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lundi 7 août 2017

Mort de Nicole Bricq : sa suppléante au Sénat déraille, comme un convoi SNCF

L'indécent commentaire :"Nicole est morte, me revoilà peut-être sénatrice"

Le filtre de l'élection au suffrage indirect lâche parfois des monstres dans le paysage politique 

Appelée à prendre pour quelques semaines la succession au Sénat de Nicole Bricq, brutalement décédée à 70 ans, Hélène Lipietz n'améliore pas l'image d'Europe Écologie Les Verts (EELV). La réaction de sa remplaçante écologiste (ci-dessus à gauche au côté de son frère Alain) au Sénat stupéfie les internautes seuls. La classe politique, notamment socialiste, reste indifférente.
Si Christophe Castaner tweete, c'est pour valoriser le président Macron :  



Cette récupération confirme la mission de propagande qui lui est allouée.

Se croit-il à la tête d'un ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande (Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda, RMVP) ?

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La remplaçante s'est révélée telle qu'en elle-même, confirmant un intérêt de cette formation politique plus grand pour la planète que pour l'humain, en dépit de ses prises de parti démago-politiques pour les migrants. C'est avec une incroyable irresponsabilité ego-centrée qu'elle commente cette disparition sur son site… 

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Ancienne ministre - en chaussettes hautes, ci-contre au Koweit - du Commerce Extérieur de François Hollande et soutien d’Emmanuel Macron, la sénatrice Nicole Bricq est morte ce dimanche 6 août à l’âge de 70 ans, des suites d’une chute accidentelle dans un escalier.
Hélène Lipietz, avocate membre d’Europe Ecologie-Les Verts et soeur de l'homme politique EELV Alain Lipietz (70 ans et parrain de la revue Jeune République qui ne paraît plus), et quatrième sur la liste d’union de la gauche aux élections sénatoriales de Seine-et-Marne en 2011, est appelée à lui succéder au Sénat jusqu’au renouvellement de septembre. Elle l’avait déjà remplacé lors de sa nomination au gouvernement. Mais sur son blog, dimanche, elle a rendu hommage à Nicole Bricq d’une très curieuse façon... 

Avocate hallucinée

"Le pire des scénario (sic), et pour elle et pour moi", lâche Hélène Lipietz, en introduction de son billet finement intitulé : "Nicole est morte. Me revoilà peut-être sénatrice… pour 6 semaines". On sent, d'entrée, que la militante écologiste a subi un traumatisme, mais remontant à sa tendre enfance. 

Dès le deuxième paragraphe, l'avocate fait un jeu de mots d’un goût douteux : la remplaçante de Nicole Bricq souligne que la fan du président Macron est décédée "d’une chute d’une marche, alors que sénatrice d’En marche. Subtil premier degré ! "Elle avait décidé de ne plus se représenter à 70 ans", poursuit la bientôt sexagénaire.
Et d'enchaîner, ironique : "Un bon petit soldat du socialisme". 

Hélène Lipietz peut bien préciser, avec toute la sincérité dont elle est capable, qu'elle "pense très fort" au compagnon de Nicole Bricq, et saluer "une grande sénatrice", virée en 2012 du ministère de l’Ecologie "pour avoir dit la vérité" sur des permis d'exploration en vue de forages au large de la Guyane, mais le mal est fait. 

Lipietz Helène ne vaut pas mieux que son frère Alain
L'aigreur est une marque de famille. La barjot bio n’a visiblement pas très bien digéré le fait que Nicole Bricq ait repris son mandat au Palais du Luxembourg après avoir été écartée du gouvernement en 2014. "Elle voulait rester au Sénat pour être un bon petit soldat du socialisme…", tacle l'écologiste radicale . 

Et H. Lipietz de conclure en remarquant qu’elle ne siégera "sans doute pas" d’ici aux élections sénatoriales de septembre, puisque la session parlementaire est terminée pour les sénateurs. "Mais pendant 6 semaines j’aurai le plaisir de reprendre le clavier pour répondre aux citoyens-citoyennes comme je l’ai fait pendant 22 mois, laissant de côté ma nouvelle profession, que je n’ai même pas eu le temps de vous présenter : cuistote-bouquiniste :-)" à Avallon (Yonne) depuis 2014, écrit-elle, tout en légèreté. 

Conclure un billet sur la mort d’une personne par un smiley, voilà la dernière curiosité que s’autorise Hélène Lipietz, sénatrice intermittente... et visiblement profondément barrée. 
Son père Georges, dénoncé et arrêté pour ses origines juives en mai 1944 à Pau, il est remis à la SNCF à Toulouse, transporté pendant une trentaine d’heures dans des wagons à bestiaux, puis interné au camp de Drancy. Il échappe de peu à la déportation, du fait de la libération du camp le 18 août 1944. En effet, il devait partir par le dernier train pour l’Allemagne, mais un cheminot conseilla aux nazis d’emporter plutôt les œuvres d’art.Après le décès de son père, des membres de sa famille, dont elle et son frère Alain, reprennent l’action qu'il avait engagée devant le tribunal administratif de Toulouse contre l’État et la SNCF pour complicité de crime contre l’humanité dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Hélène Lipietz récidive

Interpellée dans les commentaires de son post sensible, Hélène Lipietz assume totalement ses propos, comme il se doit dans cette catégorie de féministes insensibles. 

Image associéeA un internaute qu'elle choque, celle qui siégea à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale répons ce lundi 7 août : "Il n’y a pas de larmes lourdes, puisqu’il n’y a pas de larmes, sauf pour Jean-Paul dont j’ai apprécié l’humour", nouvelle référence au compagnon de Nicole Bricq (ci-dessus). 

Suite à un autre commentaire,
elle réaffirme son refus de "verser des larmes de crocodile" sur la disparition de l’ex-ministre. "Je suis triste pour Jean-Paul, j’admire la femme politique qu’a été Nicole, mais je ne partage pas ses dernières idées voire même les regrette, mais en même temps je trouve que la vie me fait une sacrée farce", insiste encore Hélène Lipietz. Avec, à la clé, un nouveau smiley...

Nouveau raté de la moralisation de la vie politique.

 

dimanche 24 mars 2013

24 mars 2013: le mépris de Hollande pousse les familles dans la rue

Plusieurs centaines de milliers d'opposants au "mariage" pour tous 

Les opposants au projet qui les ignore se sont rassemblés dimanche
24 mars après-midi à Paris sur un axe allant de la Défense à l'Arc de Triomphe pour demander une nouvelle fois le retrait du texte, déjà voté à l'Assemblée.
Alors que le projet de loi sera examiné au Sénat à partir du 4 avril et vraisemblablement voté par la majorité socialo-écolo, les "anti" ont  mobilisé pour la troisième et espèrent faire autant qu'en janvier.
Des écrans géants jalonnent le parcours. Aux balcons, des banderoles sont accrochées: "Touche pas à ma filiation", "On veut du boulot pas du mariage homo" ou encore "non au gaystremisme".

Les manifestants se sont massés, essentiellement à la Porte Maillot et à la Défense pour former "une grande armée (qui) se lève", selon les termes des organisateurs, en référence à l'avenue du même nom qui remonte vers la place de l'Etoile.


La préfecture de police a interdit tout rassemblement sur les Champs Elysées

Elle a également limité le parcours
. Les manifestants parmi lesquels de nombreuses familles, se déplacent essentiellement sur l'axe Arche de la défense, Arc de Triomphe, long de 5 kilomètres.

Arborant des drapeaux bleu outre mer, fuchsia, blanc, mais aussi ceux de leur région, les manifestants sont encadrés par quelque 8.000 bénévoles, reconnaissables à leur T-shirt jaune ou rouge, pour assurer accueil et sécurité.

La dernière manifestation avait rassemblé le 13 janvier 340.000 manifestants selon la police, près d'1.000.000, selon les organisateurs.
"Nous pensons faire au moins aussi bien, mais simplement ça se verra cette fois-ci", a souligné Frigide Barjot dimanche. La police s'attend à une mobilisation plus faible, et a déjà décidé d'annoncer 150.000 à 200.000 manifestants...
  
Les organisateurs espèrent "une meilleure visibilité sur le nombre des participants" et un "effet de masse" maximum, en profitant du caractère statique de la manifestation.
"Restez au centre des avenues pour être comptés !", recommande un organisateur porte Maillot. Au mégaphone, un autre interpelle la foule: "On comprend votre frustration, mais pour des raisons d'organisation [et de comptage] merci de rester sur place", dit-il, appelant les manifestants à se réchauffer en sautant, levant "un pied, un bras !" 



A la vérité, la foule ne peut être contenue dans le périmètre assigné

900  cars sont en stationnement au Bois de Boulogne.

La préfecture a pris la responsabilité de débordements: pour des raisons de sécurité, les manifestants doivent pénétrer Place de l'Etoile où ils sont "gazés" par la police de Manuel Valls. Les poussettes ne sont pas épargnées.
On annonce que l'armée est appelée en renfort.

Au cours d'une brève conférence de presse, l'une des principales organisatrices de cette manifestation de plusieurs associations, 
Frigide Barjot a enjoint le président Hollande à s'intéresser davantage à l'économie dégradée du pays plutôt qu'aux modes sociétales
"Nous voulons que le président s'occupe d'économie et laisse la famille tranquille", a-t-elle dit, en compagnie notamment de Hervé Mariton, député UMP de la Drôme.

"Rien n'est encore fait"
En ce dimanche des Rameaux, plusieurs manifestants arboraient un rameau à la main ou accroché au sac. Les musulmans se sont en outre associés.

Mais cette date importante dans le calendrier de l'Eglise catholique pourrait priver la manifestation de sympathisants préférant rester en famille. "On aurait préféré que ça tombe un autre jour", reconnaissait samedi Frigide Barjot. D'autant que les manifestants doivent passer outre des conditions météo peu propices.

Les opposants comptent redemander dimanche soir à François Hollande de retirer le texte pour le soumettre au référendum.
Selon eux, ce projet "bouleverse totalement la société en niant la parenté et la filiation naturelles" et "les conséquences économiques, sociales et éthiques seront inéluctables".

Alors que la manifestation se veut apolitique, le projet de loi socialo-écolo rassemble à droite
Le Front national a invité ses militants à rejoindre une délégation nationale du parti.
Plusieurs figures de l'UMP ont aussi affiché leur soutien, tel le député   Henri Guaino, qui a appelé les manifestants à "censurer" le gouvernement "dans la rue".
Le président de l'UMP Jean-François Copé a aussi invité les militants de son parti à manifester "en masse". Il souligne que le gouvernement "méprise" les quelque "700.000 citoyens" qui "ont signé une pétition pour saisir le Conseil économique, social et environnemental (Cese)", jugée fin février irrecevable sur le fond.