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lundi 7 août 2017

Mort de Nicole Bricq : sa suppléante au Sénat déraille, comme un convoi SNCF

L'indécent commentaire :"Nicole est morte, me revoilà peut-être sénatrice"

Le filtre de l'élection au suffrage indirect lâche parfois des monstres dans le paysage politique 

Appelée à prendre pour quelques semaines la succession au Sénat de Nicole Bricq, brutalement décédée à 70 ans, Hélène Lipietz n'améliore pas l'image d'Europe Écologie Les Verts (EELV). La réaction de sa remplaçante écologiste (ci-dessus à gauche au côté de son frère Alain) au Sénat stupéfie les internautes seuls. La classe politique, notamment socialiste, reste indifférente.
Si Christophe Castaner tweete, c'est pour valoriser le président Macron :  



Cette récupération confirme la mission de propagande qui lui est allouée.

Se croit-il à la tête d'un ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande (Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda, RMVP) ?

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La remplaçante s'est révélée telle qu'en elle-même, confirmant un intérêt de cette formation politique plus grand pour la planète que pour l'humain, en dépit de ses prises de parti démago-politiques pour les migrants. C'est avec une incroyable irresponsabilité ego-centrée qu'elle commente cette disparition sur son site… 

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Ancienne ministre - en chaussettes hautes, ci-contre au Koweit - du Commerce Extérieur de François Hollande et soutien d’Emmanuel Macron, la sénatrice Nicole Bricq est morte ce dimanche 6 août à l’âge de 70 ans, des suites d’une chute accidentelle dans un escalier.
Hélène Lipietz, avocate membre d’Europe Ecologie-Les Verts et soeur de l'homme politique EELV Alain Lipietz (70 ans et parrain de la revue Jeune République qui ne paraît plus), et quatrième sur la liste d’union de la gauche aux élections sénatoriales de Seine-et-Marne en 2011, est appelée à lui succéder au Sénat jusqu’au renouvellement de septembre. Elle l’avait déjà remplacé lors de sa nomination au gouvernement. Mais sur son blog, dimanche, elle a rendu hommage à Nicole Bricq d’une très curieuse façon... 

Avocate hallucinée

"Le pire des scénario (sic), et pour elle et pour moi", lâche Hélène Lipietz, en introduction de son billet finement intitulé : "Nicole est morte. Me revoilà peut-être sénatrice… pour 6 semaines". On sent, d'entrée, que la militante écologiste a subi un traumatisme, mais remontant à sa tendre enfance. 

Dès le deuxième paragraphe, l'avocate fait un jeu de mots d’un goût douteux : la remplaçante de Nicole Bricq souligne que la fan du président Macron est décédée "d’une chute d’une marche, alors que sénatrice d’En marche. Subtil premier degré ! "Elle avait décidé de ne plus se représenter à 70 ans", poursuit la bientôt sexagénaire.
Et d'enchaîner, ironique : "Un bon petit soldat du socialisme". 

Hélène Lipietz peut bien préciser, avec toute la sincérité dont elle est capable, qu'elle "pense très fort" au compagnon de Nicole Bricq, et saluer "une grande sénatrice", virée en 2012 du ministère de l’Ecologie "pour avoir dit la vérité" sur des permis d'exploration en vue de forages au large de la Guyane, mais le mal est fait. 

Lipietz Helène ne vaut pas mieux que son frère Alain
L'aigreur est une marque de famille. La barjot bio n’a visiblement pas très bien digéré le fait que Nicole Bricq ait repris son mandat au Palais du Luxembourg après avoir été écartée du gouvernement en 2014. "Elle voulait rester au Sénat pour être un bon petit soldat du socialisme…", tacle l'écologiste radicale . 

Et H. Lipietz de conclure en remarquant qu’elle ne siégera "sans doute pas" d’ici aux élections sénatoriales de septembre, puisque la session parlementaire est terminée pour les sénateurs. "Mais pendant 6 semaines j’aurai le plaisir de reprendre le clavier pour répondre aux citoyens-citoyennes comme je l’ai fait pendant 22 mois, laissant de côté ma nouvelle profession, que je n’ai même pas eu le temps de vous présenter : cuistote-bouquiniste :-)" à Avallon (Yonne) depuis 2014, écrit-elle, tout en légèreté. 

Conclure un billet sur la mort d’une personne par un smiley, voilà la dernière curiosité que s’autorise Hélène Lipietz, sénatrice intermittente... et visiblement profondément barrée. 
Son père Georges, dénoncé et arrêté pour ses origines juives en mai 1944 à Pau, il est remis à la SNCF à Toulouse, transporté pendant une trentaine d’heures dans des wagons à bestiaux, puis interné au camp de Drancy. Il échappe de peu à la déportation, du fait de la libération du camp le 18 août 1944. En effet, il devait partir par le dernier train pour l’Allemagne, mais un cheminot conseilla aux nazis d’emporter plutôt les œuvres d’art.Après le décès de son père, des membres de sa famille, dont elle et son frère Alain, reprennent l’action qu'il avait engagée devant le tribunal administratif de Toulouse contre l’État et la SNCF pour complicité de crime contre l’humanité dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Hélène Lipietz récidive

Interpellée dans les commentaires de son post sensible, Hélène Lipietz assume totalement ses propos, comme il se doit dans cette catégorie de féministes insensibles. 

Image associéeA un internaute qu'elle choque, celle qui siégea à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale répons ce lundi 7 août : "Il n’y a pas de larmes lourdes, puisqu’il n’y a pas de larmes, sauf pour Jean-Paul dont j’ai apprécié l’humour", nouvelle référence au compagnon de Nicole Bricq (ci-dessus). 

Suite à un autre commentaire,
elle réaffirme son refus de "verser des larmes de crocodile" sur la disparition de l’ex-ministre. "Je suis triste pour Jean-Paul, j’admire la femme politique qu’a été Nicole, mais je ne partage pas ses dernières idées voire même les regrette, mais en même temps je trouve que la vie me fait une sacrée farce", insiste encore Hélène Lipietz. Avec, à la clé, un nouveau smiley...

Nouveau raté de la moralisation de la vie politique.

 

mardi 1 décembre 2015

Conseil Economique et Social: le candidat du pouvoir socialiste prend la tête, comme par enchantement

Un franc-maçon envoie le radical, Aschieri (FSU) à la rue

Bernasconi prend la tête du Cese et Jean-Paul Delevoye démissionne de son mandat de conseiller du Conseil économique, social et environnemental 
Bernasconi est membre du Grand Orient 
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a un nouveau président (ci-contre). Le président-sortant (2010-2015) a immédiatement annoncé sa démission de son mandat de conseiller de l'institution, a annoncé le Cese dans un tweet. Jean-Paul Delevoye (ci-dessous) avait été renommé le 5 novembre par le gouvernement, au sein du groupe des personnalités qualifiées. "Je vous informe, ce qui n'est une surprise pour personne, qu'à cet instant mon mandat cesse", déclare Jean-Paul Delevoye dans une vidéo de son discours prononcé dans l'hémicycle juste après sa défaite, jointe au tweet. 

Le président sortant du Cese, soutenu par FO, a été battu
 par
le candidat issu du Medef, Patrick Bernasconi soutenu par la quasi-totalité des organisations patronales, quatre syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) et des associations. Mardi, le nouveau président a obtenu 131 voix, contre 63 pour Jean-Paul Delevoye et 30 pour le syndicaliste Gérard Aschieri. 
Ancien ministre, puis médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye était président du Conseil économique, social et environnemental depuis novembre 2010. Une PME de travaux publics.

A 60 ans, Patrick Bernasconi, qui est parvenu à la présidence du Conseil, économique social et environnemental (Cese), a l'image d'un "patron social". À la tête d'une PME de travaux publics, vice-président du Medef jusqu'à la semaine dernière et partisan du dialogue social, ce Normand d'origine italienne, au sourire timide, n'a jamais manqué d'ambition. Président durant près de neuf ans de l'une des plus puissantes fédérations du Medef, celle des travaux publics, il a convoité en 2013 la présidence de l'organisation patronale, avant de se désister en faveur de Pierre Gattaz, vainqueur de la course. "Patrick Bernasconi a une fibre sociale, sa candidature face à Pierre Gattaz, c'était le patron social face au libéral", assure Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. 

"Ce n'est pas un bateleur"
Au Medef, "il symbolisait le courant ouvert au dialogue social", estime un de ses soutiens syndicalistes. Quatre centrales réformistes - CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa - ont appuyé sa candidature au Cese face au président sortant Jean-Paul Delevoye. Son allure simple tranche avec celui d'un grand patron. Les formules à l'emporte-pièce, comme celles prisées par Pierre Gattaz, ne sont pas son fort. "Ce n'est certes pas un bateleur, mais un homme attaché à la réflexion et au fond", renchérit un de ses soutiens. 
A son actif, plusieurs négociations sociales sensibles : la représentativité syndicale en 2008, des conventions de l'assurance chômage et la sécurisation de l'emploi en 2013. Des syndicalistes qui l'ont côtoyé à ces occasions le décrivent comme "un homme posé, conscient du rapport de forces, mais pas dans l'agressivité, quelqu'un avec qui on peut discuter", qui est "toujours à la recherche une solution" pour faire aboutir les négociations.

"J'aime rassembler mes interlocuteurs"
"Ces négociations m'ont permis de pratiquer le dialogue social, de comprendre la nécessité et le rôle des corps intermédiaires, confie-t-il. J'aime rassembler mes interlocuteurs pour pouvoir bâtir ensemble." Ce Normand est né le 16 juillet 1955 à Domjean (Manche). Ses parents, d'origine italienne, s'étaient installés dans cette région dans les années 1920. Son entreprise de travaux publics est "une histoire familiale", raconte-t-il. Créée en 1933 par son grand-père, c'est son père qui lui a donné la dimension d'entreprise de travaux publics et de bâtiment dans les années 1950. Diplômé de l'École supérieure des travaux publics, il a pris les rênes de l'entreprise familiale, Bernasconi Travaux Publics, en 1985. Il en assure toujours la présidence. Engagé dans les organisations patronales d'abord en Normandie, il est devenu un poids lourd du Medef en présidant de 2005 à 2013 la Fédération des travaux publics.

Un "renouveau démocratique"
Après avoir rallié en 2013 Pierre Gattaz dans la course à la présidence du Medef, il a hérité du poste de vice-président, dont il a démissionné jeudi dernier, relevant l'incompatibilité entre les deux fonctions. Au Cese, il a fait son entrée en 2010, au titre des personnalités qualifiées nommées par le gouvernement, et a été membre du bureau de l'institution à partir de 2014. 

"Au bureau du Cese, il était transparent, neutre, il n'a rien fait", lui reproche un de ses adversaires. Mais il promet un "renouveau démocratique" pour le Cese. À peine élu, il a affirmé vouloir demander "audience" au président de la République et aux présidents des deux assemblées pour évoquer "la place centrale" du Conseil.

Les Francs-Maçons, membres du Grand Orient de France (GODF) dans le gouvernement Hollande / Ayrault

François Hollande, un Président de la République aux ordres du Grand Orient de France (GODF)

Ministres et Conseillers Francs-Maçons
Jean-Marc Ayrault, premier ministre: En 2008, maire de Nantes, il fait voter une subvention de 400.000€ destinée à la rénovation et à l’agrandissement du local servant aux réunions de 7 loges maçonniques;
Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, membre du Grand Orient de France (GODF);
Christiane Taubira, ministre de la Justice, membre du Grand Orient de France (GODF);
Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, ancien membre de la Ligue Communiste Revolutionnaire et GODF;
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, membre du Grand Orient de France (GODF);
Michel Sapin, ministre du Travail,  GODF;
Vincent Peillon, ministre de l'Education Nationale, GODF  et ancien communiste, membre du Comité Communistes pour l’Autogestion;
Jérome Cahuzac, ministre du Budget),  GODF;
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, GODF;
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, GODF;
Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, franc-maçonne et ancienne communiste membre du PCMLF (Parti communiste marxiste-léniniste de France);
Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée chargée de Décentralisation, membre du Parti Radical de Gauche et membre de la Grand Loge Féminine de France (GLFF);
George Pau-Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, franc-maçonne;
Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie), franc-maçonne;
Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, GODF;
Alain Vidalies, ministre en charge des Relations avec le Parlement GODF;
Victorin Lurel, ministre délégué en charge de l'Outre-Mer, GODF;
Marc Mancel (conseiller de la ministre George Pau-Langevin), franc-maçon membre du Grand Orient de France (GODF);
Christophe Chantepy, directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault),  GODF;
Alain Simon, contrôleur général au ministère de l'Economie, GODF;
Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, GODF;
Cédric Lewandowski, directeur de cabinet de Jérome Cahuzac, GODF;
Renault Vedel , directeur adjoint de cabinet de Manuel Valls, GODF;
Alain Bauer, conseiller officieux de Manuel Valls, parrain de l’un de ses fils, ancien Grand maitre du GODF (2000 à 2003);
Yves Colmou, conseiller de Manuel Valls, GODF,...
Laurent Fabius, franc-maçon officieux.
Marisol Touraine, fille du sociologue Alain Touraine aux accointances maçonniques de notoriété publique. 

Francs-maçons du gouvernement Valls
Bien qu'ayant été initié au Grand Orient de France (GODF), Manuel Valls ne cherche manifestement pas à s'entourer de francs-maçons au gouvernement. Actuellement, il n'y a autour de lui que deux membres du GODF, qui ne cachent d'ailleurs rien de cette appartenance : le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et celui du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, François Rebsamen. Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a été initié au GODF, mais il a fini par s'en éloigner.
Le chef de cabinet de Valls, Sébastien Gros, et son conseiller technique pour l'outre-mer, Frédéric Potier, en sont et fréquentent toujours leur temple.

jeudi 27 novembre 2014

Yamina Benguigui aurait menti sur sa déclaration de patrimoine

La ministre avait délocalisé ses affaires 

Jean-Marc Ayrault se déclarait garant de la "transparence financière de la vie politique"


Or, en lousdée et dans la foulée, la ministre socialiste empocha pourtant 430.000 € en ...Belgique. Yamina Benguigui aurait-elle des secrets pour Hollande et la République? Il y a moins d'un an, comme tous les membres du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, a rempli une déclaration de patrimoine rendue publique et nécessaire par la fraude fiscale du ministre du Budget du président Hollande, le socialiste Jérôme Cahuzac  et les promesses d'exemplarité du vertueux candidat PS, François Hollande, un an plus tôt, en 2012. 
Après la charte de déontologie voulue par Fabius et imposée à l'ensemble du gouvernement Ayrault, le pouvoir socialiste avait voulu marqué une rupture ostensible, remplaçant, le 20 décembre 2013, la Commission pour la transparence financière de la vie publique par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, sans plus d'effets.
Les affaires s'engagèrent mal aussitôt: chargée d'examiner les déclarations d'intérêts et de patrimoine de quelque 7000 élus et hauts fonctionnaires, cette autorité aurait dû être indépendante, mais l'Elysée alla chercher Guillaume Valette-Valla au cabinet du ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies, dont il était le conseiller chargé des affaires institutionnelles et législatives, pour en faire le nouveau secrétaire général de l'HATVP. 

Début décembre 2012, malgré l'opposition de l'UMP à la création de cette instance, l'Élysée avait déjà installé l'ancien procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal à la présidence de la HATVP, bien que réputé proche de Martine Aubry.

"Autant envoyer directement ma déclaration de patrimoine rue de Solférino, au siège du PS!", protesta alors Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. "Ces gens ont le droit de vie ou de mort sur les élus, ajoute Eric Woerth, député UMP de l'Oise. Il devrait y avoir une règle pour ce type de fonction. Quelle que soit la qualité de la personne qui l'occupe, une préférence politique crée une suspicion immédiate de subjectivité."

Après la volonté de débarquer le procureur François Falletti, après les promotions-éclair de Thomas Le Drian, 29 ans, fils du ministre de la Défense, "chargé de mission auprès du Président du Directoire" André Yché à la Société nationale immobilière (SNI), de Salomé Peillon, fille du ministre de l'Education nationale, au prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël, ou de Paul Bernard, ancien conseiller de François Hollande, ces nominations accréditent l'idée qu'un Etat PS est en train de se former sous nos yeux avec la double ambition de placer les amis et de contrôler l'appareil d'Etat.

En cas de mensonge, l'élu(e) encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Mises en ligne le 15 avril 2013, ces déclarations de patrimoine étaient censées concrétiser les promesses de l'exécutif en matière de "transparence financière de la vie politique". Le préambule méthodologique est parfaitement explicite : "La déclaration prend en compte tous les éléments composant le patrimoine, quelles que soient leur nature, leur importance ou leur situation géographique. L'ensemble des biens doit être déclaré, y compris ceux détenus à l'étranger et ceux n'entrant pas dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)." 

La secrétaire d'Etat utilisait tous les moyens de la République



Elle se déplaçait en Falcon
: lien PaSiDupes

Elle était aussi un symbole de la diversité franco-algérienne nantie qui a trouvé asile à gauche

Devoir de mémoire: outre François Hollande soi-même, huit membres du gouvernement Ayrault dépassaient le million d'euros de patrimoine: Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, Michèle Delaunay (Personnes âgées), Marisol Touraine (Santé), Michel Sapin (Travail), Victorin Lurel (Outre-mers), Valérie Fourneyron (Jeunesse et Sports) et George Pau-Langevin (Réussite éducative).

 
Le "néant" socialiste est plein aux as

Yamina Benguigui a inscrit "néant" dans la case n° 10 de sa déclaration, celle qui concerne les "biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l'étranger" et leur valeur. Or, le 29 janvier 2014, alors qu'elle menait campagne pour les municipales dans le Xe arrondissement de Paris sur la liste du socialiste Rémi Féraud, la ministre-réalisatrice-écrivain avait bien dû vendre les parts qu'elle détenait dans une société anonyme de droit belge, G2, soit 20 % du capital. Le rachat par ladite société "des 12 actions émises près de Mme Yamina Benguigui" d'une valeur nominale de 1.000 € a été décidé "au prix de 35.833,33 € par action", indique le document enregistré au greffe de Bruxelles le 13 février dernier. Soit, au final, un joli chèque de 430.000 €

Un "néant" chargé, mais une bagatelle pour les nantis du PS.

Aux innocents socialistes les mains pleines. Pour un petit péché véniel, une fraude fiscale de 430.000 euros de son patrimoine qui se justifie probablement par une épidémie socialiste de "phobie administrative", Anne Hidalgo réclama la démission de Yamina Benguigui du Conseil de Paris. 
Le 27 février 2013, sur le plateau de Canal +, ce chevalier dans l'ordre national du Mérite, promue officier en mai 2007, avait lancé en riant au sujet de l'affaire Copé : "Ça fait du bien à notre gouvernement !" Nul doute que son éviction du gouvernement la met moins en joie que le verdict à venir du tribunal: jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende, de quoi faire rire Copé pendant encore longtemps.

Si on passe le "néant" socialiste au crible, on découvre des liens entre G2, une coquille créée en 2000 par le producteur Philippe Dupuis-Mendel, et Yamina Benguigi, deux amis de longue date.
Cette structure belge contrôle une autre société, française celle-ci, Bandits Production, qui a financé l'essentiel des œuvres de cette cinéaste engagée, dont Mémoires d'immigrés, le documentaire de témoignages en trois parties (160 mn) qui l'a fait connaître en 1997, à l'issue des années Mitterrand. Il se trouve disponible au CNDP, mais fut d'abord diffusé par Canal+ et MK2, groupe audiovisuel de Marin Karmitz, dont la fortune était estiméeà 40 millions d'euros en 2009. Dès octobre 2005, Yamina Benguigui, ex-adjointe de Bertrand Delanoë aux droits de l'homme et à la lutte contre les discriminations, a siégé sans discontinuer au conseil d'administration de G2. Elle n'a démissionné de ce mandat qu'en août 2012, deux mois après son entrée au gouvernement. "Je ne détiens aucune part dans cette société", nous avait-elle répondu par mail à Marianne en mai 2013. Une information alors impossible à vérifier, l'entreprise belge ne détaillant pas la structure de son actionnariat dans ses comptes annuels. Mais en rachetant récemment ses actions à Yamina Benguigui, G2 a dû se plier à l'obligation légale de publicité qui entoure ce type d'acte. Et dévoiler incidemment le pot aux roses ? Contactée par le magazine, la ministre n'avait pas souhaiter communiquer: la transparence n'est pas la chose du monde socialiste la mieux partagée.

Mais comment se fait-ce, puisque  "
je n’ai pas le moindre problème avec le fisc et jamais je ne démissionnerai. Cette affaire n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. D’ailleurs, le président Hollande est d’accord avec moi : les élus sont sous la dictature des media"...



Hollande et Valls impliqués dans les nouveaux soupçons contre Kader Arif

Hollande et Valls auraient été au courant de tout

"Moi, président..." se serait encore mis dans de mauvais draps


La liste des ministres limogés ou démissionnaires depuis le début du quinquennat de François Hollande s'est encore allongée vendredi avec la démission forcée du secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans l'attribution marchés publics, pendant la primaire socialiste de 2011 en travaillant pour le micro-parti du futur président, "Répondre à gauche", et lors de la présidentielle de 2012. 


Avant lui, d'autres "présumés innocents", Cahuzacle ministre du Budget, qui niait toute fraude fiscale "les yeux dans les yeux", Thévenoud, le "phobique administratif", et aussi Aquilino Morelle, le "bling-bling" de l'Elysée aux frais de la République, ont dû abandonner leurs fonctions. Le numéro 2 de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, est au centre d'une méchante affaire de diffamation, mais le bras droit du président est en revanche maintenu.

VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj, qui dénonce la pression" mise sur Arif, parle de "vertu républicaine" et veut voir dans la démission du secrétaire d'Etat Arif une "décision honorable et respectable": 

2 millions d'euros de prestations à des entreprises dirigées par des parent du membre des gouvernements de Hollande. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu’une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.
"Je crois que le mieux c'est de faire que cela se passe avec transparence, mais en même temps avec beaucoup de sérénité" disait-il le 11 septembre, "je ne suis pas concerné moi par cette affaire", ajoutait-il, les yeux dans les yeux, devant la caméra de France 2.


Le démis assure avoir démissionné "par respect pour la fonction ministérielle".
 Une perquisition avait en effet été menée par la police judiciaire dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à deux sociétés dirigées notamment par son frère puis par ses neveux.
"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne.
Le candidat Hollande pouvait-il tout ignorer de ce conflit d'intérêts ?

Hollande aurait agi vite pour limiter la casse médiatique
Le secrétaire d'État lui a avoué dans son bureau à l’Élysée, jeudi 20 novembre, qu'il était cité dans une enquête préliminaire sur des marchés passés par le Conseil régional des Midi-Pyrénées et une société dont les associés sont des membres de sa famille.


Il a été immédiatement décidé que Kader Arif devait démissionner. Selon l'entourage du Président, il fallait rapidement couper court au déferlement médiatique et éviter de mettre le gouvernement en mauvaise posture. François Hollande n'a pas voulu voir s'installer un nouveau feuilleton, alors que l'affaire Jouyet est encore omniprésente. François Hollande a été exceptionnellement expéditif à l'encontre de son ami K. Arif. 

La journaliste de France 2 Maryse Burgot donne son analyse:



La journaliste participe-t-elle au désamorçage en détournant l'attention de ce qui a  pu contraindre le président à agir vite: la peur de Hollande que la presse remonte jusqu'à lui ?

AWF Music avait été initialement chargée des petits meetings du candidat Hollande. 

"Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe, après une trentaine de prestations [...] d'une qualité jugée insuffisante", explique Mediapart. "Cette entreprise spécialisée dans l’image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l’équipe du candidat l’a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d’électricité intempestive ou l’effondrement d’un pupitre", écrit le site d’information en ligne.
L'insistance pour affirmer que c'est  le Parti socialiste, et non François Hollande, qui aurait alors versé un "dédommagement" à la société du frère de Kader Arif. Régis Juanico, trésorier du PS à l'époque, a concédé avoir budgété 85.000 euros à cet effet, a mis la puce à l'oreille de la presse d'investigation.
Interrogé par Mediapart, un ancien responsable de campagne charge Kader Arif : "Il ne peut pas y avoir de favoritisme au sens pénal du terme puisqu'un candidat est absolument libre de choisir ses prestataires. Mais il n'est pas impossible que Kader ait un peu forcé le passage." Kader Arif se serait donc plaint auprès du président qu'on lui fait porter seul le chapeau et Hollande l'aurait congédié comme un malpropre pour se tenir plus blanc que blanc. Mais si les parents du secrétaire d'Etat ont profité de l'entremise de Kader Arif, la famille n'est pas seule en cause.

Mais 
Kader Arif serait inquiété par une autre affaire, à Paris


Les affaires de favoritisme qui inquiètent l'ex-secrétaire d'État de Hollande et Ayrault, puis Valls s'étendent jusqu'à Pariscroit savoir le "Journal du Dimanche". Il rapporte que l'explication "a été houleuse" entre Kader Arif et François Hollande, qui a du quitter prématurément la remise des prix de la Fondation Chirac. Le secrétaire d'État reprochait au président de la République de ne pas le couvrir comme il le fait pour Jouyet.

Une enquête en Midi-Pyrénées, une autre à Paris ?
Mediapart, le site trotskiste d'information, a épluché les factures de la société du frère de l'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants, AWF Music, visée par une enquête préliminaire. "Les sociétés d'événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d'État démissionnaire ne se sont pas contentées de contrats juteux avec le conseil régional du Midi-Pyrénées et le ministère de la Défense", expliquent les journalistes Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu. 
Le Journal du Dimanche révèle que l'enquête ne porterait pas seulement sur des contrats attribués en Midi-Pyrénées à deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par le frère de Kader Arif puis par ses neveux,  ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés publics pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros, mais aussi sur "un contrat de conseil de 53.000 euros signé entre l'une de ces sociétés, AWF, et son secrétariat d'État".  
L'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants a annoncé avoir démissionné de son poste "par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi".
L’entourage de François Hollande s’est borné à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n’y a donc aucun commentaire à faire".

Hollande et Valls dans la nasse



Pourquoi avoir continué à travailler avec ces sociétés si celles-ci n’avaient pas donné satisfaction lors des primaires ? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier, à Mediapart. 
AWF Music et AWF ont remporté les appels d'offres de la Région pour deux contrats de quatre ans, respectivement en 2009, puis 2014. Les deux sociétés, spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics, ont d'ores et déjà empoché deux millions d'euros pour leurs prestations.  


Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement ces mises en cause par l'opposition de droite au Conseil régional.

Le Premier ministre avait pris l'affaire de haut 
Entre autres vertueux, Manuel Valls avait fait la leçon aux indignés.

Hollande, l
e président de l'exemplarité, va-t-il pouvoir 
refuser longtemps encore de communiquer ?
Le chef de l'État peut désormais être destitué...



mercredi 26 novembre 2014

Hollande en campagne a réglé 700.000 euros à la société des proches de Kader Arif

Mediapart porte le pet sur les agissements de la bande à Hollande

Encore une amitié encombrante de Hollande
L’amitié de Kader Arif devient de plus en plus embarrassante pour François Hollande. Les contrats juteux avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées de Martin Malvy et le ministère de la Défense de Jean-Yves Le Drian ne sont pas les seuls entachés du soupçon de favoritisme visés par une enquête préliminaire sur  sociétés d’événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d’État démissionnaire. D’après des informations recueillies par Mediapart, la première d’entre elles, AWF Music, a aussi encaissé plus de 700 000 euros du candidat Hollande.
Cette entreprise du frère de Kader Arif, spécialisée dans l’image et le son,  a travaillé pour le candidat Hollande pendant la primaire socialiste de 2011 et la présidentielle de 2012 et  pour environ 700.000 euros, d'après des factures livrées à Mediapart. 
La collaboration a été brutalement interrompue à un mois du premier tour. En compensation, le PS aurait versé un "dédommagement" à l'entreprise.

Un chauffeur algérien qui a bien su prendre l'ascenseur social

Fils de harki débarqué en France à l’âge de 3 ans, ancien rugbyman (talonneur au Castres Olympique au début des années 80), Abdelkader Arif est entré au parti socialiste en 1983 où Lionel Jospin alors conseiller général de Haute-Garonne et premier secrétaire du Parti socialiste mise en 1987 sur ce militant de la diversité au crâne rasé et lui fait grimper tous les échelons à Toulouse jusqu'à lui confier la fédération de la Haute-Garonne, une des plus grosses de France, de 1999 à fin 2008. "Je ne suis pas le représentant d'une communauté: c'est d'abord l'appartenance à une classe sociale qui compte, le fait d'être immigré ajoute à la difficulté", assure Arif. Il est toutefois l'un des fondateurs et le vice-président de l'association France plus dès 1983. 

Ce fils d'ouvriers harkis illettrés construit lui-même sa réputation de détermination, expliquant : " J'avais la rage au ventre, une envie de donner toute mon énergie, un besoin d'appartenance à la République et de reconnaissance citoyenne". 

Lorsqu'il est conseiller général de Cintegabelle à partir de 1988, Jospin en fait un chargé de mission, en réalité, son chauffeur. A la fin des années 1990 Arif travaillait à la faculté du Mirail, pour l'université qui lui délivra en 1999 une maîtrise-maison en communication. Après la défaite de Jospin, le 21 avril 2002, Kader Arif renvoie l'ascenseur à l'ancien Premier ministre, lui permettant de renouer pour la première fois avec la vie politique, lors d'un meeting  à Toulouse au cours de sa campagne pour les élections européennes de juin 2004. Député européen du grand Sud-Ouest depuis 2004, Abdelkader Arif a aussi fait partie des rares socialistes à plaider à l'été 2006 pour une candidature Jospin à la présidentielle de 2007.
Depuis les instances dirigeantes du PS dont il fait partie depuis 2000, Arif a toujours été proche d'un autre disciple de Lionel Jospin, François Hollande, premier secrétaire de 1997 à 2008. Après les déboires de Hollande face à Ségolène Royal en 2007 et ceux de Dominique Strauss-Kahn qui devait se porter candidat à l'Elysée, il se tient auprès de Hollande dans son cheminement vers la présidence de la République. Arif fait figure de hollandien de la première heure. "Hollande incarne le rêve français, qui consiste à dire à chacun, quelle que soit son origine, qu'il appartient à une nation commune", déclare-t-il opportunément.


Kader Arif mêle aussi le sens des affaires et esprit de famille 

P
arallèlement à sa vie politique, l'ancien chauffeur et homme fort du PS de Toulouse, Arif partage  depuis 1998, avec son frère Aissa la société immobilière AA (comme Abdelkader et Aissa, leurs deux prénoms), dont il indique dans sa déclaration de patrimoine qu’elle " ne détient aucun bien". 

Or, la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif a travaillé 
pour la campagne présidentielle 
de François Hollande.
 Une activité familial qui vaut aujourd’hui à ce proche de François Hollande, la perte de son poste de secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants. Car son frère Aissa, Nathalie, l’épouse de ce dernier, et leurs deux fils Nassim et Idriss sont sous le coup d’une " enquête préliminaire" du nouveau Parquet général financier, soupçonnés de favoritisme lors de l’obtention de marchés publics

Le dossier de conflit d'intérêts est sensible. 
AWF Music et AWF, les deux sociétés d’audiovisuel d’Aissa Arif et de ses enfants, ont décroché plus de 2 millions d’euros de contrats au Conseil régional Midi-Pyrénées à majorité socialiste, dans le fief de l’ex-secrétaire d’Etat.


AWF Music a ainsi participé à l’organisation de plus d’une vingtaine de meetings de l'actuel président de la République, lors des primaires du Parti socialiste, puis pendant sa campagne présidentielle de 2012. 
Et le président Hollande a pourtant maintenu Kader Arif à son poste aux Anciens Combattants dans tous les gouvernements Ayrault I et II, puis Valls I et II...