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vendredi 19 janvier 2018

Delphine Batho assigne le PS en référé pour "coup d’Etat statutaire"

La députée socialiste estime être empêchée de participer à l’élection à la tête du parti

Delphine Batho fustige une "atteinte à une liberté fondamentale"  

La vice-présidente du groupe 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée a assigné en référé le Parti socialiste (PS) auprès du tribunal de grande instance (TGI). Elle se dit empêchée de briguer la tête du parti, a annoncé la députée des Deux-Sèvres vendredi 19 janvier. L’ancienne ministre de l’écologie, fustige "un coup d’Etat statutaire" et "une atteinte à une liberté fondamentale", celle d’une "candidature libre qui refuse de s’inscrire dans la logique des courants et des clans".

Résultat de recherche d'images pour "batho delphine"L'ex-ministre de l'Ecologie de Hollande reproche aux PS d’avoir effectué des "modifications statutaires", qui devront être adoptées le 27 janvier lors du conseil national. La députée estime en effet que l’obligation de "recueillir le soutien de 5 % des membres du conseil national", soit 16 parrainages, la privera "de la possibilité de concourir", peut-on lire dans le texte.  

La cinquième candidate à la prise de la tête du PS dénonce également la limitation à "5 thématiques obligatoires et 50 000 signes" pour les textes d’orientation. Cette mesure contraignante exclura, selon elle, "les débats sur le bilan du quinquennat (…), le féminisme, le travail, le terrorisme, la politique d’asile et d’immigration".
Le 15 janvier, D. Batho s’était déclaré candidate, dans les colonnes du Parisien, et décrivait le parti comme "une petite mafia politique" dont elle espérait " changer le système". 

Elle est cette fois la première femme déclarée au poste de première secrétaire. 
Lundi, elle se définissait comme une "candidate libre" (nous dirons sans réseau), qui se présente "sans les parrains, sans les barons, sans les fausses cartes, en dehors de tout courant" (nous dirons isolée). 

"Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise"

Afin de permettre à tout membre du conseil national de déposer une candidature, Batho, ex-ministre déléguée à la Justice de Ayrault pendant ...un mois, demande au TGI de suspendre la réunion statutaire du 27 janvier et de respecter les statuts actuels. 
Elle souhaite également que le PS soit condamné à lui verser 3.000 euros. 

Des propos auxquels a vivement réagi la sénatrice de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, chargée du pôle "services publics" dans la campagne présidentielle de Benoît Hamon à la primaire, invitée sur la chaîne LCP. "Est-ce qu’elle a besoin d’entretenir tous les populismes ?", s’est-elle indignée, notant qu’"une des raisons pour lesquelles elle va mettre en cause les statuts, c’est de dire : 'On m’empêche d’être candidate' ".

Or, Delphine Batho est la seule rescapée PS des législatives 2017 dans les Deux-Sèvres. Agée de 67 ans, l’ex-secrétaire d’Etat au Logement dans le gouvernement de Lionel Jospin a par ailleurs exhorté Batho, 45 ans, à venir s’exprimer directement devant les instances du parti. "Elle est membre de droit du conseil national, jamais elle ne prend la parole", a-t-elle accusé. "Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise, qu’elle conteste, qu’on en débatte."

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Le 2 juillet 2013, le président de la République annonce qu'il met fin à ses fonctions en tant que ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie à la suite d'une interview dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et clamait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".
Le 4 juillet 2013, lors d'une conférence de presse, elle proteste : "Je n’ai commis ni une erreur ni une faute".

mercredi 26 juillet 2017

Assemblée : des députées LREM novices et pourtant vice-présidentes, en toute humilité

Incompétente, la vice-présidente LREM crée du désordre au Parlement

Enorme foirade du parti du président au Palais Bourbon

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L'humilité n'est pas la vertu cardinale des élu(e)s de la REM. 
Lors d'une séance particulièrement maladroite et désordonnée, la vice-présidente de l'Assemblée, Carole Bureau-Bonnard, LREM, a été très chahutée par ses collègues députés : lassés de perdre leur temps en séance, ils lui ont administré un palper-rouler un peu vigoureux.  

Carole Bureau-Bonnard est la première vice-présidente à l’Assemblée Nationale (AN) et députée LREM de la sixième circonscription de l’Oise. Ce mardi 25 juillet, elle occupait le perchoir et tenta de diriger la séance de cette deuxième journée de débat sur la loi de moralisation.  

Dès le premier jour, la nouvelle majorité présidentielle avait créé des tensions 

La vice-présidente de l’AN Danielle Brulebois (Doubs, LREM), institutrice de 70 ans, n'a pas su maîtriser sa classe 
et Delphine Batho (PS) a profité de son état de faiblesse pour la recadrer lors du début des débats sur la loi de moralisation de la vie publique, lundi soir à l’Assemblée nationale.
Des débuts mouvementés pour la majorité du président jupitérien au moment où les députés se penchent sur les amendements sur l’obligation d’un casier judiciaire vierge.

A l'issue de la séance nocturne, les élus de l’opposition se sont insurgés contre le déroulé des débats et l’impossibilité de défendre certains de leurs sous-amendements, tombés avec l’adoption de celui de LREM, Delphine Batho brandissant notamment  le règlement de l’Assemblée en signe de protestation.
Et l’élue Nouvelle Gauche de faire à Danielle Brulebois un rappel au règlement en bonne et due forme. "Madame la présidente, dans notre Assemblée, il y a des règles dans la discussion des articles et l’ordre d’appel des amendements. Il y a pour règle, une fois que le gouvernement et la commission ont répondu aux auteurs des amendements, chacun des auteurs qui ont présenté un amendement peut répondre au gouvernement et à la commission. Et seulement ensuite nous passons au vote. (…) On est dans un débat de moralisation de la vie publique. Et, franchement, délibérer dans des conditions pareilles est proprement ahurissant." 

"J’ai parfaitement respecté le règlement", a nié la présidente de séance...
Au second jour, 
Carole Bureau-Bonnard a suscité des remontrances encore plus fortes

Ses hésitations et son parti-pris ont fait entrave au bon déroulement du vote des amendements au projet de loi, justifiant un chahut innommable. Incompétente, la vice-présidente a multiplié les erreurs de procédure, mettant le désordre dans le vote des amendements, ainsi que les provocations dans la distribution arbitraire de la parole aux députés.

Premier cafouillage : Jean-Louis Bourlanges (député MoDem, élu LREM) n'en peut plus et quitte l'hémicycle. 
Il tente de demander la parole à Carole Bureau-Bonnard, en vain. Alors que le ton monte dans l’hémicycle, il met en évidence l'incompétence de la kinésithérapeute en contestant sa direction du débat : "Madame, je suis désolé, vous m'aviez fait signe que vous me donneriez la parole, pourquoi vous ne me la donnez pas ?" La présidente de séance se justifie faiblement : "C’est parce qu’il y a déjà eu deux prises de parole".  Jean-Louis Bourlanges réclame son droit à la parole : "Je demande la parole !". Trop tard, le vote démarre. Elu de même parti que la vice-présidente, le député quitte l’hémicycle, sous les applaudissements.

Outre les interventions des uns et des autres, c'est aussi la méthode de vote qui va poser problème aux députés. 
Carole Bureau-Bonnard prend la fâcheuse habitude de faire revoter les amendements, jusqu'à ce que ses paires LREM dans le noviciat apprennent qu'il faut lever la main pour exprimer son approbation, le b.a. ba de la fonction. Il est ainsi stupéfiant de constater que, pour être aussi ignorants de la chose législative, ces élus n'ont jamais visionné une séance de vote au Parlement. C'est donc dans le plus grand désordre technique que les amendements sont votés ou non. 
Son confrère vice-président LREM Stéphane Mazars (avocat et ex-sénateur PRG) avait déjà usé du subterfuge du vote réitéré en commission des lois. Le député PS Olivier Dussopt avait alors reproché au groupe LREM d'intimider ses députés en demandant des recomptes de voix sur le projet de loi de moralisation de la vie publique. Penaud, le président de la commission de Lois avait mis en avant son statut de "novice".
Cette fois, Olivier Dussopt (Nouvelle Gauche) va alors procéder à un quatrième rappel au règlement de la séance.
"Lorsque vous appelez les votes, les députés lèvent la main ou ne la lèvent pas. Ils peuvent faire le choix de ne pas participer au vote. Ils peuvent faire le choix de s'abstenir, mal à l'aise par une disposition ou par conviction. Vous avez appelé le vote deux fois. Presque trois. De deux choses l'une, soit cette situation ne se reproduit pas, soit, au nom de mon groupe, je serai amené à demander un scrutin public sur chacun des amendements déposés". Il demande ensuite une première suspension de séance.

"Ça devient pénible, vous menez ces débats de façon incompréhensible !"
De retour en séance, André Chassaigne, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l’AN, est le premier à s'indigner de nouveau, constatant un grand désordre dans le déroulement du vote des amendements : "Ça devient pénible, vous menez ces débats de façon incompréhensible ! Quand on a un amendement, il arrive au vote avant les amendements de repli ! Non seulement, on a affaire à un rouleau-compresseur où l'opposition ne peut pas s'exprimer correctement, aller jusqu'au vote de ce qu'il propose, mais en plus de cela il y a une confusion qui à mon avis est une confusion entretenue".

La vice-présidente improvisée Carole Bureau-Bonnard avait présenté des amendements de repli avant les amendements principaux. Or, si l’amendement principal n’est pas accepté, à l'évidence, les amendements de repli tombent automatiquement. Une perte de temps et de sérénité dans les aménagements au projet gouvernemental.

Excédé par l'amateurisme du parti du président Macron, Jupiter de pacotille, Philippe Gosselin, député (LR) de la première circonscription de la Manche, partage l'impatience de collègue radical, André Chassaigne, apprend à Carole Bureau-Bonnard, 51 ans, les bases de la fonction qu'elle a accepté d'assumer sans en avoir la capacité. "Ecoutez on a déjà eu une suspension de séance, la phase d’apprentissage ça va bien ! Ici, on fabrique la loi; donc, il va falloir peut-être appliquer le règlement. Le principe, c’est que l’amendement principal est étudié d’abord, les amendements de repli ensuite". L’hémicycle applaudit.

Le quatrième vice-président de l’Assemblée Nationale vole bientôt au secours de sa collègue, comme il volerait au secours du couple exécutif. Le député de la Vienne (quatre hommes sur quatre), ancien MJS mais cofondateur des Jeunes avec Macron, Sacha Houlié (LREM) félicite  Carole Bureau-Bonnard ! Bravant le ridicule, la crevure de 30 ans met ses aînés en accusation, l'apparatchik sans expérience de la société civile expliquant qu'il sait "à quel point c’est difficile de mener des débats dans cet hémicycle" et le répit est donc de courte durée. 

Alors qu’elle s'est complètement discréditée auprès des députés, le néo-député de l'extrême gauche (La France insoumise) Jean-Luc Mélenchon tire sur l'ambulance, en demandant une seconde suspension.

VOIR et ENTENDRE le déroulé de la journée 'historique' du 25 juillet 2017, un 'zapping' pitoyable de 4 minutes :

François de Rugy, le président de l’AN, doit être appelé en urgence.
"Qui les députés vont-ils chahuter aujourd'hui ?", interrogent (en toute objectivité) Floriane Valdayron, tout juste sortie de l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille (EJCAM), et Youness Rhounna (3 ans de métier), stagiaires en formation à bas coup pour le magazine Marianne ? La loi de moralisation ne valait pas mieux.

Dans le parti du président,
on s'interroge sur l'aptitude de Richard Ferrand, président du groupe, à conduire cette armée mexicaine.

vendredi 10 octobre 2014

Hollande: Batho remonte au créneau contre la politique du gouvernement Valls

L'ex-ministre de l'Ecologie s'apprête à étriller le président de la République

Delphine Batho va publier "Insoumise", un pamphlet politique duquel François Hollande ne devrait pas sortir indemne

L'ancienne ministre de l'Ecologie ne passe pas la brosse à reluire. 
Dans son bilan de l'action présidentielle, Delphine Batho (PS) condamne l'"abandon de l'idéal" socialiste par Hollande et sa perméabilité au lobbying des grandes entreprises.
Un tutoiement qui tue
"Cher François (...) Tu as organisé une sorte d'abandon de l'idéal (...) Ton échec le plus grave est d'avoir tourné le dos à tes idées (...) Au fond, tu le sais bien, il n'y aura pas de deuxième mandat pour toi (...) Tu n'as plus rien à perdre, alors pourquoi ne pas essayer de mettre le temps qui reste à profit ? (...) Essaie d'accomplir des réformes dont on puisse être fiers", lance-t-elle à la fin de son livre au chef de l'Etat.
VOIR et ENTENDRE D. Batho dénoncer les choix du budget 2014 qu'elle jugeait "mauvais":


Dans son bouquin, 
Delphine Batho raconte les conditions de son éviction du gouvernement de Jean-Marc Ayrault le 2 juillet 2013

Pour s'être publiquement plainte de la réduction des crédits de son ministère, Batho s'était faite limoger du gouvernement. Elle juge aujourd'hui que c'est la décision d'un "chef de gouvernement en mal d'ascendant".
Elle dédie d'ailleurs son livre "à toutes celles et ceux qui, comme moi, ont un jour été écartés, limogés, licenciés, virés". 
Elle avait pourtant commencé par pointer des collègues en juillet 2013: "Je pense que d'autres ministres que moi sont allés beaucoup plus loin!". "Pas plus tard qu'hier, Cécile Duflot est allée beaucoup plus loin", avait précisé Delphine Batho, avant d'insister: "je n'aurais pas dû être virée !" Dans un entretien du Monde, Cécile Duflot avait en effet réclamé à François Hollande "un véritable second souffle" en matière d'écologie. Avec son éviction du gouvernement, "je crois que le Premier ministre a voulu faire un exemple. Comme si j'avais été le bouc émissaire, peut-être, du flottement qu'il y a depuis un certain nombre de mois"...

Duflot-Filippetti-Batho
L'ex-ministre fait le récit de son année passée au gouvernement, à lutter contre les lobbies du secteur énergétique - Henri Proglio, PDG d'EDF, était le "ministre fantôme" de l'énergie, et Christophe de Margerie, patron de Total, montre que "le patron, c'est lui" -, deux grands patrons pourtant violemment agressés par la gauche at temps des années d'opposition.

Hollande aurait en outre sacrifié temps et énergie à une relation conflictuelle avec Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif.
En désaccord total avec le président sur le gaz de schiste, l'erreur de casting affirme avoir été prête, ainsi que sa collègue Aurélie Filippetti, à quitter le gouvernement si leur meneur, Arnaud Montebourg avait démissionné après avoir été désavoué sur l'aciérie de Florange en décembre 2012. Elle regrette qu'il ne l'ait pas fait, car il a été contraint de partir l'été dernier "dans de plus mauvaises conditions", suivi d'Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture.

Le nouveau ministre de l'Economie n'échappe pas au carnage

A propos d'Emmanuel Macron, la ministre en disgrâce révèle que  "le tout-Paris des affaires chuchotait depuis longtemps qu'il se voit un jour président de la République".
L'amère Batho est moins virulente envers le premier ministre qui serait "le meilleur de sa génération" à ses yeux. Elle avoue toutefois que Manuel Valls l'a souvent "exaspérée par ses prises de position libérales".

L'aigrie est étrangement silencieuse sur l'actuelle ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, dont elle fut très proche et avec qui elle est brouillée comme tant d'autres, mais qu'elle ménage, voyant actuellement en elle une candidate crédible pour 2017, bien que déjà vue. 

Batho se prépare-t-elle à soutenir une nouvelle candidature de S. Royal ?

Celle qui fut l'une des porte-parole de Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012 est députée des Deux Sèvres, à la suite de Ségolène Royal, et devait garder le siège de son aînée au chaud, en cas de repli de l'ex-concubine de Hollande. Passée de la FIDL (au lycée ...Henri IV avec Mazarine Pingeot, la fille adultérine de François Mitterrand) à SOS Racisme, comme vice-présidente au côté du nouveau président Fodé Sylla, mouillé dans l'affaire de la MNEF et dans une sombre affaire de stupéfiants suite à des dépêches mensongères de l'AFP en 2007, cette originaire des Deux-Sèvres donc devint conseillère de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007, pour les affaires de sécurité.

Batho miserait  sur ce cheval  de retour
Ministre le temps d'un seul printemps,  mais quadra en 2017, Batho se verrait bien à nouveau responsable du projet de Ségolène Royal, comme lors des primaires "citoyennes" de 2011.
Ségolène Royal aura-t-elle un tel besoin de Batho qu'elle puisse passer sur leur brouille? Son ex-mentor, Ségolène Royal, a eu la dent dure contre elle après son éviction, rappelant qu'il faut "jouer collectif" quand on est membre du gouvernement et assurant que "l'écologie ne se résume pas à un budget".
"Je ne veux pas commenter... Je crois que Ségolène Royal s'enferme dans une forme de rancoeur", avait laconiquement tancé Delphine Batho.

Delphine Batho traîne une casserole
Jeudi 19 avril 2012, le Collectif Jeudi Noir dénonçait l'occupation d'un logement social de la Ville de Paris, par Delphine Batho, porte-parole de François Hollande.

mercredi 18 juin 2014

Une groupie de DSK bénéficie toujours d'un logement social de la mairie de Paris

Michèle Sabban, vice-présidente PS d'Ile-de-France, est toujours pistonnée

Conflit d'intérêts 
Mixité sociale selon Delanoë et Hidalgo:
HLM de la Ville de Paris,
réservée aux socialistes bien en cour
Charité bien ordonnée commence pas soi-même. "Marianne" révèle que l'élue socialiste chargée de la question du logement au Conseil régional, Michèle Sabban, occupe elle-même un logement social à Paris.

Le comble ? C’est la vertueuse qui, aujourd'hui, transmet les dossiers des demandeurs de logements sociaux aux bailleurs franciliens, car la Région possède un droit réservataire sur quelque 9.700 HLM... Ainsi Michèle Sabban a-t-elle su s'appliquer le droit réservataire que possède la région sur quelque 9 700 HLM, explique l'hebdomadaire.

On avait fait des cachotteries à Huchon ?
Soixante-dix mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris à 1.218 euros, c'est le logement à prix modéré dont bénéficie Michèle Sabban, vice-présidente PS de la région Ile-de-France, révèle Marianne, mercredi 18 juin.
Et les deux députés du 13e arrondissement ignoraient tout: le docteur Jean-Marie Le Guen, actuel secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement du gouvernement Valls, et Denis Baupin (EELV, compagnon d'Emmanuelle Cosse, ancienne présidente d'Act Up-Paris, 8e vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France et secrétaire nationale d'EELV).

Cette proche de Manolo Valls crève le plafond de ressources 
Michèle Sabban était membre de l'équipe de campagne de Valls lors de la primaire du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012... Interrogée par Marianne, Sabban se défend : "J’étais en difficulté personnelle. Je n’ai demandé aucun passe-droit. Les élus doivent-ils être coupés de leur base ? C’est horrible de devoir se mettre à poil." Serait-ce une Femen ?
Marianne met aussi en cause le plafond de ressources exigé pour occuper un logement social. Selon les calculs du quotidien, la vice-présidente du Conseil régional touche 48.000 euros par an, alors que le plafond de ressources est fixé à 41.434 euros annuels, soit un dépassement de plus de 7.000 euros. "Faux, je ne le dépasse que de 16 euros", assure Michèle Sabban.

La socialiste occupe cet appartement depuis dix ans

Sabban - DSK - Cambadélis - Huchon
Alfortville, octobre 2006
Proche de Dominique Strauss-Kahn, elle le défendit bec et ongles lors de sa vilaine affaire de violences sexuelles sur une employée précaire du Sofitel de New-York et immigrée africaine.
Sa déclaration partisane à l'encontre d'Anne Mansouret mère de la victime présumée d'avances: lien video. On y découvre après coup pourquoi elle est au PS...
Sabban était donc jusqu'ici passée au travers de plusieurs vagues de scandales 

En 2011, Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC, habitait encore un appartement de 120m² de la régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), pour 1.519 euros par mois, dans le quartier du Panthéon. Quand le scandale fuita en 2009, le sénateur alors septuagénaire de Belfort dénonça une campagne politique contre lui. Dans le privé, le loyer de l’ancien ministre de la Défense de Mitterrand et de l’Intérieur de Jospin se serait élevé à 3.500 euros.
"M. Chevènement est dans les clous de la loi, confirma le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu sur BFM TV-RMC. C’est son problème, lui, dans sa glace, avec sa morale." Le ministre (UMP) trouva toutefois cette histoire vraiment très amusante. "C’est cette même ville de Paris qui refuse de signer avec l’Etat une convention que je leur propose pour dire: sur le parc HLM de Paris, il faut mettre des Dalo [bénéficiaires du droit opposable au logement], souligna-t-il.

M'dame Sabban a-t-elle toujours sa place au Parti socialiste?

jeudi 11 juillet 2013

Montebourg défie Hollande sur le gaz de schiste

Défragmentation de la solidarité gouvernementale 

Le ministre du Redressement productif fait de la provocation sur le sujet
Arnaud Montebourg rebondit sur la "leçon à Delphine Batho". 
Nono et Batho sont dans un pédalo; Batho tombe à l'eau; il reste Nono. Alors que la position de François Hollande est claire, Montebourg a lancé l’idée de confier l’exploitation des gaz de schiste à une compagnie publique plutôt que privé, lors d’une audition à l’Assemblée nationale,mardi soir.  A condition, s’est empressé de préciser le ministre du Redressement productif, de "régler le problème de la pollution des sous-sols". 

Partie de bras de fer
Il n’a rien oublié de la position du gouvernement auquel il appartient, mais  Arnaud Montebourg est pourtant allé chercher la "gauche molle": si Hollande a su se montrer ferme avec une femme ministre isolée, le mou saura-t-il l'être face à un candidat arrivé 3e à la primaire socialiste?
Car, pour Hollande, la fracturation hydraulique du gaz de schiste, c’est non. Alors Montebourg saisit la question pour évaluer son poids politique actuel et tester  la capacité du président à lui résister . "Je pense qu'on arrivera avec la technologie dans très peu de temps au gaz de schiste écologique. Où il n'y a pas de pollution", a-t-il ainsi assuré, avant de s’interroger à voix haute : "pourquoi on ne pourrait pas convaincre les écologistes raisonnables? Ils sont majoritairement raisonnables. Ils sont même tous raisonnables", a-t-il balancé.

Philippe Martin, fraîchement nommé ministre de l’Ecologie, a fait la leçon à son collègue

La réplique de Philippe Martin n’a pas tardé: "la question ne se pose pas." 
Mais elle est plus ferme que "raisonnable". Le nouveau ministre de l’Ecologie rappelle que "le bilan carbone des forages de gaz de schiste est très négatif, surtout si l'on prend en compte non seulement le CO2 issu du gaz extrait, mais aussi de la quantité de méthane qui fuit vers l'atmosphère lors de l'extraction".

Ainsi, l
e successeur de Delphine Batho se pose-t-il en bon petit soldat appliquant à la lettre les consignes venues d’en haut. "Ma feuille de route, celle que m'a fixée le président de la République, est de conduire la transition écologique et énergétique afin, notamment, de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles", a-t-il rappelé en conclusion de son intervention. 

Delphine Batho lui laisse peu d'espoir: "Je pense que le plus dur est devant lui sur ce dossier", a-t-elle prédit sur France Inter.

Les nains crient haro sur Montebourg

Électron libre du gouvernement, Arnaud Montebourg a été recadré à plusieurs reprises par l’exécutif. 
Inutilement.  
Stéphane Le Foll, ex-homme à tout faire de François Hollande rue de Solférino,  a lancé l'élément de langage valable pour tous les suivants, si adultes et indépendants soient-ils. Le sujet de l'exploitation du gaz de schiste par une compagnie publique "n'est pas l'objet de la discussion". "Ce n'est pas cohérent avec le choix qui a été fait lors de la conférence environnementale", a souligné le ministre de l’Agriculture sur BFMTV/RMC, jeudi matin. 

Bruno Le Roux, lui aussi godillot du chef de l’Etat, a pour sa part estimé sur Europe 1  que "quand le ministre de l'Industrie dit qu'il y a un fort potentiel pour la France, il dit vrai. Pour autant, quand il veut créer une entreprise publique sur cette question, il va trop vite".

Secrétaire nationale totalitaire du PS chargée de l'environnement, Laurence Rossignol, s'en est prise frontalement à Arnaud Montebourg pour lui rappeler qu'il "n'est ni ministre de l'Ecologie, ni de l'Energie". "Je l’ai connu mieux inspiré. Il n'y a pas de façon propre d'exploiter les gaz de schiste par une entreprise publique plus que par une société privée", a-t-elle estimé, péremptoire sur RMC. 

Le mot politique de la fin est revenu au 
chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, pour qui "c'est quand même triste et pour le coup ça ne donne pas une bonne image du gouvernement". Et d'asséner : Arnaud Montebourg est "à la fois nuisible à l'écologie et (...) nuisible au gouvernement".

Hollande va-t-il trouver un côté positif à sa capacité de nuisance ?
Ou va-t-il défraggler le disque mou de gouvernement comme il a fait d'une vulgaire Batho?


vendredi 5 juillet 2013

Delphine Batho met en cause les lobbies autour de Hollande

Matignon nie sa proximité avec avec Vallourec...

"Certaines forces économiques"?
Le pédalo a
heurté le Batho
Les lobbies sont les principaux responsables de son éviction, selon Delphine Batho, limogée mercredi de son poste de ministre de l'Ecologie,  jeudi 4 juillet après-midi .
"Certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique", notamment sur la question du gaz de schiste et de la transition énergétique, dont la réduction de la part du nucléaire en France, a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse. 

Un complot pour éliminer une ministre de Hollande
"Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues", a-t-elle déploré.

Et Delphine Batho de viser nommément le patron de Vallourec, patron du CAC 40.
L'entreprise fabrique des tubes en acier. C'est l'UMP qui établit un lien suspect, dans un communiqué de mai 2012: le parti affirmait qu' "il n'y a pas si longtemps, la gauche criait au conflit d'intérêt pour moins que ça" [pdf].
Or, son patron, Philippe Crouzet, major de l'ENA, tout comme sa femme (issue de la fameuse promotion Voltaire, comme François Hollande, Michel Sapin, Ségolène Royal, Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Elysée...) n'est autre... que l'époux de Sylvie Hubac, la directrice de cabinet du président François Hollande. 
"Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux USA ?", a-t-elle interrogé. 

"Que le patron de Vallourec dise que je suis un désastre parce que je fais rempart au gaz de schiste et que je veux réduire la part du nucléaire, c'est une chose, qu'il annonce ma mise à l'écart à l'avance, c'en est une autre. De quelle informations disposait-il pour être si sûr de lui?" a-t-elle insinué.
Challenges racontait en effet ce 3 juillet que le mois dernier, lors d'un voyage aux Etats-Unis, il avait dit que Batho était "un vrai désastre":
"Philippe Crouzet [...] avait ajouté que le problème Batho était
en passe d'être réglé,
car son influence au gouvernement
allait désormais décroître
."
Delphine Batho a ensuite mis en cause directement les "conseillers de Matignon et de l'Elysée"

Est-il normal "qu'ils me critiquent publiquement dans la presse"? a-t-elle lancé amèrement. 
Dans la soirée de jeudi, Matignon a tenté de clore la polémique, en assurant simplement que l'éviction de Batho - en sept heures- est "liée à ses déclarations sur son budget".

Petite liste rose des patrons, amis de Hollande
Deux hommes l’ont beaucoup aidé,son ami de toujours Jean-Pierre Jouyet, tout récemment nommé patron de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), dont la femme Brigitte Taittinger est une cousine de Christophe de Margerie, le patron de Total) et Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild et actuel secrétaire général adjoint de l’Elysée. 
Hollande a recroisé la route du banquier d’affaires Philippe Villin, ancien patron du Figaro et supposé proche de Sarkozy. Les deux hommes s’étaient croisés à l’ENA. Résultat : Villin le soutiendra à la primaire ; il versera même 7 500 euros à son comité de soutien présidentiel et lui organisera à son tour deux dîners avec des patrons français. 
Mais le réseau ne s'arrête pas là et si tout est plutôt clair concernant l'échouage de Batho,  il est permis de se demander si Sarkozy a été rejeté par les Français ou par le monde des affaires.


mardi 2 juillet 2013

Ayrault va-t-il débarquer Batho ?

Batho convoquée à Matignon: les Verts menacent de quitter le navire

Jean-Vincent Placé (EELV) fait du chantage au départ des Verts du gouvernement.

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho et le sénateur Jean-Vincent Placé, lors du congrès d'Europe Ecologie les Verts à Nantes, le 18 septembre 2012. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP)
La députée Barbara Pompili (EELV), la ministre de l'Ecologie Delphine Batho et le sénateur Jean-Vincent Placé, 
lors du congrès d'Europe Ecologie les Verts à Nantes, le 18 septembre 2012

Son parti n'est "pas loin de la sortie" du gouvernement, a estimé mardi 2 juillet, Jean-Vincent Placé, chef du groupe écologiste au Sénat, estime, alors que la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a déploré que son ministère ait "un mauvais budget" 2014. "Il est clair que, pour les écologistes, il est impossible de voter un budget où l'écologie baisse autant", juge Jean-Vincent Placé. "Là, on n'est pas loin de la sortie", menace-t-il.


Placé réclame des taxes supplémentaires 

"L'enjeu budgétaire sera à la fois de mettre en place une fiscalité écologiste, en particulier une augmentation du prix du diesel et l'instauration d'une taxe carbone, et un budget positif pour l'écologie", explique-t-il.

"J'ai déjà dit que ce budget est un signal désastreux donné aux associations et aux écologistes", a insisté le sénateur de l'Essonne.


Delphine Batho (PS) "a fait preuve de lucidité", selon lui
Placé ajoute que "c'est bien de dire les choses".
Avec une baisse de 7% de ses crédits, le ministère de l'Ecologie est l'un des plus sévèrement touchés par les économies que le gouvernement compte réaliser l'an prochain. "C'est un mauvais budget", a lancé Delphine Batho mardi matin sur RTL, quelques heures avant le début du débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée nationale.

Des propos qui ont provoqué la convocation de la ministre par le chef du gouvernement


Batho en partance ?


Batho devrait bientôt écoper, voire s'échouer
Après sept partielles perdues sur huit, la majorité présidentielle en est à 2% près à l'approche des municipales:  en 2014, les écolos ne pourront pas être écartés de sa barque de sauvetage.