "même le ministère de l'Écologie n'a pas acheté de véhicule électrique", ajoutant son commentaire: "c'est dramatique de ne pas croire à la mutation écologique". Imbue de sa fonction de ministre de l'Écologie, comme son aînée, Batho a répliqué mardi sur RTL. "Ségolène Royal, je pense, souffre après un certain nombre d'échecs difficiles. Mais la limite de cette souffrance, c'est qu'il ne faut pas que l'individu l'emporte sur le collectif", a-t-elle lancé, en référence aux revers de la candidate battue en 2007, rebattue lors de la primaire PS de 2011 et achevée lors des législatives de 2012 à La Rochelle. Et la junior de faire la leçon à la senior: "La gauche, c'est un combat collectif et une des leçons qu'il faut retenir des échecs que je rappelais, c'est qu'on ne réussit pas en tirant contre son camp ou en divisant".
Le boomerang lui est revenu en pleine face.

Pas un ministre ne trouve grâce aux yeux de Royal 
Il est vrai que la présidente de région s'en est aussi prise au ministre Arnaud Montebourg, sur la voiture électrique, au ministre Pierre Moscovici, sur les salaires des patrons du privé, ou encore au premier des ministres, Jean-Marc Ayrault, comme  à leur président, F. Hollande, auxquels elle reproche que "tout est trop lent".

Mais l'acrimonie entre les deux femmes est plus vive encore. 
Le passif entre Royal et Batho remonte aux législatives de 2012. 
"Royal voulait récupérer la circonscription des Deux-Sèvres qu'elle avait donnée à la garde de Batho en 2007. Batho, qui est une ambitieuse, a refusé de retomber dans l'ombre er Royal a dû se faire parachuter à La Rochelle où elle a fait un atterrisage catastrophe. Une version que ne confirme pas un élu UMP. "Je pense, dit-il, que si Royal s'est présentée à La Rochelle, c'est parce que ça brille plus qu'à Mesle", ancien fief de Royal dans les Deux-Sèvres. 
Depuis, Royal ne rate jamais une occasion de pourrir Batho. 
Avant la voiture électrique, elle avait épinglé la baisse du prix de rachat de l'électricité photovoltaïque et la hausse de la fiscalité sur le diesel poussée par Batho, à la remorque de J.-V. Placé. "On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire. Je considère que l'écologie ne doit pas être punitive. Si à chaque fois qu'on fait de l'écologie on met un impôt supplémentaire, alors les Français se détourneront de l'écologie", avait-elle ainsi lancé en mars sur France Inter. 

En réalité, l'amère Royal reproche également à Batho de ne pas favoriser son ancien fief des Deux-Sèvres. "Delphine Batho est députée dans le département où sont fabriqués les Mia Electric. Elle n'en a pas acheté une", gronde un conseiller ministériel. Les ventes de la Renault Zoe (15.700 €), produite à Flins, démarrent bien, tandis que celles de la Mia, produites dans le Poitou, ont du retard à l'allumage.

Placé sacrifie Batho et Hollande venge Royal

Une femme de moins au gouvernement Ayrault


Alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui, à plusieurs reprises, s'est affronté au chef du gouvernement, n'a jamais été "recadré" publiquement, l'annonce de la convocation de la petite Batho à Matignon s'est faite par le biais de Twitter...
"Sur proposition du Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Delphine Batho et a nommé M. Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie", a annoncé l'Élysée dans un communiqué. 
La seconde ministre de l'Écologie est remplacée par Philippe Martin.

Agé de 60 ans, il était député PS du Gers et membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée. Ce fabiusien est un ancien préfet du Gers et des Landes. Nommé vice-président du Forum des territoires en 2008 par Martine Aubry alors premier secrétaire du Parti socialiste , il a proposé l'organisation du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ, alors qu'il était président du Conseil général du Gers.
Il est au nombre des parlementaires socialistes de la Gauche Durable, sur l'aile gauche du PS, qui interpelèrent François Hollande sur l'Europe


Batho, accroc à la parité ...

jeudi 11 avril 2013

Echec de la Mia d'Heuliez : le débat Royal-Raffarin s'envenime

Poitou-Charentes: clash Royal-Raffarin sur Twitter

Ségolène Royal est en train de perdre son combat personnel en Poitou-Charentes

Le coup de bluff de la présidente socialiste du Conseil régional sur le dossier Heuliez est en mauvaise passe. La lutte de l'équipementier automobile de Cerizay (Deux-Sèvres) en grande difficulté financière depuis sept ans devait pourtant être le fleuron de son prétendu laboratoire régional, mais la société a déposé le bilan et a été placée en redressement judiciaire cette semaine. 

La modernisation de la vie politique a éclipsé ce revers
Le sénateur UMP de la Vienne ne manque pas de lui demander des comptes sur sa gestion médiatique du dossier et Jean-Pierre Raffarin demande à celle qui, depuis fin février, est la nouvelle vice-présidente de la Banque publique d'investisement (BPI), ce qu'elle envisage de faire pour relancer la machine.

Ségolène Royal impuissante

Quel est le retour sur investissement
des 31% de la Région engagés dans Heuliez ?

«Que peut faire la Banque Publique d'Investissement pour aider les salariés d'Heuliez à sortir de cette crise qui n'a que trop duré ?» s'interrogeait lundi sur Twitter l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Son inquiétude est d'autant plus grande qu'il sait depuis toujours que la «nouvelle banquière» n'est «pas particulièrement qualifiée» à la tête de l'établissement public comme
il l'avait fait savoir au moment de sa nomination.


La BPI est en effet restée impuissante face à l'énième chute du site de Cerizay. Chargée d'apporter un soutien financier à certaines entreprises en difficiculté (PME et entreprises de taille intermédiaire), sa proposition d'accorder des fonds à sa holding, BGI, n'a jamais abouti et il y a peu de chance que les efforts se poursuivent. Au risque d'être taxée de favoritisme politique, la banque ne peut pas prendre le risque d'intervenir directement auprès de l'entreprise.


Raffarin réclame «la vérité» sur le dossier Heuliez

Dans un autre tweet, posté deux jours plus tard, le sénateur a sollicité la transparence de la Cour régionale des comptes sur la responsabilité de la présidente de Poitou-Charentes au sujet de son action dans le dossier Heuliez. «La Chambre régionale des comptes dira sans doute la vérité», a-t-il écrit. 

Après le deuxième dépôt de bilan de l'équipementier en 2010, la région Poitou-Charentes était entrée dans le capital de l'entreprise à hauteur de 5 millions d'euros. Elle a également participé au lancement de la «Mia», la petite voiture électrique, promettant d'en vendre 12 000 exemplaires, alors qu'elle n'a finalement trouvé que 800 clients.

VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal mettre en scène du lancement de la MIA:


Royal : «Heuliez peut compter sur moi»

«Je ne regrette rien de ce que la région a fait pour Heuliez SAS. Je ne baisse pas les bras. Il faut soutenir les entreprises sérieuses et une main d'oeuvre de grande qualité», a rétorqué Sa Cynique Majesté Royal ce jeudi lors d'une rencontre avec la presse régionale en Poitou-Charentes. Réagissant aux critiques de son rival, dont elle a fustigé les «attaques vipérines» sur Twitter, elle a polémiqué, estimant malgré sa débacle personnelle que la droite «ferait mieux de faire des propositions pour Heuliez, plutôt que d'exploiter de manière politicienne, comme sait si bien le faire Monsieur Raffarin, des sujets aussi graves»... 
«Des politiques regardent couler les entreprises, d'autres comme moi, se retroussent les manches», a-t-elle assuré, puisque les socialistes n'ont jamais d'obligation de réussite. Elle ajouta même qu' «Heuliez peut compter sur (elle)». Loin de plancher sur une aide de la BPI, elle dit garder «espoir» au sujet d'une éventuelle commande du constructeur allemand Volkswagen, qui, si elle aboutissait, «assurerait la pérennité d'Heuliez». 
Pourquoi pas : on peut toujours rêver, sauf que les familles d'Heuliez qui seront frappées par les suppressions d'emplois ne se contentent plus de volontarisme et de contes du marais poitevin pour s'endormir.

Vieux dossiers

La vipère, comme sa rivale de l'Elysée, est une  adepte du réseau social Twitter.
Elle a menacé l'élu viennois de l'obliger à rembourser à la région Poitou-Charentes les «loyers et charges d'un appartement en face du Sénat» dont il aurait profité aux frais de la région. Une accusation qui anime les bisbilles locales depuis cinq ans déjà et que l'intéressé a déjà eu l'occasion de démentir. «Pour masquer son échec industriel, Ségolène Royal pratique l'injure», a-t-il rétorqué sur Twitter. «Je rappelle à notre «banquière» qu'on attend d'elle des résultats», a-t-il conclu.


VOIR et ENTENDRE la coquecigrue du marais et Heuliez aux Guignols:

vendredi 31 août 2012

Nucléaire: l'affront de Batho aux écologistes

La ministre de l'Ecologie milite pour le nucléaire

Delphine Batho: "la France a durablement besoin du nucléaire"

La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, fait la promotion de Goelectrix:
les " MIA electric " et les vélos à assistance électriques
de Matra (groupe Lagardère)

Delphine Batho rassure le MEDEF sur le nucléaire

La ministre socialiste a relancé la polémique, notamment chez les écologistes, jeudi 30 août, lors de l'université du MEDEF à Jouy-en-Josas (Yvelines). Ces propos  après les récentes déclarations d'Arnaud Montebourg qui a vu dans l'énergie nucléaire "une filière d'avenir".


Selon Delphine Batho, maintenir la filière est important "pour des raisons de sécurité d'approvisionnement en électricité, pour des raisons évidemment aussi de coût et de compétitivité de l'accès à l'énergie".  
Et pour la politique industrielle à l'export, a-t-elle insisté. Soit beaucoup de bonnes raisons que les comploteuses Aubry et Duflot avaient balayées d'un revers de la main, lors de la campagne présidentielle.
Des déclarations socialistes qui ont plongé Mamère en "république bananière"
Interrogé, vendredi 31 août par I-télé, le député Europe-écologie de Gironde dénonce la "soumission du gouvernement au lobby du nucléaire". 


Et l'élu EELV de poursuivre : "c'est un très mauvais signal envoyé avant la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. C'est au parti socialiste et au gouvernement de savoir s'ils veulent respecter les accords qu'ils ont conclu avec (EELV). Des accords [désaccords?] qui ne doivent pas être seulement électoraux mais de mandature".


Le président Hollande renie les promesses du candidat
Durant la campagne présidentielle, le candidat François Hollande s'était engagé à faire passer de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2025.


Les écologistes ont un ministre et demi au gouvernement, Cécile Duflot et Pascal Canfin, mais ni l'une et l'autre n'est en situation de peser sur l'environnement... Ils ont laissé les coudées franches à Hollande en acceptant 
respectivement le Logement et le Développement (auprès du ministre des Affaires étrangères). 


Et tous ces gens, écolos radicaux  et socialos vertueux, n'ont-ils pas signé une certaine charte de la déontologie ?....